Les films de Kung Fu et Arts Martiaux ont maintenant leur page: KUNG FU, et les films d'épée: CHAMBARA  et la série TROUBLESOME NIGHT, retrouvez aussi les films des réalisateurs TSUI HARKJOHNNY TO | RONNY YU

Mise à jour le 4 juillet 2010

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1999: THE DEADLY CAMP - Bowie Lau, 1999, Hong Kong

Des jeunes se rendent sur une île déserte et se font traquer puis assassiner par un lépreux armé d'une tronçonneuse et son fils handicapé mental. L'histoire de ce survival mineur se résume à cela, difficile d'étoffer plus en profondeur l'intrigue tant il n'y en a pas. Réalisé de manière énergique, bande son rock'n roll à l'appui, 1999: THE DEADLY CAMP est néanmoins d'une fadeur désarçonnante. Chaque meurtre perpétré par le bûcheron lépreux est réalisé hors champs, ne laissant éventuellement apparaître qu'un peu d'hémoglobine... Autant dire que Bowie Lau ne prend pas trop de risque, si ce n'est celui de passer pour une chochotte. Quant au fils du psychopathe, incarné par un gamin au faciès réellement bizarre, il est à peu près le seul élément à dégager quelque chose de malsain. Sa première apparition marque d'autant plus qu'on ne l'attend pas, mais surtout on le découvre en train de se faire uriner dessus par deux ados stupides. Et le pire c'est qu'il semble trouver ça bon. C'est sûr que ça ne fait pas dans la dentelle à Hong Kong, même dans les films de chochottes. Anthony Wong vient également cachetonner pour une présence d'une petite dizaine de minutes à l'écran, et nous offre la meilleure scène du film dans laquelle, sous la menace du lépreux, il montre au gamin retardé comment baiser sa femme. Il semblerait également que le DVD soit coupé, principalement en ce qui concerne certaines allusions sexuelles. Pour finir, notons que l'action du film se passe le 9 septembre 1999... Détail purement anecdotique dont on pourrait penser qu'il ait son importance, mais en fait non. Kerozene

2000 AD - Gordon Chan, 2000, Hong Kong

Deux nerds fans de jeux vidéos se voient bien malgré eux impliqués dans une affaire de virus informatique surpuissant. Les services secrets américains, de Singapour et les autorités de Hong Kong tentent de résoudre cette enquête au mieux, en fonction de leur propre intérêt. Mais comme rien n'est jamais simple, ce sont les bad guys qui tirent les ficelles, car ces salopards sont bien infiltrés au sein des organes de sécurité.

A priori, 2000 A.D. n'avait pas de quoi m'exciter la rétine. Les histoires d'espionnage sur fond de techno-industrie high-tech en plus menée par deux accros de la Playstation, ne sont pas franchement ma tasse de thé. Mais 2000 A.D. surprend. D'abord parce qu'il est très soigneusement produit et bien écrit, et ensuite, quand au bout de 25 minutes il se met à taper dans le tas, il tape vraiment très fort ! Soudain l'intrigue prend une nouvelle tournure, les enjeux deviennent réels, et l'action adopte des allures de tueries ultra-violentes: gunfights sanglants, cascades nerveuses (on regrettera l'utilisation abusive de ralentis "stroboscopiques")et face-à-face efficaces font de ce thriller high-tech une très bonne alternative aux films d'action hollywoodiens. 2000 A.D. fut le plus gros carton du box office HK en l'an 2000. Kerozene

AB-NORMAL BEAUTY - Oxide Pang Chun, 2004, 98m, Hong Kong 

Deux jeunes femmes adeptes de photographie dédient chaque minute à leur passion. L'une d'elle adoptera une direction bien différente lorsqu'elle sera témoin d'un accident de voiture où l'envie de faire un cliché des victimes gagnera sur elle. Lentement, sa passion évoluera en une obsession des sujets morbides jusqu'à s'y perdre complètement. Engouffrée dans ce nouveau monde sombre où elle se détache de son entourage, un admirateur ayant la même passion plus développée observe, intrigué par son nouveau sujet...

Ce nouveau film de l'un des frères Pang est une très bonne surprise ! Scénarisé et produit par les jumeaux, le film ne recule pas devant son ambiance sombre comme à l'habitude avec un humour facile pour alléger le ton général. On décide de plonger jusqu'au bout avec sa ravissante héroïne (Race Wong, nouvelle venue) vers un univers décadent, parcourant les arts avec un oeil différent. Le film est baigné d'une photographie magnifique haute en couleurs (rouge, vert, bleu métal) et cadré fabuleusement ce qui n'est pas une grande surprise pour quiconque ayant vu le look d'un des films de ces frérots, toujours impeccable côté visuel. Ce n'est bien sûr pas parfait et parfois inégal, mais question de ne pas trop en dévoiler, je vais m'abstenir. Il en reste qu'on passe un moment malsain auprès de cinéastes qui deviennent de plus en plus intéressants de film en film. Avis aux coeurs sensibles: on se la joue dur là-dedans, mais ça demeure à voir absolument pour les fans du genre ! Bad Feeble

