DEAD CROSSROADS SAISON 1 chez OH MY GORE
Sortie de la Saison 1 de DEAD CROSSROADS - 1er ghostshow français créé par Fabien Delage - en double DVD collector ...                         lire

Sur une suggestion de Memorial BBQ, la page des fantômes et revenants de l'au-delà, thème mainte fois exploité et ce dès les débuts du cinéma... voyez aussi la série de Hong Kong sur le sujet dans la page TROUBLESOME NIGHT

mise à jour le 17 juillet 2013

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13 GHOSTS - William Castle, 1960, États Unis, 85m

À sa mort, le Dr. Zorba lègue son manoir ainsi que sa "Spooky Housekeeper", à son neveu. Le soir du déménagement, le fils du neveu, le petit Buck, trouve un jeu Ouija et toute la famille se prête à ce léger divertissement occulte. C’est à ce moment que la planchette infernale leur révélera que la maison est hantée par 12 fantômes et que la sœur de Buck va mourir. Alors commence les manifestions spectrales des 12 fantômes qui peuvent être vus avec l’aide de lunette spéciale que l’inventeur Zorba aurait inventé pour mener ses expériences sur le monde du spiritisme. Ne pouvant déserter la maison, la famille doit affronter les fantômes et trouver le 13e qui pourra les sauver&ldots; Et par le fait même, trouver puis garder la fortune que le Dr. Zorba a pris soin de dissimuler dans son manoir hanté.

C’est avec une grande joie que j’ai entamé le visionnement de mon 3e William Castle, ayant vu auparavant l’excellent House on Haunted Hills et le moyen I Saw What you Did. 13 Ghosts est un film d’horreur dont seul William Castle semble pouvoir les faire. Apparitions fantasmagoriques, bruits étranges, manoir hanté, une « spooky housekeeper », que demander de plus ? L’Illusion-O. Voilà la réponse à la question qui cherchait à savoir si le film était en 3-D. Et bien non. L’Illusion-O était une paire de lunette « Ghost viewers » qui permettait de voir les fantômes en glorieuses couleurs « ectoplasmiques» ou de ne pas les voir du tout, pour les peureux. Ce qui explique l’étrangeté des apparitions (une sur-impression plus que douteuse).Est-ce que je recommande le film ? Malgré mon forte appréciation pour ce film, il se termine avec un léger sentiment de vide, contrairement à House on Haunted Hills qui termine comme il a commencé, c’est à dire, grandieusement. 13 Ghosts laisse derrière lui un arrière-goût mystérieux. Est-ce le happy-ending, les scènes beaucoup trop longues des apparitions (celle du dompteur de lions devient pénible assez rapidement) ? Je ne peux vraiment dire, car je n’en suis pas encore remis . Bref, je termine cette wannabe-critique en disant qu’il vaut mieux se retaper House on Haunted Hills avec le grand Vincent Price que de visionner ce film qui commence fort (la première demi-heure promet beaucoup) mais qui termine mal (on peu à l'image du remake de House...).Pour fan seulement.

phrase culte: See! Ouija. "Oui" means yes in french and "ja" means yes in german!

Vous voyez ce que je veux dire? Mathieu Prudent

1408 - Mikael Håfström avec John Cusack, Samuel L. Jackson, 2007, États Unis, 104m

Mike Enslin est spécialisé dans la rédaction de bouquins ou il parle de ses visites de lieux hantés. Un jour il reçoit une carte postale qui lui dit simplement de ne pas aller dans la chambre 1408 de l'hôtel Dolphin. Il tente donc de réserver une chambre en vain, ca prendra l'aide de l'avocat de son éditeur et de la ténacité pour en avoir la clé et le dossier des morts qui s'accumulent. Personne n'a resté plus d'une heure dans la chambre 1408. Devinez quoi...

Adapté d'une courte nouvelle de Stephen King, 1408 essaie toutes les recettes pour nous faire peur avec un budget conséquent qui permet bien des effets spectaculaires. On a cependant la fâcheuse tendance à relâcher constamment la tension, comme si le spectateur n'était pas capable d'en prendre plus. De surcroît, on termine comme Stephen King termine trop souvent, dans la grande tradition du fantastique, la menace est éliminée par le feu ou par une tortue cosmique qui combat un être tout aussi fantasque. Devinez. C'est là que le bât blesse, sans parler d'une fin télégraphiée et banale. On aura beau nous apprendre que la version spéciale contient une fin plus tragique, refusée par le public lors de projections test, l'ensemble du film est une accumulation portnawak d'effets de frousse. Si la bande annonce annonçait une descente aux enfers, le pétard est mouillé. Mais force est d'admettre que quelques passages font leur effet, malgré que l'ensemble ne tiens pas le coup et le film est beaucoup plombé par la tendance forte de King à nous raconter toute la vie de ses personnages, Enslin s'intéresse aux fantômes pour des raisons très personnelles qui sont somme toute simples et équivoques. Mario Giguère

ABIMES Aka Below aka Proteus - David Twohy, 2002, États-Unis 

Seconde guerre mondiale, un sous-marin recueille à son bord trois naufragés, un homme, une femme et un autre homme gravement blessé. Leur navire hôpital a été torpillé par un sous-marin d'une seule torpille. Ils sont ensuite pris en chasse par un autre sous-marin et font tout leur possible pour lui échapper en se cachant dans des eaux froides. Mais en plus de cela, des choses étranges se produisent à bord, un tourne-disque se met à fonctionner seul, une force surnaturelle empêche des leviers de fonctionner, l'équipage entend une voix qui leur murmure de faire demi-tour, ils aperçoivent de fugitives apparitions... On soupçonne tout le monde notamment le blessé qui est en fait un nazi... La jeune femme naufragée se met à mener sa petite enquête pour savoir qui était le vrai commandant du sous-marin et ou il est passé...

Voilà un film se déroulant pendant la seconde guerre mondiale à bord d'un sous-marin. L'intrigue tourne principalement autour de l'enquête que mène la jeune femme pour trouver le fin mot de l'histoire (ce qui s'est passé à bord du sous-marin, je ne révèle rien afin de ne pas gâcher le plaisir). Evidemment on a droit aux manoeuvres habituelles d'un sous-marin pour échapper à ses poursuivants. Et le tout teinté de surnaturel, le sous-marin étant hanté par l'ancien commandant (enfin je crois que c'est lui). Malheureusement le mystère du fantôme ne sera pas résolu... Ou alors c'est moi qui ai mal suivit l'intrigue...

Bon... j'ai bien aimé ce film, les acteurs sont bons, les séquences externes du sous-marin sont jolies mais sans montrer de beaux fonds marins et tout... on reste dans l'ambiance de peur de la seconde guerre mondiale quand la vie des équipages était menacée à chaque instant si leur navire était découvert. Le fantôme n'est pas très présent, cela dit quand il apparaît, fugitivement, c'est bien fait, j'ai même fait un ralenti pour tenter d'apercevoir ses traits avant qu'il ne disparaisse. C'est dommage que sa présence n'est pas plus importante. Disons que ce fantôme est un élément déclencheur de l'intrigue.

