PLANÈTE HYDRA - DRACULA VS FRANKENSTEIN
Que rêver de mieux pour la rentrés qu'un petit SF kitsch et une rencontre au sommet des plus grands monstres ? Chez Artus.                         lire

LA COLLECTION GUERRE - 2 DVD CHEZ ARTUS
Deux films de guerre débarquent chez Artus avec Klaus Kinskin aux côtés de George Hilton, Gianni Garko, et Margaret Lee.                     lire

On aime beaucoup l'Italie au club des monstres, alors en plus de cette section, nous avons déjà des pages sur les réalisateurs italiens  DARIO ARGENTOMARIO BAVA  | LAMBERTO BAVA | ANDREA BIANCHI | ALFONSO BRESCIA | MARIO CAIANO | GIULIANO CARNIMEOENZO CASTELLARI | BRUNO CORBUCCI | SERGIO CORBUCCI | LUIGI COZZI | MASSIMO DALLAMANO | JOE D'AMATO | DAMIANO DAMIANI | RUGGERO DEODATO | LUCIANO ERCOLI | RICCARDO FREDA | LUCIO FULCI | MARINO GIROLAMI | MARIANO LAURENTI | SERGIO LEONE | UMBERTO LENZI | FERNANDO DI LEO | ANTONIO MARGHERITI | ALBERTO DE MARTINO | SERGIO MARTINO | STELVIO MASSI | FRANCO PROSPERI | TONINO RICCI | MICHELE SOAVI | SERGIO SOLLIMA | STENO | MICHELE MASSIMO TARANTINI | DUCCIO TESSARI | GUIDO ZURLI sans oublier les acteurs Italiens ALVARO VITALI | BUD ET TERENCE | ORNELLA MUTI et sans oublier les PÉPLUMS !

mise à jour le 30 septembre 2014

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AÏE ! TOUBIB NE COUPEZ PAS... aka Che dottoressa, ragazzi ! - Gianfranco Baldanello avec Maria-Pia Conte, Femi Benussi, Mariangela Giordano, Francesco Parisi, 1976, Italie, 82m

Un petit village de Sicile attend impatiemment le nouveau docteur qui s'occupera de la population. Surprise, c'est une jeune femme, qui va se faire une clientèle masculine trop rapidement. Le maire, son père et son fils se relaient pour tenter d'entrer dans ses robes, ce qui marchait pourtant avec la bonne ! Alors la bonne et comme la majorité des femmes du village la prennent en grippe. Va-t-elle résister aux avances de tous ces mâles ? Vas-t-elle se foutre de toutes ces germaines jalouses ? Va-t-elle choisir le bel homme qui vient d'arriver au village en voiture de sport grand luxe et qui semble porteur du cholera ?

Sur un scénario connu comme Barabbas dans la passion, Maria-Pia Conte ne perd pas trop de temps pour séduire malgré elle toute une famille et tout un troupeau de mâles. Des bandes de mal élevés, je vous dis. Elle a beau avoir un accent qui la rend encore plus affriolante, c'est pas des raisons pour lui sauter dessus à toutes les occasions ! Comme d'autres comédiennes de l'époque, son personnage féminin subit des assauts proches de tentatives de viols mal barrées, mais n'hésite pas è séduire le jeunot, sous prétexte de guérir ainsi son acné ! On n'a pas tous eu cette chance. Y a que la femme du maire qui y trouve son compte, se faisant passer pour elle afin de récolter les avances de son mari qui ne se rend plus compte que Femi Bemussi, elle est vraiment craquante. Conte a tout ce qu'il faut mais a une coupe de cheveux et des accoutrement assez strictes qui ne la mettent pas toujours en valeur. La galerie de seconds rôles est assez quelconque, nous faisant regretter la bande d'Edwige Fenech et ses Alvaro Vitali et collègues habituels, plus drôles pour qui apprécient les pitreries. La scène de douche obligatoire arrive assez rapidement, mais la mise en scène est plutôt sage. Bref, on risque de plus apprécier, pour ma part du moins, revoir un des nombreux autres films d'infirmières mettant en vedette Edwige Fenech ou Gloria Guida. Mario Giguère

ALIEN 2 Sulla Terra aka Le Monstre venu du Ciel - Ciro Ippolito, Italie, 1980

A non-sequel to ALIEN. Thelma, a cave explorer with psychic ability phases out during a live TV interview. At the same time, a space capsule splashes down in the Pacific. When it is opened it is discovered that the astronauts have disappeared. On the beach a girl has her face devoured by a strange substance. Later, Thelma and her fellow spelunkers are attacked by a vicious gelatinous substance which bursts out of rocks in the grotto they are exploring. How are these events connected? Well, you have to understand this is an Italain rip-off and it doesn't have to make sense! It's never explained how the Alien suddenly gets from the ocean to a far inland underground grotto and ends up in a bowling alley which the exploration team has visited in the first half of the film. It just seemed like filler material at the time. Nothing seems to happen for about an hour into this film. The special effects are VERY low budget and are supported with a lot of quick cutting, characters suddenly entering the shot, wide angle lenses and colored lights. Michele Soavi plays one of the spelunkers and proves he is an inept an actor as the rest of the cast. Several years later he would make a splash as the director of the stylish STAGEFRIGHT. This film, though, is mostly a laughable bore. Music by the Oliver Onions includes unpleasant country rock interludes, which seem inappropriate for a sci-fi gore thriller. Robert Monell

Ce n'est pas une suite d'Alien. Thelma, une spéléologiste qui a des dons psychiques s'évanouit durant une entrevue télévisée. Au même moment, une navette spatiale amerrit dans le pacifique. Lorsqu'elle est ouverte, on se rend compte que les astronautes ont disparu. Sur la plage, une fille a le visage dévoré par une substance étrange. Plus tard, Thelma et ses acolytes sont attaqués par une substance gélatineuse qui sort des roches de la grotte qu'ils explorent. Comment ces évènements sont-ils liés ? Il faut comprendre que ce film est un rip-off italien et n'a donc pas besoin d'être compréhensible ! On n'explique jamais comment l'extraterrestre passe de la plage à une grotte profonde sur le continent et aboutie dans une allée de quilles visitée par les explorateurs en première partie du film. Ca semble juste avoir pour but de rallonger l'histoire. Il ne se passe pratiquement rien durant la première heure. Les effets spéciaux sont à rabais et bénéficient du montage rapide, les personnages entrant rapidement dans le cadrage, en grand angle et avec des éclairages très colorés. Michele Soavi joue un des spéléologues et s'avère un acteur inepte tout comme le reste de la troupe. Quelques années plus tard, il rencontrera le succès en tant que réalisateur du stylisé STAGEFRIGHT. Cependant, ce film est une risée ennuyante. La trame sonore du groupe Oliver Onions inclut du country rock plaisant, qui semble inapproprié pour un suspense de science fiction sanglant. Robert Monell

