Mise à jour le 19 mars 2010

12 | 3 | 4

CRIME OF A BEAST, David Lau, 2001, Hong Kong, 1h30

L'arrivée du vidéo digital a entraîné une espèce de révolution cinématographique dont les répercussions se font sentir un peu partout dans le monde, y compris à Hong Kong, où les conditions de tournage déjà propices à filmer n'importe quoi se sont vues améliorées, grâce à ce matériel compact et facile d'accès. Des gens se sont donc mis à tourner des films qui, sans ce support, n'auraient jamais vu le jour, et je dois avouer à regrets que CRIME OF A BEAST fait partie du lot.

Ah Fun, un grand niais employé comme éclairagiste sur le plateau d'un film d'exploitation incroyablement cheap, est timide et maladroit, et par le même fait un peu idiot, ce que ses confrères et consoeurs lui répètent d'arrache-pied. Il arrive constamment en retard, ses yeux s'accrochent dans le décolleté de Joe, la "vedette" féminine du film, et il accumule les gaffes. Toutefois, les demoiselles aiment bien son air niais, comme en témoigne la protection que lui fournit la scénariste, aussi psychologue, contre les autres membres de l'équipe qui ne rêvent que de lui botter le cul.

Notre ami a eu une enfance trouble, et semble éprouver de malsains fantasmes, mais ils ne seront déclenchés qu'à la suite d'une humiliation collective dont il est victime. Humiliation bien innocente s'il en est, car le ridicule du film n'est plus à prouver et il parvient à dénicher les prétextes les plus ahurissants, de mémoire récente, pour faire avancer le récit.

Pas besoin de vous dire d'éviter cette pourriture comme si c'était la peste noire - dès les premières images on se prend à rigoler. Puis l'apathie l'emporte sur tout le reste et on ne s'étonne même plus devant les multiples incohérences. Le réalisateur, dont c'est bien entendu le seul film, preuve suffisante de son éclatante incompétence, essaie de jouer sur divers niveaux de réalité, le film à l'intérieur du film, et se sert pour ce faire du trouble psychologique qu'éprouve son personnage de psychopathe. Ce dernier se croit dans un film...

Les prouesses techniques ici étalées sont à couper le souffle de médiocrité, et outre cet aspect fauché et très loin de ce que l'on appelle le professionalisme, un commentaire "psychologique" est ajouté aux événements. La scénariste / psychologue y va de ses suppositions, prenant un air concentré, débitant de banales généralités qui conduiront le film à se terminer sur une espèce d'étalement de clichés sur la santé mentale, suggérant que les criminels potentiels ont besoin d'amour pour éviter de sombrer ! Chaque idée générale est bien sûr répétée à satiété au cours du film pour être certain que l'idiot qui endure le tout ait bien compris.

Outre quelques minettes qui ne se dévêtent pas, ce qui rend l'entreprise encore plus inutile, on n'a droit qu'à un grand vide intellectuel avec des acteurs / actrices terribles, et un manque d'intérêt frôlant l'apoplexie. À vos risques. Orloff

DEMONIAC FLASH - Tony Leung Hung Wah, 2005, Hong Kong

Anthony Wong incarne un homme rongé par la culpabilité d'avoir laissé son fils se jeter par inadvertance sous un camion alors que lui lisait paisiblement un journal le cul vissé sur un banc public. Depuis ce jour, notre cher Wong fait un blocage psychologique le privant de ses jambes. Quelques années plus tard, il s'amourache d'une jeune fille qui emménage dans la maison voisine avec la bénédiction toute relative de sa femme aveugle, le tournage d'un film prend place dans le quartier et une autre voisine, illustratrice de son métier, est taxée de cinglée par la sœur de son prétendant... Tout ce petit monde fait alors de vilains cauchemars dans lesquels s'étalent des visions d'horreur farfelues comme une tête chevelue surgissant d'une casserole, une femme dérangée se prenant pour un homme et qui tente de violer une autre femme, un meurtre au couteau de Rambo.

Dédoublement de personnalité, rêves prémonitoires suivis de réveils en sursaut (les flashs démoniaques en question), spectres chevelus, Anthony Wong...  A priori la recette semble alléchante. Mais le résultat s'avère épouvantable ! Cette production complètement fauchée, qui - assez comiquement - se déroule dans un quartier huppé de l'ancienne colonie, fait sérieusement peine à voir. Car derrière un script qui se veut alambiqué se trouve le néant créatif absolu, l'ennui et la désolation. Rien que ça. Et ce ne sont pas les quelques effets gores en synthèse pourries qui y changeront quelque chose. Alors si l'envie vous prend de jeter un oeil sur cette chose, faites vous une faveur... Fuyez ! Kerozene

The DETECTIVE aka C+ jing taam- Oxide Pang Chun avec Aaron Kwok, 2007, 109m, Hong Kong
Un homme arrive chez le détective privé Tam et affirme être poursuivit par une femme qui en veut à sa vie. Il accepte le bon montant d'argent qui lui est offert et s'embarque dans une enquête où les morts s'accumulent à une vitesse effarante. Il a de l'aide de son ami d'enfance, un policier conciliant, mais il se rend compte que sa vie est menacée. Tan est détective car il n'avait pas une vision assez bonne pour passer les examens de la police et il photographie tous les lieux et les victimes qu'il rencontre. Comme il est toujours le premier sur les lieux des drames, il est le suspect numéro un !

