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mise à jour le 30 septembre 2014

TERREUR ! LE CHÂTEAU DES FEMMES MAUDITES aka FRANKENSTEIN’S CASTLE OF FREAKS aka  Terror! Il castello delle donne maledette - Ramiro Oliveros , 1974

Dans la catégorie : tellement pas bon que ça peut être drôle, si ça nous tente. Frankenstein appelle son monstre Goliath et il a pris le corps d’un géant homme préhistorique ! La copine de sa fille tombe amoureuse de lui, le baron, on comprends pas trop. Tout est cheap en commençant par le surnom d’un des acteurs : Boris Lugosi ! ! ! J’imagine que son cousin s’appelle Bela Karloff ou Vincent Lee ou Christopher Price et sa femme Marilyn Taylor, arrgh ! ! Mario Giguère

la TERREUR DES ZOMBIES aka DR. BUTCHER MD aka Zombi Holocaust - Marino Girolami, 1979    

Du bon Z rital qui tache, qui pioche autant dans le ZOMBIE de Fulci que dans le CANNIBAL HOLOCAUST de Deaodato, sans pour autant atteindre le niveau de ses inspirateurs, cela va de soi. Dans la morgue d'un hôpital new-yorkais, de morceaux de cadavres disparaissent. La raison: un employé bouffait des morceaux. Celui-ci, une fois découvert, se jette par une fenêtre. Un tatouage qu'il arborait sur la poitrine indique qu'il vient d'une île tropicale peuplée de cannibales. Ni une, ni deux, une équipe de journalistes et d'autres personnes partent pour l'île en question. Et bien sur, ils y croisent des cannibales. Et ces cannibales ont faim. Alors, ils bouffent les porteurs pour commencer, puis quelques héros. Mais voila que certain héros seront sauvés in extremis par l'arrivée de zombies peu convaincants qui font "hunnnnnnnnnnnnnnnn" (autrement dit, un long et pénible râle de fatigue. Ces zombies sont en fait le fruit des expériences d'un savant fou qui expérimente sur l'île. Le film fini par la mort de celui-ci, qui se fait buter par les cannibales, et brûler son labo pourri. Les scènes gores ne manquent pas: les yeux sont crevés, les ventres éventrés (!), les tripes étripées (!!), des têtes sont trépanées, etc... Dans le dernier Craignos Monster, JPP dit qu'à la fin du film, il reste 3 survivants, or dans le film que j'ai vu, il n'en reste que deux. Alors, JPP se serait-il lamentablement gouré, ou a-t-il vu une version cut ? Kerozene

Un cannibale qui est étudiant dans une école de médecine en profite pour grignoter tout en étudiant. Il se fera pincer et toute une équipe partira vers l’île de Kino aller voir ses copains et le Docteur O'Brien. Mais le docteur s'amuse a faire des transplantations de cerveaux dans des corps indigènes morts et les encourage au cannibalisme. Plein de Gore et de rebondissements morbides dans cette histoire qui a dû s'inspirer Emmanuelle et les cannibales, même motif musical et héroïne que l'on méprends pour une déesse. La fin est abrupte pas possible, mais pour le gore, on est servi. Mario Giguère


Silvia Dioniso

TERROR EXPRESS aka La Ragazza Del Vagone Letto - Ferdinando Baldi, 1980, Italie, 1h20

Ça débute dans une gare. Quelques passagers qui s'apprêtent à grimper dans un train nous sont présentés un à un grâce à un montage inventif. La jolie fille un peu distante; les trois jeunes turbulents qui se trouvent spirituels et qui ont surtout l'air très con; une famille composée d'un homme, de sa femme et de leur fille, que son père rêve secrètement de s'envoyer; un financier véreux et pornophile accompagné de son associé; un couple dont la femme est gravement malade, et finalement un policier qui accompagne un détenu politique. Après un souper bien arrosé dans le wagon-restaurant, les trois jeunes commencent à s'échauffer et décident de prendre le contrôle du train par la force.

Brillamment réalisé par Fernando Baldi, d'après un scénario de Luigi Montefiori - nul autre que George Eastman, le grand barbu à la verge légendaire - cet excellent thriller se déroule presque en temps réel et dans le même endroit, un peu à la manière de RABID DOGS de Mario Bava, dans lequel, incidemment, Eastman jouait. Il fallait donc un sujet assez fort pour captiver et un rythme soutenu, deux qualités que ce film exploite à fond.

Presque toutes les demoiselles du générique sont jolies - entre autres Silvia Dionisio (LIVE LIKE A COP, DIE LIKE A MAN de Deodato, LA VIOLENCE APPELLE LA VIOLENCE de Lemmick) et Zora Kerova (CANNIBAL FEROX de Lenzi, THE NEW YORK RIPPER de Fulci) - et il est fort donc plaisant de voir que le réalisateur se laisse aller - afin d'ajouter du "running time", peut-être - à filmer sans pudeur leurs innombrables ébats sexuels, volontaires ou contraints, avec divers passagers et leurs geôliers improvisés. La musique, lancinante et répétitive, laisse le spectateur tanguer à la même vitesse qu'avance le train, hypnotisant le spectateur. Quiconque ayant un faible pour les huis-clos réussis se doit de visionner cette perle, ainsi que tout amateur de chair fraîche qui se prend au sérieux. Orloff

THAT MAN IN ISTAMBUL aka Estambul 65 - Antonio Isasi-Isasmendi, 1965, Italie/France       

