Sur une suggestion de Philippe Lombard, la page thématique de l'Allemagne. Voir aussi le réalisatreur allemand UWE BOLL

mise à jour le 13 janvier 2014

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7 DWARVES aka 7 ZWERGE - Sven Unterwaldt Jr., 2004, Allemagne   

Otto Waalkes est la superstar du rire en contrée teutonne. Disques, télévision, cinéma, tout ce qu'il touche se transforme en succès kolossal et ce depuis le milieu des années 1970. En 2004, il fit un carton en parodiant gentiment "Blanche Neige et les 7 nains", une histoire simpliste prenant place dans un monde coupé en deux, avec d'un côté un royaume tout beau et tout mignon mais dirigé d'une poigne de fer par une méchante reine (Nina Hagen), et de l'autre, la forêt obscure où personne n'ose se rendre et habitée par sept nains effrayés par les femmes (en fait, des hommes ayant décidé de fuir un monde trop injuste). L'histoire est connue: la reine veut faire tuer Blanche Neige (Cosma Shiva Hagen, la fille de Nina) après que son miroir lui ait dit que la jeune fille est la plus belle du royaume. La belle se réfugie alors dans la forêt, s'incruste chez les nains dont les bonnets se dressent à la verticale à sa vue, sans se rendre compte qu'elle est poursuivie par un chasseur crétin qui échoue lamentablement. La reine prend les choses en main et finit par enfermer Blanche Neige dans un tupperware géant. Le chef des nains réalise alors qu'il est le père de Blanche Neige et on apprend qu'il est le roi déchu, trompé par la vile reine grimaçante. Nos sept compagnons vont alors renverser l'usurpatrice et libérer Blanche Neige...

Parodier un tel conte ouvre un nombre de possibilités comiques plutôt généreux. Et pourtant, Otto Waalkes et ses potes visent le strict minimum syndical en interprétant des nains niais (et de taille "normale", justifiant ce phénomène par de malheureux préjugés), alimentant des gags désespérément plats (ils plantent un panneau "défense d'entrée aux femmes" à l'orée de la forêt....) et faisant face à une reine grossièrement caricaturale, à tel point qu'on se sent un peu gêner pour Nina Hagen ici complètement ridicule. En revanche, "7 Dwarves" nous donne l'opportunité d'apprécier la beauté de sa délicieuse progéniture, dont on ne se permettra pas de juger les talents de comédienne sur cette seule performance. Au final, pas de quoi regretter l'absence de comédies germaniques à l'export... Deux ans plus tard, la fine équipe reviendra avec une séquelle: "7 Zwerge - Der Wald ist nicht genug". Kerozene

AGUIRRE aka Aguirre, der Zorn Gottes - Werner HERZOG, 1973, Allemagne/Pérou, Mexique

Quoi ça n'a rien à voir avec le club des monstres, c'est parce que vous n'avez pas bien vu le film... d'abord, Klaus KINSKI est un monstre, un acteur-monstre et il joue le rôle d'un monstre. Mais il n'y a pas que ça.

L'histoire est assez simple, des conquistadors cherchent l'Eldorado, le pays imaginé par les Indiens le pays de l'or, il remonte l'Amazonie, un groupe, dirigé par Aguirre, c'est à dire Klaus KINSKI, se mutine pour poursuivre l'expédition qui devait s'arrêter au vu des difficultés. Le petit groupe se heurte à la nature hostile (un peu comme dans Délivrance, ou l'eau est également omniprésente) et surtout aux indiens qui les tueront un à un jusqu'à ce que Aguirre se retrouve seul sur un radeau envahi par des petits singes (style tamarin il me semble) et délire au milieu de cadavres sur son futur empire (il promet même d'épouser sa fille pour fonder une dynastie, bon courage parce qu'elle ne paraît pas en forme sur la fin !!).

Ce film, que j'ai du voir une dizaine de fois, est toujours entre le chef d'œuvre et le nanar. La musique de Popol Vuh est sublime et malsaine, et pourrait, malgré son ton aérien (pas vraiment à la Goblin), illustrer un film d'horreur. Ou un documentaire de Planet. Les hommes sont crasseux, hagards, le regard désespéré ou hargneux (dans les moments de pillage), mais je pense que la conquête espagnole ressemble plus à ça qu'a " 1492 " !! L'air est malsain, humide.

La similitude avec les films d'horreur tient aussi aux indiens, présents mais invisibles, qui décime l'équipage, cannibales (donc monstrueux). Les rares indiens que croise le groupe en subissent les conséquences; un couple est tué après que l'Homme mettant son oreille sur la bible a dit qu'il n'entendait pas de parole divine (blasphème !!!)

Quelques traits d'humour morbide : un homme se faisant décapiter compte jusqu'à 5 et la tête coupée continue à compter " 5 ", un homme transpercé par une flèche dit " tiens c'est la mode des flèches longues en ce moment ".

Et toujours le regard halluciné de Kinski qui devient fou ou qui ne maîtrise plus sa folie et la laisse d'exprimer.

Bref ce film laisse une impression étrange à chaque nouvelle vision, ai-je vu un chef d'œuvre ou une série Z, les deux mon commandant !

Les conditions de tournage ont du être épouvantable, d'ailleurs on voit des passages, et des prises de bec (et pétage de plomb) entre Herzog et surtout Kinski dans le superbe " ennemis intimes " qui se termine sur le visage d'enfant heureux de Klaus jouant avec un papillon... Richard Ludes

ALRAUNE aka LA MANDRAGORE aka Unnatural - Arthur Maria Rabenalt avec Hidelgard Knef - Erich Von Stroheim, 1952, Allemagne, 92m 

Au début du siècle, le professeur Jacob Ten Brinken, qui a renoncé à une carrière de chirurgien, vit retiré dans son château. Un jour, son neveu Franz Braun aperçoit dans le parc une jeune fille d'une beauté radieuse qui dit s'appeler Mandragore. Malgré les rumeurs qui prêtent à cette énigmatique jeune femme le fait de porter malheur à tous ceux qui l'approchent, Franz, envoûté par tant de beauté, ne peut renoncer à elle. Ten Brinken alors lui apprend alors la terrible vérité : il fut exclu de l'Université jadis à cause de ses expériences trop hardies sur l'insémination artificielle. Et Mandragore n'est autre que l'aboutissement de ses recherches. Une fille née d'une prostituée et de la semence d'un assassin mort sur le gibet... Franz décide de ne plus revoir la jeune fille et fuit loin d'elle. Pour se venger, Mandragore, pousse au désespoir et à la mort plusieurs de ses soupirants.

Ce magnifique film fantastique allemand d'après-guerre est une véritable curiosité. Entre conte fantastique et histoire d'amour, il est admirablement interprété par la sublime Hildegard Knef qui donne à son personnage toute la force et la beauté qui lui est nécessaire. Quant au personnage du scientifique, son père créateur, il a dans sa vision des choses beaucoup de points communs avec un autre célèbre Docteur créateur d'une créature beaucoup plus horrifique celle là !

Réalisation soignée, noir et blanc admirablement exploité, ce film méconnu (?) demeure aujourd'hui encore un véritable petit joyau. A voir ! Marc Evil

ANATOMIE aka ANATOMY- Stefan Ruzowitzky, 2000, Allemagne 

Paula Henning (Franka "COURT LOLA COURT" Potente) est une jeune et brillante étudiante en médecine qui souhait se spécialiser en anatomie à la prestigieuse université d'Heidelberg. Arrivée sur place, elle fait la connaissance de Gretchen, une blonde boulimique de coups de bite et accessoirement l'étudiante en médecine la plus remarquable du pays. Seulement voila, alors que Paula la coincée et Gretchen la cochonne se font draguer chacune de leur côté par des étudiants en médecine à l'humour douteux et au physique de jeunes premiers de soap opera à la mode Beverly Hills 90210, certains petits rigolos pratiquent des cours d'anatomie sur des patients vivants qui ont la sale habitude de se réveiller au moment où on leur triture les tripes. Paula découvre alors l'existence d'une mystérieuse confrérie de francs-maçons appelée les AAA dont les activités consistent en une médecine anti-Hippocrate...

Enorme succès commercial dans son pays d'origine, et joli succès international également, ANATOMIE est un thriller horrifique assez joliment filmé en cinémascope et plutôt bien interprété mais qui ne parvient malheureusement jamais à surprendre et à décoller. Le réalisateur ne parvient pas à convaincre de la crédibilité de ses élèves, gentils ou méchants, et semble se retenir quelque peu lors des scènes sanglantes ainsi que pour les rares et courtes scènes de fesse. Les rebondissements scénaristiques ne blufferont personne et le final se veut un peu trop moralisateur. Stefan Ruzowitzky remettra le couvert en 2003 avec ANATOMIE 2, sans Franka Potente. Kerozene

ANTHROPOPHAGOUS 2000 - Andreas Schnaas, 1999 

Générique..... sleepy.... nudity..... sleepy..... gore!.... sleepy!..... bad photography..... zzzzzzzzzz.... gore!........zzzzzz...... End.