Une autre intrigue très complexe, comme les frères Pang nous en livrent souvent. Si on ne nous expliquait pas tout en détail à la fin, on en serait quitte pour comprendre une partie minime de l'intrigue qui se révèle toute autre. Entre les moments de vie dans un décor de misère et des séquences spectaculaires comme la mort d'un éléphant suite à une poursuite automobile, le mystère de la disparition des parents de Tam , trente ans auparavant, sera aussi partie prenante de l'aboutissement final. On en dira pas plus, mais j'ai toujours l'impression que l'on cherche délibérément à nous impressionner coûte que coûte, mais ici, et ce n'est pas toujours le cas quand les deux frangins sont réunis, j'ai bien aimé.Mario Giguère

DOUBLE VISION - Kuo-fu Chen, 2002, Taiwan/Hong Kong

D'étranges meurtres sont perpétrés à Taiwan: les victimes présentes toutes des signes de noyade alors qu'elles se trouvent au bureau ou dans leur appartement. La police locale pataugeant dans la semoule, elle fait appelle à un agent du FBI, un profiler scientifique (David Morse) qui doit collaborer avec l'inspecteur Huang (Tony Leung Ka Fai), homme dépressif dont le couple part en sucette suite à une affaire qui traumatisa sa fille désormais muette. L'enquête menée par les deux hommes les dirige vers une secte dont le leader aux pupilles doubles souhaite atteindre l'immortalité.

DOUBLE VISION est en quelque sorte le pendant chinois de SEVEN version buddy-movie, avec ses cadavres contenant de nombreux indices et son meurtrier suivant un schéma extrêmement précis et calculé. Cependant, le film de Juo-fu Chen troque l'atmosphère sordide contre une ambiance quasi surnaturelle faisant pencher le métrage vers un univers aux frontières du fantastique. Visiblement destiné au marché international (la présence de David Morse le confirme), le réalisateur semble avoir opté pour quelques compromis afin de s'ouvrir un maximum de portes. Ainsi, les morts sont loin du sadisme du film de Fincher et la mise en scène est certes soignée mais plutôt convenue, passe-partout. La scène du massacre des membres de la secte est à l'image du film entier: alors qu'elle aurait pu devenir un moment d'anthologie, les coups de sabre en image de synthèse et la musique inappropriée atténuent fortement son impact pour devenir une sorte de sage tuerie qui ne brusquera que la ménagère de plus de quarante ans. Il semble en effet que tout le monde ait mis passablement d'eau dans son vin afin de rendre le film diffusable à grande échelle et ceci au prix de l'efficacité. Il reste au final un thriller surnaturel gentiment distrayant et au dénouement touchant. DOUBLE VISION a été en 2002 le plus gros budget de l'histoire du cinéma taïwanais, raison supplémentaire pour son caractère international (et donc théoriquement rentable), et fut présenté à Cannes dans la sélection Un Certain Regard. Kerozene

The DRAGON CHRONICLES aka Xin tian long ba bu zhi tian shan tong lao aka Dragon Chronicles: The Maidens of Heavenly Mountain aka Semi Gods and Semi Devils - Andy Wing-Keung Chin avec Brigitte Lin, Gong Li, Man Cheung, 1994

Celui qui terminera la partie d'échec de Ding l'ermite apprendra tous les secrets des arts martiaux. Un jeune moine Shaolin essaiera ainsi de trouver l'ermite pour sauver son royaume...

Brigitte Lin joue deux rôles, deux soeurs : une bonne et une vilaine, et s'en donne à coeur joie ! Gong Li joue la favorite de la bonne soeur tandis que Man Cheung cabotine à souhait et joue d'opportunisme, surtout avec le naïf moine qui a bien de la difficulté à s'y retrouver. De la haute voltige, des combats et des effets spéciaux superbes avec un trio d'actrices en beauté pour une fantaisie rondement menée. Moi qui ai depuis toujours un faible pour Miss Lin, j'étais aux anges ! Mario Giguère

DRAGON SQUAD aka DRAGON HEAT - Daniel Lee, 2005, Hong Kong   

Le Dragon Squad, c'est une brochette de flics internationaux - mais tous bridés - chargés de témoigner au jugement de l'un des plus dangereux criminels de la pègre hongkongaise. La particularité du Dragon Squad, c'est qu'ils sont tous jeunes, beaux, fringués comme des stars de cinoche et qu'ils se la pètent comme des chanteurs pop devant un parterre de midinettes en rut. Adeptes du concours de grosse bite, ils sortent facilement le flingue du fourreau pour montrer qui est le plus fort, et tout ça à grand renfort de ralenti, de montage au hachoir et de poses théâtrales. Bref, on sent que le réalisateur de "Black Mask" aime jouer les petits frimeurs avec sa caméra et sa table de montage, et pourtant il ferait mieux de s'attacher à raconter son histoire. Celle-ci commence d'ailleurs assez mal puisque le vilain criminel en question est kidnappé par une horde de malfrats vengeurs qui ont la particularité d’être encore plus méchant et plus sadique que les autres. Parmi eux, on a le plaisir de retrouver cette bonne bouille de Michael Biehn visiblement pas très à l’aise sur le sol hongkongais. Le Dragon Squad, malgré les avertissements de la police locale, mais avec la bénédiction du flic Sammo Hung sur qui pèse un drame professionnel (ah le coup du vieux trauma et de ses états d'âme....), se promet de mettre de l'ordre dans tout ça et de ramener le criminel devant la justice. S'en suivent une quantité généreuse de gunfights orchestrés avec plus ou moins de savoir faire (on retient particulièrement celui - trop court - se déroulant dans un cimetière), quelques combats moyennement bien chorégraphiés et bien sûr de grands moments dramatiques chargés de violons lorsque viennent les instants de calme où le doute plane ou lorsque Biehn drague de la poulette locale. C'est lourd, très lourd même par moment, Daniel Lee nous ressort les vieilles recettes de tonton John Woo en mélangeant sensibilité et action hard boiled, mais il n'en a malheureusement pas le talent et nous sert au final une soupe pas toujours très digeste. Kerozene

