Sur une suggestion de Kerozene, la page du plus reconnu des androides, l'acteur, producteur, réalisateur Rutger Hauer !

mise à jour le 26 juillet 2011

BATMAN BEGINS aka Batman: Le Commencement - Christopher Nolan avec Christian Bale, Liam Neeson, Michael Caine, Katie Holmes, Gary Oldman, Morgan Freeman, Cillian Murphy, Tom Wilkinson, Rutger Hauer, Ken Watanabe, Linus Roache, 2005, États Unis, 140 min.

Accablé de douleur suite au meurtre de ses parents par un voleur, Bruce Wayne a juré de se venger des criminels de Gotham City. Voyant cependant que le meurtrier sera relâché en échange d'un témoignage contre un magnat de la pègre, Carmine Falcone, il l'attend à la sortie du tribunal, mais quelqu'un à la solde de Falcone passa à l'acte avant lui. Comprenant que les forces du mal sont puissantes, Bruce Wayne quitte la ville et part à l'étranger pour se rendre compte par lui-même de l'étendu de cette puissance. Un certain Ducard entre en contact avec lui et lui propose un entraînement et un engagement intensif pour joindre la "Ligue des Ombres", une unité de combattants dévouée à éliminer le Mal. Ducard offre ainsi à Wayne le moyen de catalyser ses colères et ses peurs pour satisfaire son besoin de vengeance. Après 7 ans, Bruce Wayne revient à Gotham City qui a bien changé et se retrouve gangrené par la corruption et le crime. Avec l'aide de son valet Alfred et d'un employé de la compagnie Wayne, Lucius Fox, il construit un repaire, s'équipe en armes et fabrique un costume à l'image de l'animal qui l'a effrayé durant toute sa jeunesse: la chauve-souris. Il devient alors Batman et il se charge de faire le ménage chez les criminels. Mais Bruce Wayne découvrira vite que le mal est extrêmement difficile à éradiquer et il ne sera pas au bout de ses surprises durant cette lutte.

Difficile de résumer le film sans donner des indices sur les rebondissements nombreux de l'intrigue. Le réalisateur et scénariste Christopher Nolan a tenu le pari difficile de relancer une franchise qui s'était amenuisée avec les deux derniers chapitres filmés par le réalisateur impersonnel et limité Joel Schumacher. Force est de constater que Nolan a réussi au-delà des espérances les plus folles. L'approche du super-héros est sérieuse jusque dans les décors un peu plus réalistes de la ville de Gotham pour bien montrer que Nolan ne cherche pas à imiter Tim Burton. Comme dans ses deux précédents films, Nolan utilise habilement le flash-back comme moteur dramatique à l'évolution psychologique du héros. Les scènes d'action sont enlevantes sans être exceptionnelles mais la tension y est soutenue habilement grâce des surprises et des développements dans le scénario bien ménagées. Oui d'accord, il y a beaucoup d'invraisemblances criantes, mais Nolan a su les faire passer par une histoire bien écrite (avec la complicité du scénariste de BLADE), quelques pointes d'humour de bonne venue et une mise en scène audacieuse et même personnel à plusieurs égards. L'on sent même une critique acerbe et sous-entendue des dangers de la privatisation à outrance, conséquence inéluctable d'une corruption sociale généralisée; de quoi faire jubiler les altermondialistes. Christian Bale fait sien du personnage du célèbre super-héros avec une interprétation engagée et concluante. Le reste du solide casting est également convaincant (sauf Katie Holmes) avec une mention spéciale à Gary Oldman qui, au lieu de jouer un méchant comme on aurait pu s'attendre, compose sobrement et intelligemment un personnage simple et inattendu pour lui: le sergent de police incorruptible Jim Gordon (futur commissaire de police de Gotham bien sûr). Mathieu Lemée

BEYOND JUSTICE- Duccio Tessari avec Rutger Hauer, Omar Sharif et Carol Alt, États Unis, 1992, 113m

Genre: Film d'action fait en jell-o passé date.