C'est chaque fois une bénédiction de trouver un film de ce spectaculaire réalisateur (Antonio Isasi), et cette fois-ci encore, l'attente en valait le coup. Coproduction disposant d'un budget ahurissant pour le genre et l'époque, ce film d'espionnage à saveur trash raconte le combat des États-Unis pour rapatrier un savant nucléaire ayant été kidnappé.  Ils envoient pour ce faire une Sylvia Koscina en grande forme, les seins pointus et l'oeil coquin. Celle-ci commence son enquête à Istanbul, aux côtés d'un Tony que toutes les chaudes habitantes de cette ville semblent connaître. Séducteur impénitent, notre Tony est aussi une machine à répliques cinglantes, un magnifique espion imbattable et un Don Juan sûr de lui.  Le type même de l'espion flamboyant. Il se sort indemne de toutes sortes de situations, au plus grand étonnement du spectateur, et revient toujours avec le sourire. La musique big band jazzy est tout ce qu'il y a de plus savoureuse, et la technique sobre mais irréprochable est au service du récit.  Bref, de l'eurospy comme il ne s'en fait plus avec un excellent casting et un scénario accompli qui, malgré sa simplicité, nous en balance plein la gueule. Orloff

The THREE FACES OF TERROR aka I 3 VOLTI DEL TERRORE - Sergio Stivaletti, 2004, Italie  

Titubant sans doute sous le poids compréhensible de la nostalgie, le maquilleur star de l'âge d'or du cinéma fantastique italien et réalisateur du seul film jamais réalisé où Robert Hossein se transforme en Terminator (à savoir MASQUE DE CIRE, 1997), décide de reprendre du service derrière la caméra pour le plus grand plaisir des fans du monde entier. Et comme pour montrer qu'en plus d'avoir de bonnes idées, M. Stivaletti est généreux, il se lance non pas dans un simple long métrage, mais dans un film à sketch. Car des scénarii tordus pour bisseux avides d'hémoglobine, ce n'est probablement pas ça qui lui manque au père Sergio. I 3 VOLTI DEL TERRORE nous propose donc trois histoires macabres reliées entre elles par un segment " fil rouge " dans lequel les trois passagers d'un train se laissent tour à tour hypnotiser par un certain professeur Peter Price, incarné par ni plus ni moins que cette bonne vieille trogne de John Phillip Law. Alors bon, c'est vrai que ça rappelle un peu LE TRAIN DES EPOUVANTES réalisé par Freddie Francis en 1965 pour le compte de l'Amicus, mais on n'en tiendra pas rigueur.... Ou alors si peu.

Les récits de terreur se dévoilent alors sous nos yeux ébahis de consternation devant la laideur des premières images, avec en entrée, la mésaventure d'un pilleur de tombe qui a la mauvaise idée de se glisser une bague maléfique au doigt, ce qui a pour effet de le transformer en loup-garou forcément sanguinaire. On notera au passage le caméo du bedonnant Claudio Simonetti dans le rôle d'un dragueur en peignoir. Le plat de résistance propose une visite un rien sanglante chez le chirurgien esthétique de Michael Jackson (!) qui s'avère n'être qu'un éminent psychopathe. On appréciera le rôle de la fille interprétant une actrice sur le tournage d'un film d'horreur réalisé par Lamberto Bava, ici dans son propre rôle. Puis, comme dessert, nous suivons trois jeunes, une femme et deux hommes, partis camper au bord d'un lac plus inhospitalier qu'il n'en a l'air puisque s'y réfugie un cousin caoutchouteux de Nessie en personne ! Nanti d'un budget peau de couille, Stivaletti met son film en boîte au format vidéo, s'entoure d'acteurs tous plus nazes les uns que les autres, oublie d'embaucher un éclairagiste, abandonne le décorateur sur une autoroute et investit la majeure partie de son budget dans des effets spéciaux old-school qui reniflent bon le latex d'autrefois. L'intention est bonne, le résultat beaucoup moins. D'autant plus que le latex et l'hémoglobine de synthèse se voient incrustés digitalement et surtout maladroitement. Et malgré le tout petit twist final, tout cela est finalement bien consternant, tuant dès le premier quart d'heure le secret espoir de voir renaître un jour l'une des plus belles pages de l'histoire du cinéma. Kerozene

THUNDER aka Tonnerre - Fabrizio De Angelis alias Larry Ludman avec Mark Gregory, Bo Svenson, Raimund Harmstorf, Paolo Malco, Antonio Sabato, Valeria Ross, Giovanni Vetorazzo, 1983, Italie, 86m

Fabrizio de Angelis, sous un pseudonyme évidemment, s'attaque à l'histoire peu crédible de THUNDER en plagiant ici et là. On reconnaît des parcelles de Rambo, et des grains de sel du PEAU-ROUGE de Pétrie. Un indien qui revient du Vietnam constate que les autorités locales ont donné le feu vert à un projet de construction sur le site même du cimetière sacré où sont enterrés ses ancêtres. Thunder n'apprécie pas, et le laisse savoir aux flics, qui le battent salement pour le punir.  Il décide alors de péter les plombs et d'affronter tout le monde, et finit par devenir un héros lorsqu'un journaliste soulève l'opinion publique en sa faveur. Le récit est honnête, il coule bien et il y a de très bonnes cascades. La musique par moments un peu trop fromageuse peut parfois atteindre de respectables sommets, et les performances doublées sont, comme toujours, une bonne source de divertissement. Bref un bon petit film d'action sans prétention qui remplit bien l'heure et demie que vous cherchiez à perdre... Orloff

