LES FILMS DE FANTASIA 2008

du 3 juillet au 21 juillet au Théâtre Hall Concordia

4BIA - Banjong Pisanthanakun, Youngyooth Thongkonthun, Parkpoom Wongpoom, Paween Purikitpanya, 2008, Thaïlande, 117m

4 Petites histoires d'horreur par 4 réalisateurs (dont ceux de SHUTTER et d'ALONE). 

Les sujets des 4 épisodes: Une jeune femme avec une jambe dans le plâtre se fait terroriser par les appels d'un inconnu sur son cellulaire; Une bande de voyous s'en prend à un incapable qui connaîtra un sort funeste; 4 jeunes font du camping; Une hôtesse de l'air se fait terrorisé par une mondaine.

Comme d'habitude les résultats sont inégaux. Le premier épisode est très bien, il est en huit clos, mais est victime d'une chute prévisible. Le 2e, après un début prometteur sombre dans le CGI douteux et inutile et l'animation image par image compliqué. Le 3e est mieux que ce dernier, il emploi plein de références à THE SIXTH SENSE, THE OTHERS et SHUTTER. Il a une bonne distribution d'acteurs qui cabotinent. Mais comporte encore une fois une chute prévisible. Et enfin le 4e est passablement réussi, mais n'est qu'un prétexte à infliger le spectateur de "scare" facile et prévisible. La comédienne dans le rôle de la princesse est bonne. Alors, voici une compilation qui vous plaira si vous n'êtes pas trop difficile. Pour de meilleurs frissons rapportez vous à SHUTTTER du même pays. Black Knight

A COLT IS MY PASSPORT aka Koruto wa ore no pasupoto avec Jo Shishido, Jerry Fujio, 1967, Japon, 84m 

Un tueur à gages et son coéquipier se réfugient dans un petit hôtel dans le port, en attendant de sortir du pays après avoir assassiné le patron d'un importante bande de yakuzas. Quand il devient apparent que leur commanditaire les a trahis, ils se savent recherchés et même la gentille fille de chambre ne peut les sauvegarder. Pour libérer celui qui s'est fait enlever, le tireur d'élite accepte de se rendre, sur le terrain et à l'heure de son choix en échange de la libération de son "frère yakuza".

Très influencé par le western, de la musique très Morriconienne époque Sergio Leone, au duel final dans un terrain désert qui n'est pas sans rappeler les meilleurs duels à armes non égales, le film produit par la Nikkatsu sent bon la nostalgie. Il va sans dire que les deux seuls personnages féminins, la vielle mémé propriétaire du petit établissement ou dorment le plus souvent des pêcheurs et la belle célibataire que tous les hommes voudraient dans leur lit, ne font pas le poids devant le machisme omniprésent et la testostérone qui coule à flot. On ose imaginer ce que l'ajout de la couleur et un plus gros budget aurait pu permettre à l'époque, car la réalisation est nerveuse et met bien en valeur les acteurs. Pas de sentimentalisme trop exacerbé sauf peut-être quand un yakuza gratte de la guitare pour se calmer.

Le curateur de la collection a présenté le film, qui fait partie d'une série qui fait le tour des festivals. Les droits viennent d'être achetés par la compagnie Criterion qui prévoit un sortie en 2009 pour ces petits bijoux invisibles ou presque depuis leur sortie en salle. Mario Giguère

ADRIFT IN TOKYO aka Tenten -Satoshi Miki avec Jô Odagiri, Tomokazu Miura, 2007, Japon, 101m 

Takamura est bien mal prit avec une dette de 800,000 yens et un recouvreur qui veut absolument l'argent rapidement. Heureusement il lui fait une offre à peine croyable: un million de yens et la dette effacée en contrepartie, Takamura va marcher avec lui jusqu'à une station de police. Parce que type a frappé sa femme qui en est morte, c'était pas le but, et qu'il veut se rendre à la police, mais pas avant d'avoir rencontré quelques personnes et revécu quelques souvenirs.

Chronique douce amère d'un étudiant un peu gaga qui va donc rencontrer des gens tout aussi singuliers. De la fausse épouse et sa nièce, au joueur de guitare électrique qui marche dans les rues de Tokyo, en passant par la montagne russe jamais visitée par Takamura, On nous montre un Tokyo de banlieue très tranquille et sans les gratte-ciels et les néons omniprésent que l'on connaît. Je garde en mémoire la nièce un peu folle qui met de la mayonnaise sur tout ce qu'elle mange ! Ce petit film se laisse agréablement regarder. Mario Giguère

ALL THE BOYS LOVE MANDY LANE - Jonathan Levine avec Amber Heard et Anson Mount, 2006, États Unis

Mandy Lane est une jeune étudiante. Elle est d'une allure timide et réservée et elle suscite la convoitise de tous ses camarades de classe. Après qu'un de ses amis meurt en faisant un plongeon dans le but de l'impressionnée, elle quitte avec quelques unes de ses copines, amis et prétendants dans un chalet afin de fêter la fin des classes. Dès lors, un tueur implacable apparaît pour les tuer tous. Est-ce le garagiste qui reste tout à coté et qui semble, lui aussi, attiré par Mandy Lane ?

Ce film est un slasher sérieux qui comporte un coté très humain. Nous sommes loin de Jason et cie. Les personnages sont bien développés et le résultat est satisfaisant avec une twist finale qui en impressionnera plus d'un. Peu de gore et de nudité, mais l'intérêt du film ne réside pas là. Le film est largement satisfaisant et à voir absolument. Black Knight

ALONE - Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2008, Thaïlande

Une femme voit des apparitions morbides de sa soeur siamoise décédée.

De la part des réalisateurs de SHUTTER, on pouvait s'attendre à beaucoup. Le film commence très bien avec l'évolution des soeurs siamoises et de la rencontre de PIM avec son futur mari. Tout cela est bien mais au fur et à mesure que le film progresse les résultats deviennent décevants.

Oui, il y a des scènes chocs accompagnés d'un son bas et qui devient fort pour amener le "jump", mais ceux-ci sont répétitifs, mal réalisés et deviennent redondant. Et surtout il y a un "twist in the end" qui est totalement invraisemblable d'un point de vue logique. Il reste une bonne ambiance et de solide comédiens. C'est un constat peu élevé en regard des attentes. Au final, un film un brin décevant mais qui peut quand même amusé, mais il y a ici rien de majeur. Malheureusement. Black Knight

AN EMPRESS AND THE WARRIORS aka Kwong saan mei yan - Siu-Tung Ching avec Donnie Yen, Kelly Chen, 2008, Hong Kong/Chine, 99m

Dans un pays ou la guerre est le pain quotidien des clans éternellement ennemis, la mort d'un chef et sa succession est problématique. Ayant choisit son meilleur guerrier (Donnie Yen), voilà que celui-ci affirme que la fille de l'empereur est désignée au détriment du seul héritier mâle qui n'accepte pas facilement cette succession. Quand on sait qu'il a aidé l'empereur à mourir, on imagine le trouble qui s'en vient. La jeune femme doit donc subir un entraînement militaire intensif, mais voilà qu'elle est prise en embuscade et qu'elle est empoisonnée. Soignée par un ex-guerrier qui veut vivre en paix, elle en tombe amoureuse et va finalement renoncer ai trône, non sans conséquences fatales.

Admettons rapidement que le film, ses décors et costumes sont splendides et raffinés, tout en soulignant le travail toujours remarquable de Donnie Yen. Malheureusement le scénario est très prévisible et les moments de romance très sirupeux. Il est toujours difficile de combiner la romance à l'eau de rose avec les combats épiques, on risque de perdre les amateurs de romance ou les fans de drame de guerre, ou pire, les deux. Je suis content de l'avoir vu, je souligne encore la beauté des images, mais le scénario n'a pas le souffle épique pour en faire un film inoubliable. Mario Giguère

BAD BIOLOGY - Frank Henenlotter avec Charlee Danielson, Anthony Sneed, Krista Ayne, Jelena Jensen et James Glickenhaus, 2008, États Unis

Jennifer possède 7 clitoris. De ce fait, elle a bien du mal à satisfaire sa sexualité et à garder ses amants. À chaque fois qu'elle a une relation sexuelle elle tue ses amants par épuisement ou par accident et donne naissance à des bébés mutants qu'elle laissent dans les déchets. Cette photographe de mode fait la rencontre d'un copain, qui lui, possède un pénis astronomique qui possède sa vie propre. Afin de satisfaire son membre, il est cantonné à visionner du porn en permanence et à satisfaire les besoins de sa bête avec un instrument mécanique de son invention qui le sert à se masturber puisque son sexe laisse les femmes dans un état déplorable. Est-ce que les 2 sont finalement compatible ?