AMAZONIA aka AMAZONIA: THE CATHERINE MILES STORY aka WHITE SLAVE aka FOREST SLAVE; SCHIAVE BIANCHE: VIOLENZA IN AMAZZONIA - Mario Gariazzo, 1985, Italie

Catherine Miles est une femme qui n'a pas de bol. Jeune, pure et vierge, la jeune étudiante qu'elle était a quitté Londres pour rejoindre ses parents en Amazonie. C'est à cet instant qu'ils trouvent le moyen de se faire attaquer par de vilains sauvages qui leur découperont la tête et kidnapperont la brave Catherine. Avec ses blonds cheveux, elle sera adoptée contre son plein gré par la tribu, connaîtra un dépucelage à coup de bambou, et devra vivre avec le meurtrier de ses parents. Catherine raconte son histoire depuis une salle de tribunal où elle est jugée pour meurtres...

Film de jungle tardif (et non pas de cannibales car leur présence est totalement anecdotique) soit disant adapté d'une histoire vraie, L'ESCLAVE BLONDE propose du gore (décapitations, plaies ouvertes, une attaque de crocodile en caoutchouc), de la nudité (hommes et femmes) et quelques jolies images de jungle avec ou sans animaux. Le scénario se veut au final une histoire d'amour tragique entre Catherine et son indigène avec un vague discours humaniste.

L'ensemble n'est pas très convaincant, est passablement bavard et ne tient évidemment pas la comparaison avec ses prédécesseurs. Mais il se laisse regarder avec amusement sans laisser de souvenir impérissable. Kerozene

L'AMBITIEUX aka L'AMBIZIOSO aka THE CLIMBER aka AMBITIOUS - Pasquale Squitieri avec Joe D'Alessandro, Stefania Casini, Raymond Pellegrin, Giovanni Cianfriglia, Italie, 1974, 1h44

Aldo, jeune contrebandier napolitain rebelle et avide de reconnaissance se heurte à l'opposition musclée de la pègre locale. Un jour, c'est la brimade de trop : la moto de collection d'Aldo est balancée dans les eaux du port. Vexé, atteint dans son honneur, Aldo quitte la ville pour Rome. Là, il forme "son" gang, afin de revenir à Naples se venger...

Cinéaste napolitain, Pasquale Squitieri sait parsemer son film d'inserts réalistes, gros plans sur des visages ou travellings sur des pâtés de maison crasseux. Du coup, on y croit encore plus à son histoire d'"ambitieux" désireux de mettre le milieu à sa botte. Dans le rôle-titre, Joe D'Alessandro compose un jeune loup très crédible. L'acteur "warholien" donne beaucoup d'épaisseur à ce personnage contradictoire, à la fois amateur de jolies nanas, de rails de coke, et gestionnaire méthodique, dirigeant sa bande comme une P.M.E. Le reste du casting est à la hauteur : Giovanni Cianfriglia (le Marcucci de PEUR SUR LA VILLE) en boxeur et homme de main, Stefania Casini en belle sacrifiée (pour le quota d'"Italian Meat") et Raymond Pellegrin en "gros bonnet" à l'ancienne. A redécouvrir ! Stelvio

Dans le Naples disco-cocaïno des seventies, Aldo (Joe Dalessandro) un beau gosse solitaire fraîchement débarqué des États-Unis, pas né pour un petit panini tente de se tailler une place dans un monde hostile ou l'on ne fait pas de cadeaux. Contrebande de cigarettes, intimidation, commerce de drogues, il est un véritable touche-à-tout du marché noir qui réussit tout ce qu'il entreprend. Sa témérité et sa force de caractère font qu'il se retrouve vite a la tête d'un groupe de gros bras, propriétaire d'une grosse maison, d'une grosse Royce avec à ses cotés une femme aimante et dévouée puisque monsieur est en plus de tout ça un dieu au lit. Comme le décline le titre, Aldo est ambitieux, il ne niaise pas avec la puck. On aura beau détruire sous ses yeux sa moto flambant-neuve, tuer son meilleur ami, pousser sa femme au suicide, Aldo est capable de se retourner sur un dix cenne. Parvenu au sommet de la gloire, il sera tué par l'ex de sa nouvelle femme qui l'a trouvé grâce à une photo de sa belle gueule, un peu comme moi qui n'aurais jamais trouvé ce film s'il n'avait pas fait partie de la distribution.

Ceci dit, L'ambitieux ne révolutionne rien, mais j'ai passé un bon moment à regarder des poilus se casser la gueule sous la supervision d'un Joe Dalessandro 100% mauvais garçon alors à la fleur de l'âge. Mongola Batteries

AMUCK aka Alla ricerca del piacere - Silvio Amadio avec Barbara Bouchet, Rosalba Neri, Farley Granger, 1972, Italie

Arrivée sur un île en face de Venise, Greta (Barbara Bouchet) est la nouvelle secrétaire de Richard Stuart, écrivain de renom. La compagne de Richard, Eleanora (Rosalba Neri), est heureuse d'avoir de la compagnie féminine. Mais Greta n'est sur place que parce qu'elle veut trouver ce qui s'est passé avec la dernière secrétaire, disparue. D'indices en indices elle retracera le destin tragique de son ex-compagne...