Dans l'Arizona, un jeune indien nommé Tonnerre apprend qu'un observatoire est sur le point d'être construit sur une colline appartenant à sa tribu en vertu d'un traité ancien. Il va à la ville la plus proche pour se plaindre au shérif local, mais il est vite éconduit. Après s'être fait tabassé par les ouvriers du chantier de construction de l'observatoire, Tonnerre revient en ville pour porter plainte au shérif, mais il ne fait que récolter de nouveaux coups de la part de son adjoint vicieux et raciste, Barry. Mis en état d'arrestation, Tonnerre s'évade et va se cacher dans les montagnes. Le shérif et ses hommes le prennent en chasse, mais Tonnerre connaît ces montagnes comme sa poche et il parvient à échapper à toutes les embûches. Lorsque Barry et les ouvriers s'en prennent à son épouse, Tonnerre passe à la contre-attaque en retournant en ville pour y semer la destruction. Un journaliste de passage dans la région s'intéresse à l'affaire, et en vient à prendre fait et cause pour Tonnerre.

Le scénario semble dès le départ mettre de l'avant un réquisitoire sur les droits des Indiens face aux racisme des Blancs en Amérique. Mais au fur et à mesure que le récit se déroule, on s'aperçoit vite que le film se veut une imitation à l'italienne du film "FIRST BLOOD" (ou "RAMBO"), et cela se confirme dans de nombreuses séquences plagiant servilement son modèle. L'exposé social se veut donc fort peu crédible, mais les amateurs d'action devrait pouvoir trouver leur pitance étant donné que l'ensemble est mené de façon assez mouvementé. Malgré un faible budget, le producteur et réalisateur Fabrizio De Angelis a su utiliser avec assez de flair (grâce au format scope entre autre) les paysages montagneux espagnols comme succédané aux grand espaces de l'Arizona, les mêmes qui ont longtemps servi à la belle époque du western-spaghetti en fait. La musique de Francesco De Masi nous rappelle d'ailleurs le genre en certaines occasions. Bien sûr, les clichés sont très appuyés, étant donné le manichéisme évident des personnages, mais au bout du compte, le spectateur n'en a cure. On aurait pourtant souhaité plus d'humour et de violence dans la conception de ce produit de série, mais le résultat n'est pas non plus décevant et parvient quand même à divertir. Mark Gregory est toujours aussi raide comme un manche de pelle, tant sur plan physique que dans son interprétation du héros. Mathieu Lemée

TOP LINE aka Alien Terminator - Nello Rossati, 1988, Italie

Étrange petit film que ce thriller italien de 1988. Pour bien le situer, rappelons la situation du cinéma italien dans la seconde moitié des années 80 : tragique... À cette époque, le cinéma américain règne partout et la plupart des cinéastes italiens ont dû se rabattre sur la télévision, les publicités ou, plus rarement, de très petits films dotés d'un budget indigent. C'est le cas de TOP LINE, un film de Nello Rossati, surtout connu pour ses comédies et un DJANGO 2 desservi par une réputation médiocre.

Modeste artisan, donc, Rossati élabore un scénario échevelé avec l'aide du scénariste Roberto Gianviti (MURDEROCK, mais aussi quelques bons gialli comme DON'T TORTURE A DUCKLING). Et le résultat, lui ? Étonnant !

Le film démarre assez mal. Bavard, déclassé par une esthétique très pauvre, il traîne un peu de la patte. Franco Nero y incarne un romancier alcoolique qui loge au Mexique, cuvant son vin, incapable d'entreprendre un autre roman. Son ex-femme, demeurée aux USA, le méprise pas mal. Voilà qu'un jour, une jeunotte amante de Nero lui apporte un couteau rare : une vraie aubaine que cette antiquité qu'elle lui offre à rabais. C'est supposément son frère qui l'a pêchée non loin de là, avec beaucoup d'autres curiosités.

Mais voilà le problème : toutes ces curiosités appartiennent à un célèbre navigateur disparu, et il paraît improbable que le frère les ait trouvées aussi facilement. D'autant plus que les cadavres commencent à s'accumuler dans le coin, tout à coup semé de gueules patibulaires en quête d'on ne sait trop quoi.

Et là, ça se met à débouler, toujours avec une esthétique vaguement cheap et 80s, mais néanmoins convenable. Le film devient de plus en plus ahurissant, de plus en plus extravagant, et les révélations les plus démentes s'ensuivent. Hélas, par crainte de trop en dévoiler, je m'abstiendrai de vous les communiquer, mais disons seulement que le film bascule dans la science-fiction kitsch croisée d'une trame narrative rappelant les films d'aventures des années 30.

L'autre titre du film (Alien Terminator) s'explique par une séquence démente opposant un taureau à un robot meurtrier...

Notons également la présence de deux vétérans du bis : William Berger (rôle très furtif) et George Kennedy. Pour sa part, Nero joue les héros jetés dans une situation inextricable. À l'époque du tournage, sa carrière n'était pas à son sommet (il gagnait sa vie en participant à des téléfilms " de consommation locale ", souvent de nationalité allemande) d'où sa participation à ce film sans grande envergure.

Il est évident que ce TOP LINE ne deviendra jamais un film de référence ou un film-culte, mais il permet néanmoins de passer un bon moment, et offre l'avantage de devenir de plus en plus amusant au fil des minutes, et passé l'aspect un peu statique du premier quart d'heure. Howard Vernon

TOP SENSATION aka The Seducers - Ottavio Alessi, 1969, Italie 

Sur un navire dans les îles, une mère castrante et son fils adulte qui a l'âge mental d'un jeune enfant, sa fille ( Rosalba Neri ) et son conjoint qui rêvent d'obtenir la concession de pétrole de la mère et une jeune fille invitée ( Edwige Fenech ) à dépuceler le fiston ou, à tout le moins, à l'amener dans le monde adulte. Naufragé un temps sur une île, ils essaieront de débauche la jeune femme qui habite l'île avec son idiot de mari. Séduction, libertinage, violence et débauche se suivent dans un cocktail explosif.