Hein?!?! Tout ce que je me rappelle, c'est qu'il y a une wong tatouée aux cheveux rouges qui est capable de baiser avec son bas de costume de bain sur le dos, une mauvaise direction photo, de meilleurs FXs qu'avant pour un Schnaas, mais qui deviennent ridicules parce qu'ils sont laissés beaucoup trop longtemps en maudits gros plan et une finale (un film?!) bâclée... Bad Feeble

  Les AVENTURES FANTASTIQUES DU BARON DE MUNCHHAUSEN - Josef Von Baky avec Hans Albers, Wilhelm Bendow, Brigitte Horney, Michael Bohnen, Allemagne, 1943, 110m

Dans une ouverture surprenante ou l'on croit rencontrer le Baron à L'époque de ses exploits connus, on se rend compte que l'on est en mode présent, dans un bal costumé qui recrée une époque révolue, chez celui qui se dit le descendant de Münchhausen. Un jeune couple s'intéresse à lui, elle car elle le trouve séduisant, lui car il est fasciné par les aventures extraordinaires du Baron qui a vécu il y a deux cent ans. On se rendra compte que ce descendant ne l'est pas tout à fait, pendant qu'il racontera ses exploits fabuleux. Le Baron de Muchausen a un secret qui le garde jeune, secret dont il laissera entrevoir les origines. Place aux aventures rocambolesques et science fictionnelles du Baron immortel qui a connu les plus belles femmes d'Europe et a voyagé jusqu'à la Lune! 

Adapté du roman de Gottfried August Bürger - lui-même adapté des récits du véritable Baron de Münchhausen, un menteur invétéré dont les exploits ont été successivement exagérés par les traductions successives. Le film de Josef Von Baky a été produit expressément pour les 25 ans du studio allemand UFA et pour distraire un peuple allemand qui avait besoin de se changer les idées durant la deuxième guerre mondiale. Une production somptueuse, flamboyante, aux décors et costumes riches aux scènes grandioses bardée d'une multitude de figurants, d'un érotisme surprenant à l'occasion et d'une imagination sans bornes. Les acteurs s'en donnent à coeur joie dans des rôles uniques. Techniquement, on utilise tous les effets disponibles à l'époque pour mettre en scène des moments magiques, du baron qui voyage sur un boulet de canon, de l'homme qui court plus vite que son ombre, des habitants de la lune qui peuvent séparer la tête de leur corps.

La restauration est belle et on en apprendra beaucoup sur la technique de tournage en couleur dans le deuxième disque qui présente un documentaire fascinant. On y parlera aussi des créateurs impliqués, des acteurs heureux de manger du spaghetti tous les jours en Italie et on nous explique comment ont été tournées les scènes les plus incroyables. Un petit bijou.

Edition Collector 2 DVD. Inclus le fac-similé du dossier de presse français d'époque - 8 pages. Entretien - Münchhausen, par Alain Petit, diaporama d'affiches et de photos - Bandes-annonces. Disque 2 - Un mythe en Agfacolor - documentaire - 76m.  Offert en français, allemand sous-titres : français.  Mario Giguère

BARRICADE - Timo Rose, 2007, Allemagne/États Unis, 96m

Vous aimez les teutons, la forêt noire, le gore amateur, les productions indépendantes, le direct to DVD du pauvre, les plans tremblottants et les effets vidéos cheap ? alors osez, BARRICADE de Timo Rose.

Cinq gars à l'humour très gras, campent dans une région forestière de Bavière et vont bien malgré eux tomber entre les mains d'un maniaque de la hachette qui ne va pas tarder à les ramener dans sa cabane familiale pour les torturer et les découper. Rassurez vous, en très très gros plans bien trash, le tout saucer d'une bande son à percer les tympans...
Puis plus rien pendant près de 40 mn, ou l'on suit les pérégrinations interminables et les discussions insignifiantes de trois très mauvais acteurs adeptes du trekking, se balladant dans cette même région. Bref, on en vient à souhaiter ardemment l'apparition de notre famille de déjantés pour leur régler leur compte...

BARRICADE c'est la "Leatherface family" du pauvre, du très pauvre même, qui fait grimacer rapidement face aux choix très douteux des amateurs jouant aux acteurs. Le montage chaotique, l'utilisation d'effets photographiques cheap alternant le granuleux, la sur-exposition, le floue (artistique?) prête à sourire mais force à reconnaître que Timo Rose semble vouloir tout faire pour se démarquer des productions du même acabit !

Quand aux scènes extrêmement gore que l'on se rassure, elles seront bien présentes et plairont à tout ceux pour qui malaxer de la viande hachée à quelques choses d'excitants ... Pour les autres, faudra tenir... Marc Evil

BIIKENBRENNEN: DER FLUCH DES MEERES aka LÉGENDE MALÉFIQUE - Sebastian Niemann, 1998, Allemagne 

Dans un village de la côte de la Mer du Nord, un père est à la recherche de sa jeune fille asthmatique kidnappée par le fantôme d'un pirate sanguinaire désireux de récupérer un butin qu'il attend depuis pas moins de quatre siècles - il y en a qui ont de la suite dans les idées. Au programme, un fantôme poignardeur humide, un vaisseau fantôme plutôt rachitique, un vieux paraplégique multi-centenaire, un héros cartésien et antipathique qui deviendra bon et convaincu que le surnaturel existe et une blonde sympa qui lui donnera un coup de main. Le tout est plutôt bien emballé sans pour autant briller. On évite l'histoire d'amour généralement de rigueur entre un jeune père de famille veuf qui rencontre une jolie blonde dont le couple part en sucette, mais on a droit à une jolie morale dans le genre "aime ton prochain, même s'il est issu de relations consanguines et qu'il croit au père Noël". Les rares apparitions du pirate - lui aussi asthmatique à l'entendre respirer, sont plutôt réussies malgré son look de tueur au crochet tout droit sorti de I KNOW WHAT YOU DID LAST SUMMER. BIIKENBRENNEN est un honnête premier long métrage pour le futur réalisateur du thriller 7 DAYS TO LIVE. Dans l'ensemble, ce téléfilm calibré pour la famille se laisse voir sans déplaisir. Kerozene

 

the BLOODY DEAD aka Die Blaue Hand aka La MAIN DE L'ÉPOUVANTE - Alfred Vohrer, 1967, Allemagne    

Alfred Vohrer ne pouvait qu'être à l'aise pour tourner cette petite merveille, entouré d'un double Klaus Kinski - qui personnifie deux frères jumeaux - et d'une pléiade d'acteurs sans prétention dans un décor inquiétant à souhait, au son d'une musique jazz big band tout à fait vivante qui vient parsemer de ses joyeuses notes un scénario habile, divertissant et intriguant.  Dave, un des frères Kinski, qui est injustement détenu dans un asile d'aliénés, parvient à s'échapper avec l'aide d'un mystérieux inconnu. Il regagne son foyer et c'est alors qu'une série d'étranges assassinats débute. Ils sont perpétrés par un tueur masqué qui frappe à l'aide d'un vieil instrument médiéval que l'on appelle "la main bleue".  Je ne vous dévoilerai pas l'intrigue plus longuement; il faut le voir pour le croire. Croire quoi ?  À quel point les films des années 60 et 70 étaient supérieures aux merdes qu'Hollywood commet...  Orloff

Dans une Angleterre de pacotille (reconstituée dans les studios de Berlin Ouest), un homme (Klaus Kinski) est condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis, et auquel son frère jumeau (Klaus Kinski, donc) pourrait ne pas être étranger. Il parvient à s'évader et réintègre le manoir familial en prenant la place de son frangin, qui a soudainement disparu. Dès lors, une série d'assassinats perpétrés avec une main griffue en acier va secouer tout ce petit monde...

Un " Edgar Wallace " des plus réussis, qui, sous des allures de fantastique gothique, cache une énigme policière classique. " Cluedo " revu et corrigé par la Hammer, en quelque sorte. Klaus Kinski est parfait de sobriété (!) dans un rôle qui n'est pas si double que l'on pourrait le penser (seul le jumeau évadé a vraiment de l'importance). Siegfried Schürenberg reprend une fois de plus le rôle du ridicule Sir John, inspecteur en chef à Scotland Yard. Et Diana Körner sait très bien crier dans une salle envahie de rats et de serpents, ce qui n'est déjà pas si mal... Philippe Lombard

BLUTIGER FREITAG aka Bloody Friday aka Vendredi Sanguinaire aka SOS Police aka Tueurs Professionnels aka Violent Offender aka Violenza contro Violenza - Rolf Olsen avec Raimund Harmstorf, Gianni Macchia, Christine Böhm, Daniella Giordano, Amadeus August, 1972, Allemagne/Italie, 1h34

Klett, un dangereux bandit, s'échappe une nouvelle fois de prison au cours d'un transfert vers le palais de justice. Aidé par des complices, il fomente un dernier gros hold-up, histoire de prendre le large et de quitter l'Allemagne définitivement. Mais ce ne sont pas les embûches qui manquent...

Amateurs d'Eurocrime, de polars 70's, de séries noires bien violentes, ce film est pour vous. Réalisé sans grands moyens par Rolf Olsen, artisan allemand peu connu, ce Vendredi Sanguinaire, envoie allégrement la sauce ! Le spectateur est embarqué dans le film comme à bord d'une grosse berline lancée à toute blinde contre un mur. Ca finira très mal, dans le sang et les flammes, il n'y a aucun doute à ce sujet dès le début de cette remarquable petite bande de série B. Coproduction italienne, ce film est digne des "poliziotteschi" les plus violents de la décennie soixante-dix, tels IL BOSS de Fernando Di Leo ou LA BELVA COL MITRA de Sergio Grieco. Les situations frappadingues (et inimaginables dans un polar d'aujourd'hui) se succèdent. On retient notamment cette incroyable scène, étirée et crispante, dans laquelle un gamin joue avec une grenade devant la banque où se passe une partie du film, en un huis-clos étouffant et malsain. Ou bien au viol d'une des otages par le chef du gang (Raimund Harmstorf, survolté, comme sous coke). L'enjeu sécuritaire est effleuré par le cinéaste, alors que l'Allemagne, comme l'Italie, de la même époque est soumise aux offensives terroristes. Une scène de micro-trottoir sur les lieux de la prise d'otages transforme brièvement le film en talk-show, sur le thème "pour ou contre la peine de mort pour les braqueurs". Heureusement, ce passage "sociologique" n'est qu'une courte pause dans un ensemble survitaminé et jouissif, souligné par une bande-son appréciable de Francesco De Masi (L'ÉVENTREUR DE NEW YORK). Stelvio

Le CARNAVAL DES BARBOUZES aka Gern hab' ich die Frauen gekillt aka Killer's Carnival aka Spie contro il mondo aka Spy Against the World aka Where Are You Taking That Woman - Alberto Cardone, Robert Lynn, Sheldon Reynolds, Louis Soulanes, 1966, Allemagne-Italie-France

Un tueur de femmes poursuivi par la police trouve refuge une nuit dans un manoir. Le propriétaire des lieux accepte de l'aider mais lui raconte d'abord trois histoires : 1/ A Vienne, une femme demande l'aide d'un détective peu recommandable (Stewart Granger) pour retrouver les assassins de son frère. 2/ Un agent secret (Pierre Brice) est envoyé à Rome pour retrouver de précieux documents. 3/ A Rio, un détective américain (Lex Barker) tente d'empêcher un attentat contre le président brésilien.