Dr. LAMB aka Gao yang yi sheng - Danny Lee & Hin Sing 'Billy' Tang, Hong-Kong, 1992 

Un jeune gamin voyeur grandit et devient adulte... Apparemment, le voyeurisme est un vilain défaut, car lorsque la police découvre sa collection de photos de nues sur lesquelles les modèles s'avèrent être bien mortes, elle décide de le coffrer. Mais le bougre ne dit rien, n'avoue rien, jusqu'au moment où les flics montrent à la soeur de l'accusé des photos de sa fille nue en train de se faire tripoter. Et c'est là, alors que sa propre famille lui chie dessus, qu'il craque, et qu'il avoue tout.

Frustré pour cause de problèmes sexuels, il profite de son statut de chauffeur de taxi de nuit pour buter une femme saoule qui lui vomit dessus un soir de pluie. Car la pluie est un facteur déterminant dans la folie de notre homme: elle déclenche les pulsions meurtrières qui sommeillent en lui. Il ramène le corps chez lui, alors que tout le monde est au boulot, et il s'acharne à une sale besogne: dénudé le cadavre puis le découper en rondelles pour garder quelques morceaux dans des bocaux de formole. Un jour, il tombe sur une jeune de 17 ans, et lui dit qu'il l'aime bien parce qu'elle est pure. Malheureusement, il se met à pleuvoir, et pouf, la fille s'en prend plein la gueule. Charmé par la pureté de cette fille, il lui offre même son pucelage après l'avoir étranglée et ramenée chez lui...

Un Catégorie III dans la tradition de UNTOLD STORY, mais moins bien. Un peu bâclé, le film ne fait certes pas dans la dentelle, mais n'est pas très graphique et est moins glauque également. Reste une bonne prestation des acteurs qui braillent un peu trop souvent malgré tout. Pour les inconditionnels du genre, sinon, autant voir UNTOLD STORY ou DAUGHTER OF DARKNESS. Kerozene

ESCAPE FROM BROTHEL - Lung Wei Wang, 1992, Hong Kong

A Hong Kong, deux gentilles putes vivent plutôt bien leur condition de prostituées. Non pas que le boulot leur plait, mais il leur permet de vivre. L'une d'elle est amoureuse d'un prof de gym vivant en Chine populaire, un bon naïf qui croit que sa douce travaille durement à l'usine pour leur assurer un avenir meilleur. Mais un jour, l'opportunité de passer clandestinement à Hong Kong se présente à lui et il décide de saisir l'occasion. Malheureusement pour lui, il sera manipulé par des magouilleurs qui se trouvent être en relation avec les tenanciers du bordel de sa douce...

Finalement, on se fiche pas mal de cette histoire oscillant entre guimauve mièvre et drame sentimental. Quand on est en présence d'un Catégorie III, on veut de la bidoche et du sexe! Et ESCAPE FROM BROTHEL propose du sexe en quantité raisonnable, et de la bidoche en toute petite quantité. Problème: les scènes de sexe sont aussi excitantes qu'une pub pour déodorant. Les ébats de nos deux putes ne parviennent jamais à émoustiller le spectateur tant elles sont exemptes d'érotisme véritable. Côté bidoche, les scènes violentes sont très rares et le plus souvent males foutues, mais relativement efficaces grâce à un montage nerveux: crâne explosé au flingue, bandit éventré, bagarre finale bien brutale, mais le must du film reste la scène où l'un des bad guy du film s'affaire sur une blonde qui l'a conduit dans un traquenard: la blonde est à poil en train de se faire tripoter quand deux gros balèzes surgissent pour soutirer du fric à notre pigeon de service qui commence à dessouder ses adversaires à grands coups de pompes dans la face, puis surgit alors la blonde, entreprenant des prises de kung fu totalement nue et surtout dans un ralenti contemplatif pour notre plus grand bonheur. Elle finira dans une douloureuse position, violée par son pigeon qui a soudainement décidé de faire l'impasse sur les préliminaires. Scène furieuse et complètement déjantée, cinq minutes de pur délire dans un film globalement peu intéressant. Kerozene

The ETERNAL EVIL OF ASIA aka Nan yang shi da xie shu - Man Kei Chin, Hong-Kong, 1995 

C'est parce qu'ils ont accidentellement tué sa soeur après lui avoir accidentellement fait l'amour qu'un sorcier thaïlandais se venge de quatre touristes de Hong Kong. Celui-ci s'est carrément déplacé à HK pour leur en faire voir de toutes les couleurs et les éliminer de façons ignobles à l'aide de l'équivalent thaï des poupées vaudou.

