LA GAZETTE DU CLUB DES MONSTRES

NUMÉRO 25

EXORCISME À L'ÉCRAN

Le sujet avait été abordé au cinéma avant le célèbre film de William Friedkin, mais la sortie de THE EXORCIST et sa furieuse réputation, ont entraîné dans son sillon une quantitié importante de copies souvent maladroites, La nouvelle sortie pour son 25ème anniversaire a eu un effet semblable, plus porté vers la mise en scène d'adaptations de sujets véridiques, le doux parfum de l'authenticité attirant les foules curieuses. Panorama de films mettant en vedette ou exploitant par moments le phénomène bien tangible. Le film L'EXORCISTE, le roman et l'histoire originale feront l'objet d'un article à venir.

Les 3 FURIES DU NINJA aka TROIS FURIES DU NINJA aka REVENGE OF THE NINJA aka L'AFFRONTEMENT DES NINJAS aka KICKBOXER FURICO aka KICKBOXER FURIES - Ratno Timoer, 1984, Indonésie

Au milieu d'un terrain vague, une horde de voyous semblant sortir tout droit d'un post-nuke italien attaque un sorcier issu d'un autre siècle. C'est que ce bon sorcier est en possession d'un collier serti d'une pierre rouge aux pouvoirs magiques, et que cette pierre est fortement convoitée par un méchant sorcier aux cheveux longs, mais aussi par un mystérieux personnage vêtu de noir traversant le pays à pied (Advent Bangun). Disparaissant dans un nuage de fumée, le sorcier confie la pierre à Maya, une jeune fille à l'allure de collégienne propre sur elle mais qui n'hésite pas à distribuer des coups de talon quand il le faut. Du coup, tout le monde s'en prend à la pauvre Maya qui non seulement n'y comprend rien, mais est bien incapable d'expliquer la situation à son petit ami Ricky (Barry Prima), qui aime se balader les pectoraux à l'air dans le but de se les faire tripoter.

Quand les Indonésiens donnent dans l'action fantastique, cela donne un spectacle à haute teneur psychotronique! On assiste ici à un festival de scènes ahurissantes allant du combat d'arts martiaux au gunfight explosif en passant par une scène d'exorcisme et des tours de passe-passe magiques. Le clou restant l'affrontement final lors duquel le méchant sorcier réveil un démon et lui enfonce un clou dans le crâne en vue de le contrôler. Au service de son maître, le démon réveille une douzaine de zombies défraîchis qui surgissent du sol avant d'attaquer nos héros. Complètement ahurissant, l'actioner fantaisiste verse donc dans le fantastique pur et dur, voire l'horreur sanglante lors de deux scènes dans lesquelles des organes vitaux se font arracher à mains nues.

Le film fut sans doute un événement en son pays puisqu'il met en scène les deux méga-star du cinéma d'action locale, à savoir Barry Prima et Advent Bangun (tous deux à l'affiche de THE WARRIOR AGAINST THE BLIND SWORDSMAN), qui ont cependant deux seconds rôles dans ce film. Barry Prima castagne dans l'ombre de sa compagne, alors que Advent Bangun traverse le film en courant après une voiture et en tuant quelques bad-guys pour finalement taper sur les méchants puis se retourner sans réelle raison apparente contre les gentils. Pas l'ombre d'un ninja en vue dans ce film plein de moustachus à la mode clou et cuir (tendance Village People), ni même de glorification du kickboxing. Quant aux trois furies du titre français, je continue à les chercher. Kerozene

ABBY aka The Blaxorcist - William Girdler avec Carol Speed, William Marshall et Terry Carter, 1974, États Unis, 89m 

Une conseillère en mariages nommée Abby devient soudainement frappée par un affreux démon de la sexualité, salopard et violent. Lentement, Abby est empoisonné par l'esprit qui profite de plus en plus d'elle et met son mariage en péril. Heureusement, son beau-père, un exorciste qui a longtemps travaillé en Afrique, tente par tous les moyens de l'aider. Pendant qu'Abby devient de plus en plus hors de contrôle, lui doit trouver un moyen de la ramener vers le droit chemin.

Cette copie version blacksploitation du grand film de Friedkin a été à l'époque un très gros hit, ramenant plus de 4 millions dollars avec un budget complètement peau de couilles mais un enthousiasme intéressant. William Girdler fait un travail très honnête à la réalisation et décide de s'attarder surtout à l'efficacité de ses scènes fortes et délaisse le reste de son récit, qui souffre de ce fait d'un problème de rythme mais ne devient au moins jamais chiant, un gros merci à la durée assez courte du film. Carol Speed est franchement déroutante, hilarante mais à la fois très convaincante en possédée. Elle lance des insultes pas possibles et a une démarche assez crédible pour nous faire regretter le trop peu de temps qu'elle passe possédée. William Marshall, monsieur groove, vient ajouter de la présence dans le rôle de l'exorciste tandis que le reste du casting va de mauvais à passable. ABBY a été victime de poursuites pour plagiat par la Warner, dommage considérant que les ressemblances entre le film de Friedkin et celui de Girdler sont seulement dans l'idée de base et pas dans le reste. Malgré son côté un peu vite torché et ses quelques moments de mollesses, ce film vaut le détour pour les curieux et mériterait je trouve, un meilleur sort. Abba

AMITYVILLE 2: THE POSSESSION aka Amityville 2: le possédé - Damiano Damiani avec James Olson, Burt Young, Rutanya Alda, Jack Magner, Andrew Prine, Diane Franklin, Moses Gunn, Ted Ross, Erika Katz, Brent Katz, 1982, États unis, 104m

Plus d'un an avant que la famille Lutz n'emménage dans la maison d'Amityville et en subisse les influences maléfiques, une famille italo-américaine, les Montelli, ont habité cette maison. Le fils aîné, Sonny, commence à être possédé par un esprit diabolique dès le premier jour où lui et sa famille ont habité la demeure. Il se met alors à changer de comportement, ce qui inquiète sa mère croyante qui se confie à un prêtre, le père Adamsky. Il faut dire que le père de famille, Anthony Montelli, est un homme violent qui n'hésite pas à battre sa femme et ses enfants au moindre manquement à la discipline. C'est donc lui qui est considéré au départ comme le responsable des changements dans la personnalité de Sonny, mais le père Adamsky constate que le jeune homme est possiblement possédé par le démon. Sonny en vient même à avoir des relations incestueuses avec l'une de ses soeurs adolescentes. Une nuit, poussé par les forces du mal qui l'habitent, il prend un fusil de chasse et tue tous les membres de sa famille. Sonny est arrêté par la police, mais le père Adamsky tente de convaincre les autorités que le jeune homme n'est pas responsable de ses actes et il tente alors de pratiquer un exorcisme pour libérer Sonny de la possession maléfique qui est en lui.