Magnifique surprise que cet excellent Giallo de la belle époque. Barbara Bouchet est simplement magnifique et Rosalba Neri voluptueuse et leur scène de lesbianisme d'une qualité rare. D'ailleurs toute la production est de qualité exceptionnelle, la caméra bouge bien, les costumes sont impeccables, particulièrement les robes de Rosalba Neri. Il y a des lustres que je n'avais pas vu le ralenti aussi bien utilisé. L'intrigue va de rebondissements en rebondissement et le tout est accompagné d'une musique envoûtante. Un plaisir à savourer. Mario Giguère

Un ANGE POUR SATAN aka AN ANGEL FOR SATAN aka UN ANGELO PER SATANA - Camillo Mastrocinque avec Anthony Steffen, Barbara Steele, Ursula Davis, 1966, Italie

A la fin du XIXè siècle, aux abords d'une paisible petite île, une statue de femme est retrouvée au fond de l'eau puis ramenée à terre. Roberto Merigi (Anthony Steffen), un sculpteur présent dans le but de la restaurer, doit faire face à l'hostilité des autochtones motivés par une superstition prétendant que la statue est maudite. Arrive alors Harriet (Barbara Steele), la nièce de l'hôte de Roberto qui avait quitté le village il y a de nombreuses années afin de suivre des études. Harriet est belle, charmante et douce, autant d'arguments qui ne peuvent que séduire l'artiste. Et alors qu'une idylle commence à naître entre lui et la jeune femme, celle-ci manifeste un comportement schizophrène, sa gentillesse laisse ainsi la place à une insolente arrogance et son innocence disparaît au profit d'un comportement aussi provocateur que pervers qui va conduire certains hommes à commettre des actes destructeurs.

Jolie petite réussite d'épouvante gothique dans la grande tradition. L'ambiance générale et Barbara Steele rappellent inévitablement des films comme LE MASQUE DU DEMON ou même LA CHAMBRE DES TORTURES. On peut cependant regretter un traitement un peu trop classique (qui est d'ailleurs commun à la grande majorité des films du genre) et un dénouement quelque peu convenu. Mais c'est surtout l'un des meilleurs rôles de Barbara Steele qui s'avère ici proprement fascinante. Elle irradie carrément l'écran de sa présence en femme mi-charmeuse mi-vénéneuse qui n'hésite pas à jouer de sa sensualité de manière provocante, ce qui devait d'ailleurs générer quelques bouffées de chaleur dans les salles à l'époque de sa sortie. Kerozene

L'APPEL DE LA CHAIR aka LA CRYPTE DU FOU aka HOLOCAUSTE POUR UNE VIERGE aka THE NIGHT EVELYN CAME OUT OF THE GRAVE aka THE NIGHT THAT EVELYN LEFT THE TOMB aka THE NIGHT SHE AROSE FROM THE TOMB aka LA NOTTE CHE EVELYN USCI DALLA TOMBA - Emilio Miraglia, 1971, Italie   

Lord Alan Cunningham (Anthony Steffen, UN ANGE POUR SATAN) ne tourne pas très rond. Depuis qu'il a assassiné Evelyn, sa rousse épouse, ce richissime playboy séduit des danseuses/prostituées rouquines avant de les attirer dans la salle de torture de son château. Là, il les oblige à se dévêtir, leur fait porter de longues bottes en cuir, les fouette puis les assassine froidement en pensant très fort à sa défunte femme enterrée dans la crypte voisine. Après avoir zigouillé deux femmes et tenté d'entrer en contact avec Evelyn lors d'une séance de spiritisme qui termine en eau de boudin, il fait la connaissance de Gladys (Marina Malfatti, LA DAME ROUGE TUA SEPT FOIS également signé Miraglia), une danseuse blonde dont il tombe éperdument amoureux. Visiblement libéré de sa névrose en quelques jours, il épouse la belle et sa vie semble enfin trouver un semblant d'équilibre. Sauf que des apparitions spectrales d'Evelyn vont bientôt venir le tourmenter...

Une once de giallo, une bonne dose d'horreur gothique et un scénario qui prend l'eau de partout, c'est L'APPEL DE LA CHAIR, une pelloche qui se veut sulfureuse mais qui peine à faire frémir. Le problème est que la chose est épouvantablement mal construite et qu'on a tout de même l'impression que soit les auteurs de la chose prennent le spectateur pour un gros naïf, soit quelques pages du script sont tombées à l'eau avant d'avoir été tournées. Difficile effectivement de croire en la "guérison" de Lord Cunningham qui se voit libéré de sa psychose aussi rapidement et simplement, peu crédible également l'idylle conjugale entre Alan et la belle Gladys... Ben non, on ne nous la fait pas à nous. Et comme ça se voit, on sent bien qu'il y a anguille sous roche, et du fait de ce manque de délicatesse, on voit venir un dénouement saugrenu dont l'effet de surprise est tué dans l'œuf. Dommage, parce que tout n'est pas à jeter dans cette pelloche gentiment tordue, les meurtres de rouquines au fort relent de sadomasochisme sont plutôt plaisants et c'est toujours un plaisir de profiter de la plastique d'Erika Blanc (LA TORTURE) (même si son temps d'écran n'est pas bien long), et il y a cette étrange scène d'ouverture où un fou tente de s'échapper d'un asile d'aliénés... Une scène un peu surréaliste puisque sans véritable lien avec le reste du métrage, si ce n'est qu'on apprend que Lord Cunningham a effectué un séjour à l'hosto après la mort de sa femme. Mais elle témoigne également de ce scénario handicapé... Maintenant il reste à faire la lumière sur l'un des titres francophones du film, HOLOCAUSTE POUR UNE VIERGE: étrange pour une histoire où tous les personnages féminins sont soit des putes, soit des salopes! Kerozene

À 16 ANS DANS L'ENFER D'AMSTERDAMN aka HANNA D - Rino di Silvestro, 1984, Italie/France

Une jeune salope qui a comme mère une vieille salope, sombre dans la drogue et la prostitution et nous prouve hors de tout doute que l'achat du prerecord valait mes quelques dollars investit... y a une scène que j'ai trouvé STUPIDE en esti qui tache SÉVEREMENT mon appréciation mais en gros c'est du TRASH CINEMA pure et dure qui se regarde bien... on veut nous faire pleurer avec la fameuse histoire d'ADOLESCENTE DÉLAISSÉE, DROGUÉE et devenu PROSTITUÉE mais c'est simplement une belle excuse faible pour nous en donner un peu sur le visuel... on a déjà vu ça avant !!! Baron Blood

AUTOPSY aka FRISSONS D'HORREUR aka Macchie Solari - Armando Crispino, 1972

Une jeune femme frigide (Mimsy Farmer) oeuvrant dans une morgue dans le cadre d'une étude, est confrontée au suicide apparemment bidon d'une fille qui sortait avec son père. Le frère de la morte, curé ancien pilote de course, affirme qu'elle ne s'est pas tuée. L'amant de Mimsy Farmer joue les philosophes. Le père est un tombeur playboy. Un des médecins collègue de Mimsy est un gros pervers vicelard. Parmi tout ce petit monde se cache un meurtrier - ce que doute certaines personnes car les taches solaires provoquent de troubles du comportement qui poussent au suicide (?!).

