Sur une suggestion de Kerozene, la page thématique de l'Indonésie, terre fertile en mythes et galerie de déesses fantastiques.

Mise à jour le 16 juin 2016

Les 3 FURIES DU NINJA aka TROIS FURIES DU NINJA aka REVENGE OF THE NINJA aka L'AFFRONTEMENT DES NINJAS aka KICKBOXER FURICO aka KICKBOXER FURIES - Ratno Timoer, 1984, Indonésie

Au milieu d'un terrain vague, une horde de voyous semblant sortir tout droit d'un post-nuke italien attaque un sorcier issu d'un autre siècle. C'est que ce bon sorcier est en possession d'un collier serti d'une pierre rouge aux pouvoirs magiques, et que cette pierre est fortement convoitée par un méchant sorcier aux cheveux longs, mais aussi par un mystérieux personnage vêtu de noir traversant le pays à pied (Advent Bangun). Disparaissant dans un nuage de fumée, le sorcier confie la pierre à Maya, une jeune fille à l'allure de collégienne propre sur elle mais qui n'hésite pas à distribuer des coups de talon quand il le faut. Du coup, tout le monde s'en prend à la pauvre Maya qui non seulement n'y comprend rien, mais est bien incapable d'expliquer la situation à son petit ami Ricky (Barry Prima), qui aime se balader les pectoraux à l'air dans le but de se les faire tripoter.

Quand les Indonésiens donnent dans l'action fantastique, cela donne un spectacle à haute teneur psychotronique! On assiste ici à un festival de scènes ahurissantes allant du combat d'arts martiaux au gunfight explosif en passant par une scène d'exorcisme et des tours de passe-passe magiques. Le clou restant l'affrontement final lors duquel le méchant sorcier réveil un démon et lui enfonce un clou dans le crâne en vue de le contrôler. Au service de son maître, le démon réveille une douzaine de zombies défraîchis qui surgissent du sol avant d'attaquer nos héros. Complètement ahurissant, l'actioner fantaisiste verse donc dans le fantastique pur et dur, voire l'horreur sanglante lors de deux scènes dans lesquelles des organes vitaux se font arracher à mains nues.

Le film fut sans doute un événement en son pays puisqu'il met en scène les deux méga-star du cinéma d'action locale, à savoir Barry Prima et Advent Bangun (tous deux à l'affiche de THE WARRIOR AGAINST THE BLIND SWORDSMAN), qui ont cependant deux seconds rôles dans ce film. Barry Prima castagne dans l'ombre de sa compagne, alors que Advent Bangun traverse le film en courant après une voiture et en tuant quelques bad-guys pour finalement taper sur les méchants puis se retourner sans réelle raison apparente contre les gentils. Pas l'ombre d'un ninja en vue dans ce film plein de moustachus à la mode clou et cuir (tendance Village People), ni même de glorification du kickboxing. Quant aux trois furies du titre français, je continue à les chercher. Kerozene

La BATAILLE DE L'ENFER aka BLAZING BATTLE aka LEBAK MEMBARA - Imam Tantowi, 1983, Indonésie  

Pendant la 2ème Guerre Mondiale, l'Indonésie, alors appelée Les Indes Néerlandaises, étaient envahies par le Japon. L'armée japonaise capitula en 1945. Le récit de LA BATAILLE DE L'ENFER met en avant le mépris de l'armée japonaise pour le peuple indonésien puis le soulèvement de paysans face à l'envahisseur, le tout sur un ton dramatique aux limites de l'exagération étonnamment désamorcé par des séquences de kung-fu complètement farfelues. L'histoire est principalement focalisée autour d'un homme nommé Herman (?), indonésien au service de l'armée nipponne. Mais après que des soldats aie capturé puis tué son père qu'il tenta de défendre, il est torturé (crucifié la tête en bas et exposé au soleil) puis emprisonné avant d'être relâché. Il retourne alors dans sa campagne natale où il sauve la fille qu'il aime des griffes de vilains soldats japonais sur le point de la violer. Son intervention est tellement radicale qu'il perce le crâne d'un méchant à l'aide de ses propres doigts et n'hésite pas à crever des yeux de la même manière ! Désormais recherché pour meurtre, Herman trouve refuge auprès des leaders de la résistance (que les doubleurs français n'ont pas hésité à appeler " maquisards "). Pendant ce temps, la dulcinée de notre héros se fait capturer, puis violer pour de bon. Dans un ultime élan fédérateur, la résistance met sur pied une contre-attaque ravageuse (la fameuse bataille de l'enfer donc) en truffant leur terrain de prédilection (la jungle) de pièges mortels à base de pieux de bambous.
On pourrait presque penser que LA BATAILLE DE L'ENFER est la préquelle de VAINCRE OU MOURIR, le précédent film d'Imam Tantowi dans lequel était décrit le soulèvement du peuple indonésien face au colon néerlandais - il faut savoir que l'Indonésie obtenu son indépendance le 17 août 1945, soit deux jours après sa victoire sur l'armée japonaise. LA BATAILLE DE L'ENFER ne se termine d'ailleurs pas sur la défaite de cette dernière, puisqu'un dernier quart d'heure est consacré à la lutte de nos héros contre les néerlandais (que les doubleurs français font passer pour des anglais), ce qui donne lieu à une dernière scène de poursuite entre les gentils indonésiens luttant à l'aide de modestes mitraillettes et des avions surarmés flinguant tout ce qui bouge. Une façon naïve de montrer à quel point la force de la foi et le dévouement envers son pays peut surpasser la supériorité technologique. Force de la foi - et plus particulièrement le dévouement à l'Islam - et nationalisme, voila les deux valeurs mises en avant et défendues par ce film clairement réalisé et interprété au premier degré. Et cet aspect aurait pu rendre imbuvable cette pelloche démago (même si on compatie bien évidemment avec ce peuple opprimé depuis le XVIème siècle quand même), mais le style excentrique des scènes d'action font heureusement verser le tout dans le psychotronisme le plus décontracté, avec son lot de coups de pied retournés, de corps transpercés et de méchants ricaneurs qui s'en prennent plein les dents. Ce n'est donc pas complètement délectable, mais ça se laisse regarder avec curiosité, d'autant plus que le niveau est un peu plus élevé que pour VAINCRE OU MOURIR. Kerozene