Le premier sketch tente de retrouver l'ambiance du " Troisième Homme " sans vraiment y parvenir et Stewart Granger a l'air de s'ennuyer (il faut dire que son rôle est assez caricatural). Le second est une agréable parodie des films d'espionnage, où la voix off du récitant énumère les règles que doit observer un bon espion. A noter que Pierre Brice (alias Winnetou) s'appelle dans le film... Brice (et qu'il est doublé par Dominique Paturel). Le troisième sketch est assez mauvais et Klaus Kinski n'y fait malheureusement qu'une toute petite apparition. Un film à sketches inégal, donc, comme tous les films à sketchs... Philippe Lombard

CASTLE OF THE CREEPING FLESH aka Im Schloß der blutigen Begierde - Adrian Hoven, 1968, Allemagne  

Un groupe de riches partouzeux, et je reluque ta fiancée, et on fait le rond, se retrouveront au château de l'énigmatique Baron (Howard Vernon), qui vient de perdre sa fille, violée et laissée pour morte par des inconnus. La même chose terrible est arrivée à son ancêtre et il est bien décidé à réparer le tout en ressuscitant sa fille grâce à la jolie fiancée qui ressemble comme deux gouttes d'eau à l'ancienne victime. Naturellement, tout n'iras pas pour le mieux dans le meilleur des châteaux !

Avec le sombre Howard Vernon, l'adorable Janine Reynaud et le look d'enfer de Michel Lemoine, Hoven, sur une idée de Jess Franco, s'amuse tout azimut. Si le château et les décors sont somptueux, les longs dialogues, pendant que la caméra suit les jambes des chevaux au galop, semblent avoir été rajoutés pour éclaircir une histoire un peu compliquée pour rien. L'ours de Pacotille qui attaque Lemoine est ridicule, heureusement la scène est courte. Les inserts d'opération au coeur sont plutôt incongrus et longs. L'ensemble se regarde bien, et le final surprend. Mario Giguère

Un riche Baron un peu tordu (Michel Lemoine) qui donne une réception en plein jour, dans son château, convainc un groupe d'amis de poursuivre la fête dans sa maison de campagne située non loin. La plupart des invités se perdent à cheval mais le Baron arrive à bon port, accompagné d'une jeune mignonne qu'il viole gaiement. Quand les autres arriveront, la jeune victime se sauvera dans la forêt, à cheval, et sera recueillie chez le Comte de Saxe (Howard Vernon), un inquiétant châtelain. Nos amis iront la chercher, non sans quelques difficultés.

Voici probablement le film le plus délirant de la courte carrière d'Aquila Films - qui produisirent entre autres SUCCUBUS & KISS ME MONSTER. Thriller surréaliste faisant appel au mythe du mégalomane qui refuse la mort, et réalisé par nul autre qu'Adrian Hoven, nous avons droit à une énième variation du personnage de Frankenstein (ou Orloff pour les franquistes) interprété par l'éternel torturé Howard Vernon. Le vilain Michel Lemoine, au regard perpétuellement sous haute tension, développe aussi une intensité non négligeable et va même jusqu'à se battre avec un ours. La musique jazzy à souhaits de Jerry Van Rooyen vous donnera envie de danser, mais peut-être que le "stock footage" gore d'opérations chirurgicales vous donnera en revanche envie de gerber.

Dans une scène complètement démente qui donne une bonne idée de l'esprit général du film, on peut voir Janyne Renaud, perchée à un balcon, les seins érigés, en train d'expérimenter les frissons du plaisir tandis que trois malotrus violent une innocente jeune fille, tout en bas, et que Michel Lemoine récite un discours halluciné qui se termine alors qu'il hurle "Tue ! Tue ! Tue ! Tue !". Essentiel. Orloff

Le CHÂTEAU DES MESSES NOIRES aka Vampire Ecstasy aka Plaything for the Devil aka Der Fluch der schwarzen Schwestern - Joe Sarno avec Marie Forsa, Ulrike Butz, Anke Syring, Nadia Henkova, 1973, Allemagne/Suisse/Suède, 98m

Un château isolé reçoit de la bien belle visite, les deux descendantes de feu la propriétaire. Elles hériteront du château s'ils y restent une année entière. Arrivent aussi, suite à un accident, une spécialiste des légendes de l'endroit et son frère. Les nuits s'avèrent longues car les femmes qui habitent l'endroit depuis longtemps font des cérémonies païennes dans les sous-sols, rites qui attisent les pulsions sexuelles des nouvelles arrivées. Car, voyez-vous donc cela, on attend le retour d'une vampire tuée il y a des siècles, ce qui se fera dans des conditions qui se trouvent justement réunies. Et mesdames de se trémousser de désir sous les rythmes des percussions, presque nues alors qu'elles sont si collet monté durant le jour...

Joe Sarno profite d'un producteur qui a un bien beau château pour s'aventurer dans le film de vampires. Plus érotique que gothique, plus près des films de Jean Rollin que ceux de la Hammer. On nous explique dans l'excellent entretien avec Emmanuel Levaufre que selon la compagne de Sarno, tout l'aspect vampirisme tiendrait de l'hystérie collective et effectivement, si on ne voit jamais aucune canine, on a pourtant bel et bien des suceuses de sang en action. A chaque spectateur de se faire une idée ! Les actrices, issues du cinéma coquin de l'époque, sont très naturelles dans leurs scènes d'étreintes et les bougies ne servent pas qu'à éclairer la bâtisse, si vous voyez ce que je veux dire. L'inceste s'invite au menu quand on trouve cette corde sensible chez le frère et la soeur qui peinent à réprimer leurs tendances inassouvies. Film atypique à plus d'une occasion, on y joue sur la culpabilité des nouveaux venus, tiraillés entre leur éducation et leurs pulsions sexuelles. Au point ou l'on se demande si cette fois-ci, la bonnes moeurs vont réellement triompher...

Le dvd d'Artus détonne un peu dans la collection gothique, plus versée dans les perles rares en provenance d'Italie. Très belle copie que j'ai regardée en doublage français, offert également en version originale anglaises avec ou sans sous-titres. J'ai écouté la piste française. J'avoue qu'è l'écoute de la version originale anglaise, les actrices européennes ont presque toutes des accents qui peuvent déranger. Mario Giguère

CINEMANIA - Angela Christlieb et Stephen Kijak, 2002, Allemagne/États Unis 

Les documentaristes Angela Christlieb et Stephen Kijak se penchent sur le cas d'une poignée de cinévores hardcore new-yorkais et livrent ici un portrait tantôt touchant, tantôt navrant, de ces spectateurs obsessionnels. Chacun va au entre deux et cinq fois par jour au cinéma, et ce tous les jours de la semaine. Leurs problèmes semblent ne se limiter qu'à la planification des séances et à la qualité des projections. Car si la pellicule utilisée est un peu endommagée, l'un ne pourra rester dans la salle. Si un autre est dérangé par un spectateur bouffant un sandwich dans la salle, il est disposé à lui foutre son poing sur la gueule. Si l'un d'eux ne peut obtenir sa place fétiche dans le cinéma, la séance lui sera gâchée... Mais en réalité leurs problèmes est tout autre. Si leur dévotion au Dieu Cinéma est impressionnante, voire totalement absurde (un des personnages s'est visionné 1000 films en 8 mois, un autre connaît la durée des films par coeur), il est en revanche malheureux de constater à quel point ils n'ont absolument aucune vie sociale. En général conscient de leur condition proche de la pathologie, ils mentionnent de temps à autres leur vie sexuelle désastreuse, leur condition sociale périlleuse, ils n'ont pas de boulot, investissent tout ce qu'ils ont pour voir des films au risque de se faire expulser, mangent mal de manière à devoir aller aux toilettes le moins souvent possible...

On oscille donc entre l'admiration (toute relative) et la pitié. Au fond, ces personnages ont l'air plus malheureux qu'autre chose, et si on envie, l'espace de quelques instants, le temps qu'ils ont à disposition pour se délecter devant des écrans de cinéma, on est évidemment content de ne pas leur ressembler. Ces gens sont adorables et touchants, mais définitivement malheureux, et cela se voit sur leur visage. Le documentaire nous laisse faire notre choix, il évite de se moquer d'eux et les montrent tels qu'ils sont, et ce qu'ils sont est quelque chose d'aussi curieux qu'intéressant mais est surtout effrayant. Car si les choses s'étaient passées différemment dans ma vie, peut-être serais-je devenu aussi zinzin qu'eux. Kerozene

 

La FEMME NUE ET SATAN aka Die Nackte und der Satan aka: LA NUE ET SATAN aka THE HEAD aka A HEAD FOR THE DEVIL aka THE SCREAMING HEAD - Victor Trivas, 1959, Allemagne 

Un professeur de médecine recrute un nouvel assistant pour poursuivre ses expériences sur la vie d'organes séparés du corps grâce au "sérum Z".