ACES GO PLACES 2 aka Zuijia paidang daxian shentong - Eric Tsang, 1983

Incrédulité et cascades extraordinaires incessantes sont au rendez-vous de ce deuxième volet de la série des ACES GO PLACES, dans lesquels on retrouve toute la démesure et la folie pure des hong-kongais.  Traité sur le ton de la comédie, cette aventure parodique narre les exploits de deux iconoclastes inoubliables, King Kong et Baldie. Rien ne leur échappe et ils réussissent l'exploit d'être les rois de la gaffe tout en étant des cascadeurs hors pair.  Peu importe l'intrigue, qui renvoie vaguement aux films d'espionnage américains (soulignons ici la signature thème du méchant garnement Black Glove, ainsi que sa ressemblance frappante avec Clint Eastwood) tout en gardant sa touche de folie chinoise et de non-sens hongkongais (les robots de toutes tailles et de toutes les couleurs); nous avons ici un film qui remet les sourires en place, qui n'ennuiera personne et qui vous donne le goût de voir les autres.  Ça commence en coup de vent avec la chanson-thème inoubliable et ça n'arrête plus jusqu'à la fin. Orloff

AN EMPRESS AND THE WARRIORS aka Kwong saan mei yan - Siu-Tung Ching avec Donnie Yen, Kelly Chen, 2008, Hong Kong/Chine, 99m

Dans un pays ou la guerre est le pain quotidien des clans éternellement ennemis, la mort d'un chef et sa succession est problématique. Ayant choisit son meilleur guerrier (Donnie Yen), voilà que celui-ci affirme que la fille de l'empereur est désignée au détriment du seul héritier mâle qui n'accepte pas facilement cette succession. Quand on sait qu'il a aidé l'empereur à mourir, on imagine le trouble qui s'en vient. La jeune femme doit donc subir un entraînement militaire intensif, mais voilà qu'elle est prise en embuscade et qu'elle est empoisonnée. Soignée par un ex-guerrier qui veut vivre en paix, elle en tombe amoureuse et va finalement renoncer ai trône, non sans conséquences fatales.

Admettons rapidement que le film, ses décors et costumes sont splendides et raffinés, tout en soulignant le travail toujours remarquable de Donnie Yen. Malheureusement le scénario est très prévisible et les moments de romance très sirupeux. Il est toujours difficile de combiner la romance à l'eau de rose avec les combats épiques, on risque de perdre les amateurs de romance ou les fans de drame de guerre, ou pire, les deux. Je suis content de l'avoir vu, je souligne encore la beauté des images, mais le scénario n'a pas le souffle épique pour en faire un film inoubliable. Mario Giguère

ARMAGEDDON aka Tian di xiong xin - Gordon Chan, 1997

En 1997, un jeune prodige ( Andy Lau ) de l'électronique est appelé à expliquer pourquoi toutes les liaisons satellites ont disparu pendant une demi-heure. Commence alors, avec la protection de son ami flic ( Anthony Wong ), suite à la disparition de scientifiques, une enquête sur les satellites et les scientifiques victimes d'auto combustion. Par la même occasion, il y a sa fiancée, morte, qui apparaît et disparaît à la surprise de tout le monde...

Curieux film, au début bien intrigant et plein de surprises, qui s'enlise dans une histoire de fantôme d'amour, pour finir par une pirouette colossale. Qui sait, en tout cas, je me suis dit: tout ça pour ça ? Un conte cynique en forme de fable sur la rétrocession à la Chine ? Mario Giguère

AU PAYS DE LA MAGIE NOIRE - Chin Ku-Lu, 1977, Hong Kong

Excellent petit film asiatique des années 70, qui mélange agréablement tous les genres : horreur, kung-fu, érotisme, jungle, vaudou... incroyable à l'écran!

Un jeune homme est chargé de retrouver son oncle dans la jungle d'une île perdue, et le chargement de bijoux qui va avec. Au bout de deux minutes de film, et à peine posé le pied dans la jungle qu'il est attaqué par des lépreux dont il est obligé de se défaire grâce à sa maîtrise du karaté.

En fait, il apprend qu'un sorcier tyrannique sévit sur l'île et sème la terreur, notamment en collant la lèpre aux gêneurs...

Il rencontre au hasard de son exploration (et après moult bastons) la grande prêtresse dont il tombe amoureux après qu'elle lui soit venue en aide. Mauvais plan pour lui, puisqu'il va lui promettre de se marier avec elle et revenir la chercher, mais elle lui colle une malédiction au train, du style "si tu touches une autre femme, elle mourra"!

Rentré au pays, et à la surprise générale du spectateur, il essaie de se faire toutes les nanas qui passent à sa portée (cavaleur avec ça!), et bien sûr les jeunes femmes mourront dans de stupides accidents, ce crétin! Il est alors obligé de prouver son réel envoûtement à la police qui le prend pour un taré en retournant sur l'île avec un flic (!!?), et en profitera par la même occasion pour se refarcir la prêtresse et délivrer l'île du mal!

Ouuuf! Et tout ça en 1h30, et ben bravo les gars, en tout cas, on ne s'est pas emmerdé une seule seconde!!

chapeau bas... Franfran

An AUTUMN'S TALE aka Chou tin dik tong wah - Mabel Chung, 1987, Hong Kong 

Dans l'abondante filmographie de Chow-Yun Fat, on ne parle pas toujours de ce film de Mabel Cheung, une réalisatrice qui s'est surtout spécialisée dans les drames. Réalisé en 1987, ce film se déroule à New York, en plein automne.

