
Sur une suggestion de Kerozene, ouverture de la page de l'INDE, allez hop ! On danse !
mise à jour le 6 aoüt 2008
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En voyant quelques images d'un Cobra géant à plusieurs têtes qui est plus grand que la terre, je tenais à voir ce "kaiju" différent. Si on s'y perd un peu dans une mythologie que l'on connaît mal, on est charmé par l'ingénue Devi qui ment comme elle respire, toujours souriante, changeant de costume à toutes les cinq minutes, chantant et dansant à qui mieux mieux. Faut dire qu'elle est jolie Prema et que le rythme est rapide. Ce n'est qu'en fin de métrage, long comme le sont les films de l'inde, que l'on aura droit à la courte séquence de monstre géant, fort efficace. Les nombreux effets spéciaux ne répondent pas toujours aux standards de l'époque mais sont suffisamment efficaces et imaginatifs pour nous river à l'écran. Les chansons sont bien intégrées et le vilain bien méchant, il prendra d'ailleurs l'apparence d'un jeune garçon pour s'introduire dans la famille et il ne serait pas dépareillé en enfant du diable qui annoncerait l'apocalypse. Bref, un bon moment de cinéma différent. Mario Giguère |
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DON - Chandra Barot, 1978, Inde Don, c'est le roi du crime. Intelligent, beau gosse, toujours habillé de costards impeccables, rien ne peut le surprendre, personne ne peut le capturer. Mais un jour, le vent tourne, et Don meurt des suites d'une balle reçue dans le dos. Seul le chef de la police est au courant de sa mort, et lorsqu'il trouve dans la rue un artiste sans le sou ayant le même physique que le criminel séducteur, il profite de la situation et infiltre l'homme au sein de la pègre afin de la dissoudre de l'intérieur... Ainsi débute ce récit abracadabrant qui fleure bon le parfum bollywoodien. Sur des rythmes de musique funky pleine de pédale wah-wah et de grooves lancinants, DON aligne les scènes de bagarres et de poursuites avec une complaisance qui mérite le respect. Le scénario tortueux est bien écrit et réserve un généreux lot de surprises, alternant l'action et la comédie, la romance et les incontournables intermèdes musicaux. Malgré quelques longueurs (le film dure 2h45), on ne s'y ennuie pas une seconde et on se régale de l'exploitation des clichés du genre (bad guys patibulaires) et des quelques scènes de suspense bien stressantes, jusqu'à l'homérique bagarre finale prenant place dans un cimetière confrontant trois gentils à une horde de truands sanguinaires. L'esprit général du film n'est pas loin de celui de la blaxploitation. Le ton est certes plus léger et les scènes d'action plus rocambolesques (les amateurs de trampolines sont servis), mais dans l'ensemble on retrouve cet esprit frime-funk-crime si séduisant. Kerozene |
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PITAAH - Mahesh Manjrekar, 2002, Inde Le Thakur Avadh Narayan Singh (Om Puri) est le Seigneur et le Patriarche du petit village agricole de Shekhapur. Il régit ses fonctionnaires et agriculteurs ave une main de fer digne d'un véritable tyran. Par exemple, il fait tuer un jeune Krishna qui flirte avec une de ses filles et il est intransigeant envers la communauté. Un soir, ses deux fils, Bacchu et Bhola, complètement ivres, tabasse et viole une jeune fille de 9 ans qu'ils jette ensuite dans le fossé routier. Retrouvée 24 heures plus tard, la jeune fille a subi un traumatisme crânien et son état demeure critique. Ses parents exigent alors que justice soit faite... Ce mélodrame indien se situe à la frontière du film social et celui d'exploitation. La première partie est filmée de façon captivante et les éléments et personnages sont rapidement exposés (ce qui n'est pas toujours le cas dans les productions bollywoodiennes où souvent, l'intrigue principale débute après un bon 45 minutes de préambules). Dans la seconde moitié, on assiste à un film d'action correctement filmé alors que le père de la jeune fille, impuissant face à la corruption des juges et de la police locale, décide de faire sa propre loi du talion. Ce qui donne lieu à quelques moments réjouissants et une belle séquence de fusillade. Par contre, ça s'étire un peu vers la fin et les combats, à grand renfort de coups de poings au ralentis, finissent par lassés. Le réalisateur avait fait mieux par le passé avec le puissant film de gangster Vaastav (tourné en 1999) ou encore Kurukshetra un drame politico-policier datant de 2000. Il retrouve à nouveau son comédien fétiche Sanjay Dutt qui est à nouveau très bien dans son rôle du père qu'on pousse à la limite de la patience alors que l'excellent Om Puri (My Son The Fanatic, Code 46) est méchant à souhait dans son rôle de patriarche. Il faut le voir descendre à coup de fusil à pompe une de ses servantes dans un geste de colère totalement gratuit! . Reste un divertissant assez jouissif plutôt bien filmé et rythmé avec une belle direction photo, notamment lors des scènes de nuit. La durée du film est relativement courte pour un film indien (seulement 132 minutes) et ne devrait pas repousser personne. À voir... N.B. Le film renferme 5 chansons (dont la première qui défile sur le générique du début du film) et n'alourdissent guère le rythme du film. Veerana |