Seulement le vieux professeur, magistralement interprété par... Michel Simon (??!) est malade du coeur. Il propose donc à son assistant de l'opérer grâce au coeur d'un jeune accidenté.

Seulement voila, ça tourne mal et l'assistant se contente de lui couper la tête et de la maintenir en vie dans une bassine, notamment pour lui soutirer la formule du sérum Z.

Emporté par son élan, il transférera également la tête d'une malheureuse nonne bossue sur le corps parfait d'une danseuse de cabaret. Tout cela, bien sûr finira tragiquement.

En somme, un très bon film, une bonne histoire à laquelle Stuart Gordon et son Réanimator peuvent dire merci, de bons acteurs (Michel Simon est très bon en tête coupée), et un zest infime d'érotisme (pour l'époque bien sûr). Franfran

FIRST SPACESHIP ON VENUS aka Der Schweigende Stern aka L'ETOILE DU SILENCE - Hugo Grimaldi/Kurt Maetzig avec Yoko Tani, Oldrich Lukes, Ignacy Machowski, Julius Ongewe, 1959, Allemagne et l'est/Pologne

Au milieu des années 80, on découvre une capsule, qui proviendrait de l'explosion célèbre de Tunguska, qui renferme un message provenant de Venus. On organise aussitôt une mission internationale pour visiter Venus. En chemin, on finit par déchiffrer une partie du message et on comprend que les Vénusiens voulaient s'emparer de la Terre ! Arrivé sur la planète, on découvre une forêt pétrifiée et on cherche les habitants, introuvables...

Mystère scientifique de bon aloi, le film se présente comme une utopie généreuse, les gouvernements de la Terre collaborant tous ensemble en 1985 ? Une technologie qui nous permet d'aller sur Venus ?

Les acteurs sont corrects, mais les effets spéciaux, pour l'époque, sont réussis. Le message anti-nucléaire, cinq ans après Godzilla, n'est pas neuf, mais bien amené. Loin du chef-d'oeuvre, mais fort agréable. Mario Giguère

En plein désert, la découverte d'une roche extraterrestre va bientôt bouleverser les certitudes des plus éminents scientifiques de notre planète. A l'intérieur de ce météorite, une coque d'un métal inconnu renferme en effet une bande magnétique dont l'origine reste indéterminée. Grâce à l'étude du point d'impact de cette roche et au décryptage partiel de cette bande notre échantillon mondial de savants en déduit qu'il est en possession d'objets en provenance de la planète Vénus.

Aussitôt une expédition, commandée par l'astronaute soviétique Arseniew, est envoyée sur Vénus. Elle se compose du spécialiste polonais en cybernétique Soltyk, du physicien américain Hawling, du mathématicien hindou Sikarnan, du philosophe chinois Chen Yi, du pilote allemand Brinkmann, de l'électronicien africain Talun ainsi que de la jolie doctoresse japonaise Sumikoun et d'un robot nommé Omega (ancêtre de R2D2 à chenille). Durant leur trajet qui va durer une trentaine de jours, nos représentants vont essuyer une tempête de météorites, mais vont surtout terminer de décoder le message présent sur la bande Vénusienne : en fait un projet d'attaque de la Terre !

Nos astronautes découvrent en atterrissant sur Vénus que la planète fut jadis peuplée par une civilisation à la technologie avancée mais qui s'autodétruisit par le biais de l'énergie atomique.

Il faut replacer cette rareté dans son époque pour en apprécier toutes ses facettes. Les effets spéciaux, bien que fort réussis pour l'époque, portent leur âge, les personnages manquent certes un peu de profondeur mais "L'étoile du silence" est une ode à la conquête spatiale alors en plein essor. La vision de la planète Vénus, zébrée constamment d'éclairs colorés et de nuages orangées fortement radioactif vaut à elle seule le détour, comme ce 'Blob' noirâtre tentant de dévorer nos explorateurs. Il est surtout et avant tout un film délivrant un message pacifiste, dans lequel le danger du nucléaire est clairement annoncé. Grâce à des engins répondant aux doux noms de Cosmocrataure et Elastocoptère, les survivants reviendront sur Terre apporter la morale finale un peu niaise de cette histoire. Une véritable curiosité européenne, qui n'a rien à envier aux nombreuses productions américaines de SF de l'époque.

A conseiller uniquement aux fans du genre... Marc Evil

FLASHBACK aka Flashback - Murderous Vacation aka Flashback - Mörderische Ferien - Michael Karen, 2000, Allemagne, 98m

Gamine, Jeannette est témoin du massacre à la serpe de ses parents. Ce qui est advenu du tueur vêtu d'une robe de femme, elle ne s'en souvient plus. 10 plus tard, dans un établissement psychiatrique, elle est guérie et son psy lui a trouvé un job de prof de français (elle est bilingue) pour des ados crétins durant leur vacances d'été dans les Alpes. Arrivée dans la propriété, il ne faut pas 10 minutes avant qu'elle commence à voir un tueur à la serpe. Des flash-backs du meurtre de ses parents lui reviennent et les ados cons commencent à être pourfendus.

L'Allemagne vient de pondre son SCREAM à elle. Classique, prévisible, déjà vu, le film aurait gagner en intérêt avec plus de cul et d'hémoglobine. Mais les temps étant ce qu'ils sont, le film est un peu pasteurisé et ne surprendra personne. Il reste parfait pour une soirée slasher déconnade avec des potes et des bières. Kerozene

Jeanette fut terrorisée lors de son enfance en étant témoin de la mort de ses parents aux mains d'un fou furieux vêtu d'une robe fleurie et armé d'une serpe. Aujourd'hui, elle est dans un asile psychiatrique depuis dix ans, mais son docteur la trouve juste à point pour la faire sortir vers le monde à petits pas. Elle ira donc enseigner le français à de jeunes rejetons d'une famille riche durant un été. Bien sûr, le tueur décide de se repointer la gueule, toujours en robe fleurie, pour terminer ce qu'il avait commencé... 

Difficile de dire si j'ai apprécié le film, disons qu'il est amusant. Pourquoi?! Eh bien, j'ai visionné le truc sur un DVD screener et on nous oblige à écouter la piste audio anglaise plutôt que la version originale en langue allemande. Nous avons donc droit à un doublage extra cheesy réduisant le peu de sérieux que le film pouvait contenir malgré son humour noir bien en évidence. Alors on s'amuse, sourire en coin, surtout avec ce meurtrier en robe fleurie qui apparaît dans tous les coins jusqu'à ce qu'un twist final se pointe et que le tout devienne plus sérieux (ridicule et facile en fait), mais rendu où on en était, on s'en fou et on embarque. La mise en scène tente quelques trucs ici et là, mais en demeurant majoritairement de métier, le cast est dans le ton avec des exceptions exécrables et on y retrouve même Elke Sommer dans le rôle de la bonne. L'interprète rouquine de Jeanette (Valerie Niehaus) est particulièrement jolie ce qui aide au visionnement lorsqu'on pourrait être tenter de s'emmerder... Un slasher récent, préférable à ses cousins américains, mais n'apportant rien de nouveau. Bad Feeble

FLEISCH aka PANIQUE SUR L'AUTOROUTE aka HOTEL DE L'APOCALYPSE aka SPARE PARTS aka Motel Rouge - Rainer Erler, 1979, Allemagne de l'Ouest

Monica et Mike, deux jeunes mariés sans le sou, traversent le Nouveau Mexique à la recherche d'un hôtel bon marché. Une fois celui-ci trouvé, la tenancière passe un coup de fil des plus douteux, suite à quoi une mystérieuse ambulance surgit de nul part dans le but de kidnapper les jeunes époux. Si Monica parvient à fuire, Mike se fait embarquer. Avec l'aide de Bill, un routier sympa, et de ses amis camionneurs, elle va mettre à jour un odieux réseau de trafic d'organes entre le Nouveau Mexique et New-York...

Thriller vendu comme film d'horreur sous le titre HOTEL DE L'APOCALYPSE, FLEISCH est un téléfilm ayant obtenu une certaine renommée, principalement dans son pays. Adapté d'un roman culte signé par le réalisateur Rainer Erler (qui réalisa également OPERATION GANYMED), il distille une atmosphère juste ce qu'il faut d'oppressante pour intéresser le spectateur. La scène le plus réussie reste la traque de l'ambulance mystérieuse épiée par les camionneurs armés de leur CB.

Il est étonnant de voir à quel point le film possède des similitudes avec le film L'AMBULANCE de Larry Cohen sorti en 1990 dont la principale différence réside dans le fait que l'action ne se déroule qu'à New York et que les routiers en sont absents (forcément). Kerozene

La FORET EXPLOSIVE aka NO TIME TO DIE aka DANGER aka KEINE ZEIT ZU STERBEN - Helmut Ashley, 1984, RFA/Indonésie

Voici un drôle de film d'aventure un rien hybride dans lequel un camion traverse la jungle indonésienne avec à son bord un canon laser expérimental, et à ses trousses, d'affreux vilains voulant mettre leurs mains dessus. C'est un John Phillip Law maigrichon qui se place derrière le volant du véhicule aux côtés de la superstar d'action locale Barry Prima et d'une blondasse fouineuse, et c'est Christopher Mitchum qui se glisse dans le costard du méchant de service, un affreux capitaliste qui rêve de faire du profit en volant ce fameux canon.