Jennifer, une jeune chinoise, y débarque pour aller étudier, espérant rencontrer son amoureux Vincent, qu'elle n'a pas vu depuis un bout de temps. Mais voilà, Vincent ne s'attendait pas à la voir surgir, et elle l'aperçoit au bras d'une compagne. Rupture et larmes. Pour ne rien arranger, elle tire le diable par la queue, habite dans un logement minable et ne parvient pas à oublier son bellâtre.

Heureusement, Figgy, un locataire de l'immeuble (Chow-Yun Fat), la prend en considération, l'aide à s'installer, la soutient dans ses efforts. Elle se trouve quelques boulots minables où on la considère plus ou moins. Le temps passant, la rupture avec Vincent paraît moins à vif, et les attentions de Figgy laissent de moins en moins d'ambiguïté : il s'est épris de Jennifer.

Voilà, en gros, un résumé d'une partie du film. On aura compris qu'on a affaire ici à un film intimiste et psychologique, loin des gunfights propres à un certain cinéma hong-kongais. Le risque du film était de verser dans le mélo, un autre penchant du film de Hong Kong qui lui a valu beaucoup de détracteurs.

Cependant, la réalisatrice opte pour la sobriété au lieu de gros effets et aboutit à une oeuvre " douce-amère " qui ne sacrifie pas à la démagogie ou à la facilité. On reconnaît d'ailleurs la touche féminine tout au long des 98 minutes, par les extérieurs et le climat.

AN AUTUMN'S TALE n'est évidemment pas destiné à tous les publics. La sobriété du film confine parfois à l'austérité et, puisqu'il s'agit d'un drame réaliste comme il s'en déroule chaque jour, on ne cherchera pas une originalité surréaliste au tout. Cependant, comme réflexion sur le déracinement de certains immigrés en Amérique, comme témoignage de l'errance dans les relations amoureuses contemporaines, le film est tout à fait valable et supplante une flopée de films de répertoire. En le prenant de cette manière, AN AUTUMN'S TALE est une réussite, mais il faut le visionner au moment propice pour en apprécier les composantes. Howard Vernon

  The BASTARD - Chu Yuan, 1973, Hong Kong 

Un jeune homme élevé par un vieux maître du kung fu part à la recherche de ses parents qu'il n'a jamais connus. Tout ce qu'il sait, c'est que le vieux maître l'a recueilli il y a dix-huit ans à l'extérieur d'un bordel. Naïf, sachant à peine lire et écrire, ignorant tout de la société et de la vie, le premier contact de notre jeune héros se fait avec l'éboueur local, un vieil alcoolique chargé de ramasser les sauts d'excréments de ses congénères. Comme il n'a ni nom ni prénom, l'éboueur le baptise alors P'tit Bâtard. P'tit Bâtard se heurte ensuite à la pègre locale en empêchant une bande de sales types de violer une jeune mendiante. Elle et P'tit Bâtard se lie alors d'amitié, mais les choses se compliquent lorsqu'ils apprennent que notre valeureux orphelin n'est autre que le fruit du viol d'une domestique par le parrain de la pègre, et que ce dernier voit en lui l'opportunité de sauver son fils emprisonné pour meurtre en le faisant remplacer par P'tit Bâtard.

"The Bastard" n'est pas ce que Chu Yuan a fait de mieux, mais il reste un honnête film d'action. Comme d'habitude, le réalisateur soigne l'esthétique et filme les décors du studio de la Shaw Brothers comme personne. Les couleurs sont splendides, les cadrages sont finement composés et le montage plutôt dynamique pour l'époque. Étonnamment, le film comporte relativement peu de scènes de combat. Le récit se focalise principalement sur la relation entre P'tit Bâtard et P'tite Mendiante (adorable Lily Li) et adopte un ton plutôt léger avant d'entamer un virage brutal avant le dernier quart d'heure. Immédiatement, l'atmosphère devient plus sombre, plus tendue, et notre héros va purement et simplement décimer ses adversaires avec une fureur qui lui était alors insoupçonnée. Étonnant et appréciable retournement de ton qui fait que le film se distingue tout de même de la grande majorité des films de kung fu traditionnels. Kerozene

BEYOND HYPOTHERMIA aka Sip si 32 doe - Patrick Leung, 1996

Réalisé par un ancien assistant-réalisateur de John Woo, ce film ne renie pas ses racines; le style du maître transparaît et l'histoire est influencée plus qu'un peu par THE KILLER. Toutefois, une certaine originalité demeure, et c'est une histoire émouvante que l'on nous présente ici, qui présente des moments forts et qui, surtout, culmine en une finale à tout casser qui nous laisse rivé à l'écran, un peu sonné. Orloff

BIO COPS aka Sheng hua te jing zhi sang shi ren wu - Wai Man Shang, 2000

Des scientifiques testent en labo un virus qui transforme les hommes en soldats invincibles, insensibles à la douleur. En fait, le soldat se transforme en zombie et se fait exploser la tête après avoir mordu un type à la jambe. Lequel type se retrouve en taule suite à une baston avec une triade de guignols. Dans sa cellule, la transformation s'opère, et sans attendre une seconde, il bouffe ses congénères qui se transforment à leur tour en zombie. Le commissariat devient un véritable nid à zombies dans lequel une poignée de survivants tente de survivre.

