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mise à jour  15 novembre 2016

MADAME BOVARY - John Scott avec Edwige Fenech et Gerhard Riedmann, 1969

Emma Bovary ( Edwige Fenech ) est mariée à un docteur pour qui richesse et renommée ne sont pas une priorité, au grand malheur de madame. D'une beauté remarquable, elle est courtisée par tous les mâles qui l'approchent. Elle finira par faiblir devant la tentation, mais les hommes ne lui procureront que des plaisirs éphémères.

D'après l'oeuvre de Gustave Flaubert, que je n'ai pas lu, un film comme on en faisait à l'époque, avec de belles actrices, de beaux costumes, des beaux décors et de la belle musique. Une histoire infiniment triste mais une Edwige Fenech d'une beauté splendide. Sinon, la réalisation est correcte, le récit sautant les années d’une séquence à l'autre, probablement pour résumer un livre plus riche. Mario Giguère

MALADOLESCENZA aka Spielen wir Liebe aka Puppy Love - Pier Giuseppe Murgia avec Lara Wendel, Eva Ionesco et Martin Loeb. 1977, Italie/Allemagne de l'Ouest

Pendant les vacances d'été, Fabrizio et Laura (Lara Wendel) se rencontrent dans les bois quotidiennement. Tous deux adolescents, ils s'amusent à différents jeux et comme Laura est amoureuse de Fabrizio, les deux font l'amour. Fabrizio trouve Laura un peu peureuse et la teste dans des jeux de plus en plus horrifiants et pervers. Fabrizio fait alors la rencontre de Silvia (Eva Ionesco) et délaisse peu à peu Laura puisque Silvia est plus brave. Laura sera leur souffre douleur dans de multiples scénarios.

Ce film est précédé d'une réputation peu flatteuse et c'est de mettre des actrices en bas âges dans des situations sexuelles. Elles ont environ douze ans. De sorte que le film est aujourd'hui banni un peu partout dont l'Allemagne (très rare) et est de ce fait l'un des films les plus controversés de tous les temps. Mais le film est très beau et mélange les beaux plans, la poésie et la cruauté. De plus, la musique de Giuseppe Caruso et Jürgen Drews est superbe. Le scénario est fort et se veut un conte cruel sur l'adolescence. Un petit bijou très rare qui est vraiment à voir. Laura Wendel, par amour, subira les supplices du cruel Fabrizio. Un pur classique. Black Knight

La MALÉDICTION DES MARNAK aka L'insatiable Samantha aka La sanguisuga conduce la danza aka The Bloodsucker Leads the Dance aka The Mark of Satan aka The Passion of Evelyn - Alfredo Rizzo avec Femi Benussi, Giacomo Rossi-Stuart, Krista Nell et Patrizia Webley, 1975, Italie

Le Comte de Marnak tombe en amour avec une comédienne et il invite la troupe à venir dormir dans son château. Mais sur le château et sur le comte Marnak, il règne une malédiction. De père en fils, le comte avait décapité sa femme avec une dague. Après une nuit où nous voyons toutes les comédiennes à poil... La première décapitation arrive. Alors, que la marée fait rage et que les comédiens soient coincés là, une autre décapitation survient... Qui tue ? Un domestique, le comte, un fantôme ou est-ce une vengeance ?

Il s'agit d'un petit drame d'horreur en costume (l'action se déroule en 1907) et il y règne une bonne ambiance (le château est très beau). Toutes les comédiennes se déshabillent à un moment ou l'autre et il y a à voir, mais les effets d'horreurs sont peu nombreux (3 décapitations très sommaire). Il y a un acteur pas mal comique là dedans, il est chétif et ressemble à un nain. Ce dernier est très drôle. Sinon, on peut passer un bon moment, mais ça ne vole pas très haut. Ha oui ! Il y a aussi Femi Benussi (vue dans STRIP NUDE FOR THE KILLER) qui est toujours sensuelle. Ici, elle a un rôle assez consistant et elle se fait violée par un genre de sosie bossu d'Orson Wells. Black Knight

  Le MANOIR MAUDIT aka METEMPSYCO - Antonio Boccaci avec Annie Alberti, Adriano Micantoni, Mario Mariani, 1963, Italie, 84m

Deux jeunes femmes pénètrent dans un manoir maudit, objet de superstitions, ou disparut la comtesse Irène. La propriétaire de la bâtisse les surprend et, lorsqu'elles prennent la fuite, elles sont rattrapées par un homme gravement défiguré qui les torturent et les tuent. Leurs cadavres seront découvert le lendemain ç l'extérieur du manoir. Anna débarque avec son père peu de temps après les meurtres sordides. Son père croit qu'en passant du temps près de l'endroit, son obsession pourrait se résorber. Elle est en proie a des cauchemars régulièrement sur la mort de la comtesse. Elle croise le prince Raman, qui devait épouser Irène et qui est subjugué par la ressemblance entre les deux femmes. Arrive dans les parages Georges, journaliste, qui a immédiatement le béguin pour la jolie Anna.

Petit film méconnu qui a tout de même eu une courte carrière en France comme le prouve la version doublée en français. Le Manoir Maudit regorge de clichés du genre, mais s'avère intéressant. Le ton change curieusement a l'occasion, l'arrivée de George jouit d'une musique légère, puisqu'il surprends Anna alors qu'elle sort d'une baignade en tenue d'Ève. Mademoiselle n'est pas contente, mais quand on les reverra ensemble, elle se jettera pratiquement dans ses bras, prête à l'épouser. Le cinéphile est sous le choc. D'ailleurs la musique change elle aussi constamment de registre, du dramatique à l'accompagnement qui semble collé sans intension particulière. Si l'époque dicte des passages prudes, on suggère très clairement des tortures qui devait faire leur effet à l'époque. Le prince Raman est louche tout comme la propriétaire du manoir qui a l'air dérangée et violente, et qui est ce monstre qui fais régner la terreur ? La fin sera un peu rapide, les réponses pas toutes au rendez-vous, mais on a droit a une mignonne vedette féminine et un affreux au visage vraiment tordu. A découvrir