BLACK MAGIC TERROR aka BLACK MAGIC QUEEN aka EXORCISME NOIR aka La Reine de la Magie Noire - Lliliek Sudjio, Indonésie, 1979

La femme d'un type sur le point de se marier pète un câble et a des visions d'horreur. Pas content, l'homme fait appel à un exorciste qui se fera gicler dans les airs et en perdra la vie. Encore moins content, il accuse une femme de sorcellerie et, en compagnie de quelques villageois, va infliger une punition méritée à la vilaine sorcière - qui est en réalité une jeune fille amoureuse de lui qu'il a dépucelé quelques jours auparavant.

Battue, la jeune fille est recueillie par un sorcier qui l'initie à la magie noire. Une fois formée (la formation consiste à faire du trampoline nue devant un clair de lune), elle part dans une furie vengeresse et élimine quelques quidams de bien douloureuse façon. Une fois le responsable de son malheur tué, elle décide de stopper net ses activités criminelles. Mais le sorcier ne l'entend pas de cette oreille.

C'est alors que surgit un citadin, qui, avec l'aide de quelques "Allah est grand", parvient à affronter les sales tours du sorcier méchant.

Oulalalala, je ne sais pas si ma version est coupée, mais le film fait 63 minutes, et sur ces 63 minutes, j'ai joué de la guitare, j'ai feuilleté un magazine et j'ai failli m'endormir. C'est dire à quel point le film est passionnant. Et ce malgré l'absurdité et la connerie générale du film et les quelques scènes gores qui le traversent...  Pas bon. Kerozene

DANGEROUS SEDUCTRESS - John Miller alias H. Djut Djalil avec Amy Weber (la Reine brune), Kristin Anin (Suzy, La Bimbo blonde), Indonésie/Phillipines, 1992, 94m

Ce qui est bien avec les films indonésiens... c'est qu'ils ne ressemblent à rien d'autre...  qu'à d'autres films indonésiens ! Et si vous devez commencer par en visionner un pour vous faire une idée de ce que cet autre cinéma peut vous apporter, optez pour celui ci, moins hermétique que "Nasty Hunter" du même réalisateur et plus réussi que par exemple "Black magic terror Aka La reine de la magie noire" de Sudjio.

Après une effarante course poursuite très bis à travers Djakarta, une voiture de malfrats finit sa folle course sur le toit tandis que la voiture de police à leur trousse se retrouve quand à elle, en plein cimetière, encastrée dans une tombe. Dans l'accident, un bras et un doigt sont sectionnés et se retrouvent à terre. Un éclair bleuté et une goutte de sang plus tard, un squelette jaillit du sol et est ramenée à la vie comme par enchantement sous forme d'une sulfureuse brunette à la poitrine conséquente. Pendant ce temps là, a Los Angeles Suzy, véritable poupée Barbie blonde, est violentée par son petit ami. Affreusement meurtrie, elle décide de rejoindre sa soeur à Djakarta. C'est chez elle, qu'elle trouve un curieux ouvrage dont les incantations vont définitivement faire revenir la sorcière à elle, puis en elle. Sexy-suzy, alias la reine des ténèbres, en lingerie à dentelles rouge, noire ou blanche s'en va alors séduire les hommes afin de s'abreuver de leur sang...