Si Edwige joue la jeune ingénue qui n'arrive pas à séduire le fiston, Rosalba Neri est la vedette sans conteste de ce drame érotique. Elle est absolument ravissante et a une présence indéniable. Lorsqu'elle prend le fusil en main, avec son bikini noir à la coupe impeccable, on l'imagine tout de suite dans un James Bond ou elle aurait donné du fil à retordre à James. L'atmosphère est torride et la progression du récit implacable. Edwige s'amuse avec une chèvre dans une scène au goût douteux, les actrices s'exposent régulièrement. Le doublage anglais est affreux, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie. Au bout du compte, on a une autre de ces fables morales, prétexte à exposer des actrices, dont le naturel, tout européen, est fort agréable, et une fin sordide à souhait. Mario Giguère

 

TOTO QUI VÉCUT DEUX FOIS aka Totò che visse due volte Daniele Ciprì & Franco Maresco avec Salvatore Gattuso, Marcello Miranda, Carlo Giordano, 1998, Italie, 95m

L'Italie ne nous avait pas fourni d'oeuvre aussi subversive depuis les disparitions des Fellini et Pasolini.

Les réalisateurs, deux siciliens, ont tourné cette fresque en noire et blanc avec exclusivement que des hommes. Ainsi, même les femmes sont jouées par des hommes. Des hommes paumés, largués, vivant dans leur bled sicilien puant où il n'y a absolument rien à faire, si ce n'est d'aller voir la pute en tournée, se taper un cheval ou encore une poule et, enfin, de se foutre de la gueule de l'idiot du village, obsédé sexuel de son état, au même titre que les autres habitants.

Un pseudo Christ réalise quelques miracles aux conséquences fâcheuses et refuse de venir en aide à un nain bossu.

Un vieil italien homosexuel est méprisé par ses semblables.

Des mafieux sont dissous dans une cuve d'acide...

Un homme déguisé en ange est violé par trois obèses...

Les scènes à caractères choquants se suivent et sont filmées avec énormément de talent. L'ensemble total est déroutant et n'a certes pas plus au Vatican qui s'est empressé d'interdire ce film en Italie. Une véritable surprise, entre Lynch et Fellini, à voir absolument. Kerozene

Prologue avec une dame à l'allure bizarre qui replace son oeil de verre, on la reverra, étonnamment, plus tard. Arrivent trois récits qui seront reliés à la fin.

Primo: Paletta, masturbateur compulsif, idiot du village maltraité par la populace, a bien envie d'aller voir "trois cylindrées" une prostituée de réputation arrivée dans le village, mais il n'a pas d'argent. Il a bien une idée, qui se retournera fatalement contre lui.

Secundo. Veillant son fils décédé, sa mère attend son amant Féfé qui ne se pointe pas. Faut dire que le frérot du défunt était contre ses relations homosexuelles et que Féfé a peur de manger une raclée. Pire, on se rend compte en flashbacks, que Féfé ne voulait que l'argent de la famille. Sa cupidité se concentre sur la bague du défunt, qu'il tient à lui dérober. Faut croire qu'il n'a pas vu LES TROIS VISAGES DE LA PEUR de Mario Bava ! Il y a un passage durant lequel un homme cherche son cercueil, que j'aurais prit pour un fantôme, mais le générique crédite un zombi !

Tertio: voici les deux Toto, un boss de la mafia locale mais aussi une figure christique qui bougonne et râle contre l'humanité. Le Toto qui fait des miracles, mais qui refuse de corriger l'infirmité de Judas le Bossu, ressuscite Lazare, qui sort du bain d'acide ou le Toto boss de la mafia l'avait fait dissoudre. Le mafioso veut la tête du Jésus, qui sera trahi par Judas lors d'un repas grotesque ou Trois Cylindrées apparaît. En fait on retrouvera sur trois croix les deux personnages précédents plus un pauvre type qui viole les poules et les anges.

Je crois bien qu'il faut que je remonte à ma première vision d'ERASER HEAD de David Lynch pour retrouver un sentiment d'étrangeté et de surréalisme comparable. Le film, tourné dans un magnifique noir et blanc, accumule les transgressions et les effets de mise en scène déroutants. Outre l'omniprésence des éléments sexuels et la perversion d'une certaine religiosité, les débuts et fins de scènes ou les acteurs figent, comme si un tableau se mettait à bouger l'instant d'une prise, créent un rythme singulier. Sans parler des personnages féminins tous joués par des hommes et pas des canons de beauté. Si on imagine un instant que la putain à la réputation sensationnelle sera pulpeuse à la Fellini, quel choc de voir ce visage et ces forme masculines disgracieuses arriver, et les hommes de se réjouir. On pense parfois à AFFREUX SALES ET MÉCHANTS, car humour noir il y a, et rien ni personne, il me semble bien qu'il n'y a aucun enfant dans ce coin de Sicile, ne donne une lueur d'espoir.