On ne peut pas qualifier ce film "d'horreur" à mon sens, il n'est pas effrayant, un peu angoissant peut-être mais c'est tout. Cela dit, il est assez agréable à regarder pour les amateurs du genre (chacun ses goûts comme on dit. Au moins il ne pompe pas sur abysses ou les autres films sous-marins. De plus, le fantôme ici n'est pas meurtrier mais cherche juste à être vengé. Dragonvolfied

Deuxième guerre mondiale, un sous-marin allié a ordre de récupérer les survivants d'un bateau coulé par les Allemands. Une donzelle et deux hommes qui provoquent immédiatement une tension. Un des naufragés est allemand et sera tué par le capitaine dès qu'il l'apprendra. Claire, la femme infirmière est confinée à ses quartiers et ira donc se promener dans la cabine du capitaine Price pour découvrir des choses étranges. Est-ce que Price est vraiment le capitaine du navire ? Que s'est-il passé ? Et les apparitions de fantômes se multiplient dans le sous-marin, poursuivit par l'ennemi !

Film intéressant passé presque inaperçu lors de sa sortie, Below est un huis-clos étouffant, un film de sous-marin croisé avec un film de fantômes au scénario remarquable. C'est au compte-gouttes que l'on comprend le terrible drame qui a eu lieu et qui nous amène au fond de l'océan, bombardé et bientôt sans air. J'ai bien trouvé irréaliste cette infirmière qui fourre son nez partout et qui semble trop moderne, mais c'est par elle que l'on dénoue l'intrigue. Au niveau des fantômes, ils sont surprenants et furtifs et la scène du "miroir" est dérangeante à souhait. À découvrir. Mario Giguère

ALONG WITH GHOSTS : YOKAI MONSTERS 3 aka Tokaido abaketo chu - Yoshiyuki Kuroda/Kimiyoshi Yasuda, 1969, Japon

Un viel homme flaire un complot pour tuer un homme chargé de livrer des papiers incriminants pour un seigneur local. Mis à mort par les sbires du méchant, il a le temps de supplier la jeune fille de sept ans qu'il élevait d'aller rejoindre son père dans un village éloigné. Il a aussi eu le temps d'avertir les criminels que s'ils versaient du sang dans cette partie de la forêt, les esprits et fantômes Yokai vont leur faire un mauvais parti. On suit la petite, poursuivie car elle aurait sur elle les papiers recherchés !

Les 101 monstres et esprits Yokai sont beaucoup moins présents dans cet épisode, mais on ne s'ennuie pas pour autant. Le récit, tout en étant fort classique, ménage des surprises et la petite actrice est bonne et attachante. Les esprits sont donc encore très théâtraux, des masques grotesques néanmoins efficaces. Ce film conclu la série sur une note plus sobre mais fort intéressante. Mario Giguère

The AMITYVILLE HORROR aka Amityville, La Maison du Diable - Stuart Rosenberg avec James Brolin, Margot Kidder, Rod Steiger, Don Stroud, Murray Hamilton, John Larch, Val Avery, Michael Sacks, Helen Shaver, Natasha Ryan, K.C. Martel, Meeno Peluce, 1979, Étast Unis, 117m

Une famille emménage dans une sinistre maison dont la façade fait penser à un visage avec ses deux fenêtres latérales qui ressemblent à des yeux et dans laquelle, un 13 novembre 1974 (pour être précis), un jeune massacre soudainement toute sa famille sans explication (sympa le gars !!!). Dans cette demeure, il va se passer, tout au long du film, différent événements terrifiants (craquements, invasions d'insectes, sang coulant des murs et autres...). Jusqu'au moment ou notre belle famille finira par quitter cette maison habitée par le diable en sombrant à leur tour dans la folie (oulala!!! ça fait peur!!! du coup, je vais vendre ma maison pour acheter une caravane).

Inspiré soit disant de fait réel (sisi, j'ai lu un article la dessus), AMITYVILLE est un bon petit film d'épouvante assez efficace (c'est bien sûr mon avis). Avec de bonnes petites scènes à faire quelques cauchemars la nuit (une tête fendue en deux, un prêtre qui devient aveugle, etc...). FAUT-IL OUVRIR LES PORTES DE L'ENFER ??? Bin! moi je préfère les refermer à clef, et à double tour, s'il vous plaît... Comme tout bon film d'horreur et d'épouvante, il y a eu plusieurs suites dont un deuxième volet encore bien meilleur (toujours mon avis).

Dans le même genre :

GHOST STORY, THE EVIL, INFERNO, le très bon SHINNING, le génial L'AU-DELA, POLTERGEIST, LA MAISON PRES DU CIMETIERE ( un de mes préférés, étant fan de L. FULCI) etc...etc... Badboy 6893

Le 13 novembre 1974 dans l'état de New York, une jeune homme assassine froidement avec un fusil de chasse ses parents et ses quatre frères et soeurs pendant leur sommeil une nuit d'orage. Près d'un an plus tard, un jeune couple: George et Kathleen Lutz achètent la maison où a eu lieu cette tragédie et s'y installent avec leurs trois enfants. À peine commencent-ils à emménager que des manifestations étranges se produisent. Le père Delaney, venu bénir la maison, est proprement attaqué par des mouches (alors qu'on est en pleine saison hivernale) et il entend une voix diabolique lui enjoignant de quitter la demeure. Il est même mordu par téléphone en voulant prévenir sans succès la famille Lutz. À toutes les nuits vers 3 heures 15, George se réveille inexplicablement et sa personnalité se modifie de jour en jour: il devient plus violent, néglige ses affaires et il a de plus en plus froid. L'un des enfants de la famille, Amy Lutz, fait savoir à ses parents qu'elle a un ami invisible comme compagnon de jeux, qui lui a parlé du massacre de la famille ayant habité là auparavant. D'autres évènements irrationnels se produisent et ni la police, ni le père Delaney, devenu aveugle, ne peuvent rien faire pour aider les Lutz. Le soir du 28ième jour, Kathleen découvre que l'homme qui a massacré la famille habitant la maison il y a un an, a le même visage que son mari. Elle tente alors de fuir avec ses enfants alors que George, possédé par une force maléfique, tente de les tuer, tandis que la demeure se déchaîne.