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SAAMRI
aka SATAN - Shyam Ramsay & Tulsi Ramsay, 1985, Inde Cette suite de PURANA MANDIR (1984) a la particularité d'avoir été produite en vue d'un exploitation en 3D, ce qui donne d'innombrables plans improbables et des effets de profondeur aussi ahurissants qu'exagérés. Il ne fait aucun doute que la vision de la chose en salle devait être réjouissante, malheureusement la version "plate" s'avère quelque peu monotone. D'abord parce qu'il faut quand même se farcir un paquet de chansons interminables, ensuite parce qu'il ne se passe pas grand chose. Heureusement, certaines séquences musicales s'avèrent croustillantes, à commencer par une scène de boîte de nuit dans laquelle le bellâtre de service au look de Framboisier du groupe Les Musclés chante sur une mélodie rappelant le "Thriller" de Michael Jackson en se la pétant grave devant un par terre de gonzesses dandinant des hanches avec jubilation. Mais cette scène n'est rien en comparaison du rêve de Startrek qui singe carrément le roi de la pop au milieu d'un cimetière infesté de zombies dansants et s'adonnant à une chorégraphie plutôt approximative! Un grand moment de n'importe quoi qui permet de patienter un peu entre deux interventions du revenant Saamri qui répète inlassablement le même geste: il tend sa main charnue vers la caméra... Vu la lenteur du machin, on se réjouit tout de même qu'il possède quelques pouvoirs magiques qui vont l'aider à propulser un bad guy d'une fenêtre, à en ligoter un autre à l'aide de lianes avant de le plonger dans des sables mouvants ou de faire voler le mobilier histoire de bien faire flipper sa victime. Plutôt court pour un film indien (moins de deux heures), SAAMRI ne semble pas faire partie de la crème du catalogue du clan Ramsay, mais il a clairement le mérite de dépayser. A ne pas confondre avec le film homonyme réalisé par K.I.Shaikh en 1998. Kerozene |
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SHAAN - Ramesh Sippy, 1980, Inde Les frères Vijay (Amitabh Bachchan) et Ravi (Sashi Kapoor) sont deux malins petits escrocs. Après quelques petites escroqueries diverses, ils se font prendre à leur propre jeu et tombent sous les mains de leur frère aîné Shiv (Sunil Dutt), un policier fort honnête qui décide de les arrêter pour leur donner une leçon. Après leur libération, les frères jurent de ne plus faire de mauvais coup. Quand le frère Shiv est assassiné par son ennemi rival Shakal (Kulbhushan Kharbanda) qui réside sur une île devant Bombay, Vijay et Ravi jurent vengeance. Ils seront accompagnés par un certain Rakesh (Shatrughan Sinha), ancien homme de main de Shakal qui a une vendetta personnelle envers ce dernier... Ce film était un des plus attendus lors de sa sortie en 1980. Le réalisateur Ramesh Sippy avait ravi le public cinq ans auparavant avec son superbe SHOLAY, un curry western mettant en vedette Big B (le légendaire et toujours très actif Amitabh Bachchan) et Dharmendra (père de Sunny Deol, le Sylvester Stallone indien). SHAAN prend un certain temps avant de réellement démarrer, mais si vous êtes patient, la récompense sera très belle. En effet, après une première heure plutôt anecdotique le film passe en deuxième vitesse par la suite avant de culminer dans une troisième heure remplie d'action et de péripéties virevoltantes où la caméra vole dans tous les sens. Kulbhushan Kharbanda campe un vilain digne d'un film de James Bond avec son attirail souterrain dans une île déserte. Amitabh est toujours aussi charismatique et se bat même contre un énorme crocodile en caoutchouc. Comment ne pas tomber sous le charme d'un décor digne d'un STAR TREK à bon marché, d'explosions d'effets miniatures, de nombreuses poursuites de voitures et d'une fulgurante séquence de fusillade digne d'un western spaghetti. Bref, si vous aimez le cinéma indien des années '70 où êtes en phase de découverte alors je recommande chaudement ce film qui est une réussite dans le genre. Fait assez étrange, le cinéaste Ramesh Sippy, considéré par plusieurs comme le meilleur metteur en scène indien des années '70 et '80, semble avoir mis fin à sa carrière de cinéaste puisque son dernier film date de 1995. Pourtant, on parle d'un bonhomme de seulement 57 ans aujourd'hui. Selon moi, son chef-d'oeuvre demeure SHAKTI réalisé deux ans après SHAAN. N.B. Ce film de 177 minutes contient six chansons dont la merveilleuse et funky "Jaanu Meri Jaan Main Tere Qurbaan" et la musique du générique du début fait penser à un film de James Bond. Veerana |