Frank Henenlotter nous revient après 16 ans d'absence. Ses anciens projets avaient tous été refusés parce qu'ils ne collaient pas dans les normes du cinéma commercial courant. Pour ce film-ci, il a eu la chance de trouver un excellent producteur, R.A. "The Rugged Man" Thorburn, et le résultat est probant et offre un look et une atmosphère identique à ses autres films. Espérons que Frank garde se producteur longtemps. Le film offre des acteurs convaincants, une douce folie, de la comédie, une tonne de nudité et de l'animation image par image (propre à ses anciens films) et un brin de cgi qu'on lui pardonne volontiers. Le film offre aussi un coté réfléchie, puisque son film traite aussi de la solitude des personnes dans un monde ou le sexe est un produit. Il s'agit d'un retour réussi pour Henenlotter et vivement son prochain film. Dans sa filmographie, je préfère BRAIN DAMAGE, qui est pour moi plus abouti et qui traite de dépendance, mais celui-ci est une pièce remarquable de sa filmo. Black Knight

BE A MAN - SAMURAI SCHOOL aka Sakigake!! Otokojuku-Tak Sakaguchi, 2008, Japon, 110m, version originale, sous-titres anglais

Forcé par sa mère à s'enrôler dans une école de samuraï, question d'honneur familial, un petit japonais peureux avec des allures d'Elvis nippon se retrouve dans une institution qui est stricte, difficile, violente et parfois cruelle. Lorsqu'un ancien élève apparaît pour réclamer un triple combat permettant de s'emparer de l'institution ancestrale, tous devront affronter des ennemis redoutables et repousser les limites de l'humain.

Adapté d'un manga qui semble assez fou, on entre dans un univers polarisé o;ù les personnages caricaturaux ont des réactions débiles, une force surhumaine, des habiletés insoupçonnées sans oublier des coeurs sensibles ! L'acteur réalisateur, vu dans le VERSUS de Kitamnura, y va de quelques morceaux de bravoure, spécialement au niveau de la torture loufoque comme guise de punition si on ne connaît pas ses tables d'addition. Un narrateur nous décrit les supplices tel que cités dans des encyclopédies qui semblent hilarantes. Bref, malgré quelques longueurs, surtout en fin de métrage, on ne s'ennuie pas et on a quelques scènes d'anthologie avec des personnages auxquels on s'attache rapidement. Mario Giguère

La BÊTE DU LAC - Nicolas Renaud, 2007, Québec, 64m 

Nicolas réalise un documentaire sur le monstre du lac Pohénégamouk tout en subtilité. Avec essentiellement plusieurs témoignages, quelques recherches sur l'historique des apparitions et une vidéo surprenante qu'il met en contexte rapidement. Le réalisateur affirment avoir voulu faire un film sur la perception des faits et il est évident que si, après les entrevues nombreuses de gens qui ont vu quelque chose, il ne nie pas qu'il y aie quelque chose, un phénomène tangible dans le lac, il n'essaie en aucun moment de nous faire véritablement croire à la thèse du monstre marin. Parmi les entrevues les plus extravagante, un homme âgé qui affirme avoir empoigné l'esturgeon géant pour traverser le lac ou cette femme qui parle d'écailles visible et de tête pointue. La plupart des autre personnes contactée sont certains d'avoir vu la bête, mais très rapidement et ne peuvent décrire en détail la physionomie de la bête. L'entretien avec un autochtone qui parle des récits de ses ancêtre est aussi fascinante.

Un documentaire raffiné sur un sujet qui aurait pu facilement être sensationnalisme en d'autres mains.  Mario Giguère

www.geocities.com/monstreponik

CHANBARA BEAUTY aka OneChanbara: The Movie -Yohei Fukuda avec Takafumi Ôhashi, Hideo Tsujihata, Ai Hazuki, Shunsuke Yamada et Sari Kuranchi. 2008, Japon, 80m

Dans une terre infestée de zombies, une jeune femme vêtue en cowboy et un nain obèse vont à la rencontre d'un savant fou. Ce dernier avait concocté une recette pour ressusciter les morts afin de dominer le monde.

CHAMBARA BEAUTY est l'adaptation d'un populaire jeu vidéo du nom de Onechambara. Il y a donc une enfilade d'effets "jeux vidéos" et de cgi. Pour ceux qui n'aiment pas les adaptations de jeux vidéo, donc moi, le film leur plaira moins et c'est dommage puisque la prémisse du film n'était pas sans intérêts au niveau du scénario fou et des scènes de combats spectaculaire qui s'y trouve. Si le film avait été fait dans un mode plus classique, j'aurais vraiment mieux embarqué. Il y a un combat avec une fille qui manipule une boule munie d'une chaîne d'acier qui est toujours plaisant à regarder et qui rappelle KILL BILL. À voir uniquement si vous êtes capable comme moi de passer par dessus ces quelques réserves. Black Knight

DARK FLOORS - Pete Riski avec le groupe Lordi, Skye Bennett, Dominique McElligott, 2008, Finlande

Une jeune fille autiste et son père qui veut la sortir de l'hôpital sont dans un ascenseur avec une infirmière, un gardien de sécurité, un vieil homme et un homme d'affaire. Lorsque l'ascenseur bloque et que finalement les portes s'ouvrent, tout ce beau monde est dans une autre dimension, tout est sale, il y a plein de morts et des démons qui essaient de leur faire peur.

Lordi est ce groupe heavy metal qui a remporté le concours Eurovision en 2007. Succès qui leur a permit de tourner ce film qui ressemble comme deux gouttes d'eau à un SILENT HILL des pauvres. J'ai rit plus souvent qu'autrement, et je n'étais pas le seul, devant une enfilade de clichés de films d'horreur que le moindre scénariste compétent aurait retravaillé. Beaucoup d'argent, pas d'idées. En plus le look des démons, comprenant le démon en veste de cuir, n'est pas vraiment original, au départ. L'abondance d'effets numériques ne peut cacher l'absence de talent. Le réalisateur, qui a surtout fait les clips du groupe auparavant, n'arrive pas à tirer grand chose de tout cela. En plus les acteurs ne font pas vraiment le poids en commençant par la jeune fille, pas très bien dirigée. Risible ou triste, c'est selon le spectateur. Mario Giguère

The DETECTIVE aka C+ jing taam- Oxide Pang Chun avec Aaron Kwok, 2007, 109m, Hong Kong
Un homme arrive chez le détective privé Tam et affirme être poursuivit par une femme qui en veut à sa vie. Il accepte le bon montant d'argent qui lui est offert et s'embarque dans une enquête où les morts s'accumulent à une vitesse effarante. Il a de l'aide de son ami d'enfance, un policier conciliant, mais il se rend compte que sa vie est menacée. Tan est détective car il n'avait pas une vision assez bonne pour passer les examens de la police et il photographie tous les lieux et les victimes qu'il rencontre. Comme il est toujours le premier sur les lieux des drames, il est le suspect numéro un !

Une autre intrigue très complexe, comme les frères Pang nous en livrent souvent. Si on ne nous expliquait pas tout en détail à la fin, on en serait quitte pour comprendre une partie minime de l'intrigue qui se révèle toute autre. Entre les moments de vie dans un décor de misère et des séquences spectaculaires comme la mort d'un éléphant suite à une poursuite automobile, le mystère de la disparition des parents de Tam , trente ans auparavant, sera aussi partie prenante de l'aboutissement final. On en dira pas plus, mais j'ai toujours l'impression que l'on cherche délibérément à nous impressionner coûte que coûte, mais ici, et ce n'est pas toujours le cas quand les deux frangins sont réunis, j'ai bien aimé.Mario Giguère

The DIRT - Claudio Simonetti Avec Coralina Cataldi-Tassoni, Robert Madison, Urbano Lione et Beatrice Arnera Gavarotti. Effets Spéciaux: Sergio Stivaletti, 2008, Italie, 14m

Une photographe récemment mariée et qui cache de lourds secrets est envoûtée et fascinée par une plante étrange.