On peut facilement imaginer les problèmes de censure dans une Italie encore fortement religieuse, du moins ou la censure était alors encore pratiquée. Ce n'est qu'au bout d'un procès de deux ans, gagné par les réalisateurs, que le film a pu sortir sur les écrans. Le film a d'ailleurs fait tomber la censure cinématographique en Italie, dernier bastion européen de cette manie barbare de faire disparaître ce qui choque. Ce n'est évidemment pas un film pour tous. Le noir et blanc et la misère à l'écran accompagné de scènes 'un romantisme nostalgique des années 50 nous font parfois croire qu'il a été tourné 30 ans auparavant. On est devant une oeuvre transgressive, surréaliste, parfois drôle, souvent cruelle, qui a sa place sur les écrans et qui demande notre considération. Mario Giguère

TRAHISON À STOCKHOLM aka The Fuller Report, Base Stockholm aka Svetlana uccidera il 28 settembre aka Rapporto Fuller, Base Stoccolma - Sergio Grieco alias Terence Hathaway avec Ken Clark, Beba Loncar, Jess Hahn, 1967, Italie/France, 85m

Alors qu'il est à Stockholm, le pilote de courses Dick Wart fait une rencontre fortuite qui l'entraîne malgré lui dans une histoire d'espionnage. Des agents de la C.I.A. entrent en contact avec lui et lui demande de collaborer avec eux pour mettre la main sur le rapport Fuller, qui contiendrait les détails d'un attentat éventuel. Wart se lance dans l'aventure et malgré l'opposition à laquelle il fait face, il s'empare de la moitié du rapport. Il y est indiqué que Svetlana, une danseuse soviétique qui est passée à l'Ouest, serait au coeur du complot. Wart fait donc sa connaissance afin de découvrir son rôle dans cette affaire et finit par tomber amoureux d'elle. Lorsqu'il est capturé, Wart commence à comprendre avec exactitude le véritable rôle de Svetlana et découvre que même son entourage dans le domaine de la course est relié à un complot visant à assassiner d'importantes personnalités politiques lors d'une rencontre secrète.

Sergio Grieco, oeuvrant parfois sous le pseudonyme de Terence Hathaway, a été l'un des plus fertiles réalisateurs italiens des années 50 à 70. Il a tourné dans tous les genres à la mode avec un attrait non-dissimulé pour le film de cape et d'épée et le film d'espionnage à la sauce James Bond. L'on retrouve donc ici tout les ingrédients de ce dernier genre très prisé à la fin des années 60: action mouvementée, gadgets, décors pittoresques, rebondissements calculés. Grieco mène la barque avec expérience à défaut d'inspiration grâce à des péripéties bien soutenues. L'intérêt du spectateur ne languit pas et la mise en images est agréable, profitant pleinement des extérieurs de différentes villes européennes. Les dialogues et les situations sont très colorés; les scénaristes ayant eu l'heureuse idée d'aborder avec humour le traitement de leur histoire. Ce qui fait que si l'interprétation n'est pas exceptionnelle, elle s'avère dégagée et honorable. Un bon petit simili aux répliques et à l'action parfois rigolotes. Seules ceux qui prennent le film au sérieux seront déçues. Mathieu Lemée

TROLL 2 - Claudio Fragasso, Italie

D'emblée, il est difficile d'aborder ce film de manière neutre, vu la réputation désastreuse qui le précède. De toute manière, même si on tentait de le voir sans préjugés, il est probable que notre sens critique serait alerté rapidement. Le nom de Claudio Fragasso à la réalisation est déjà un indice significatif. On lui doit une filmographie peuplée de séries Z comme MONSTER DOG ou ZOMBIE 4. Les accomplissements professionnels des autres participants à Troll 2 sont à l'avenant.

Fragasso nous propose ici un curieux mélange d'épouvante, de film pour enfants, d'aventures fantastiques et de comédie d'ado. L'idée de départ est simple : une famille s'en va en vacances à Nilbog (petite bourgade supposée paisible) afin de renouer avec les plaisirs campagnards. Un danger de taille (réduite) les guette : la ville est peuplée de trolls qui prennent l'allure d'êtres humains. Ces bestioles changent les humains en plantes avant de les dévorer.

Troll 2 est tourné dans un style téléfilm (les Américains 

diraient : movie-of-the-week) propre au cinéma italien des années 90. Une image, un cadrage et un montage impersonnels, déjà démodé par rapport à ce qui se faisait aux États-Unis à la même époque. Le cinéma italien en était là, en 1990 : vouloir produire des erzats de films américains dans l'espoir de les exporter partout dans le monde... y compris en Italie !

Le problème que les Lenzi et autres Deodato rencontraient était simple : desservis par un budget fauché, par des acteurs anglophones souvent médiocres, ces cinéastes produisaient des films dont l'esthétique semblait surannée au moment même de leur tournage. La musique de Troll 2 semble sortir tout droit de 1985... Les coiffures, vêtements et attitudes des personnages aussi.

Pour le reste, de toute manière, avec un titre comme TROLL 2, on ne va pas s'attendre à la révélation de l'année. La " qualité " première du film est qu'il fait rire (souvent involontairement) à cause de ses dialogues stupides et du maquillage approximatif des trolls. En fait, la simple existence de TROLL 2 est déjà une aberration en soi, aberration hautement réjouissante puisqu'elle propose une alternative caricaturale et dadaïste au cinéma américain.

Cela n'empêche pas TROLL 2 d'être insupportable par moments, notamment à cause de la sorcière gothique qui passe son temps à cabotiner, en tentant d'éclipser les autres acteurs... mais je suppose qu'un tel OVNI cinématographique mérite au moins qu'on passe par-dessus ces défauts, ne serait-ce que pour son seul mérite d'exister.