L'ex-mari d'une grande chef d'entreprise kidnappe son fils et le mène à Morocco, où le grand-père du jeune homme doit lui transmettre ses pouvoirs afin de préserver la tribu. La mère du jeune garçon engage donc un mercenaire pour sauver son fils et faire payer ses ravisseurs.

Wow, c'est plate rare ça. Non seulement il ne se passe pas grand chose mais en plus, quand ça pète le film ne lève pas plus. Rutger Hauer a l'air franchement perdu et Omar Sharif, qui se retrouve dans tous les films où il peut bien avoir un maudit chameau, l'est tout autant. Duccio Tessari, qui m'avait beaucoup impressionné avec le film THE BASTARD, fait ici une réalisation banale avec des scènes d'action précipitées et bien oubliables. Ennio Morriconne est à la musique, et on se demande si ce n'est pas les bouts rejetés d'un autre film tellement la musique pompante n'a pas sa place devant la qualité bien cheap de cette chose. Le film est tourné en 1992 et l'image est tellement laide qu'on a l'impression de regarder un low budget crasseux des années 70. Passez votre chemin. Abba

BLAST aka S.O.S. Sauvetage - Albert Pyun avec Linden Ashby, Andrew Divoff, Rutger Hauer, Kimberly Warren, Norbert Weisser, Tim Thomerson, Yuji Okumoto, Thom Mathews, Vincent Klyn, Jill Pierce, Sonya Eddy, Barbara Roberts, Tina Coté, 1996, États Unis, 98m

À quelques heures de la cérémonie d'inauguration des Jeux Olympiques d'Atlanta, un groupe de terroristes, aidée de quelques complicités, parvient à pénétrer à l'intérieur du complexe de natation et à prendre en otage l'équipe de natation féminine américaine malgré les mesures de sécurité draconiennes. Le chef des terroristes, Omado Kamal, exige la libération de prisonniers politiques d'ici 20 minutes où il abattra un otage à tous les 5 minutes et menace en plus de faire exploser des bombes qu'il a fait installer sur les différents sites olympiques. Un agent d'Interpol, Leo, devenu paraplégique à cause d'un attentat antérieur d'Omado qu'il connaît donc bien, est chargé des opérations pour contrer les manoeuvres des terroristes. Mais à l'intérieur du complexe de natation, un ancien athlète olympique de tae kwon do, Jack Bryant, devenu concierge et qui travaillait sur les lieux, échappe à la vigilance des terroristes et commence à leur mettre des bâtons dans les roues, d'autant plus que son ex-femme, ancienne nageuse devenue entraîneuse, fait partie des otages. Jack parvient à entrer en contact avec Leo et ensemble, ils essaient de neutraliser les terroristes, dont Leo a découvert que leur véritable plan est de commettre un gros attentat contre le président des États-Unis et 20 chefs de nations, réunis en conférence tout près des installations olympiques.

Au début du film, un texte écrit à l'écran signale que le scénario est censé s'inspirer d'une possible attaque terroriste qui aurait pu avoir lieu à Atlanta lors des Jeux Olympiques de 1996, n'eût été de l'intervention du FBI. Après avoir vu le film, on peut facilement se permettre d'en douter. Il ne s'agit rien d'autre que d'un film d'action et de suspense banal calqué encore une fois sur le moule du film "DIE HARD". L'intrigue est farouchement rachitique et comporte trop de trous pour être crédible. En plus de cela, le décor (le même que dans MEAN GUNS) est moche tout comme la photographie et on doit se farcir en supplément une musique interminable et répétitive pendant le visionnement en entier. Les quelques séquences de fusillades sont tellement flasques et soporifiques tandis que la tension ne lève jamais. Le tout s'achève dans une conclusion si improbable et mal foutue qu'on rit à gorge déployée dès qu'on la voit (avec en plus un trucage drôlement raté illustrant la mort du chef des terroristes). À la mise en scène, l'infatiguable Albert Pyun s'est mis sur le pilote automatique et il ne cherche aucunement à renouveler un récit saturé jusqu'à la moelle, ni à faire preuve d'imagination pour compenser le manque de budget alloué à son film. Certains y trouveront matière à rire, c'est certain, mais d'autres risquent objectivement de s'y ennuyer ferme. Linden Ashby manque d'envergure et fait bien pâle figure dans le rôle du héros. Seul la présence de Rutger Hauer ajoute un certain intérêt insolite dans son rôle d'un agent paraplégique coiffé avec des tresses amérindiennes. Mathieu Lemée