The Dirt est le premier Short film de Claudio Simonetti. Ce dernier est connu comme étant le claviériste du groupe Goblin et Demonia. Ayant déjà réalisé certains concerts filmés et une biographie sur sa carrière, il ne s'agit pas de son premier travail derrière la caméra. The Dirt est un "petit" short film bénéficiant de peu de moyen financier mais conçu par des artistes passionnés et talentueux de l'univers Argento et plaira assurément aux fans de cet univers.

Il ne s'agit pas du meilleur short film de la dernière année, loin de là, mais comporte de beaux restes. En particulier, l'interprétation est convaincante et une certaine création de Sergio Stivaletti à la fin du film est impressionnante. Une autre l'est moins. La réalisation de Claudio Simonetti est ordinaire mais comporte plusieurs idées intéressantes et explore plusieurs thème. Sa musique est dans le ton de qu'est-ce qu'il fait d'habitude (disco, électronica) mais dans un mode trop minimaliste. Très loin de sa musique orchestrale de LA TERZA MADRE. Pour conclure, j'ai trouvé le short très agréable à regarder, mais sachez que c'est quand même assez "ordinaire". Black Knight

DISCIPLES OF THE 36TH CHAMBER aka Pi li shi jie aka Master Killer III - Chia-Liang Liu  Avec Gordon Liu, Hou Hsiao, Lily Li, Jason Pai Piao et Chia-Liang Liu, 1986,Hong Kong
 
Fong Sai-Yuk est un jeune rebelle qui a énormément de difficulté à se soumettre à l'autorité de ses parents et de son professeur. Tellement qu'il doit être attaché pour pouvoir étudier. Expert en Arts Martiaux, il se retrouve vite dans un certain pétrin lorsqu'il gâche la venue d'un homme politique important. Il est alors recherché par le régime corrompu. Il décide donc de se réfugier, accompagné de ses 2 frères, au temple Shaolin. Les moines du temple et en particulier San-te parviendront-ils à venir à bout de son comportement désinvolte et est-ce que les autorités brûleront-ils Shaolin pour l'avoir accueilli dans leur 36e chambre ?

Dans ce troisième film de la série "36th Chamber", Gordon Liu possède moins de temps écran. En effet, l'accent est mis sur le jeune héros rebelle et d'avantage sur l'humour. Les décors en studio et le Kung-fu qui y figure font encore mouche pour ce film qui est l'un des derniers produit par ce magnifique studio. le casting regorge encore une fois de vedette "maison" et la réalisation est encore effectué de main de maître par l'incroyable réalisateur Chia-Liang Liu. Les combats qui y sont effectué sont encore fait à l'ancienne et cela sans truquages et le résultat est impressionnant. La scène finale est vraiment grandiose en ce qui à trait au "combat de groupe". Cette scène doit certainement avoir recours à environ 60 personnes qui se battent en même temps sur 2 étages et avec de très long plans. Cette scène et le style de l'époque écrase littéralement ce qui se fait maintenant avec des coupes aux 2 secondes. J'ai bien aimé le film, mais pour moi, le meilleur film de cette série demeure The 36th Chamber Of Shaolin qui est sans l'ombre d'un doute l'un des meilleurs films d'art martiaux de tous les temps. Black Knight

The ECHO - Yam Laranas avec Jesse Bradford, Amelia Warner, 2008 États Unis, 89m

Bobby sort de prison mais il doit se rapporter régulièrement aux autorités. Il restera dans l'appartement de sa mère décédée pendant son incarcération. Du peu qu'il en sait sa mère avait des problèmes évidents, au vu de l'état dans lequel il découvre l'appartement. Il refuse de croire qu'elle ait pu devenir schizophrénique, préférant croire que les bruits étranges qui se font entendre dans les pièces l'on perturbée. Sans parler du voisin, un policier qui bat sa femme et leur petite fille qui a l'air affectée par la violence domestique. Il réussit néanmoins à se trouver un emploi et à revoir la copine d'autrefois, mais tout est en péril quand il commence lui aussi à devenir un peu cinglé dans cet appartement anormal.

Je n'avait aucune idée qu'il s'agissait du remake du film original, par son réalisateur. Le long métrage est par son scénario un récit très classique de fantôme qui respecte toutes les règles du genre. C'est dans l'exécution que Laramas démontre une maîtrise enviable, une efficacité somme toute rare. Bref, au début on se pose des questions, on est dérangé et lorsqu'on comprend ce qui se passe, on a droit à de bons moments d'angoisse à foutre les jetons. Le travail sonore, la photographie et le choix des acteurs est impeccable. Un réalisateur à surveiller. Mario Giguère

HOME MOVIE - Sergio Brauer avec Adrian Pasdar, Cady McClain, Austin et Amber Joy Williams. 2008, États Unis, 80m

Une psychiatre achète une caméra vidéo pour son travail. Elle hésite donc pas à l'utiliser pour produire des vidéos de famille. Au menu: Repas de Noël, Thanksgiving, jeux dans la cours, etc. Au gré des vidéos le comportement des enfants est de plus un plus inquiétant (dessins sanglants, mort d'animaux, attaques physiques contre les parents). Ils sont dédiés au mal. Jusqu'a ou leur comportement ira t'il ?

Dans la foulée des [REC], DIARY OF THE DEAD, CLOVERFIELD, etc. Ce film suit la même mode du "reportage filmé". Il y a ceux qui aiment et ceux qui détestent. J'appartiens à la 2e catégorie. J'en ai déjà assez vu et je préfère l'original: Cannibal Holocaust. Mais il me faut admettre que ce film, présenté en première mondiale au Festival Fantasia 2008, contient de larges qualités. L'interprétation est solide, la photographie est impressionnante et le son est complexe à souhait (merci à Skywalker Sound). Le film contient une belle montée dans l'horreur et renvoie aux années 70, alors que la famille recevait une raclée (par exemple: Deadly Blessing et The Hills Have Eyes). Et pour cette raison le film est fort. Black Knight

HUNTING GROUNDS - Eric Bilodeau avec Patrice Leblanc, Patrick Baby, Marie-Eve Lemire, Luc Rivard, Québec, 2008, 92m

Vision du futur. Dans un Québec ou les populations sont confinées dans des villes fermées, des amateurs de chasse commencent à s'ennuyer dans leur chasses virtuelles. Trois hommes et deux femmes vont braver les interdits et rejoindre un chalet déserté depuis trop d'années. Le guide de chasse n'est pas reposant, le jeune fils de militaire qui a facilité leur fuite a subtilisé des gadgets militaires, le champion de la chasse virtuelle est en fait une femme qui a rapidement de la difficulté avec les contacts en chair et en os, bref, c'est pas parti pour une fin de semaine de rêve. Pour couronner le tout, on est prêt d'une base militaire ou l'on expérimente un produit qui permet de guérir et de refermer les plaies. On voit venir le coup car évidemment la base est construite sur un cimetière et il y aura déversement liquide. Les morts se réveillent, les militaires en ont plein les bras et nos chasseurs en herbe vont avoir plus de gibier que prévu.

Il se fait énormément de films de zombie chez les indépendants. Sortent du lot ceux qui trouvent une approche différente et qui offrent une réalisation de qualité. C'est donc un film de science fiction avec des zombies et non le pur film de zombie qu'Éric Bilodeau nous offre. Spécialiste d'effets spéciaux, on aura droit à des scènes magnifiques, comme l'arrivée du train à Québec, impeccable, et à des gadgets superbement réalisés, comme ce générateur d'hologrammes. Le tournage est principalement en anglais et les acteurs ont diverses facilités avec la langue de Shakespeare, mais comme on est situé au Québec, ça passe bien. La plupart des acteurs sont naturels, et bien typés, le personnage principal a une gueule qui rappelle Jean-Marc Barr, son combat très "western spaghetti" avec le guide est un peu court mais jouissif. D'ailleurs c'est vers la fin que le film semble un peu rapide, mais a son lot de scènes mémorables. On ne vous raconte pas tout, mais le fils à papa et son armure sont vraiment drôles par moments.