Bienvenue au royaume du kitsch ! Les scènes d'actions y sont hilarantes, les scènes d'amour sexy... mais pas trop (n'espérez pas voir un poil pubien ni même un téton !) la musique disco omniprésente et les clips de mannequin en déshabillé sans rapport avec l'histoire très distrayant...  Bref, c'est à mourir de rire.

Comment résister à une telle ébauche d'idées visuelles et d'effets spéciaux ringards uniques en leur genre ? Peu importe le budget minimaliste, peu importe l'amateurisme de l'ensemble, les cadrages prises de têtes et la scène finale très "bisseuse"... il faut voir "Dangerous Seductress" pour le croire !

A conseiller les soirs de déprime donc ! Marc Evil

JAKA SEMBUNG aka LE GUERRIER aka THE WARRIOR - Sisworo Gautama Putra alias Sam Gardner alias Sisworo Gautama Ben Tako avec Barry Prima, Eva Arnaz, W.D Mochtar, Dana Christina, 1981, Indonésie

Jaka Sembung est un héros charismatique qui a des valeurs chrétiennes et qui protège la population. Voulant soulever une rébellion contre le méchant gouvernement du capitaine Van Scram, il est incarcéré dans un camp de travail sadique. Lorsqu'il fini par se libérer, le capitaine met sa tête à prix. Un mercenaire répond à l'appel, son nom est Kobar, il a de gros sourcils, il a une peau à l'épreuve des balles et des lames et il a la faculté de lancer des flammes par la bouche. Aussitôt qu'il rencontre Jaka Sembung, il est tué. Le capitaine Van Scram décide alors de faire appel à un sorcier qui a le pouvoir de ressusciter les morts. Il veut ramener à la vie le très puissant guerrier KI ITEM qui lui, a la faculté de recoller ses membres lorsqu'ils sont sectionner de la manière la plus gore possible.

Ressuscité d'entre les morts, Ki Item parvient à capturer Jaka Sembung et le fait prisonnier dans une cellule. La fille du capitaine devenue amoureuse de Jaka Sembung, essaye de le faire évader mais rate son coup. Le capitaine Van Scram visiblement furieux crucifie Jaka Sambung dans sa cellule et lui crève les yeux. Tel Samson, Jaka Sembung se libère et détruit les cachots où plusieurs de ses amis étaient fait prisonnier. Il s'enfuit et parvient à rencontrer un vieux prêtre mystique qui lui greffera de nouveaux yeux (pris sur celle qu'il aime). La transplantation se fera à froid avec l'aide de bouts de bois et de lévitation ! Il suivra un entraînement où il apprendra de nouveaux pouvoirs afin de pouvoir se venger.

Voici une perle venu tout droit de l'Indonésie. Jaka Sembung est le premier film d'une serie qui compte 2 suites : Jaka Sembung & Bergola Ijo (aka The Warrior and the Ninja) et Jaka Sembung vs Si Buta (aka Warrior and Blind Warrior). Le scénario est complètement fou, mets en scène des combats haut en couleurs et offre une touche de gore largement satisfaisant. Le cinéma Indonésien qui est complètement éclaté vient de se faire un nouveau fan. Je vais chercher ses suites là de très près ! Jaka Sembung est un spectacle vraiment incroyable que je recommande à tous ! Si vous le voyez, ne vous fiez pas à sa pochette laide qui indique que le film à été primé au Festival De Cannes et prenez le ! Vous ne le regretterez pas ! Black Knight

Le JUSTICIER CONTRE LA REINE DES CROCODILES aka Devil's Sword - El Badrun, 1984, Indonésie

Une reine cruelle qui vit dans une grotte sous-marine au milieu d'un harem masculin et de guerriers crocodiles, souhaite obtenir une épée qui lui donnera un pouvoir immense. Seulement voila, pour l'avoir, il faut une carte. Et cette carte, c'est un gentil héros qui l'a. Et il ira prendre l'épée et pourfendre la reine.

L’histoire, on s'en tape. Ce qui est bon dans ce film, c'est le reste: les combats d'art martiaux super drôle avec 25 gars à l'écran qui tournent en rond en agitant les bras, un nombre de décapitations hallucinant (la plus belle étant celle réalisé à l'aide d'un chapeau décapiteur), des hommes crocodiles qui se déplacent en sautillant, un méchant qui fait du surf sur un rocher, une sorcière coupée en deux, des dialogues nazes...

Un bonheur en provenance d'Indonésie. Kerozene

KUNTILANAK BERANAK - Ian Jacobs, Indonésie, 2009, 75m 

Des ados qui cherchent un dossier croustillant décide d'investiguer la disparition d'une danseuse ronggeng. Ils voyagent dans le village où elle restait mais doivent faire face au mutisme des habitants qui refusent de parler de cette histoire. Ils décident de passer la nuit dans la maison de la disparue et évidemment, les problèmes commencent et une entité tente de les attaquer.

