1927-1996

Le regretté Lucio Fulci a oeuvré dans presque tous les genres, mais c'est lorsqu' il s'attaqua au film d'horreur avec notamment ZOMBIE 2 et FRAYEURS qu'il s'attira une légion d'admirateurs. On reconnait ses films à leur vision très sombre, cynique, voire cruelle qu'ils portent sur la vie.   

Mise à jour le 28 mai 2012

AENIGMA - Lucio Fulci avec Jared Martin, lara Naszinsky, Milijana Zirojevic, 1987, Italie, édition DVD chez CINEFX

Quelle déception, que ce Fulci, qui semble avoir, ici, complètement avoir perdu son savoir-faire en matière d'épouvante, de création d'horreurs visuelles, sonores, cette incroyable atmosphère baignant toute son oeuvre (du moins celle consacrée à l'horreur, et au baroque). Du, "Le temps du Massacre" avec Nero et Hilton, western Gore et horrifique au fond, s'il en fut, sadique même..., aux icônes que sont "L'ENFER DES ZOMBIES", "FRAYEURS", L'AU-DELÀ", des Masterpieces, qu'on vous dit. Même "THE BLACK CAT" fut une estimable bande néo-horrifique.

Mais là, ici, nous avons l'impression d'une totale et inepte caricature, du style passé.

L'histoire de cette nana plongée dans le coma, se vengeant par une sorte de possession télépathique, n'est pas vraiment exaltante, et, c'est du déjà vu, et revu (Le film anglo-saxon avec Ventura et Burton par exemple... LA MENACE entre autres). Non, rien de transcendant - les morts violentes des personnages, sont assez soft et  mal enlevées - le prof de gym, tué par son double, sortant d'un miroir (original mais trop rapido...), la nana voyant une fresque peinte au plafond, s'articuler et la menacer... etc... etc...

La palme du Z grotesque étant, bien sûr, l'attaque des escargots..., étouffant une des nanas... attaque au son des gargouillis très Fulciens, ici hors propos... - Non!, les escargots n'émettent pas de répugnants gargouillis... - Nous sommes pourtant, nous, les psychotronique men, adeptes des onirismes baroques du cinoche Italien, mais là, ça ne passe pas ou plus. Disons que la fin de carrière de Fulci est un peu à l'identique de celle d'Argento (souhaitons que pour lui, ça ne soit qu'un passage à vide). Une sorte de perte de savoir-faire - oui - la fin d'une époque... 

J'avait remarqué le même phénomène avec Lautner, en France, les dernières réalisations de ce dernier étant d'une banalité - oui -une réalisation où est absente toute la démesure, le baroque, l'humour noir des films précédents (totalement raté "LES INCONNUS DANS LE RAYON" remake du classique avec Raimu), notamment les chef-d'oeuvres que sont: LES TONTONS FLINGUEURS/NE NOUS LÂCHONS PAS/LES MONOCLES* ou encore PISSENLITS PAS LA RACINE... et au plan technique, des réalisations récentes, filmées mollement, à la Française, caméra rigide, figée, une fois pour toutes, éclairages brutaux, cadrages orthodoxes. Absents, les plans tordus, novateurs, agressifs, des bandes passées.

À croire que Fulci, Argento, Lautner, ont perdus, à un moment, sinon un savoir-faire tout au moins, des équipes, voire un assistant réalisateur qui devaient, à mon idée, grandement participer aux réalisations, n'en déplaise aux Fans de toujours, fans exclusifs des maîtres...-Claude Vital pour Lautner

-Soavi/Libara pour Argento + The Goblins

-Deodato pour Fulci

Le même reproche peut  être fait à Romero, à Carpenter, qui semblent eux aussi, avoir une absence de renouveau (exit les J. Russo et T. Savini pour Romero). le "GHOSTS OF MARS" voire même l'opus 2 des aventures de "Snake Plissken" du père Carpenter, sont vraiment médiocres, particulièrement "GHOSTS", un navet de première bourre, présence imbuvable, le public fan U.S. ayant évité le film, croyant avoir a faire à un banal "action movie" du plus triste effet. Quand à Romero, sa "trilogie" mythique semble aujourd'hui être figée dans le temps.

Un temps que ne semblent plus retrouver tous les grands artisans. Étonnant ( on attend avec impatience, bien sûr, le 4ème opus (vu depuis: correct, mais pas horrifique, plutôt action...) pour la petite histoire: le synopsis proposé par Romero, pour "RESIDENT EVIL", a été poliment refusé par la production, Romero voulait faire porter des lunettes de soleil aux zombies entre-autres nouveautés (info rapportée par la presse à l'époque). Une rupture de style assez étonnante tout de même. Vince Rogers

BEATRICE CENCI aka Liens d'Amour et de Sang - Lucio Fulci avec Tomas Milian, Adrienne Larussa, Georges Wilson, Mavie Hôrbiger, Antonio Casagrande, 1969,  Italie

Attention, baffe intergalactique qui risque de vous envoyer K.O. un bon coup. BEATRICE CENCI est un des Fulci les plus méconnus, au grand dam de ce dernier qui l'a toujours considéré comme son meilleur film. La raison à cela est simple : BEATRICE CENCI est le film le plus extrême du bonhomme, non pas parce que c'est insoutenable visuellement comme on en a l'habitude avec pépé Lucio, mais davantage parce qu'il offre une vision noire de l'humanité et plus particulièrement de la religion qui ne plaira pas à tout le monde, d'ailleurs personne ici ne s'étonnera du scandale qu'a fait BEATRICE CENCI à sa sortie en Italie en 1969, scandale qui à failli mettre un terme à la carrière de Lucio Fulci. Le film ne sortira jamais en salles en France et il faudra attendre des années pour que l'éditeur défunt Néo Publishing, dans sa générosité habituelle, l'édite en DVD (DVD qui est aujourd'hui disponible dans son édition simple pour 2€ sur priceminister), dans une édition qui déchire qui plus est, entièrement non-censurée et d'une belle qualité qui permet à cette perle subversive de faire péter tout son potentiel. BEATRICE CENCI, un scandale oui, mais surtout un chef d'oeuvre et l'oeuvre la plus jusqu'au boutiste d'un des cinéastes les plus jusqu'au boutistes et extrêmes de l'histoire du cinéma. J'ai découvert cette petite perle aujourd'hui et je ne m'en suis pas encore remis : d'une subversion incroyable et d'une rare sauvagerie, BEATRICE CENCI est un des films les plus importants de Lucio Fulci dans le sens ou les bases de la vision noire de l'humanité et de la décadence de cette dernière au travers du sexe (L'ÉVENTREUR DE NEW YORK) ou de la religion (dire le nom auquel je pense serait vous gâcher un grand film...) sont ici posées. Fulci, qui à l'époque, n'avait fait que des comédies et un western avec Franco Nero (LE TEMPS DU MASSACRE), surprend tout le monde avec cette oeuvre sans concessions ou la religion catholique s'en prend méchamment la gueule, à partir de cet instant il sera pendant longtemps la tête de turc de critiques visiblement abrutis, c'est dire combien les italiens lui en voulaient...