Personne n'aurait cru possible qu'il y ait une suite à "THE AMITYVILLE HORROR". Le producteur Dino de Laurentis, toujours à la recherche de succès cinématographiques (comme il a fait pour "SILENCE OF THE LAMBS" en produisant la suite "HANNIBAL") afin d'en profiter financièrement, a cependant acquis les droits du film dans le but de produire à l'écran l'histoire vraie de la famille DeFeo, où le fils aîné a tué ses parents et ses frères et soeurs une nuit dans la fameuse maison supposément hanté. Le scénario a cependant déformé la base du sujet avec un peu trop de variations fictives pour que l'on puisse y croire, mais il faut dire que les auteurs n'avaient pas toutes les autorisations nécessaires pour rester fidèles à ce qui s'est vraiment passé. Si bien que l'on se retrouve devant un film d'horreur archi-prévisible où les personnages sont tous trop typés pour être convaincants. Le réalisateur Damiano Damiani, plus à l'aise dans le drame policier judiciaire, ne semble d'ailleurs pas trop croire au récit, qu'il illustre de manière incertaine, malgré une mise en scène assez fluide et appliquée, avec par moments une injection de gore bienvenue. L'ensemble souffre toutefois de trop d'emprunts à des films fantastiques connus, particulièrement "THE EXORCIST" lors de la scène finale. Lalo Schifrin est heureusement de retour à la trame sonore. Quant aux acteurs, ils ont du mal à être crédibles étant donné la conception artificielle de leurs personnages. Bref, une suite honnêtement moyenne malgré quelques bonnes séquences sanglantes. Mathieu Lemée

L'ANTECHRIST aka L'ANTICRISTO aka THE ANTICHRIST - Alberto de Martino, 1974, Italie

Ipolita est une femme malheureuse: à l'age de 12 ans, son père un peu distrait envoie la voiture familiale dans le décor, provoquant la mort de sa femme et la paralysie de sa fille. Ipolita a grandie et est devenu une belle femme qui n'a pas perdu l'espoir de retrouver un jour l'usage de ses jambes, mais la vie est dure et injuste, car son infirmité en a fait un être seul, une vieille fille frustrée qui n'a jamais connu l'amour physique et qui refuse de voir son père refaire sa vie avec une femme. Un jeune docteur découvre grâce à l'hypnose que son infirmité est uniquement psychologique, et, toujours par l'hypnose, la fait remontée dans sa vie antérieure, une vie de péché et de luxure pendant laquelle elle léchait des anus de chèvre au sein d'une secte satanique. Ipolita devient désormais possédée par le démon, vole dans les airs, fait des choses obscènes et crache du vomi vert.

Un an après L'EXORCISTE, Alberto de Martino nous en livre une version à l'italienne, et il faut bien l'admettre, il s'en sort carrément bien. Le film commence très fort, brillamment enlevé par une musique composée par Morricone et Bruno Nicolai, lors d'une scène se déroulant dans un petit village italien dans lequel une relique est censée accomplir des miracles et ainsi guérir les malades. Par la suite, le film plonge dans les tourments de la pauvre Ipolita, jusqu'à l'inévitable scène d'exorcisme final. Etonnamment, elle n'est pas pour autant la scène la plus marquante du film. En effet, un flash back prenant place dans le passé de notre héroïne révèle ses activités douteuses et offre une scène purement anthologique d'orgie satanique. Le film bénéficie également de magnifiques décors superbement photographiés par ce bon vieux Joe D'Amato qui, il faut bien l'admettre, était meilleur directeur de la photo que réalisateur. Kerozene

APPARITIONS - Joe Aherne avec Martin Shaw, Rick Warden, 2008, Royaume Uni, mini série tv 6 épisodes de 60m

L'idée était intrigante. Le comédien Martin Shaw lance l'idée à la BBC d'une minisérie sur la pratique de l'exorcisme après avoir apprit que Mère Theresa a été exorcisée avant sa mort. C'est donc le point de départ de cette série apocalyptique mettant en vedette le père Jacob. Il est en brouille avec son supérieur, qui voit d'un mauvais oeil la pratique ancienne et folklorique. Mais Jacob n'en 'est pas non plus friand et c'est à la demande d'une jeune fille, qui croit son père possédé, qu'il débute une consultation. L'affaire est sérieuse et les forces du mal semblent se déclencher autour de Jacob, pressenti pour remplacer l'exorciste en chef de l'église. Lorsque deux de ses amis proches meurent dans d'horribles conditions, il s'enfonce dans les méandres d'une conspiration plus démente qu'il n'y parait.

Surprenant, tant au niveau de la complexité du récit que du gore bien en vue. Si on croit que les deux premiers épisodes se concluent et qu'on passe à d'autres évènements en principe sans rapport, ce n'est qu'une illusion, tout est relié jusqu'à un final spectaculaire. Il est beaucoup question du questionnement religieux: pourquoi Dieu a-t-il permit les atrocités de la deuxième guerre mondiale et particulièrement le pape alors en fonction ? Jacob sera également questionné par une psychologue qui met en doute toutes ses convictions et y voit des délires paranoïaques proches de la schizophrénie. Le spectateur en vient lui aussi à douter de tous les personnages et de la véracité de ce qu'il voit. Le titre ne devient évident qu'en toute fin lorsqu'on comprend mieux l'implication de tous les morceaux du puzzle. Idem pour la vielle de 70 ans qui est à la clinique d'avortement, on ne lésine pas pour aborder des sujets controversés, le jeune aspirant à la prêtrise, troublé par ses pensées homophobes, est accepté par Jacob, mais rejeté de fait par les supérieurs qui refusent sans réfléchir.

Le principal scénariste et réalisateur est connu des amateurs comme le créateur de la mini série Ultraviolet et a participé à la première nouvelle saison de Doctor Who, réalisant quelques uns des plus remarquables épisodes. On est donc partagé entre révélations religieuses et fiction pure, un mélange très réussit. Un magnifique moment de télévision qui divisera certes les spectateurs, mais qui pousse le sujet beaucoup plus loin qu'on ne l'aurait cru avec une efficacité terrible. Mario Giguère

BLACK MAGIC TERROR aka BLACK MAGIC QUEEN aka EXORCISME NOIR aka La Reine de la Magie Noire - Lliliek Sudjio, Indonésie, 1979

La femme d'un type sur le point de se marier pète un câble et a des visions d'horreur. Pas content, l'homme fait appel à un exorciste qui se fera gicler dans les airs et en perdra la vie. Encore moins content, il accuse une femme de sorcellerie et, en compagnie de quelques villageois, va infliger une punition méritée à la vilaine sorcière - qui est en réalité une jeune fille amoureuse de lui qu'il a dépucelé quelques jours auparavant.

Battue, la jeune fille est recueillie par un sorcier qui l'initie à la magie noire. Une fois formée (la formation consiste à faire du trampoline nue devant un clair de lune), elle part dans une furie vengeresse et élimine quelques quidams de bien douloureuse façon. Une fois le responsable de son malheur tué, elle décide de stopper net ses activités criminelles. Mais le sorcier ne l'entend pas de cette oreille.

C'est alors que surgit un citadin, qui, avec l'aide de quelques "Allah est grand", parvient à affronter les sales tours du sorcier méchant.