Étrange film, celui-ci amène des éléments inattendus, comme les visions de Mimsy qui montrent les corps des cadavres de la morgue se lever et entamer une partie de baise (ce qui crée sa frigidité), des images montrent le soleil et ses excroissances de flammes folles, et le reste est un polar bien noir et traditionnel. L'humour - quand il est présent - est bien noir lui aussi. Le tout est bien enlevé, grâce à un scénario qui tient la route et une interprétation des plus convainquante. Kerozene

La BAGARRE DU SAMEDI SOIR aka Il Tempo Degli Assassini aka Season for Assassins - Marcello Andrei, 1975, Italie, 1h27

Pierro (Joe Dallesandro) est une petite frappe italienne comme on les aime, macho comme c'est pas possible, impulsif et règle générale irrespectueux envers à peu près tout le monde. Il mène son gang de jeunes couillons par le bout du nez, les amenant faire des ballades dans sa caisse pourrie et se servant d'eux pour diverses tâches aussi variées que : sacrer des volées à d'autres jeunes, vandaliser le voisinage, voler des voitures...

Il y a quelque part un inspecteur de la police qui commence à en avoir plein le cul. Katroni (interprété par Martin Balsam) cherche un moyen de mettre la main sur les voyous, mais la loi a des limites et sa frustration devant son impuissance grandit de jour en jour. Tandis que Pierro perpétue une longue tradition de couillons entre une jeune innocente dont il profite et sa femme (Magali Noël), qui tapine afin de payer les médicaments de son fils malade, la traque s'organise.

Voilà un polar italien intéressant sous bien des aspects, notamment son casting. 

Joe Dallesandro tourne ici sans Warhol à ses côtés, pour une des premières fois (il a aussi été du tournage de ONE WOMAN'S LOVER, de Sergio Bazzini, en '74) mais certainement pas la dernière. Il allait apparaître la même année que LA BAGARRE dans un thriller de Pasquale Squittieri, L'AMBITIEUX, mais c'est une autre histoire, que je vous raconterai volontiers une fois que j'aurai vu le film en question.

Le policier aigri, Martin Balsam, a joué un rôle fort similaire dans CONFESSIONS OF A POLICE CAPTAIN de Damiano Damiani, en '71, et allait aussi jouer son antagoniste dans le COUNSELOR AT CRIME d'Alberto de Martino en '73. Curieusement, la même année où il apparaît dans LA BAGARRE, il tourne aussi CRY ONION !, le spaghetti western parodique - et introuvable - de Castellari. Éternel commissaire, il allait même perpétuer son rôle fétiche dans le DEATH RAGE de Margheriti en '76...

Petite surprise, Magali Noël joue la pute au grand coeur, que Dallesandro maltraite autant qu'il peut. Sa poitrine gigantesque lui valut à l'époque l'affection de Boris Vian, qui l'invita à chanter un de ses plus inoubliables succès, FAIS-MOI MAL JOHNNY. Actrice au regard de braise et au poitrail de feu, née en Turquie en '32, elle a eu une vaste carrière débutant dans des polars français des années '50 - entre autres dans un des premiers OSS 117 - et consacrée par un rôle dans LA DOLCE VITA de Fellini en '60. Costa-Gavras la recrute pour Z, polar politique choc d'après le roman de Vassilikos où Yves Montand est malmené et Trintignant examine, alors que Fellini a de nouveau recours à sa trouble physionomie en '69 dans son SATYRICON. Détour au Québec en '72 pour jouer dans LE P'TIT VIENT VITE de Louis-Georges Carrier, aux côtés d'Yvon Deschamps et de Janine Sutto, puis Fellini revient dans le décor et c'est AMARCORD, en '73, dans lequel elle interprète la sublime Gradisca, objet de la luxure de bien des habitants du petit village, dont l'ineffable Alvaro Vitali.

Voilà donc matière à haussements de sourcils, alors que le film se déroule implacablement sous nos yeux curieux. La police, comme souvent dans ces thrillers sociaux, est tout à fait impuissante devant la petite criminologie de ces malfrats miniatures, qui ne réalisent pas les conséquences de leurs actes barbares et contre-productifs. On court vers un dénouement tragique qui laissera le spectateur sur sa faim, quoique la poursuite automobile finale en vaille la peine.

Le réalisateur, Marcello Andrei, n'a pas été très prolifique au fil des ans mais a tout de même réussi à nous donner SCANDALO IN FAMIGLIA, un érotisme de '76 avec Gloria Guida et Lucretia Love, et EL MACHO, un spaghetti western de '77 avec George Hilton. Sa dernière réalisation remonte à '88.

LA BAGARRE DU SAMEDI SOIR : nihilisme, amours tragiques et fuite de responsabilité, cocktail improbable mais prenant. Un prêtre, victime des amis de Pierro, mais néanmoins béat de félicité et toujours prompt à tendre une main aidante, sert à son "ami" petite frappe un discours signifiant, en gros, que lui et le voyou sont sur la même "mission", de changer la société de l'intérieur, mais que leurs "méthodes" diffèrent.

Bon, vous me savez très peu moraliste, mais je me demande bien ce qu'un prêtre plein de miséricorde et d'empathie a en commun avec un idiot qui viole, pille et vandalise tout ce qui l'entoure. Faudrait probablement déterrer le scénariste pour obtenir une réponse... Orloff

Le BANDIT AUX YEUX BLEUS aka THE BLUE EYE BANDIT aka IL BANDITO DAGLI OCCHI AZZURRI - Alfredo Giannetti, Italie, 1982

Franco Nero est Dominici, un vieux bureaucrate boiteux cachant ses yeux marrons derrière de vieilles lunettes de soleil rétro, arbore une moustache grisonnante et une calvitie bien avancée. Un brave monsieur en somme, un peu étrange car très casanier, mais respecté de ses supérieurs. Mais en réalité, ce brave Dominici a une double vie, car sous cette calvitie se cache une tignasse blonde bien réelle, il ne boite pas et ses yeux sont en vérité d'un bleu très clair dissimulé par des lentilles de contact. Pourquoi donc ce déguisement peu avantageux ? Dominici travaille dans une banque, et sa vie ne lui convient pas. Il parvient alors, à force de patience et de persévérance, à dérober à ladite banque deux milliards de lires, dans le but de fuire ce pays dans lequel sa mère sénile se meurt et où rien ne saurait le retenir. Les témoins du vol affirment alors n'avoir vu du voleur masqué que ses yeux, des yeux d'un bleu marquant. Voila qui innocente le vieux Dominici. Mais un plan n'est jamais vraiment parfait.