La raison de ce scandale, inutile de la chercher. Fulci ne fait pas de détour et va droit au but. Présentant l'Église comme de véritables enculés avides de fric, celle-ci s'en prend plein la gueule pendant 1h30 de métrage, en effet, ici il n'y en a pas un qui soit mieux que l'autre, tous sont de véritables enfoirés sans pitié et sans aucun remords tant qu'ils arrivent à leur fins : dans BEATRICE CENCI, les personnages incarnant la religion catholique sont à la fois voleurs, assassin et tortionnaire, en effet BEATRICE CENCI contient son lot de scènes chocs en particulier lorsque celles-ci s'attardent sur les tourments infligés aux personnages principaux. Assez atroces, ces scènes sont d'autant plus difficiles à avaler lorsque les tortionnaires se donnent bonne conscience ("Moins vous serez riche, moins vous commettrez de scélérateries!" Autant dire que ça n'a pas plu à tout le monde...), autant le dire clairement : Fulci n'y va pas par 4 chemins et rend le message de son film très clair, message qu'il sera obligé de transmettre par le biais du cinéma d'exploitation en raison du scandale qu'a causé ce BEATRICE CENCI, ce même message qui atteint son apogée subversive lors d'un final intelligent et qui risque de vous foutre K.O. un petit moment... Évidemment, la subversion du film n'est pas sa seule force et on retrouve ici ce qui fait la force du cinéma de Fulci : premièrement, la photographie est IM-PE-CCABLE, soutenant avec brio des décors magnifiques qui renverraient presque au baroque par moments. Ces décors, au passage sobrement mais superbement éclairés, sont mis en scène par un Fulci au meilleur de sa forme dont on retrouve toutes les trademarks : léger érotisme, une ambiance légèrement onirique également et bien évidemment la violence.

La violence, si elle est bien présente ici, risque de décevoir les fans de Fulci qui ne se sont pas aventurés du côté de sa période giallo (LA LONGUE NUIT DE L'EXORCISME, LE VENIN DE LA PEUR, L'EMMURÉE VIVANTE...), en effet inutile de vous attendre à du gore grand guignol façon FRAYEURS ou L'AU-DELA, car BEATRICE CENCI, s'il contient son lot de scènes de violence est davantage construit autour d'une violence certes moins impressionnante visuellement mais beaucoup plus forte moralement tant elle ébranle le spectateur émotionnellement : chaque scène de torture, -dont le réel motif, explicité à la fin, risque de vous foutre le blues un bon coup-, fait mal. Fulci joue avec la sensibilité de ses spectateurs en construisant des personnages relativement attachants malgré l'interprétation et l'écriture loin d'être phénoménales, personnages qu'il détruit avec une froideur et une sauvagerie sans précédents lors de scènes de violence brillamment orchestrées et mises en scène. En effet, si le film de Fulci ne brille pas par le jeu de ses acteurs (la faute au doublage italien, le seul disponible sur le DVD de Néo... Un doublage anglais aurait sans doute été mieux, puisque ça aurait signifié Tomas Milian avec sa vraie voix!) ni par son écriture (correcte toutefois, faut pas déconner, et suffisamment intelligente pour permettre de véhiculer un propos aussi violent que celui de BEATRICE CENCI.), ses défauts sont rattrapés par le talent de Lucio Fulci à orchestrer n'importe quelle scène avec brio, quelles que soient les circonstances, Fulci livre des plans absolument magnifiques et monte son film avec talent. L'addition de tout cela donne une grande intensité à BEATRICE CENCI et le choix de monter le film dans un ordre non-chronologique s'il peut rebuter est parfaitement justifié et donne un rythme intéressant au film de Fulci.

Du côté des acteurs, on retrouve Tomas Milian (COMPANEROS, BRIGADE SPÉCIALE, LA LONGUE NUIT DE L'EXORCISME), doublé en italien malheureusement, ce qui est une hérésie dans la mesure ou ce dernier fait preuve de talents d'acteur considérables lorsqu'il utilise sa vraie voix, mais on retrouve également la assez mauvaise Adrienne Larussa et le pas très bon quand il se met à causer italien mais charismatique et imposant dans le rôle d'un bad mother fucker en puissance Georges Wilson (LA LONGUE NUIT DE L'EXORCISME), dont la carrière en Italie à été plus ou moins florissante en partie grâce à Fulci, mais je m'égare... Tous, s'ils ne brillent pas par des performances sidérantes, font preuve de présence et de charisme et maintiennent suffisamment de niveau dans leur interprétation pour que leurs répliques soient supportables à l'écoute, répliques qui, s'ils ne sont pas brillantes par leur écriture, ont le mérite de toutes faire passer leur message et d'aller droit au but, pour autant Fulci n'utilise jamais une quelconque forme d'écriture informative, bien au contraire, comme à son habitude, c'est la caméra qui parle le plus et c'est davantage sa mise en scène qui est informative, qualité que j'aime beaucoup chez ce cinéaste tant l'écriture informative à tendance à m'agacer...

A cela se rajoute une ambiance assez étrange, assez glauque que l'on retrouvera dans LA LONGUE NUIT DE L'EXORCISME (LE chef d'oeuvre de Fulci à mes yeux.), ambiance, comme je le disais, servie par des décors impressionnants de beauté et par une musique loin d'être mémorable mais qui illustre suffisamment bien BEATRICE CENCI musicalement... J'entends beaucoup me dire que ca tchatche un peu trop dans ce BEATRICE CENCI, je ne suis pas d'accord une seule seconde... Certes, il y a beaucoup de dialogues mais tous sont utiles à faire avancer un propos pas nécessairement facile à digérer pour tout le monde (Ce film n'est PAS pour les catholiques...) mais qui moi m'a fait violemment plaisir, alors oui peut-être ces scènes de dialogues ont tendance à nuire légèrement au rythme du film à la longue... Mais si ça amène un tel niveau de subversion, on peut pardonner non?

En somme, BEATRICE CENCI est un chef d'oeuvre, un véritable coup de poing dans la tronche qu'il est difficile d'oublier, certainement un des meilleurs films de Lucio Fulci et sans doute son oeuvre la plus subversive, le bonhomme, sans aucune concession, balance dans la gueule de son pauvre spectateur un message nihiliste au possible : le plus horrible des monstres, c'est nous! BEATRICE CENCI est le premier film d'une oeuvre inégale certes mais tellement passionnante... LUCIO FULCI IS GOD et BEATRICE CENCI est sans doute un de ses meilleurs films, une oeuvre puissante et sombre, à voir donc. Zering

 

The BEYOND aka E tu vivrai nel terrore - L'aldilà aka L'Au-Dela, 1981, Italie

Catriona MacColl joue une New Yorkaise qui hérite d'un vieil hôtel à la Nouvelle Orléans. L'héritage est plutôt malsain, l'hôtel étant construit sur une des sept portes de l'enfer. Rapidement les ouvriers attelés à la restauration meurent de manière fort dramatique et le médecin appelé sur les lieux (David Warbeck), sceptique, finira par être mêlé à ce conte cauchemardesque.