Oulalalala, je ne sais pas si ma version est coupée, mais le film fait 63 minutes, et sur ces 63 minutes, j'ai joué de la guitare, j'ai feuilleté un magazine et j'ai failli m'endormir. C'est dire à quel point le film est passionnant. Et ce malgré l'absurdité et la connerie générale du film et les quelques scènes gores qui le traversent...  Pas bon. Kerozene

BLOOD MASK: The Possession of Nicole Lameroux -Dennis Devine avec Sally Dalton, Danielle De Luca, 2007, États Unis, 82m

Impression de déjà vu: une sorcière que l'on s'apprête à tuer avec un masque aux pointes de fers dirigées vers le visage promet de revenir tuer les descendants de ses bourreaux. Aujourd'hui, une collégienne entre en transe lorsqu'on parle des sorcières de Salem. Nicole sera tout de même invitée au party organisé par un copain, malgré le refus de son père, prêtre. Quatre jeunes donzelles et deux hommes vont donc se retrouver dans une maison dont un mec a les clés. Une maison baroque, qui inclut dans les sous-sol une salle de torture. Rapidement, il semble qu'un tueur est entré dans la maison, dont on n'arrive plus à ouvrir les portes. Les victimes sont retrouvées avec un masque identique pendant que Nicole est de plus en plus louche.

Comment actualiser LE MASQUE DU DÉMON de Mario Bava. Rien de bien original pour ce petit film indépendant qui ne trouvera grâce qu'auprès des amateur de jolies bimbos. On voit tout venir bien à l'avance, le gore n'est pas réellement efficace et la multiplication des masques, un par victime, le rend plus banal, si c'est possible. Ajoutez une dose de sado masochisme un peu tiède, une petite séance d'exorcisme tout aussi ridicule en final, des classes d'élèves pas convaincantes et il ne reste encore que la relative beauté des "actrices". Triste héritage pour Mario Bava. Mario Giguère

The CONVENT OF SINNERS aka LA MONACA DEL PECCATO aka ON L'APPELLE SOEUR DESIR - Joe D'Amato avec Eva Grimaldi et Gabriele Tinti, 1986, Italie

Après avoir été violée outrageusement par son père, Susanna est envoyée dans un couvent pour expier ses terribles péchés et pour entrer dans les ordres contre son gré. Rapidement, la mère supérieure fait d'elle sa favorite et y fait des attouchements sexuels. L'aspirante mère supérieure a alors peur de perdre sa place au titre de favorite et organise un plan pour se débarrasser d'elles. Son plan : Faire passer Susanne pour une possédée du diable ! De plus, Susanne tombe amoureuse d'un jeune prêtre et s'attire la jalousie des autres religieuses. Susanna survivra t'elle aux sévices corporels qu'elle subit comme d'être fouettée, battue, mis dans un donjon avec des rats ou encore de subir un exorcisme en recevant un instrument (ressemblant à un dildo) remplit d'eau bouillante ?

Encore une fois inspirée par LA RELIGIEUSE de Diderot, THE CONVENT OF SINNERS est une charge importante contre l'hypocrisie de l'église et de l'absurdité de l'inquisition. Le message est tellement clair que ce film constitue presque un film d'auteur et est certainement son film le plus personnel. D'autant plus, que ce film est l'un de ses derniers avant qu'il ne tourne que du Hardcore. Ce film verse moins dans l'érotisme explicite qu'IMAGES IN A CONVENT (précédente entrée de D'Amato dans la nunsploitation) mais comporte quand même tous les éléments du genre. Au menu : De nombreuses scènes de bains en groupe (l'équivalent des scènes de douches des films de Femmes En Prison), une religieuse qui baise une statue du christ, scènes lesbiennes et les indispensables scènes de flagellation. Le casting est très bien assurée.. Il y a parmi eux, l'une des 2 sœurs cuisinières de SUSPIRIA et Gabriele Tinti dans le rôle d'un puissant prêtre. Au niveau de la photo et de la réalisation, D'Amato assure comme d'habitude avec sa grande compétence. En conclusion, le film est certainement moins beau et lyrique qu'IMAGES IN A CONVENT mais il est nettement plus pensé que ce dernier. Voir les 2 films « back a back » doit certainement être une bonne expérience. VIVA D'AMATO ! Black Knight

The DEVIL INSIDE - William Brent Bell avec Fernanda Andrade, Simon Quarterman, Evan Helmuth, 2012, États Unis, 83m

Isabella se rend en Italie pour faire un documentaire sur sa mère, Maria Rossi. Maria a jadis tué trois personnes pendant qu'on l'exorcisait. Isabella s'acoquine avec deux jeunes prêtres qui étudient et pratiquent le métier de chasseur de démons intérieurs, qui acceptent de rencontrer la dame. Ça ne se passe pas bien.

Un autre film soi-disant basé sur des faits vécus, ce qui n'est pas le cas, tellement gonflé qu'il en perd rapidement toute crédibilité. Les ficelles sont énormes et la logique laissée de côté si on est un tantinet critique devant les agissements incongrus de ces gens qui ont trop vu de films. Il est probablement difficile de se distinguer en passant après tant de films sur le sujet, mais les citer sans vergogne et sans un minimum de réalisme, c'est difficile à avaler. Si le public a surtout décrié une fin qui les a laissés en furie, la dernière partie du film, qui ne dure qu'un petit 75 minutes avant le générique, plongeait déjà dans un n'importe quoi magistral. Cette fin, quand on y pense, démolit tout ce qui est arrivé avant, niant toute logique interne. Pas surprenant, à posteriori, de se rendre compte que le visuel du dvd est un personnage entrevu une fraction de seconde tout au plus. Le distributeur, Paramount, a tout de même réussit à faire du fric, comme pour Paranormal Activity, avec ce film qui a coûté une bouchée de pain et qui a ramassé un profit indécent. Mario Giguère

Les DIABLES aka The Devils - Ken Russell, 1971, Angleterre 

Film historique trash et provoq à mort. C'est une production anglaise assez importante qui se passe en France pendant les guerres de religion, ce qui permet aux anglais de se foutre de notre gueule, mais bon l'intérêt n'est pas là. Rapidement, l'histoire (vraie!) est celle de l'abbé Grandier (joué admirablement par Oliver Reed) qui s'est fait dégommer par des sales types qui étaient dégoûtés qu'il aide les protestants. Vu qu'il est assez fornicateur sur les bord, il va se faire accuser d'être le diable. Bon ca semble pas délire mais bon, faut voir les gueules des personnages plus graves les uns que les autres, les costumes, les décors et les cadrages hallucinants. En plus, les séances d'exorcisme sont le top du films car super tarés (ce qui ne devait pas être loin de ce qui se passait à l'époque).

En résumé un excellent film qui est passé sur le câble, sur TCM dans la série "Film à scandales". C'est pas une série B mais un rareté dans le monde du cinéma "mainstream".  Effix

The EXORCISM OF EMILY ROSE aka L'Exorcisme D'Emily Rose - Scott Derrickson avec Laura Linney, Tom Wilkinson, Jennifer Carpenter, 2005, États Unis, 122m

Un prêtre est accusé de négligence criminelle suite à la mort d'Émily Rose, jeune femme qu'il a exorcisée. On suit le procès et on assiste à la conversion d'une avocate pleine d'ambition, agnostique, qui devient de plus en plus ouverte à la possibilité de la possession démoniaque.

Basé sur une histoire vraie, mais qui est américanisée et qui prend d'énormes distances qu'il serait trop long à énumérer. Notons simplement le fait que la jeune allemande Anneliese Michel, morte en 1976 était exorcisée une ou deux fois par semaine, ou que deux prêtres et ses parents furent condamnés à six mois de prison. Quelle partie des énormes changements sont dus à la volonté d'exploiter le filon suite à la ressortie fructueuse de l'Exorciste en 2001 ? Ou de présenter en salles un film classé PG-13 ? Tout aussi discutable, malgré le résultat efficace, est le casting d'acteurs fort connus ou la structure qui mélange le drame judiciaire et le film d'horreur. À ce niveau, les apparitions de visages démoniaques très tôt sont plus grotesques et hollywoodiens que dérangeants. Si l'interprétation de Jennifer Carpenter est remarquable, là aussi, on l'a aidée avec les effets spéciaux et ce de manière beaucoup moins efficace qu'un Dick Smith a pu le faire sur le film de William Friedkin.