Quand j'ai la chance de voir quelque chose d'ailleurs assez obscur, je saute toujours sur l'occasion avec enthousiasme même si je sais que généralement, je me fais toujours avoir. Ce film n'est pas bon alors autant dire que ma gigne continue, mou comme ce n'est pas possible, un montage épouvantablement inégal qui vient tout gâcher et des acteurs absolument insupportables. L'horreur se limite souvent à une ombre et trois minutes de courses folles dans le même corridor pendant deux minutes. Car il faut en profiter de ces scènes ''d'effroi'' car c'est bien tout ce qu'on aura sous la dent. Je dois dire aussi que côté détails dérangeants, ce film ne laisse pas sa place. Par exemple, dans la maison supposément abandonnée, les lumières fonctionnent, ce qui est dès le départ bien con. Ensuite, les lumières évidemment s'éteignent car c'est de l'horreur. Alors ils allument les lampe-torches et ont la frousse et dans un leitmotiv incroyablement intéressant, s'enfuient mais pendant qu'il court, ON VOIT DES PIÈCES ÉCLAIRÉS! C'est court mais ça dure une éternité à la fois et tout ce qu'on peut en tirer, c'est que les actrices sont vraiment magnifiques. Abba

LADY DRAGON 2 aka Angel of Fury - David Worth avec Cynthia Rothrock, Billy Drago et Bella Esperance, 1993, Indonésie, 92m 

Susan '' Golden Angel '' Morgan est une championne de kickboxing. Mariée à un grand joueur de soccer, elle file le parfait bonheur. Mais quand son mari récupère des diamants volés et trouvés par hasard dans le but de s'en servir pour aider les pauvres, les vrais propriétaires du magot ne sont pas du tout heureux. Ils envahissent la maison du charmant couple, violent Susan et s'attaque à la jambe de son mari pour mettre fin à sa carrière. N'ayant pas ce qu'ils cherchent, les criminels décident de tuer le mari de Susan et ensuite de la hanter pour qu'elle puisse tout avouer. Mais le Golden Angel décide qu'assez c'est assez et décide d'affronter les malfaiteurs à grands coups de savates dans le visage.

Attention ici, les titres peuvent porter à confusion. Le titre alternatif du film est ANGEL OF FURY à ne pas confondre avec l'ANGEL OF FURY tourné deux ans plus tôt avec aussi Cynthia Rothrock dans le rôle principal. Aussi, le titre LADY DRAGON 2 a une portée purement commerciale étant donné que Rothrock ne joue pas le même personnage que dans LADY DRAGON. Bon pour le film, c'est exactement ce à quoi on s'attend, donc un film d'action et de vengeance bien convenu, classique et prévisible. La seule chose qui à première vue est intéressante est le fait que notre héroïne est madame Rothrock qui est assez en forme ici, mais qui doit affronter des adversaires qui le sont beaucoup moins. Le film est assez mou, il y a un creux plutôt énorme entre la partie où les criminels s'amusent à hanter le couple et le moment où Rothrock décide de vraiment tatanner les vilains criminels. Ce n'est ni nanar ni très intéressant et on ne touche pas le navet non plus, c'est seulement très ordinaire. On prend du plaisir à voir un combat bien monté dans un ascenseur, un combat trop court entre madame Rothrock et des yakusas et surtout une performance bien sentie de Billy Drago dans le rôle du méchant. Outre ça, je vous invite à passer votre tour. Abba

NASTY HUNTER aka LADY TERMINATOR aka Pembalasan ratu pantai selatan - H. Tjut Djalil, 1988, Indonésie

NomdeDieu !

Ca c'est du film qui tue !

Il y a une reine, la reine des mers du sud, assoiffée de sexe, et tous les gars qui la sautent se font bouffer la bite. Son mari réussi à lui extirper une anguille qui logeait pèperre dans son vagin (!). Folle de rage, elle lui dit: "Sois maudit ! Dans 100 ans, je reviendrai et tuerai ton arrière-petite-fille !". Woah, la salope...

100 plus tard, a une époque où "on construit des villes sur la Lune" (!!), une étudiante en anthropologie entreprend des recherches sur la reine des mers du sud dans le but d'écrire une thèse. Elle trouve un bouquin qui lui indique où aller, et surprise, c'est au large des cotes. Le marin qui l'amène est plutôt nerveux, mais têtue comme elle est, elle réussit à le convaincre de façon fort hilarante. Elle plonge, et là pouf, elle se retrouve sur un pieu, ligotée, et une anguille la pénètre dans l'entrejambe. A la surface, le bateau se fait balayer par une immense vague (et là, bonjour les effets spéciaux ringuards).