La grande question que je me pose au sujet de l'intrigue est: quand au juste la porte s'est-elle ouverte ? Des le premier meurtre, le plombier qui se fera arracher les deux yeux, personne ne se pose trop de questions. Mais pour l'amour du bon Chtulu, un plombier qui perd les deux yeux, ça demande un minimum de questions de la part du médecin, sans parler d'une enquête policière. Hors, dès le début de cette malédiction, ce premier meurtre sordide, les forces policières sont complètement absentes. Les meurtres se succèderont sans trop affecter la propriétaire, un comble, elle qui a aperçu le livre de Eibon. Lors d'un final zombiesque Catriana et David vont passer d'un endroit à l'autre de manière fort onirique et déconcertante. La fin, très préparée, vaut à elle seule le film, véritable rêve éveillé gore à souhait. Un incontournable.

Le dvd d'Anchor Bay est bourré d'extras, il n'y a que la piste de commentaire que je n'ai pas encore écouté, elle semble également agréable ! Mario Giguère

  L'au-delà est le film le plus culte de Lucio Fulci, Les fx gore sont géniaux et l'ambiance est étouffante, Ma scène favorite est celle avec les araignées, elle est superbe, La musique, nous pouvons l'entendre également dans les doublages français de Blood Feast, 2000 Maniacs et Les Nuits de Dracula. D'autres scènes gore sont géniales comme celle ou un type reçoit des bouts de verres ou la scène de la gouvernante qui se fait planter la tète sur un clou, ou la scène gore du début du film quand le peintre reçoit de l'acide, cool comme scène, Le film et interdit aux moins de 18 ans, Lucio Fulci fait un cameo dans ce film et on peut voir son reflet dans un miroir  Master Zombie

BLACK CAT aka Il Gatto Nero, 1981

J'ai finalement écouté BLACK CAT. À part une brochette d'acteurs intéressants j'ai pas trouver ca hyper, le fait que le monde sois terrorisé par un chat...non pas pour moi, pis je n'ai pas compris d'ou vient ce foutu chat, est-ce que ce sont les mort donc Mr. Magee essaie de rentrer en contact avec son système de Radio shack?? j'en ai conclu que oui. Rana

Fulci ne semble pas inspiré par cette histoire incompréhensible. Mario Giguère

CITY OF THE LIVING DEAD aka Paura nella città dei morti viventi aka The Gates of Hell aka Frayeurs - Lucio Fulci avec Christopher George, Catriona MacColl, Carlo De Mejo, Giovanni Lombardo Radice, Daniela Doria, Michele Soavi, Janet Agren et Lucio Fulci, 1980, Italie

À Dunwich, un prêtre se suicide par pendaison et cela ouvre l'une des 7 portes de l'enfer. Au même moment, lors d'une séance, une medium (Catriona MacColl) assiste à la scène et tombe dans un profond coma, mais celle-ci est déclarée morte et elle est enterrée. Cette mort étant suspecte, un journaliste du nom de Peter Bell (Christopher George) fait enquête et se recueille sur la tombe. Bientôt, Peter entend des cries et soupçonne que la medium soit toujours vivante. Après l'avoir sauvée d'une mort cruelle, les deux vont à Dunwich pour essayer de refermer cette porte de l'enfer.

Curieusement ce film n'avait pas encore été chroniqué sur le Club Des Monstres, je me suis alors dit que puisqu'il s'agit de l'un de mes films préférés que je me devais vraiment de le faire. Connu sous plusieurs noms, The Gates of Hell aka City of the Living Dead est un des très grands classiques de l'horreur italienne et constitue l'un des trois meilleurs et plus connus films de Fulci avec Zombie et The Beyond. De plus, ce film est le premier d'une mini trilogie de films mettant en vedette Catriona MacColl. Celle-ci a été pendant un certain temps une muse pour Fulci. Les autres films de cette trilogie sont The Beyond et House by the Cemetery. Dans City of the Living Dead, l'atmosphère fait mouche et est décidément très marquante. Cette atmosphère brumeuse est très lovercrafienne et est d'une morbidité rarement vu au cinéma et la superbe bande sonore de Fabio Frizzi accentue le tout pour former quelques paroxysmes dans des scènes d'horreur que le cinéma d'aujourd'hui ne produit plus. Au menu des acteurs, quelques grands noms du cinéma d'horreur de l'époque italienne: Giovanni Lombardo Radice, Daniela Doria, Janet Agren et Christopher George. Et il y a même un caméo de Michele Soavi qui deviendra bientôt un assistant à Joe D'Amato et plus tard qui se fera un nom chez Dario Argento. pour ensuite devenir réalisateur à part entière. Au niveau de l'équipe technique, les grands artisans derrière les premiers succès de Fulci y sont tous: Sergio Salvati (directeur de la photographie), Gianetto De Rossi (effets spéciaux) et Dardano Sacchetti (scénariste). Au niveau horreur, les scènes marquantes sont légendaires (une drille dans la tête de Bob, Daniela Doria qui vomit ses intestins, pluie d'asticots, Bob et sa poupée gonflable, etc.) City of The Living Dead est un classique absolu et indémodable. Black Knight

DEMONIA aka Liza - Lucio Fulci, 1990, Italie

Ce Fulci commence exactement comme THE BEYOND, avec un flash-back d'événements tragiques (la crucifixion de quelques nonnes) s'étant déroulés en Sicile vers 1496.  Puis, nous avons droit à une référence directe à THE GATES OF HELL quand l'action est transposée à Toronto, de nos jours, et que le spectateur est introduit aux temps modernes en plein milieu d'une séance de spiritisme. Ça augurait bien, mais ça s'est un peu gâté en avançant. L'histoire de nonnes sataniques qui reviennent pour se "venger" des siciliens après avoir été libérées "par erreur" par une jeune archéologue blonde et canadienne ne lève pas vraiment. Le climat y est faux, et les scènes de meurtre, bien que débordant d'imagination "fulcienne", ne bénéficient vraiment pas d'un budget adéquat et suffisant à les rendre crédibles.  J'ai bien aimé la langue du boucher que l'on cloue à une table et l'homme qui se fait déchirer en deux, et peut-être aussi Fulci lui-même qui joue un inspecteur que l'on voit un peu beaucoup. Si vous êtes un fan, ce film est essentiel, mais si vous n'avez rien à foutre de ce vieux Lucio, je ne crois pas que vous y trouverez votre compte... Orloff

DON'T TORTURE A DUCKLING aka Non si sevizia un paperino aka La longue nuit de l'exorcisme - Lucio Fulci avec Florinda Bolkan, Barbara Bouchet, Tomas Milian, Irene Papas, Marc Porel, 1972, Italie

À l'intérieur d'un petit village du sud de l'Italie, où les étrangers ne sont pas les bienvenues, des enfants sont retrouvés assassinés. Les policiers et un journaliste (Thomas Milian) font enquête.

