1930 - 2001

Alfonso Brescia, un artisan du bis italien qui nous a fournit des moments inénarrables qu'il fait bon voir ou redécouvrir !

mise à jour le 3 juin 2014

ATOR, LE GUERRIER aka IRON WARRIOR - Alfonso Brescia sous le pseudo de Al Bradley États Unis/Italie 1987... et 82m d'une bonne rigolade !

Ils étaient forts ces italiens dans les années 80, capable du pire, comme du pire ! Ici, c'est le beau Miles O'keefe alias Ator, qui officie pour notre plus beau sourire dans ce nanar transalpin.

Après 18 ans d'un exil forcé, deux sorcières reviennent dans le royaume du bis pour tenter de renverser l'ordre établi. L'héritière au trône, la princesse Jenna, protégée par Ator, règne aux côtés de son père. Ator qui passe son temps à s'entraîner à l'épée devant des miroirs en admirant ses muscles et son corps huilé va cependant bientôt avoir du fil à retordre ! Phaedra, puissante sorcière se transformera en nymphe dénudée apeurée afin d'attirer Ator (ou à raison d'ailleurs) dans un piège, dont la finalité est de le pousser à combattre Trogar l'hilarant guerrier au masque d'halloween "tête de mort", au manteau noir et à l'écharpe rouge !

Ator devra échapper aux ruses de la sorcière et aux attaques de Trogar pour savoir ce qu'il est advenu de son frère et par la même occasion sauver la belle princesse Jenna et son trône sur le point d'être renversé. (putain y a du boulot là)...

bref, des chorégraphies et des batailles dignes de cours de récréation (section maternelle), des effets spéciaux digne de : " Ma boîte à magie ", des dialogues à se pisser dessus.. pour finalement s'apercevoir que 82m ça peut paraître finalement long !!! Marc Evil

La BATAILLE DES ETOILES aka Anno zero - guerra nello spazio aka Battle of the Stars aka War in Space - Alfonso Brescia, Italie, 1977

Bon, par où commencer... Nous sommes dans l'espace et des gentils humains rôdent autour d'un météorite dont l'importance stratégique est grande vu qu'il possède un satellite. Mais quelque chose d'étrange pousse un officier du vaisseau le Magelan à le visiter malgré les contre ordres de ses supérieurs. En effet, une force magnétique d'une grande puissance émane du météorite. Une fois posé sur celui-ci, lui et son équipe se font attaquer par des créatures humanoïdes toutes enrubannées, et meurent. C'est horrible ! "Nous ne sommes donc pas seuls dans l'espace !" s'écrient alors quelques scientifiques suspicieux...  Mais l'heure n'est pas à la plaisanterie, ils appellent donc l'homme de la situation, John Richardson, qui se la coule douce en faisant une partie de pêche avec sa belle. En deux secondes John arrive dans la base dans son uniforme moule burne et bonnet de bain et ne peut que constater: "Nous ne sommes donc pas seul dans l'espace !". Des vaisseaux extraterrestres se mettront alors a attaquer la Terre, pilotés par les représentants d'une race en voie d'extinction. Humanoïdes, ils le sont toujours, humains, ils ne le sont plus: les radiations et la pollution les ont transformés en amas de chaire purulente et suintante de pus dégueulasse. Dirigé par un ordinateur immortel (!), leur esprit a également la capacité de prendre possession des corps humains. Heureusement, un homme et son fils robot de la planète je ne sais plus quoi, débarquent pour donner un coup de main.

LA BATAILLE DES ETOILES tombe allègrement dans le n'importe quoi. Outre des décors tout moisis, des costumes disco 70's, des effets spéciaux approximatifs et des dialogues à pleurer, on nous achève via une mise en scène et une photographie des plus catastrophiques. Dommage, le pitch de départ n'était pas déplaisant. Kerozene

The BEAST IN SPACE (version XXX) aka La Bestia nello spazio - Alfonso Brescia alias Al Bradley, 1980, Italie

De durée variée selon les coupes ou ajouts cette bête est en est une qui nous rappelle à quel point le prolifique cinéma italien de cette époque allait du B au Z en passant par le X à notre plus grande joie ou déception...