Dans La Tombe de Tortures, Alain Petit nous renseigne sur les origines de ce gothique méconnu, ce réalisateur dont c'est l'unique film et ses vedettes qui ont eu plus de succès dans le roman-photo, populaire à l'époque. Un diaporama généreux et les bandes annonces de la collection Gothique complètent l'offre du dvd d'Arts Films. Mario Giguère

Le MANS, CIRCUIT POUR L'ENFER aka Le Mans scorciatoia per l'inferno - Osvaldo Civirani avec Lang Jeffries, Erna Schürer, Edwige Fenech, 1970, Italie, 90m

John, un pilote de courses qui a vécut un terrible accident sur le circuit tente de trouver un jeune pilote pour conduire la nouvelle voiture qu'il a conçue avec un vieux mécanicien. Le jeune Dustin est d'abord sceptique, mais il accepte, semblant aussi intéressé par le belle femme de John, Sheila, dont le mariage bat de l'aile. Saura-t-il manoeuvrer aussi bien sur les courbes de la belle que celles du Mans ?

Ce n'est pas d'hier que les artisans italien surfent sur les succès étrangers, ici on pense au célèbre film LE MANS avec Steve McQueen. Bourré de stock-shots de la véritable course, ce petit film n'a guère l'occasion de monter un scénario digne de ce nom. Intrigue incroyablement convenue, mal cadré, on risque le sommeil si ce n'était des quelques véritables accidents qui parsèment, comme de raison, le récit. Présence trop courte d'Edwige Fenech dans le rôle de copine nunuche d'un pilote, tout simplement rayonnante. Mario Giguère

Le MARQUIS S'AMUSE aka Il Marchese del Grillo - Mario Monicelli, 1981, Italie, 2h15

Alberto Sordi est le Marquis Del Grillo, un personnage farceur, lubrique et légèrement chauve qui essaie tant bien que mal de vivre sa noblesse with a twist. Il vit avec sa mère, une cousine pieuse et une armée de domestiques, qu'il dirige d'une main de fer lorsqu'il n'est pas en train de leur jouer de vilains tours. Un de ses tours les plus magistraux est de trouver un charbonnier qui est son sosie ébahissant, de le ramasser dans le fond d'un parc alors qu'il tient une cuite monumentale, et de le mettre dans son lit à sa place sans aviser sa famille, ni le charbonnier lui-même ! Toutefois, ses blagues idiotes et sa soif de chair féminine finiront par se retourner contre lui.

On aurait pu s'attendre, avec le titre et la jaquette, à ce que cette comédie bon vivant sur la noblesse italienne en soit une érotique, mais non, pas du tout ! Il y a bien sûr quelques demoiselles dévêtues, mais leurs déambulations sont filmées sans passion, comme si c'était là un geste tout à fait banal que d'enlever sa robe devant un marquis.

Le personnage d'Alberto Sordi, considéré comme un énorme acteur comique dans son pays d'origine, donne ici une performance tout à fait honorable. Sa suffisance et ses manières agacent de prime abord, puis le personnage nous devient tout à fait sympathique à mesure que ses traits se dessinent, subtilement, devant nos yeux. Son interprétation des différences entre un charbonnier et un marquis est tordante, et il est légèrement dommage que le doublage français du film ne nous en laisse pas apprécier toutes les subtilités. Sordi a été la tête d'affiche des NOUVEAUX MONSTRES du trio Scola / Risi / Monicelli, en '77, et a réalisé en '82 JE SAIS QUE TU SAIS, avec Monica Vitti.

Côté jeunes filles, on a droit aux formes invitantes de Caroline Berg, une superbe française qui est aussi apparue dans TAIS-TOI QUAND TU PARLES en '81 et dans ÇA VA FAIRE MAL ! de Jean-François Davy en '82. Sinon, pas grand chose à se mettre sous la dent à part les apparitions de Jacques Herlin et Marc Porel...

LE MARQUIS S'AMUSE est une production plutôt épique, commentaire social à plusieurs niveau, qui questionne les valeurs de la société italienne qui semblent s'être figées dans le temps depuis l'époque où se déroule le film. Sordi y est magistral, et les rebondissements multiples font que le 135 minutes que dure le film passe en un éclair. Une très bonne comédie "à l'italienne", donc ! Orloff

 

Le MASQUE DE CIRE aka Maschera di cera aka Wax Mask - Sergio Stivaletti - 1997

Une petite fille est témoin du meurtre sanglant de sa mère et de l'amant de celle-ci. 15 ans plus tard, elle se fait embaucher comme costumière dans un musée de cire tenu par un homme étrange (Robert Hossein) qui reconnaît en elle sa défunte femme.

Bref, on connaît l'histoire, le gars a eu un accident, il s'est refait la gueule en cire, les mains aussi (avec une armature métallique). L'intérêt réside ailleurs que dans l'histoire. Premier film de Stivaletti, dernier boulot de Fulci, Argento à la production... Ca se regarde comme il faut, mais ça n'est pas aussi bon qu'on pouvait l'espérer. Quelques effets gores sympas, des filles superbes, nues, attachées sur la machine à embaumer - une innovation par rapport aux autres films sur les musées de cire, les victimes étant exposées vivantes ! Le final est un peu débile, je ne le dévoile pas ici, mais on a l'impression de passer de 1910 à 1985. Kerozene

Scénario vu souvent : un dément tue des gens qu'il fait passer pour des mannequins de cire dans son musée. Le type a inventé un sérum qui paralyse, ce qui lui assure une certaine tranquillité d'esprit. Jusque là, tout va bien. Mais, hélas pour lui, le quidam engage une fille qui est parente avec lui et qui a assisté à l'assassinat de sa mère par lui dix ans plus tôt. Mais ça, personne ne le sait, sauf le spectateur. La petite en question est courtisée par un gentil journaliste qui trouve le responsable du musée. Par ailleurs - coïncidences, coïncidences - le policier qui enquêtait sur l'affaire arrivée dix ans plus tôt est encore passionné par le sujet (un tenace, celui-là) ...