Il y a beaucoup de talents au Québec, Éric Bilodeau avec son équipe sont à surveiller de près ! Mario Giguère

JACK BROOKS: MONSTER SLAYER - Jon Knautz Avec Robert Englund et Trevor Matthews, 2007, Canada, 85m 

Jack Brooks, enfant, voit ses parents se faire tuer par une créature des bois. Rendu à l'âge adulte, il exerce le métier de plombier et il a un comportement antisocial. Il se culpabilise pour ne pas avoir aidé ses parents. Lorsque son professeur (Robert Englund) est victime d'une malédiction et se transforme en une créature qui terrorise ses étudiants en les transformant en créatures cannibales à la DEMONI 2 avec ses larges tentacules, Jacks décide de chasser et de détruire les monstres pour résoudre ses problèmes du passé.

Voici une première réalisation tout à fait compétente et qui a tout du style des années 80. Ressemblant aux films de Peter Jackson et en particulier DEMONI 2, le film ne comporte pas d'effets CGI. Certains truquages ressemblent alors un peu trop à du muppets show, mais ce n'est pas si grave puisque nous avons droit à de vrais effets. Robert Englund avec quelques cabotinages offre une bonne prestation et est vraiment mémorable. De plus, il a semblé avoir eu beaucoup de plaisir à avoir fait le film. Il s'agissait d'un très bon choix de la part de Fantasia 2008 d'avoir présenté le film avant LA TERZA MADRE. Ce jeune réalisateur est assurément à surveiller s'il continue dans cette vaine. En conclusion, il s'agit d'un divertissement amusant et agréable, sans nudité et qui comporte de bons effets de créature à la John Carl Buechler. Il s'agit peut être du premier film d'une série. Black Knight

La ANTENNA aka THE AERIAL aka Telepolis - Estaban Sapir, 2007, Argentine 

Dans un monde rétro-futuriste qui n'est pas sans rappeler le METROPOLIS de Fritz Lang, se trouve " La Ville sans voix ". Une ville où chaque individu s'est vu voler sa voix par le propriétaire de la chaîne de télévision locale dans le but rendre le peuple plus vulnérable et conditionné à ses propres désirs. Mais si parole il n'y a plus, les mots restent et permettent encore à de pouvoir communiquer avec autrui. Seule la manière de faire change. Seulement voila, Mr. TV trouve que le peuple est un peu trop heureux et ne se fait pas assez lobotomiser par ses émissions de variété pourries. Il décide donc de mettre en place un odieux stratagème afin de voler les mots au peuple. Pour ce faire, il possède une arme secrète : une femme sans visage au corps de déesse qui se trouve être la dernière personne à posséder une voix. Un père de famille fraîchement licencié de la chaîne de télévision va alors, avec l'aide de ses proches, mettre des bâtons dans les roues du magna de la non-communication.
LA ANTENNA est un vibrant hommage tragi-comique à l'époque du muet. Esthétiquement, le film rappelle donc METROPOLIS (un plan de la femme sans visage fait écho à la version robotisée de Maria au moment de son éveil), n'hésite pas à faire un clin d'œil facile à Georges Méliès (la Lune et son faciès rieur) et sans doute que de nombreuses autres références pullulent tout au long du récit. On ne peut s'empêcher de faire le parallèle du travail d' Esteban Sapir avec celui de Guy Maddin, en particulier sur THE SADDEST MUSIC IN THE WORLD et surtout son court THE HEART OF THE WORLD, tant les esthétiques s'avèrent similaires. La différence se situe sans doute en ce que Sapir intègre l'absence de parole comme élément scénaristique à part entière de son récit ainsi que dans le ton ici beaucoup plus léger que chez Maddin. LA ANTENNA est un film attachant, truffé d'idées cocasses et au charme rétro extrêmement soigné, qui amène une réflexion sur le pouvoir du média télévisuel, sur la communication en particulier et les relations humaines en général. Bien que très manichéen, il est difficile de ne pas tomber sous le charme.

Site www.laantena.ladoblea.com  Kerozene

L: CHANGE THE WORLD aka DEATH NOTE 3 - Hideo Nakata avec Ken'ichi Matsuyama, 2008, Japon, 129m

Tout est écrit sur l'affiche, ce troisième opus de la saga DEATH NOTE se propose de raconter les 23 derniers jours du personnage L. Tout en réglant les dernières ficelles qui lui permettront de mettre à jour Kira, L est aux prises avec une sombre affaire de bioterrorisme. Il se retrouve donc avec deux enfants, un petit garçon envoyé par un agent qui est le seul rescapé d'une attaque d'un nouveau virus. Ce virus, on se l'arrache, mais évidemment pour s'en servir il faut avoir l'antidote. C'est donc la jeune fille de douze ans du seul scientifique à avoir créé un antidote efficace qui se retrouve aussi avec L. S'occupant des deux enfants, réglant beaucoup d'autres affaires avant de mourir, L va s'ouvrir, un tant soit peu, au contact des enfants tout en étant poursuivit par une bande de criminels qui veulent créer une hécatombe mondiale pour réduire le nombre d'humains sur terre et ainsi améliorer l'écosystème terrestre. Mazette.

Hideo Nakata c'est quand même le succès international RING. L'idée de raconter une autre enquête pendant les derniers jours de celle sur Kira est déjà un choix discutable. Essayer d'humaniser le personnage de L avec ces deux enfants, malgré le lien tenu qui se fera à la fin avec la saga originale, ça ne marche pas très bien. Transformer L en héros de film d'action à la Bruce Willis, ça tiens du contrât impossible. Pire encore, on oublie carrément les facultés de déduction du génial bonhomme, cela faisait quand même une heure que le spectateur avait deviné ou était cachée la formule secrète de l'antidote, un comble. L n'arrive carrément plus à prévoir aucun des mouvements de ses adversaires, dont les plans n'ont aussi rien de bien nouveau.

En 1974, l'épisode INVASION OF THE DINOSAURS de la série DOCTOR WHO mettait en vedette des environnementalistes qui font débarquer des dinosaures sur Londres pour amener un nouvel âge d'or sans pollution en faisant fuir les humains.

Toute cette intrigue semble rapidement construite, non planifiée, par les scénaristes comme les terroristes. Bref, ca ne tiens pas tellement debout et on ne reconnait pas notre détective au pourcentage de déduction minutieux. Est-ce qu'en faisant abstraction de tout cela on a un film intéressant, malgré tout ? Limite, mais surtout on est pas vraiment en présence d'un scénario réfléchit, ce qui déçoit énormément. La réalisation n'arrive pas plus à sauver la mise, malheureusement. Dire qu'il y avait assez de matériel dans le manga pour prévoir une véritable trilogie, voilà le vrai drame. Mario Giguère

Programme double LEATHER AND FLESH - documentaires

Ma dernière visite au festival remonte à 2005 pour GODZILLA: FINAL WARS, un fameux soir où j'ai pratiquement étouffé un petit gars qui ne comprenait rien et n'arrêtait pas de parler et de poser des questions d'une voix geignarde à son père désintéressé.

Ah oui, le plaisir d'aller à FanTasia... et d'attendre en ligne à l'infini, comme cela me manquait, hum... Au moins cette fois-ci, j'ai eu le plaisir de voir la top-modèle fétiche locale Bianca Beauchamp passer à 10 pieds de moi car elle et son mari introduisait les deux documentaires du réalisateur néo-zélandais David Blyth prévus pour cette projection. Ce dernier était également là, avec une compagne qui donnait l'allure d'un travesti " silhouette carrée " (ou " butch ", si vous préférez). Blyth semble un bien sympathique personnage et s'est fait un plaisir de répondre à quelques questions, pendant que le projectionniste avait toutes les misères du monde à démarrer le visionnement (au point où même l'affable Mitch Davis commençait à avoir son voyage!).

Premier des documentaires en question, TRANSFIGURED NIGHTS, propose des témoignages de personnages qui s'adonnent à des " performances " fétiches sur webcam. Toujours masqués, ils nous confient à quel point ces spectacles leur donne un effet libérateur. On se couvre de plusieurs couches de latex, on se vêt comme une petite fille manga en s'adonnant à d'intenses auto-strangulations, on se travesti, on se s'habille comme une musulmane masquée... tout y est. Un peu répétitif, mais une intéressante porte ouverte sur un phénomène du web dont personne ne s'était encore vraiment attardé. Un petit 48 minutes quand même assez creepy.

