WESTERN EUROPÉEN 2ème SALVE chez ARTUS
Les colts de la violence - Bandidos - Killer Kid - 3 westerns italiens avec les plus grands : Anthony Steffen, Gianni Garko...                            lire

1917 - 1976

Massimo Dallamano, une suggestion de Mathieu Lemée

Mise à jour le 13 janvier 2014

L'ÂME INFERNALE aka LA POLIZIA CHIEDE AIUTO aka WHAT HAVE THEY DONE TO YOUR DAUGHTERS aka COED MURDERS - Massimo Dallamano avec Giovanna Ralli, Claudio Cassinelli, Mario Adorf, Farley Granger, Franco Fabrizzi, Marina Berti, Micaella Pignatelli, 1974,  Italie, 1h28

Une adolescente (Sherry Buchanan, vue plus tard dans les immortels ZOMBIE HOLOCAUST et STARCRASH II) est retrouvée pendue dans une chambre mansardée. Très vite, la police prouve qu'il s'agit d'un meurtre déguisé en suicide, d'autant qu'un détective, qui enquêtait sur l'affaire, est découvert mort dans le coffre de sa voiture, atrocement mutilé. Une course contre la montre s'engage entre le maniaque et les autorités, représentées par la juge Vittoria Stori (Giovanna Ralli) et l'inspecteur Silvestri (Claudio Cassinelli), qui mettent à jour un vaste réseau de prostitution adolescente...

Tourné en Italie, ce giallo confirme le talent de Massimo Dallamano. Déjà auteur quelques années auparavant du cultissime SOLANGE, l'ex-assistant de Sergio Leone récidive dans la même veine moralisatrice, non sans ambiguïté d'ailleurs : sous couvert de dénoncer l'exploitation de jeunes filles par un réseau de ballets roses pour vieux notables pervers, on en profite pour étaler de le fesse et du nichon juvénile à l'écran. Cette réserve formulée, on ne peut que souligner les qualités visuelles remarquables du film : cinémascope bien utilisé, jolie scénographie urbaine, soin apporté aux décors, aux éclairages et à la photo. Bref, de la belle ouvrage ! Loin de se focaliser sur les meurtres sadiques, Dallamano n'en oublie pas le suspense et la trame policière. On retrouve ainsi son goût pour les scènes de pétarade : le tueur, vêtu d'une combinaison intégrale noire, ne se déplace qu'à moto, d'où une jolie poursuite. Armé d'une trancheuse de boucher (cf. la jolie jaquette française), il donne lieu à quelques appréciables scènes d'angoisse, dans la pénombre d'un parking souterrain, ou dans le calme trompeur d'une clinique plongée dans l'obscurité. Quelques incises très gore complètent l'ensemble, agrémenté d'une bande-son géniale de Stelvio Cipriani. Un très bon moment donc, même si un scénario plus riche et original n'aurait pas été de trop ! Stelvio

L'apparent suicide d'une jeune fille de quinze ans se révèle être un meurtre. L'inspecteur en charge de l'affaire remonte la filière d'un réseau de prostitution juvénile avec la pleine collaboration d'une procureure. On sera rapidement à la recherche d'un tueur masqué qui tue ses victimes au couteau de boucher, pendant que les autorités commencent à trouver l'enquête embêtante

À la suite de WHAT HAVE THEY DONE TO SOLANGE, Dallamano rempile pour un scénario aux préoccupations très similaires, introduit par un "basé sur des faits vécus " et conclut sur des statistiques sur les disparitions annuelles de mineures italiennes. Personnages intenses avec des acteurs dans le ton, meurtres graphiques qui à l'occasion font étrangement penser au TENEBRAE de Dario Argento, on nage en plein giallo couplé à une enquête sur les dessous troublants d'une élite décadente. Le tout n'est malheureusement pas sans rappeler des histoires actuelles ou récentes et il est bon de noter que Dallamano nous brosse des adolescentes entraînées naïvement autant que d'autres qui ne pensent qu'à se faire de l'argent. Évidemment on n'évite pas quelques scènes de nudité qui sont à contre propos dans un film soit disant pamphlétaire. On apprécie énormément la magnifique partition musicale de Stelvio Cipriani. Mario Giguère