Wax Mask est un démarquage de House of Wax agrémenté d'une touche de Fantôme de l'opéra et d'effets gore. Résultat : banal. Filmé comme un vidéoclip par Sergio Stivaletti (sûrement un technicien en effets spéciaux, mais il devrait se confiner dans cette tâche. Presque tous les techniciens d'effets spéciaux qui sont passés à la réalisation ont signé des navets), c'est un film d'épouvante bcbg avec quelques scènes gore sans impact, une façon de filmer très académique, qui dessert le suspense et le film. C'était un enterrement navrant pour Fulci (à qui le film est dédié), co-scénariste du film avec Argento... On cherche d'ailleurs beaucoup Fulci là-dedans, mais on y retrouve le Argento en manque d'inspiration de Phantom of the Opera. Où se trouve la hargne de Fulci dans cette intrigue platement copiée ? On sait pas... Il semble par ailleurs que les parties écrites par Fulci aient été délayées, enlevées ou considérablement modifiées. À l'actif du film, quand même : des beaux décors, de beaux costumes (normal, avec le budget du film !), mais cela suffit-il ? On peut en douter. Dommage, pour un film que certains pensaient être le premier jalon d'un renouveau du cinéma italien " de genre ". Howard Vernon

The MECHANICAL MAN aka L'Uomo meccanico - André Deed avec Giulia Costa, André Deed, 1921, Italie 26m, muet, noir et blanc, version incomplète

Ce premier film de robots mécanique tueur et la première "bataille de monstres" était perdu jusqu'à ce que l'on retrouve au Brésil environ 40% de la pellicule. Heureusement il s'agit surtout de la fin du film, mais sans le préambule écrit d'après les critiques de l'époque, on n'y comprendrait peu, j'avoue qu'il n'est pas facile de s'y retrouver. La compagnie Alpha Video a traduit et refait les intertitres et ajouté une nouvelle musique. La pellicule est souvent teintée, ce qui était courant à l'époque.

Donc un inventeur se fait voler son prototype par une méchante criminelle masquée. Avec ce robot invincible, la ville est rapidement sous l'emprise des criminels qui sèment le chaos. Un second robot est construit pour détruire le méchant, dans un final grandiose.

À la fois enchanté de découvrir une pièce rare des débuts du cinéma et déçu de la brièveté de la chose, cet extrait demeure fascinant. Évidemment c'est proche des serial de l'époque, on pense à Feuillade et le drame côtoie la comédie avec l'inspecteur Saltarello, interprété par le réalisateur, protégé de George Melies. Le dvd offre donc en prime un autre film muet, The HEADLESS HORSEMAN ou la Légende de Sleepy Hollow de 1922. Mario Giguère

METAMORPHOSIS aka DNA formula letale - George Eastman avec Gene LeBrock, Catherine Baranov, 1990, Italie/États Unis, 90m 

J'avais vu ce film de George Eastman il y a longtemps et j'étais tout content de remettre la main dessus. Mais quelle merde. Quelle déception. Il aurait pu mettre un peu plus de gore ou de sexe, mais non, il filme des dialogues chiants. Le final est rigolo mais c'est bien peu comparé à tout ce que l'on doit se taper avant. Reste une superbe jaquette vidéo. Kerozene

Peter est un jeune chercheur doublé d'un beau bonhomme et il a une entente qui lui donne de bonnes subventions pour ses recherches sur la génétique. Voilà qu'il est menacé de se faire couper ses fonds s'il ne publie pas le résultat de ses travaux, qui ne sont pas complétés. Flute, Peter s'injecte le fluide qui devrait permettre à ses cellules de ne plus viellir et même lui permettre de s'auto-reproduire. Manque de bol et d'originalité, il devient violent et se met à régresser physiquement. Des allures d'Altered States des pauvres...

Je n'avait pas replacé notre ami du bis George Eastman alias Luigi Montefiori, monsieur Anthropophagus en personne, qui réalise, sans les moyens nécessaires, une transformation physique qui doit probablement autant au film de Cronenberg LA MOUCHE qu'au film de Ken Russell ALTERED STATES. Une histoire convenue, donc, un peu de violence, un peu de nudité, du caoutchouc pour un passage monstrueux assez grotesque. Rien de bien mémorable, mais une bonne rigolade dans une conclusion qui frise le ridicule. On reconnaît au passage Laura Gemser, miss Emanuelle, en victime de notre olibrius, la pauvre ! Mario Giguère

MONDO BALORDO - Roberto Bianchi Montero, 1964, Italie 

Voici un autre de ces documentaires qui fait le tour du monde pour nous intriguer et nous choquer au passage. Le film datant de 1964, il s'avère peu choquant mais représentatif d'une époque qui parait bien lointaine. Karloff, dans la version américaine, nous amène donc surtout en Europe, spécialement en Italie, voir les homosexuels masculins et féminins, le mur de Berlin, les marchés clandestins ou les indigènes qui préparent la soupe à la tortue, tel ces films cannibales, mais en version moins barbare. Tout cela demeure une curiosité agréable avec les remarques et la voix fabuleuse de Boris Karloff. Mario Giguère

MORITURIS - Raffaele Picchio avec Valentina D'Andrea, Andrea De Bruyn, Désirée Giorgetti. Francesco Malcom, Giuseppe Nitti et Simone Ripanti, 2010, Italie

Cinq jeunes (trois hommes et deux femmes) à bord d'une voiture vont en direction d'un rave illégal en plein air. Arrivé à destination, il n'y a encore personne et ils décident de se faire un feu, boire et prendre un peu de drogue afin de débuter la soirée. Bientôt, les trois mâles décident de brutaliser les deux femmes et de les violer. En effet, les trois amis se révèlent être de dangereux psychopathes. Mais bientôt des soldats romains se lèvent et décident de tous les exterminer.