Produit typiquement hongkongais, le film mêle horreur et humour lourd à outrance. Seulement l'horreur est victime d'un budget plutôt mince et d'une mise en scène foireuse. Le pire, ce sont les effets spéciaux, les maquillages sont plus simplistes que ceux que Savini réalisa pour DAWN OF THE DEAD, et il y a cette scène ou un couple de survivants avance flingue en main et dégomme du zombie: les figurants zombifiés jettent littéralement des bras en plastique en l'air en marchant de façon ridicule. Ca passe douloureusement à l'écran. Kerozene

BIO-ZOMBIE - Wilson Yip, 1998, Hong Kong

Deux mecs paumés, travaillant pour un club vidéo dans un grand centre d'achat, ont la responsabilité d'aller chercher la voiture de leur patron. En cours de route ils renversent un homme qui transportait une mallette avec à l’intérieur une bouteille de soda qui s’avère être un produit chimique dilué dans une boisson. Ils vont la lui faire boire et mettre l'homme dans le coffre de voiture et retourner porter la voiture au centre d'achat. Un zombie sortira du coffre, pour commencer à semer la pagaille dans le centre. La réponse des Asiatiques a Dawn of the dead, avec du gore et une touche d'humour, et parodie même les jeux vidéo du genre resident evil, house of the dead et un gentil zombie (Sushy boy) qui tombe en amour avec une fille du centre d'achat, hilarant ce mort-vivant. Rana

BLACK MAGIC - Meng Hua Ho, 1975, Hong Kong

Une belle millionnaire rêve de s'envoyer en l'air avec un jeune ingénieur qui n'a d'yeux que pour sa fiancée. Furieuse, madame fatale fait appelle à un sorcier (Lo Lieh avec une perruque de beatnik grisonnant) adepte de la magie noire dans le but de lui lancer un sort qui le fera tomber dans son lit. Le résultat est sans appel et le pauvre délaisse sa bien aimée en pleine cérémonie de mariage, tel un vulgaire goujat. Pas franchement contente de se faire piquer son mec comme ça, la jeune mariée tente avec difficulté de raisonner son nouveau mari qui s'obstine à faire la sourde oreille. Son obstination fatigue très vite la richissime ensorceleuse qui fait à nouveau appelle au sorcier afin de se débarrasser une bonne fois pour toute de l'emmerdeuse...

Réalisé par le réalisateur le plus bis de la Shaw Brothers (Meng Hua Ho est responsable du COLOSSE DE HONG-KONG, de OILY MANIAC, de THE FLYING GUILLOTINE, etc...), BLACK MAGIC offre un généreux panel de moment de pur psychotronisme bien tordu: préparations de mixtures plus ou moins dangereuses à base de lait maternel extrait à même les seins de la demandeuse, incantations diverses, bataille de sorciers à grands coups de bibelots magiques, un peu de nus féminins quelques scènes de sexe, un berger allemand censé être très féroce qui ne cesse de remuer la queue et tirer la langue comme un bienheureux, des victimes de sortilèges souffrant de la présence sous-cutanée de vers visqueux, un gobage de mille-pattes, deux ou trous effets gores à base de peau de porc et de tripaille provenant de la boucherie du coin et quelques effets spéciaux bien old-school comme de bons gros éclairs bleus déchirant l'écran de haut en bas dans un vacarme tétanisant. Autant de bonnes choses qui rattrape le niveau un peu neuneu du scénario. L'ensemble est un peu maladroit, mais les images sont de toutes beautés, et si côté rythme on sent quelques faiblesses ici et là, on termine le film avec la satisfaction d'avoir vu un bon petit film de série B généreux et pas si mal branlé. Kerozene

BLOOD : THE LAST VAMPIRE - Chris Nahon avec Gianna Jun, Allison Miller, Liam Cunningham, 2009, Hong Kong/Japon/France/Argentine, 91m    

Au Japon, la vampirette Saya est envoyée par une organisation secrète dans une base militaire américaine afin d'éliminer des démons qui ont pris forme humaine.

C'est donc sensiblement le même pitch que l'animé de Hiroyuki Kitakubo sorti en 2000, "sensiblement" parce que les scénaristes n'ont pas pu s'empêcher de lui refiler une side-kick nommée Alice et qui va perdre son papa militaire, tué par un gars de l'organisation qui a engagé Saya."Sensiblement" aussi parce qu'évidemment le métrage dure 1h20, donc quand Saya tue le démon qui essaye de s'échapper avec l'avion (à la fin de l'animé, vous vous rappelez ?), il reste encore 50 mn de film. Il y a donc d'autres démons, on y voit l'enfance de Saya, et on a le droit à de nouvelles situations et de nouvelles scènes d'action.

En parlant des combats... Corey Yuen (Kwaï) est à la chorégraphie, et je pense que ce sont les pires combats qu'il ait jamais filmé. C'est rempli de ralentis/accélérés, effectués par Jun Ji-hyun, une actrice coréenne (Saya est japonaise, merde alors!) très bof qui n'est toujours pas (voir STREET FIGHTER : LEGENDE OF CHUN-LI) une artiste martiale, y'en a plus que marre ! Surdécoupés à outrance, ils sont évidemment illisibles, plein de gros plans et en plus le sang des démons est numériquement dégueulasse.

La photo est un désastre, les scènes d'action sont nulles, le montage douteux, les acteurs nullissimes, les ajouts de scénario sont pourris, les effets spéciaux, une honte (les démons sont très moches, très mal intégrés et ont une gravité vraiment bizarre) et la mise en scène est celle d'un réalisateur venant de chez Luc Besson (car réal du Baiser mortel du dragon et de l'Empire Des Loups). Nahon fait son Tarantino en donnant un second rôle à l'immense Yasuaki Kurata, un rôle stéréotypé de maître en arts martiaux évidemment, nommé Kato comme .... Bruce Lee dans le Frelon vert !!!