Qui n'a pas vu au moins une fois ce film d'horreur, inspiré de faits dits véridiques. Si ce long-métrage ne permet pas d'établir l'authenticité et la crédibilité des évènements, la création d'atmosphère est suffisamment intrigante pour soutenir une certaine tension chez le spectateur. Dès le départ, la façade diabolique de la maison installe dans notre esprit l'acceptation des malédictions et des manifestations surnaturelles qui vont suivre. Sans atteindre la qualité du film de Robert Wise: "THE HAUNTING" et sans renouveler pleinement le schéma des films portant sur les maisons hantées, "THE AMITYVILLE HORROR" se regarde néanmoins avec un intérêt constant non dépourvu d'humour. Certaines scènes sont cependant appuyés au profit de d'autres plus molles et de celles qui sont pleinement réussies. La mise en scène est donc quelque peu inégale mais demeure professionnelle et compétente grâce à l'expérience du vétéran réalisateur Stuart Rosenberg, qui est toutefois plus à l'aise dans le drame social. Le récit et le suspense se suivent assez bien mais il aurait été souhaitable de solidifier la conclusion, alors que les protagonistes s'en tirent un peu trop facilement. Les effets spéciaux sont assez bien employés et l'excellente musique de Lalo Schifrin s'avère un élément positif à souligner. Un bon film fantastique modeste, plaisant, pas exceptionnel mais dont les défauts sont négligeables et pardonnables dans l'ensemble. Sans être irréprochable, le jeu des acteurs est généralement dans la note voulue. Mathieu Lemée

AMITYVILLE 2: THE POSSESSION aka Amityville 2: le possédé - Damiano Damiani avec James Olson, Burt Young, Rutanya Alda, Jack Magner, Andrew Prine, Diane Franklin, Moses Gunn, Ted Ross, Erika Katz, Brent Katz, 1982, États unis, 104m

Plus d'un an avant que la famille Lutz n'emménage dans la maison d'Amityville et en subisse les influences maléfiques, une famille italo-américaine, les Montelli, ont habité cette maison. Le fils aîné, Sonny, commence à être possédé par un esprit diabolique dès le premier jour où lui et sa famille ont habité la demeure. Il se met alors à changer de comportement, ce qui inquiète sa mère croyante qui se confie à un prêtre, le père Adamsky. Il faut dire que le père de famille, Anthony Montelli, est un homme violent qui n'hésite pas à battre sa femme et ses enfants au moindre manquement à la discipline. C'est donc lui qui est considéré au départ comme le responsable des changements dans la personnalité de Sonny, mais le père Adamsky constate que le jeune homme est possiblement possédé par le démon. Sonny en vient même à avoir des relations incestueuses avec l'une de ses soeurs adolescentes. Une nuit, poussé par les forces du mal qui l'habitent, il prend un fusil de chasse et tue tous les membres de sa famille. Sonny est arrêté par la police, mais le père Adamsky tente de convaincre les autorités que le jeune homme n'est pas responsable de ses actes et il tente alors de pratiquer un exorcisme pour libérer Sonny de la possession maléfique qui est en lui.

Personne n'aurait cru possible qu'il y ait une suite à "THE AMITYVILLE HORROR". Le producteur Dino de Laurentis, toujours à la recherche de succès cinématographiques (comme il a fait pour "SILENCE OF THE LAMBS" en produisant la suite "HANNIBAL") afin d'en profiter financièrement, a cependant acquis les droits du film dans le but de produire à l'écran l'histoire vraie de la famille DeFeo, où le fils aîné a tué ses parents et ses frères et soeurs une nuit dans la fameuse maison supposément hanté. Le scénario a cependant déformé la base du sujet avec un peu trop de variations fictives pour que l'on puisse y croire, mais il faut dire que les auteurs n'avaient pas toutes les autorisations nécessaires pour rester fidèles à ce qui s'est vraiment passé. Si bien que l'on se retrouve devant un film d'horreur archi-prévisible où les personnages sont tous trop typés pour être convaincants. Le réalisateur Damiano Damiani, plus à l'aise dans le drame policier judiciaire, ne semble d'ailleurs pas trop croire au récit, qu'il illustre de manière incertaine, malgré une mise en scène assez fluide et appliquée, avec par moments une injection de gore bienvenue. L'ensemble souffre toutefois de trop d'emprunts à des films fantastiques connus, particulièrement "THE EXORCIST" lors de la scène finale. Lalo Schifrin est heureusement de retour à la trame sonore. Quant aux acteurs, ils ont du mal à être crédibles étant donné la conception artificielle de leurs personnages. Bref, une suite honnêtement moyenne malgré quelques bonnes séquences sanglantes. Mathieu Lemée

AMITYVILLE 3-D aka Amityville 3: The Demon - Richard Fleischer avec Tony Roberts, Tess Harper, Robert Joy, Candy Clark, John Beal, Leora Dana, John Harkins, Lori Loughlin, Meg Ryan, Neill Barry, 1983, 93m

Le journaliste John Baxter, avec l'aide de la photographe Melanie, parvient à démasquer un couple d'imposteurs pratiquant un supposé spiritisme où ils prétendaient communiquer avec des fantômes à la maison d'Amityville. La maison étant devenue libre et remise en vente à un prix intéressant, John décide de l'acheter. Celui-ci étant divorcé, il espère ainsi pouvoir accueillir sa fille adolescente, Susan. Mais son ex-femme, Nancy, une personne très croyante, refuse que Susan aille voir son père dans cette maison à cause du poids maléfique du passé qu'elle renferme. John, étant plus terre-à-terre, ne croit pas du tout que sa nouvelle maison puisse être hantée. Sa photographe Mélanie meurt pourtant mystérieusement après avoir remarqué quelque chose d'étrange sur ses photos développées et plus tard, Susan meurt noyée alors qu'elle faisait de la naviguation sur le lac près de la maison. Quand Nancy prétend avoir vu le fantôme de sa fille à plusieurs reprises dans la demeure, John fait appel à un expert en parapsychologie pour comprendre et résoudre ce mystère. Ensemble, ils découvrent la présence au sous-sol d'un puits pouvant probablement mener aux enfers et d'où peut sortir une puissance démoniaque.

Si les deux premiers films de la série étaient suffisamment acceptables, cette troisième partie sombre carrément dans le grotesque pur. Voulant sans doute profiter du succès du film "POLTERGEIST" sorti l'année précédente, les auteurs ont conçu un scénario incohérent qui emprunte des éléments-clés ayant fait le succès de ce film. Le vétéran réalisateur Richard Fleischer, qui a connu pas moins de trois décennies de carrière biens fournies en films de qualités intéressants, a visiblement pété une coche en acceptant de réaliser ce long-métrage. Le suspense est inexistant et la narration contient trop de faiblesses, ce qui rend les motivations et les agissements des personnages totalement illogiques. Étant donné que le film a été réalisé avec le procédé 3-D (très à la mode durant cette période au début des années 80), la mise en scène se retrouve atrophiée à cause de cela et le récit ne devient donc plus qu'un prétexte à l'emploi d'effets spéciaux racoleurs devant satisfaire les adeptes de ce procédé. Si bien qu'au bout du compte, le film s'avère plus ridicule et drôle qu'effrayant ou apeurant, avec en plus une conclusion spectaculaire plus risible qu'impressionnante (je ris encore à chaque fois que je la revois!). Certains rigoleront et trouveront facilement matière à rire, d'autres pas du tout et resteront perplexes devant cette pellicule affligeante. Soulignons la performance "comique" de la jeune et alors inconnue Meg Ryan dans un petit rôle au sein d'une distribution plutôt faible. Mathieu Lemée

The AMITYVILLE HORROR aka Amityville: La Maison du Diable - Andrew Douglas avec Ryan Reynolds, Melissa George, Jesse James, Jimmy Bennett, Chloë Grace Moretz, Rachel Nichols, Isabel Conner, Philip Baker Hall, Brendan Donaldson, 2005, États Unis, 89m