Réalisé en 1972, époque où les giallos au nom d'animaux étaient les seuls à connaitre du succès. Ce giallo se laisse regarder avec plaisir. Le casting est vraiment de première classe avec les Florinda Bolkan, Barbara Bouchet, Tomas Milian et Marc Porel. Barbara Bouchet a une magnifique scène de séduction avec un jeune garçon et Florinda Bolkan (tout juste sortie de A LIZARD IN A WOMAN'S SKIN) joue un rôle difficile d'une folle ou sorcière du village. Cette dernière aura une scène qui inspirera The BEYOND. En ce qui concerne Thomas Milian, ce dernier a un rôle très sobre qui contraste vraiment avec ses rôles les plus exubérants. Ce qui marque dans le film est que la trame a lieu dans un lieu inhabituel: un petit village et surtout une vaste montagne entourée de bois. Ces images avec la musique de Riz Ortolani font vraiment mouche. Bref, il s'agit d'un excellent petit giallo à voir ou revoir avec plaisir. Black Knight

HOUSE BY THE CEMETERY aka Quella villa accanto al cimitero avec Catriona MacColl, Paolo Malco, 1981, 84m, Italie

La famille Boyle, Papa, Maman ( Catriona Mac Coll ) et blondinet fiston, s'installent dans une maison en banlieue de Boston. Papa a six mois pour compléter une recherche sur le suicide, recherche entamée par le type qui y habitait, qui s'est suicidé après avoir tué sa femme. Mais l'ancienne demeure appartenait au docteur Freudstein et sa maison semble porter malheur à tous ses occupants, comme l'annonce une petite fille, que seul le blondinet fiston semble voir...

Après ses délires zombiesques, Fulci s'attaque à créer un nouveau mythe dans le sous-sol d'une maison peu commune. L'horreur venant du sous-sol, on ne compte plus les descentes dans le lieu maudit, toutes plus énervantes les unes que les autres. Je n'avais pas revu le film depuis sa sortie en salle et je dois admettre qu'il tient bien le coup. Les meurtres sont sanglants, l'atmosphère macabre à souhait et le final dérange encore. Probablement le dernier des grands films de Fulci, il a le défaut du môme que l'on a envie de trucider, mais Fulci restera dans la veine pour un Manhattan Baby malheureusement sans l'efficacité de ce film. Un incontournable. Mario Giguère

L'ENFER DES ZOMBIES aka Gli Ultimi Zombi aka The island of the living dead aka Zombie 2 - Lucio Fulci  avec Ian Mac Culloch, Tisa Farrow, Richard Johnson, Al Cliver, Olga Karlatos, 1979

Dans un hôpital de fortune au coeur d'une île tropicale, un "cadavre" enveloppé dans un suaire se "réveille" lentement, une détonation retentit  et un sang poisseux s'écoule de cette masse qui s'affale sur le lit:" -le bateau peut partir "! nous précise le "tireur".

Cela pourrait passer pour une hérésie de "présenter " pour l'énième fois cet incunable du gore transalpin que tout le monde a vu et revu jusqu'à satiété: Et pourtant ! Jusqu'à il y a peu, j'étais dans l'ignorance de ce à quoi pouvaient ressembler les zombies fulciens. Cette lacune est désormais comblée et ma foi, avec une certaine satisfaction.

L'intrigue ultra classique n'est d'aucun intérêt si ce n'est de revenir aux sources mêmes du mythe : à savoir le vaudou! La fille d'un célèbre professeur part à la recherche de son père sur une île des caraïbes infestée de zombies. Comme le dit un autochtone "quand les morts reviendront à la vie tu connaîtras l'horreur de tes péchés ", et l'horreur est à la hauteur de ses craintes ! Fulci ponctue son film de scènes chocs très efficaces, et n'hésite pas comme à son habitude à mêler malsainement le sexe et l'horreur. Dans une scène ahurissante de gratuité, une belle plongeuse dont nous avons pu à loisir observer les formes impeccables, se retrouve nez à nez avec un zombie subaquatique puis avec un requin, qui finira bien, malgré lui !, par lui sauver la vie en se faisant malmener par le monstre vindicatif ! Une rencontre quasi surréaliste tout aussi culte que la fameuse séquence dite de" l'écharde "et que certains "dégénérés" n'hésite pas à considérer comme la plus gratuitement sadique du cinéma : En effet, un zombie, mort revenue à la vie à la suite d'incantations maléfiques, n'a en tête qu'une faim inextinguible de chair humaine, réduit à l'état d'instinct ambulant cette "force qui va" a pourtant pour le spectateur la délicatesse d'user des procédés les plus répugnants pour le combler. La femme du docteur, rendue particulièrement nerveuse par les événements, prend un bain pour se calmer sous le regard d'un zombie voyeur, qui sans doute par la vision alléchée, se déchaîne ensuite pour la conquérir, et va jusqu'à lui "empaler" l'oeil sur une longue écharde de bambou avec une délectation toute professionnelle !

Mais contrairement au style laborieux que j'emploie à travers ces lignes, Fulci n'insuffle aucun humour dans ces péripéties contrairement à ce qui deviendra la règle dans la grande majorité des productions américaines à venir. Et l'on ne peut que s'en réjouir, son film est essentiellement, et je crois, uniquement, une réussite au niveau atmosphérique et ne peut s'apprécier que comme telle, Fulci ne portant aucun intérêt que ce soit à la direction d'acteur ou à la ligne dramatique.

On devrait donc "savourer "( les esthètes comprendront !) comme des tableaux de genre, ces séquences d'où semble sourdre une moiteur maléfique: parmi les plus réussies, celles de l'hôpital ou l'air surchauffé, immobile, est brassé comme une purée de manioc par les pales d'un ventilateur asthmatique; des remugles d'étuves putrides dans lesquels les vrombissements gras des mouches couvrent les râles des mourants . Fulci c'est le chantre de l'immondice liquide: sueur, sang, sérum, bave et sérosités saumâtres baignent tout le film comme s'il s'agissait d'un lien entre les vivants et les morts -"vivants" et la scène finale sera là pour nous démontrer que ce lien est plus étroit qu'on ne le croit.

Ce film restera sans doute comme l'incursion folle d'une imagination macabre prise très au sérieux au sein des plus plates conventions d'un sous genre en pleine expansion. Jess Cougoar

BLUE UNDERGROUND DVD

The story is so simple that it's almost like a fairy tale: a seemingly abandoned sailboat is boarded by the New York City police harbor patrol only to be attacked by a huge, grotesque zombie who bursts out of the hold. Peter West, a cynical reporter, travels to the tropical island of Matul, the ship's point of origin to follow up on the story only to encounter a spreading plague being investigated by Dr Menard (Richard Johnson). The disease causes the dead to rise from their graves and attack the living, devouring their flesh.

Originally slated to be directed by the competent Enzo G. Castellari ZOMBIE was given to the then struggling Fulci when Castellari declined. Fulci and the estimable Gianetto De Rossi were told to do a profitable remake of DAWN OF THE DEAD but created a gruesome nightmare which flooded the market with countless Italian imitations for the following decades.