Heureusement, le sorcier a le sens de l'humour. Lors de leur première rencontre, un des chinois n'hésite pas à le traiter de "tête de bite", et pouf, le sorcier transforme la tête de l'intéressé en gigantesque gland.

Dans les moments anthologiques de cette catégorie III frappadingue, il faut retenir le combat entre le sorcier et deux de ses adversaires qui copulent dans les airs afin d'être plus forts. Puis le final grandiose pendant lequel le sorcier viole à distance l'héroïne (c'est à dire qu'il projette une sorte de spectre de lui-même chez la fille mais baise tout de même depuis sa chambre d'hôtel) qui sait que le seul moment de vulnérabilité du type est juste après l'orgasme.

Ajoutez à ça quelques scènes érotiques légères et d'autres plutôt gores bien folles, style aiguilles à travers la tronche, morceau de joue arraché, et vous avez une idée grossière du contenu de ce film. Vivement conseillé. Kerozene

EXPECT THE UNEXPECTED aka Fai seung dat yin - Patrick Yau, 1998

Je sais que bien souvent, un titre semblable fait hausser les épaules; que ça peut passer pour de la prétention et très facilement s'avérer complètement faux. Mais curieusement, ici, le titre respecte sa promesse. On a droit dès les premières images à une musique amusante, kitsch, qui sert très bien les images impeccables de Patrick Yau, dont la composition semble très étudiée. Avec un certain rythme parfaitement maîtrisé, on met en place une intrigue policière et humaine qui, pour une fois, ne cherche pas à en mettre plein les yeux. Une unité spéciale de la police d'Hong Kong est aux prises avec de dangereux maniaques nihilistes, et chacun des membres de l'équipe est de plus aux prises avec ses propres problèmes sentimentaux. Le déroulement du film nous prouvera que tout peut se régler, et d'une façon plutôt inattendue...  J'ignore si ce film en est un sur l'urgence de vivre, mais il impressionne et laisse le spectateur dans un état d'hébétude non loin du sentiment de s'être laissé mener en bateau...  Époustouflant. Orloff

The EYE aka Jian Giu aka Khon Hen Phi - Oxide Pang Chun & Danny Pang, 2002, Angleterre/Hong Kong/Thaïlande/Singapour, 1h38

Mun, une jeune aveugle, entre en chirurgie afin de recevoir une greffe de cornée et retrouver la vue. Son opération se passe bien, et elle débute une convalescence d'observation dans l'hôpital, où elle rencontre la petite Ying Ying, fillette au crâne rasé atteinte d'un cancer du cerveau. Elle reçoit son congé juste à temps pour éviter qu'une relation amicale trop intense ne s'installe entre les deux, et part vivre chez sa grand-mère pour apprivoiser ses nouveaux yeux. Nouveaux yeux qui lui font voir de drôles de choses...

THE EYE est un film ambitieux et efficace dont les droits ont déjà été achetés par la firme de production de l'ami Tom Cruise. Le "remake" est donc à nos portes. Avec la qualité des effets visuels et de l'image actuelle du film en question, pourquoi ne pas s'être contenté de sortir une version sous-titrée ou doublée pour le marché américain ?

On connaît tous l'engouement qu'a créé le film RINGU an Asie, où de multiples copies ont par la suite été tournées. Ici, on nous concocte un mélange entre l'ambiance du film de Nakada et THE SIXTH SENSE, passablement réussi, qui tourne autour d'un héritage médiumnique transmis à travers un don d'organes !! La photographie est impeccable et clinique, particulièrement lorsque les personnages se rendent en Thaïlande où le climat visuel devient presque apocalyptique.

La demoiselle aveugle est correctement interprétée par Angelica Lee, une ancienne chanteuse - coutume courante en Asie - qui n'a que quelques films à son actif, dont BETELNUT BEAUTY, et qui semble obtenir un certain succès grâce à sa jolie gueule. Etonnamment, Wilson Yip, le réalisateur de BIO ZOMBIE, BULLETS OVER SUMMER & JULIET IN LOVE, apparaît ici dans un caméo prolongé, dans le rôle d'un prêtre taoïste !!

THE EYE demeure un divertissement de qualité qui procure son lot de frissons si visionné dans un silence total avec la lumière fermée, mais il ne transcende rien et ne prétend pas le faire, heureusement. Orloff

ne jeune fille aveugle subit une opération de la cornée et recouvre la vue. Étonnement, elle est alors capable de voir les morts...

Bon bon, je te vois venir avec tes gros sabot en beuglant "maiiiiiiiiis, c'est comme THE 6TH SENSE !". Et bien oui, si on s'arrête là, clair qu'il y a une sacrée similitude. Mais l'histoire en elle-même n'a absolument rien à voir, et je préfère ne rien dévoiler au sujet de celle-ci afin de te laisser apprécier ce film pleinement. Parce que je peux te dire que c'est une belle claque, et que ça faisait bien longtemps que mes petits poils ne s'étaient dressés de la sorte à la vision d'un film ! Certaines scènes sont proprement flippantes ! Le final du film est également impressionnant !