FLYING VIRUS aka KILLER BUZZ aka EPIDEMIE MORTELLE - Jeff Hare, 2001, États Unis 

Au menu de FLYING VIRUS, vous avez un conglomérat pétrolifère décimant la forêt amazonienne, une milice armée menée par un Rutger Hauer psychotique éliminant les indigènes en souriant, un "peuple de l'ombre" formé d'indiens armés de sarbacanes et de fusils d'assaut, une journaliste fouineuse, son futur ex-mari (Craig Sheffer), un toubib peu scrupuleux (David Naughton) et quelques milliers d'abeilles génétiquement modifiées qui sèmeront un monstrueux foutoir dans un avion à destination de New York.

Pas folichon ce thriller écolo qui passe plus de temps à nous conter la traque des gentils indigènes par les méchants capitalistes plutôt que de nous gratifier de bonnes attaques meurtrières d'insectes libidineux. Ces dernières sont malheureusement bien rares et pas très excitantes, d'autant plus que le réalisateur se garde bien de les rendre efficaces. Tout au plus auront nous droit à deux ou trois piqûres guère méchantes et quelques yeux rougeâtres chez une ou deux victimes. Maigrichon. On se marre nettement plus à relever les défauts de cette pelloche ringarde: Craig Sheffer qui reçoit les bénédictions du capitaine de l'avion pour faire le petit chef à bord, sa femme qui téléphone sans difficulté depuis le coeur d'une forêt amazonienne pas franchement hostile et surtout les effets spéciaux catastrophiques qui se résument à d'hideuses images de synthèse bon marché. Reste Rutger Hauer dans un vrai rôle d'enfoiré qui n'hésite pas à exécuter le moindre pelé qui oserait le contredire... Kerozene

HEMOGLOBIN aka Bleeders - Peter Svatek, 1997, Canada/États Unis 

Un jeune homme victime d'une maladie du sang et sa femme infirmière se rende sur l’île où il est né dans l'espoir d'y trouver un remède. Cette île accueillie il y a 300 ans des hollandais incestueux, les Van Daam, dont la descendance brûla dans l'incendie de la demeure familiale 75 ans plus tôt. Le docteur de l'île (Rutger Hauer), met le jeune homme sur la bonne piste. Au même moment, les morts du cimetière sont rapatriés sur le continent parce que la dame qui fait les cercueils a utilisé du bois de merde tout pourri. Alors, des créatures difformes vivant dans des galeries souterraines se trouvant dans les sous-sol de l'île se manifestent parce que ces cadavres étaient leur garde manger. Pas contentes, elles attaquent les vivants. Le jeune héros se retrouvent ainsi face à ses cousins, frères, soeurs totalement dégénérés par la consanguinité, difformes, mutants et cannibales.

Dommage que cette série B ne bénéficie pas d'une mise en scène mieux maîtrisée et d'effets chocs supplémentaires. Un peu plus de gores ou de suspens aurait été bien. Reste de superbes maquillages pour ces mutants souterrain. A voir lors d'une soirée ou on n'a pas grand-chose d'autres à faire... Kerozene

The HITCHER - Robert Harmon, 1986, États Unis

Oh surprise, vieux de 16 ans, ce suspense tient toujours aussi bien la route.

Vous connaissez tous l'histoire, c'est le méchant John Ryder (joué par le non moins méchant, Rutger Hauer) qui décide un beau jour de faire chier au possible un C. Thomas Howell sorti de l'adolescence. Douche de gazoline, patate frite au doigt sale, grassouillette Jennifer coupée en deux, Ryder a de l'imagination ! Ok, les passes " c'est pas moi le coupable, c'est le gars qui jouait dans Blade Runner ! " tombent un peu sur les nerfs mais bon, y a pas de quoi faire du boudin.