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the TERRORIST - Santosh Sivan, 1999, Inde Soutenu par l'acteur John Malkovich (producteur exécutif), gagnant du prix du meilleur film et du meilleur réalisateur au Festival du Caire en 1998 et présenté lors du dernier festival Fantasia, THE TERRORIST mérite vraiment d'être découvert. Tourné en Inde pour une bouché d'pain (50,000$), un budget tellement minuscule que je me demande bien comment ont-ils pu se payer seulement que la pellicule et la cantine, et réalisé en seulement 17 jours. The Terrorist, premier film réalisé par Santosh Sivan, vaut assurément le coup d'oeil. Le film présente une jeune terroriste déterminée et brutale de 17 ans qui doit servir de bombe humaine pour servir une cause terroriste afin de libérer son peuple. Mais à quelques heures de remplir sa mission, elle apprend quelque chose (un excellent punch, que je ne vous dirais certainement pas) qui compliquera beaucoup le déroulement de sa mission. Le résultat final est vraiment impressionnant: les interprètes sont juste, les décors naturels sont magnifiques et la violence est vraiment bien rendu. Bref, voici un film qui fait preuve d'une très grande maîtrise et qui est à voir absolument. J'ajouterais même que ce metteur en scène est certainement à surveiller pour les prochaines années. Black Knight |
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VEERANA aka LONELINESS aka THE WILDERNESS - Shyam Ramsay & Tulsi Ramsay, Inde, 1985 Le clan Ramsay constitue la référence en matière de productions horrifiques indiennes. VEERANA est le premier film issu de leur studio que je vois, et ça donne très envie d'en voir plus ! Le film nous compte l'histoire d'une jeune fille possédée par l'esprit d'une femme zombie-vampire démoniaque au service d'un serviteur de Satan qui fut tuée par son oncle laissé pour mort. Dix ans plus tard, alors que le suppôt de Satan travail comme majordome chez le père de la fille possédée (afin de mieux la surveiller), la cousine de celle-ci vient habiter chez eux en compagnie d'un jeune homme beau, fort et courageux qui la sauva des griffes d'un homme monstrueux. Histoire rocambolesque tantôt furieusement sombre et cruelle, tantôt drôle et absurde, VEERANA est un amalgame d'horreur, d'exploitation et de comédie. Si l'humour est parfois douteux et tombe généralement en dessous de la ceinture, l'horreur par contre est très graphique, le maquillage de la fille possédée est saisissant ! Les décors souvent filmés au grand angle, sont superbes, et le rythme est haletant. Impossible de ne pas être séduit devant tant d'énergie et de folie visuelle soudainement coupée de séquences musicales mielleuses durant lesquelles les protagonistes nous gratifient de pas de danse hilarants ! Les personnages sont hauts en couleur, le méchant est très manichéen, le héros est un beau gosse qui fait la pause dans des fringues aux couleurs pas possible, le bouffon de service et un gros obsédé, bref, la galerie est riche et ne manque pas de charme. Les 2h15 du film passent comme une lettre à la poste, et on se rend compte qu'avec un petit budget, des idées à la pelle et un rythme d'enfer, l'horreur selon Bollywood possède tous les atouts pour plaire. Kerozene |
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TARZAN - Babbar Subhash avec Hemant Birje, Kimi Katkar, 1985, Inde Rubie part rejoindre son père qui a quitté mère et fille alors qu'elle avait à peine un an, juste pour lui dire qu'elle le déteste. Elle a quand même une garde-robe superbement sexy dans ses petites valises. Son père cherche la légendaire tribu des Shakka, elle va donc l'accompagner dans une troupe qui comporte un chasseur de bêtes qui veut ramener nul autre que Tarzan pour un propriétaire de cirque en mal de bonnes attractions. Ils vont trouver Tarzan, la méchante tribu des Shakka, Rubie trouvera l'amour et tout le monde va danser et chanter tout lke long du film ! C'est mon premier film de Bollywood, alors j'étais surpris dans le menu de voir un menu des chansons ! Ca chante et danse à toute occasion, quand ça va bien, quand ça va mal, sur des musiques entraînantes, parfois d'un quétaine absolu ( do le dos il a bon do de la Mélodie du Bonheur ! ) Tarzan est athlétique et beau bonhomme et la belle Rubie va tout faire pour agripper le beau parti. Le film, tourné dans le sillon du Tarzan de John Derek, fait la grande part aux combats au ralenti et la robe blanche de Rubie va vite tomber à l'eau avec les résultats attendus. Il y a un gros clin d'oeil à King Kong avec le chef des Shakka, un colosse de 7 pieds qui approche de Rubie attachée à deux poteaux. La chanson ou la belle imagine le futur avec son beau est tordante: il devient mannequin, elle a sept enfants, tout le monde est heureux. Le final avec les animaux qui arrivent en ville en furie renvoie à bien des Johnny Weissmuller. Animaux exotiques, superbe chanteuse, Tarzan musclé, méchant propriétaire de cirque, amour, jalousie, brutalité, musique, le cocktail est surprenant pour le moins que l'on se laisse emporter. Une curiosité heureuse. Mario Giguère |
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