Dans la nuit du 13 novembre 1974, un jeune homme, Ronald DeFeo, tue avec un fusil de chasse ses parents et ses frères et soeurs dans une maison à Amityville dans le Long Island. Arrêté par les autorités, il dit avoir entendu des voix lui enjoignant de commettre ces meurtres. Un an plus tard, un jeune couple, les Lutz, achète la maison où a eu lieu ce drame et s'y installe avec les trois enfants que Kathy Lutz a eus lors d'un précédent mariage. Le fils aîné, Billy, déjà presque adolescent ne s'habitue cependant toujours pas à George Lutz, son nouveau père. Commence alors une série d'évènements étranges où George commence à entendre des voix, se réveille toutes les nuits à 3 heures 15, souffre de plus en plus du froid et devient de plus en plus agressif envers Kathy et les enfants. Chelsea, la fille cadette, affirme à sa mère qu'elle a une nouvelle amie, Jodie, qui aurait habité la maison le soir du massacre de la famille DeFeo. D'autres situations étranges se produisent où George devient de plus en plus irritable, voire dangereux, de quoi faire davantage peur aux enfants qui en viennent à regretter la mort et l'absence de leur vrai père. Croyante, Kathy fait alors appel au père Callaway pour bénir la maison mais celle-ci le chasse sur-le-champ. Le 28ième jour, Kathy découvre que la maison où elle habite fût à l'origine la demeure d'un révérend, John Ketchum, qui pratiquait la torture envers les Amérindiens dans le sous-bassement où George dort. Elle tente alors de sauver ses enfants et de quitter la maison diabolique alors que George, devenu possédé par les forces du mal habitant en lui, essaie de les tuer.

Après avoir produit le remake du film "TEXAS CHAINSAW MASSACRE", le tâcheron Michael Bay a décidé de produire une autre version du film d'horreur de 1979: "THE AMITYVILLE HORROR". Cette nouvelle version contient cependant les mêmes erreurs que la nouvelle mouture du film de Tobe Hooper. Les auteurs ont volontairement délaissé la création d'atmosphère de l'oeuvre original au profit de scènes-chocs horrifiantes tape-à-l'oeil et de flashs défilant à toute vitesse que l'on retrouve généralement dans les films du genre faits pour des spectateurs adolescents attardés. Un jeune réalisateur, Andrew Douglas, a visiblement manqué d'expérience et d'assurance dans son travail car il bouscule et télescope ses séquences à la manière des vidéoclips comme s'il craignait que le public se lasse rapidement. De ce fait, les nouveaux éléments que le scénariste a inséré dans l'intrigue par rapport à l'oeuvre original, deviennent plus gratuits visuellement au lieu de renouveler et de faire durer sensiblement la tension. Si le décor de la maison et la séquence finale s'avèrent plus convaincante que dans la première version cinématographique, en revanche, la photographie léchée donne à l'ensemble un air bien plus artificiel et tue dans l'oeuf le potentiel horrifique dans la plupart des scènes, malgré la présence de gore. Certes, le film de Rosenberg contenait des longueurs et des mollesses mais ce remake possède des défauts contraires en voulant aller trop vite sans prendre le temps de bien doser ses ingrédients pour réellement créer une peur durable chez le public. La très courte durée du film vient confirmer ce constat ainsi que les nombreux trous et erreurs dans l'intrigue provoqués par un montage trop à l'emporte-pièce. Il est donc difficile de juger la performance des acteurs car leur interprétation est affectée par le produit fini à l'écran. Dommage! Mathieu Lemée

BOO ! - Anthony C. Ferrante avec Trish Coren, Michael Dekicov, 2005, États Unis, 96m

On ne peut pas dire que la première demi-heure de "Boo !" fasse dans l'originalité : C'est la nuit d'Halloween. 5 étudiants ne sachant pas trop comment s'occuper en cette occasion, décide d'explorer l'hôpital voisin désaffecté et dit-on hanté de Santa Mira. Cela tombe bien, car Emmett le dernier larron, vient juste de terminer de truffer l'endroit de pièges débiles censés faire sauter au plafond ses petits copains.

Mais heureusement pour nous surtout, le jeu va rapidement tourner au cauchemar lorsque ses comparses le retrouvent terrifié par des choses de toute évidence guère amicales ! Rapidement ils vont être confrontés à d'étranges évènements : des portes qui ne s'ouvrent plus, un ascenseur menant uniquement au 3ième, des couloirs qui subitement n'en finissent plus, et des pièces lugubres infestées de doppelgangers et autres fantômes...  Ils vont bien malgré eux se retrouvés coincés au milieu d'une guerre que se livrent deux fantômes, une infirmière et son patient psychotique.

Malgré un début laborieux, "BOO !" passe rapidement la vitesse supérieure dès que notre petit groupe va se retrouver enfermé dans le bâtiment. Écrit et dirigé par un ex de la revue Fangoria, ce petit film est bourré de référence du genre. Si on pense beaucoup au train fantôme de Tobe Hooper, c'est que la trame reprend quelque peu ce concept. On a le droit en sus à plein d'autres bonus : des morts reviennent à la vie, un chien est retrouvé pelé vif, et on a le droit à quelques explosions d'ectoplasmes bien dégoulinant.. Finalement, BOO ne fauche vraiment pas son titre et fête le gore et le frisson à sa manière... c'est à dire sans arrière pensées et avec une honnêteté qui ravira les fans. Marc Evil

BIIKENBRENNEN: DER FLUCH DES MEERES aka LÉGENDE MALÉFIQUE - Sebastian Niemann, 1998, Allemagne 

Dans un village de la côte de la Mer du Nord, un père est à la recherche de sa jeune fille asthmatique kidnappée par le fantôme d'un pirate sanguinaire désireux de récupérer un butin qu'il attend depuis pas moins de quatre siècles - il y en a qui ont de la suite dans les idées. Au programme, un fantôme poignardeur humide, un vaisseau fantôme plutôt rachitique, un vieux paraplégique multi-centenaire, un héros cartésien et antipathique qui deviendra bon et convaincu que le surnaturel existe et une blonde sympa qui lui donnera un coup de main. Le tout est plutôt bien emballé sans pour autant briller. On évite l'histoire d'amour généralement de rigueur entre un jeune père de famille veuf qui rencontre une jolie blonde dont le couple part en sucette, mais on a droit à une jolie morale dans le genre "aime ton prochain, même s'il est issu de relations consanguines et qu'il croit au père Noël". Les rares apparitions du pirate - lui aussi asthmatique à l'entendre respirer, sont plutôt réussies malgré son look de tueur au crochet tout droit sorti de I KNOW WHAT YOU DID LAST SUMMER. BIIKENBRENNEN est un honnête premier long métrage pour le futur réalisateur du thriller 7 DAYS TO LIVE. Dans l'ensemble, ce téléfilm calibré pour la famille se laisse voir sans déplaisir. Kerozene

CARNIVAL OF SOULS - Herk Harvey, 1962, États Unis

 Vieux classique de l'horreur datant de 1962 qui ne vient pas impressionner (mais là pas du tout) la personne qui assit son cul 39 ans plus tard.

Une fille en voiture tombe en bas d'un pont avec 2 autres copines et revient au large, elle poursuit sa vie tout en étant poursuivit par DES MORTS... L'histoire est pas mal plus excitante a raconter qu'a regarder.