Mais ce qu'il y a de plus intéressant dans ce film, c'est l'histoire d'amour en sourdine... Non pas celle entre Leigh et Howell mais plutôt celle entre Hauer et Howell. The Hitcher est un film de Moune S&M !!! De la drôle de relation qui s'installe entre les deux dès le départ du film (rappelez-vous, Hauer caresse les couilles de Howell sous les yeux d'un gros porc de la construction qui leur dit " Bye sweethearts "), jusqu'à l'éjaculation au visage de Hauer (Howell lui crache au visage pendant que Hauer sourit et fait rouler entre ses doigts la salive/foutre), tout le film est parsemé de moments où, en attente que Howell libère Hauer en le tuant, ce dernier lui laisse la vie sauve, l'invite à se dépasser (" You're a smart kid, you have to discover why ").

Côté musique, je m'attendais à un rock granuleux pour coller aux routes sinueuses du Texas. Pourtant, le score de Mark Isham s'avère plutôt discret tout en étant insidieux.

Côté photo, c'est crépusculaire à souhait, la poussière, la nuit, le gros soleil qui fait pisser le dos, tout s'imprègne à merveille sur la pellicule du gros John Seale.

Le film m'avait fait grande impression lorsque j'avais 12 ans. Aujourd'hui, je m'attendais à voir un truc un peu tout croche, un peu mal foutu, total série B. Mais non, c'est exquis, ça fonctionne et mes agréables souvenirs de jeune crétin ont été réconfortés.

Reste à voir ce que va donner ce Hitcher 2. Le personnage de Howell est maintenant devenu policier et c'est Jake " trop de dents dans yeule " Busey qui " Hitche ". Hum, douteux comme prémisse. Lloyd Llewellyn

  HOBO WITH A SHOTGUN - Jason Eisener avec Rutger Hauer, Molly Dunsworth, Gregory Smith, Nick Bateman, Brian Downey, Jeremy Ackerman, Robb Wells, Pasha Ebrahimi, 2011, Canada/États-Unis, 86m

Après avoir voyagé clandestinement à bord d'un train, un vieux vagabond arrive dans une ville nommée Hope Town, qu'il découvre être sous la coupe d'un gangster brutal appelé The Drake et de ses deux fils Ivan et Slick. En sauvant la vie d'Abby, une jeune prostituée des mains de Slick, le clochard apprend à ses dépends que The Drake a acheté une bonne partie de la police locale. Devant tant de violence, de corruption et d'anarchie, le vieil itinérant achète un fusil à pompe et se met à dessouder tous les dangereux criminels qui pourrissent la petite ville. Ses exploits faisant la une des journaux, The Drake fait savoir aux habitants qu'il y aura des représailles sévères à leur égard si le mystérieux vagabond ne lui est pas livré séance tenante. Mais les choses empirent lorsque celui-ci descend Slick en voulant protéger Abby de nouveau. The Drake furieux, charge alors deux étranges et redoutables tueurs en armures pour le capturer afin de lui montrer qui est le maître à Hope Town.

À l'instar de MACHETE, HOBO WITH A SHOTGUN fût d'abord une fausse bande-annonce incluse dans le programme double GRINDHOUSE du tandem Tarantino/Rodriguez sorti en 2007. C'est dire si depuis ce temps le cinéma d'exploitation qui était à la mode durant les années 70, a la cote actuellement auprès de certains réalisateurs et auprès des fans de séries B qui adorent son esthétique démesurée. Avec ses couleurs criardes et son style très bande dessinée, HOBO WITH SHOTGUN est la preuve que le cinéma canadien (le film a de surcroit été tourné en Nouvelle-Écosse) peut également verser dans l'outrance et dans l'excès avec un budget minimal sans que la qualité technique en souffre. Le scénario est d'une minceur diaphane par son absence d'originalité, en plus d'occulter tout message social au contraire de Rodriguez dans MACHETE. Mais il s'avère finalement accessoire quand on constate à la vue de cette peloche vengeresse que les auteurs cherchaient simplement à y maximiser la violence gore le plus possible dans presque toutes les scènes ou situations. Ne demeurant pas en reste, la réalisation mise à fond dans le sanguinolent et la sauvagerie au premier degré, n'épargnant au passage aucun des personnages, sans toutefois prétendre atteindre le niveau stylistique fantasmatique des films de Tarantino. Cet étalage gratuit et sans complaisance de brutalités extrêmes amusera l'amateur de bisseries et réjouira d'avance un certain public adulte, lequel a été frustré par tant de films d'actions aseptisés destinés aux adolescents sortis sur les écrans ces dernières années. Vous ne serez certainement pas surpris d'apprendre que l'interprétation des acteurs se veut aussi hystérique que la mise en images; dominée par un Rutger Hauer ridé, grisonnant et démentiel en vagabond révolté tel un ours en cage. Mais qu'on se le dise; il ne faut pas vendre la peau du vagabond avant de l'avoir dépecé et taxidermisé! Mathieu Lemée