  BANDIDOS - Massimo Dallamano avec Enrico Maria Salerno, Terry Jenkins, Venantino Venantini, Italie, 1967, 95m

Billy Kane (Venantino Venantini), exécute un vol de train sanglant. Un seul homme à bord arrive à tenir tête à ses hommes, Richard Martin (Enrique Maria Salerno), un remarquable tireur, bien connu de Kane. Kane va donc lui laisser la vie sauve, mais pas sans lui tirer une balle dans les deux mains, s'assurant qu'il ne sera pas une menace dans le futur. Martin sombre dans l'alcool et monte un numéro de tir en entraînant un inconnu qui a du potentiel, qu'il surnomme Ricky Shot.   

A la base c'est une histoire de vengeance assez classique ou le maître passe ses pouvoirs a son élève, comme on voit beaucoup, autant dans le western que dans le film de Kung Fu. Mais c'est un magnifique scénario, plein de rebondissements pas toujours prévisibles et joué par des acteurs remarquables. Rapidement, on à droit a ce long traveling sur le train pendant le massacre, sur une chanson qui colle au film, souvent coupé à l'époque, remarquable. Il faut dire qu'a la réalisation on trouve le regretté Massimo Dallamano, ancien directeur photo pour, entre autre, Sergio Leone, excellent et très a l'aise dans le drame. Rappelez-vous de: Mais... qu'avez-vous fait a Solange ?  La Lame Infernale ou Section de Choc. Si Salerno et Venantini sont un excellent duo, Terry Jenkins, plus modèle qu'acteur, assure bien. Belle brioche d'acteurs de soutien dont Chris Huerta dans le rôle de Vigonza, le mexicain trahi par Billy, truculent. Autre scène mémorable ou un cowboy mourant s'inspire du sujet d'une peinture pour vouloir partir accompagné en enfer. Bref, que du bon.

L'édition dvd d'Artus Films offre en supplément Tu meurs, mais je reste en vie, par l'incontournable Curd Ridel, un diaporama d'affiches et photos et les bandes-annonces de la collection. Offert en français et en italien avec sous-titres. Mario Giguère

EMILIE, L'ENFANT DES TENEBRES aka THE CURSED MEDALLION aka THE NIGHT CHILD aka IL MEDAGLIONE INSANGUINATO aka PERCHÉ? - Massimo Dallamano, 1975, Italie/Angleterre

Michael Williams (Richard Johnson, ZOMBI 2) est documentariste pour la BBC. Son projet actuel est un reportage sur l'art démoniaque, autrement dit les représentations du Diable et du Mal dans la peinture. Veuf depuis peu - sa femme en feu s'est jetée par la fenêtre de leur chambre - il se voit contraint d'emmener sa fille Emilie (Nicoletta Elmi, la petite de QUI L'A VUE MOURIR?) en Italie où il doit filmer la majeure partie de son film. Michael y fait la connaissance d'une jolie assistante (Joanna Cassidy, BLADE RUNNER) qu'il ne va pas tarder à culbuter, ce qui ne plait guère à sa progéniture, et part à la rencontre d'une comtesse médium (Lila Kedrova, LE LOCATAIRE) afin de discuter d'une bien étrange toile mettant en scène une petite fille observant une femme en flamme chuter sous le regard de Satan en personne. Chose ultimement intrigante, la petite fille de la peinture porte un médaillon qui ressemble étrangement à celui que Michael donna à sa fille au début du film... Plus inquiétant encore est l'histoire derrière cette peinture, l'histoire d'une certaine Emilie...

Cet ersatz mollasson de LA MALEDICTION s'avère bien pénible à regarder. La mise en scène d'une sobriété extrême accuse un rythme désespérément plat et l'intrigue, linéaire à souhait, est totalement prévisible. Dallamano a semble-t-il pris soin en revanche de choisir des lieux de tournage en adéquation avec l'ambiance recherchée en utilisant de vieilles demeures modestes et décrépites au charme typiquement transalpin. Nicoletta Elmi s'avère être une épouvantable gamine, véritable tête à claque au faciès torturé, mais si ses gros plan inconfortent ils sont aussi les seuls à véritablement faire réagir. Pour le reste, on s'ennuie copieusement en attendant le final étonnamment choc. Kerozene