Le DVD de MGM est spectaculaire : la copie est immaculée, dotée de sous-titres français et espagnols (parfois absurdes - La réplique " I'm sherif Gene Freak " devient en VF : " Je suis le shérif Eugène Monstrueux "). On a également droit à une bande-annonce, et au film américain TROLL sur le même DVD. On n'en demandait pas tant, mais merci quand même ! Howard Vernon

TROP BELLE POUR MOURIR aka Too Beautiful to Die aka Sotto il Vestito Niente 2 aka They Only Come Out at Night - Dario di Piana, 1988, Italie, 1h35

Une demoiselle, mannequin, se fait remarquer par une riche crapule un soir de shooting. La crapule en question ordonne à son agent, le suave Alex, d'organiser une petite fête lors de laquelle il compte la posséder. Alex l'avertit que la demoiselle n'est pas une fille "comme ça", mais le vieux ne veut rien entendre. On a donc droit à un viol "collectif" dans le sens où les autres mannequins de l'agence immobilisent la belle dans un jacuzzi alors que le vieux s'active au milieu des clapotis. Paniquée, la victime s'arrache, empruntant la bagnole de son boss. Un malaise plane sur l'assemblée, malaise qui s'aggravera le lendemain quand la police viendra trouver Alex pour lui annoncer que sa mannequin est morte au fond d'un ravin dans sa voiture carbonisée.

Vous, voyez, elle n'était finalement pas trop belle pour mourir. Mais ce n'est là que la prémisse d'un giallo ma foi plutôt intéressant, surtout si on considère la date où il a été tourné. Bien sûr, Di Piana (dont c'est la première et seule réalisation à ce jour) ne révolutionne rien et n'apporte pas grand chose de nouveau au genre, à part un certain degré d'habileté technique; les éclairages sont superbes, et les scènes de meurtre réussies. On n'échappe toutefois pas à certains clichés tels la machine à fumée, et la situation temporelle de l'intrigue, ainsi que le milieu dans lequel elle se déroule, nous donnent droit à de longues séquences musicales que j'ai jugé inutiles et fromageuses - mais c'est un avis tout personnel.

Les actrices sont mignonnes, mais certaines d'entre elles ne sont pas très crédibles dans la peau de "mannequins de grande classe". La pulpeuse Florence Guérin, que l'on a entre autres pu savourer sous (presque) toutes ses coutures dans LE COUTEAU SOUS LA GORGE de Claude Mulot et dans les griffes du maniaque du FACELESS de Franco, fait de son mieux et parvient encore une fois à nous montrer son beau gros postérieur. Alex, le boss de l'agence interprété par Giovanni Tamberi, est suffisamment louche et en sueur pour être crédible. On l'a aussi vu dans PHANTOM OF DEATH de Deodato et dans CASABLANCA EXPRESS de Martino.

Intrigué par le "2" du titre, je me suis rendu compte que ce film était une suite à NOTHING UNDERNEATH, réalisé en '83 par Carlo Vanzina, film qui n'a en commun avec TROP BELLE POUR MOURIR que le titre et le milieu de la mode dans lequel il se déroule... et que je chroniquerai bientôt. Orloff

Les TUEURS À GAGES aka Camorra - Pasquale Squitieri, 1972, Italie, 1h37.

Fabio Testi purge une peine de prison pour coups et blessures, s'étant battu avec un petit voyou sans envergure de son quartier et lui ayant administré toute une raclée. En sortant, ce dernier l'attend et se fait encore une fois battre à plates coutures. Don Mario, un mafieux du coin, est témoin de l'altercation et admire immédiatement le style fonceur de Testi. Il lui offre de travailler à ses côtés et l'entraînera bientôt dans des aventures de plus en plus sordides, jusqu'à l'assimiler presque complètement à la "famille".

Voici un polar méconnu qu'il est plaisant de découvrir. Il explore avec lucidité et réalisme la fulgurante ascension d'un gentil garçon de quartier défavorisé qui se transformera bien rapidement en gangster de métier, dans ce qui ressemble fort à un pacte avec le diable. La réalisation est soignée pour le genre, et on se rend compte qu'il y a du budget là-dedans. On note même ça et là des mouvements opérés à partir d'une grue ! Le découpage technique est imaginatif et le montage reste alerte. La musique est bien, mais elle ne se démarque pas vraiment. Ce qui se démarque, c'est la conviction de Testi (THE FOUR OF THE APOCALYPSE, L'IMPORTANT C'EST D'AIMER), et un caméo amusant de Paul Müller (UNE VIERGE CHEZ LES MORTS-VIVANTS, NIGHTMARE CASTLE). Jean Seberg vient jouer la "femme fatale" mais elle n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son grand âge et sa banalité. Orloff

TWILIGHT OF LOVE aka La Notte dell'alta Marea aka The Night of the High Tide L'aguicheuse aka La nuit de la marée haute - Luigi Scattini avec Anthony Steel, Annie Belle, Pam Grier, Hugo Pratt, Giacomo Rossi-Stuart, Alain Montpetit, Guy Lafleur et les joueurs du Canadien de Montréal, 1977, Italie/Canada

Richard (Anthony Steel) est le directeur d'une agence photographique qui oeuvre dans le domaine publicitaire. Il est dans la cinquantaine et il multiplie les maitresses. Alors qu'il est dans un sauna mixte de Montréal, il fait la rencontre de Dyanne (Annie Belle). Un peu plus tard... Il la rencontre à l'intérieur d'une cabane à sucre, endroit, où elle lui laisse son numéro de téléphone. La même nuit, il décide de lui téléphoner, afin de la rencontrer. Alors, suite à cet appel, ils décident de se rencontrer à l'intérieur d'une discothèque (le fameux Limelight). Après quelques bavardages et 2-3 pas de danses, ils décident d'aller chez Dyanne. Mais leur rencontre se terminera assez brusquement lorsque qu'un petit ami de Dyanne fait irruption. Richard sera, alors, obsédé à l'idée de la rencontrer à nouveau...