LE BANDIT AUX YEUX BLEUS est un film à l'image du personnage incarné par Franco Nero, c'est à dire attachant et sympathique. On est bien loin ici des polars nihilistes qui illustrèrent les années de plomb et Giannetti nous offre un divertissement de haut standing illustré par une superbe musique d'Ennio Morricone remplie de trompettes tonitruantes. Les personnages de second plan, en particulier ceux qui soupçonnent Dominici du larcin, à savoir une blonde nymphomane, un flic bourru et un homosexuel antipathique finissent de donner au film le relief nécessaire pour en faire un bon film prompt à plaire aux amateurs de cinéma populaire italien. Kerozene

La BATAILLE D'EL ALAMEIN aka The Battle of El Alamein aka La Battaglia di El Alamein -  Giorgio Ferroni alias Calvin Jackson Padget avec Frederick Stafford, George Hilton, Robert Hossein, Michael Rennie, Ira Von Fürstenberg, Enrico Maria Salerno, Marco Guglielmi, Gérard Herter, Ettore Manni, Edoardo Toniolo, Renato Romano, 1969, Italie/France, 95m

En 1942 en Afrique du Nord, l'Afrika Korps commandé par le maréchal allemand Erwin Rommel progresse vers l'Égypte. Le général britannique Montgomery est chargé de repousser les nazis et de reconquérir les territoires pris par Rommel. C'est dans ce contexte de guerre qu'une unité d'infanterie de reconnaissance italienne de l'Afrika Korps tombe dans une embuscade tendue par les Alliés. Le capitaine de l'escadron italienne ayant été tué au cours de la bataille, le commandement est alors assuré par le lieutenant Giorgio Borri, officier inexpérimenté qui s'est engagé dans l'armée par goût de l'aventure. Les soldats italiens ne sont donc pas très rassurés à l'idée d'être dirigé par Giorgio, d'autant plus qu'il montre bien peu d'égards à la vie de ses hommes. Guidé toutefois par son frère le sergent Paolo, Giorgio apprend à gagner l'estime de son unité. Celle-ci est alors chargée de ralentir l'avancée des tanks alliés de Montgomery à El Alamein, mission périlleuse où Giorgio et ses hommes ont très peu de chances de s'en sortir vivants.

Vers la fin des années 60, profitant de quelques productions américaines du genre tournées chez eux comme "ANZIO", les producteurs et les réalisateurs italiens de films populaires se sont lancés dans le film de guerre. Cet échantillon (produit par Sergio Martino et son frère Luciano) a visiblement bénéficié d'un budget confortable grâce à l'apport de capitaux français dans l'entreprise. Les auteurs en ont donc profité pour mettre en valeur le courage et la ténacité des soldats italiens au cours de la Seconde Guerre Mondiale, bien qu'ils étaient du mauvais côté de la barrière. La reconstitution historique de la célèbre bataille d'El Alamein (tourné à Almeiria en Espagne!) à l'écran mélange donc des évènements réels (surtout dans les segments impliquants les principaux protagonistes comme Rommel et Montgomery) avec des scènes de fiction pour établir la dramatisation et une certaine psychologie à ces soldats italiens qui sont évidemment représentés ici comme des éléments sacrifiables par les nazis pour mieux souligner leur héroïsme. Le tout est donc bien un peu simpliste, mais mené techniquement avec une vigueur indéniable grâce à de nombreuses scènes de batailles efficaces, une réalisation sans fioritures et un groupe solide d'acteurs, autant étrangers qu'italiens. À découvrir! Mathieu Lemée

BEAST WITH A GUN aka ULTIME VIOLENCE aka LA BELVA COL MITRA aka BEAST WITH A GUN aka STREET KILLERS - Sergio Grieco, 1977

Une bande de gangsters emmenés par le dangereux Nanni Vitale (Helmut Berger) s'évade de prison. Le commissaire Santini (Richard Harrison) se lance à leur recherche et tente de mettre fin à leur sanglante cavale ...

Furieux ! Ce film à petit budget (en DVD chez Anchor Bay Entertainment) figure parmi les "poliziotteschi" préférés de Quentin Tarantino. Après l'avoir visionné, je comprends mieux pourquoi ... Tourné avec de très petits moyens, BEAST WITH A GUN véhicule de la première à la dernière seconde une tension très malsaine. Le rythme est extrêmement soutenu pour un polar de l'époque. L'élégante partition de l'inconnu Umberto Smaila soutient efficacement l'action. Tout le film se déroule sous un soleil de plomb, la moiteur est palpable, les acteurs semblent habités par leurs personnages. Mention spéciale à Helmut Berger, exceptionnel en bandit sadique et vicieux, très loin de ses performances "viscontiennes". Marisa Mell (la copine de DIABOLIK) campe de façon très crédible une otage "sadisée" manquant de tomber sous le charme vénéneux du bel Helmut. Considéré comme le plus violent de tous les polars italiens des années soixante-dix, BEAST WITH A GUN s'avère à la hauteur de cette réputation. La course-poursuite meurtrière est notamment jalonnée de deux longues scènes de torture : la première victime finira dans un bain de chaux vive ; la seconde, la sœur du commissaire Santini (Marina Giordana) aura les seins tailladés au coupe-chou. Bref, 90 minutes haletantes qui sentent la poudre, le sperme et le sang. Stelvio

BLACK EMMANUELLE, WHITE EMMANUELLE aka Velluto Nero aka Black Velvet aka Emanuelle in Egypt aka Emanuelle viciosa aka Naked Paradise aka Smooth Velvet - Brunello Rondi avec Laura Gemser, Annie Belle, Al Cliver, Gabriele Tinti et Susan Scott, 1976, Italie

Dans une vaste demeure en Égypte. Une mère (Susan Scott) habite avec un genre de gourou du sexe spirituel (Al Cliver). Elle reçoit sa fille (Annie Belle) qu'elle n'a pas vue depuis des années et ainsi que divers invités comme Emanuelle (Laura Gemser) et un photographe excentrique (Gabriele Tinti). Et tous se livrent à leurs pulsions sexuelles.