L'idée est bonne... mais c'est vieux et mal fait. Baron Blood

Vieux, peut-être, mal fait, en tout cas pas. Je suis d'accord que coté rythme, il y a plus bandant, mais l'ambiance du film est fascinante. Kerozene

CATHY'S CURSE aka Cauchemares aka Une si gentille petite fille- Eddy Matalon avec Randi Allen, Alan Scarfe, Sylvie Lenoir, 1977, France/Canada

1947, sa mère désertant la maison avec son frère, une jeune fille est amenée en voiture par son père, furieux de la séparation de madame. Accident de voiture, le deux meurent dans les flammes. 1979, le jeune frère est maintenant marié et a une petite fille du même âge, Cathy, et il s'installe dans la maison ancestrale. Cathy devient méchante et semble possédée par l'esprit de sa tante, qui semble se manifester à travers une poupée défraîchie.

Du réalisateur de Black Out, un simili exorciste sans le sou avec des acteurs et une réalisation fauchée. Difficile de trouver un intérêt devant un scénario sans surprises, des effets déjà vus et une jeune actrice sans charisme. Il y a bien la poupée qui a un certain look et le vieillard picoleur qu'on laisse garder la petite qui attire une certaine sympathie, mais c'est bien peu. La logique est souvent mise de côté, mais on a juste hâte de voir le film se terminer. Ca fait des années que je vois ce titre et que je me méfie. Il se retrouve maintenant dans plusieurs compilations dvd, ici le coffret CHILLING CLASSICS, dans un transfert de piètre qualité d'une copie rayée aux couleurs fades, ce qui n'aide pas à apprécier le film. On reconnaît au passage le centre-ville de Montréal. Mario Giguère

a CHINESE EROTIC GHOST STORY aka Yuk lui liu chai - Kin-Nam Cho, 1998

Un petit colporteur, marié à une femme flemmarde qui ronfle, possède une toute petite bite. En plus, il merde a son boulot parce que trop gentil. Mais, suite à un pari fait par son boss, il se rend dans un temple et rencontre Lu, une sorte de mage qui le sauvera d'une vampire nymphomane. Généreux, Lu lui change sa femme en maîtresse de maison exemplaire et l'affuble d'une bite magique qui parle, représentée par un moine Shaolin. Dès lors, il ne peut plus se retenir et nique comme un chef. Il peut même le faire distance: sa bite se détache, vole dans les airs et pénètre l'être désiré. Des plans montrent notre bite magique (le moine donc) dans une grotte rougeâtre dans laquelle il crache du liquide blanc ! Hallucinant ! Et tellement drôle ! Bien entendu, notre héros choppe la grosse tête et il fout tout en l'air.

Gentille parodie érotique de HISTOIRES DE FANTOMES CHINOIS, avec plein de jolies chinoises, beaucoup d'humour, et surtout cette bite magique. On a aussi droit à l'evil dick à un moment, celle-ci possède des cornes ! Un bon moment. Kerozene

DARK WATER aka Honogurai mizu no soko kara - Hideo Nakata avec Hitomi Kuroki, Rio Kanno et Mirei Oguchi. 2002, Japon, 101m 

Une jeune mère en pleine procédure de divorce et sa jeune fille s'installent dans un vieil appartement. La belle occasion s'avère moins intéressante quand l'eau commence à tomber du plafond et que le voisin de l'étage supérieur ne répond pas. La jeune femme croit apercevoir une jeune fille à l'imperméable jaune qui serait disparue depuis deux ans. La santé mentale déjà fragile de la mère est mise à l'épreuve par l'appartement, les apparitions et le mari qui tiens à avoir la garde exclusive de l'enfant.

Du réalisateur de RING et adapté d'un autre roman de Kôji Suzuki, auteur du roman RING, le film est ancré dans une réalité très difficile, le divorce et la séparation déchirante des parents et de leurs enfants. Ce qui semble être de l'horreur psychologique, voir une allégorie à peine masquée, est traité sobrement, mais avec une efficacité hors pair. Je tairai le final qui renvoie beaucoup à RING. Soulignons encore une fois un récit et une mise en scène adulte, loin des histoires adolescentes si prisée des studios américains. La musique et les ambiances de Kenji Kawai sont comme toujours dans le ton et excellentes. À voir. Mario Giguère

Une femme tout juste divorcée s'installe avec sa fille de 6 ans dans un immeuble insalubre.

Voila, je n'en dis pas plus. Dark Water est pour moi la plus grosse baffe que je me suis pris dans la gueule depuis un bout de temps. D'entrée de jeu on reconnait la patte du réalisateur de Ring (qui, pour la petite histoire, m'a traumatisé quand j'avais 8 ans.) qui dès le générique distille une ambiance glauque et pas nécessairement agréable, son film est entièrement conçu dans ce but : déranger, et il semble qu'Hideo Nakata ait franchement réussi son coup! Installant avec génie une ambiance visuelle comme sonore (grâce aux effets sonores et aux musiques de fou de Kenji Kawai) des plus glauques, et utilisant son espace, c'est-a-dire cet immeuble ancien, en proie à l'humidité, la plupart du temps complètement désert, à très bon escient, Nakata enterre son déjà glauquissime Ring six pieds sous terre et signe avec Dark Water un pur chef d'oeuvre, en effet non seulement le film est éprouvant à souhait de par son ambiance mais il est aussi une des expériences les plus effrayantes qu'il m'ait été donné de vivre, au passage tout le final est un monument dans le domaine, et se permet en plus d'être très surprenant, intelligemment réalisé et surtout terriblement émouvant, en effet à l'aune de sa conclusion Dark Water, si vous ne l'avez pas encore vu, risque de vous briser le coeur, mais je n'en dis pas plus... Évidemment Nakata ne s'arrête pas la et développe également avec brio une histoire qui se construit lentement mais sans provoquer l'ennui une seule seconde, (au contraire Dark Water tétanise) et livre des personnages plus vrais que nature mais aussi très attachants, au passage le film est une merveille d'écriture, les dialogues sont très fins et les acteurs les interprète au poil. Bref, Dark Water est un véritable chef d'oeuvre de l'horreur, un pur film de fantômes qui fait au passage beaucoup d'ombre à un remake américain (et un de plus) tout pourri. M'enfin ce n'est pas une surprise, tout ce que je dirais c'est, si vous ne l'avez pas vu dépêchez-vous de le voir, je peux vous assurer qu'après vision, vous ne verrez plus l'eau et les ascenseurs pareil... Zering

DARK WATER - Walter Salles, 2005, États Unis

Dans une New York arrosée par des pluies incessantes, une jeune maman en instance de divorce emménage avec sa fille dans un appartement bon marché. Il est insalubre, son plafond est rongé par l'humidité et la moisissure, et les voisins sont particulièrement bruyants. Problème: il n'y a pas de voisins!... S'en suit la descente de madame dans un tourbillon de paranoïa et de maternité contrariée.