Now we have BLUE UNDERGROUND's long awaited DVD version and I will immediately and HIGHLY RECOMMEND this purchase with some serious qualifications. The good news is that this is a gorgeous transfer, precisely framed at 2.35:1, luminous, vividly colorful and giving more picture information than ever before. This is also a ZOMBIE you can listen to in 6 different sound options: ITALIAN-2.0; 5.1 Dobly Digital Surround; ORIGINAL ITALIAN MON0; ENGLISH-2.0; 5;1 Digital Surrround; ORIGINAL ENGLISH MONO. The ORIGINAL ITALIAN MONO is recommended and surprisingly in that it has a grit and presence and some variations the others don't possess.

ZOMBIE now looks so good and clean that it's as if a layer of texture were somehow stripped away, atmospheric texture that has something to do with the grain and use of shadow buy Fulci resulting from fast film, low budget equipment and his penchant for shooting in obscured light. The shadows are mostly gone and I find the transfer overly brightened. It looks almost slick, like a Hollywood film where every detail has to be seen. Fulci's vision was unconventional, surreal and anti-naturalistic, something of that has been lost, or lessened. The frissons are still there but the film loses some of it vivacity and Gothic realism (it almost looks pretty) when seen in perfect picture quality. Of course, it's not a perfect film and not meant to be. It's a visionary, down and dirty Italian rip off, an influential classic of its kind and did for the Italian zombie film what FISTFUL OF DOLLARS did for the Italian Western. See it and draw your own conclusions. Extras include still galleries with production shot , posters and lobby cards, international trailers, Fulci bio and an Easter Egg which when enabled provides about 30 minutes of trailers for other Fulci titles such as MANHATTAN BABY, NEW YORK RIPPER, THE BEYOND and THE BLACK CAT. Robert Monell


Marc Porel

L'EMMUREE VIVANTE aka SEtTE NOTE IN NERO aka MURDER TO THE TUNE OF SEVEN BLACK NOTES aka THE PSYCHIC aka SEVEN NOTES IN BLACK - Lucio Fulci avec Jennifer O'Neill, Gianni Garko, Marc Porel, Evelyn Stewart (Ida Galli), Gabrielle Ferzetti, 1977, Italie 1h30

Depuis sa plus tendre enfance, Virginia Ducci a régulièrement des visions. Un jour qu'elle visite une ferme abandonnée appartenant à son mari, elle remarque des détails semblables à l'un de ces "flashes" récurrents et découvre, derrière un mur, un squelette, identifié comme celui d'une ancienne maîtresse de son époux. Elle décide de mener sa propre enquête pour innocenter ce dernier ...

Thriller d'épouvante teinté de surnaturel, L'EMMUREE VIVANTE fait partie des films les plus scénarisés de maître Lucio. Très peu de gore (seule une scène d'éclatement facial contre une falaise, comme dans LA NUIT DE L'EXORCISME), pas mal de psychologie et de rebondissements plus ou moins attendus. Pas un chef d'œuvre mais un excellent suspense. L'intrigue aurait sans doute gagné à être un peu allégée, la scène de la vision revient un peu trop souvent (même si la récurrence est le thème du film). Mais, techniquement, c'est du très beau travail. Fulci constitue d'ailleurs avec ce film l'équipe qui contribuera à la réussite de sa quadrilogie "zombiesque". L'atmosphère hivernale est ainsi fort bien rendue grâce notamment à une très belle photo blafarde de Sergio Salvati. Le casting international ne présente aucune faille. L'Américaine Jennifer O'Neill, toute en distinction et en retenue, se montre aussi à l'aise que chez Visconti ou chez Cronenberg. Le Suisse Marc Porel, qui mourra au début des années quatre-vingt, joue les "good guys" avec conviction. Enfin, la très belle Evelyn Stewart (aka Ida Galli) prend à merveille des airs vipérins. La fin, ouverte, laisse au spectateur le soin de choisir : happy end ou pas ? A voir assurément ! Stelvio

FOUR OF THE APOCALYPSE aka 4 DE L'APOCALYPSEaka I quattro dell'apocalisse - Lucio Fulci avec Fabio Testi, Lynne Frederick, Donald O'Brian et Thomas Milian, 1975, Italie

Un joueur (Fabio Testi), une pute, un alcoolique (Michael J. Pollard) et un fossoyeur noir se retrouvent compagnons de cellule. Après que la ville se soit fait nettoyer par une sorte de milice masquée, ils sont lâchés par le shérif sur une calèche à travers le désert. Ca se chamaille un peu, ça s'envoie des vannes, et ça découvre que la fille est enceinte. En chemin ils rencontres un groupe d'amiches puis font la connaissance de Chaco (Tomas Milian), une fine gachette qui s'avèrera être une véritable ordure qui abusera de la jeune fille après lui avoir fait bouffer du peyocle et flinguera la jambe à Pollard. Largués comme de pauvres merdes au milieu du désert, le petit groupe tente de survivre, le Fabio jurant la mort de Chaco.

Même dans le western spaghetti, Fulci est reconnaissable entre mille tant sa patte est présente. Quand ça s'flingue, le sang gicle plus qu'à l'accoutumée. Quand ça viole, ça le fait froidement, dégueulassement. Quand un heureux événement survient, il est tout de suite rattrapé par la triste réalité des choses. Personnellement, j'ai failli verser une larme lors de la scène triste du film, tant j'aurai voulu qu'elle se passe bien. Merde, c'est du Fulci pourtant. Ce mec avait un coeur ! Pas un chef-d'oeuvre du western spaghetti, mais un bon film qui mélange avec brio sadisme et romantisme. Mais attention, pas du romantisme à deux balles, je le répète, c'est du Fulci ! Kerozene

Fabio Testi joue Stubby Preston. Un gambler qui arrive dans une nouvelle ville, aussitôt arrivé, le Shérif (campé par Donald O'Brien) l'envoie dans une cellule. Ses compagnons sont: Une prostituée enceinte, un alcoolique et un fossoyeur de tombe noir un peu fou. Ils sont bientôt relâchés et envoyé dans le désert à bord d'une calèche. Ils feront bientôt la connaissance de Chaco (Thomas Milian) qui leur sera utile puisque qu'il est un tireur d'élite et qu'il pourra leur donner de la nourriture à chaque jour. Bientôt, Chaco se révélera être un bandit meurtrier et dément. Âpres les avoir violé, humilier et attacher dans le désert... Il les laisse comme des chiens destinés à mourir. Stubby Preston fait le serment de le tuer.