Il s'agit d'une co-production Italie-Canada, produit par 2 grands noms du cinéma de genre... Soit Carlo Ponti (La Strada, Blow-Up, etc.) et d'Harry Alan Towers (plusieurs Franco, quelques giallo d'Umberto Lenzi, etc.) et écrit à 4 mains avec notamment Claude Fournier !

L'intérêt du film provient du fait qu'il a été tourné en partie à Montréal (et en Martinique) et qu'il met en scène quelques figures cultes: Anthony Steel (star du péplum), la populaire Annie Belle (LÈVRES DE SANG, THE HOUSE ON THE EDGE OF THE PARK et quelques Emmanuelle qui ne font pas partie de la série avec Sylvia Kristel) et enfin Pam Grier à l'intérieur d'un très petit rôle. De plus, le film a la curiosité d'avoir le populaire animateur Alain Montpetit dans le rôle assez consistant d'un photographe. De plus pour les québécois, le film a un intérêt particulier... Puisque quelques locations sont vastement exploité: La Place Bonaventure, Le Forum de Montréal, Le Vieux-Montréal et notamment plusieurs stations de métro dont Square-Victoria et Berri-UQAM. Une étrangeté à ce niveau est que la station Arwater ne porte que le nom et semble avoir été tourné à l'intérieur d'une autre station.

Ceci étant dit, le film se veut vaguement être une histoire de séduction amour-haine entre les 2 têtes d'affiches et qui insiste sur les charmes d'Annie Belle et ainsi que sur plusieurs autres actrices. Puis au niveau du scénario, le film prend un tournant assez inattendu en Martinique que je vais garder secrètement pour moi afin vous laissez une petite surprise. Le film comporte quelques plans intéressants et comporte plusieurs oeuvres d'Art sur divers murs. À ce niveau, il y en a une assez particulière et c'est une photographie (que l'agence travaille dessus) d'une paire de fesses nues avec comme slogan... A touch of class. Ce film avait visiblement eu aucun succès lors de sa sortie, mais pour ses noms au générique, le fait qu'il a été tourné à Montréal et évidemment par la présence d'Alain Montpetit (Dont l'intérêt est d'actualité en raison de la sortie du film FUNKYTOWN)... Le film mérite d'être redécouvert. Mais vous devez ne pas vous attendre à beaucoup si vous n'êtes pas un fan de films cultes et particulièrement si vous n'appréciez pas Annie Belle. Qui, de part sa présence, mérite d'être regarder par ses fans hardcore. Black Knight

UN URLO NELLE TENEBRE aka Naked Exorcim aka Exorcist III: Cries and Shadow aka Bacchanales Infernales aka Hurlements dans les Ténèbres - Franco Lo Cascio et Angelo Pannacciò avec Patrizia Gori, Françoise Prévost, Richard Conte et Jean-Claude Verne, 1975, Italie

Il s'agit d'un vague remake de l'Exorcist, mais italien et réalisé par deux réalisateurs qui seront plus tard voué largement dans le porno et l'exploitation! Alors c'est bon ! Patrizia Gori est toujours bien cute avec son petit cul et cette fois-ci... c'est un jeune homme qui est attaché au lit au lieu de Linda Blair. De plus, il y a des messes noires avec femmes nues, de l'inceste, des religieuses violées, du satanisme et des orgies !!!

Puis ca se termine comme Malabimba. Du bon stock ! Ideal à regarder en vhs crappy quality ! Miam !! Black Knight

VACANZE IN AMERICA - Carlo Vanzina avec Edwige Fenech, Antonella Interlenghi, 1985, Italie

Fin d'études en Italie, les collégiens se paient un voyage de groupe en Amérique avec un de leur prêtre comme parrain. New York, Memphis, la Vallée de la Mort, Las Vegas, tous les clichés y passent pendant que les jeunes adultes essaient de trouver l'amour ou la luxure et s'ennuyant de leurs pâtes !

Petit prétexte de film, Vacanze in America fait rire trop peu souvent et n'offre que de chastes baisers en guise de moment excitant, c'est un comble. Imaginez qu'Edwige Fenech y a un rôle effacé pendant que l'intérêt féminin principal est Antonella Interlinghi ( City of the Living Dead aka Frayeurs, Yeti, le géant d'un autre monde ) qui ne va pas plus loin que le flirt. Car nos italiens ne rencontrent pratiquement que des italiennes. Aucun acteur n'est aussi con qu'Alvaro. Au final tout cela est bien trop inoffensif pour être mémorable. Un film qui sonne le déclin de la comédie érotique légère Italienne. Mario Giguère

  La VENGEANCE DE LADY MORGAN aka La vendetta di Lady Morgan - Massimo Pupillo avec Erika Blanc, Paul Muller, Barbara Nelli, Gordon Mitchell.1965, Italie

Alors qu'elle est promise à Sir Harald Morgan, la jeune et jolie Susan épouse Pierre, son amour de toujours. Peu de temps après, celui-ci meurt dans un tragique accident. Susan se marie à contre-coeur avec Morgan. Elle vient vivre à son château, servie par des domestiques plus qu'inquiétants. Avec l'aide du Comte, ceux-ci harcèlent Susan, qui finit par se suicider. Morgan parvient alors à hériter de sa fortune, qu'il convoitait. Mais Lady Morgan n'a pas terminé de consommer sa vengeance.