A peine trois ans après la sortie du film d'Hideo Nakata, Hollywood balance sur les écrans le remake de "Dark Water". Histoire de rendre les choses un peu noble, les producteurs proposent le projet au réalisateur brésilien Walter Salles, un mec propre sur lui, auteur de "Central do Brasil" et autres bêtes de festivals bien éloignées des genres qui nous intéressent et qui a sans doute vu là un bon moyen de mettre un pied dans l'Enfer Hollywoodien. Le scénario, écrit par le coscénariste de "From Hell" Rafael Yglesias, colle de manière relativement fidèle à l'original. Presque trop fidèle même. Car voila, le ton et la sensibilité du film de Nakata sont d'une nature typiquement orientale, et ne trouvent pas de véritable équivalent en Occident. De ce fait, une adaptation correcte aurait nécessité quelques réajustements, comme ce fut le cas avec le remake de "Ring". Des réajustements qui vont évidemment au-delà de la relocalisation (ici Roosevelt Island à New York) et de la couleur de l'imperméable de la petite fille fantôme (on troque le jaune pour le rouge - clin d'oeil à "Ne vous retournez pas"?). Le résultat s'avère au final plutôt fade, sans personnalité, sans enjeu, sans véritable suspense, sans idée propre... et sans réelle tension, grande force du film original. "Dark Water" le remake est un grand vide, servi par quelques belles images en scope, une Jennifer Connelly qui n'a jamais été aussi jolie et un Tim Roth en avocat menteur anecdotique. Kerozene

  DARK WATER - Jarun Wongsatja, 2007, Thaïlande   

Ce "Dark Water" thaï a beau être une histoire de fantôme à cheveux longs, il n'a rien à voir avec le film de Hideo Nakata. Le récit prend place dans un petit village de campagne bâtit aux abords d'une rivière. Un soir de pluie, la jeune Chan et son bébé attendent le retour du père. C'est alors que surgit une bande de malfrats qui violent puis assassinent la pauvre jeune maman avant de la balancer dans la flotte comme un vulgaire chiffon. Une vingtaine d'années plus tard, le bébé est devenu une belle jeune fille et le papa un moustachu aigri qui aimerait bien poser son poing sur la gueule de la racaille locale. Arrive alors de manière incognito un jeune et beau policier chargé de démanteler la petite mafia rurale.

Le cinéma de genre thaï n'est peut-être que rarement bon, mais il ne cesse jamais d'étonner du fait de son mélange des tons. Difficile d'imaginer en effet un cocktail de comédie cartoonesque, de viols crasseux, de tombes profanées, d'apparitions spectrales, de sorciers aigris, et de romance mièvre, sans chopper le vertige. Des ingrédients antinomiques que dominent le fantôme aquatique de la défunte maman entraînant ses proies au fond de l'eau en utilisant ses longs cheveux noirs tels des tentacules meurtriers ou attaquant ses victimes en leur propulsant de l'eau au visage.... Ça n'a l'air de rien comme ça, mais l'effet est ravageur... Le film, totalement bancal et relativement mal foutu, avec ses acteurs aux voies de crécelles et ses effets spéciaux souvent moches, laisse une drôle d'impression quant à la place de la femme en Thaïlande, tant celles-ci s'en prennent plein la poire pendant tout le film. Kerozene

DAY LIGHT GHOST - Dayart Datsathean & Phisan Sangjan, 2003, Thaïlande - court métrage 10m

Un jeune voyeur gay se penche de son balcon pour observer son voisin du dessous se taper une branlette devant un magasine de charme. Un peu trop fasciné par la scène, le malheureux ne fait plus attention et chute pour finalement s'écraser au sol de manière lamentable. Le voila réincarné en fantôme... Un fantôme malheureux car mort vierge. Mais rapidement la tristesse fait place au bonheur: son statut de revenant lui ayant procuré l'invisibilité, il s'autorise toutes les folies imaginables, comme tripoter les passants, visiter les douches et les vestiaires des gymnases ou les toilettes publiques... et ce sur le rythme frénétique d'une musique électro endiablée.

Comédie légère tournée en DV par deux étudiants thaïs, DAY LIGHT GHOST est peut-être loufoque mais il a au moins le mérite d'être drôle et sincère. Le rythme élancé du film fait même carrément plaisir nous donnant presqu'envie de rejoindre les protagonistes du film et de se balancer au rythme des beats de la musique festive. Kerozene

DEAD MAN'S HAND : Casino of the Damned aka GHOST POKER - Charles Band - avec Krystyn Green dans le rôle de la pouffe de service, Paige !, 2007, États-Unis, 80m

Si faire partie des Oncles du Club a d'indéniable avantages, découverte de petites productions, critiques pointues d'aficionados aguerris, débats et échanges d'idées, il a aussi un désavantage, comme celui d'alimenter certaines pages existantes... comme celle dédiée à Charles Band par exemple.

Aussi après avoir regardé par 3 fois si ce visionnement n'avait pas été déjà effectué sur les pages du Club, je me suis finalement résigné à mater la galette de Ghost Poker... .. à pile ou face ! ...
Bref, perdu...

Donc Matthew, beau gosse made in Full Moon, est tout heureux car il vient d'hériter d'un grand Oncle (encore un) d'un Casino situé dans les environs de Vegas... Encouragé par sa copine, (made in Full Moon aussi), il s'y rend des projets plein la tête, avec quatre de ses amis. Mais cet endroit délabré et poussiéreux renferme bien sûr un secret qui va bientôt refaire surface... sous la forme d'esprits très "joueur" et malveillant...

Lieux minimalistes, budget dérisoire, le coup de bluff de Full Moon est rapidement éventé dès les premières images. Pour nous faire patienter, ce vieux briscard de Charles, nous a cependant mijoté quelques effets gores foireux et pour le même prix, nous plante une blondasse bien roulée comme seules les séries de seconde zone savent les trouver. A noter la présence coup de vent de Michael Berryman... qui ne suffira certes pas à nous faire parier sur la réussite de l'entreprise...

Poker Menteur je vous dis moi ! Marc Evil

DEATH TUNNEL - Philip Adrian Booth, 2005, États Unis

Cinq nanas joliment gaulées décident de participer à un rituel initiatique comme les Américains aiment tant en faire. Manque de bol, les cinq filles se verront enfermées dans un sanatorium désaffecté et dans lequel pas moins de 63'000 personnes trouvèrent la mort suite à une épidémie de peste blanche au début du XXème siècle. Afin de stocker les nombreux cadavres, un tunnel fut creusé dans le sous-sol de l'imposante bâtisse, c'est le "tunnel de la mort". Les cinq filles découvriront à leur grande déception que le sanatorium est hanté...