J'étais curieux de voir ce que pouvait donner cette pelloche " explosive ", coproduction entre l'Allemagne de l'Ouest et l'Indonésie, et les cinq premières minutes laissent penser que le spectacle à venir peut valoir son pesant de cacahouètes grillées. On y voit un John Phillip Law dragueur sortir le grand jeu à moto en poursuivant la blonde du film à travers des rues blindées de monde. Les étalages volent en éclat, notre motard casse-cou fait des bons à la Rémy Julienne, et tout ça juste pour impressionner madame qui semble trouver le jeu à son goût. Même James Bond n'en fait pas tant lorsqu'il poursuit des bad guys dans le but de les tuer ! C'est complètement ridicule mais ça met en confiance pour les prochaines 80 minutes. Malheureusement, cette introduction n'était que de la poudre aux yeux et les péripéties qui s'en suivent s'avèrent être d'une révoltante platitude ! Pire encore, Barry Prima, que j'espérais être un des points forts du film, est éliminé dix minutes après son entrée en scène parce que le scénariste a décidé que son personnage serait un gros crétin suicidaire et lui offre une fin des plus pathétiques. Pour le reste, le visionnement engage le spectateur dans une lute infernale contre le sommeil jusqu'au happy end final. Affligeant. Kerozene

GATE TO HEAVEN aka Tor Zum Himmel - Veit Helmer, 2003, Allemagne, 1h30

Un jeune russe sans papiers, Alexei, est en transit dans une prison pour réfugiés de l'aéroport international de Francfort, en Allemagne. Le jour où on vient le chercher pour le rapatrier en Russie, il se sauve par un conduit d'aération et se retrouve entre les pattes de Dak, un yougoslave qui s'enrichit de la détresse des réfugiés en les faisant travailler dans l'aéroport, et en leur prenant un pourcentage de leur salaire pour les héberger illégalement dans une "salle des machines" située sous les pistes d'atterrissage. Alexei rencontrera donc un soir la belle Nisha, une employée des services de nettoyage mignonne à croquer, de qui il tombera bien évidemment amoureux sur-le-champ. Mais avec les dangers légaux qui l'attendent et la compétition féroce d'un gros bonnet de l'aéroport (Udo Kier) pour les beaux yeux de Nisha, tout n'est pas rose au pays de la saucisse et de la bière...

Étrange oeuvre de la part de Veit Helmer, qui nous avait précédemment offert le splendide et muet TUVALU. Oscillant constamment entre la comédie romantique et le drame social, GATE TO HEAVEN est certes prenant, avec son multi ethnisme de bon goût, et les péripéties que vivent ses personnages sont touchantes et drôles. Le tout nous est présenté sous une forme "bollywoodienne" à un certain point, clin d'oeil à l'héritage culturel et la mélancolie de Nisha...

Nisha qui est interprétée par Masumi Makhija, un visage à surveiller, avec sa bouche gourmande et ses grands yeux de biche. On retrouve à l'écran, outre cette beauté indienne, les talents de Valeri Nikolayev, russe musclé au regard triste, qui a aussi vécu des péripéties aéroportuaires sous la direction de Spielberg dans THE TERMINAL cette année. Il avait précédemment fait une apparition dans le U-TURN d'Oliver Stone en '97, et pas mal de trucs en Russie depuis.

Udo Kier interprète un obsédé sexuel allumé, dans le registre habituel, et son regard dément gratifie quelques scènes où il apparaît d'un certain cachet. On croise aussi Miki Manojlovic dans le rôle de Dak. Ce prodigieux acteur yougoslave est dans l'entourage de Kusturica depuis son PAPA EST EN VOYAGE D'AFFAIRES en '85 et a aussi joué sous la direction de Léa Pool (EMPORTE-MOI, '99), de François Ozon (LES AMANTS CRIMINELS, '99) et de Beineix (MORTEL TRANSFER, '01).

La photographie majestueuse et le cadre inhabituel (la face cachée d'un aéroport), en plus de tous les savoureux personnages souvent loins du cliché, donnent à GATE TO HEAVEN un charme certain qui n'est rompu que par le générique final. Orloff

Der GOLDENE NAZIVAMPIR VON ABSAM 2: DAS GEHEIMNIS VON SCHLOSS KOTTLITZ - Lasse Nolte, 2008, Allemagne

Deuxième Guerre Mondiale. Dans le château de Kottliz à Absam, dans les Alpes Autrichiennes, les nazis mettent au point une arme secrète redoutable: le vampirisme! A l'aide des dents de Dracula, un général SS prend un malin plaisir à changer ses soldats en guerriers suceurs de sang... L'OSS, qui se doute de quelque chose depuis que son agent Savallas s'est fait tuer par les allemands, prend la décision d'y envoyer le seul agent expert en sciences occultes présent dans leur rang, un nerd naïf, alcoolique et maladroit du nom de William Blazkowicz... 

L'humour germanique n'a pas la réputation de faire dans la dentelle, et ce n'est pas ce film de 45 minutes qui va prétendre le contraire. L'ambiance lorgne quelque part entre le ZAZ et les Frères Farrelly avec ce héros loser au courage tout à fait relatif, porté par des gags très pipi-caca à base de pets, de pipi au pantalon et de blagues kolossales (typiquement, il n'existe pas de premier épisode....). Un peu léger au niveau rires et histoire, mais l'ensemble a tout de même une certaine tenue, avec des décors soignés, des effets spéciaux plutôt étonnants et une dynamique remarquable qui font que ces trois quarts d'heure passent à une vitesse surprenante. Lasse Nolte a du potentiel, il lui reste surtout à soigner son écriture. Kerozene

LE GOLEM aka Der Golem - Paul Wegener, 1915, Allemagne

Je n'avais jamais vu ce classique du cinéma muet qui as visiblement influencé le Frankenstein de James Whale. De magnifiques décors tordus, des éclairages magnifiques et des effets spéciaux fort réussis, sans oublier un Golem qui a une présence remarquable. Le dvd n'as aucune trame sonore alors au bout de 15 minutes j'ai mis une compilation italienne qui marchait à souhait avec le film ! Mario Giguère

L'HOMME A L'ŒIL DE VERRE aka Der Mann mit dem Glasauge aka L'Uomo dall'ochio di vetro - Alfred Vohrer, Allemagne, 1968

Derrick n'a pas toujours été au service de la police munichoise. Il était autrefois inspecteur à Scotland Yard ! C'est en effet Horst Tappert qui incarne l'enquêteur de " L'Homme à l'œil de verre ", d'après Edgar Wallace. Autant dire qu'il tire plus de coups de feu et donne plus coups de poing dans le film que dans les 281 épisodes de la série réunis ! Plus rigolo encore, il croise Fritz Wepper, qui jouera à ses côtés l'inspecteur Klein... Refermons la parenthèse " Derrick ".

Le film d'Alfred Vohrer se déroule à Londres dans un théâtre où a eu lieu plusieurs meurtres. Un œil de verre est découvert à côté de chacune des victimes. L'inspecteur Perkins et son acolyte (et faire-valoir comique), le sergent Pepper, vont sans relâche arpenter les coulisses du théâtre, mais aussi un club de billard, la boutique d'un costumier et les cales d'un cargo, pour finalement mettre fin à un trafic de femmes. L'ensemble est très rythmé (les bagarres sont nombreuses) et les scènes au théâtre rappellent l'ambiance de " L'Invisible Dr Mabuse ". Et, comme souvent dans les " Edgar Wallace ", la vision de la Grande-Bretagne est très caricaturale, mais aussi très drôle. Les " Edgar Wallace " ont rêvé l'Angleterre comme les " Winnetou " ont rêvé l'Amérique... Philippe Lombard

HORRORS OF SPIDER ISLAND aka Ein Toter hing im Netz - Fritz Böttger, 1960, Allemagne/Yougoslavie

Un promoteur, Gary, recrute des danseuses pour un contrat à Singapour. L'avion qui transporte tout ce beau monde tombe à l'eau et seule la troupe se retrouve sur une île perdue. Ils trouvent une cabane et un professeur, mort dans une toile d'araignée géante. Notre Gary se fera mordre par une araignée, gonflée à l'uranium, et se transformera lui aussi. Pendant que nos danseuses font preuve d'un sale caractère et se font tuer tranquillement, deux hommes arrivent pour ravitailler le défunt professeur...

De l'exploitation dans le sens le plus pur du terme, il s'agit ici d'une version édulcorée de 12 minutes de nudité. On aura bien deviné que les jolis minois n'ont pas été choisies pour leurs qualités d'actrices. Le scénario oublie régulièrement les menaces monstrueuses pour se concentrer sur les minettes en chaleur qui se disputent l'eau, les vêtements et les hommes. Heureusement il y a des monstres, pas mémorables, mais qui font le minimum syndical. Moins sérieux qu'un drame de Robinson Crusoé de Steven Spielberg, mais un passe temps correct. Mario Giguère

IN THE NAME OF THE KING: A DUNGEON SIEGE TALE aka Au nom du Roi: Dungeon Siege - Uwe Böll avec Jason Statham, Leelee Sobieski, Ray Liotta, John Rhys-Davies, Ron Perlman, Matthew Lillard, Claire Forlani, Burt Reynolds, Kristanna Löken, Brain J. White, Will Sandersonl, 2007, Allemagne/Canada/États-Unis, 127m

Au Moyen Âge, des créatures mi-humaines, mi-animales appelées les Krugs et contrôlées par un maléfique sorcier, Gallian, tuent le fils d'un simple fermier du nom de Farmer et kidnappent son épouse alors qu'elles s'attaquaient aux villages d'un royaume. Aussitôt, Farmer part à la recherche de sa femme, flanqué de deux fidèles compagnons. Pendant ce temps, Gallian, ayant manipulé adroitement la fille du sorcier royal pour accroître ses pouvoirs, entreprend de faire tomber le Roi afin d'installer sur le trône le neveu de celui-ci. Bien qu'ayant refusé d'aider l'armée royale contre les Krugs, Farmer change d'avis lorsqu'il apprend avec stupeur qu'il est en fait l'héritier du trône. Avec l'aide du sorcier royal et de sa fille, il tente alors d'éliminer Gallian et de sauver sa femme prisonnière dans son repaire.