NIGHTHAWKS aka Les Faucons de la Nuit - Bruce Malmuth avec Sylvester Stallone, Rutger Hauer, Billy Dee Williams, Nigel Davenport, Persis Khambatta, Lindsay Wagner, Hilary Thompson, Joe Spinell, 1981, États Unis, 99m

À Londres, un redoutable terroriste, Wulfgar, après avoir réussi un attentat à la bombe dans un centre commercial, en vient à tuer un contact qu'il soupçonnait de trahison sans savoir qu'il lui apportait son passeport. Interpol parvient donc enfin à mettre la main sur une photo du très recherché Wulfgar en enquêtant sur ce meurtre. Le terroriste a cependant réussi à fuir à Paris où il s'est fait refaire le visage par un chirurgien esthétique. Les derniers incidents à Londres l'ayant rendu indésirable auprès des réseaux terroristes pouvant l'engager, Wulfgar se rend à New York afin de leur prouver qu'il est toujours au top niveau. Un agent d'Interpol, Hartman, anticipant la présence de Wulfgar à New York, prend contact avec les services de police de la ville et commence à assembler un bataillon anti-terroriste en recrutant et en formant des flics de cette ville. Deux policiers spécialisés dans les missions d'infiltrations, Da Silva et Fox, semblent être aux yeux d'Hartman les meilleurs candidats susceptibles de contrer Wulfgar à cause de leur passé militaire et de leur flair. Entre-temps, Wulfgar se manifeste en faisant exploser une bombe à Wall Street et fait savoir aux médias qu'il s'attaquera aux Nations-Unies. Da Silva et Fox retrouvent toutefois sa trace mais Wulfgar parvient à s'échapper et plus tard, il réussit à prendre en otage des personnalités de l'ONU à l'intérieur du téléphérique menant à Roosevelt Island, malgré la surveillance policière. Da Silva et Fox devront faire preuve d'imagination pour venir à bout de Wulfgar sans sacrifier la vie des otages.

Ce petit polar de série B ne manque pas d'être fascinant malgré ses limites. Tourné majoritairement de nuit, le film possède un cachet de série noire qui confère une ambiance prenante et présente la ville de New York sous un angle urbain différent des autres pellicules du même genre. La présence de discothèques comme éléments du décor du film lui donnent même un air assez cool. Précisons qu'il s'agit du premier film en sol américain pour l'acteur hollandais Rutger Hauer, dont l'intrigante composition de son personnage de terroriste représente en grande partie la force du film. Face à lui se trouve un Sylvester Stallone peu reconnaissable en flic portant la barbe (parfois des lunettes) et qui n'exhibe aucun de ses muscles, ce qui a de quoi nous étonner, ainsi que Billy Dee Williams qui incarne son partenaire, pour former l'un des rares tandems policiers à l'époque composés d'un Noir et d'un Blanc. L'intrigue, quant à elle s'avère invraisemblable, surtout dans sa façon d'établir la confrontation entre le héros et le terroriste et dans la résolution forcée des situations, en plus d'avoir un ton cynique et sentencieux sur la lutte anti-terroriste: "pour combattre la violence, il faut une plus grande violence". Elle fait montre néanmoins de modestie dans son illustration car elle délaisse le spectaculaire au profit d'un suspense valable en faisant confiance à l'intérêt naturel que le public peut porter pour ce type de récit. L'ensemble bénéficie d'une réalisation assez soignée, bien que dépourvue de personnalité, et d'une excellente trame sonore composée de musiques discos et de morceaux de rock à la fois classiques et psychédéliques venant du talentueux Keith Emerson. Les rôles secondaires sont également bien campés par de bons acteurs. Conclusion: un thriller d'un certain charme qui se regarde sans risque. Mathieu Lemée