Quelques jours après avoir visionné le film, il reste un sentiment d'exploitation pas très catholique d'un fait véridique troublant à des fins mercantiles. En effet le film connut un succès remarquable en salles, certes, mais sonne faux. La présentation d'une photo de la victime en fin de procès, que l'on appréhendait, ressemble à une actrice maquillée. Ca tombe à plat malgré un sujet aussi fort parce qu'on introduit des artifices trop connus. On est loin du réalisateur chevronné qui a fait ses armes avec le documentaire, comme l'était Friedkin. Mais là ou L'Exorciste était scénarisé par un William Peter Blatty croyant d'après un autre fait authentique, le jeune Scott Derrickson ne semble avoir retenu que la superficialité d'un monde qui lui échappe. La palette de couleurs ou le mal est orange ou le sous-titrage des démons qui parlent latin n'aident pas plus à la crédibilité. Le réalisateur et co-scénariste offre à la fois toutes les explications pour rationaliser le cas, tout en nous montrant des scènes inexplicables rationellement. Pour aller au plus simple, le mélange "court drama" et horreur ne lève pas vraiment. Mario Giguère

EXORCISME TRAGIQUE aka Un Bianco vestito per mariale aka Spirits of Death - Romano Scavolini avec Ida Galli, Ivan Rassimov, Luigi Pistilli, Pilar Velázquez, 1972, Italie

Dans une jolie campagne, une femme et son amant, pris en flagrant délit sont tués par le mari sous les yeux de sa jeune fille. Trente ans plus tard, Marialè a invité de vielles connaissances qui arrivent au château. On leur refuse d'abord l'entrée, puis tout ce beau monde se réunit. Après une visite du château ou l'on découvre des caves pleines de mannequins, tout le monde se déguise et se maquille pour faire la fête. Une fête qui tourne presque à l'orgie. Les meurtres vont commencer...

Il est des plaisirs qui ne se savourent qu'avec une certaine expérience. Le plaisir de voir au générique Ida Galli aka Evelyne Stewart suivie d'Ivan Rassimov et Luigi Pistilli m'apportent le sourire de retrouver des comédiens qui m'ont toujours régalé. Ajoutez une musique de Fiorenzo Carpi dirigée par Bruno Nicolai et toutes ces voix françaises qui ont traduit tant de classiques et je pars du bon pied. Après une demi-heure on ne comprend toujours rien, ce qui est également plaisant, de ne pas deviner tout dès les premières minutes, comme il arrive trop souvent. On ne devinera presque seulement dans les dernières minutes ce qui se passe, quel est le lien avec le titre et l'on sera surpris du dénouement final. Moi qui croyais voir une autre copie faible de l'exorciste, je me retrouve donc avec un giallo prenant et mystérieux, avec des acteurs chevronnés, une réalisation dynamique, bref, un plaisir inattendu et très apprécié. Un giallo à découvrir. Mario Giguère

Un château isolé, des invités pour un week-end, des meurtres sanglants, voilà ce que nous propose cet étonnant petit film précurseur de bien de giallo des années plus tard... Quand on rajoute à ce tableau un huit clos stressant et des scènes érotiques et gores (pour l'époque cela va de soi), on comprendra aisément que Scavolini réussit son pari :

Les années 40. Mariale, à huit ans, assiste à une scène épouvantable : son père assassine par balle sa mère et l'amant de celle-ci avant de se donner la mort. Quelques années plus tard : Mariale a épousé Paolo, un noble, et vit avec lui et son majordome dans une grande demeure. Mais la jeune femme ne supporte plus cette vie de recluse. Elle décide d'organiser un grand dîner auquel leurs anciens amis sont conviés. Par une étrange mise en scène costumée, Mariale semble vouloir reconstituer la nuit du meurtre de sa mère, en utilisant ses six hôtes comme cobayes. Bientôt, des meurtres atroces et sanglants sont commis semant le trouble parmi les convives. Comme dans les romans d'Agatha Christie les survivants vont commencer à se suspecter mutuellement.

A découvrir, pour tous les fans de Bava et d'Argento, paroles de Marc Evil. Marc Evil

GOOD AGAINST EVIL - Paul Wendkos, téléfilm pilote, scénario Jimmy Sangster, 1977, États Unis

J'ai rigolé hier soir. En tête d'un dvd double de méchancetés diaboliques, GOOD AGAINST EVIL débute en 1955 avec le méchant acteur ( dans tous les sens ) Richard Lynch qui assiste à la naissance d'une fille qu'il verra à bien éduquer pour qu'à l'âge de 24 ans ( ! ) elle soit vierge pour enfanter un fils à Astaroth, le diable en personne. 22 ans plus tard, à San Francisco, la jeune vierge, dessinatrice de mode, tombe amoureuse d'un écrivain, ce qui complique la vie à la secte qui s'occupe discrètement d'elle. Le curé qui prépare leur mariage se rend bien compte que la belle enfant a été sous le signe D'Astaroth, il paiera de sa vie. Le mariage annulé, on essaie de faire oublier au fiancé sa belle en le ramenant avec une ancienne flamme, la charmante Kim Cattrall, en possédant sa fille. Vite fait bien fait, un exorciste arrive et là c'est la pantalonnade qui commence, Un exorciste plus ridicule, tu meurs, la fille à environ 5 ou 6 ans, donc elle ne se malmène pas plus qu'il ne le faut. Le plan ou un machiniste jette des livres et une chaise derrière le prêtre est d'une nullité totale. Pire, et là j'éclate, lorsque qu'on va voir la chambre d'où il ne sort plus de bruit, on arrive devant le prêtre qui est attaqué par un oreiller !!!!!! Le délire !!! Et tout finit en pirouette puisqu'il s'agit d'un pilote pour une série télé qui n'a jamais connu de suite, heureusement pour nous tous. Jimmy Sangster avait tout de même produit de meilleurs scénarios pour la Hammer, mais des acteurs qui cabotinent à outrance, des chats qui ne font pas peur, des standards télé et une réalisation brouillonne ne nous apportent qu'une excellente risée. Ce qui vaut tout de même le détour. Mario Giguère

KAK LIMAH'S GHOST GOES HOME - Mamat Khalid, 2010, Malaisie 

Après avoir passé quelques années à Singapour, Hussein revient au village dans le but d'épouser sa promise. Mais la présence d'un spectre sème la panique au sein de la petite communauté.