Le cinéma italien d'exploitation est de retour ! Il s'agit d'un premier film pour Raffaele Picchio. Son film débute un peu comme les pires scènes de Avere vent'anni, pour avoir un interlude à la Sade pour se terminer en Blind Dead. On dirait effectivement un film en 2 parties et demi. Une première partie réalisé par Fernando Di Leo ou le Wes Craven de THE LAST HOUSE ON THE LEFT et cette partie est particulièrement violente... Les deux femmes sont terriblement battues. Tellement qu'il y a eu une vingtaine de spectateurs qui ont quitté la salle. Une des deux femmes se fait pénétrer par des ciseaux et la deuxième est forcée de faire une fellation. Et ensuite, nous sommes comme dans un film de la série des Blind Dead mais réalisé par un Joe D'Amato. Cette partie est du pur slasher inspiré par les années 80. À noter que les effets spéciaux ont tous été réalisé par Sergio Stivaletti et qu'ils sont tous réussis. Par contre, la photo était particulièrement sombre... Bref, le public qui voulait de la vraie horreur sans humour à été servi. Le film est rare pierre blanche pour le genre qui aide à nous faire croire qu'il pourrait y avoir un renouveau pour le genre. Black Knight

Voici un synopsis qui se trouve sur le site officiel qui en dit un peu sur les origines de ces gladiateurs morts vivants

Rome, in 73 B.C.. Spartacus led the rebellion of 200 gladiators which saw them opposed to the inhumanity which Rome had forced them into. During the riot they resisted for a long time against Roman soldiers. Few against a whole army. Some of them went crazy and started murders, rapes and violence. Spartacus punished them with death. But in those lands, when blood gets shed, they come back."

Effectivement c'est un film très violent surtout dans sa première partie qui semble interminable tellement la violence contre ces deux jeunes femmes est pénible à regarder. On se doute que la partie zombie sera plus courte car il n'y a que cinq victimes à trucider. Un mot sur la trame sonore minimaliste qui, pour moi, a ajouté beaucoup à la lourdeur de l'ensemble. Comme un film d'horreur italien extrême des années 70-80 ou l'on se demande si on va sortir de la salle au bout de vingt minutes, ou comme son réalisateur l'a présenté: "nasty". Mario Giguère

La MORSURE aka CURSE II: THE BITE - Frederico Prosperi alias Fred Goodwin avec Jill Schoelen, J. Eddie Peck, 1988, États Unis/Italie/Japon 

[SPOILERS] Clark et Lisa, un jeune couple désireux de découvrir la Californie, traversent d'immenses étendues désertiques au volant de leur voiture. Et malgré les conseils d'un pompiste au look de dégénéré consanguin, ils décident de prendre un raccourci à travers un no man's land redouté connu pour avoir été le théâtre d'essais nucléaires aux conséquences insoupçonnées sur les principaux habitants de la régions, à savoir des milliers de serpents - et pas des plus tendres. Des serpents tellement déglingués du ciboulot suite aux radiations absorbées, qu'ils squattent en colonie le bitume chauffant sous le soleil. Le réalisateur Frederico Prosperi filme alors l'un des plus grands génocides de reptiles jamais perpétrés au cinéma, scène douteuse lors de laquelle un ralenti montre avec délectation les pauvres animaux se faire déchiqueter par les quatre roues de la voiture fonçant directement dans le tas. Du coup, lorsque Clark se fait mordre par l'un de ces bestiaux, on se dit que c'est bien fait pour sa gueule. Malheureusement pour lui, les conséquences d'une morsure de serpent radioactif s'avèrent irrémédiablement désastreuses: son bras mute en véritable serpent autonome que le pauvre a bien du mal à contenir. Du coup, il frappe violemment sa copine, enfonce son bras dans le gosier d'un flic pour lui en retirer les tripes et voit sa main devenir une véritable tête de serpent dont la langue se propulse à plusieurs mètres afin d'attraper ses proies! Le pauvre Clark, tellement dérouté par son membre au look de crotale glouton, tente même de s'amputer à la hache dans les chiottes crasseuses d'une station service. Puis, telle une grippe ravageuse, l'infection le gagne dans un final lors duquel le pauvre subira l'hospitalité d'une famille évangéliste avant de dégueuler d'immenses pythons entre quelques gerbes de petits aspics nerveux pour finalement se faire littéralement déchirer en deux, libérant ainsi l'ultime reptile mutant...

Cette fausse suite de THE CURSE (LA MALEDICTION CELESTE) adapté de Lovecraft n'entretient strictement aucun rapport avec son prédécesseur. Pourquoi donc l'avoir baptisé CURSE II dans ces conditions ? Mystère. Mais il faut bien admettre que CURSE II étonne, et plus spécialement pour qui n'en connaît pas grand chose. Cette ahurissante histoire de bras-serpent finissant dans un festival de latex et de gore typiquement 80's signé Screaming Mad George, a le mérite d'être aussi géniale qu'elle est tordue. Et si son traitement s'avère quelque peu molasson et pas toujours bien filmé, on lui pardonne aisément ses défauts car quelques éléments passés sous silence dans le premier paragraphe le rende tout à fait plaisant, voire même carrément drôle - notamment grâce à la participation de Bo Svenson en shérif borné. On regrettera en revanche l'odieux massacre de reptiles au début du film, acte totalement gratuit et d'autant plus condamnable que de stupides serpents en caoutchouc auraient fait parfaitement l'affaire. Kerozene

Vous avez aimé les fourmis géantes, les vers de terre, les abeilles tueuses, les araignées mutantes, les mantes religieuses pas "très catholiques", les cafards, ... voici les serpents radio-activés !

Clark et Lisa traversent le désert du Texas et prennent un raccourci par une zone militaire interdite, infestée de serpents, et ce bien entendu, malgré l'avertissement bien appuyé d'éviter cette route par le pompiste locale. Manque de chance, Clark se retrouve peu de temps après, avec un pneu crevé au milieu de nulle part. Le hic dans tout ça ? Pendant son arrêt, un serpent s'est glissé dans son coffre de voiture.. Trop fatigué pour y prêter attention, Clark est mordu par cet hôte impressionant par sa taille, mais apparemment inoffensif selon le médecin du crû.. Mais peu à peu, des changements vont se faire ressentir au point que Lisa va s'en inquiéter rapidement. Clark est pris d'agressivité passagère soudaine et féroce, perd le contrôle de son esprit et de son corps comme sous l'emprise d'une force étrange. Les victimes vont se multiplier. Ces serpents sont en fait le fruit d'une expérience militaire qui modifie leur ADN et leur fait produire naturellement un venin incroyablement dangereux. Attaquant les cellules de Clark, ce venin le transforme en une nouvelle race de créature monstrueuse et destructrice... l'homme-serpent !