Sur les côtes, notre miss émerge de l'eau, nue, et marche mécaniquement vers deux punks, elle les baise et les gars se font bouffer le zob. Pas de doute, la reine est de retour ! Et l'arrière petite fille qu'elle recherche est une chanteuse de rock (hum) qui déchire. Désormais fringuée d'un blouson de cuir et armée d'un pistolet mitrailleur, notre Lady Terminator flingue à peu près tout ce qui bouge jusqu'à la fin du film.

A la fin justement, après s'être manger un million de bastos qui ne lui ont pas fait une égratignure, elle se fait roquetter la gueule et flambe. C'est alors qu'elle émerge des flammes, cramées des pieds à la tête - mais ses fringues sont intactes ! - en tirant des lasers rouges des yeux !!

Ca dégénère grave ! Ce film indonésien pompe en effet TERMINATOR sans honte. L'arrivée à poil, la démarche robotique (mais là où Arnold réussissait à être crédible, la miss se ridiculise douloureusement), le commissariat anéanti (ici puissance 10), le body count élevé (très élevé ici), la réparation de l'oeil amoché, le vilain qui sort des flammes et continue à faire chier...

C'est dingue, ce n'est pas vraiment bon, mais qu'est ce qu'on se marre ! Les dialogues sont eux aussi merveilleux et c'est à se demander comment les doubleurs réussirent à garder leur sérieux. Kerozene

  The RAID : REDEMPTION - Gareth Evans avec Iko Uwais, Joe Taslim et Yayan Ruhian, 2011, Indonésie, 101m 

Un groupe de SWAT s'apprête à faire une descente dans un building contrôlé par un puissant dealer de drogue. L'assaut est un échec, les policiers sont presque tous tués et une poignée de survivants doit terminer la mission et s'échapper en vie.

Ouais ben pour ceux qui n'ont pas encore vu cette perle, il faut absolument un visionnement. C'est l'équivalent en termes d'action à ce que HARD-BOILED a été dans les années 90 pour le gunfight, sauf qu'ici, il y a des combats longs et d'une qualité absolument phénoménale, dépassant de loin ceux que l'on a vanté il y a quelques années avec les films de Tony Jaa. Le film est très simple, mais le complexe est ahurissant et a un côté jeu vidéo complètement dément. Chaque étage contient des malfrats tous plus dangereux les uns que les autres et le film n'est pas tendre avec les quelques survivants policiers qui vont y passer de façons très sauvages. Les combats sont hyper rapides, mais très simples à suivre, merci à une superbe réalisation qui se permet plusieurs angles de vue pour ne pas faire rien manquer des mouvements impressionnants que les cascadeurs sortent. C'est extrêmement violent, extrêmement déprimant même par moments, mais c'est aussi un véritable régal pour tout amateur de cinéma d'action qui se respecte. À voir absolument! Abba

La REVANCHE DE SAMSON aka REVENGE OF SAMSON aka SAMSON DAN DELILAH aka SAMSON & DELILAH - Sisworo Gautama Putra, 1987, Indonésie

Attention, ce résumé spoil le film de A à Z, car il est impossible d'en parler avec passion sans en dévoiler les ingrédients. 

Le blond Samson, fruit bâtard du viol d'une indienne par un officier hollandais, subit dans sa jeunesse les moqueries des enfants de son âge. Mais déjà doté d'un solide caractère, ces épreuves lui apprendront avant tout à se battre et à adopter une philosophie pleine de sagesse. Puis, à l'age de 11 ans, sa mère se fait lâchement abattre dans le dos par un soldat de l'armée coloniale qui ne cesse d'opprimer les pauvres paysans exploités comme du bétail. Mais comme Samson est bon, il ne nourrit aucun dessein de vengeance et préfère au contraire se consacrer à la préservation de la paix et à la protection de la veuve et de l'orphelin. Une fois adulte, doté d'une musculature de culturiste stéroïdé et d'un regard de merlan frit, il fait la connaissance de Delilah (la superstar locale Suzzana), fille du gouverneur envahisseur qui succombera aux charmes (?) du rebelle au grand cœur. Mais les attaques répétées des colons sur les paysans, les fourberies de la porcine Delilah et les humiliations du fort jaloux colonel hollandais auront vite fait de lui courir sur le haricot. Si au début notre mythique héros à l'expression digne d'une moule marine préfère se laisser prendre afin de protéger les villageois, il finira par se fâcher méchamment en collant des baffes dans un style si gauche qu'il fait passer les jumeaux catcheurs Paul des BARBARIANS pour des danseuses étoile ! Plutôt efficace, notre brute aimée du peuple déjoue les pièges de l'ennemi, parle au ciel pour demander de l'eau, explose la face d'un cyclope mercenaire, se bat contre un sorcier presque immortel qui se recolle après avoir été coupé en deux dans le sens de la longueur... Mais comme tout héros digne de ce nom, Samson possède un talon d'Achille. Et c'est alors qu'il succombe aux charmes vénéneux de Delilah, immonde traîtresse qui l'empoisonne à la suite d'une torride séance éroto-hilaro-gastronomique lors de laquelle Samson, sans sensualité aucune (prononcez ces quatre derniers mots 10 fois de suite à grande vitesse, vous verrez, c'est mortel), enfonce vigoureusement une banane dans la bouche de la perfide femelle avant de lui enduire les cuisses de miel et de les lui lécher en arborant un sourire niais. Si l'érotomètre ne décolle pas du niveau zéro, les zygomatiques auront en revanche bien du mal à se remettre d'une scène d'une telle intensité! Trahi, meurtri et aveuglé à coups de lance dans les yeux, Samson ne les a même plus pour pleurer. Heureusement arrive une sauveuse providentielle qui lui donnera de nouveaux yeux via ses tétons magiques qu'elle lui colle sur la figure! Il ne lui reste alors plus qu'à foutre une bonne raclée dans la face de ses ennemis, pardonner à Dalilah et partir avec elle fonder une famille dont on préférera ne rien savoir de la progéniture.