Le sanatorium de DEATH TUNNEL n'est pas une invention: il s'agit du sanatorium de Waverly Hills et les horreurs qui s'y déroulèrent sont on ne peut plus réelles. Philip Adrien Booth (réalisateur et co-scénariste) et Christopher Saint Booth (producteur, co-scénariste et compositeur), deux frangins chevelus, décidèrent de transposer l'action de leur premier long métrage dans cette lugubre demeure à l'architecture imposante. Bien leur en prend, le cadre est effectivement fascinant. Mais les frangins Booth manquent d'expérience, et si leur film est esthétiquement très réussi grâce à des décors crasseux comme il faut, grâce aussi à des maquillages et des costumes efficaces, il semblent oublier que cela ne suffit pas à faire un bon film. Cédant aux effets de montage à la MTV, DEATH TUNNEL se trouve être un long vidéo clip de 90 minutes rempli de plans réussis et de fantômes au look parfaitement destroy. Mais cette forme empêche toute atmosphère de s'installer et annihile totalement l'impact des effets chocs disséminés ici et là. Dommage, surtout pour un film qui devrait miser avant tout sur cet aspect. Les défauts ne s'arrêtent pas là puisqu'il faut bien admettre aussi que le scénario du film, qui part sur une base très classique, s'embourbe rapidement dans une histoire d'héritage historique toute moisie et quasiment incompréhensible dont on se fout finalement éperdument. Et si les filles sont toutes physiquement superbes, on ne peut pas en dire autant sur leur talent d'actrice franchement navrant. Idem pour le beau gosse de service qui fait très bien la grimace. Les frangins Booth ont du potentiel, il faut maintenant qu'ils apprennent à raconter une histoire sans faire étalage de leur connaissance des possibilités de la table de montage car DEATH TUNNEL n'est rien d'autre qu'un catalogue qui finit par se répéter de manière lascive et ennuyeuse.. Apparemment fascinés par l'histoire de ce sanatorium, ils ont par la suite réalisé SPOOKED : THE GHOSTS OF WAVERLY HILLS SANATORIUM, un documentaire sur le lieu maudit.Kerozene

Site officiel : www.deathtunnel.com  

DEMI-HAUNTED - Patrick Leung, 2002, Hong-Kong 

Buster est comédien dans une troupe d'opéra cantonnais. Celle-ci va vite se retrouver chamboulée par l'arrivée de Giselle, le spectre d'une actrice des années 1940 spécialisée dans les rôles masculins et qui fut dramatiquement tuée peu après avoir tenu son premier rôle féminin. Jetant son dévolu sur Buster, Giselle va le convaincre d'incarner un rôle féminin dans la prochaine pièce de la troupe, l'aider à séduire Chloe, une belle petite nana en réalité la fille d'un chef de triades, mais aussi lui faire rendre visite à son ancien amour - ce qui donne lieu à une étrange scène de tendresse entre un Buster possédé et un sexagénaire visiblement comblé...

"Demi-Haunted", c'est la comédie fantastique adolescente par excellence, un produit formaté pour séduire la jeunesse de Hong Kong. Le casting est truffé de pop-stars comme Eason Chan dans le rôle de Buster ou encore Yumiko Cheng, Joey Yung, Nicholas Tse et deux ou trois autres reines et rois des charts (apparemment tous sous contrat avec EEG - Emperor Entertainment Group - grosse " machine à faire des stars " hong-kongaise) qui incarnent de gens super sympas, talentueux, beaux et surtout naïfs comme personne... et qui n'hésitent jamais à rapper de temps à autres avec une casquette ou un bandana sur le crâne tellement ils sont cool. En face, on retrouve l'increvable Anthony Wong dans la peau d'un acteur confirmé, amant de la patronne de la troupe. Giselle n'étant visible que par Buster, cela permet à Patrick Leung ("Beyond Hypotermia") de caviarder son métrage de gags souvent convenus où Buster, sous l'influence du spectre, agit de manière exagérément maladroite devant les yeux incrédules de ses camarades. Un humour de carnaval, faiblement contrebalancé par quelques blagues limites scatos (la fiole d'urine pour conjurer le mauvais sort avalée par inadvertance, Chloe qui vomi sur la face de Buster...). On a déjà vu plus original, plus drôle et plus inspiré. Kerozene

The DETECTIVE aka C+ jing taam- Oxide Pang Chun avec Aaron Kwok, 2007, 109m, Hong Kong

Un homme arrive chez le détective privé Tam et affirme être poursuivit par une femme qui en veut à sa vie. Il accepte le bon montant d'argent qui lui est offert et s'embarque dans une enquête où les morts s'accumulent à une vitesse effarante. Il a de l'aide de son ami d'enfance, un policier conciliant, mais il se rend compte que sa vie est menacée. Tan est détective car il n'avait pas une vision assez bonne pour passer les examens de la police et il photographie tous les lieux et les victimes qu'il rencontre. Comme il est toujours le premier sur les lieux des drames, il est le suspect numéro un !

Une autre intrigue très complexe, comme les frères Pang nous en livrent souvent. Si on ne nous expliquait pas tout en détail à la fin, on en serait quitte pour comprendre une partie minime de l'intrigue qui se révèle toute autre. Entre les moments de vie dans un décor de misère et des séquences spectaculaires comme la mort d'un éléphant suite à une poursuite automobile, le mystère de la disparition des parents de Tam , trente ans auparavant, sera aussi partie prenante de l'aboutissement final. On en dira pas plus, mais j'ai toujours l'impression que l'on cherche délibérément à nous impressionner coûte que coûte, mais ici, et ce n'est pas toujours le cas quand les deux frangins sont réunis, j'ai bien aimé.Mario Giguère

DON'T LOOK UP aka Shoot- Fruit Chan avec Rachael Murphy, Reshad Strik, Eli Roth, Henry Thomas, Carmen Chaplin, États Unis, 2009, 100m

Une équipe de tournage américaine arrive en Roumanie pour tourner un film singulier. Son réalisateur est inspiré par une photo, seule trace qui existe d'un tournage jamais complété sur une légende du pays qui parle d'une femme quia fait un pacte avec un démon et dont la fille a été torturée et tuée par les villageois. Le studio s'avère hanté et les morts s'accumulent à un rythme qui déplait au producteur et aux techniciens. Le réalisateur, au passé psychiatrique trouble, a des visions, car il dit pouvoir revivre les évènements passés. Plus le temps passe, plus il semble que tout le monde est en danger.

Sur papier, ca devait sembler une affaire profitable. On reprend un film d'Hideo Nakata (Ring), on engage le réalisateur du film "Dumplings", on donne des rôles à Eli Roth et à la petite fille de Charlie Chaplin, on engage même un acteur québécois, Lothaire Bluteau, pour jouer le roumain de service. Mais si le film de Nakata n'est pas plus connu, pourtant tourné suite aux deux premiers Ring, il y a peut-être une raison... L'acteur principal n'a aucune présence dramatique conséquente. Les effets spéciaux laissent à désirer, un bébé en plastique ressemble à un bébé en plastique et provoque l'hilarité au lieu de l'horreur, même couvert de sang. Tous les acteurs surjouent et comme ils avouent être sous la direction de Chan qui leur mime toutes leurs scènes, Chan a sa part de responsabilité. Eli Roth n'est donc pas crédible. Au coeur du problème il y a aussi ce scénario fourre tout qui se veut astucieux et qui veut surprendre à tout prix le cinéphile, quitte à mettre de côté le gros bon sens et la logique interne. Ajoutez des scènes sorties de nulle part et sans conséquences, des extras qui courent dans tous les sens, bref, ce qui aurait dû être le début d'une carrière américaine pour un réputé directeur de Hong Kong, se termine comme trop d'essais semblables. Une déception monumentale tristounette. J'ai hâte de l'oublier Mario Giguère

The ECHO - Yam Laranas avec Jesse Bradford, Amelia Warner, 2008 États Unis, 89m

Bobby sort de prison mais il doit se rapporter régulièrement aux autorités. Il restera dans l'appartement de sa mère décédée pendant son incarcération. Du peu qu'il en sait sa mère avait des problèmes évidents, au vu de l'état dans lequel il découvre l'appartement. Il refuse de croire qu'elle ait pu devenir schizophrénique, préférant croire que les bruits étranges qui se font entendre dans les pièces l'on perturbée. Sans parler du voisin, un policier qui bat sa femme et leur petite fille qui a l'air affectée par la violence domestique. Il réussit néanmoins à se trouver un emploi et à revoir la copine d'autrefois, mais tout est en péril quand il commence lui aussi à devenir un peu cinglé dans cet appartement anormal.