Classique du film typé B (comme bébête), cette morsure rappel à bien des égards la lente métamorphose subit par Seth Brundle dans ' The fly'. Certes on est très loin d'égaler la justesse et la tension du film du vénéré Cronenberg, mais ce petit produit ne manque pas de piquant ! On retrouve tous les stéréotypes du film à bestioles, avec une galerie de personnages complète allant du médecin véreux en passant par des flics bovins sans oublier les pecnos du crû habituels. La lente descente aux enfers de Clark aurait sans doute pu être mieux exploiter, mais le final ou Screaming Mad George semble avoir eu carte blanche, sans donne lui à cœur joie : Vomissements de serpents par dizaines, amputations et métamorphoses sanguinolentes sont au programmes. Amusant et divertissant. Marc Evil

La MORTE VIENE DALLO SPAZIO aka LE DANGER VIENT DE L'ESPACE aka The Day the sky exploded - Paolo Heusch avec Paul Hubschmid, Fiorella Mari, Italie/France 1958, 82m, Noir et Blanc

En collaboration avec d'autres pays, Américains et Russes lancent une fusée vers la Lune avec à son homme à bord, John McLaren qui va inaugurer ce type de vol habité pour la première fois. Mais l'engin s'écarte irrémédiablement de sa trajectoire initiale. Le pilote libère alors sa cabine et revient sans mal sur Terre. La fusée, quant à elle, poursuit sa course folle dans l'espace, heurtant un groupe d'astéroïdes et provoquant ainsi une gigantesque déflagration. Des phénomènes étranges et inquiétants ne tardent pas à se manifester : par troupeaux entiers, les animaux migrent comme à la veille d'une catastrophe, des raz-de-marée et des vagues de chaleur sèment la mort et la désolation un peu partout sur la Terre...  Il va falloir peu de temps pour que les scientifiques repèrent une énorme météorite capable de disloquer la terre; qui se dirige à très grande vitesse vers notre planète. Si la Lune ne la dévie pas, il n'y aura plus aucun espoir de sauver notre Terre. Notre salut ? Lancer conjointement avec tous les pays du monde, des missiles nucléaires vers l'objectif afin de le désintégrer... 

Tableau de bord miroitant de mille loupiottes, salle de contrôle en pré-fabriquée, bip sonores et chambre d'échos en guise de musique de fond, pas de doute, c'est bien de la SF année 50 ! . Pourtant même si le rythme n'est pas très soutenu, le sujet mainte fois traité au cinéma n'est pas inintéressant pour autant avec le recul. Et puis il y a la présence créditée de Mario Bava à la photo et aux "effets spéciaux" (si l'on peut dire !!)...

Une curiosité à considérer avec tout le recul qu'il mérite... Marc Evil

Le MOULIN DES SUPLICES aka Il Mulino delle donne di pietra aka Mill of the Stone Women - Giorgio Ferroni, 1960, Italie/France    

 Un jeune homme débarque dans un moulin qui sert de musée d'horreur rempli de mannequins de cire afin d'y mener une étude. Dans le patelin, il retrouve son amie d'enfance mais en même temps se fait mettre le grappin dessus par la fille du propriétaire du moulin.

Celle-ci est atteinte d'une étrange maladie du sang qui nécessite des transfusions régulières. Transfusions qui sont fatales aux donneuses qui finiront ensuite dans le musée.

L'atmosphère de ce petit film italien est fort sympathique, l'ambiance créée par le décor du moulin, ses engrenages qui tournent, ses craquements qui craquent (!) est très réussies. Le film est un peu bavard et tire un poil en longueur aujourd'hui, l'histoire est classique, mais c'est tout de même plaisant. De plus les actrices sont très jolies.

Il y a une scène ou notre héros se fait droguer et hallucine grave, plutôt sympa aussi comme moment, mais très soft dans son genre.

A voir donc. Kerozene

The MUMMY THEME PARK - Al Passeri, 2001, Italie

Al Passeri est ce qu'on appelle communément un artisan. Il fait partie de ces illustres personnages qui ont contribué, dans l'ombre, à émerveiller les bisseux de la planète entière. Jugez un peu: l'Atlantide qui surgit de l'eau dans ATLANTIS INTERCEPTOR de Deodato: c'est lui. Les maquettes de la ville façon BLADE RUNNER fauché dans 2072 LES MERCENAIRES DU FUTUR: c'est lui aussi. Tant de talent se devait d'être remarqué. Le savoir accumulé au fil de ses travaux sur les effets spécieux des films des autres l'a logiquement poussé à passer à la réalisation. Il a ainsi réalisé CREATURES FROM THE ABYSS (PLANKTON) avec Massimiliano Cerchi (ces deux hommes sont souvent considérés comme une seule et même personne, ce qui est totalement faux) en 1994. Puis, plus tard, THE MUMMY THEME PARK.

THE MUMMY THEME PARK est une expérience en soi. Le film désarçonne dès les premières images. Difficile de maintenir sa mâchoire fermée durant le premier quart d'heure: tourné en vidéo, utilisation abusif des transparences et des blue screen, maquettes proche du ridicule, ustensiles de maisons de poupée pour les décors, le tout arrangé dans un studio étriqué que le réalisateur parvient de façon assez déconcertante à rendre spacieux (enfin... en quelque sorte). Les couleurs du film font carrément mal aux yeux, entre les murs colorés et les costumes bariolés, on s'en prend plein les mirettes du début à la fin.

Mais venons rapidement sur l'histoire de cette curiosité complètement fauchée: un riche scheik égyptien a découvert, suite à un tremblement de terre, un tombeau vieux de 4000 ans dans lequel il aménage un parc d'attraction high tech qui transporte les visiteurs à l'époque des pharaons. Cerise sur le gâteau, grâce au génie d'un savant américain, il parvient même à offrir à ses clients le privilège de rencontrer une momie ramenée à la vie ! Avant d'ouvrir son parc au public, il invite un célèbre photographe à prendre des clichés de son parc afin d'assurer une promotion à l'échelle planétaire. Le photographe et son assistante découvriront que ce parc hallucinant recèle une faille de taille, et surtout mortelle.