Époustouflant ! LA REVANCHE DE SAMSON ne pardonne rien ni personne, et surtout pas le spectateur qui aura vidé une boîte de kleenex tant les rires auront eus raison de lui. Paul Haye, monsieur univers australien à la démarche d'haltérophile constipé y est pour beaucoup dans la réussite comique de cette péloche hautement psychotronique : surmonté d'une moumoute du plus bel effet, pratiquant les arts martiaux tel un ours ahuri, fronçant les sourcils et tirant la gueule façon Clint Eastwood du pauvre, sa prestation dépasse toutes les performances et explose les limites du ridicule. Quant à Suzzana, son charme est probablement resté dans sa loge ou alors est dissimulé bien loin sous les couches de maquillages vulgaires qui lui parcourent la tronche remplie de grains de beauté bidon. Outre ces deux personnages et leur dialogues surpuissants qui t'éclatent la rate à chaque réplique, on se délecte tout autant devant le colonel hollandais et sa fausse moustache collée à l'envers, le cyclope et sa tronche de latex muni d'armes super brutales ou le sorcier presque immortel qui se la pète comme pas deux avant de finir bien couillonné. C'est drôle, c'est violent et parfois très gore, c'est bête à bouffer du foin et c'est un véritable bonheur coupable. Kerozene

RUMAH PONDOK INDAH - Irwan Siregar, 2006, Indonésie

Un couple et son jeune fils emménage dans une belle demeure, propriété d'un artiste internationalement réputé qui y laissa une statue de femme à l'aura mystérieuse et un rien inquiétante, son chef d'œuvre ultime. Des phénomènes paranormaux font rapidement leur apparition (ombres fugaces, sons bizarres, portes qui se ferment toutes seules, ...) jusqu'au moment où la statue se met à pleurer du sang et que l'enfant se fait électrocuter. Ses parents, paniqués, l'embarquent illico, sautent dans la voiture et foncent à toute baltringue en direction de l'hôpital. Mais au premier virage, ils heurtent un camion de plein fouet et meurent tous tragiquement... Plus tard, une mère célibataire et ses deux enfants ados, un garçon et une fille, emménagent à leur tour. Tout de suite, la jeune fille est victime d'apparitions spectrales : le reflet dans le miroir d'une femme aux cheveux tombants la fait sursauter, le reflet d'un enfant au visage ensanglanté sur l'écran de télévision la fait hurler, les portes claques et la demoiselle flippe un max, ce qui rend son frangin forcément hilare et le motive à en rajouter quelques couches. Personne ne la croit, sa famille suggère même la possibilité d'une certaine bêtise de sa part, seulement voila : la statue se met à pleurer du sang et mademoiselle devient posséder par l'esprit du modèle qui posa pour l'artiste ! Et telle la Régine de L'EXORCISTE, mademoiselle hurle, lévite au-dessus de son lit et ouvre grand des yeux tout cernés. Maman fait alors appelle à une shaman qui mettra à jour l'horrible vérité derrière cette maudite statue.