En gros, Brescia nous offre un space opéra du pauvre pimenté de scènes x plus ou moins réussies a l'échelle érectile, on y suit les tribulations d'astronautes, en costume bleu poudre d'un chic fou, en mission sur la planète Lorigon a la recherche d'un minerai: l'Antalium. Des décors en carton, des costumes caoutchouteux a la chibouki, une bête risible et je ne vous parle pas des interprètes qui en font une tonne. Malgré tout, je dois dire que j'ai passé un bon moment, c'est psychotronique au possible, des stock shots, des scènes de cul (du Sirpa Lane a son meilleur)... à regarder avec les chums accompagné de votre boisson favorite pour partager ensemble une époque révolue ou l'on pouvait transformer un film en patchwork incroyable....so bad it's good, moi je suis partant. Pierre Beaulieu

The BLOODY AVENGER aka Sangue di sbirro - Alfonso Brescia, 1976    

Vous dire que j'ai été surpris de trouver ce film douteux en vente à 4 dollars dans un club vidéo des bas-fonds de Laval serait mentir.  En fait je suis passé à côté environ 7 fois et à ma huitième visite je me suis vaillamment convaincu de l'acheter. Mais je n'ai pas regretté cette décision impulsive. Certes, Al Bradley (de son vrai nom Alfonso Brescia) n'est pas un réalisateur très raffiné; son absence de style et ses risibles tentatives de créer un polar cohérent font du visionnement de ce film tout un périple... Mais le film a ses bons moments. Le montage parallèle tout à fait délirant qui ponctue la première visite du barbu George Eastman (dont la voix est magnifiquement ridicule dans la version doublée en français) au bar de strip du méchant mafiosi est plutôt amusant... Et que dire des nombreux meurtres gratuits, dont la fusillade exagérée à l'aéroport, au tout début. Bref, un film qui amuse et étonne sans toutefois marquer. On se rend même compte, à un certain moment, que Brescia a carrément samplé quelques riffs de la chanson thème de SHAFT pour les utiliser en toute effronterie... Orloff

Les CONTREBANDIERS DE SANTA LUCIA aka THE NEW GODFATHERS aka I CONTRABBANDIERI DI SANTA LUCIA - Alfonso Brescia avec Mario Merola, Gianni Garko, Antonio Sabato, Jeff Blynn, Edmund Purdom, Lorraine De Selle, 1979, Italie, 1h18

Le Narcotic Bureau est sur les dents : 500 kilos d'héroïne pure à très bas prix vont inonder le marché américain, via la Turquie puis l'Italie. Ivan Radevic (Gianni Garko, yougoslave comme son personnage), agent de la brigade financière se rend à Naples pour trouver Don Francesco (Mario Merola). En l'échange de l'aide du gouape pour mettre la main sur la schnouf, la brigade fermera les yeux sur la contrebande de cigarettes. Mais les deux hommes ne sont pas les seuls à convoiter le chargement. Un autre "gouape", l'industriel Vizzini (Antonio Sabato, plutôt mieux que d'habitude dans ce rôle de crapule) est également sur le coup...

Alfonso Brescia (Al Bradley sur la jaquette vidéo d'époque) développe à nouveau un script de Ciro Ippolito et Piero Regnoli avec le charismatique Mario Merola dans le rôle principal. L'imposant acteur interprète une fois de plus un "gouape" vivant de trafics un peu louches mais attaché à un certain code d'honneur. Autour de ce "Don Francesco" gravitent un certain nombre de personnages pittoresques, dont une famille de contrebandiers sur laquelle Brescia pose un regard tendre voire complaisant. Le père est interprété par Jeff Blynn, acteur américain blond et moustachu ayant eu quelque succès dans le "poliziesco" à la fin des années 70 en raison de sa ressemblance avec Franco Nero et Maurizio Merli. L'ami de la fille s'appelle Gennarino, et reprend un personnage de gamin hâbleur et débrouillard créé deux ans plus tôt par Mario Caiano dans son remarquable ASSAUT SUR LA VILLE (aka WEAPONS OF DEATH). Ce film (NAPOLI SPARA en titre original) s'achevait par la mort de Gennarino, mais Brescia le ressuscite, en changeant toutefois d'acteur.

La révolution iranienne modifie la donne du passage de la drogue en Occident, tel est le message censé asseoir la crédibilité du film, qui s'ouvre par un étonnant montage d'images d'archives illustrant le "débarquement" du Shah d'Iran. Alors que les autres films "de gouapes" de Brescia étaient destinés à un public local, celui-ci démontre le souci de séduire une audience plus internationale (existence d'une version anglaise). D'où son aspect "bâtard". La première demi-heure du film parvient pourtant à capter notre attention. Ensuite, ça se gâte un peu et Brescia revient à ses travers de cinéaste d'exploitation (mais c'est pour ça qu'on l'aime bien, non ?). Plusieurs "caviardages" permettent au réalisateur de "doper" son film. Les deux poursuites automobiles du film sont ainsi enrichies de plans piqués à droite ou à gauche : la première, notamment, comprend un long emprunt au survitaminé SECTION DE CHOC de Massimo Dallamano. Le grain de l'image ainsi que la finition de la Fiat 127 en vedette trahissent le "copier-coller" effectué par Brescia. Sacré Alfonso va !