La mise en scène des frangins Pang est exemplaire, très soignée et intelligente, l'image et la photographie en générale sont parfaitement maîtrisées ce qui leur permet de distiller une atmosphère parfois terrifiante reléguant les RING et autres KAIRO au rang des CHAIR DE POULE. Kerozene

J'ai finalement vu ce film, sorte de réponse à RING. J'en avais beaucoup entendu parler, mais je m'étais efforcé d'en savoir le moins possible quant au scénario, afin de conserver toutes les surprises intactes. Ce que je savais du film, on le découvre dans la première minute : le scénario a pour protagoniste principal une jeune femme qui vient de se faire greffer un oeil. Cette musicienne, aveugle depuis l'âge de deux ans, va enfin "voir le monde" de nouveau.

Or, le problème est simple : elle voit aussi des fantômes... 

Ma critique sera plus brève que d'habitude : la première moitié du film est très prenante, même si l'originalité n'est peut-être pas au rendez-vous. C'est très efficace, et ces fantômes lugubres à l'orientale nous mettent assez mal à l'aise. Sinon, la structure ressemble vraiment à RING. Après une première partie inquiétante (car elle nous laisse sans repères précis), le récit se structure selon la forme d'une enquête policière avec énigme à résoudre afin de " restaurer l'ordre initial ".

Dans sa seconde partie, THE EYE est plus conventionnel. L'aspect effrayant disparaît au profit de l'enquête et d'aspects plus spectaculaires au point de vue visuel. À mon sens, le film perd alors sa force d'impact, même s'il n'est pas ennuyeux pour autant.

Le reste est correct. On sourira peut-être devant une musique au synthé un peu cheap par moments, mais l'interprétation, le montage et le travail au point de vue photographie parviennent à rendre l'ensemble assez efficace.

En bref : si THE EYE ne fera pas oublier RING, il donne lieu à une expérience de visionnement intéressante.

Le DVD ne propose aucun supplément, à part trois bandes-annonces sans rapport avec THE EYE. Howard Vernon

  The EYE 3: L'AU DELA aka THE EYE 10- Danny & Oxide Pang, 2005, Hong Kong/Thaïlande/États Unis

Drôles de gars ces frères Pang. Après un début de carrière remarqué, ils sont devenus parmi les réalisateurs les plus roublards de tout le continent asiatique. En 2002, ils nous sortaient "The Eye", que je considère (je ne suis pas certain que l'avis soit général) comme l'un des meilleurs films de fantômes asiatiques modernes. Flippant, bien dosé, relativement sobre jusqu'à un dénouement épatant. Bref, j'adore. En 2004, le duo amorce son virage vers le cinoche débilos et le prouve en signant le crétin "The Eye 2" et sa mémorable scène de suicide involontairement hilarante. Puis, en 2005, débarque cette nouvelle fausse suite, "The Eye 3" aussi appelée "The Eye 10" et qui lorgne fortement du côté de l'humour crétin et pipi-caca puisqu'on y voit l'un des protagonistes faire fuir des fantômes en pétant! Ho ho ho, mais que c'est rigolo! Pourquoi "The Eye 10"? Parce que l'histoire est celle de cinq jeunes qui trouvent un livre leur indiquant dix manières différentes d'entrer en contact avec l'au-delà et donc de pouvoir visualiser des fantômes. Les essais s'avèrent rapidement fructueux et les ectoplasmes flous à la mâchoire pendante se mettent à arpenter l'écran avec plus ou moins de réussite sous les regards hagards ne nos jeunes héros. Plutôt satisfaits, le groupe d'amis remet le couvert jusqu'au jour où l'un d'eux disparaît, enlevé par les spectres dans l'au-delà. Les rescapés, choqués, décident dès lors de se séparer afin d'oublier, mais les fantômes les poursuivent. Ils ne seront visiblement en paix qu'après avoir sauvé leur ami, l'occasion ensuite pour les frangins Pang de nous gratifier de leur vision à eux de l'au-delà, une vision qui s'avère bien minimaliste malheureusement. Ce qui aurait dû être le clou du film n'est finalement qu'une vaste fumisterie (l'au-delà se limite à une multitude de silhouettes pour la plupart en CGI plongées dans la pénombre). Il est donc bien loin le temps de "The Eye" premier du nom. Si au moins l'aspect comique de l'entreprise avait été aussi réussit que lors de cette joute de break-dance improvisée où l'un des héros, possédé par un esprit basketteur, se met à faire des mouvements désarticulés, on aurait pu se dire que cette séquelle comique en valait la peine. Mais ces instants remarquables y sont si rares... Kerozene

FANTASIA aka Gwai ma kwong seung kuk - Ching Wan Lau avec Louis Koo, Cecilia Cheung, Jordan Chan, Francis Ng, 2004, Hong Kong

Hong Kong, 1969, trois détectives vont vivre des aventures abracadabrantes après avoir frotté une lampe magique. Une sorcière, arrivée directement de Poudlard, souhaite remettre trois voeux à la personne qui a frotté la lampe, mais celui-ci est parti, confiant d'épouser sa cousine Jane. Les autres essaient d'en profiter, mais leurs voeux se réalisent avec un méchant retard, sont temporaires et leur causent de méchants ennuis. Pire, les deux cousines de la sorcière, de baguette chinoises qu'elles étaient, sont ramenées à vie et sont d'une méchanceté extrême. Sans parler du copain de la sorcière, un petit dinosaure qui chie partout et parodie les dinosaures du Parc Jurassique !