Il faut croire qu'Uwe Böll cherche à ravir la palme du pire réalisateur du XXIième siècle des mains de Michael Bay. Malgré des moyens plus imposants que ses précédentes productions, ce nouveau film inspiré d'un jeu vidéo est encore plus mal foutu. Le scénario pille sans vergogne des idées déjà employées dans "LE SEIGNEUR DES ANNEAUX" et le réalisateur pousse la coquetterie jusqu'à plagier plan par plan des séquences tirées de la trilogie de Peter Jackson, sans avoir son talent pour les filmer correctement. Le montage embrouille inutilement et plus souvent qu'autrement une histoire déjà moribonde, les trucages sont inégaux, les maquillages des monstres sont ridicules, la photographie est d'une laideur repoussante et les costumes sont incroyablement anachroniques (Ray Liotta dans la peau du méchant sorcier à l'air du pianiste Liberace sur l'acide). On se demande même ce que fait là le réalisateur et chorégraphe reconnu d'arts martiaux Ching Siu-Tung au générique comme coordonnateur des scènes de combats, car son talent est gaspillé içi en pure perte. Sans doute pour faire rire le public afin d'éviter qu'il ne tombe dans un ennui profond, les acteurs, conscients d'apparaître dans un navet, surchargent leur jeu quand ils ne s'ennuient pas eux-mêmes, et même certains d'entre eux font pitié à voir à l'écran comme John Rhys-Davies, qui avait joué dans la trilogie du "SEIGNEUR DES ANNEAUX". Pas étonnant que la sortie de ce film ait été retardé d'un an, mais pourquoi l'avoir quand même distribué en salles? Il faut maintenant engager un tueur à gages pour liquider Böll sur le champ avant qu'il n'empeste les écrans davantage. . Mathieu Lemée

L'INVASION FINALE aka Scratch aka Ratten 2 - Sie kommen wieder! - Jörg Lühdorff avec Talph Helforth, Daniela Preuß, 2004, Allemagne, 85m, TV

Réunit dans un petit village pour le mariage de leur ami, une équipe qui a jadis affrontée une invasion de rats doit faire face à une nouvelle attaque. C'est que le Docteur Mattei (sapristi, bonjour le clin d'oeil au réalisateur des Rats de Manhattan), nanti d'une bonne bourse, a modifié génétiquement des rats pour qu'ils meurent à basse température. Bonne idée, sauf qu'une dizaine de rats se sont échappés il y a quelques mois, ils sont maintenant plus de 1000 et ils deviennent agressifs lorsque la température baisse trop, attaquant les humains qui se tiennent à la chaleur.

J'ai été surprit d'apprendre qu'il s'agissait d'.un téléfilm, malgré que cela explique les effets gore hors caméra. Cependant le sort de quelques personnages est loin d'être enviable. Si le début est donc intéressant et la progression pique la curiosité, l'obligatoire idylle contre nature qui se développe entre une féministe toute menue avec un lourdaud militariste est beaucoup trop convenue. Le rythme est bon, les rats en quantité importante et les touches d'humour nombreuses. Sans renouveler le genre, loin de là, ca se laisse regarder et en plus y a pas de rats à l'ordinateur, m'enfin rien qui se ferait remarquer. Mario Giguère

Les INVINCIBLES aka Die Sieger - Dominik Graf - 1994, Allemagne

Karl Simon (Herbert Knaup) fait partie du SEK, groupe d'intervention de la police de Düsseldorf. Au cours d'une opération visant à arrêter des maffiosi dans une chambre du Graf Hotel, il croit voir s'enfuir Heinz Schaefer, un de ses amis morts quatre ans auparavant. Il s'était suicidé après avoir tué son bébé mongolien... Les supérieurs de Knaup sont sceptiques mais les faits vont lui donner raison, puisque Schaefer enlève le secrétaire d'Etat Dessaul au nez et à la barbe du SEK, dont un des membres est tué. Simon finira par tuer son ancien compagnon d'armes en montagne, après la mort de Dessaul.

C'est en tournant " L'année du chat " (1987) avec Götz George et (déjà) Heinz Hoenig, que Dominik Graf eut l'idée du scénario des " Invincibles ". En effet, il était question du hold-up d'une banque de Düsseldorf, qui se terminait par l'intervention des hommes du SEK. Des policiers formés pour faire face à toutes les situations et qui doivent trouver l'équilibre entre leur vie de famille et leur " statut " de gagneur, de héros qu'on leur impose.

Malheureusement, Graf ne renouvela pas la réussite de son précédent film. Le suspens et l'action sont trop peu présents dans un scénario s'embarrassant de lourdes scènes d'affrontements verbaux et de séquences érotiques superflues (coupées sur M6). Même la scène finale du téléphérique en flammes, annoncée sur l'affiche comme un " morceau de bravoure ", manque totalement d'efficacité et semble bâclée. Philippe Lombard

Film Allemand (certainement du Direct to Video aussi), qui brosse le portrait d'un membre d'une équipe spéciale de la police, devant intercepter un ex policier, issu de cette brigade, qui réapparaît des années plus tard, alors qu'il devrait être mort... suicidé. Le tout sur fond d'histoire classique de mecs corrompus... de flics taigneux et de 3 nanas vicelardes... oui, et vicelardes, grave... jugez-en !

Le héros, se trimballant déjà des valoches sous les yeux, qu'on dirait un vampire de la nuit..., arrive devant l'appartement de la nana du politicard surveillé... elle ouvre la porte... puis, plus rapide que l'éclair, elle ouvre la braguette du policier - surpris - et avec énergie commence à le branler... sans un mot,,, elle active le mouvement... zip! zip! zip!... sans un mot toujours, le policier libère ses humeurs..., lui demande, étonné, le pourquoi de la chose!... la belle salope lui répond... "pour vous laisser un bon souvenir"... - étonnant, une gentille fille quoi. Bien entendu, ils s'accoupleront plus tard - avec une extrême rigueur - en position classique, lui dessus, elle dessous, puis, elle, à quatre pattes, lui derrière... mais de façon très très rapide... parfois le policier à la besogne, ressemble à un lapin..., reproduisant son espèce, au fond du clapier... - étrange... - inquiétant même... Mais, qu'est-ce qu'elle se prend... un vrai ramonage...

Le policier se paye aussi sa légitime, toujours aussi nerveusement..., dans une position curieuse... plutôt sur le côté... dans une série de coups de reins décidés et secs... le tout au milieu de petits ballons de toutes les couleurs... du cul nerveux, baroque, qui nécessitera certainement une pommade pour de possibles irritations et rougeurs sur le bout de la bite.

La fin du film, avec flingages nocturnes, à la balle tranchante, dans un décor de collines, avec téléphérique, était pas mal fichu, reconnaissons le... mais nous stagnons dans du Z stéréotype quoi... et à la photo assez "roulades de mécaniques". Vince Rogers

JACK L'EVENTREUR aka Jack The Ripper, 1976, Allemagne/Suisse 

Alors voila, tout le monde connaît cette histoire, c'est un deglingo qui zigouille des putes. Ici le personnage est joué par Klaus Kinski en plein dans sa période "j'ai pas de ronds et j'accepte tous les rôles".

Une des putes est jouée par Lina Romay qui danse un peu cul à l'air dans un cabaret, y a une vieille râleuse rigolote au commissariat, des pêcheurs qui récupèrent des mains au bout de leur hameçon (assez marrant), etc... On peut signaler une petite "goritude" avec la mutilation du corps de Lina Romay, mais bon, ça reste léger! Ce film est donc relativement moyen, ça se laisse regarder, mais ça s'oublie assez vite tout compte fait... Moins marrant que les productions ultra Z pour eurociné ou autres du pépère!

Enfin, on dirait que c'est quand même mieux que son Dracula antérieur qui était bien mou et ennuyeux!! Franfran

Dr JEKYLL ET LES FEMMES - Walerian Borowczyk, 1981, Allemagne/France 

Vous aimez Walerian Borowczyk, vous ? Personnellement, après lui avoir donné sa chance, je dois admettre que je tolère assez mal ses films excessivement longs et bavards. La première heure de La bête, par exemple, est difficile à endurer. Le meilleur de Borowczyk est sans doute Contes immoraux, peut-être parce qu'il s'agit d'un film à sketches, impliquant un rythme plus resserré...

Le Dr Jekyll dont il est question aujourd'hui n'est donc pas à mes yeux une oeuvre impérissable. La carrière de Borowczyk semble d'ailleurs aller en empirant au fil des années, le bonhomme devenant de plus en plus prétentieux et ennuyant. Handicapé par les prétentions intellectuelles du réalisateur, le ton du film est mièvre et souvent languissant - tout comme cette Bête déjà mentionnée, où les bonnes idées abondaient, mais étaient sabotées par l'interprétation (et la lenteur du rythme...).