Il s'agit du film qui marque la rencontre des 2 Emmanuelle, soit Laura Gemser (la Black Emanuelle de Joe D'Amato) et Annie Belle (qui était une Emmanuelle sous le nom de Laure dans le film de Emmanuelle Arsan et d'Ovidio G. Assonitis). Et le fait est que cette rencontre est un peu ratée, puisque Laura Gemser est ici plutôt une modèle et n'est pas la journaliste intrépide des Emanuelles de Joe D'Amato. Le film n'a pas vraiment d'histoire et ne suit en fait que l'évolution des personnages dans des situations plutôt disparates. Le film peut alors être une source d'ennuie pour le spectateur, mais quelques moments ou ingrédients peuvent être intéressant comme ce personnage de photographe incarné par Gabriele Tinti qui photographie Emanuelle avec des carcasses d'animaux et des arabes tués. Et lorsqu'il la photographie, il devient très agressif et violant au point de violer Gemser devant et au sus de tout le monde. À part de cette séquence et d'assister à quelques nudités soft d'Annie Belle et de Susan Scott. Il ne reste qu'une excellente photographie et de beaux décors d'Égypte à se mettre sous la dent. Tout ceci réalisé avec brio par Brunello Rondi, qui a été un collaborateur important et récurant de Fellini. C'est peu. À noter qu'il faut fuir le film sous le titre d'Emanuelle In Egypt, puisque c'est cut. Black Knight

BLACK JOURNAL aka A l'aube de la folie aka mémoire diabolique aka la Signora degli orrori aka Gran bollito - Mauro Bolognini, 1977

Dans une un décor de l'avant deuxième guerre mondiale, Shelley Winters (qui n’arrête pas d'annoncer qu'une grande guerre s'en vient) joue le rôle de la mère fatiguante et protectrice, de son unique fils, une espèce de folle hystérique, qui décide de tuer tout les travestis comme raison que ces putains ne peuvent pas mettre au monde des enfants, comme on voit elle a vraiment à coeur la cause infantile. Dans sa cuisine, elle a monté une table, dans le genre opération, pour y découper les travestis. Elle leur tranche la tête, broie bien leur os, fait bien fondre leur peau ,pour en faire du savon et des biscuits, au moins, elle recycle notre Shelley, jusqu'au jour ou ce monde commence à la suspecter en trouvant une bague dans une barre de savon, C'est alors que notre ami Max Von Sydow entre en scène dans le rôle du chef de police de la place, pour son enquête sur les disparitions des travestis. pour bien sûr trouver la coupable. La maison a vraiment une ambiance glauque, les acteurs sont assez convainquants, même les travestis, et j'ai trouver l'idée assez tordue de pouvoir faire avec des cadavres, du savon et des biscuits. Rana

BLANCHE-NEIGE, LE PRINCE NOIR ET LES SEPT NAINS aka The Seven Dwarfs to the Rescue aka I sette nani alla riscossa - Paolo Tamburella avec Rossana Podesta, Georges Marchal, Robert Risco, Ave Ninchi, 1951, Italie, 84m

Suite directe du conte classique. Blanche Neige (Rossana Podesta) a bien hâte de se marier avec son Prince Charmant et de revoir ses amis les sept nains. Mauvaises nouvelles, le royaume étant attaqué, on requiert la présence du Prince et de son armée. Quelques jours plus tard, un messager va apporter la nouvelle que le Prince est prisonnier et que seule Blanche Neige peut négocier sa libération. C'est un piège que personne n'a vu venir et la belle se retrouve aux côtés du Prince Noir (Georges Marchal). qui veut l'épouser de force. Les sept nains voient son péril en rêve et d'un commun accord, ils partent immédiatement pour la délivrer. Accompagnés en route par sa grosse bonniche, ils vont traverser des contrées magiques, rencontrer des sirènes, faire face aux éléments déchaînés et vont devoir combattre les sbires du Prince Noir !

Fasciné tout le long par la tête du Prince Noir, George Marchal, qui ressemble énormément à un jeune Jean Marais, c'est à la conclusion du film que j'ai reconnu la scène qui me confirmait que j'ai vu, alors que je devais être fort jeune, ce film éminemment sympathique. Ne cachons rien, c'est bel et bien les nains qui sont la vedette du film, Autant on appréciera la beauté d'une jeune Rosanna Podesta, âgée à peine de dix sept ans, revue plus mature dans plein de péplums et La Vierge de Nuremberg, et on oubliera le nom du Prince Charmant, les sept nains, comme l'indique le titres italiens ou américain, occupent la majeure partie du film. Eux et le Prince Noir, fantastique Marchal au look diabolique, dans des décors immenses et un laboratoire qui détonne et fascine. On devait trembler plus jeune à penser aux malheurs qu'il lui réservait et se demander pourquoi donc il voulait l'épouser. Le pauvre est amoureux et on avoue qu'à nos yeux d'adultes, il ferait sans doute un meilleur mari que le fade bonhomme promis ! Longue séquence au pays souterrain des sirènes au costume étonnant qui reproduit sur le haut les mamelons invisibles autrement, mais qui, comme celle de l'Odyssée, n'arriverront pas à troubler bien longtemps nos petits héros. C'est par ruse et habileté qu'ils se déjouent facilement des gardes géants aux portes du royaume méchant. C'est en utilisant à bon escient les lois de la gravité qu'ils arrivent à grimper la nourrice imposante par-dessus les murs ! Évidemment que ce film noir et blanc d'une autre époque a vieilli, mais pour les nostalgiques, les jeunes enfants et ceux qui aiment ces contes d'autrefois, c'est encore un plaisir que de revoir ce joyau perdu.