Le résultat final est simplement fou. Passeri ne se prend heureusement pas au sérieux (difficile effectivement lorsque qu'une peluche de lion fait office de décoration luxueuse). Le film est objectivement mauvais, mais il faut admettre qu'il fascine tant son côté artisanal est touchant. Kerozene

NIGHT TRAIN MURDERS aka L'ULTIMO TRENO DELLA NOTTE aka THE NEW HOUSE ON THE LEFT - Aldo Lado avec Flavio Bucci, Macha Méril, Irene Miracle, Mariba Berti et Enrico Maria Salerno, 1975, Italie

2 jeunes femmes prennent le train pour aller passer la noël chez leur parents. Mais au cours du voyage, elles rencontrent une femme dépravée (Macha Méril) et 2 hommes sadiques qui abuseront d'elles. Vont-elles en ressortir vivantes et surtout avec tous leurs membres ?

Le film possède la même structure que THE LAST HOUSE ON THE LEFT, sauf qu'ici le "massacre" a lieu dans un train et non dans les bois. Tout le reste de l'histoire est presque rigoureusement identique et les personnages sont presque tous calqués sur eux, il y a le maniaque accro de la cocaïne, la folle, le père vengeur, la jeune femme vierge et surtout un clone de David Hess. Le film bénéficie d'un plus gros budget que TLHOTL (il y a beaucoup plus de lieux de tournages, le film est en 35mm et la réalisation est beaucoup plus luxueuse) et possède sans aucun doute un meilleur réalisateur. Aldo Lado sait comment créer une tension claustrophobique avec l'aide de la couleur bleu qui est présent tout au long du film à travers plusieurs petits détails. Même la nuit est bleu.

Pour le fan du cinéma de Dario Argento, le film mérite sans contredit le coup d'œil puisque plusieurs interprètes de ce dernier se retrouvent dans le film. Tellement que le spectateur pourrait se croire dans une sorte de Twilight Zone, Il y a tout dabord Macha Méril (Deep Red), Irene Miracle (Inferno), Flavio Bucci (l'aveugle de SUSPIRIA) et Enrico Maria Salerno (l'inspecteur de police dans THE BIRD WITH THE CRISTAL PLUMAGE). Puis, de voir tous ces comédiens interagir ensemble donne vraiment une bonne saveur au film et augmente de beaucoup le plaisir. Pour le film en lui même, le film est moins traumatisant et gore que TLHOTL, mais comporte de beaux restes. Flavio Bucci dans un rôle dans le style d'Alex qui était interprété par le valeureux David Hess, s'en sort bien. Mais il est dommage qu'Aldo Lado aille retenu le jeu d'acteur de ce dernier parce qu'il aurait pu aller encore plus loin ! Quel gueule il a ce comédien! Finalement c'est un film à voir absolument pour les hardcores fans de TLHOTL. Vous devriez aimer ça, malgré qu'il y a vraiment très peu de surprises, mais vous aller vraiment combler par la cinématographie géniale d'Aldo Lado. Ce film constitue vraiment une très bonne curiosité. Black Knight

NUDE FOR SATAN aka NUDA PER SATANA - Luigi Batzella, 1974

En Italie, un anglais qui roule avec sa cox immatriculée en Angleterre et qui a son volant à gauche quand même, évite de peu l'accident en évitant ce qui semblait être une femme se baladant au milieu de la route en pleine nuit. Deux secondes après, une jeune femme fait de même - mais elle tombe dans les vapes. L'homme va chercher du secours au château tout proche. Là, le délire commence, et c'est grave ! Un portrait de la femme accidentée orne un mur et bouge tout seul, la femme accidentée apparaît vêtue comme au XIXèm, éprise d'amour pour notre héros. Plus tard, la femme accidentée - la vraie - se réveil et se rend au château, elle y découvre le portrait du héros qui apparaît vêtu de fringues old school, épris d'amour, pendant qu'un vilain monsieur galant a le pouvoir d'observer la belle sans ses habits alors qu'elle les porte. Après c'est un peu confus, très Twilight Zone style, une vilaine araignée absolument hilarante, grosse comme deux ballons de foot menace la belle prise dans une toile. La fin montre une sorte de ballet ringard avec trois filles nues et deux types en pagne peints en rouge et blanc et en bleu et blanc. N'importe quoi, mais c'est vachement drôle à cause d'un sérieux évident qui contraste avec une mise en scène EdWoodienne malgré le scope et la couleur. Et malgré ça c'est vraiment le pied à regarder ! Le film fut un flop à sa sortie (une semaine en Italie) et fut maudit jusqu'à ce que Redemption lui accorde le droit d'être vu. Le réalisateur commettra par la suite l'inénarrable BEAST IN HEAT. Kerozene

OBSESSION: A TASTE FOR FEAR aka Pathos - Segreta Inquietudine - Piccio Raffanini, 1987, Italie, 92m

Les modèles d'une photographe (Virginia Hey) se font assassiner l'une après l'autre suivant des disparitions mystérieuses. Un inspecteur enquête et l'entourage particulier de la photographe est mis sous investigation.

Le film semblait être un giallo parmi tant d'autres, simplement arrivé sur le tard (87). On se trompe royalement. Raffanini nous plonge dans un film surréaliste remplis d'obsessions et de perversions soigneusement étouffées dans un ambiance indéniable. Le film baigne continuellement dans les couleurs vives tels le rouge, vert, jaune et bleu augmentant d'autant plus l'aspect surréaliste du tout avec la fumée étouffant chaque séquence extérieure. La bande son est parsemée de musique jazzée, électro pop pur 80's lorsqu'elle n'est pas construite de sonorités engouffrantes nous plongeant d'autant plus dans ce monde plutôt fascinant et étrange. On est quelque peu surpris lorsque plusieurs instruments électroniques se retrouvent ici et là dans le récit, mais tranquillement, on s'aperçoit que nous nous retrouvons totalement dans un monde hors du temps, futuristique de l'époque, mais plutôt primitif si on le regarde aujourd'hui. Ce ne sont que dans ces détails non-essentiels à l'histoire que nous pouvons apercevoir combien ce monde a été conçu précisément, de façon obsessive. Il y a beaucoup à découvrir sur ce film et il est bien évidemment à voir si on aime la surréalité. Les fans de Sayadian, prenez note. Dommage que Raffanini n'a que ce film à son actif... enfin, d'après IMDB et je ne serais pas surpris s'il aurait pataugé dans la pornographie, quoique anonymement pour l'instant. Bad Feeble