INNOCENCE & DESIRE aka Innocenza e turbamento - Massimo Dallamano avec Edwige Fenech, Vittorio Caprioli, 1974, Italie, 105m, version anglaise

Un jeune est renvoyé du couvent ou il est évident que sa libido entre en conflit avec sa supposée vocation future de prêtre. Justement son père va convoler en noces. Veuf depuis cinq ans (Il a tué sa première épouse lorsqu'elle l'a trompée), il s'en est trouvé une par la poste. Le chanceux, c'est l'actrice Edwige Fenech qui se pointe au mariage ! Évidemment que le fils aura encore plus de difficulté à contenir son désir pour sa belle maman, qui ne trouve rien de mieux à faire que de le titiller lorsque son nouveau mari ne peut plus performer. Tout cela avec le grand-père qui veut "éduquer" et voir son petit fils dépucelé au plus vite... quitte à le faire avec Lola, la spécialiste du coin en la matière.

Dallamano n'est pas connu pour ses comédies polisonnes, et le ton est effectivement légèrement différent. Là ou dans d'autres films avec la belle Fenech, tous les mâles seraient en chaleur, ici on se concentre sur la culpabilité du jeune, tourmenté jusqu'à la fin par son éducation catholique. C'est donc un peu moins sexy, mais plus anti-clérical. Edwige Fenech est tout simplement ravissante et j'avoue que je ne me serait pas fait prier à la place de l'innocent ! Le grand-père, qui a passé les dernières années à Brooklyn et qui passe son temps à vendre les toiles et objets dispendieux de la maison familiale pour se payer ses sorties coquines est savoureux. Mario Giguère

PIÈGE POUR UN TUEUR aka SI PUÒ ESSERE PIÙ BASTARDI DELL'ISPETTORE CLIFF ? aka Mafia Junction aka Blue Movie Blackmail aka Super Bitch - Massimo Dallamano Avec Ivan Rassimov, Patricia Hayes, Stephanie Beacham, Ettore Manni (cred. Red Carter), Luciano Catenacci, 1973, Italie, 1h30
 

L'inspecteur Cliff, au service de la CIA, infiltre un réseau de trafiquants basé à Londres, qui importe sa marchandise du Liban. Pour le flic sans scrupules, tous les coups tordus sont permis : jouer de la rivalité entre les trafiquants et des flics corrompus, détourner le produit du trafic comme la came elle-même à son propre profit. Mais " Mama la Turque ", grand cerveau du trafic, ne l'entend pas de cette oreille...

Ainsi chef-opérateur de Sergio Leone, passé à la réalisation sur le tard avant de décéder tragiquement dans un accident de voiture, Massimo Dallamano (1917-1976) fait partie des valeurs sûres du polar italien. Ses films déçoivent rarement. Ce PI?GE POUR UN TUEUR, difficile à dénicher, fait hélas exception à cette règle. Calquée à la base sur celle de FRENCH CONNECTION, l'intrigue se perd en linéaments inutiles. Le casting international manque de cohérence et beaucoup d'acteurs n'affichent pas la conviction requise. On a déjà vu Ivan Rassimov meilleur et plus inquiétant que dans ce rôle d'agent véreux. Quant à la chevronnée et inattendue Patricia Hayes, elle nous arrache quelques sourires dans un rôle de "marraine" de la mafia turque (!). Lorsque le gang dirigé par la vieille flingueuse débarque dans la perfide Albion, le film verse totalement dans le n'importe quoi. On se croirait alors devant une tentative psychotronique d'Alfonso Brescia. Sans blague ! Le seul point fort du film, outre une bande-son très écoutable de Riz Ortolani, reste finalement la présence de la superbe Stephanie Beacham (également appréciée dans l'excellent SCHIZO de Pete Walker, ou dans INSEMINOID de Norman J. Warren), dans un rôle de pute de luxe, qui n'hésite pas à payer de sa personne, en se prêtant à des mises en scènes pornographiques destinées à faire chanter des notables. Pour le plus grand plaisir du voyeur qui sommeille en chaque amateur de bis ! Stelvio