Le final américain du film pose question : Brescia a t-il vraiment tourné cette scène de mariage mafieux et ces extérieurs new yorkais ? Ne s'agit-il pas d'un mélange de "chutes" d'extérieurs US (peut-être repris à CORLEONE A BROOKLYN d'Umberto Lenzi ?) et de travail en studio ? Ce film laisse perplexe tant le métrage, pourtant très court, paraît pourtant allongé artificiellement...

Signalons enfin la courte apparition de la fluette brune Lorraine De Selle (CANIBAL FEROX) en maillot de bain très minimaliste, le cameo de Sabrina Siani et les dialogues savoureux, comme ce moment où Gennarino montre à Radevic l'affiche de LO SCUGNIZZO, film précédent de Brescia : "C'est un grand film, avec Nunzio Gallo et Angela Luce", dit le jeune garçon. "Avec Gianni Garko aussi, ça doit vraiment être un bon film", lui répond Radevic, hilare. Si c'est pas du "placement-produit" ça ! Stelvio

RAGAZZA TUTTA NUDA ASSASSINATA NEL PARCO aka LE MANOIR AUX FILLES aka Joven de buena familia sospechosa de asesinato aka Naked Girl Killed in the Park aka That Cursed House Close to the Mushroom Belt - Alfonso Brescia avec Robert Hoffmann, Irina Demick, Pilar Velasquez, Teresa Gimpera, Patrizia Adiutori, Franco Ressel, Adolfo Celi, Philippe Leroy, 1972,  Italie/espagnole, 1h35

Le docteur Johannes Wallenberger est sauvagement assassiné. Sa compagnie d'assurances dépêche un inspecteur, Chris Bayer pour enquêter, parallèlement à la police. Il fait la connaissance de la famille du docteur et entame bientôt une liaison avec la fille aînée du défunt. Mais d'autres crimes sont commis...

"Jeune fille toute nue assassinée dans le parc" : traduit littéralement, le titre original annonce un programme des plus réjouissant pour l'amateur de bisseries giallesques, surtout lorsqu'on sait que le "coupable" du film - j'allais dire du crime ! - n'est autre que l'inénarrable Alfonso Brescia, auteur entre autres de LA BATAILLE DES ÉTOILES ou SUPERMAN CONTRE AMAZONES, véritables himalayas de série Z "portnawakesques". Un peu plus ancien que les titres précités, ce MANOIR AUX FILLES n'en a pas le quotient psychotronique. Visiblement doté d'un budget confortable pour un giallo de série, le métrage bénéficie de jolis décors et d'un soin certain apporté au cadrage et à la photo. La scène d'ouverture voit même Brescia oser une stylisation, avec noir et blanc lugubre et bande-son triturée, afin de nous présenter les origines du drame familial qui va se jouer sous nos yeux.

Alors, bon film, ce MANOIR... ? Hélas, pas tout à fait ! Les scènes de meurtre sont trop timorées et manquent par trop d'imagination. Quant au casting, s'il comporte son lot de jolies actrices, il est grandement desservi par la calamiteuse performance du bellâtre qui interprète le rôle principal : mielleux, gandin, jamais ambigu, Robert Hoffmann évoque les pires play-boys de roman-photo, genre désuet auquel ce giallo un peu trop bavard fait parfois penser. Agréable malgré tout de constater l'honnêteté de l'artisan metteur en scène, en ce sens que le programme annoncé dans le titre est bien rempli durant le film, au cours duquel une jeune fille nue est effectivement retrouvée nue assassinée dans le parc du manoir. Et surprenant, décidément, de voir un film d'Alfonso Brescia avec un début, un milieu et une fin. Si, si ! Stelvio

SUPERMEN CONTRE AMAZONES aka SUPER STOOGES VS THE WONDER WOMEN aka THREE STOOGES VS THE WONDER WOMEN aka AMAZONS AGAINST SUPERMAN aka AMAZONS AND SUPERMEN aka BARBARIAN REVENGE aka RETURN OF THE BARBARIAN WOMEN aka SUPERMEN AGAINST THE AMAZONS aka SUPERUOMINI, SUPERDONNE, SUPERBOTTE aka AMAZZONI CONTRO SUPERMEN aka San chao ren yu nu ba wang - Alfonso Brescia avec Nick Jordan, Marc Hannibal, Yueh Hua, Lyn Moody, Malisa Longo, Magda Konopka, Kirsten Gille, Sybilla Barbara Hubner, Brigitte Maier, Genie Woods, Karen Yeh, Almut Berg, Riccardo Pizzuti, 1975, Italie/Hong-Kong, 95m

A une époque reculée, dans un pays quelconque, une tribu d'amazones se met en tête de faire main basse sur les villes et villages alentours et de les racketter comme il se doit. Mais trois hommes forts leur mettront des bâtons dans les roues: Molosse, géant noir à la force herculéenne, Chou, chinois aux talents martiaux redoutables, et surtout Darma, guerrier soit-disant immortel au costume du super héros complet (masque, cape, collant).