TURBULENCES 3 aka: TURBULENCE 3: HEAVY METAL - Jorge Montesi, 2001, États Unis/Angleterre/Canada 

En regardant ce film, je ne pensais pas que je finirai par le chroniquer ici. A priori, une deuxième séquelle au bis aérien avec Ray Liotta n'avait pas de quoi générer un grand intérêt et ne s'imposait pas vraiment. Mais pourtant, il arrive que l'on se surprenne à avoir un coup de coeur pour un film sans intérêt, sans grande qualité, et qui n'a d'autre prétention que de divertir. Si il est clair que TURBULENCES 3 ne révolutionne en rien le paysage cinématographique, il propose par contre un pitch tellement stupide et aberrant qu'il mérite le respect. Jugez un peu.

Slade Craven, super-star morbide du rock'n roll à qui l'on attribue la responsabilité du massacre de Columbine, décide de faire son dernier concert dans un boeing 747 aménagé pour l'occasion, et co-piloté par un Rutger Hauer mélomane. Habillés de noir, truffés de clous, de crucifix inversés et arborant des maquillages blafards, les membres du groupe se posent en copie carbone de Marilyn Manson, le style en moins. Quarante heureux vainqueurs à un concours ont le privilège d'assister au concert. Quarante tordus vêtus de noir répétant inlassablement les mimiques du duo Beavis & ButtHead. Le concert événement, sponsorisé par la chaîne Z Web TV, s'apprête à être retransmis en live sur Internet, en plus de cela, l'avion s'avère être truffé de caméras.

Pendant ce temps, à terre, un hacker (Craig NIGHTBREED Scheffer) pirate le système pour accéder gratuitement aux caméras de l'avion depuis son petit PC. De là, il sera le témoin du plus fou des piratages aériens ! Des adorateurs du démon en provenance d'une obscure secte satanique assomment le chanteur charismatique amateur de meurtres simulés et le remplacent par un psychopathe qui prend un malin plaisir à jouer avec ses victimes. Slade Craven et notre gentil hacker rentreront alors en contacte et tenteront de mettre fin aux agissements des pirates de l'air.

Avec un scénario pareil, je ne peux que m'incliner. Le réalisateur, auparavant aux commandes de OMEN IV et de plein de séries TV, rempli correctement son contrat en se pliant aux exigences du téléfilm à l'Américaine: un petit peu de violence, pas du tout de sexe et une morale qui, pour une fois, donne le bon rôle au tordu de service, à savoir le rocker injurieux Slade Craven. Encore un beau coup de pub pour Marilyn Manson qui n'a rien à voir avec le film, certes, mais qui a tout à y gagner - en tout cas au près des ligues conservatrices américaines. Craig Scheffer passe tout le film le cul posé sur sa chaise devant son ordinateur et tient un rôle complètement étranger à celui qu'il tenait dans TURBULENCES 2. Un film certes sans surprise, mais tellement divertissant... Kerozene

SPETTERS - Paul Verhoeven, 1980, Hollande 

C'est l'histoire de trois jeunes gars un peu paumés dont deux font des courses de motocross et l'autre est mécano. Un des coureurs moto est la star junior du pays et leurs idoles à tous, c'est Rutger Hauer sur le point de devenir champion du monde. Lors d'une course, ils rencontrent une vendeuse de frites qui est une allumeuse et qui cherche à se caser avec un mec. Le jeune champion est le premier sur sa liste. Mais suite a un accident, il se retrouve en chaise roulante. Le deuxième, c'est le mécano qui se fait taper dessus par son vieux pro-chrétien et qui casse du pédé pour leur faucher leur fric. Mais lui subira un gang bang par quatre tarlouze dont le frangin de la vendeuse de frites. Le gars découvre alors qu'il est homo. Donc, la fille s'intéresse au dernier...