SECTION DE CHOC aka QUELLI DELLA CALIBRO 38 aka COLT 38 SPECIAL SQUAD - Massimo Dallamano avec Marcel Bozzuffi, Ivan Rassimov, Carole André, Franco Garofalo, Riccardo Salvino, Antonio Marsina, Armando Brancia, Fabrizio Capucci, Giancarlo Bonuglia, Francesco Ferracini, Ezio Miani, Daniele Gabbai, Giancarlo Sisti, Eolo Capritti, Bernardino Emanuelli, Margherita Horowitz, Luigi Pezzotti, 1976, Italie, 101m uncut avec Marcel Bozzuffi, Ivan Rassimov, Carole André, Franco Garofalo, Ricardo Salvino, Antonio Marsina, 1976, Italie, 1h37

Le Marseillais, un repris de justice, tue par vengeance la jeune femme du commissaire Vanni. "Quand on veut jouer les héros, mieux vaut ne pas avoir de famille", dit le truand (Ivan Rassimov, glaçant) au flic (Marcel Bozzuffi, encore auréolé de son prestige "friedkinien"). Ce dernier veut se faire justice. En forçant un peu la décision du procureur de la République, Vanni obtient l'autorisation de constituer une section spéciale composée de quatre jeunes champions de moto. Ses hommes découvrent bientôt par hasard que 60 kilos de dynamite se baladent quelque part en ville...

Tourné à Turin, ce poliziesco très enlevé est le dernier long métrage de l'excellent Massimo Dallamano (1917-1976)(LA VÉNUS EN FOURRURE d'après Sacher-Masoch, QU'AVEZ VOUS FAIT A SOLANGE ?). SECTION DE CHOC porte bien son nom et combine revenge-movie à l'américaine et thriller paranoïaque typiquement Italien. L'arrière-plan politique des "années de plomb" n'est en effet pas éludé par le script. Grâce aux attentats, le grand banditisme détient un moyen de chantage incomparable sur la police : aucune section de choc ne peut empêcher ces carnages, sous-entend Dallamano, qui anticipe quasiment l'attentat fasciste de la gare de Bologne (1980) dans une séquence bluffante de réalisme.

Côté "revenge-movie", l'aspect bronsonien du film se trouve atténué par le fait que Vanni demande à ses hommes de ne viser que les jambes. Pour le reste, ça pétarade sévère, les poursuites automobiles sont excellemment filmées (l'une d'elles fut d'ailleurs "caviardée" par Alfonso Brescia dans LES CONTREBANDIERS DE SANTA LUCIA !), les décors péri-urbains remarquablement utilisés et la musique de Stelvio Cipriani digne de ses meilleurs crus. Un bonheur de polar, qualifié d' "absolument pyrotechnique" par l'équipe de pollanetsquad.it, tant les cascades (explosions comme cavalcades motorisées) de Sergio Mioni n'ont rien à envier à celles de Rémy Julienne...

A noter enfin une brève scène, très cruelle, digne d'un film de yakuzas, où des malfrats en fuite se débarrassent d'un de leurs complices éclopés en refermant la portière de leur voiture sur ses doigts qui tentaient de s'y agripper ! Sachez enfin pour l'anecdote que ce film voit Grace Jones apparaître dans des scènes de discothèque (à la façon des Three Degrees dans FRENCH CONNECTION) pour interpréter deux chansons co-écrites par Stelvio Cipriani, incunables de choix de ces années disco naissantes ! Stelvio

Le commissaire Vanni (Marcel Bozzuffi - The Smugler) livre une poursuite contre le Marseillais et sa bande. Durant une fusillade, Vanni abat le frère du Marseillais, tandis que ce dernier réussit à s'enfuir. Fou de rage, le criminel prend sa revanche en abattant la femme du commissaire -- et ce, devant son jeune fils. Vanni réclame alors la formation d'une escouade spéciale de quatre hommes, armés de revolvers calibre 38, et disposant de motocyclettes tout-terrain. Le tout s'avère bénéfique, et la nouvelle section de choc de la police découvre que ledit Marseillais est toujours en ville, et qu'il possède désormais 60 kilos de dynamite. L'enquête bat son plein tandis que le redoutable criminel s'amuse à placer ses explosifs où bon lui semble...