Malgré les apparences, ce film ne fait pas partie de la série des TROIS FANTASTIQUES SUPERMEN. Seul Nick Jordan (Aldo Canti) vient faire le guignol sans ses potes dans le rôle de Darma. On nage ici en pleine comédie à l'italienne, avec la musique et les dialogues de rigueur: la reine des amazones découvrant avec stupéfactions que le héros est immortel s'écrie : "Je le veux vivant !", ou quand Molosse s'apprête à tester un prototype d'ailes : "je ne sais pas si je vais faire l'oiseau, mais il est sûr que je vais faire le pigeon". Ambiance rigolarde donc pour ce film d'aventure rempli de rebondissements (Nick Jordan s'y éclate sur ses trampolines) et de blagues imbéciles coproduit par la Shaw Brothers. Le seul élément de la Shaw visible n'est ni plus ni moins que le personnage de Chou, le reste semble être 100% italien. On retrouve également la ravissante Melissa Longo, une habituée des films de Brescia, vue aussi dans quelques Tinto Brass. Une boutade pas très convaincante au final, car franchement confuse et visiblement mise en boîte par une équipe guère convaincue du produit final, cela reste une curiosité psychotronique pour les amateurs de films "autres". Kerozene

Ils sont trois: Darma, Molosse, et Shue. Le premier, vêtu en exécuteur masqué, possède le pouvoir de bondir partout comme sur une trampoline. Le second, un grand noir ayant l'allure d'un légionnaire romain, est doué d'une force surhumaine; il est pratiquement indestructible. Et le dernier s'avère un petit chinois stéréotypé, maître des arts martiaux... Ensemble, ils devront protéger des villages voisins contre les méchantes Amazones; des nanas à cheval, maniant lances et arcs. Une bataille ridicule se prépare...

Alfonso Brescia frappe encore! Comme dans plusieurs autres de ses films, les idioties se multiplient et les rires sont généreux. Difficile à croire que la compagnie Shaw Brothers (films de Bruce Lee) a participé à ce navet... Les scènes d'action sont affreusement mises en scène, les protagonistes attendant de se faire frapper, pendant que nos héros exécutent des mouvements simples, avec beaucoup de difficultés. Le scénario est plus ou moins pourris, et la musique rigolote, voire enfantine, de Franco Micalizzi laisse un sourire nigaud au visage à chaque coup. On dirait un genre d'Astérix et Obélix pour les imbéciles! Pour une soirée remplie de rires gras, visionnez ce film à la suite de Star Odyssey... Vous en aurez le cerveau en compote!

... sérieusement, ce n'est que du bon temps! Humanoid Zombie

l'ULTIMO GUAPPO aka 357 MAGNUM - Alfonso Brescia avec Mario Merola, Fabrizio Forte, Sonia Viviani, Luciano Catenacci, 1978, Italie, 1h15

Afin de sauver son fils de la mort, Francesco Aliprandi (Mario Merola), gangster napolitain de petite envergure, fait une prière à la Vierge : si elle sauve son enfant, lui changera de vie et fera même amende honorable devant Pasquale Ranciglio (Luciano Catenacci), son pire ennemi. Dix ans ont passé : Francesco a tenu parole et s'occupe avec beaucoup de soin de son fils, Roberto (Fabrizio Forte). Mais la vie a d'étranges détours : Roberto tombe amoureux de Ninfarosa (Sonia Viviani, bandante), une jeune actrice, dont Ranciglio est lui aussi épris ! Les deux hommes entrent en conflit et Ranciglio ordonne la mort de Roberto...

Avec ce film difficile à dégotter, on découvre un "autre" Alfonso Brescia. Loin des batailles spatiales, des westerns à micro-budgets et des giallos approximatifs, le bisseux développe dans cette courte bande des thématiques plus personnelles. Porté à bout de bras par la solide interprétation de Mario Merola (également remarquable dans CORLEONE A BROOKLYN d'Umberto Lenzi) et par un script de Ciro Ippolito, L'ULTIMO GUAPPO se présente en effet comme un authentique mélodrame policier, l'un des premiers d'une longue série due au trio Brescia-Ippolito-Merola .