Il semble que le film s'inscrit dans une tradition de films ultra légers produit pour le nouvel an chinois. On peut dire que ça délire un maximum et malgré la stupéfaction initiale, on finit par rigoler, surtout dans un final hilarant que je ne dévoilerai pas, mais qui vaut le visionnement du film à lui seul. Le dinosaure est en digital, mais tellement bouffon que ça passe. Francis Ng et Jordan Chan sont à contre-emploi dans des rôles tordants, Ng cabotinant monstrueusement. Les références à Harry Potter surprennent, comme toute la séquence du parc Jurassique et l'hommage à Bruce Lee, à se tordre de rire. Du bonbon. Mario Giguère

The FINAL OPTION - Gordon Chan, 1994, Hong Kong

FINAL OPTION nous entraîne au coeur de la SDU, Special Duty Unit, à savoir l'unité des forces spéciales de la Police de Hong-Kong. Seuls les flics les plus courageux, les plus forts et les plus résistants peuvent y entrer après avoir subi un entraînement à la dure afin de devenir l'élite. Nous suivons donc durant 60 minutes la préparation d'une poignée d'hommes prêts à suer sang et haut pour leur patrie. Mais les choses ne sont pas simples, car si l'honneur prime par dessus tout, la vie privée compte également. Et les compagnes de ces hommes se font bien du souci lorsqu'ils se rendent sur le terrain...

Film vendu comme l'actioner bourrin ayant "révolutionné le cinéma d'action hongkongais", FINAL OPTION s'avère être plus un drame social sur les relations sentimentales des flics des forces spéciales qu'un film bourrin. Les scènes d'action sont rares et hormis la scène finale certes bruyante et explosive mais définitivement bordellique, l'amateur de polar hard boiled reste sur sa faim, d'autant plus que le reste du récit n'est de loin pas passionnant. Jamais Gordon Chan ne parvient jamais à faire ressentir ne serait-ce qu'un minimum de compassion pour ces couples fragilisés par les craintes et incertitudes et perd par la même occasion l'intérêt du spectateur dubitatif devant une triste platitude. [SPOILER] Le coup de grâce survient lors du final, pendant les obsèques du chef de la SDU (Michael Wong) qui se déroule pompeusement sur des airs de trompettes et de violons langoureux saluant l'héroïsme d'un homme à la bravoure exemplaire et la vaillance remarquable de la SDU. C'est du lourd, voire du très lourd (on dirait du Michael Bay), et Gordon Chan n'hésite pas à en rajouter une toute dernière couche histoire de s'assurer qu'on ne redonnera pas une petite chance à son peu glorieux métrage. Kerozene

FIST POWER - Aman Chang, 1999, Hong Kong   

Des fois, il suffit d'un casting un peu solide pour vous faire tourner la tête. Et dans ce cas, la rencontre de l'indécrottable Anthony Wong avec l'efficace Chiu Man Chuk (la star du THE BLADE de Tsui Hark et remplaçant de Jet Li sur la série des IL ETAIT UNE FOIS EN CHINE) a de quoi susciter l'intérêt. Le problème, à Hong Kong plus qu'ailleurs me semble-t-il, c'est que les bons acteurs sont parfois prêts à cachetonner dans la première daube venue histoire d'arrondir leurs fins de mois. Bon, Chiu Man Chuk n'est peut-être pas digne d'un Marlon Brando, mais c'est un artiste martial au talent hallucinant.
L'histoire qui nous intéresse ici, c'est celle de papa Anthony Wong qui apprend que son fils Dongdong n'est pas le sien puisqu'il est le fruit des aventures extraconjugales de madame avec son richissime amant que nous appellerons ici Monsieur Connard. Or, Monsieur Connard doit prouver à son très richissime papa qu'il est devenu lui-même papa afin de pouvoir toucher un jour l'héritage qui lui revient. Du coup, il arrache Dongdong des mains de l'homme qui l'a élevé (Anthony Wong donc) et cet homme qui n'est autre qu'un ancien officier de l'armée anglaise d'avant la rétrocession se fout grave en boule. Il porte alors plainte auprès des autorités, mais comme Monsieur Connard est blindé de thunes et que lui n'est qu'un pauvre type qui en plus de cela était à la botte des anglais il y a encore deux ans, tout le monde s'en fout. Du coup, Wong se fâche, appelle ses potes de l'armée et prend une école de mômes de dix ans en otage en plaçant des charges de plastique un peu partout qu'il menace de faire péter si personne ne lui ramène son fils. C'est là qu'intervient Chiu Man Chuk, un chinois esthète en art martial spécialisé dans la sécurité d'entreprise (?) fraîchement arrivé à Hong Kong où vit déjà sa sœur. Sœur qui se trouve être mère d'un enfant actuellement pris en otage. Et alors qu'Anthony Wong en tenue de para se ballade le flingue à la main devant une horde de gamins innocents, Chiu Man Chuk lui promet de ramener son fils parce qu'après tout il le mérite bien... Et là le spectateur se dit quand même que c'est un peu énorme et que si un mec décide un jour de truffer une école d'explosifs sous prétexte que c'est pas juste, il a peu de chance de s'attirer la sympathie d'autrui et en particulier des proches des enfants menacés. Mais c'est comme ça et il semble que le réalisateur est à peu près certain de créer de l'empathie envers le papa brimé alors qu'en fait pas du tout, ce mec n'est qu'un psychopathe qui mérite la taule un point c'est tout.