Il s'agit d'un western à grand déploiement réalisé par Lucio Fulci. Ici, il fait la preuve qu'il peut être un grand réalisateur et non seulement un réalisateur de films de zombies. Le tout est très sombre et vraiment violent, se qui laisse un peu voir dans quel voie il ira avec ses prochains films. Les balles laissent des plaies béantes de sang et Thomas Milian joue ici un bandit d'un rare sadisme. Tellement qu'il est même digne d'être un ancêtre de Charles Manson. Il s'agit pour Milian de son rôle le plus sadique et dément qu'il n'a jamais fait. Sa performance est phénoménale. De plus, Lynne Frederick y est d'une très grande beauté dans le rôle d'une prostituée enceinte. Cette dernière aura une courte carrière au cinéma de 10 ans. Malgré qu'elle a eu des rôles dans SCHIZO et PHASE 4, elle sera largement plus connue comme ayant été la 4e et dernière femme de Peter Sellers. À la direction photo, nous avons même droit à la présence de Sergio Salvati qui éclairera plus tard les grands films gore de Lucio. Pour la musique, la bande sonore de Bixio-Frizzi-Tempera est efficace et compétant. À l'exception de peut être de quelques chansons. En somme, j'ai vraiment été très impressionné par cet excellent western (un des derniers de la grande époque italienne) et le film constitue vraiment un petit bijou dans la carrière riche en genre de Lucio Fulci. Black Knight

MANHATTAN BABY aka Il Malocchio, 1982

Un archéologue (Christopher George - prénommé George) découvre la tombe du Dieu égyptien du Mal et il reçoit un laser bleu dans la tronche et devient aveugle. Pendant ce temps, sa fille reçoit un pendentif, un bijou avec une perle bleue. Retour à New-York. Il se passe plein de trucs. Le Mal est en fait contenu dans ce pendentif. Mais tout rentrera dans l'ordre. Je ne sais pas comment résumer autrement ce film qui m'a semblé hautement bordélique et confus. De plus, ma version est un horrible plein écran alors que 4a a été filmé en scope. Mais ça ne change rien au fait que la mise en scène de sieur Lucio est mauvaise, il en rajoute à fond avec des flous et des zooms inutiles, ce qui n'aide pas beaucoup. Peu de gore, mais une belle scène tout de même où un type se fait picorer à mort par des oiseaux. Un film mineur. Kerozene

Le MASQUE DE CIRE aka Maschera di cera - Sergio Stivaletti - 1997

Une petite fille est témoin du meurtre sanglant de sa mère et de l'amant de celle-ci. 15 ans plus tard, elle se fait embaucher comme costumière dans un musée de cire tenu par un homme étrange (Robert Hossein) qui reconnaît en elle sa défunte femme.

Bref, on connaît l'histoire, le gars a eu un accident, il s'est refait la gueule en cire, les mains aussi (avec une armature métallique). L'intérêt réside ailleurs que dans l'histoire. Premier film de Stivaletti, dernier boulot de Fulci, Argento à la production... Ca se regarde comme il faut, mais ça n'est pas aussi bon qu'on pouvait l'espérer. Quelques effets gores sympas, des filles superbes, nues, attachées sur la machine à embaumer - une innovation par rapport aux autres films sur les musées de cire, les victimes étant exposées vivantes ! Le final est un peu débile, je ne le dévoile pas ici, mais on a l'impression de passer de 1910 à 1985. Kerozene

 

MASSACRE TIME aka Tempo di Massacro aka The Brute and the Beast aka Colt Concert aka Le Colt Cantarono la Morte, 1966, Italie, 1h26.

Franco Nero cherche tranquillement de l'or, au bord d'une rivière, quand un type provenant de son bled natal l'aborde avec un message le pressant de revenir en ville. Nero cherche à comprendre mais son ami s'enfuit. Il revient donc à ses racines seulement pour se rendre compte que la ferme familiale appartient dorénavant à un riche bourgeois, monsieur Scott, et son frère est devenu esclave de la tequila et survit dans un trou sordide. En cherchant à comprendre, il se rendra compte que le fils dément de Scott mène son père au doigt et à l'oeil et sème la panique partout où il passe.

Spaghetti western très efficace de Lucio Fulci, Le Temps du Massacre commence sur une note plutôt pessimiste alors que des individus peu recommandables organisent une chasse à l'homme uniquement pour se divertir. Le pessimisme de l'ensemble ne se relâchera plus jusqu'à la fin et cette atmosphère dépressive contribue largement à la réussite du film. Franco Nero compose un héros maussade et tenace comme on les aime. Le personnage de saoulon désinvolte de son frère est aussi très sympathique. La musique, tantôt de l'orgue funèbre - écho du fils de Scott dont c'est l'instrument fétiche - et ailleurs de nobles  chansonnettes "à la" Morricone, est plutôt entraînante malgré sa mélancolie étudiée. On a aussi droit à une très belle photographie et quelques trouvailles  visuelles fort intéressantes, malgré les zooms constants propres à Lucio. Les retournements de situation sont honnêtes et plausibles et Fernando Di Leo, qui a écrit le scénario, ne peut que s'en féliciter, et nous aussi, par la même occasion. Orloff

Ce western de Fulci a été scénarisé par Fernando di Leo, qui allait s'illustrer au cours de la décennie suivante dans le genre " polar à l'italienne ". On le constate d'emblée puisque, en changeant le décor à l'époque, l'histoire qu'il a élaborée aurait pu convenir à n'importe quel polar d'action italien des années 70.

Ce film de Fulci est l'une des premières œuvres sérieuses qu'il ait réalisées, puisqu'il s'était jusqu'alors surtout illustré dans le domaine de la comédie. Bien évidemment, ainsi que le reste de son parcours en témoigna avec éloquence, la tonalité " sérieuse " convenait mieux au tempérament et à la vision de Fulci que la comédie légère. Ici, l'humour est bien dosé, savamment distillé afin d'ajouter juste ce qu'il faut de distanciation et d'ironie pour minimiser le côté mélodramatique du scénario.

Ce Temps du massacre est donc un premier exemple de la voie qu'allait emprunter Fulci par la suite : un parcours cinématographique obsédé par la violence et ses représentations. Très proche de la tragédie grecque, voire du théâtre classique, il offre de nombreux rebondissements et adopte vite des airs de drame familial marqué du sceau de la Fatalité. Bien sûr, en dépit de cet aspect, l'action prime, et Fulci se montre très efficace à cet égard. La première scène, inspirée des Chasses du comte Zaroff, le montre clairement.

Franco Nero, dans l'un des premiers rôles, se montre convaincant, épaulé par George Hilton qui offre une performance assez savoureuse d'alcoolique pas si minable qu'on pourrait le croire au premier abord.

La réalisation de Fulci est nerveuse, d'une élégance et d'un classicisme propre aux années 60. Le cinéaste bénéficiait d'ailleurs d'un budget visiblement correct, si on en juge par le nombre de figurants, les mouvements de caméra et l'allure générale du film. Oh, bien sûr, c'est quand même un western à l'italienne, une série B d'action parmi tant d'autres, mais on est loin de l'aspect calamiteux des derniers films de Fulci, tournés pour la télévision avec deux sous.

Fulci allait récidiver à deux reprises dans le genre western, avec Les Quatre de l'apocalypse et Silver Saddle, mais aucun des deux films en question ne retrouverait la hargne, la fougue et la jeunesse de Massacre Time. Howard Vernon

Le MIEL DU DIABLE aka Il miele del diavolo aka Devil's Honey aka Dangerous Obsession - Lucio Fulci, avec Brett Halsey, Corinne Clery, Stefano Madia et Blanca Marsillach, 1986, Italie

Jessica et Johnny sont tres amoureux. Ce dernier enregistre un album tout en saxophone dans un studio. Johnny se montre un amoureux fougueux mais guère délicat selon les gouts de Jessica. Un jour, entre 2 sessions d'enregistrement, ce dernier a un accident de moto et se fracasse la tète. À l'hôpital, Le médecin hésite avant de l'opéré et celui-ci meurt. Jessica tient alors le médecin responsable de la mort de son chum. Ce qui l'amènera à le harceler au téléphone puis de le kidnapper afin de le torturer avec des jeux sexuels ou autres jusqu'à peut être la mort.