Adapter un chef-d'oeuvre de l'animation de cette manière (tellement attendu pourtant), c'est à dire aussi cheap et "Z" est une honte et une insulte à tous fans de ciné que nous sommes. Surtout qu'à la base, le film devait être réalisé par Ronny Yu. C'est désespérant, le pire film de l'année et l'adaptation (jeux vidéos, animés, séries....) la plus foireuse qui soit !!!!

Vivement un NINJA SCROLL par André Téchiné et GHOST IN THE SHELL par Patrice Leconte!!!

PS: Un petit détail de rien du tout : Corey Yuen s'appel en fait Cory Yuen dans le générique de fin, doit être content le gars..... Mais c'est pas grave puisque tous les asiatiques' se ressemblent et ont tous le même nom. La honte ! El Guapo de la Muerte

Sur une base militaire américaine en sol japonais, Alice, la fille du commandant en chef, est témoin de la décapitation de deux élèves par la petite nouvelle, Saya. Son père est sceptique, mais les hommes en noir qui arrivent sur la base et qui se disent de la CIA le laissent perplexe. Comme on nous l’a dit dans l’introduction, une guerrière est en guerre contre les démons buveurs de sang depuis des siècles, appuyée par le concile.

Oui ca ressemble à s'y méprendre à Buffy la tueuse de vampires, mais elle aussi n'avait rien inventé.Adapté d’un court métrage animé que je n’ai pas vu, ce long métrage est une longue suite de clichés scénaristiques et de dialogues pauvres, mal servi par des effets digitaux pas convaincants. Néanmoins on apprécie quelques séquences d’action au montage certes trop frénétique. Du reste, Liam Cunningham est d’habitude plus convaincant, la jeune qui interprète Alice est énervante comme Céline Dion qui débarque dans votre salon. Gianna dans le rôle de Saya n’est pas tout à fait convaincante en guerrière sans pitié et les emprunts à la musique Tarantinesque sont maladroits. Dommage. Mario Giguère

BLOODY BEAST aka Leng xue ren lang - Tak-Sing Tam/Chuen Yueng, 1994, Hong Kong

Un prisonnier qui tente de se suicider finit par passer aux aveux et raconte ses crimes sordides. Lorsque sa mère décède, notre homme devient la ménagère de la maison, méprisé par son père et sa soeur volage. Voyeur par excellence, il deviendra nécrophile, tuant de jeunes mères avec son petit marteau pour satisfaire ses bas instincts.

On vogue sur la vague du film EBOLA SYNDROME, sordide et glauque, mais en moins intéressant. Les forces de l'ordre sont idiotes, sauf pour l'arnaque finale inédite. N'est pas Anthony Wong qui veut. Évitable. Mario Giguère

The BLUE JEAN MONSTER - Kai Ming Lai, 1991, Hong Kong 

Dans sa folie de repompage du cinéma occidental, Hong Kong a produit ce bancal BLUE JEAN MONSTER qui pompe un peu de FLIC OU ZOMBIE pour son flic mort-vivant, de ROBOCOP pour la mort de ce dernier et de BLUE JEAN COP pour le titre. C'est le patibulaire Fui-On Shing (THE KILLER, UNTOLD STORY) qui incarne Tsu Hsiang, un flic en jean et futur-papa qui se fait buter sur un chantier par une bande de braqueurs de banque. Revenu d'entre les morts grâce à une improbable combinaison d'urine de chat et d'électricité, Tsu Hsiang se promet de retrouver ses meurtriers, de protéger celle qui leur a subtilisé leur butin (Gloria Yip) et de voir son fils venir au monde.

Voila typiquement le genre de chose en provenance de l'ancienne colonie britannique et qui jongle difficilement sur deux terrains pas forcément compatibles: le thriller hard boiled (l'attaque de la banque en ouverture est d'une brutalité plutôt surprenante), et la comédie horrifique burlesque. Malheureusement, c'est l'aspect comique de la chose qui l'emporte haut la main avec une tripotée de blagues lourdingues parfois indigestes, comme en témoigne justement cette scène où notre héros ressort de son estomac les nouilles fraîchement ingurgitées par une plaie béante au ventre puis que son ami, le rigolo de service, ne les dévore avec appétit avant de se taper une chiasse d'enfer. Le film laisse donc l'intrigue de base au second plan pour se focaliser sur le quotidien de notre flic zombie qui a perdu sa libido au grand désespoir de sa femme (qui tente de le réveiller en lui offrant une pute à gros seins déguisée en lapin, délicieuse Amy Yip qui finit la scène avec la poitrine aplatie!) et vire presque vers le fantastique familial... presque, parce que l'ensemble est quand même de mauvais goût et qu'il y a quand même quelques instants de légèrement piquant où Tsu Hsiang se fâche sévère et fait un peu de grabuge. M'enfin il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Même si c'est un chat qui pisse. Kerozene

BONS BAISERS DE PEKIN aka FROM BEIJING WITH LOVE; FROM CHINA WITH LOVE - Stephen Chow & Lik-Chi Lee avec Stephen Chow, Anita Yuen, Pauline Chan, Kam-Kong Wong, 1993, Hong Kong