Le principal supplément sur le dvd d'Artus est le long entretien avec Pierre Dubois, "Le mythe de Blanche-Neige", qui s'attarde principalement au conte original de la tradition orale et de ses différentes déclinaisons. Dubois est à la fois auteur, scénariste de bande dessinée, écrivain, conteur et conférencier français et autoproclamé "Elficologue", ou spécialiste du petit peuple. Ses connaissances encyclopédiques en la matière sont autant fascinantes que déroutantes, il nous avoue humblement que si nous avons perdu notre chemin en l'écoutant, nous avons ainsi ouvert la porte d'un autre monde. A découvrir. Paolo Tamburella n'a que trois films à sa filmo, pour cause, il est malheureusement décédé après ce troisième film. Mario Giguère


Carlo DiPalma

Monica Vitti

BLONDE IN BLACK LEATHER aka Qui comincia l'avventura aka Une BLONDE, Une BRUNE & Une MOTO- Carlo DiPalma, 1975

La curiosité nous en fait parfois voir de toutes les couleurs.  Aussi étais-je fortement intrigué en trouvant ce film dans les poussiéreuses caves du Vidéogie.  On le créditait à Carlo DiPalma, le directeur photo régulier de Woody Allen depuis SEPTEMBER. Étais-ce le même ?  Incertain, j'en ai eu le coeur net et je l'ai tout de même loué.  Et je n'ai pas vraiment regretté.  Le film en soi est une sympathique comédie, parfois forcée, et parfois pas drôle du tout - vous connaissez les italiens - mais les deux actrices, Claudia Cardinale et Monica Vitti, sont assez jolies pour faire supporter à n'importe quel spectateur les moments moins intéressants.  On voit déjà poindre la maîtrise de la caméra de Di Palma, et la musique de Riz Ortolani, sans être grandiose, se laisse apprécier.  Les péripéties de nos deux demoiselles en cavale - le titre français étant UNE BLONDE, UNE BRUNE & UNE MOTO - tombent souvent dans le fantaisiste, et c'est parfois réussi, et parfois moins.  La finale, cependant, vient remettre les pendules à l'heure et nous replonge abruptement dans la dure réalité des sous-couches sociales des "petits" travailleurs italiens.  Ce qui laisse entendre que le réalisateur prescrit la fantaisie pour se sortir des situations difficiles...  Ma vie ne s'en trouvera pas changée, mais la prescription du Dr. Di Palma m'a quand même fait passer un bon moment, et un bon moment de nos jours, ça ne se refuse pas. Orloff

BLOODY PIT OF HORROR  aka VIERGES POUR LE BOURREAU aka Il Boia scarlatto - Massimo Pupillo avec Walter Brandi, Mickey Hargitay, Femi Benussi, Luisa Baratto, Rita Klein, 1965, Italie, 83 m

Plusieurs siècle auparavant, un homme cruel (the Crimson Executioner) est exécuté dans une vierge de Nuremberg dans les sous-sol de son château; cette vierge est scellée pour l'éternité afin d’emprisonner le mal. De nos jours (en fait en 1965), une équipe de photographes et de cover girls débarquent au château qui correspond à ce qu'ils cherchent pour leurs clichés. Après s'être introduit par effraction, ils rencontrent le propriétaire, un bellâtre solitaire n'aimant guère être dérangé. Les visiteurs ont droit à une nuitée. Une nuit durant laquelle le sceau sera ouvert et l'âme destructrice du Crimson Executioner s'emparera de l'esprit du bellâtre qui assassinera et torturera les membres de l'équipe.

Incroyable film à l'atmosphère folle, on se marre en regardant les cover girls prendre des poses près d'instruments de tortures pour faire des photos. Le final montre le maître de maison péter les plombs, argumentant le fait que ces intrus l'empêchent de conserver et prendre soin de son "perfect body" pour ensuite les éliminer et surtout torturer les filles d'ignobles façons. La scène d'anthologie est celle où une de ces pin-up est attachée dans une toile d'araignée en corde avec une araignée mécanique s’approchant lentement d'elle. Impossible de la libérer: des fils reliés à des flèches bloquent le passage. Du délire. A noter que le réalisateur, Massimo Pupillo, faisait partie du comité de censure italien ! Le bellâtre du film, Mickey Hargitay, était le mari de Jayne Mansfield et fut élu une fois "Monsieur Univers" et que c'est lui le monstre de LADY FRANKENSTEIN. BLOODY PIT OF HORROR est un must pour les amateurs d'exploitation bien ringarde, a noter que le DVD de SWV offre une superbe image - par contre la bande son n'est pas parfaite. Kerozene

Pissant, ce maudit film que je n'avais jamais vu. Incroyable comme l'image du DVD est précise et colorée. Le Bourreau Écarlate est devenu une de mes idoles, ha ha. Le plus drôle est que, juste avant, je venais de voir QUILLS et que BLOODY PIT commence avec la phrase suivante: "My Vengeance Needs Blood", présumément une citation du... Marquis de Sade! Blundering Man

Sachant que le film était italien, je m'attendais à un film à la Mario Bava avec une superbe photographie, mais je me suis retrouvé avec une oeuvre à la HG Lewis. On ne se plaint pas pour autant puisque l'on n'écoute pas ce type de films pour les éclairages, mais pour le bon gore cheap des années 60 et on est servi: la célèbre scène de la toile d'araignée fout la trouille et la scène finale où le psychopathe nous dévoile tout son attirail fait grincer des dents.

Les acteurs, comme d'habitude, en mettent beaucoup trop dans leur jeu, mais cela ne fait qu'augmenter le plaisir. Bref, c'est un film cheezy à souhait qui fait sourire et frémir. Oncle Freak

Ce film de Massimo Pupillo réalisé en 1965 est une drôle d'entreprise, difficile à résumer. Ce qui s'en approche le plus, ce sont sans doute les bandes dessinées pour adultes publiées en Italie depuis les années 1960. Elles mélangent sensationnalisme, érotisme, violence et humour noir, le tout dans des scénarios parfois décousus et très pulp.

BLOODY PIT OF HORROR raconte comment un groupe de mannequins, un éditeur et un photographe débarquent dans un vieux château pour une séance de photos. Ces dernières doivent servir à illustrer des bouquins populaires en Italie. Au menu : filles en petites tenues, meurtres simulés, etc.

Or, tout ce beau monde se heurtera à un problème de taille : le bourreau écarlate (en anglais : The Crimson Executioner) les attend. Ce justicier fou, enfermé dans une vierge de fer pendant des siècles, vient d'être libéré...

Le film se prétend inspiré des écrits du Marquis de Sade. On serait bien embêté de trouver de véritables articulations de la pensée sadienne tout au long de ce film populaire. Il y a cependant un passage qui évoque la fin des 120 JOURNÉES DE SODOME, celui où le bourreau installe plusieurs victimes qu'il veut torturer en même temps.