Si j'avais su que derrière ce titre se trouvait la séquelle de l'insupportable "Zombies from Banana Village", nul doute que je n'aurais pas fait l'effort d'y jeter un oeil. Ignorant totalement quel film allait s'étaler devant mes yeux, c'est avec horreur, dégoût et tristesse que j'ai retrouvé les personnages crétins du village bananier et ses images toutes plates. Ca cause pour ne rien dire, ça court dans tous les sens en hurlant hystériquement devant le fantôme chevelu d'une femme au visage tout pâle, ça déborde de gags pipi-caca d'une bêtise abyssale, on a droit à un exorcisme foireux, on retrouve la grosse pédale qui tortille du poignet et ça t'achève avec une jolie morale toute moisie. Comme le précédent: à fuir! Kerozene

The LAST EXORCISM aka Le Dernier Exorcisme - Daniel Stamm avec Patrick Fabian, Ashley Bell, Iris Bahr, Louis Herthum, 2010, États Unis, 87m

Cotton Marcus a accepté qu'une journaliste et son cameraman tourne un documentaire sur son métier d'exorciste. Il s'avère que depuis la naissance difficulté de son fils, il ne croit plus en Dieu. Il nous montre donc ses artifices pour faire vrai et justifie qu'il continue de pratiquer ce métier douteux pour faire vivre sa famille et parce qu'il croit réellement qu'il aide ses "possédés". Ils vont donc partir tous les trois vers la résidence de Louis Sweetzer qui veut de l'aide pour chasser le démon de sa fille Nell. Il est troublant de voir que les animaux de la ferme de Sweetzer meurent un à un, mutilés. Nelle se réveille toujours le lendemain avec ses vêtements maculés de sang mais sans souvenirs. Marcus pratique un premier exorcisme, se fait payer et remballe ses bagages. Il devra revenir parce que de toute évidence, Nell a toujours des problèmes de comportement et l'on soupçonne son père d'en être la cause.

Eli Roth devient producteur pour ce petit film au budget mince et tourné selon la méthode de plus en plus populaire: la caméra vidéo à l'épaule. Cependant on dévie des standards: ici pas d'explication pour comprendre comment ce vidéo se retrouve devant nous. Pire, il y a non seulement du montage, mais aussi de la musique d'accompagnement. Si on a prit soin de choisir des comédiens non connus, on les sent beaucoup trop à l'aise avec la caméra. Patrick Gabian en faux exorciste à l'air tout simplement d'un acteur qui en fait trop et Ashley Bell, si elle nous fait quelques exercices de gymnastique et de cris tonitruants remarquables en possédée, est peu convaincante au naturel. Si les personnages secondaires sont plus crédibles, l'ensemble se trouve plombé par les personnages principaux. Le faux documentaire est cousu de fil blanc, au point ou on n'a jamais l'ombre de l'impression de véracité. La fin, par contre, vire au grand guignol complètement déconnecté et on peut au demeurant imaginer que si on nous avait progressivement amené vers cette apocalypse rurale, si on avait fait monter la tension et si on nous avait gardés sur nos talons, ca aurait pu être un bon moment de cinéma. Tel quel, c'est une exploitation de plus, un autre film qui profite de la ressortie de l'Exorciste, déjà bien loin, dans la foulée du PROJEY BLAIR WITCH ou de PARANORMAL ACTIVITY. Mario Giguère

The LAST EXORCISM, PART 2 aka Le Dernier Exorcisme 2 - Ed Gass-Donnelly avec Ashley Bell, Andrew Sensenig, David Jensen, 2013, États Unis, 87m

Nell a survécu et se retrouve dans une maison de thérapie en Nouvelle Orléans. Le directeur croit que sa possession est du passé et l'encourage à oublier le passé et vivre au présent. Elle a un boulot de femme de chambre et elle a un copain qui s'intéresse pas mal à elle. Elle a cependant toujours des visions furtives de son père, décédé et des messages d'Abalam, el démon qui la possédait. Ses "copines" de thérapie retrouvent par hasard sur internet des vidéos de son exorcisme. Nell est approchée par une prêtresse vaudou qui veut l'aider à se débarrasser d'Abalam.

Ashley Bell a 27 ans, elle n'est pas trop crédible dans le rôle d'une jeune fille de 17 ans. Ce n'est qu'une partie du problème de ce film, raconté de manière conventionnelle, loin du style vidéo perdue du premier opus. Ça prend un temps fou à démarrer, inutile de nous faire croire que tout va bien, au vu de l'affiche et du titre. Pire, on semble avoir trouvé le guide des 101 tactiques sans failles pour faire peur au spectateur et on coche continuellement tous les effets éculés. Sans trop en dire, oui, on aura droit à un exorcisme bis, mais complètement ridicule à mon avis, les gens en cause sont évidemment dépassés, mais pire, sont prêt à mettre un terme à l'affaire de manière étonnante. C'est un grand 87 minutes de n'importe quoi ou on a l'affront de croire que la vue de gens masqués pendant une parade du mardi-gras va nous effrayer. On vise les ados, le film est classé 13 ans au Québec, mais j'imagine qu'ils voient bien pire, bien facilement. Ca se termine de manière complètement prévisible et dans une orgie d'effets digitaux bas de gamme qui m'ont achevé. On pense souvent à Carrie, Ashley Bell ayant des allures de Sissy Spacek des pauvres. Mario Giguère

MAGDALENA: POSSESSED BY THE DEVIL aka Devil's Female aka Magdalena l'Exorcisée aka Magdalena, Vom Teufel Besessen - Walter Boos, 1974, Allemagne, 84m (DVD-R uncut de Midnight Video)

Magdalena est une orpheline vierge qui fait la fête à son école tandis que son grand-père se fait crucifier contre un mur. Lorsque le bonhomme se retrouve à la morgue, notre chère sainte Magdalena est prise de spasmes démoniaques dont elle ne se rappellera plus quelques instants plus tard. Ces "attaques" reprendront plus subitement sous différentes formes au cours de notre histoire tout en parsemant le silence d'obscénités fort plaisantes (comme celle-ci à un prêtre: "YOU DIRTY NUNFUCKER!"). Ça y est, c'est clair, notre jolie demoiselle est sous l'emprise d'un démon quelconque qui se manifestera la plupart du temps, pour notre plus grand plaisir, en dévêtissent la madame en question jusqu'à la grande finale abrupte, mais bien amusante.

Mais que dire! Bien sûr inspiré par le succès de THE EXORCIST de Friedkin, on nous la refait en version plus olé avec un ton léger qui devient facilement contagieux. Force est de dire qu'on ne s'ennuie pas une seconde avec cette petite perle sleazy qui n'a pas froid aux yeux. Parfois grotesque, parfois hilarant, le temps s'écoule sans qu'on le sente avec la jolie interprète de Magdalena qui se dévoile plus rapidement que son ombre. Bad Feeble

Dans la série, vite faisons un film comme l'exorciste, les allemands ont fait celui-ci. Moins de prêtres, plus de jambes en l'air, pas mal plus, un petit serpent qui sort de la bouche et tout est fini. Y a de quoi s'amuser en masse, mais pas de quoi écrire une thèse sur l'influence du l'empire Judéo Chrétien sur la jeunesse allemande. Et les maîtresses d'école aux allures androgynes, on en voit pas souvent. Et on l'appelle Madeleine durant tout le film ( version vhs française ), alors le Magdalena sur la couverture ? Mario Giguère

POSSESSED - Steven E. deSouza,  2000, États Unis, TV

Un gamin fan de comics et dont la tante s'amuse à le faire participer à des séances de ouija, devient possédé après la mort de celle-ci. Le père anti catho fera face à l'échec d'un révérend protestant qui fini dans une fâcheuse posture et acceptera l'intervention de Père Timothy Dalton, vétéran de la deuxième guerre (et hanté par celle-ci), et alcoolique a ses heures.