Voici la première réalisation de Stephen Chow, ici en collaboration avec Lik-Chi Lee (le diptyque ONCE UPON A TIME A HERO IN CHINA). Et comme pour bien commencer son entrée dans le monde de la réalisation, notre trublion décide d'afficher franchement ses influences occidentales en ne parodiant nul autre que l'agent secret le moins secret de la planète, à savoir James Bond en personne. Chow s'octroie donc le matricule 007 et prend un malin plaisir à tourner en dérision la perfection de l'agent britannique tout en prenant bien soin de conserver tout ce qui en fait sa grande classe: charme, élégance, cynisme, martini dry... Mais ce 007 là s'avère être un piètre élément des services. Sur la touche depuis dix pour cause " de QI trop peu élevé et d'une trop petite taille ", il travaille en tant que boucher tout en espérant se voir un jour attribuer une mission, chose qui ne tarde pas à arriver après que l'agent 002 se soit fait tuer par un homme au pistolet d'or vêtu d'une armure indestructible et qui vient de dérober un gigantesque crâne de dinosaure, propriété de la Chine impériale. Sa mission est donc simple : retrouver le crâne et éliminer ce mystérieux homme au pistolet d'or...

L'histoire du film ainsi que ses nombreux gags ne sont pas spécialement surprenants. L'univers Bondien est en effet une cible facile pour les parodies et certaines blagues paraissent inévitables, comme les incontournables étalages de gadgets inutiles ou au fonctionnement absurde. L'occasion pour Chow de rire de son héros narcissique qui dévoile une panoplie d'ustensiles géniaux comme le téléphone-rasoir électrique, le sèche-cheveux-téléphone ou la chaussure-sèche-cheveux... Éléments évidemment indispensables à tout agent secret digne de ce nom. En revanche, ce qui surprend nettement plus, c'est la violence exacerbée du film qui détonne radicalement d'avec le ton général du métrage. L'ouverture se fait sur un gros gunfight à la John Woo où l'agent 002 aligne les cadavres avec un panache typiquement hongkongais, les effluves de sang ne sont pas rares, un homme se fait tirer trois balles dans la tête devant son petit garçon, et certains gags s'avèrent même cruels - voir pour cela la scène du revolver qui tire à l'envers ou celle de l'extraction de balle au couteau de boucher.

Chow en fait beaucoup, peut-être même un peu trop à certains moments, dans cette déclaration d'amour aux aventures de James Bond. Mais une déclaration ponctuée de critiques, de reproches et peut-être même de regrets. L'agent britannique, il l'adore, mais il faut bien admettre que tout au long de sa carrière, il est apparu dans quelques aventures un rien ridicules et dû faire face à des méchants pas toujours convaincants qui poussaient finalement la saga James Bond vers l'auto-parodie. C'est sans doute pour cette raison que le personnage de Requin se voit ici complètement ridiculisé. Et puis la franchise originelle manque peut-être aussi de femmes fortes (en tout cas jusqu'à la sortie du film de Chow), la James Bond girl étant principalement là pour ajouter une touche de charme à des films menés par un personnage un rien macho. Ici, la femme utilise ses atouts comme à arme offensive au sens littéral du terme, c'est-à-dire chaudement, on n'est donc pas tellement surpris de voir débarquer une femme fatale au soutien-gorge lance-flamme ! Dommage que l'on perde beaucoup de l'humour du film avec la traduction, mais ce BONS BAISERS DE PEKIN fait tout de même plaisir à voir, même si imparfaits, même si l'humour hongkongais reste toujours aussi hénaurme et est rarement fin, même si la musique (parodiant évidemment le thème de John Barry) est par moment insupportable. Le fait est que le film fait rire, surprend de par ses partis pris parfois brutaux et pose un regard finalement plus intéressant et réfléchi qu'il n'y paraît sur l'une des plus grosses et plus rentables franchises de l'Histoire du cinéma. Kerozene

Les BOYS EN ENFER aka JUNGLE HEAT - Jobic Wong avec Sam Jones, 1984, Hong Kong

A quelques semaines de la fin de la Guerre du Viêt-Nam, l'armée américaine entraîne une vingtaine de soldats locaux afin des les envoyer traverser les lignes ennemis au volant d'un convoi de camions chargés d'armes et de munition. Leur périple se déroule alors au plus mal: suite à un accident à l'issue duquel périt l'un des leur, tous les membres de notre petite équipe se font capturer par une bande de guérilleros viet-cong dirigés pour un psychopathe gras du bide et chevelu. Et alors que le film avait débuté dans une ambiance grassement rigolarde avec entraînement des volontaires sous les ordres de Sam Jones (FLASH GORDON) et visites de routine dans des bars à putes alcoolisés (et dans lesquels on fait des bras de fer au-dessus de tessons de bouteilles), il se voit soudainement prendre une direction inattendue. Le chef de guérilla est justement sur le point d'exécuter un de ses prisonniers. Enterré jusqu'au cou, seule la tête de la victime est visible, exposée sous un soleil de plomb. Un homme commence alors à lui raser le crâne au rasoir, puis, avec le même rasoir, gras-double fend le haut du crâne, créant ainsi une ouverture de taille plus que généreuse d'où pissent quelques décilitres d'hémoglobine. Puis il verse dans l'ouverture le contenu d'une bouteille d'acide ayant pour effet d'ébouillanter le cerveau de la victime qui, dans un ralentit morbide, s'extirpera d'elle même hors de son enveloppe cutanée!!! Vous avez dit gore?