Un OMBRA NELL'OMBRA aka Ring Of Darkness aka La VIERGE DES DAMNES- Pier Carpi avec Anne Heywood, Valentina Cortese, Frank Finlay, John Phillip Law, Marisa Mell, Irene Papas, Paola Tedesco et Lara Wendel, 1979, Italie

Une mère membre d'une secte satanique a des problèmes avec sa fille. Cette dernière a été l'objet d'un pacte avec Lucifer lors de son enfance. Lors de son adolescence, cette jeune fille (interprétée par Lara Wendel) est dévouée entièrement à Lucifer... Elle défie sa mère, vole une poupée maléfique, amène sa professeur à se jeter en bas d'un toit et brule la poitrine d'un élève qui veut l'embrasser. De plus en plus inquiète, elle fait appelle à un prêtre défroqué interprété par John Phillip Law. Pour soustraire sa fille à l'influence du démon. Lorsque ce dernier échoue, elle tente de livrer une confrontation occulte avec sa fille avant que celle-ci ne va détruire le Vatican.

Il s'agit d'une oeuvre rare et très intéressante au sujet de la sorcellerie. La musique de Stelvio Cipriani et de Claudio Simonetti fait mouche et le film a son lot de star: Irene Papas, Anne Heywood, Carmen Russom etc. La nudité est loin d'être absente et le film comporte son lot de sleaze avec des apparitions d'un Lucifer à quelque moment et cela entrecoupé du rire de Diabolik... Une curiosité qui plaira aux fans de Lara Wendel et d'étrangeté cinématographique. Le film constitue un bon moment qui m'a rappelé mes anciennes découvertes en vhs aux couleurs sombres. Black Knight

OMBRES SANGLANTES aka THE BLOOD STAINED SHADOW aka SOLAMENTE NERO - Antonio Bido, 1978, 85m

Stephano, un professeur de mathématique, va habiter chez son frère pendant les vacances. Lors du trajet en train, il y rencontre une jeune femme avec qui il se lie d’amitié (STEPHANIA CASINI, la Sarah de SUSPIRIA). Son frère est le prêtre d’un petit village dans les environs de Venise. Lors de son arrivé, il croise une médium assez étrange et lors de la première nuit... Son frère assiste à un meurtre qui a eu lieu dans la rue devant chez lui. Malheureusement pour lui, il n’a pu voir le visage de l’assassin et le cadavre a disparu... Le lendemain, le corps est découvert quelques rues plus loin et selon les policiers, ce meurtre ressemblerait beaucoup au meurtre d’une jeune femme qui aurait eu lieu dans les environs, voici 20 ans. Dans les jours qui suivront, le prêtre recevra des lettres de chantage de plus en plus menaçante. Dans le but de résoudre ce problème de chantage que son frère souffre, Stephano cherche des pistes pour découvrir l’identité du meurtrier...

L’ouverture du film est impressionnante avec le flash-back du meurtre d’une jeune femme tourné au ralentie dans un champ. Ce Giallo sympathique qui regorge d’atmosphère et de plans baroques, exploite bien les thèmes récurants du genre (un dessin d’enfant, une poupée pendue, des personnages isolés dans leurs appartements qui doivent affronter le meurtrier, le personnage principal qui se rappelle un détail mais qui ne sait pas c’est quoi, etc.). Mais tous ces éléments sont quand même traités d’une manière assez originale, bref c’est du tout bon. Et là où ce Giallo se démarque des autres, c’est dans l’exploitation du décor de cette banlieue de Venise : Poursuite en caméra subjective dans les rues, architectures baroques, plans menaçants de la ville tournés de nuits, etc. Malgré ce que dit l’I.M.D.B, je ne crois pas que les Goblins y ont composé la bande sonore, mais la musique tout en leitmotiv ressemble beaucoup à leur style et est excellente. De plus, pour l’amateur de SUSPIRIA, il aura droit à une bonne interprétation de STEPHANIA CASINI et à une scène de nue intégrale de sa part. Mais par contre, le film traîne quelque peu en longueur et l’amateur de gore serait peut être déçu... Le film regorge de meurtres assez originaux mais jamais le sang est exploité de manière abondante. Ce qui n’est pas forcement un défaut, au contraire. Puis si on y oublie la chute d’un personnage du haut d’une tour qui semble être aussi haute que celle du C.N à Toronto, rien ici n’est ridicule. Ce Giallo réalisé par un Antonio Bido qui m’est assez inconnu (mais qui aurait réalisé un très bon Giallo du nom de CAT’S VICTIMS (aka IL GATTO DAGLI OCCHI DI GIADA)) a constitué pour moi, une découverte des plus intéressantes. Black Knight

Difficile d'en parler plus en détail sans trop en dévoiler. Ce giallo mérite l'attention de tous les amateurs du genre. Bido, ancien élève d'Argento, connaît bien son cahier des charges et livre un film bien réalisé qui offre même par moment quelques plans de génie pur. La musique interprétée par les Goblin ajoute encore plus à la qualité de la mise en scène. Et bien malin sera celui qui découvre le tueur avant le dénouement. Kerozene

L'ORDRE ET LA VIOLENCE aka REVENGE OF THE GODFATHER aka THE GODFATHER'S FRIEND aka THE SPECIALIST aka L'AMICO DEL PADRINO - Frank Agrama, 1972, Italie/Turquie

Lorsque le réalisateur de QUEEN KONG s'attaque au polar à l'italienne, cela donne L'ORDRE ET LA VIOLENCE, thriller faussement violent et relativement insipide, où l'inénarrable Richard Harrison incarne Richard, tueur à gage perdu au milieu d'une embrouille à deux balles qui le conduit dans les bras de quelques gonzesses pas moches du tout (dont Erika Blanc). Après deux minutes, le père Richard se retrouve au pieu avec une brune pulpeuse qui nous gratifie d'un nu quasi-intégrale. Délicieuse mise en bouche pour notre héros avant qu'il ne reprenne ses services pour le compte d'un parrain italien localisé en Turquie. Réputé pour sa technique de meurtre imparable consistant à causer une crise cardiaque à l'aide d'un gaz méconnu, Richard devient la cible de ses commanditaires alors qu'il cherche secrètement à venger la mort de ses parents atrocement assassinés sous ses yeux lors de son douzième anniversaire.