Le réalisateur du STREET FIGHTER avec Van Damme se rattrape comme il peut, et il faut dire qu'il ne peut pas beaucoup. Sous EXORCISTE de merde, POSSESSED c'est un peu "la guerre chez les curetons", surtout lorsqu'on voit un ralenti de trois curés de face, Dalton en tête, marchant d'un air décidé pour aller gicler de l'eau bénite sur le môme tête à claque. Un style très Michael Bay, sans Nicolas Cage et sans les explosions en arrière plan. LE gosse a vu Linda Blair à l'oeuvre et fait un peu la même chose: il vomit (mais moins bien), il jure (là il est assez doué), il pisse sur les curetons (ça c'est drôle mais il vise mal) et il lévite un peu. Risible tout de même, car le parallèle est inévitable et là, le film ne fait pas le poids. Le pire c'est que Dalton y croit dur comme fer et ne se lasse jamais de serrer le poing pour bien faire comprendre au démon qu'il va l'avoir dans l'cul. Le film montre aussi le vilain coté de l'église catho, plus intéressée par l'audimat et la politique. Ca reste une merde, tirée d'une histoire vraie parait-il. Encore une. Kerozene

POSSESSED - Billy Chung Siu Hung, 2002, Hong Kong

Billy Chung Siu Hung, auteur relativement prolifique (une trentaine de longs réalisés en vingt ans), s'est parfois frotté au film d'horreur ("Last Ghost Standing", 1999), avant de céder à la mode du film de fantôme chevelu via des titres comme "Esprit d'Amour" (2001), "Demon Possession" (2002) ou encore "Shiver" (2003). Mais c'est son "Possessed" qui nous intéresse ici. Un film qui mêle le film de possession au film de fantôme à la sauce "Ring" et qui tente tant bien que mal de tirer son épingle d'un jeu auquel il n'a sans doute pas saisi toutes les règles. Comme souvent dans ce genre de film, on nous balance une intrigue à tiroir, ceux-ci dévoilant les explications du pourquoi comment on en est arrivé là se dévoilant sous forme de flash-back à intervalles de plus en plus courts. Mais pour en arriver où? Et bien pour en arriver à un couple d'animateurs de télévision présentant une émission sur le paranormal et devant faire face à des manifestations agressives de cas de possession. Mis au courant des interventions victorieuses de deux révérends, nos deux ex-tourtereaux (élément nécessaire aux quelques ressorts sentimentaux totalement gratuits parcourant le film), décident de les exploiter pour faire péter leur taux d'écoute. Quelques apparitions de spectres furtifs, deux ou trois tignasses, une silhouette sur le bord de la route, un possédé aux yeux exorbités et quelques crachats au visage d'un révérend de la part d'une fille parlant avec la voix de Max Cavalera permettent de ne pas trop s'emmerder devant ce qui s'avère être un petit bis qui n'a certes pas mauvaise allure (les images sont correctes), mais qui ne possède malheureusement pas de véritable intérêt. Kerozene

POSSESSED aka LIVING DEATH aka DISBELIEF HELL - Yong-Joo Lee, 2009, Corée du Sud   

Hee-jin, jeune et jolie femme vivant à Séoul, apprend que sa petite soeur So-jin qui vit avec sa mère religieuse a disparu. De retour au foyer familial, elle apprend que So-jin était possédée, du moins selon les témoignages de quelques voisins pas toujours très nets ni très lucides. Des voisins qui commencent d'ailleurs à mourir comme des mouches dans des circonstances pour le moins troublantes.

Selon son réalisateur Yong-Joo Lee, "Possessed" est un film sur l'obsession religieuse, un phénomène qu'il dit être très présent en Corée du Sud. Le film nous présente effectivement la mère de Hee-jin comme une vieille bigote allumée qui justifie tous les malheurs du monde par le manque de foi de ses contemporains, ainsi qu'une prêtresse païenne pratiquant la magie noire à grand renfort de poulet décapité et d'incantation incompréhensibles. Il ne s'agit donc pas là d'un de ces films de fantômes chevelu, pourtant "Possessed" leur ressemble comme deux gouttes d'eau, que ce soit au niveau de l'ambiance générale, des jump scares convenus ou des apparitions "fantomatiques" de certains protagonistes justement (visage surgissant derrière une fenêtre, silhouette se tenant dans la pénombre, personnage tournant le dos à la caméra derrière un coin de porte...). Dommage de recycler ces vieilles recettes éculées pour un sujet qui aurait pu s'en passer. Par bonheur, "Possessed" possède (!) tout de même quelques atouts, comme une bande son passablement noisy qui contribue à rendre certaines scènes particulièrement tendues; il y a aussi cette scène onirique - même si mal foutue - d'un émeu se promenant en plein milieu urbain sous les yeux de l'héroïne, ou encore celle de la pendaison brutale d'une jeune femme se jetant depuis le toit de l'immeuble, ou encore la mort du gardien d'immeuble littéralement couvert de plusieurs centaines de litres de son propre vomi! Des instants réjouissants ou repoussants qui ne suffisent malheureusement pas à rendre "Possessed" attachant pour autant. Kerozene

The POSSESSION aka La Possession - Ole Bornedal avec Jeffrey Dean Morgan, Kyra Sedgwick, Madison Davenport, Natasha Calis, 2012, États Unis/Canada, 92m

Ça débute comme une histoire comme on en voit trop souvent avec un père séparé qui s'occupe de ses deux filles la fin de semaine, dans sa nouvelle maison. Ils arrêtent à une vente de débarras et la jeune Emily a le coup de foudre pour un petit coffre de bois que son père achète. Fin de l'histoire banale. Cette boîte est une "Dibbuk", un objet censé contenir un démon dans la religion juive. Emily va malheureusement réussir à l'ouvrir...

Les productions Ghost House Pictures ont perdues un peu de leur intérêt pour moi. Trop dérivé de films bien connus. En voici un qui remonte la cote d'affection pour la boîte de Sam Raimi. Si durant la première demi-heure l'histoire semble convenue et les acteurs impressionnent peu (j'essayais de me rappeler ou j'avais vu le père, il jouait également le papa des frères Winchester dans la télésérie Supernatural, et Kyra Sedgwick me semblait bien trop connue pour jouer dans un film censé être basé sur un sempiternel fait vécu), dès qu'on ouvre cette boîte, les bonnes choses s'accumulent, pour le cinéphile, pas la famille. Je connais peu ou pas les traditions juives et ne peut juger de ce qui se passe, mais on est dans une structure de scénario qui n'est pas sans rappeler constamment le modèle du genre: L'exorciste. D'ailleurs Ole Bornedal, connu pour son Night Watch, avoue qu'il s'en est inspiré. Si la référence est sentie, tout est dans la différence et là on est bien servit par la réalisation, une jeune actrice surprenante et des effets qui frappent. C'est de loin le meilleur film de possession que j'ai vu ces dernières années, les derniers jouant de facilité ou sombrant dans la mode du "found footage". À découvrir si ce n'est déjà fait. Pas de making of pour défaire la magie du film, mais un petit documentaire sur la vraie boîte, qui n'a pas eu le même effet que celle du film, je vous rassure, mais qui a une histoire bien intéressante. Mario Giguère

[REC] 2 - Jaume Balagueró & Paco Plaza avec Manuela Velasco, Ferran Terraza, Pablo Rosso, 2009, Espagne, 85m

Dans les minutes qui suivent le premier film, une équipe d'intervention et un médecin se préparent à entrer dans l'immeuble ou les soldats et les premiers pompiers répondants ne donnent plus signe de vie. Rapidement, il est apparent qu'il ne s'agit pas d'un virus qui se propage dans l'air, mais comme la rage, au contact du sang ou de la bave. Il devient aussi apparent que ce médecin qui les accompagnent et qui est le seul à pouvoir les en faire sortir grâce à un appareil de reconnaissance de la voix leur cache la vérité. Une vérité troublante, pendant que les victimes s'accumulent à la suite d'attaques soudaines et d'une sauvagerie extrême.