Voici un Fulci très différent et inhabituel du reste de sa filmographie. Puisqu'il s'agit d'un long drame psychologique et physique à consonance sexuel et que le gore est ici totalement absent. En effet, les joyeusetés sont nombreuses... Le pauvre médecin est attaché à un mur et subit de nombreux sévices bdsm de la petite amie de son défunt patient. Celui-ci aura des tortures sexuelles, de cires chaudes, mangera de la nourriture à chien, etc. Bref, il y a ici tout un catalogue de jeux sexuels qui ne déplaira pas aux fans du genre. De plus, le film offre une belle exploration d'une relation amour et haine entre deux amoureux... l'amoureux de Jessica lui jouera même de son saxophone entre les cuisses afin de la faire jouir dans une scène célèbre. Le film offre une excellente progression dramatique et amène donc une conclusion avec quelques surprises très intéressant. Blanca Marsillach (soeur de Cristina Marsillach (vedette d'OPERA d'Argento)) offre ici une excellente interprétation très crue d'une femme tres amoureuse et parfois très naïve dans la première partie pour devenir une excellente dominatrice dans la seconde partie. Elle est excellente. Puis, le film offre une tres bonne apparition de Corinne Clery et en somme les interprètes sont tous très bons. Bref, il s'agit d'un Fulci différent mais excellent. Une très bonne petite histoire de tension érotique qui est à voir. Black Knight

MURDER ROCK aka Murderock - uccide a passo di danza, 1984

Ca devait faire un bon 7-8 ans que je n'avais pas vu ca.... à part quelque bon rares moments ca ne vole pas haut, que même à un moment donné je me demandais quand Patrick Swayze & John Travolta allaient apparaître. En plus, le meurtrier aurait pu changer d'arme? Et Olga Karlatos est moins belle que dans le temps, faut croire que ses meilleures années sont derrière elle. L'un des pires moments c'est quand la noire essaie de tuer le prof de danse de la même façon que le tueur, pi elle dit "je suis sur que personne ne l'aurais su si je l'aurais tué de la même manière que le présumé meurtrier " : Franchement ? ?  Rana

the NEW YORK RIPPER aka Lo Squartatore di New York, 1982

Là où le rationnel ne peut rien, Fulci s'amuse à transgresser les motifs.  Il brouille les pistes et nous sert des personnages atypiques au cinéma traditionnel mais typiques au cinéma italien sadique...  L'Éventreur de New York est-il ce grec à trois doigts ?  Ou est-il tout autre, quelqu'un qu'on ne devrait pas soupçonner ?  La recette habituelle d'un slasher, avec en plus la tranquille maîtrise visuelle de Fulci et son gore juteux, explicite et froid.  Toute la déviance d'un New York des années 80 est ici présente; des latinos qui ne vivent que pour le sexe; un médecin "amour libre" qui ne vibre qu'au son des écarts sexuels de sa femme nymphomane; un psychologue railleur qui carbure aux magazines homosexuels; un médecin légiste qui prend un certain plaisir à effectuer ses autopsies et finalement, un flic nonchalant qui fréquente une prostituée.  On passe par toutes les gammes du suspense et de la répulsion alors que le tueur - qui s'exprime avec une voix de canard, idée que seul Fulci était capable d'exploiter avec autant d'humour - découpe ses victimes avec une sauvagerie soudaine.  Chaque séquence respire la "touche Fulci" et bénéficie heureusement d'une certaine cohésion du récit. Probablement un des meilleurs du vieux barbu sanglant. Orloff

NIGHTMARE CONCERT aka A Cat in the Brain aka Un Gatto Nel Cervello - Lucio Fulci, 1990, Italie, 1h33.

Un réalisateur "gore" bien connu (Lucio Fulci dans son propre rôle) tourne son nouveau film dérangeant aux studios Cinecittà, à Rome. Entre les prises, il a du mal à dissimuler ses hallucinations violentes, et ces dernières prennent une ampleur telle qu'il décide d'aller consulter le psychiatre qui vit un peu plus bas, sur sa rue. Ce dernier visionne tous ses films, l'hypnotise et ne s'étonne guère que monsieur Fulci ait la vie dure, avec toutes les atrocités qu'il a filmées dans sa carrière. Malgré ce support clinique, Lucio continue de voir des meurtres sanglants partout autour de lui.

Film de fin de carrière de ce réalisateur orageux, un peu auto dérisoire et à moitié sérieux, NIGHTMARE CONCERT étonne par son rythme. Fulci nous a habitué à des intrigues serrées où l'on souffle rarement, et voici que le récit s'éternise, manque un peu d'inspiration... Il y a quelques erreurs techniques ça et là, dont un champ/contrechamp où il fait tour à tour jour et nuit, quelques incohérences, beaucoup d'action hors champ que nous devons "deviner"... D'un autre côté, la prestation amusante et cabotine de Fulci en vaut la chandelle, ainsi que les références qu'il glisse tout au long du scénario. Il se parodie, le bonhomme, et en tartine épais. Il semble avoir utilisé des séquences gore de certains films où il agissait à titre de producteur, ou même des scènes de meurtre de ses films précédents. On a donc droit à des hectolitres de sang et de tripes, et des crimes perpétrés de toutes les façons possibles et imaginables. Le fond sonore composé de murmures et de cris pathétiques finit cependant par agacer. La musique de Fabio Frizzi, par contre, est un des bons points du film, et le monteur l'a deviné, l'utilisant le plus souvent qu'il peut. Il y a pas mal de filles nues, mais on est en droit de déplorer l'abondance de permanentes et de spraynet régnant à l'écran. Il faut cependant prendre le recul historique nécessaire et se contenter de maudire cette période creuse que fut le début des années '90... Orloff

PERVERSION STORY aka LA MACHINATION aka ONE ON TOP OF THE OTHER aka UNE SULL'ALTRA - Lucio Fulci, 1969, Italie 

Le Dr. George Dumurier (Jean Sorel) est connu pour ses idées farfelues et son imagination galopante. Il n'empêche qu'il s'agit là d'un docteur tout ce qu'il y a de plus respectable. Malheureusement pour lui, alors qu'il folâtrait avec sa maîtresse (bellissima Elsa Martinelli), sa femme (sublime Marisa Mell) meurt dans des circonstances étranges et lègue une assurance vie d'un million de dollars à son mari. Ce dernier point fait immédiatement peser des soupçons sur la culpabilité de George. C'est alors qu'il fait la connaissance de Monica Weston, étrange sosie de sa défunte femme, à la seule différence que Monica est blonde aux yeux verts alors que sa femme était brune aux yeux bruns. C'est alors que l'on assiste aux rouages d'un puzzle machiavélique qui pourrait bien coûter la vie au bon docteur.