Le film d'Agrama se prélasse mollement entre des scènes romantiques et quelques gunfights mous du bulbe tout en mettant en avant son héros moustachu et torse-nu sur une bande son pleine de violons mièvres et de mélodies sirupeuses dignes des pires bluettes à l'eau de rose. Il devient alors rapidement difficile de compatir aux mésaventures du pauvre Richard lâché en terres turques et qui semble malmené par une bande d'hypocrites dont les identités sont aussi confuses que le scénario lui-même - d'autant plus que tous les protagonistes masculins portent la moustache histoire de rendre l'ensemble plus confus encore. Violons, ennui et dialogues creux accompagnent alors le spectateur vers une fin décidément trop prévisible... Kerozene

L'ORGIE DES VAMPIRES aka Il Mostro dell' Opera -Renato Polselli avec Marco Mariani, Giuseppe Addobbati, Barbara Howard, Carla Cavalli, Italie, 1964, 80m

Une troupe de danseurs a loué un vieux théâtre pour répéter et jouer son nouveau spectacle. Le gardien de l'immeuble explique en vain au metteur en scène qu'il y a une malédiction dans la bâtisse, on rejette ses superstitions de vieux bonhomme. Pourtant, pendant que l'on danse avec frénésie, un vampire habite le sous-sol de l'endroit et les femmes disparaissent une à une. La panique s'empare rapidement de tout le monde, surtout qu'ils ne sont plus capable de sortir du théâtre ! Une seule solution pour éloigner le vampire, danser sans arrêter !

Voici une pellicule complètement folle avec un scénario et une direction d'acteurs qui semble partir dans toutes les directions. En effet les acteurs et surtout les actrices, surjouent constamment et passent de la peur à la joie, de la luxure à la chasteté, de la tension à la surtension ! Tout se passe dans une nuit et les émotions sont exacerbées. Prenez cette brune qui est courtisée en vain par le metteur en scène, qui annonce qu'elle n'est pas romantique, mais primitive, et qui repart répéter, malgré qu'un instant auparavant elle "sentait" une angoisse profonde. Prenez ces trois autres femmes qui se rejoignent à l'abri des regards pour commencer à se tripoter, interrompues par Carlotta, qui chasse deux filles, déclare son amour pour celle qui reste, mais qui s'enfuit rapidement, annonçant que ça lui tentait mais qu'un final elle n'est pas capable d'aimer une femme ! Pardi ! Prenez ce vampire qui nous parlera brièvement des sa malédiction, des orgies qu'il a organisées jadis et qui accumule les femelles hystériques qu'il peine à toucher. Polselli accumule les scènes érotiques qui devaient détonner à l'époque, les danseurs en grandes folles passent en coup de vent dans le cadre, les femmes sont peu habillées surtout dans ce qui ressemble au donjon de ces orgies. On dirait un film précurseur des excès d'un futur Ken Russell.

L'idée d'une troupe de jolies femmes coincées dans un théâtre était dans l'air à l'époque et réunit à dessein éros et thanatos. Que l'on pense à Des Filles pour un Vampire ou Horrors of Spider Island, tous deux sortis en 1960. L'idée qu'elles soient coincées rappelle de nombreux films ultérieurs également, nomme The Church ou Demons, toujours en italie. Mais le scénario et la mise en scène nerveuse de Polselli en font une expérience hallucinante et jouissive. Ca devait être un tournage mouvementé. La copie présentée par Artus Films contient de nombreuses scènes sous-titrées coupées dans le montage français et évidemment plus épicées. En supplément: Polselli et les vampires de l'incontournable et encyclopédiesque Alain Petit, un diaporama d'affiches et de photos et les bandes-annonces de la collection Gothique Offert en français, italien Sous-titres : français, anglais, en glorieux noir et blanc. Un bijou de bisserie gothique !. Mario Giguère

PAGANINI aka Kinsky Paganini - Klaus Kinski , 1989, Italie/France

Klaus Kinski a écrit deux autobiographies : Crever pour vivre et J'ai besoin d'amour. Ce dernier titre est d'ailleurs une version augmentée du premier. Kinski y raconte avec minutie ses diverses frasques sexuelles, mais aborde assez peu la question du cinéma. Quand il en parle, c'est pour traiter les réalisateurs de connards et les films, de nullités. Il passe son temps à prétendre qu'il fera mieux qu'eux le jour où il pourra réaliser un film...

Or, en 1989 l'occasion est enfin venue. Kinski caressait depuis des années le projet de réaliser une biographie du musicien Paganini, dont il jouerait le rôle lui-même. Au vu de ces prétentions, il était permis de se dire : ce cher Klaus va nous étonner avec quelque chose de vraiment neuf.

Eh ben non... Loin de dresser un bilan exhaustif de la vie de Paganini, Kinski s'attarde à décrire (?) ses derniers jours, mais son film ressemble plus en fait à un album de famille Kinski. On voit son fils Nicolai et l'un de ses autres enfants, plus sa compagne des derniers jours, Deborah Caprioglio. Le film est bizarre, exécuté de façon très sommaire. S'il comporte beaucoup de musique, il ne fait pas la part belle aux dialogues (presque inexistants), et plusieurs scènes s'étirent jusqu'à devenir interminables. Sacré Klaus... On dirait plus qu'il fait son autobiographie que celle de Paganini. Il faut lui reconnaître une belle mise en images, cependant, mais le film en soi est, hélas ! Une déception, même s'il provient d'un interprète (et d'un personnage) exceptionnel. Howard Vernon

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Sergio Corbucci

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