Verhoeven n'était pas un rigolo. Froid, caustique, glauque, ce film fait passer le passage à l'age adulte pour une étape pénible et douloureuse. Les images sont cru, Verhoeven n'hésite jamais à filmer les bites de ses protagonistes qui se mesure la taille de leur sexe, on y voit aussi un pédé sucer une queue... Le constat du film n'est pas extrêmement pessimiste, chacun y trouve sa voie - de façon plus ou moins dramatique (trouver sa sexualité, le suicide,...) - mais si ce n'est pas pessimiste, ce n'est pas non plus optimiste. C'est plutôt du fatalisme. C'est ce qu'il me semble...  Kerozene

SPLIT SECOND aka Fraction de seconde aka KILLER INSTINCT - Tony Maylam/Ian Sharp avec Rutger Hauer, Neil Duncan, Kim Cattrall, Alun Armstrong, Ian Dury, Pete Postlethwaite, Roberta Eaton, Michael J. Pollard, Stewart Harvey-Wilson, 1992, Royaume Uni, 90m

À Londres en 2008, l'accroissement de la pollution et le réchauffement de la planète ont provoqué des pluies diluviennes pendant quarante jours et quarante nuits consécutives, ce qui a fait monter le niveau d'eau de la Tamise et causer des inondations en divers endroits de la capitale britannique. C'est dans ce contexte qu'un mystérieux meurtrier tue des êtres humains en les mutilant et en leur arrachant le coeur. Un policier désinvolte et paranoiaque aux méthodes violentes, Harley Stone, est obsédé à l'idée de le retrouver depuis que son partenaire a été tué par ce maniaque. Le supérieur de Stone lui assigne un nouveau collègue, Dick Durkin, dont l'allure intellectuel ne lui plait pas beaucoup. Les connaissances de Durkin font néanmoins avec le temps cause commune avec l'homme d'action qu'est Stone pour retracer le meurtrier. Différents indices laissent croire que celui-ci est une créature monstrueuse, mesurant plus de 3 mètres, qui choisit ses victimes au hasard en suivant un schéma ésotérique apparenté au plan de la ville. Lorsque Michelle, une amie de Harley, est enlevée par la diabolique créature, Stone et Durkin, armés jusqu'au dents, cherchent à la délivrer tout en éliminant définitivement le monstre dans un couloir désaffecté du métro.

Si la dystopie futuriste qui sert de base à l'intrigue ne manque pas d'imagination et est toujours d'actualité, en revanche, le scénario abonde en clichés de toutes sortes. L'auteur semble avoir constitué un digest de plusieurs éléments empruntés aux films fantastiques de série B, particulièrement ALIEN, PREDATOR et BLADE RUNNER, mais n'a pas su les structurer pour pondre une histoire qui se tienne avec quelques idées originales qui auraient pu être des variantes intéressantes au milieu de ces emprunts. Ce qui fait qu'au bout du compte, on a droit à un récit abracadabrant rempli d'aberrations (comment se fait-il par exemple que la ville ne soit pas sous évacuation étant donné le risque d'inondation?) où la logique et la vraisemblance ont été mis au rancart au profit des sensations fortes et des moments gores. Les diverses situations sont donc développées de manière fruste et les rebondissements qui en découlent sont jetés pêle-mêle dans une confusion rédhibitoire où des sous-thèmes comme l'ésotérisme, l'apocalypse religieux et l'astrologie se mélangent arbitrairement. Des trucages défendables (dus à l'habile Stephen Norrington), des scènes de violences sanglantes, quelques touches d'humour et divers instants racoleurs (comme Kim Cattrall à poil!) aident néanmoins à faire passer le tout. Un film de monstres pas trop mal filmé pour amateurs seulement, mais où ceux qui veulent une histoire en béton seront loin du compte. Des personnages caricaturaux sont interprétés par des acteurs, Rutger Hauer en tête, qui ont déjà eu meilleure pitance, mais qui se débrouillent avec les moyens du bord. Mathieu Lemée

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MICHAEL CAINE

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