Le second doc, BOUND FOR PLEASURE de 2002, nous propose quelques rencontres avec des dominatrices professionnelles de Nouvelle-Zélande. Rien de neuf ici, mais on apprécie la sincérité des témoignages de ces femmes d'affaires, toutes dans la cinquantaine et plus, qui nous dressent le portrait classique du client moyen : le fameux chef de compagnie qui se fait tordre le zizi de temps en temps pour oublier la pression du quotidien. Une des invitées (que j'estime avoir au moins 70 ans) pratique maintenant avec son propre fils, lequel affiche la plus impressionnante " coupe Longueuil " que j'ai vue depuis longtemps. Avec une pointe d'humour, on constate par la suite que la scène BDSM locale est pratiquement identique à la nôtre.

Évidemment que j'ai vu le fameux Daniel, mascotte du festival depuis 12 ans, avec son short vert et ses sandales de péquiste brunes. Il a grisonné, le coquin, mais garde toujours la même fougue et verve qui le caractérise. Je crois encore que sa plus haute distinction a été de performer avec un déguisement du Toxic Avenger (moppe incluse) il y a je ne sais plus combien d'années.

On nous a invités aussi au party FetichAsia sur la rue Bishop par la suite, mais fudge je n'avais pas mon costume approprié avec moi! Blundering Man

LET THE RIGHT ONE IN aka Låt Den Rätte Komma In - Tomas Alfredson, Suede. 2008

En Suède, lors d'un long hiver, un jeune garçon de 12 ans, isolé, et qui souffre d'être le souffre douleur de 3 de ses camarades de classe, fait la rencontre d'une jeune fille de 12 ans, belle et mystérieuse. Pendant ce temps, un tueur sadique assomme les passants pendant la nuit dans un parc pour les pendre par les pieds pour ensuite leur couper la gorge afin de recueillir leur sang. Cette belle petite fille de 12 ans est-elle si innocente que ça ou s'agit t'il d'une vampire ? Et cet enfant est-il en danger ?

Ce film avait une très haute réputation: Celui d'être le meilleur film de vampire des 10 dernières années. Et force de constater qu'ils ont raison. La mise en scène est sobre, tout un nuance et tout est mis sur le climat et sur la performance et la douceur des personnages. Tout est tellement parfait dans l'ambiance que les quelques effets chocs viennent perturber le climat du film. Malgré ce défaut des plus mineurs et une fin que j'aurais aimé plus sombre, le film est une très grande réussite. Le talent d'acteur du jeune comédien est indéniable et celui du réalisateur aussi. La musique est à point et la direction photo est impeccable. Il s'agissait peut être du meilleur film à avoir été présenté à Fantasia en 2008. Black Knight

MACHINE GIRL aka Kataude mashin gâru - Noboru Iguchi Avec Asami, Honoka et Yûya Ishikawa, 2008, Japon
 

Ami Hyuga (Asami) dont les parents s'étaient donné la mort en raison qu'ils étaient accusé de meurtre, vit paisiblement avec son frère. Un jour ce dernier est attaqué avec un ami par le fils d'un yakusa boss et sa bande pendant qu'Ami est victime d'une tentative de viol. Son frère est alors tué (jeté de plusieurs étages) et Ami tentera de savoir pourquoi son frère est mort, elle refuse de croire à un suicide. Alors qu'elle fait enquête, elle fait la rencontre fortuite de la famille du fils du Yakusa et perdra son bras dans une affreuse torture. Ami, avec l'aide de la famille du copain de son frère, s'armera d'un bras machine gun pour assouvir sa vengeance.

Machine Girl suit les principes et la trame du "revenge movie japonais". Le tout forme un excellent spectacle en gore, délire et imagination. Il y a de tout: guillotine volante, ninjas, combat au sabre, bras cuit dans une casserole, décapitation, jambe armée d'une tronçonneuse, etc. Le délire est grand et j'ai beaucoup apprécié. Black Knight

The MIDNIGHT MEAT TRAIN - Ryuhei Kitamura, 2008, États Unis

Un photographe qui choisi ses sujets dans le métro, photographie par accident une victime et son tueur. Lors des jours suivants, il pousse son enquête afin de savoir qui est le tueur, où il vit, où est son travail, etc. De ce fait, il amène la curiosité du tueur après lui et sa copine. Refusant d'aller voir la police, risque t'il de subir un sort funeste ?

Voilà un film qui pousse jusqu'au fond de ses idées et qui démontre aucuns compromis. Ce n'est pas surprenant de la part de Ryuhei Kitamura (VERSUS, AZUMI), mais ça l'était moins de la part de LIONSGATE. Et les problèmes de distributions que le film connaît va dans ce sens. Ceci étant dit, après une scène choc, l'accent est mis sur le jeu du chat et de la souris entre le photographe et celui qu'il piste, soit Vinnie Jones dans un rôle Monolithique. Le tout est très bien amené et est très convainquant. Le film possède une belle photo presque d'un monochrome argenté et comporte de belles scènes gore. Clive Barker a beaucoup aimé cette adaptation de son roman. De plus, il y a de petits rôles de Ted Raimi et Brooks Shields. Ce film est le meilleur du type slasher que j'ai vu lors des dernières années. Black Knight

Bon, ben vu à Gérardmer, et mes craintes étaient fondées: ce n'est pas génial génial. Si il y a quelques bonnes idées de mise en scène et des mouvements de caméra complètement frimes et gratuits mais pas désagréables, il n'empêche que le film est semblable à un gros vide sidérale. Le scénar est terriblement bâclé, les personnages sont pour la plupart effroyablement écrits (le rôle de la copine du photographe n'est pas un cadeau - dommage pour l'actrice qui ne mérite pas ça) et par conséquent on se fout complètement de leur sort, il y a plein d'effets gores en CGI (beurk) et l'hémoglobine a un look de sirop tout poche. Quant au final, il risque d'en laisser plus d'un sur sa fin. Dommage, il y avait du potentiel, mais plutôt que de miser sur l'ambiance et le mystère, Kitamura fonce tête baissée dans le gore crétin et inoffensif et néglige l'atmosphère. Du coup, son film ne ressemble à ni plus ni moins qu'à n'importe quel produit gore de base à destination des DTV.

Malgré le fait que le film soit adapté d'une nouvelle, et donc d'un texte court qui demande à être étoffé en vue d'une adaptation cinématographique, celle-ci renferme pourtant bien plus de richesse que sa version filmique. Kerozene

MOTHER OF TEARS  aka La TERZA MADRE - Dario Argento avec Asia Argento, Cristian Solimeno, Moran Atias, 2007, Italie/États Unis, 98m

Sarah Mandy (Asia Argento) a le malheur d'ouvrir avec sa collaboratrice une urne datant du 13ème siècle. Partie chercher un dictionnaire ancien, elle revient pour voir trois êtres difformes dévorer sa consoeur. L'urne était destinée à son conjoint, Michael, directeur du musée où ils travaillent. Michael est soucieux et va se renseigner chez le prêtre qui a déterré l'urne, découverte sous un cercueil. Mais les ennuis s'accumulent, les morts aussi, le fils de Michael est kidnappé et une folie meurtrière s'empare de Rome alors que Sarah court à la recherche d'une explication qui remonte à il y a des siècles, découvrant les pouvoirs que sa mère lui a légués.

Sur un rythme au tempo hypnotisant, on assiste à un nouveau cauchemar particulièrement féroce et mortel, furieusement gore, retrouvant les actes pénibles dans leur conception, la coupure des tendons du pied, les yeux percés, les corps enflammées, l'empalement complet, Argento a retrouvé avec ses deux épisodes de la série MASTERS OF HORROR un appétit pour le sang qui foudroie constamment. Débutant avec une atmosphère proche du prologue de L'EXORCISTE, le scénario s'articule autour de la découverte par Sarah du monde de la sorcellerie, qui lui est en apparence étranger. C'est sans compter les initiations rapides des gens qu'elle va croiser, et croiser Sarah est pratiquement un gage de mort horrible, qui vont l'ouvrir au monde invisible, la magie noire et blanche, en débutant par un concept vieux comme les manuscrits de sorcier, la possibilité de se rendre invisible.