Tout était dans les dernières minutes du premier film ou l'on nous laissait voir clairement que l'origine de l'infection qui frappe les locataires de l'immeuble avait rapport avec une sombre histoire de possession. Si la suite peut surprendre, elle est tout à fait logique et d'autant plus efficace. Car au point de vue de la mise en scène, elle est toujours aussi réussie, certains plans nous frappent avec une férocité surprenante. Il y a une curieuse insertion dans le film du point de vue de trois ados qui choisissent de suivre un résident et un pompier qui réussissent à entrer dans l'immeuble par les égouts. Méchante erreur qui aura des conséquences terribles pour tous ceux impliqués, ce qui est presque jouissif au regard des ados écervelés qui s'en tireraient mieux dans un film plus conventionnel. D'ailleurs il règne un nihilisme dans le scénario qui rappelle certains films de zombis italiens qui n'avaient aucune pitié pour ses personnages auxquels on s'accroche en vain.

Bref, il est difficile d'imaginer ou les réalisateurs pourraient amener une suite, mais celle-ci est une réussite. Mario Giguère

REQUIEM - Hans-Christian Schmid, 2006, Allemagne  

Dans le style "film de possession" ou "d'exorcisme", REQUIEM est un cas à part. Ici, point d'effets spéciaux, de maquillages, de vomi verdâtre ou de masturbation à coups de crucifix. Il y a juste une actrice étonnamment convaincante, Sandra Hüller, complètement investie dans un rôle délicat d'étudiante souffrant apparemment d'épilepsie, mais aussi de la pression d'une mère religieuse abrutissante. Basé sur un cas réel, à savoir l'exorcisme d'Anneliese Michel qui eut lieu en Allemagne en 1976 (le même sur lequel est basé le film L'EXORCISME D'EMILY ROSE) suite auquel l'étudiante possédée mourut de faim, le film de Hans-Christian Schmid opte pour une approche réaliste de son sujet. Caméra à l'épaule, éclairage naturaliste, toute la puissance de son sujet passe avant tout au travers de l'interprétation de la jeune Hüller dont le personnage, religieux de par son éducation, ne peut plus tenir un chapelet ou supporter un sermon. Sa souffrance est sans cesse grandissante et ni la présence d’un être aimé, ni la médecine, semble pouvoir lui venir en aide. S'agit-il là d'un véritable cas de possession démoniaque, ou simplement d'un violent refoulement inconscient de la part d'une fille ayant trop souffert d'une éducation catholique trop conservatrice, trop protectrice, trop frustrante pour être viable, au point de se laisser inconsciemment mourir par dépit? Le film soulève la question et prend fin au moment où l'église décide de passer à l'acte. Loin de vouloir faire dans le scabreux ou le sensationnalisme, Schmid ne filme pas la décrépitude de son héroïne jusqu'à la fin. C'est inutile, l'essentiel est déjà là. Kerozene

The RITE aka Le Rite - Mikael Håfström avec Anthony Hopkins, Colin O'Donoghue, Alice Braga, 2011, États Unis, 114m

Michael Kovak, devenu séminariste pour éviter de devenir embaumeur comme son père, doute de sa foi. Son supérieur lui demande de se rendre à des cours d'exorcisme au Vatican. C'est alors qu'il rencontre le père Lucas (Anthony Hopkins), qui pratique des exorcismes depuis des années et qui tente de le convaincre de la véracité du mal qui possède ses clients. Toujours sceptique, Michael est surprit lorsque Lucas semble possédé à son tour...

Hollywood nous fait encore le coup du "inspiré de faits vécus". Il y a loin de la coupe aux lèvres, ici du livre au titre éponyme et de ce film qui se veut plus sensationnaliste. C'est sobrement réalisé, la mise en scène est efficace et Hopkins est excellent dans son rôle. Le scénario aux ressemblances, dans sa structure, avec l'Exorciste de Friedkin, y va de scènes banales, en scènes chocs de plus en plus troublantes. Ce qui est toujours délicat, c'est de terminer de manière efficace et là encore, on est proche du film classique pré-cité. J'ai donc bien aimé l'ensemble mais ça m'a un peu laissé sur ma faim. La valse entre réalisme et spectacle grandguignolesque n'est pas une totale réussite.

On pourra se renseigner sur la source du scénario, le livre de Matt Baglio - The Rite: The Making of a Modern Exorcist sur la formation d'exorciste dispensée par l'Athénée Pontifical. Mario Giguère

SAAMRI aka SATAN - Shyam Ramsay & Tulsi Ramsay, 1985, Inde    

Saamri, c'est le sosie indien et peroxydé de Boris Karloff tel qu'on le voit dans LES TROIS VISAGES DE LA PEUR, mais c'est surtout un exorciste, un pourfendeur des forces du mal. Epuisé par son grand âge et par un exorcisme éreintant, il s'empresse de rédiger un testament en vue de léguer biens et fortune à Anju, sa nièce, ceci au grand désarroi de son demi-frère tellement désemparé qu'il ordonne l'assassinat de Saamri avant de préparer un plan en vue d'éliminer Anju. Peu après les funérailles du vieux sage, tous ses proches se retrouvent dans sa demeure où vivent Bhisham, un grand costaud chevelu, ainsi qu'un cuistot surnommé Startrek (?!) qui fait office de boute-en-train de service. Bhisham organise rapidement l'exhumation du corps de Saamri qui revient alors à la vie en arborant une gueule de pestiféré afin d'assouvir une vengeance sanglante.