Je n'avait aucune idée qu'il s'agissait du remake du film original, par son réalisateur. Le long métrage est par son scénario un récit très classique de fantôme qui respecte toutes les règles du genre. C'est dans l'exécution que Laramas démontre une maîtrise enviable, une efficacité somme toute rare. Bref, au début on se pose des questions, on est dérangé et lorsqu'on comprend ce qui se passe, on a droit à de bons moments d'angoisse à foutre les jetons. Le travail sonore, la photographie et le choix des acteurs est impeccable. Un réalisateur à surveiller. Mario Giguère

ENCOUNTERS OF THE SPOOKY KIND aka Spooky Encounters aka Gui da gui aka L'EXORCISTE CHINOIS - Sammo Hung avec Sammo Hung, Yuen Biao, Chan Lung, Wong Ha, Lam Chin-Ying, Cheung Ti-Hong, Leung Suet-Moi, Billy Chan, Wu Ma, Tai Po, 1980, Hong Kong, 102m

Bien qu'il ait une réputation de courage, le gros Cheung fait continuellement des cauchemars où des fantômes l'attaquent, ce qui agace son épouse, d'autant plus que celle-ci trouve Cheung lénifiant et peu intéressant dans la vie de tous les jours. Travaillant comme chauffeur pour une importante personnalité de la ville, Mr. Tam, Cheung ignore que son patron est l'amant de sa femme. Cheung ayant cependant failli les prendre sur le fait, Mr. Tam décide de se débarrasser de l'encombrant mari mais comme celui-ci est doué pour les arts martiaux, il engage sur la suggestion de son conseiller un maître en matière de sorcellerie pour liquider Cheung qui a peur des fantômes. Attiré par défi dans un sanctuaire car il a parié sottement pouvoir y rester toute la nuit, Cheung subit les attaques d'un mort-vivant contrôlé par le sorcier engagé par Mr. Tam. Grâce toutefois au frère de ce sorcier, lui aussi détenteur de pouvoirs surnaturels, Cheung réussit à s'en sortir mais Mr. Tam s'arrange pour le faire accuser du meurtre de son épouse avec la complicité de celle-ci. Emprisonné par les autorités, il parvient néanmoins à s'évader et avec l'aide de l'ami sorcier qui lui a porté secours, il essaie de se protéger des pouvoirs maléfiques du magicien qui veut le tuer. Le tout se terminera dans un duel de magie entre les deux frères sorciers tandis que Cheung constatera la fourberie de son patron et de son épouse qui l'a trompé.

Mélange ordonné et fantaisiste d'arts martiaux et de magie noire (avec un soupçon de vaudou), ce film de Hong-Kong est tout simplement ébouriffant. Ayant emprunté une partie du titre de son film à celui de Spielberg, l'acteur et réalisateur Sammo Hung a conçu un long-métrage où il insère pour la première fois des éléments fantastiques à l'intérieur des ingrédients traditionnels du cinéma de kung-fu. Évidemment, Hung prend soin d'injecter beaucoup d'humour dans l'intrigue, ce qui lui permet d'aborder les séquences de sorcellerie avec une imagination débridée plutôt que de s'efforcer inutilement à les traiter avec sérieux pour nous y faire croire. Le film se présente donc comme un feu d'artifice roulant de gags loufoques, d'affrontements à mains nues souvent burlesques impliquant des fantômes et des morts-vivants contre des humains, ainsi que d'étonnants duels de magie plus farfelus que crédibles. Si les effets de maquillage s'avèrent corrects bien que parfois frustes, les effets spéciaux sont assez réussis en plus d'être judicieusement employés grâce à un excellent jeu d'éclairages et une belle palette de couleurs. Le tout se déroule à une cadence endiablée et procure un plaisir continuel distrayant et savoureux. En plus d'assurer avec succès la mise en scène, Sammo Hung compose avec amusement son personnage de peureux naïf et il a su s'entourer de très bons partenaires qui se prêtent au jeu avec conviction et drôlerie. À ne pas manquer si vous avez la chance de le voir. Mathieu Lemée

An ETERNAL COMBAT - Thomas Yip, 1991, Hong Kong 

L'action commence il y a 1000 ans, dans une forêt chinoise. Là, un fantôme japonais au look de star du glam rock ne fait rien qu'à embêter les promeneurs et transforme la jolie Gigi en femelle démoniaque. Au moment où un garde royal un peu idiot se voit charger d'éliminer le vilain spectre, arrivent un magicien et son disciple, bien décidés à faire de même. Pour une raison plus moins déterminée, tout ce petit monde se retrouve propulsé à travers le temps pour finir à Hong Kong en 1991 - l'occasion de quelques gags anachroniques façon "Les Visiteurs" tourné... deux ans plus tard. Alors que le magicien atterrit au beau milieu du tournage d'un wu xia pian ayant pour vedette un Anthony Wong arrogant, son disciple et le garde royal déboulent dans une église... bientôt suivit par le fantôme nippon qui se fait immédiatement absorbé par le crucifix géant surplombant l'autel. Le magicien part à la recherche des deux zouaves, passe par un asile d'aliénés puis rencontre Cici, réincarnation de Gigi, malheureuse ex-petite amie du salopard incarné par Anthony Wong qui tente par tous les moyens de la marier de force... Et quand je dis "de force", c'est à prendre au pied de la lettre!

Les cocktails filmiques hybrides sont une spécialité Hongkongaise, et en voilà un beau spécimen. Fantasy, wu-xia-pian, comédie slapstick, violence domestique, horreur, "An Eternal Combat" est un joyeux pot-pourri malheureusement trop inconsistant pour tenir la distance. On sent le produit trop rapidement mis en boîte et qui ne trouve ni le ton juste, ni le rythme adéquate... Une constante à Hong-Kong, mais au moins le scénario est compréhensible. C'est toujours ça de gagné. Le film donne surtout l'opportunité d'une jolie poignée d'acteurs familiers du genre, car outre Anthony Wong, on y retrouve Ching-Ying Lam, héros des "Mr. Vampire" dans un rôle finalement pas très éloigné de celui qu'il tenait dans la trilogie des suceurs de sang sauteurs, la douce Joey Wang, vaporeuse héroïne d'une autre trilogie, à savoir "A Chinese Ghost Story", et enfin la tronche de Shing Fui On dans le rôle du garde pleutre, regretté héros de "The Blue Jean Monster". "An Eternal Combat" saura sans doute satisfaire les amateurs de pellicules hongkongaises à la ramasse, mais risque de laisser les autres plus que dubitatifs. Kerozene

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