Ainsi commencent les hostilités de cette pelloche diablement bordellique, à la limite du compréhensible. Les faux raccords sont légions, la continuité inexistante, les scènes inachevées, rendant la lisibilité de la chose quasiment nulle, en particulier lors des quelques gunfights forestiers qui ponctuent le film ici et là - ainsi que lors des rares scènes de dialogues complètement surréalistes qui tentent de vaguement mettre en avant un semblant de mélodrame amoureux. Du côté des scènes gratinées, on atteint rarement l'outrance et le niveau de perversité de celle précitée. On assiste tout de même à un prisonnier devant se déchiqueter les mains pour pouvoir s'évader ou à un pauvre quidam se faisant scier l'estomac par deux bûcherons improvisés! Notons que la VHS française sortie chez René Chateau a été amputée d'une scène de brutalité animale dans laquelle un rat enflammé court sur les jambe arrosée d'essence de quelques prisonniers, provoquant ainsi le brasier que l'on imagine. Cerise sur le gâteau: le "jeu" locale consistant à piloter une moto sous la remorque d'un camion lancé à toute allure - le but étant de ne pas se faire éclater la tronche, ce qui ne manque pas d'arrivée.

LES BOYS EN ENFER (merci aux distributeurs français pour ce titre croustillant) est franchement déglingué et extrêmement mal foutu, par moment pitoyable et désolant, mais il contient en même temps quelques pépites de pur cinéma trash si exubérantes qu'il est impossible de ne pas lui trouver un petit quelque chose d'attachant... Ne serait-ce aussi que pour la présence de l'ancien espoir des blockbusters Sam Jones, ici risible en sergent mesurant deux têtes de plus que ses camarades asiatiques, et dont le rôle s'avère finalement être secondaire. Kerozene

BROTHER OF DARKNESS - Billy Tang, 1994, Hong Kong

Il paraît que cette histoire s'inspire d'un fait divers réel... comme pas mal de cochonneries filmiques soucieuses d'exploiter les pires bassesses de la nature humaine, à vrai dire. Le film s'ouvre sur un tribunal dans lequel se tient une audience. Un homme, To, est accusé d'avoir commis un meurtre d'une rare violence. Au fil des témoignages, des flashbacks nous font revenir sur ce qui a poussé ce brave type tout propre sur lui à littéralement massacrer son frère en lui explosant une télévision sur la tronche. On découvre alors que le frangin en question n'était qu'une grosse brute réellement dégueulasse, un monstre de bêtise et de méchanceté dans la plus grande tradition du ciné HK, vociférant sans cesse des insanités et ne possédant ni principe, ni morale... Il arnaquait ses parents et claquait l'argent aux jeux, en putes ou en drogue, violait sa femme à chacune de ses sorties de prison (où visiblement, il séjournait régulièrement), torturait son fils avec des mégots de cigarettes, et frappait son frère quand il ne le jetait pas par la fenêtre... Alors qu'il n'avait qu'une petite dizaine d'années, ce dernier fut si brutalement frappé au niveau des bijoux de famille qu'il en est devenu impuissant. Afin de compenser la frustration ainsi générée, et illustrée de manière assez franche lors de scènes où notre héros s'apprête à déflorer sa vierge promise - la pauvre fille va être au bout de ses surprises bien plus vite que prévu - il se lance corps et âme dans le sport de combat. C'est donc sa maîtrise des coups alliée à sa colère et sa frustration qui auront finalement raison du vilain grand frère qui l’avait finalement bien mérité.

Grosse grosse arnaque que ce cat.III mal branlé où on nous fait poireauter des plombes avant que ne survienne le fameux massacre autour duquel est basée toute l'intrigue. Un massacre certes violent et débordant de fureur, mais - finalement - graphiquement très pauvre et expédié en quelques secondes. Billy Tang passe un maximum de temps à filmer les séances de touche pipi du petit frère impuissant et de sa compagne désespérée qui tente par tous les moyens de faire redresser son kiki tout mou histoire de remplir son quota nudité. Sans surprise, on retrouve au casting le buriné Anthony Wong dans un rôle alimentaire d'avocat, ce qui a dû lui prendre une demi journée de boulot à tout péter. Kerozene

The CAVE OF SILKEN WEB - Meng-Hua Ho, 1967, Hong Kong 

Entre 1966 et 1968, la Shaw Brothers produit quatre adaptations du classique de la littérature chinoise " La pérégrination vers l'Ouest ", plus connu en Occident pour avoir été mis en image par Jeff Lau dans le diptyque " Le Roi Singe " en 1995. Le récit de base est celui du voyage vers l'Inde que mène le vertueux moine Tripitaka en compagnie de ses acolytes magiciens bannis des cieux Singet (le Roi Singe), Porcet (l'homme cochon obsédé sexuel) et Sablet. " The Cave of Silken Web " est le troisième volet de la tétralogie de la Shaw, après " Monkey Goes West " et " Princess Iron Fan ", et comme ses prédécesseurs, il s'agit d'un charmant mélange d'aventure naïve, de fantastique bon enfant et d'exotisme coloré. Ici, nos quatre compères se frottent bien malgré eux à sept femmes-araignées désireuses de dévorer l'innocent moine dans l'espoir d'obtenir la vie éternelle. La grande majorité du film se déroule dans l'antre des femmes-araignées, une superbe caverne remplie de toiles tendues et colorées dans lesquelles les démones se prélassent en tenues plus ou moins légères, ce qui ne manque pas de rendre dingue notre homme-cochon qui tombe à la renverse à la vue d'une épaule dénudée. Le cadre est séduisant, les personnages plaisants, reste une intrigue générale très basique et sans surprise qui ne permet malheureusement pas de se laisser surprendre au-delà de la première demi-heure, et ceci malgré les quelques défis où les tours de magie " à la Méliès " s'enchaînent dans la joie et la bonne humeur. Kerozene