Toujours est-il que Chiu Man Chuk court à la recherche de Dongdong et traverse la ville comme un taré en affrontant les sbires de Monsieur Connard déguisés en cyclistes grimaçants, en faux-flics base-balleurs ou en vilain occidental gominé, et tout ça entre poursuites en voitures, à vélos, sur un bateau ou dans un train... Ca bastonne pas mal du début à la fin (sans qu'aucune arme à feu n'apparaisse à aucun moment) mais c'est épouvantablement orchestré et complètement illisible pour cause de montage à la truelle rouillée. Autant dire que les prouesses élastiques de Chiu Man Chuk et son kung-fu prompt à ratatiner des pifs ne sont pas mis en valeur et qu'étant donné son charisme de chaussette usée il ne lui reste plus grand-chose pour briller - d'autant plus que des gags d'une crétinerie sans fin viennent ternir l'impact des pains dans la gueule. A la fin, Monsieur Connard passe pour un vilain méchant, Anthony Wong pour une victime du système, et tout le monde est heureux ou presque, le sourire en coin car finalement il y a de l'espoir pour tous sauf pour toi, spectateur dépité, qui a la vague impression de s'être fait méchamment entuber par un produit mal torché à la morale un poil douteuse. FIST POWER est le deuxième film que Chiu Man Chuk tourne pour le réalisateur Aman Chang, le premier étant le tristement célèbre BODY WEAPON, et comme par hasard, sa carrière s'est depuis quelque peu cassé la gueule... Kerozene

FLASHPOINT aka City Without Mercy aka Dao Huo Xiang aka Dou Fo Sin - Wilson Yip Wai Sun avec Donnie Yen, Louis Koo, Collin Chou, Ray Lui, Bingbing Fan, Kent Cheng, Yu Xing, Qing Xu, Ben Lam, Lan Law, Ping Ha, Irene Wang, 2008, Hong Kong, 88m

En 1997, à quelques jours de la rétrocession de la ville de Hong-Kong à la Chine, l'inspecteur de police Ma Jun cherche à arrêter trois redoutables frères criminels vietnamiens, Archer, Tony et Tiger. Le partenaire de Ma Jun, Wilson, a réussi à s'infiltrer dans la bande et à gagner leur confiance. Au cours d'une descente policière qui tourne mal, Archer est arrêté, mais ses deux frères découvrent la vraie identité de Wilson. Celui-ci échappe de justesse à la mort, mais Tony et Tiger s'en prennent à tous ceux qui peuvent faire condamner Archer à une lourde peine, en plus d'intimider la magistrature pour qu'il soit libéré. Les cadavres ne cessant de s'empiler, Ma Jun, déjà reconnu pour ses méthodes peu orthodoxes, décident de régler personnellement le compte de Tony et Tiger.

Forts du succès de "SPL: KILL ZONE" et de "DRAGON TIGER GATE", le réalisateur Wilson Yip, l'acteur Louis Koo et l'acteur-chorégraphe Donnie Yen refont à nouveau alliance dans la conception d'un autre film policier d'action et d'arts martiaux. À cet égard, "FLASHPOINT" casse la baraque avec ses féroces séquences de combats à mains nues conjuguant plusieurs catégories, allant des arts martiaux mixtes au traditionnel style wushu, en passant par le kickboxing et le tae kwon do entre autres. Il est évident que plusieurs artistes martiaux ont été appelés à jouer un rôle important à l'écran, étant donné la diversité des styles utilisés et illustrés. Le scénario n'est pas révolutionnaire, mais n'épargne personne, étant donné le nombre de victimes innocentes élevées qu'il laisse au passage et le ton désenchanté des drames qui s'y jouent. La mise en scène est à la fois dynamique et brutale, ne laissant pas beaucoup de moments aux spectateurs de souffler, et le tout se conclut avec un époustouflant et violent combat de presque 15 minutes entre Donnie Yen et Collin Chou où tous les coups sont permis. En somme, un long-métrage d'action nerveux à ne pas manquer, où les acteurs se montrent en très grande forme devant les grandes exigences physiques imposées par ses chorégraphies élaborées et ses nombreuses cascades. Mathieu Lemée

FOXBAT aka Saxon aka Opération Foxbat aka Woo Fook aka Hu Fu - Po Chih Leong/Terence Young avec Henry Silva, Vonetta McGee, Philip Chan, Roy Chiao, James Yi Lui, Rik Van Nutter, 1977, Hong Kong/Royaume Uni, 107m, 98m en version française

Au cours du vol d'un avion supersonique soviétique, son pilote atterrit au Japon et demande l'asile politique. Les Russes réclament l'avion mais un espion américain, Michael Saxon, a pris soin de prendre discrètement des photos de l'appareil sous tous les angles possibles avant qu'il ne leur soit rendu. Il les réunit ensuite sur un microfilm et compte bien les vendre au prix fort pour son propre profit. Devant aller à Hong-Kong, Saxon cache le microfilm dans un bonbon mais un maître-cuisinier chinois l'avale par mégarde. Le pauvre homme se retrouve alors embarqué malgré lui dans une course-poursuite où Saxon veut récupérer le microfilm ainsi que des agents soviétiques et d'autres espions de tout acabit.