Connaître un tant soit peu le monde de l'ésotérisme aide énormément à appréhender le film. C'est par le billet de l'EXORCISTE de William Friebkin que je me suis intéressé, il y a des années, à l'histoire de la sorcellerie et de la démonologie à travers les siècles. Cette simple scène où Sarah devient invisible aux sorcières et aux policiers qui la poursuivent fera sourciller plus d'un spectateur, mais elle relève de la mythologie entourant la sorcellerie à travers les âges. Le seul aspect qui peut à priori déranger dans ce voyage initiatique est l'apparition de l'esprit de sa mère (Daria Nicolodi) aux apparences d'un ange, vision trop judéo- chrétienne qui jure dans le délire morbide constant (on se demande si le mince budget, au vu de l'ampleur du tournage, y est pour quelquechose).

La photographie se promène des scènes aux éclairages baroques rappelant SUSPIRIA pour devenir très sombre dès que l'on pénètre dans la maison de la Mère des Larmes, une autre maison délirante, en ruines cette fois-ci. La descente dans les sous-sols de la demeure maudite n'en sera que plus effrayante et rappellera autant SUPIRIA que la finale de PHENOMENA. PHENOMENA aussi pour le singe, animal familier des sorcières qui prend ici des allures de démon. On est loin des démons de DEMONI, ici ce sont des hommes et des femmes en chair qui tuent et arrachent leurs prochains. Car Rome est devenue le nexus où les sorcières du monde accourent comme des mouches vers le miel, et la sorcière japonaise, clin d'oeil au cinéma nippon ou Argento est apprécié ?, est particulièrement sadique. Remarquez que ceux qui vont aider Sarah sont aussi brutaux, comme ce vieil homme qui va la paralyser pour vérifier ses intention avant de lui dévoiler ses connaissances.

Fulgurante descente aux enfers, donc, sans répit véritable. On note cependant avec plaisir que les couples, Sarah et Michael, les deux lesbiennes, vivent leur sexualité, loin des répressions longtemps notées depuis OPERA. Car la nudité est partie prenante dans ce film très latin, qui débute d'ailleurs en annonçant ses couleurs, sur un générique sur fond de peintures représentant les enfers.

On pourra toujours reprocher la fin abrupte, mais là aussi, c'est en parfait accord avec les fins rapides de SUSPIRIA et INFERNO. Le voyage infernal est plus intéressant que la destination. Ceci dit, la mort de la Terza Madre est particulièrement sauvage. Férocement sauvage comme tout le film. La musique de Simonetti appuie bien le film, se promenant des influences de Bernard Hermann pour quelques poursuites, aux délires proches du travail de Jerry Goldsmith pour LA MALEDICTION. On peut toujours rêver à ce qu'aurait pu apporter les anciens collaborateurs du groupe GOBLIN, mais Simonetti a su monter d'une coche.

Je ne sait pas ce qui s'en vient pour Dario Argento. Il parle de retraite depuis quelques années. Si ce film était son testament cinématographique, ce serait à mon avis une belle carte de départ. Mais on lui souhaite de nous offrir encore et encore des cauchemars sur pellicule aussi perversement délicieux. Mario Giguère

NOT YOUR TYPICAL BIGFOOT MOVIE - Jay Delaney, 2008, États Unis, 62m

Bien averti par le titre, on a droit ici à un documentaire qui porte essentiellement sur le quotidien de deux chercheurs de bigfoot. Friand de leur recherches, de leurs heures de vidéo qu'ils regardent pour trouver après coup les images qu'ils devinent être des bigfoot cachés, ils rêvent d'être reconnus à leur juste valeur. À tout le moins ils aimeraient qu'on leur reconnaissent une légitimité, ou qu'on leur accorde des fonds pour parcourir la forêt. Petit à petit on se prend presque d'affection pour deux hommes que la vie n'a pas vraiment choyés, qui dégagent une infinie tristesse teintée d'amertume. Le clou du film reste le passage à la radio complètement raté en apparence, qui débouche sur la visite d'un "expert en bigfoot" et de sa troupe. La gloire ne sera pas au rendez-vous, encore une fois et on laisse les deux copains avec ce qui leur reste: l'amour de leur famille, leur camaraderie et leur soif de découvrir la bête au fond des bois. Mario Giguère

notyourtypicalbigfootmovie.com

PIG HUNT - Jim Isaac, 2008, États Unis

Des vacanciers de San Francisco vont à la chasse aux sangliers. Ils se font accompagner par deux frères qui habitent avec leur famille dans la région. Lorsqu'ils trouvent des plants de cannabis, la bisbille éclate entre eux et un des vacanciers tue un des 2 frères. Celui-ci s'échappe et y retourne pour les tuer avec sa bande de "redneck". La troupe hippie qui réside proche viendront-ils à leur aide ou encore le cochon sauvage géant et mutant qui sème la terreur dans les bois ?

Voici un film éclaté de la part du réalisateur de JASON X et d'HOUSE 3. Le ton est un genre de croisement entre DELIVRANCE et RAZORBACK. Les interprètes sont bien campés (tous dans la salle de FANTASIA 2008 lors de la première) et sont amusants et la réalisation est solide. Les morts y sont sauvages et il y a quelques seins dénudés. Mais il y aurait eu matière à varier les morts et à mettre un peu plus de gore. N'en demeure pas moins que le film est un bon divertissement et qui plaira aux fans du genre. Pas mal. Black Knight

The PYE-DOG aka Ye. leung heun - Chi-kin Kwok avec Eason Chan, 2007, Hong Kong, 90m, version originale, sous-titres anglais

Un jeune orphelin qui ne peut pas parler, un concierge d'école qui est aussi un spécialiste en armes pour les triades et une professeur remplaçante vont se rencontrer et se rendre compte petit à petit que leurs destins vont se croiser pour le meilleur et pour le pire. Difficile d'en dire plus sans tout dévoiler, mais on devine aisément quelques minutes à l'avance ce qui se prépare.

C'est plus fréquent à Hong Kong que bien ailleurs, il me semble, le mélange des genres, ici le drame sentimental et le film d'action, drame policier au dénouement qui ne peut pas être heureux. C'est un peu long, le gamin, dont on entend les pensées en voix off et la présentation par chapitre, comme une fable ou un conte, ne manquent pas de charme, mais c'est un peu prévisible et trop à l'eau de rose pour qui voit le film dans le cadre d'un festival à la réputation plus éclatée qu'est Fantasia. Mario Giguère

[Rec] - Paco Plaza et Jaume Balagueró avec Manuela Velasco, Javier Botet et Martha Carbonell. 2007, Espagne

Une équipe télé fait un reportage sur la vie des plombiers dans une caserne. L'alarme sonne et l'équipe quitte la caserne pour suivre les pompiers sur le lieu du drame. À leur arriver, une femme âgée est folle furieuse et tachée de sang au milieu de son appartement. Elle s'avance et elle mord un pompier jusqu'au sang. Ca ne sera que le début du drame.

À la manière de CLOVERFIELD, BLAIR WITCH PROJECT et CANNIBAL HOLOCAUST, etc. [Rec] est un "film reportage avec la vision de la caméra". Le film fonctionne comme un train fantôme avec peurs, frissons et effets chocs. L'interprétation est convaincante et la réalisation de ce petit budget est sans fautes. Mais par contre, il N'y a rien ici de bien nouveau et d'exceptionnel, mais ça divertit moindrement si le spectateur est peu exigeant.

Je m'attendais à vraiment plus, suite à l'engouement des gens autours de moi et par le "hype" d'Internet pour la chose, et je dois admettre que le film m'a déçu dans la mesure où c'est une redite de ce que nous avions déjà vu. Pour conclure, un film vite vu et vite oublié. Il est à noter que QUARANTINE, le remake U.S de [Rec] s'en vient cet automne. Black Knight

SPÉCIAL MAGNUM aka BLAZING MAGNUMS aka Strange Shadows in an Empty Room aka Una Magnum Special per Tony Saitta - Alberto De Martino alias Martin Herbert avec Stuart Whitman, John Saxon, Martin Landau, Gayle Hunicutt, Tisa Farrow, Carole Laure, Jean Leclerc, Jean Marchand, 1976, Italie/Canada/Panama, 96m

Un flic coriace (Stuart Whitman) apprend que sa soeur (Carole Laure) a été empoisonnée lors d'une surprise-party, au beau milieu de ses amis. Il décide de mener lui-même son enquête, assisté d'un collègue (John Saxon), et ses soupçons se porteront sur l'amant de sa soeur (Martin Landeau), qu'il fera emprisonner. Mais les apparences se révèleront encore une fois trompeuses, et il devra faire la part des choses et laisser de côté son animosité s'il veut résoudre l'affaire...