Cette suite de PURANA MANDIR (1984) a la particularité d'avoir été produite en vue d'un exploitation en 3D, ce qui donne d'innombrables plans improbables et des effets de profondeur aussi ahurissants qu'exagérés. Il ne fait aucun doute que la vision de la chose en salle devait être réjouissante, malheureusement la version "plate" s'avère quelque peu monotone. D'abord parce qu'il faut quand même se farcir un paquet de chansons interminables, ensuite parce qu'il ne se passe pas grand chose. Heureusement, certaines séquences musicales s'avèrent croustillantes, à commencer par une scène de boîte de nuit dans laquelle le bellâtre de service au look de Framboisier du groupe Les Musclés chante sur une mélodie rappelant le "Thriller" de Michael Jackson en se la pétant grave devant un par terre de gonzesses dandinant des hanches avec jubilation. Mais cette scène n'est rien en comparaison du rêve de Startrek qui singe carrément le roi de la pop au milieu d'un cimetière infesté de zombies dansants et s'adonnant à une chorégraphie plutôt approximative! Un grand moment de n'importe quoi qui permet de patienter un peu entre deux interventions du revenant Saamri qui répète inlassablement le même geste: il tend sa main charnue vers la caméra... Vu la lenteur du machin, on se réjouit tout de même qu'il possède quelques pouvoirs magiques qui vont l'aider à propulser un bad guy d'une fenêtre, à en ligoter un autre à l'aide de lianes avant de le plonger dans des sables mouvants ou de faire voler le mobilier histoire de bien faire flipper sa victime. Plutôt court pour un film indien (moins de deux heures), SAAMRI ne semble pas faire partie de la crème du catalogue du clan Ramsay, mais il a clairement le mérite de dépayser. A ne pas confondre avec le film homonyme réalisé par K.I.Shaikh en 1998. Kerozene

SEYTAN - Metin Erksan, 1974, Turquie

C'est bizarre que juste un an plus tard après l’apparition du film The Exorcist, un turque décida d'en faire son adaptation, soit du roman de W. P. Blatty ou carrément faire le remake de la version américaine (avec en passant la même trame sonore). Si c'est le cas, sa version est très fidèle, rien n'y manque, même pas un détail et quand je parle de détails je fais allusion à la planche de ouija, quand la fille pisse devant tout les invités, et même vers la fin pendant la scène de l'exorcisme quand, à un moment donné, elle reçoit une petite coupure a la jambe, vraiment il avait pensé à tout. Y a juste la fin qui n'est pas pareille à la version originale. Le fait que l'on peut s’ennuyer, c'est que c'est en turque avec aucun sous-titre, mais le plaisir y est pareil. J’ai tout de même appris un mot, SON, qui veut dire fin. Rana

Une maman turque dont on ne comprend pas un mot car personne n'a jugé bon de la sous-titrer, est bien gênée de se rendre compte "en société" que sa petite fille ne va pas bien du tout : en effet, cette petite garce choisit une soirée mondaine pour descendre se pisser sur les pieds devant tout le monde. Oh que dis-je? Ce gruau grisâtre qui lui coule le long de la jambe serait de l'urine? Si je me fie à The Exorcist, oui.

Toujours est-il que la vaurienne ne va pas bien, les médecins l'examineront, entre autres avec un appareil lui martelant la tête d'un bord et de l'autre, mais ne pourront arriver à une conclusion certaine et proposeront plutôt de la conserver "en observation". Mais la maman s'insurge (oh oui, elle aussi), ne voulant pas que la petite soit mise "à l'asile". Vous croyez que j'ai compris ces détails? Non pas du tout, je me fie encore à The Exorcist.

On connaît la suite, la maman fera appel à un curé, un inspecteur soupçonneux se mêlera de tout ça, le démon sera enregistré alors qu'il parle à l'envers, la petite flottera au-dessus de son lit, vomira dans la face des gens honnêtes, etc.

Ce remake illustre, illégitime et très certainement illégal du film de Friedkin, souffre tout autant de son manque de budget, du manque de talent évident de ses créateurs, que de la surutilisation mur à mur des 2 même mesures des "Tubular Bells". Bien souvent, les cadres de l'original sont imités, mais en ne conservant que les plans essentiels et en coupant tout ce qui pourrait ajouter subtilité, atmosphère ou quoi que ce soit au défilement. Par souci de simplicité, on préférera par exemple un coup de poing dans les couilles à d'autres mises en scène plus ambitieuses. Éclairages, "effets spéciaux", tout est pauvre, le maquilleur est seul à avoir su se débrouiller avec le stock en vente à la quincaillerie du coin.

Ça sent le manque d'originalité turc à plein nez. Memorial BBQ

TEENAGE EXORCIST - Grant Austin Waldman avec Brinke Stevens et Michael Berryman, 1991, États Unis

Sur un scénario de Fred Olen Ray réécrit par Brinke Stevens, Brinke joue Diane, une intellectuelle coincée qui déménage dans une grand maison jadis habitée par le Baron de Sade. L'esprit du Baron possède la jeune femme qui devient femme fatale, courtisant son beau-frère, titillant le livreur de pizza, crachant son vomit sur l'exorciste appelé à la rescousse. Pendant que l'on veut exorciser, le Baron veut un sacrifice de vierge et trois zombies menacent d'envahir la maison !

Le film donne la belle part à Brinke Stevens, scream queen menue à la voix suave, dans cette parodie facile de l'exorciste. Le plus drôle est certainement le prêtre, qui appelle la pizza au lieu du renfort religieux. Il finira par s'occuper des zombies de manière fort inattendue. Berryman ne fait que passer, heureux d'avoir enfin loué la maison. Vite vu, vite oublié. Mario Giguère

Je me suis bien amusé devant cette série Z fauchée, drôle et ridicule avec ses zombies aparaissant dans la cave de la maison et terminant le film sans explication en dehors de celle-ci avec le profond désir de pouvoir y rentrer....  C'est stupide mais assumé. Kerozene

UN URLO NELLE TENEBRE aka Naked Exorcim aka Exorcist III: Cries and Shadow aka Bacchanales Infernales aka Hurlements dans les Ténèbres - Franco Lo Cascio et Angelo Pannacciò avec Patrizia Gori, Françoise Prévost, Richard Conte et Jean-Claude Verne, 1975, Italie

Il s'agit d'un vague remake de l'Exorcist, mais italien et réalisé par deux réalisateurs qui seront plus tard voué largement dans le porno et l'exploitation! Alors c'est bon ! Patrizia Gori est toujours bien cute avec son petit cul et cette fois-ci... c'est un jeune homme qui est attaché au lit au lieu de Linda Blair. De plus, il y a des messes noires avec femmes nues, de l'inceste, des religieuses violées, du satanisme et des orgies !!!

Puis ca se termine comme Malabimba. Du bon stock ! Ideal à regarder en vhs crappy quality ! Miam !! Black Knight

The VIY aka Spirit of Evil - Georgi Kropachyov & Konstantin Yershov, 1967, Russie

Un jeune prêtre sous l'effet de l'alcool est contraint de dormir dans un étable. Pendant la nuit, une sorcière l'envoûte et vole accrochée à lui au-dessus du village. Par la suite, rendu au sol, il bat à mort la sorcière qui se transforme ensuite en jeune demoiselle. Le lendemain, le prêtre reçoit une lettre l'invitant à prier pour la jeune femme pendant 3 nuits. Lors de ces 3 nuits, le prêtre tentera d'exorcisé le corps de la défunte, alors que la sorcière tentera d'exercer sa vengeance!

THE VIY était LE FILM que je voulais le plus voir au Festival Fantasia 2006. J'avoue ne pas avoir été déçu. Il faut dire que mon intérêt premier pour le film était en raison que cette petite histoire de GOGOL avait servi à la base pour BLACK SUNDAY de Mario Bava et qu'avec cette sorcière et ce magnifique technicolor... SUSPIRIA et même INFERNO ne sont pas très loin ! De plus, ce film est l'une des 2 meilleures représentations d'un exorcisme avant THE EXORCIST. Au final, le film est un chef-d'oeuvre et la scène finale avec l'animation, le technicolor et la beauté de l'actrice (qui a une certaine ressemblance avec BARBARA STEELE) en sont les points forts. Black Knight

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Merci à Kerozene et son texte sur le film REQUIEM qui ont inspiré cette page.

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