Classique, convenu, prévisible... Quelle déception... Alors que le cinéma fantastique indonésien des années 1980 livrait quelques uns des films les plus fous jamais produits sur la surface du globe, voila que l'un des rares représentants récents du genre visible avec des sous-titres anglais dénonce un manque flagrant de fantaisie et d'originalité de la part de ses auteurs. Ce film, vaguement ancré dans la vague des films de fantômes asiatiques, manque peut-être de moyen, mais il manque surtout de rythme, de prises de risque et d'exotisme, et déborde de clichés éculés. Cependant, on notera un certain soin apporté à la photographie: le film est tourné en vidéo mais a un minimum de gueule. En revanche, niveau effets spéciaux et hémoglobine, là encore on regrette le cinéma d'il y a 25 ans : deux ou trois effets digitaux misérables, un bout de latex et puis c'est tout. Il semblerait que malgré tout, le film ait rencontré un joli succès en son pays, ce qui motiva la boîte de prod Indika Entertainment à persévérer dans la productions de films d'horreur qui livra jusqu'ici HANTU JERUK PURUT (2006),TEROWONGAN CASABLANCA (2007), MALAM JUMAT KLIWON (2007) toujours des histoires de fantômes, suivis de FILM HORROR (2007), le SCARY MOVIE local. Mais où sont donc les Barry Prima d'entant ? Kerozene

SATAN'S BED aka CAUCHEMAR - H. Tjut Djalil, 1984, Indonésie 

Ce film d'horreur indonésien tourné en cinémascope et distribuer dans une atroce version pan & scan en France pompe allégrement dans les gros succès du cinéma d'horreur américain. Devinez lesquels:

Quatre jeunes, deux garçons et deux filles, passent une soirée tranquille. Un couple, sage, se rend dans une chambre et font lit à part, tandis que le deuxième couple s'adonne à de passionnés élans amoureux. Soudain, durant leur sommeil, la fille se trouve agressée dans son rêve par un être mystérieux dont les doigts de la main droite se terminent par des lames affûtées. Le jeune homme, impuissant face à la situation, ne peut que voir sa copine s'élever dans les airs se faire éventrer par une entité invisible. Le pauvre se fera accuser du meurtre de la fille. Ca vous rappelle quelque chose ?

Attendez, ça ne s'arrête pas là...  Car par la suite, on apprend que cet esprit hantant les rêves des jeunes hante la demeure de l'héroïne, à savoir la sage fille du début. Sa mère boit, ses parents sont divorcés, et la crainte et la fatigue les poussent à faire appelle à un exorciste. Celui-ci parvient à pénétrer dans l'au-delà et fait face non pas à un, mais deux esprits, le vilain pas beau aux griffes coupantes, et une femme fatale mangeuse d'hommes. Les esprits se décrochent les têtes qui vont attaquer l'exorciste qui, pris de panique, fuit tel un lâche. Pas contente, la maman de l'héroïne va voir le promoteur immobilier qui lui a vendu la maison et pousse une gueulante : "il paraît que vous avez construit la maison sur ancien cimetierre !!". Que nenni, lui répond le promoteur, qui par la même occasion lui propose un autre exorciste. Ce dernier finira mal, les tripes à l'air, au moment du final dans lequel la maison est remplie de puissantes ampoules qui clignotent pendant que des cercueils jaillissent du sol, libérant de malheureux petits squelettes de plastique alors qu'un valeureux prêtre brandit sa croix bienfaitrice.....

Incroyable patchwork des GRIFFES DE LA NUIT, POLTERGEIST et L'EXORCISTE, le film possède tout de même quelques éléments bien locaux, comme le look du Freddy de service au faciès jaune et ravagé, ou encore l'au-delà représenté comme un monde noir, sans horizon, et dont le sol est recouvert d'une épaisse nappe de brouillard...

Malgré tout ça, le film n'est vraiment pas très bon, souffre d'un évident manque de rythme, et se voit parasiter d'un humour mal venu. Dommage aussi pour le pan & scan qui fait nuit énormément au visionnement. Kerozene

The STABILIZER - Arizal, 1984, Indonésie

The Stabilizer, c'est Peter Goldson, un policier américain au look du Stallone de COBRA coiffé d'un mulet digne d'un membre de Def Leppard. Et aujourd'hui, The Stabilizer est à la poursuite de Rainmaker, un dealer international qui viola et massacra sa copine à grands coups de pompe de golf munies de semelles remplie de clous de cinq centimètres de long ! Rainmaker, il le trouve sur le sol indonésien, et avec l'aide de la police locale et de la fille d'un savant créateur d'un détecteur de drogue qui s'est fait kidnapper par Rainmaker, il va faire face à une armada de dealers sanguinaires qui passent leur temps à critiquer la femme du boss et à bouffer des lézards vivants.

Amis de polars psychotroniques, bienvenus ! Car voici ce que l'on pourrait considérer comme un must du cinéma populaire d'action. Entre poursuites en tout genre, gunfights brutaux, blagues salaces, viols gratuits et one-liner destroy débités à un rythme qui mérite le respect, le film se montre en plus extrêmement généreux en ce qui concerne les scènes cultes. Les bad guys se font incendier au lance-flamme, assommer à coup de motos, trancher au weed-wacker et je préfère ne pas dévoiler le final rocambolesque qui laisse béat d'admiration.