Tourné à Montréal avec un gros budget et un casting solide, ce polar d'Alberto de Martino est intéressant sous plus d'un aspect. Le récit, prenant, est enveloppé dans la "sauce de la réussite" italienne; des bagarres musclées, des dialogues simples et directs, et une interminable et spectaculaire poursuite automobile à l'issue de laquelle les véhicules impliqués sont complètement démolis. Les performances routinières des vétérans du genre sont réjouissantes, et tout est bien étudié pour éviter que le spectateur ne s'ennuie. On y voit même Carole Laure à poil, ce qui prouve qu'Alberto a su se débrouiller et dénicher sans peine nos "talents locaux"... Bénéficiant d'une trame sonore efficace et d'un "pacing" parfait, Blazing Magnums est tout ce qu'un bon film d'action québécois aurait pu être si les artisans de l'époque avaient su y faire... Orloff

Un policier de Montréal, le capitaine Tony Saitta, reçoit un appel urgent de sa soeur Louise alors qu'il poursuit des braqueurs de banques. Ne pouvant donc répondre à cet appel, Tony cherche à communiquer avec sa soeur plus tard, mais elle est retrouvée empoisonnée au cours d'une réunion de groupe. Saitta mène alors l'enquête pour retrouver l'assassin de sa soeur. Ses recherches l'amènent à soupçonner le docteur Tracer, qui avait une liaison avec Louise, et Tony décide de l'arrêter. Un nouvel assassinat et une tentative avortée de meurtre laisse pourtant sous-entendre que le docteur Tracer est innocent et que l'affaire est loin d'être résolue. Tony Saitta poursuit son enquête et découvre que sa soeur Louise avait un passé fort louche. Elle a entre autres, été mêlée à un vol à Toronto avec un complice qui se trouve à être son assassin. Pour le démasquer, Tony lui tend un piège qui l'amène à se découvrir définitivement.

Ce "poliziotteschi" italien bénéficie d'un culte chez les fans de cinéma de série B au Québec car il a été tourné à Montréal avec quelques acteurs québécois connus faisant partie de la distribution. Réalisé par Alberto De Martino, qui figure parmi les bons réalisateurs de cinéma bis italien, le film raconte une intrigue artificielle où des éléments venant du "giallo" italien trouve place à l'intérieur des clichés du polar d'action à la "DIRTY HARRY". Sans être approfondi plus qu'il ne faut, le récit développe avec assez de souplesse quelques morceaux de bravoure fort mouvementés dont une incroyable poursuite en voiture signée Rémy Julienne. Sans être le meilleur film en son genre, il s'avère un très bon exemple que la formule du film policier d'action à l'italienne fonctionne aussi dans une ville étrangère (Montréal en l'occurence). En plus des scènes d'action généralement efficaces, on a droit à quelques plans nichons de Carole Laure, qui représentent d'ailleurs l'une de ses marques de commerce à cette époque. Le film en outre, profite d'une excellente trame sonore d'Armando Trovajoli qui représente sa seule contribution au genre, lui qui compose habituellement pour des comédies. Bref, un peu plus de 90 minutes de bon temps et de divertissement garanti où un bon groupe d'acteurs livrent la marchandise avec métier. Mathieu Lemée

STUCK - Stuart Gordon, 2007, États Unis 

Le pitch de STUCK, basé sur un fait divers réel (!!), tient sur une serviette en papier: une jeune conductrice en état d'ébriété renverse un pauvre type qui vient se coincer dans son pare-brise. Prise de panique, la jeune femme rentre chez elle, range sa voiture dans son garage, retrouve son petit ami dealer pour s'envoyer en l'air et laisse sa victime immobilisée se vider de son sang...

Et il fallait bien un réalisateur de la trempe de Stuart Gordon pour faire d'un sujet aussi casse-gueule un véritable uppercut cinématographique! Poursuivant la voie qu'il a entamée avec l'étonnant KING OF THE ANTS, Gordon sonde les tréfonds les plus obscures de l'âme humaine au travers de thrillers d'une sévérité crue, d'une violence terriblement rêche et d'une mise en scène glaciale. Et dans son genre, STUCK n'est ni plus ni moins que l'une des perles les plus noires du genre! Le scénario, diablement bien ficelé et morcelé d'éléments d'un humour noir d'une causticité à toute épreuve, fait preuve d'une imagination perverse derrière son apparente simplicité et n'oublie surtout pas de donner un véritable corps à son histoire via des personnages qui donnent une indéniable ampleur aux propos du cinéaste qui résonnent comme un constat pour le moins pessimiste de la nature humaine. Gordon mène son récit sans artifices, fonce droit au but, quitte à bousculer quelque peu le spectateur, et pour cela, il est aidé par des acteurs impeccables, à commencer par l'extrêmement convaincante Mena Suvari (AMERICAN BEAUTY) dans le rôle de la chauffarde un rien désaxée, suivie de Stephen Rea (acteur fétiche de Neil Jordan) dans celui de la victime. STUCK est un film qui laisse un peu groggy, qui surprend et dérange éventuellement, mais il est surtout la preuve que Stuart Gordon est l'un des plus grand réalisateur du moment. Kerozene

The SUBSTITUTE aka Vikaren - Ole Bornedal avec Paprika Steen, Ulrich Thomsen, Jonas Wandschneider.2007, Danemark, version originale, sous-titres anglais

La classe de sixième, jeune, turbulente, pleine de téléphones portables et de jeunes spécialistes internet, rencontre la remplaçante de leur professeur malade, Ulla. La blonde arrogante qui envoie promener prestement tous les petits morveux et les terrorisent, on jubile. Révolte au paradis, la marmaille se plaint et les parents, furieux, demandent des explications, mais voilà que le ministre de l'éducation débarque et vante les mérites d'Ulla. Alors on s'excuse. Pas longtemps, car on se rend compte que la professeure est un monstre, un extraterrestre. Nouvelle crise des enfants, mais cette fois-ci les parents n'y croient pas un instant. Nous, spectateurs privilégiés, avons vu dès le début le vaisseau extraterrestre atterrir sur terre et un petit truc vert entrer dans le corps d'Ulla (référence au cri des Martiens de H.G.Wells ?). Le narrateur nous a même expliqué que ces étrangers vivent sur une planète sans amour et sans empathie, donc toujours en guerre et c'est pour briser ce cycle que l'on veut ramener des terriens comme sujets d'expérimentation...

Ah le Danemark et son délicieux sens de l'humour. Pour moi ça frappe en plein dans le mille. Sur une prémisse somme toute commune, des enfants qui découvrent que leur professeur n'est pas normal, se cache une satire en règle de la vie moderne, des enfants rois et de ce qui nous rend noble, l'empathie et l'amour d'autrui. Hop, l'humour est souvent féroce et tout le temps libérateur. La charge contre les mioches est jouissive, mais évidemment transgressive, voire impossible de nos jours, ce qui en fait la beauté. Paprika Steen est formidable en créature dépourvue de bons sentiments, bouffeuse de poules, envoyant promener les chérubins, littéralement et physiquement, comme tout le reste des acteurs, y comprit les enfants, fait plutôt rare. Les quelques effets spéciaux sont correctement réussit et tout baigne dans l'huile. Une comédie absolument adorable et une actrice que j'aimerait bien revoir. Du Bonbon. Mario Giguère

SUKIYAKI WESTERN DJANGO - Takashi Miike avec Masanobu Ando, Teruyuki Kagawa, Hideaki Ito et Quentin Tarantino dans le rôle de Ringo, 2007, Japon, 121m

Un étranger débarde dans la ville de Yuda du Nevada. 2 clans s'affrontent (les rouges et les blancs) afin de mettre la main sur un trésor. L'étranger se joindra t'il a un clan ou jouera le rôle d'un Yojimbo/Django/Man without a name ?