Le film a provoqué d'étranges réactions chez moi : on se sent un peu mal à l'aise devant tous ces instruments de torture... En même temps, Mickey Hargitay (en bourreau écarlate) est tellement énervé et grandiloquent qu'il semble plus drôle qu'autre chose. Il faut le voir sautiller partout en hurlant : " I am the Crimson Executioner " pour comprendre qu'on ne peut pas prendre une telle bande au sérieux.

D'autres instruments de torture sortent tous droits de vieux serial, notamment un ingénieux mécanisme qui implique une fausse araignée pleine de venin. En bref, on dirait un épisode de BATMAN rédigé par un auteur de romans de gare pour adultes. On ne s'ennuie pas dans ce BLOODY PIT OF HORROR, mais c'est sans aucun doute un film de drive-in.

Le DVD de Something Weird video comprend plusieurs scènes coupées de cette version (mais présentes dans un montage plus long intitulé A TALE OF TORTURE). Il s'agit de passages peu intéressants, de plaisanteries, de dialogues et de scènes inutiles. Le montage BLOODY PIT est meilleur, plus ramassé.

On retrouve aussi deux extraits de films assez drôles avec Mickey Hargitay, une bande-annonce et divers pavés de presse pour des films d'exploitation des années 60-70. Howard Vernon

On débute quelques siècles plus tôt au moment ou l'on met à mort, en l'enfermant dans une "vierge de Nuremberg", un sarcophage avec pieux, le Bourreau Rouge. On saute dans le temps et on rencontre un éditeur de romans photos et son équipe de photographe et modèles sexy, qui cherchent un vieux château, question d'illustrer ses prochaines publications. Pour ce faire on entre par infraction dans un bien beau château, qui se trouve loin d'être inhabité ! Le maître des lieux, qui demeure longtemps invisible, accepte finalement de les laisser dormir et faire rapidement leur besogne avec une seule règle, ne pas descendre au sous-sol. Devinez. On descend en bas, pour chercher des bouteilles de vin et on enlève par mégarde le sceau qui gardait le Bourreau écarlate dans son tombeau ! L'équipe prends ses photos coquines avec comme décor la salle de torture du sadique et les filles commencent à disparaître...

Voilà un film fétiche au Club des Monstres, parmi les plus commentés Je n'avais toujours pas eu le loisir de le regarder. Quel bonheur de découvrir ce film gothique qui semble préfigurer la vague récente de films de torture. Plus sage en hémoglobine et effets spéciaux, mais avec de jolies actrices et surtout un formidable bourreau interprété par nul autre que Mickey Hargitay, qui était le mari de Jane Mansfield dans la vie. Hargitay en fait des tonnes et semble avoir un plaisir immense à montrer ce qu'il appelle "son corps parfait". Un grand délire qui semble satiriser le monde du culturisme. Évidemment la pièce de résistance est la séance de torture de ces modèles bien en chair et peu vêtus, avec des instruments souvent inédits. On rigole car évidemment personne n'a l'air de se faire vraiment mal et que le sang est presque orange. La plus prude des femmes s'avère une proie de choix pour le bourreau réincarné et c'est un plaisir coupable de la voir montrer enfin ses d'émotions. Si la photographie n'a pas l'élégance d'un Mario Bava, la mise en scène est agréable.

La copie sur le dvd d'Arthus Films est très belle et comprend les scènes coupées avec sous-titre, si vous regardez comme moi la version française. On y retrouve en extra "Des vierges pour Massimo" par le cultissime Alain Petit, un diaporama d'affiches et photos ainsi que les bandes-annonces de la collection Gothique Langues: français, italien Sous-titres: français. Mario Giguère

  BLUE MOVIE - Alberto Cavallone, 1978, Italie 

Une femme blonde court dans les bois, échappant à un duo de violeurs. Elle atteint une route et saute dans la voiture de Claudio, qui accepte de ramener la fille chez lui. Là, il la séquestre, et vaque à ses activités de photographe. Ses modèles, des jeunes femmes qui finissent toujours nues, sont systématiquement humiliées, insultées, voire frappées par ce personnage outrageusement misogyne. Étrangement, elles semblent aimer cela...

Alberto Cavallone n'est pas du genre à faire dans la dentelle et nous entraîne dans un monde désarçonnant via ce "Blue Movie" à la narration éclatée, voire presque inexistante, et déversant un flot d'images perturbantes où la femme se retrouve réduite à un état de sous-être humain, d'animal sauvage que Claudia parvient sans peine à dompter. Les humiliations ne cessent quasiment jamais et atteignent des sommets lors de scènes coprophages et scatophiles tandis que les images sont parasitées d'inserts violents provenant de documents de guerre. Une façon pour Cavallone de dire que ces journalistes, ces photographes, ne sont rien d'autre que des vautours n'aillant que trop peu de considération pour le genre humain? Possible, mais difficile de savoir ce qu'il avait réellement derrière la tête. Sachant que le réalisateur a réalisé son premier film - un documentaire - durant la guerre d'Algérie ("The Bloody War" en 1959, film aujourd'hui perdu), il avait sans doute une idée très précise du message qu'il voulait faire passer. Kerozene

BRIGADE ANTI-RACKET aka TERREUR SUR LA RUE aka RITORNATO QUELLI DELLA CALIBRO 38 - Giuseppe Vari, Italie, 1977

Une organisation criminelle terrorise les commerçants d'une petite ville. Un flic courageux (Antonio Sabato) va tenter d'infiltrer les racketteurs...

Le film d'ouvre sur une fusillade dans un club de strip-tease. Ca commence bien mais on déchante vite par la suite. Tous les ingrédients d'un bon polar spaghetti sont pourtant là, des poursuites aux jolies filles à poil, des fusillades aux bastons... Mais c'est l'emballage qui laisse à désirer cette fois : bâclé, filmé à l'arrache, mal fagoté, ce film déçoit. Quelques scènes montrent la tristounette vie des flics en dehors des heures de service. Elles semblent avoir été rajoutées dans un souci de réalisme "social". L'ensemble demeure néanmoins suffisamment rythmé pour éviter les bâillements et l'utilisation de la touche "Eject". Et le film offre une vision très complète de la pulpeuse anatomie de Dagmar Lassander, starlette suédoise également vue chez Lucio Fulci... A noter que selon les sources, le film est tantôt attribué à Massimo Tarantini tantôt  à Giuseppe Vari. Stelvio

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LUCIO FULCI

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