a CHINESE EROTIC GHOST STORY aka Yuk lui liu chai - Kin-Nam Cho, 1998

Un petit colporteur, marié à une femme flemmarde qui ronfle, possède une toute petite bite. En plus, il merde a son boulot parce que trop gentil. Mais, suite à un pari fait par son boss, il se rend dans un temple et rencontre Lu, une sorte de mage qui le sauvera d'une vampire nymphomane. Généreux, Lu lui change sa femme en maîtresse de maison exemplaire et l'affuble d'une bite magique qui parle, représentée par un moine Shaolin. Dès lors, il ne peut plus se retenir et nique comme un chef. Il peut même le faire distance: sa bite se détache, vole dans les airs et pénètre l'être désiré. Des plans montrent notre bite magique (le moine donc) dans une grotte rougeâtre dans laquelle il crache du liquide blanc ! Hallucinant ! Et tellement drôle ! Bien entendu, notre héros choppe la grosse tête et il fout tout en l'air.

Gentille parodie érotique de HISTOIRES DE FANTOMES CHINOIS, avec plein de jolies chinoises, beaucoup d'humour, et surtout cette bite magique. On a aussi droit à l'evil dick à un moment, celle-ci possède des cornes ! Un bon moment. Kerozene

a CHINESE TALL STORY aka Ching din dai sing - Jefrfrey Lau avec Nicolas Tse, Charlene Choi, Bingbing Fan, 2005, Hong Kong/Chine

Le Roi Singe et ses amis Piggy et Sand Monk reviennent au royaume lorsque qu'une armée de créatures démoniaque envahissent l'endroit. Tripitaka, qui ne jure que par la diplomatie, la négociation et l'amour pour se défaire de l'ennemi, est expulsé avec une perche d'or magique par le Roi Singe. Atterri dans un village de diablotins qui ne rêve qu'à le manger pour devenir immortels, il est protégé par Meiyan, une diablotine particulièrement laide qui s'amourache rapidement de lui. Ensemble, avec la perche d'or, ils devront trouver un moyen de sauver le royaume, alors qu'un gigantesque vaisseau spatial apparaît dans le ciel...

On se croit devant un film pour enfants mais rapidement l'humour est décalé et la folie la plus débridée s'empare du scénario ! Sur une belle musique de compositeur attitré d'Hayao Miyazaki, le réalisateur scénariste multiplie les écarts de conduite avec ses personnages absurdes. L'Armée d'insectes est en animation digitale, tout comme la séquence finale ou la laide Meylan devient, on s'y attendait, un véritable ange, mais un ange qui se transforme en machine guerrière implacable. Les conséquences pour le Karma de ce beau monde seront terribles et ironiques, avec un cameo de Gordon Liu, sans compter un Dieu apparu du plancher céleste ! Surprises constantes, personnages dévergondés, princesse de l'espace qui fument, gros clin d'oeil à Spiderman, on se permet tout, ce qui nous laisse constamment étonné. Une agréable surprise jouissive. Mario Giguère

A CHINESE TORTURE CHAMBER STORY aka Man qing shi da ku xing - Bosco Lam, 1995

Après un prologue se complaisant dans la torture gore barbare où nous assistons entre autre à une castration et un écorchement, nous suivons l'histoire de Little Cabage racontée à grand renfort de flash back.

Little Cabage est une jeune fille, vierge, qui est "achetée" par un jeune seigneur lettré fasciné par la taille de ses tous petits pieds. Gênée, mais flattée, elle accepte. Mais la femme du seigneur ne voit pas la chose d'un si bon oeil et dès que son mari s'éloigne de la maison, non seulement elle se fait culbuter par le pharmacien, mais en plus elle marie Little Cabage au gars qui a la plus grande bite du village. Et quelle bite ! Elle lui descend jusqu'aux chevilles ! Triste, il ne peut faire l'amour par risque de tuer sa femme... Mais la femme du jeune seigneur n'en reste pas là, elle fait en sorte d'administrer une forte dose d'aphrodisiaque à Mr. Big Dick, ce qui entraînera sa mort par explosion phallique.

Little Cabage est alors accusée de meurtre et d'adultère avec le jeune seigneur. Elle nie, et subit donc un nombre varié de torture infligée avec divers outils tous plus tordus les uns que les autres.

Une scène marque particulièrement les mémoires: un couple d'experts en art martiaux s’envoie littéralement en l'air en infligeant les prises le plus inattendues à plusieurs mètres au-dessus du sol: broute minou, maxi fellation, marteau-pillonage, 69 aérien, etc... le tout à un rythme effréné, et néanmoins hilarant.

Au final, l'histoire est évidemment un prétexte à une série de scène de torture tout de même moins hard que LA MARQUE DU DIABLE, entrecoupée de scène gentiment érotiques et de dialogues assez drôles.

Un bon catégorie III. Kerozene

12 | 3 | 4

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