THE STABILIZER est disponible en DVD chez Troma et mérite sincèrement la coup d'oeil des amateurs de polars destroy, de Bruno Mattei, de so bad it's good et d'excentricités exotiques. Ce film sans temps mort s'avère plus délirant et divertissant que n'importe quel actioner signé Cirio Santiago et beaucoup plus drôle que n'importe quelle polar comédie réalisée à Hong Kong. Et cerise sur le gâteau, Peter O'Brian dans le rôle titre ne manque pas de classe rétro grâce à la garde-robe de Kim Wilde. Il reviendra l'année suivante dans THE INTRUDER dans lequel il tiendra le rôle d'un certain Rambu...  Kerozene

VAINCRE OU MOURIR Indonésie aka HELL RAIDERS aka PASUKAN BERANI MATI - Imam Tantowi, 1982, Indonésie

Indonésie, 1948. Le peuple se soulève contre le colon hollandais et entre dans une guerre qui le mènera vers l'indépendance. Le film s'attarde sur un groupe de soldats indépendantistes (hommes et femmes !) campagnards faisant face à une garnison de vilains hollandais qui n'hésiteront pas à assassiner hommes, femmes et enfants. Leur vengeance sera radicale.

Et quand on fait du film de guerre radical en Indonésie, on ne le fait certainement pas dans la dentelle. La moitié du film est en effet consacré à de sanglants gunfights aux effets ravageurs. Les ventres s'ouvrent sous les impacts de balles, les plaies fument, les morts sont dramatiques - le regard levé vers le ciel, la victime utilise son dernier souffle pour hurler l'objectif sacré: "Liberté!!". Liberté. Un mot hurlé au moins 57 fois tout au long du film à tel point qu'il en devient plus insupportable que cette scène lors de laquelle un petit vieux se fait torturer par un indonésien au service de l'ennemi: il lui arrache les ongles des pieds un à un à l'aide d'une pince, et ceci juste après avoir infligé des décharges électriques à sa fille.

Pas de doute, on sent l'oeuvre pleine de fureur, celle dans laquelle on ose montrer à quel point la guerre est dégueulasse et cruelle. Malheureusement la sauce ne prend pas vraiment et on hésite à accepter le film comme un sérieux coup de gueule violent en provenance des tripes ou à une semi-comédie dans l'esprit des 12 SALOPARDS, mais involontaire. Car si la violence est là, le ridicule pointe lui aussi son nez, notamment avec les figurants mourrant dans des gestuelles dramatiques grossières, un début de romance très fleur bleue en plein gunfight et quelques dialogues absurdes. Le score, lui, appuie les effets lourdingues: marche aux élans patriotiques par moment, violons emplis de tension dramatique autrement... Lorsque survient le final voyant l'explosion de nombreuses maquettes et le sacrifice d'un Barry Prima relégué ici à un second rôle, on ne peut que se sentir soulagé tant le spectacle a été répétitif et prévisible. Dommage, car il commençait drôlement bien. Kerozene

VIRGINS FROM HELL - Ackyl Anwari, 1987, Indonésie 

Un gang de bikeuses bagarreuses en short veut faire sa fête à Tiger, un affreux baron de la drogue fringué comme un mexicain. Aux guidons de leurs motos et armées jusqu'aux dents, les nanas en furie prennent d'assaut la forteresse de ce gros salaud. La fusillade est homérique, les gardes tombent comme des mouches, les motos explosent, mais le surnombre de vilains mène les femelles hargneuses à la défaite. Les survivantes se font coffrer dans une prison-caverne et ne manquent pas de se crêper le chignon tandis que ce salaud de Tiger force un gentil chimiste à bidouiller une drogue expérimentale aux effets orgasmiques plutôt saisissant. Sans prévenir, cet actioner indonésien vire alors au film de femmes en prison, avec la matonne lesbienne, le chef sexuellement frustré, les tortures à base de fils de fer barbelés ou de belette enragée, les traitresses séductrices qui vont dandiner leur popotin (attention à la danse lascives des filles en chaleur, ça vaut son pesant de noix de coco!!) devant le patron afin d'obtenir des traitements de faveur, et tout ça avant le soulèvement final qui tourne au massacre parfois très gore...

Merveille absurde issue des studios Rapi Films à l'origine des principales bandes indonésiennes déglinguées sorties dans les années 1970-80, "Virgins from Hell" est un vrai festival d'exploitation pure: violent, vulgaire, trash, gore et coloré. Il manque juste l'érotisme qui se limite ici à quelques absurdes contorsionnements corporels et d'innombrables paires de jambes bottées de cuire, mais pas un bout de sein ne viendra poindre son téton (on est très loin d'un "Lady Terminator"/"Nasty Hunter") et c'est bien dommage - surtout pour un WIP. Le film se rattrape sur la violence et des décors qui en jettent et assurent carrément à ces niveaux. Kerozene

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