Il est toutefois intéressant d'avoir ici réuni Howard Vernon et Udo Kier dans un même film, dont le sujet, relativement original, pouvait promettre de meilleurs résultats. Selon Howard Vernon, certaines scènes n'ont pu être tournées, faute de temps, ce qui explique peut-être le déséquilibre dont souffre ce film. Quoi qu'il en soit, cette énième mouture du récit de Stevenson n'en constitue certainement pas la version définitive. Howard Vernon

JE COUCHE AVEC MON ASSASSIN aka ICH SCHLAFE MIT MEINEM MÖRDER aka TRIO PERVERS aka DIAL LOVE FOR MURDER aka MOONLIGHTING MISTRESS - Wolfgang Becker avec Harald Leipnitz, Véronique Vendell, Ruth-Maria Kubitschek, Friedrich Joloff, Peter Capell, 1970, Allemagne (co-produit par le producteur français Jacques Willemetz), 1h25

Angela est riche, PDG d'une importante affaire et c'est une très belle femme. Aussi, pour elle, les hommes, et plus particulièrement celui qu'elle a choisi pour compagnon, sont des "passe-temps". Le compagnon en question, Jan, ne l'entend pas précisément de cette oreille, et s'envole régulièrement hors de cette cage dorée dans les bras d'une jeune et jolie maîtresse, Gina. Les deux amants décident de supprimer la légitime, cette gêneuse. Mais leur plan ne se déroule pas exactement comme prévu...

Le cinéma populaire ouest-allemand des trente glorieuses n'est pas spécialement réputé pour sa qualité (ni pour sa quantité d'ailleurs). Dégotter, sur une chaîne cinéma du câble diffusant habituellement des vieilleries des années quarante, une perle du calibre de ce JE COUCHE AVEC MON ASSASSIN est donc d'autant plus réjouissant. Réalisé par Wolfgang Becker (homonyme parfait de l'auteur de GOODBYE LENIN, sorti l'an passé), cinéaste expérimenté ayant débuté sous le IIIème Reich, cet habile suspense criminel, qui a pour cadre la région de Munich, intrigue, séduit puis épate franchement le "visionneur". Les premiers plans voient la caméra fureter autour d'un couple se livrant à des polissonneries dans une Chevrolet Corvette bleue, sous les yeux de conducteurs et de passants médusés. Le ton est donné : l'érotisme occupera une bonne place dans la comédie policière à laquelle nous allons assister. En quelques scènes, l'action est exposée, et le suspense peut commencer, autour des questions suivantes : les amants échapperont-ils à la sagacité de la police ? Ont-ils vraiment tué l'épouse légitime ?

Les "punchs" se succèdent harmonieusement, sur fond de dialogues malicieux et de flamboyants décors "seventies". Un témoignage de choix (volontaire ou non ?) du consumérisme béat (voire bêtifiant) dans lequel baignait l'Allemagne de l'Ouest d'avant le choc pétrolier. Ancien monteur, réalisateur de dramatiques pour la ZDF (télévision publique allemande), Wolfgang Becker nous gratifie d'une mise en scène très solide, d'un bon vieux cinéma "à la papa", commercial certes mais tellement moins putassier que le faux chic hollywoodien actuel. Dans le rôle de la maîtresse, la starlette française Véronique Vendell (BARBARELLA) fait admirer une plastique époustouflante, beauté blonde aux formes pleines typiques de cette époque d'abondance. Comme Ruth-Maria Kubitschek, dans le rôle de la femme légitime, n'est pas mal non plus, on se rince agréablement l'œil. Le mari (Harald Leipnitz, vu entre autres dans LES FIANCEES DE FU MANCHU de Don Sharp), parfait dans un rôle d'arroseur arrosé (comment ça je vends la mèche ?), nous dévoile une collection de cols pelle à tarte et de costards cintrés à faire pâlir d'envie Flint et Danny Wilde. Cet aspect "décoratif", qui peut agacer autant qu'enchanter (c'est mon cas), évoque parfois les GOUTTES D'EAU SUR PIERRES BRÛLANTES de François Ozon, autre film ayant pour cadre cette Allemagne des années soixante-dix si méconnue. Un mot enfin sur la musique de Martin Böttcher : il s'agit d'un easy listening du meilleur crû ! Selon la formule consacrée : à voir... si vous le trouvez ! Stelvio

JOYLESS STREET aka Die Freudlose Gasse aka La rue sans joie - Georg Wilhelm Pabst avec Greta Garbo,Gregori Chmara, 1925, Allemagne, noir et blanc, muet, version américaine 61m

Il est curieux ce coffret de 20 films cultes de la compagnie Mill Creek, regroupant principalement des histoires qui avertissent les jeunes des dangers de la délinquance, autant de la drogue que du sexe, mais aussi avec un film de jungle ou ce film muet de 1925 en montage américain de 61m avec une musique classique sans véritable rapport plaquée sur la pellicule. Le film a été restauré en 1996 pour une durée nouvelle de 148 minutes, c'est dire que l'on a vu un sacré condensée, principalement charcutée par la censure.

Vienne, après la première guerre mondiale, vit dans une terrible dépression qui laisse d'un cité une population dans la famine pendant que les riches festoient toutes les nuits. Deux journalistes américains, voulant décrire les vraies conditions de vie du peuple vont louer une chambre chez une famille dans le besoin. Entre le père qui perd ses derniers avoirs a la bourse et Renata (Grata Garbo), seule maigre gagne pain de la famille et sa petite soeur, on a peine a mettre un peu de viande sur la table. Qui plus est, le patron de Renata lui fait des avances déplacées et Renata se retrouve sans le sou. Les quiproquos malheureux et l'orgueil mal placé de son père vont la placer dans une misère grandissante.

Il semble bien que les malheurs du personnage Grata Garbo aient été plus graves et les avances des hommes plus importantes dans la version longue, d'après les entraits que l'on peut glaner en ligne. Ce qui est certain c'est que Greta Garbo, presque méconnaissable pour qui ne l'a connue que des années plus tard, principalement avec ses photos ou elle est plus mature avant qu'elle ne disparaisse, est ici resplendissante, évanescente, presque translucide avec sa peau d'une blancheur immaculée et son corps filiforme d'une grâce remarquable. Pour le reste on est dans le mélo le plus dramatique qui soit, époque oblige et la direction de G. W. Pabst est assurée. Reste qu'on aimerait bien voir un jour la version longue, qui risque de l'être un peu trop, mais on ne dira pas que les films de plus de deux heures c'est récent !  Mario Giguère

KEBAB CONNECTION - Anno Saul avec Denis Moschitto, Nora Tschirner, 2005, Allemagne, 96m 

Ibo a réalisé une pub pour le restaurant de son oncle, pub de combats de kung fu pour annoncer la spécialité Turque. L'oncle est furieux, mais la pub remplit son restaurant ! Ibo nage sur le succès, mais voilà que Titzi, sa copine allemande est enceinte. Son père le renie: "je t'ai dit de ne jamais mettre enceinte une Allemande !" et Ibo ne peut se résoudre à devenir père. Titzi l'envoie promener rapidement. Pendant pratiquement 9 mois, il sera partagé entre le désir de renouer avec Titzi, devenir père, lancer sa carrière de réalisateur (et faire le premier film de kung fu allemand), mais est toujours en proie au doute.

Sans parler de la rivalité du restaurant grec en face, Titzi et sa copine qui se pratiquent à réciter le Roméo et Juliette de Shakespeare et une apparition de Bruce Lee, enfin presque. Tout ça semble inoffensif, mais la réalisation, le scénario et les dialogues succulents nous amènent à aimer cette petite comédie sur la paternité plutôt irrévérencieuse et inspirée. Dangereux, ça donne le goût de faire un petit ! M'enfin, sauf pour l'odeur. Donne aussi le goût de manger un Doner, spécialité Turque, espèce de monstrueux pita plus appétissant que la soupe aux tripes souvent mentionnée ! Mario Giguère

LEGEND OF HELL - Olaf Ittenbach avec Karen Breece, Wayne Darrin, Martina Ittenbach, Daryl Jackson, James Matthews, 2012, Allemagne, 81m

Une archéologue, Selma, découvre un très ancienne porte, verrouillée, dans le désert du Maroc, une carte écrite dans une très ancienne langue et un médaillon. Un trafiquant d'antiquités, Moses, veut se procurer l'objet mais leur rencontre dégénère en fusillade et Selma meurt. Elle fait alors un voyage astral et remonte de quelques incarnations è l'époque médiévale, puis rencontre des gens qui lui expliquent la quête millénaire des trois médaillons qui vont ouvrir la porte qui est en fait la porte de l'enfer. Ils remontent le temps, mais Moses a ouvert la porte...

Merci internet, car j'ai regardé le film en version allemande, mais on me confirme que le scénario est aussi confus si on comprend les dialogues. Le film semble pourtant tourné en anglais. Retour en arrière pour moi aussi, il y a presque deux ans, j'ai relayé une demande de souscription pour aider le financement de ce film, Ittenbach ayant de la difficulté, on le comprend, à trouver des producteurs pour ses films gores. C'est pourquoi vous verrez peut-être un nom familier dans les "film contributors". On n'est pas des centaines.