Le suspense n'en est pas totalement absent, mais le découpage met davantage en valeur les scènes "psychologiques" en droite ligne de la "sceneggiata napolitana" (théâtre dramatique napolitain). La force des liens familiaux, le conflit entre les conventions sociales et les passe-droits des "gouapes" (gangsters napolitains), le fossé entre les générations constituent autant d'interrogations qui agitent l'auteur (si, si, Brescia en est un !). Comme LA GUERRE DES GANGS (aka THE SMUGGLER) de Fulci, on peut penser que ce film était toléré, voire encouragé par la Camorra, tant les contrebandiers sont montrés avec bienveillance (certains acteurs tels Nello Pazzafini sont de grands habitués de ce sous-genre du film de "bâteaux bleus" - ceux des contrebandiers). Aliprandi apparaît d'un bout à l'autre comme guidé par des principes nobles, qu'ils soient religieux ou liés au fameux "code d'honneur" des bandits napolitains. A l'opposé, le personnage de Ranciglio est dépeint comme un "businessman" cupide et sans foi ni loi. Bon, je vous "rassure", L'ULTIMO GUAPPO reste un film d'Alfonso Brescia avec tout ce que cela comporte d'incertitude dans la narration et d'approximation dans la mise en scène (sans parler du doublage exécrable). Le tempérament des deux interprètes principaux (Merola et Catenacci) sauve en partie les séquences d'action plutôt mal fagotées. Dommage en revanche que le rôle du fils soit joué par le fadasse Fabrizio Forte.

Bref, nous avons droit à un petit film en partie raté mais néanmoins attachant. Surprenant en tous cas de la part d'un cinéaste connu pour son absence de scrupules et son penchant pour l'exploitation la plus servile... Stelvio

WAR OF THE PLANETS aka Battaglie negli spazi stellari - Alfonso Brescia alias Al Bradley, 1977, Italie

John Richardson incarne un officier de l'espace indiscipliné, voyez, il a frappé un de ses camarades avec son poing, qui se voit confier une mission importante. C'est que deux vaisseaux extraterrestres armés s'amènent vers la terre et que l'on réussit à n'en détruire qu'un. Tout cela après qu'un signal inconnu nous parvienne des fins fonds de l'espace. Il faut faire enquête sur cette planète et nos amis à bonnet rouge découvriront une planète ou un super ordinateur règne sur des humanoïdes bleus. Quelle misère !

Avec des allures de Planet of Vampires de Bava matinée de 2001, Odyssée de l'espace cheapo, Brescia vogue sur la vague Star Wars avec un budget nul. Des séquences ou l'on fait l'amour avec l'aide des machines, des sentiments anti-ordinateur du héros en passant par les grottes italiennes qui passent pour une autre planète, on a droit a des jeux de lumière en guise d'étrangeté et des acteurs nonchalants. La version plein écran ne fait probablement pas justice au film, mais on ne peut imaginer que le scope puisse vraiment aider une mise en scène si quelconque. Le Spock de fortune ne fera pas long feu. Un semblant de musique électronique de l'espace nous achève. Tristounet. Mario Giguère

  WAR OF THE ROBOTS aka La Guerre des Robots aka Stratostars - Alfonso Brescia, Italie, 1978, 103m 

Une civilisation de blondinets sur le point de l'extinction kidnappe deux généticiens Terriens dans le but de sauver la race. Un commando se voit confier la mission de retrouver les deux disparus.

Brescia a touché à la sci-fi glandouillarde avec un certain succès. C'est toujours assez limite, car derrière un film divertissant se cache parfois des moments absolument gênants. WAR OF THE ROBOTS ne déroge pas et s'avère un film indubitablement mauvais et mal foutu, mais qui se vautre tellement dans le plagia éhonté qu'il s'avère aussi décourageant que captivant. D'abord, les méchants aliens font mal aux yeux avec leur perruque blonde et leur habit en aluminium, on dirait qu'on les a accoutrés de ce qu'il y avait en trop dans le studio. Les scènes d'action sont généralement beaucoup trop longues et chorégraphiées de façon assez aléatoire, ce qui donne quelques bijoux de free style avec le laser. Quand on arrive aux scènes de tirs, on se limite à des têtes blondes qui tombent lentement au sol comme des crétins avec précédemment un héros tirant dans n'importe quelle direction. Juste ça en offre assez pour qu'on y trouve son plaisir, dommage que la dernière partie soit plombée par 15 minutes de combats spatiaux incompréhensibles et pas regardable. Abba

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