Le point de départ de ce film d'action et d'espionnage est inspiré d'un fait divers très connu, soit le passage à l'Ouest d'un pilote soviétique au milieu des années 70. À partir de là, les auteurs ont imaginé des situations invraisemblables et des clichés commerciaux sans souci de peaufiner un peu l'ensemble. Après un début qui se traîne un peu, le film démarre vraiment à partir du moment où le cuisinier chinois avale le microfilm et que la poursuite se met en branle. Par la suite, ce n'est que scènes d'action après scènes d'action où les cascadeurs s'en donnent à coeur joie. Bref, à défaut de consistance dans l'intrigue, les fans de films d'action des années 70 seront comblés par ce "FOXBAT", même si la mise en scène ne profite pas toujours du budget appréciable mis à sa disposition. Le contexte asiatique est illustré de façon correcte sans plus et la musique de Roy Budd reste excellente malgré quelques morceaux empruntés à d'autres films comme "THE STONE KILLER". Henry Silva rehausse le film de sa présence, bien qu'il ait déjà mieux performé. Un film pour les amateurs de série B qui ne demande aucun effort. Mathieu Lemée

GEN-X COPS aka Tejing xinrenlei - Benny Chan, Hong-Kong, 1999 

Un flic persécuté par ses collègues engage quatre jeunes flics rebelles pour coincer des gros dealers d'armes très méchants. Bien entendu, personne ne croit que ces jeunes qui ont plus l'allure et l'attitude de délinquants, vont réussir quoi que ce soit. Mais devinez quoi ? Plus d'un vont être surpris...

Trame classique pour un polar branché jeune dans lequel les héros font de la chute libre et des sports extrêmes, bref, sont des gars cools.

L'intérêt du film réside bien plus dans les scènes d'action : gunfight appuyés de ralentis, explosions qui déchirent, chutes douloureuses faites par des cascadeurs un poil dérangés, tout ça est assez impressionnant, même si pour l'habitué de polar HK c'est du déjà vu, ça le fait tout de même.

GEN-X COPS est un bon divertissement. Kerozene

GOD.COM - Kai Ming Lai, 1998, Hong Kong

Un policier mène enquête sur un suicide collectif chez les adeptes d'une secte dont le gourou se prétend DIEU et annonce la fin du monde pour le 1er janvier 1999. Lui-même orphelin suite au meurtre-suicide de ses parents, il confronte le gourou de son enfance, qui se prend lui aussi pour Dieu ou le diable, c'est selon. Dans les quartiers de la police, un confrère ( Anthony Wong ) l'aide à chercher un sens à tout cela et à appréhender le méchant divin.

Sur une idée de base qui aurait pu être intéressante se brode un film très ordinaire, voir plate, par une réalisation molle et un manque de suspense continu. L'intérêt est peut-être dans les dialogues incessants sur la nature du bien et du mal, mais ça ne lève pas souvent. Très ordinaire. Mario Giguère

GONG TAU aka Gong Tau: An Oriental Black Magic - Herman Yau avec Mark Cheng, Maggie Siu, 2007, Hong Kong, 97m

Des policiers sont retrouvées morts dans des circonstances étranges. L'officier Rockman va s'impliquer rapidement lorsque son jeune bébé meurt dans d'une manière particulièrement atroce. Dans tous les cas, les centièmes qui sont retrouvés dans les corps laissent perplexes et on soupçonne rapidement que le Gong Tau, la sorcellerie Thaïlandais, soit sous l'affaire. Rockman est aux trousses d'un ancien criminel qu'il a attrapé jadis, fraîchement sorti de prison et insensible a la douleur suite a la balle que Rockman lui a placé dans le corps. Mais il n'a vraisemblablement pas visité la Thaïlande depuis ce court temps. L'officier, dont la femme est aux prises avec un envoûtement spectaculaire, se rappelle alors le dernier voyage qu'il a fait dans le pays pas si lointain et la courte idylle qu'il a eu avec une danseuse...

Retour en forme d'Herman Yau ( The UNTOLD STORY, EBOLA SYNDROME, TROUBLESOME NIGHT ) dans un film d'horreur particulièrement sanglant et gory. On ne nous épargne pas grand chose en commencent par ce bébé qui se voit complètement déformé et percé de partout ! La suite, qui semble parfois se perdre dans l'enquête, se révèle tout aussi sanglante et parfois spectaculaire, spécialement lorsqu'on voit la technique de la tête volante, étape ultime pou un sorcier gong tau. On a presque envie de rigoler, mais le ton est résolument sombre et sordide. Pour ne rien déranger la maîtresse qu'il a fréquentée le temps d'un enquête est particulièrement belle et souvent nue. Bref, on croit revoir un catégorie 3, ces films ultra gores qui ont justement fait une certaine réputation a son réalisateur. Mario Giguère

Hong Kong en images | le HK Trombinoscope | BrigitteLin.com

12 | 3 | 4

Google
 
Web www.clubdesmonstres.com

FILMS DU JAPON

100 FILMS | INTRODUCTION | ART | ARCHIVES | BESTIAIREBLOG | NOS CHOIX | COURRIER | DICTIONNAIRE VISUEL | EDWIGE FENECH | FIGURINES | FORUM | GAZETTE | LECTURES | LIENS | LUTTE | MP3 - WAV | REPORTAGES | RESSOURCES | PHOTOS | VISIONNEMENTS | VENTE