Ittenbach, dont j'ai vu peu de films, réussit, grâce à une équipe nombreuse et les effets digitaux, à offrir un produit plus léché que ses premiers efforts. Au niveau du scénario, c'est la confusion et les acteurs n'ont pas l'air de professionnels aguerris. Le réalisateur, scénariste, producteur et spécialiste d'effets spéciaux à tendance à oublier qu'il raconte une histoire et continue d'offrir des scènes d'action qui s'enchaînent un peu n'importe comment. Évidemment que ca sent les raccourcis par manque de moyens, mais se concentrer sur la narration au moment voulu aurait certainement grandement changé l'appréciation. Il y a quelques belles images mémorables et une mer d'effets gore traditionnels. La fusillade entre la police et les hommes de Moses est mémorable pour des raisons hystériques: les deux groupes se tirent dessus à qui mieux mieux, mais personne n'essaie de se protéger un brin, on tire et ça prends un temps fou avant que quelqu'un soit touché, surréaliste! J'aurai surtout apprécié les scènes contemporaines pleines de zombies traditionnels bien foutus. Le Making of permet de voir un réalisateur sympathique qui cherche ses mots en anglais et qui semble manquer d'assurance. Son film demeure du "direct to video" au budget trop mince, qui semble vouloir offrir aux fans ce qu'ils désirent, du gore. Trop ambitieux pour ses moyens, mais peut-on le lui reprocher ? Ittenbach a surtout le mérite de continuer, envers et contre tous. Mario Giguère

LEGION OF THE DEAD - Olaf Ittenbach, 2000, Allemagne

Olaf Ittenbach est de retour avec un ce nouveau film intitulé LEGION, une production allemande tournée en 35mm et en anglais aux States. On a droit à un cocktail d'humour, d'action et d'horreur et le mélange est assez réussi sans être un modèle d'originalité ou de subtilité. Comme toujours le gore est la marque de commerce de Ittenbach mais ici il n'en fait pas une surenchère comme ses films précédents et sa mise en scène est de loin la plus professionnelle jusqu'à présent. Ça demeure un film assez juvénile mais rigolo et agréable qui vaut n'importe quel FROM DUSK TILL MARDE. Gonin

Deux amis crétins sont kidnappés par un fou dangereux. Une superbe serveuse bosse dans un bar paumé au milieu de nul part. Deux frangins idiots au service du mal recrutent pour la légion. Ces personnages finiront tous par se retrouver dans le bar qui sera pris d'assaut par la légion en question.

Ittenbach laisse tomber ses idées malsaines et film une série B musclée qui rappel inévitablement FROM DUSK TILL DAWN. Le gore est toujours présent (tête qui éclate, impacts de balles super sanglant, membres sectionnés), mais le tout est fait dans un esprit de joyeuse déconnade qui laissera le fan de teutonnerie gerbante pantois de désarrois. Pas vraiment réussi, Ittenbach fait malgré tout preuve de savoir faire. Il l'avoue, pour mieux vendre son film, il faut faire des concessions: casting américain, tourné aux USA, ton léger... Mais était-ce nécessaire de le faire aussi léger ? On retrouve Matthias Hues dans le rôle du Diable, Ce qui fait aussi bien rigoler. Kerozene

LIANE JUNGLE GODDESS aka Liane, das Mädchen aus dem Urwald - Eduard von Borsody , 1956, Allemagne, 88m

Une expédition dans la jungle sauvage, voyez ces gens presque nus danser le petit train sur de la musique lounge, découvrent une jeune nymphe blanche (Marion Michael), adorée par une tribu locale. Elle serait vraisemblablement la petite fille d'un riche commerçant Allemand qui demande qu'on la rapatrie rapidement. Thoren (Hardy Krüger) sera choisi pour la ramener puis que la petite est tombée amoureuse de lui, sans qu'il s'en rende compte. Il y a aussi le Dr. Jacqueline (Irène Galter), la seule femme de l'expédition qui est tombée aussi amoureuse de lui, mais le pauvre ne se rend compte de rien, ahhhh ces aventuriers ! Arrivé dans la grande ville, le seul héritier du riche bonhomme (Reggie Nalder) fera tout pour la discréditer !

Mine de rien, on nous refile une version colorée de Tarzan, empreintes digitales et héritage compris, avec une version féminine qui aurait fait sensation à l'époque, quelques passages nous laissant deviner la jeune poitrine de la demoiselle, mais il faut regarder rapidement ! Sinon, le réalisme n'est pas au rendez-vous et on va plus du côté du film Disneyen, triangle amoureux inoffensif inclus, beaux paysages, musique pas rapport et un Reggie Nalder jeune qui avait déjà un look d'enfer ! Si vous appréciez ces vielles aventures de jungle quelque peu naïves vous apprécierez, surtout le parallèle avec le héros d'Edgar Rice Burroughs.

Le dvd de la compagnie Alpha offre une copie non restaurée et des coupes parfois agaçantes, mais rien pour empêcher d'apprécier, au contraire, je suis bien content de l'avoir vu ! Mario Giguère

LOST CITY RAIDERS aka LE SECRET DU MONDE ENGLOUTI - Jean de Segonzac, 2008, Allemagne    

On est en 2048 et tout va mal. Les glaces polaires ont fondues comme neige au soleil et 80% des terres du globe ont été submergées. C'est dans ce monde mouillé que l'on suit un trio d'aventuriers, deux frangins et leur papa (James Brolin), plongeurs et chasseurs de trésors passant leur temps dans les ruines englouties à la recherche de reliques du passé. Mandaté par le Vatican, le trio est en quête du sceptre que brandit Moïse pour ouvrir les eaux, un objet magique censé pouvoir faire varier le niveau des mers selon le bon vouloir de son propriétaire. Mais le vil Filiminov (Ben Cross), magna mondial de l'immobilier et crapule capitaliste sans scrupule souhaite lui aussi s'en emparer afin de dominer la planète.

Une production allemande à destination de Sci-Fi Channel reste une production à destination de Sci-Fi Channel. C'est cheap, ce n'est pas très beau, ce n'est guère ambitieux et c'est un peu (très?) crétin. Cet amalgame improbable entre une version appauvrie de "2012" et un épisode d'Indiana Jones sous tranxène aligne donc les défauts pour un cadre de départ qui aurait finalement pu être intéressant. On ne mettra pas la faute uniquement sur le manque de moyen (du plus, le film n'est pas si fauché que ça) mais bien sur le manque d'idées. Des idées qui refusent d'exploiter intelligemment un cadre original et seule cette étrange salle de contrôle millénaire découverte à la fin du film permet de ne pas se sentir complètement trompé sur la marchandise. Seulement voila: personne n'en questionne l'origine de cette chasse d'eau continentale au design décidément trop avant-gardiste pour avoir été conçu par Moïse et ses copains. Mais alors qui? Les égyptiens, les extra-terrestres, les habitants de l'Atlantide, Mario Giguère ou peut-être Dieu lui-même? Nous n'en saurons rien et les protagonistes non plus, trop occupés à contempler l'océan éventré évacuant enfin les excédents de liquide circulant à la surface de la planète. Kerozene

LUNE DE SANG  aka Bloody Moon aka Profonde Tenebre aka Die Säges des Todes - Jess Franco, 1981, Allemagne, 85m

Un manique défiguré qui est affublé d'un masque de Mickey Mouse poignarde une fille avec une paire de ciseaux dans l'estomac. Il est envoyé dans un hôpital psychiatrique. 5 ans plus tard (ou 2 ans selon la jaquette du film ou après seulement 1 mois selon une protagoniste du film, faites votre choix!), il en sort. Sa soeur jumelle qui en a la garde ne doit absolument pas, selon notre docteur Jesus Franco, l'exposé dans des situations où il pourrait ce souvenir de ce triste événement. Or, sa soeur, ne trouve rien de mieux à faire qu'a le ramener sur la même île où avait eu le meurtre ! Ca tombe bien, puisqu’il y a un camp d'été qui offre des cours de langues et où de nombreuses étudiantes sexy résident sur place. Et bien entendu, les meurtres recommencent...

LUNE DE SANG est visiblement une oeuvre de commande pour Jess Franco. Ce film reprend à l'européenne les ficelles du slasher américain cheap à la FRIDAY THE 13TH et autres HALLOWEEN. Le film bénéficie d'un scénario plus travaillé que d'habitude pour une production Franco et son style n'est aucunement présent à l’exception de quelques scènes de voyeurisme. Au début du film, nous avons affaire à un film de psychokiller typique et conventionnel. Mais à mesure que la fin approche, le film se démarque par quelques rares trouvailles scénaristiques qui permet au film de surpasser le créneau des slasher bas de gamme pour s'élever à un bon produit. La trame sonore offre une musique typiquement disco qui est conforme à l'époque du film. D'après ce que j'ai pu constater de ma copie pan&scan, la photographie était assez mauvaise et le cadrage affreusement nulle. Mais peut être que dans la version LBX du film, ca peut être mieux. En général, le film demeure très moyen. Par contre, il y a une scène très intéressante qui mérite la location de ce film: une jeune fille avide de sperme embarque dans la voiture d'un inconnu affublé d'un masque, elle n'a aucune suspicion. Ensuite, elle se laisse attachée sur une planche par ce même type, croyant avoir affaire à un amant fétichiste. Et elle ne commence qu'à se douter qu'il y ait quelque chose de pas normal que lorsque notre ami mets en marche une énorme scie circulaire qui est destinée à la tuer ! Une scène particulièrement originale, dans un film particulièrement moyen.  Black Knight

Pour ma part, j'ai adoré les deux fois où je l'ai vu. Je n'irais pas jusqu'à dire que la direction photo est nulle. L'image un peu granuleuse est probablement due au transfert, mais on reconnaît la texture typiquement espagnole de la pellicule. Les scènes se déroulant dans le jardin de la villa, en plein soleil, sont particulièrement réussies. Le film se démarque entre autres de ses cousins pauvres par sa technique majestueuse. Franco sait à chaque fois OÙ placer sa caméra et ça se sent. Je crois savoir qu'il n'a pas écrit le scénario, ce qui expliquerait la pauvreté de certaines répliques peu subtiles, mais leur vacuité un peu absurde fait écho au "style" Franco et ne me dépayse pas, en tant que fanatique de Franco, le moins du monde. Orloff

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Plusieurs films de Jess Franco sont des co-productions Allemandes

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