Ce polar signé Fulci est tout simplement délicieux: les images sont soignées et agrémentées de quelques cadrages inventifs qui collent parfaitement avec la bande son jazzy signée Riz Ortolani, conférant à l'ensemble un charme typiquement sixties. Mais surtout, l'intrigue quelque peu tordue tient facilement en haleine et ne lasse pas de surprendre. Les acteurs sont tous bons mais on se laisse principalement séduire par la beauté d'une Marisa Mell qui se laisse contempler dans le plus simple appareil. On regrettera peut-être que la scène de saphisme amenée toute en subtilité entre elle et Elsa Martinelli n'aboutisse finalement pas, laissant l'amateur de belles courbes sur sa faim. Vraiment sympa. Kerozene

La PRETORA aka Madame la Présidente est peu farouche- Lucio Fulci, 1976, Italie

Un petit peu de repos pour les obsessions morbides de Lucio Fulci en 1976 avec ce Pretora qui nous présente Edwige deux fois dans cette comédie, et qui s'en plaindra?

Edwige une premières fois sous les traits de Viola, juge digne, consciencieuse et un chouille coincée.

Edwige une seconde fois en Rosa, soeur jumelle de la précédente mais nettement plus adepte des plaisirs (faciles ?) de la chair, et bien moins habillée.

Un escroc de passage au tribunal essaiera de mettre dans l'embarras Viola en usant des charmes de Rosa à des fins de propagande charnelle.

Ajoutez la-dessus l'amant de Viola qui ne sait plus trop à quelle Fenech se vouer et vous aurez les grandes lignes de cette farce moins outrancière que des Doctoresses par exemple (absence totale de pets) et néanmoins tout à fait agréable.

On peut même apprécier quelques plans plutôt bien composés, la patte du maître assurément qui hisse l'oeuvre un peu plus haut que ses pairs du genre de l'époque sur un plan visuel.

Pas mal d'Edwige tutta nuda, ou avec des marguerites en guise de tétons suffisent bien à éclairer une morne journée d'hiver. Riton

ROME 2072 A.D.: THE NEW GLADIATORS aka: I Guerrieri dell anno 2072 aka Fighting Centurions aka Warriors of the Year 2072, 1983

En 2072, une chaîne de télévision diffuse des jeux télévisés barbares dans lesquels les protagonistes y perdent la vie. Mais le taux d'écoute est en baisse. Solution: refaire les jeux de Rome à la sauce 2000. Pour cela, on emploiera des condamnés à mort. Mais il faut un héros, alors on prend le plus fort du jeu Motorcycle Kill (à peu de choses près), on fait un coup monté, et il sera lui aussi condamné à mort. Une fois enfermé, il fera la connaissance de ses potes gladiateurs. Les vilains gardes patibulaires habillés en tenu de nazis tirent un laser immobilisant de leur matraque (effet hilarant garanti), le héros bouffe une micro-puce qui lui permet de faire fondre les métaux (!!!). Il y a 2-3 plans gores plutôt timide. Après 70 minutes d'attente, les jeux commencent enfin, et alors que le film était déjà mauvais jusque-là, il en devient carrément pitoyable. Les poursuites en moto sont horriblement orchestrées, on n'y comprend rien, qui est qui, toujours est-il que les héros se rebellent et découvre que la chaîne est dirigée par un ordinateur dont le centre névralgique se trouve être un satellite en orbite autour de la Terre. Avec d'obscurs moyens, ils réussissent à le faire exploser (ce qui fait tomber le satellite !). A noter aussi les décors, incroyablement cheapos. Les italiens se sont fait leurs BLADE RUNNER, avec écrans géants sur les buildings, sauf qu'ici, le carton pâte et le plastique sont un peu trop flagrants. Les lumières ressemblent à des décos de Noël, la musique est une des plus atroces qu'il m'ait été donné d'entendre. RUNNING MAN est venu 3 ans après. Ce film est distribué chez Troma.  Kerozene

The SMUGGLER aka LA GUERRE DES GANGS aka LUCA LE CONTREBANDIER aka Luca il contrabbandiere, 1980

La Mafia napolitaine fait son beurre avec la contrebande de cigarettes, jusqu'au jour où "le Marseillais" arrive et tente de refourguer sa came, désirant utiliser le réseau des contrebandiers pour écouler sa merde. S'en suit une guerre des gangs pour le moins radicale.

L'histoire simple du film ne nuit en rien à son efficacité. THE SMUGGLER est un polar fougueux, extrêmement violent et gore comme seul Fulci sait le faire: visage brûlé, gorge éclatée, ventre explosé, et j'en passe, chez Fulci les impacts de balles font des trous d'obus et un pain dans la gueule décroche la mâchoire dans un flot d'hémoglobine. Fabio Testi est vraiment bon dans le rôle principal de Luca. L'image est sale, encore plus que l'ambiance générale du film... Un très bon polar spaghetti . Kerozene

SODOMA'S GHOST aka The Ghosts of Sodom aka Les Fantômes de Sodom - Lucio Fulci, Italie, 1988, 84m. 

Les esprits de fantômes nazis tués par une bombe durant un orgie reviennent cinquante ans plus tard pour terroriser un groupe de six adolescents, qui décident de s'arrêter dans la maison reconstruite pour trouver de la nourriture.

Oh la la, je considère avoir vu beaucoup d'étrons dans ma vie, mais ce film de Lucio Fulci est carrément horrible, voire pas regardable. C'est probablement dans les films les moins inspirés que j'ai eu la chance de voir dans ma vie. On s'attarde sur d'interminables orgies, on y ajoute des scènes surnaturelles complètement risibles et trop longues et le scénario n'a absolument rien d'intéressant. L'orgie qui démarre le film est faite dans un plan séquence horriblement orchestré avec tentatives absolument foireuse de nous titiller le monsieur sans succès. On entre ensuite dans cette espèce de tourbillon pas clair, d'apparaitrions surnaturelles, de nichons avec fond nazi et c'est carrément un ratage total, comme un collage qu'on voudrait vite faire pour passer à autres choses. On regarde rapidement notre monde malgré une vaine tentative gore (La seule), une scène de lesbianisme qui n'aboutit pas et la fin la plus cliché ever made (OH les copains c'était un r...!). On dirait que Fulci n'a même pas essayé. Abba

ZOMBIE 3 aka Zombie Flesh Eaters 2 - Lucio Fulci/Bruno Mattei, 1988

J'ai finalement pu finir ce film que j'avais commencé il y a de cela un méchant bout pour cause de cassette endommagée, ou de copie merdique. Fulci l'a commencé, pis Mattei l'a fini. Je me demande a quel moment est-ce que Mattei a pris les choses en main, car cela ressemble pas mal plus a du Mattei qu'a du Fulci. J'ai trouvé que c’était un mix de 3 films de Dawn of the Dead, Night of the zombie et même de the Crazies par moment. Pas nouveau le fait que ce soit un virus qui contamine et que l'armé a encore d'affaire dans ça. Un bon divertissement, mais pas plus, sans oublier quelques scènes assez gorifique. Et la tête qui sort d'un frigo tout en volant pour aller mordre une innocente victime, assez comique. Cré Lucio...eee Bruno???  Rana

luciofulci.fr/ | The official Lucio Fulci website | luciofulci.altervista.org

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