Massimo Dallamano (What have they done to our daughters) livre ici un film inégal, où les scènes individuelles remportent sur l'entièreté de l'oeuvre. Plusieurs moments sont très entraînants : les multiples poursuites en moto, cette Mustang sacrifiée dès le début, et maintes cascades bien exécutées. Nous avons même droit à un homme qui explose pendant qu'il s'installe pour uriner sur un arbre -- anthologique, me diriez-vous! Tout ça amuse bien, mais le scénario du film est d'une faiblesse accablante, multipliant les longueurs, et ne semblant jamais avoir un but précis. La technique n'a rien d'extraordinaire, mis à part la sublime trame sonore de Stelvio Cipriani (The Night child) qui est l'essence du mot " cool " : basse pompeuse et guitare simpliste à ravir. En somme, assez de bons moments pour vous garder éveillez... Loin d'être un classique, mais loin d'être complètement nul. À notez : le jeune Guido (Antonio Marsina) est un habitué du genre policier spaghetti, ayant collaboré a maintes reprises avec le grand Enzo G. Castellari. Humanoidzombie

WHAT HAVE YOU DONE TO SOLANGE aka COSA AVETE FATTO A SOLANGE aka What have they done to Solange? aka Who killed Solange? aka Who’s next? aka Terror in the woods aka The school that couldn’t scream - Massimo Dallamano, avec Fabio Testi, Joachim Fuchsberger, Karin Baal, Günther Stoll, Claudia Butenuth, Cristina Galbó, Rainer Penkert, Camille Keaton, Pilar Castel, Giovanna Di Bernardo, Maria Monti, Emilia Wolkowicz, Joe D'Amato, 1972 Italie/Allemagne de l’ouest .101min uncut

Enrico Rossini (Fabio Testi – The Big racket) est un professeur d’Italien dans une école pour filles. Mécontent de sa relation avec Herta (Karin Baal – Dead eyes of London), sa femme contraignante, Enrico vie un amour heureux avec une de ses jeunes étudiantes, une dénommée Elizabeth (Cristina Galbó – Let sleeping corpses lie). Lors d’une escapade en nature avec Enrico, Elizabeth croit voir une jeune fille se faire pourchasser et mutiler. Enrico ne la prend pas au sérieux, mais lorsque les médias annoncent le meurtre, il se précipite au lieu du crime pour en savoir plus. La jeune Hilda Erikson aurait été violemment tuée, un énorme couteau enfoncé dans son vagin – le zénith du symbole phallique! Aperçu sur les lieux, et n’ayant pas d’alibi valable, Enrico devient un suspect dans l’affaire... De plus, le tueur ne tarde pas à épier la jeune Elizabeth, qui en sait désormais trop.

Moins stylisé qu’Argento, mais beaucoup plus crédible – autant pour le scénario que pour les jeux d’acteurs – ce giallo intelligent se laisse regarder sans aucuns problèmes majeurs. Le rythme est considérablement lent, mais de façon égale, ce qui ajoute un certain aspect de réalité. Les multiples fausses pistes gardent le spectateur en haleine jusqu’à la toute fin, qui est complètement plausible (dans la logique du genre, bien sûr). Les performances sont acceptables, tout le monde semble jouer juste, sans tomber dans la grosse caricature. Le film n’est pas violent au sens du « gore », les atrocités sont sous-entendues par le biais du montage et des dialogues -- l’antithèse du giallo me diriez-vous... Mais ça marche parfaitement, ça « dérange ». La caméra de Joe D’amato (Beyond the Darkness) cadre expertement les jeunes filles aux poitrines fermes, tandis que la musique du maestro Morricone vient ajouter un peu de classe à toute cette perversité délectable. Vous pouvez d’ailleurs voir la jeune Camille Keaton dans le rôle de Solange, avant qu’elle ne se fasse pénétrer violemment par une bande d’idiots, quelque six ans plus tard dans I spit on your grave.  HumanoidZombie

Il est toujours agréable de découvrir un bon film italien de l'époque giallo. Première vision de ce titre tant entendu. On se demande pendant plus d'une heure qui est cette Solange et la découverte progressive du mystère est vraiment prenante. Fabio Testi a une gueule incroyable et même si on le sait innocent, on comprend que l'inspecteur de police le soupçonne tout le long ou presque ! Belle photo de Joe d'Amato, bonne musique avec la voix angélique d'Edda del Orso, toujours appréciée. Un film à découvrir. Mario Giguère

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