Voici un pastiche du Western spaghetti tourné dans le plus pur style éclaté de Takashi Miike. L'ouverture dans un décors stylisé en carton pâte avec Tarantino comme narrateur est un bijou pour les yeux. Le reste du film a lieu dans un style plus "western spaghetti" sale. Au menu: Action, Violence, cascade en chevaux, personnages secondaires fous, hommage au "revenge movie" et bien entendu au superbe et mythique Django de Corbucci et à Leone. Le plus pur style de Miike y est et plaira aux fans de ses films éclatés et non sérieux. Les acteurs japonais joue dans un anglais phonétique se qui est une assez bonne trouvaille. Malgré la durée assez excessive du film (2h) je n'ai jamais pris le temps de regarder ma montre. Voici une très bon film pour une soirée d'ouverture réussi pour Fantasia. Si vous êtes un fan de Django, le film est absolument pas à être rater. Vous y perdriez beaucoup de plaisirs. Black Knight

TOKYO GORE POLICE - Yoshihiro Nishimura avec Eihi Shiina, Itsuji Itao et Shôko Nakahara. 2008, États Unis/Japon

Dans un Tokyo au futur pas si lointain, la police de Tokyo appartient à une corporation indépendante. Il y a Ruka, une policière courageuse, qui fait la chasse aux truands. Parmi eux il y a les "INGÉNIEURS" qui sont une race de mutants super puissants qui ont des facultés évoluées (comme une main tronçonneuse, des tentacules).

Visiblement inspiré par ROBOCOP et BLADE RUNNER, TOKYO GORE POLICE offre un divertissement léger. Oui, il y a du gore éclaté, mais il n'y a rien de bien méchant puisque les effets sont en mode "cartoon". Je m'attendais un peu au produit auquel j'ai assisté, mais je m'attendais encore une fois à plus. Cependant, l'interprétation sobre et professionnelle d'Eihi Shiina (AUDITION) et le thème principal du film sont à souligner. Si vous voulez voir du gore et uniquement du gore, vous allez être servi. Mais il existe de meilleurs produits que cela et plus divertissant comme MACHINE GIRL. Avec les sièges qui tuent du festival FANTASIA, la longueur du film était pénible. À noter que la projection HD de FANTASIA n'était pas des plus réussies avec une accumulation de grains, tellement que pour moi assit dans la 5ème rangée, les images étaient par moment difficile à déchiffrer. J'imagine que le visionnement du DVD sera mieux. Black Knight

TRAILER PARK OF TERROR - Steven Goldmann avec Nichole Hiltz, Lew Temple, Hayley Marie Norman,, 2008, États Unis, 91m

Une bande de jeunes qui se sont perdus, trouvent refuge dans un site de campeurs habité par des morts-vivants!

Inspiré d'un "comic book" d'Imperium, le film est linéaire mais comporte quand même différents segments. Les personnages ont une certaine épaisseur qui les caractérisent, mais le film, malgré un certain savoir faire du réalisateur et à cause d'un délai de tournage trop court, déçoit après un bon début dans le style de "revenge movie". Effectivement les jeunes ne donnent presque pas de résistance et ça en devient ennuyeux. Il reste malgré tout quelques bons effets qui seront coupés de la version "R RATED" comme un étudiant qui se fait lacérer la peau sur le corps avant d'être cuit dans une genre de panier à friture géant. Pas de nudité non plus. Black Knight

TREEREVENGE  - Jason Eisener, 2008, Canada, 15m 

Coupés, vendus. humiliés et décorés. Les sapins décident de se venger des humains lors de la nuit de Noël. Le résultat qui suit est une hécatombe dans le gore.

Ce short film de 1500$ est un genre de Cannibal Holocaust écologique ou un Night Of The Living-Dead pro-vie avec des références au "revenge movie" comme I Spit On Your Grave. Le film débute tout en douceur avec la musique du main title de Cannibal Holocaust avec les sapins paisibles, purs et bien confortable dans leur environnement. Mais cette quiétude ne durera pas puisque quelques bûcherons qui ont tout à fait l'air de Rednecks ou de psychokiller, iront les déraciner et les couper afin de les amener au ville pour être vendus lors de la veille de Noël. Pour le besoin de la cause, nous avons même droit à quelques plans subjectifs des sapins afin d'être dans leur peau. Nous avons même droit à des sous-titres verts afin de comprendre ce qu'ils disent. Il y a le marchant de sapins qui est tout à fait odieux et qui n'hésite pas à tailler le tronc de l'arbre et d'y mettre de la vaseline afin de satisfaire ses besoins sexuels !

Bref, nous voyons les différentes famille acheter les sapins, les amener et les décorer avant que ces pauvres sapins décident de se prendre en main pour les tuer. Et le résultat est gore. Nous avons droit à beaucoup et tout en références au cinéma de série B: Branche dans l'oeil, branche dans la bouche, couronne qui décapite, un chat se retrouve mort dans l'arbre, etc.

Jason Eisener est largement connu pour avoir réalisé la fausse bande annonce d'HOBO WITH A SHOTGUN. Cette année, il a eu un immense succès à Fantasia avec ce court métrage qui avait été présenté en première mondiale. Le public réagissait merveilleusement. Black Knight

WICKED LAKE - Zach Passero avec Carlee Baker, Eryn Joslyn, Eve Mauro et Robin Sydney. 2008, États Unis, 95m

Quatre copines, sorcières et nymphomanes, se louent un chalet. Dès leur arrivée, deux groupes de violeurs se manifestent. Oui ! Il y aura des scènes d'humiliations et de nombreux morts. Mais quel coté en comptera le plus lorsqu'une paire de policiers feront leur apparition ?

WICKED LAKE est un croisement entre LA MAISON AU FOND DU PARC et THE CRAFT. Il y a aussi un tantinet de SUSPIRIA avec le thème des sorcières et de nombreuses scènes à couleur rouge. Adam Rockoff qui avait écrit GOING TO PIECES: THE RISE AND FALL OF THE SLASHER FILM et qui a écrit l'histoire de celui-ci, connaît très bien le genre et il en fait la démonstration avec plusieurs références au film de genre. Les références qui sortent le plus sont: TEXAS CHAINSAW MASSACRE (avec l'emploi d'une famille de psychopathe) et surtout I SPIT ON YOUR GRAVE.

Malheureusement, l'un des problèmes du film est les sorcières qui sont trop puissantes. De ce fait, le suspense est inexistant et le film traîne en longueur. Par contre, le film regorge de scènes de nudités (les 4 actrices sont d'une beauté spectaculaire et érotique) et de moments trash du meilleur niveau. Il y a un des membres de la famille de tueurs qui joue d'une manière comique. Ce qui va plaire ou déplaire. À Fantasia 2008, le public avait bien réagit à ce personnage. Le film étant en HD, les grains se font parfois trop insistant et confère un look cheap à l'ensemble. Visiblement la technique n'est pas encore à point en se qui à trait à présenter le HD sur grand écran. Dommage. Pour conclure, il s'agit d'un film non dépourvu d'intérêt qui donnera un plaisir coupable. Je m'attendais à plus. Black Knight

X-CROSS aka XX (ekusu kurosu): makyô densetsu -Kenta Fukasaku, 2007, Japon, 90m

Shiyori et Aiko vont passer les vacances dans un village à l'apparence paisible. Ce qu'ils ne savent pas est que le village compte pour habitants uniquement des fanatiques voués à un culte. Ceux-ci coupent les jambes de leur femmes et sacrifient les voyageuses égarées afin de se sauver de calamités. De plus, comme si ce n'était pas assez, une jeune femme trompée, qu'Aiko avait sorti avec l'amoureux qui l'avait ensuite jetée là, vient dans le village avec d'énormes ciseaux pour la tuer par esprit de vengeance.

Après un excellent début avec fanatiques, bourreaux et un décors brumeux avec des personnes crucifiées, le film s'essouffle rapidement. Les fanatiques, terrifiant du début, se révèlent comme étant des incapables et s'avèrent ridicules. Tout cela au détriment de ce film qui mélange les éléments de comédie et de terreur et d'une trame narrative qui multiplie les actions parallèles. Il y a aussi abus d'effets cgi qui déconcentre. Qu'est-ce qui sauve le film du désastre ? La présence de cette vengeresse déterminée et armée de ciseaux telle une Freddy Krueger ou un Edward Scissorhands. Toutes les scènes avec elle sont spectaculaires et restent en mémoire. D'ailleurs, il y a un excellent combat ciseaux contre tronçonneuse. Ce film-ci est à recommander pour 1 seul visionnnement pas plus. Black Knight

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