Dernier film de la trilogie horrifique de Massimo Pupillo offert par Artus Films, cette vengeance a bon goût. Si la première heure est on ne peut plus classique et son actrice principale loin de dégager le charisme d'une Barbara Steele, on brouille les cartes durant la dernière partie. C'est alors qu'un personnage que l'on attendait plus arrive dans ce château et qu'il aperçoit ce qui s'avère être le fantôme de Lady Morgan, qui sait manipuler ses tortionnaires qui l'ont amenée dans sa tombe. On pense inévitablement à Danse Macabre de Margheriti. Pupillo, qui avoue encore dans un entrevue d'archive qu'il était peu intéressé par le genre, lui qui est plus connu pour sa carrière dans le documentaire, a quand même su tirer son épingle du jeu. Il est bien servit par Paul Muller, terriblement efficace dans son rôle de crapule distinguée et de Erika Blanc, toujours sublime, ici en maîtresse qui se sert de ses talents d'hypnose à des fins macabres. On retrouvera d'ailleurs Paul Muller en entrevue sur le dvd, témoignage précieux d'un acteur fort apprécié.

Les suppléments du DVD - Les fantômes de Massimo, par Alain Petit, la vengeance de Paul Muller. Entretien avec l'acteur, Mondo Pupillo, entretien avec Massimo Pupillo, diaporama d'affiches et photos, bandes-annonces de la collection Gothique. En version originale italienne avec sous-titres français. Mario Giguère

La VERGINE, IL TORO E IL CAPRICORNO - Luciano Martino avec Edwige Fenech, Alberto Lionello, 1977

Visionné en version originale italienne, mais on comprend facilement les quiproquos. Gianni trompe sa femme ( Edwige ) à qui mieux mieux sans que celle-ci ne se doute de rien. Lorsque finalement une copine la mettra devant l'évidence, elle quitte son mari pour aller le cocufier dans un hôtel, mais chaque fois qu'elle trouve un homme de son goût et qu'elle fantasme sur lui, son mari lui apparaît dans ses chimères. Pendant ce temps son mari, persuadé qu'il est en train de se faire cocufier à longueur de journée devient fou de jalousie et la cherche partout, harcelant les connaissances qu'ils soupçonnent d'avoir sauté sa tendre épouse. Edwige réussira-t-elle à faire l'amour et tromper son mari ? Celui-ci réussira-t-il à faire parler sa meilleure amie, la seule à connaître le nom de l’hôtel ou le péché se prépare ?

Bien entourés de comédiens connus: Aldo Maccione en Baron séducteur, Alvaro Vitali en garçon d'étage obsédé, Ray Lovelock en chair à Edwige et autres figures connues, la comédie ne compte pas de temps morts et on s'amuse bien, d'autant plus qu'Edwige se dévoile tout le long, propos oblige. Une bonne comédie sexy italienne. Mario Giguère

VÉRONIQUE LA MORTE-VIVANTE aka La Lunga Notte di Veronique aka But You Were Dead - Gianni Vernuccio, Italie, 1966, 1h27.

Jean-Louis, un bellâtre dont on ne sait à peu près rien, se rend au couvent ou sont morts ses parents, victimes d'un accident de la route, afin de récupérer leurs biens et constater le double décès. Sur place, une jolie nonne lui avoue avoir été le doux réceptacles des confidences de sa mère sur son lit de mort, et lui révèle qu'il est le petit-fils d'un Comte italien habitant non loin. Jean-Louis se rend aussitôt chez ce délectable grand-père et devient en très peu de temps un membre actif de la "famille", contrariant les plans de la gouvernante, qui se tapait le vieux en espérant hériter du magot à sa mort. Il rencontrera dans les abords de la villa une jolie jeune fille, la Véronique du titre, qu'il reverra épisodiquement et de laquelle il tombera amoureux...

Il n'y a pas de "morte-vivante" dans cet excellent petit film surnaturel et charmeur, mais bien une fantômette mignonne comme tout interprétée par Christina Gaioni-Jeanine, dont il paraît que c'est malheureusement le seul film en carrière. Le titre italien, LA LONGUE NUIT DE VÉRONIQUE, aurait davantage convenu à l'ensemble mais était sans doute moins vendeur... On dirait que le rythme du film est adapté à la langueur de la campagne italienne, et il est rafraîchissant de voir que les fantômes italiens n'habitent pas tous de glauques châteaux... La verdure, le calme plat des environs du film et le jazz langoureux et dissipé formant l'essentiel de la trame sonore créent une atmosphère sympathique, qui nous fait oublier la notion du temps. L'essentiel de l'action ayant lieu autour et à l'intérieur d'une villa, on pourrait presque qualifier l'ensemble de huis-clos surnaturel; quelques acteurs secondaires viennent décorer les cadres, mais la majorité des scènes tournent autour du pépé, du bellâtre, de la gouvernante et de fantômette. Difficile de ne pas sourire devant les sous-vêtements "coffre-fort" de la gouvernante libidineuse et la pudeur généralisée qui se dégage de tout ça, mais c'est en résumé un petit film bien agréable qui mérite qu'on le mentionne ici. Orloff

  Les VIERGES DE LA PLEINE LUNE aka Il Plenilunio delle Vergini aka The Devil's Wedding Night- Luigi Batzella alias Paolo Solvay avec Rosalba Neri, Mark Damon, Esmeralda Barros, 1973, Italie, 78m

On en apprend tous les jours, ici que l'anneau des Nibelungen, qui a inspiré celui du Seigneur des anneaux, existerait vraiment et qu'il donnerait des pouvoirs immenses à celui qui le possède. Karl Schiller (Mark Damon) a fait ses recherches et pense le retrouver au château du comte Dracula. Il n'aurait pas dû en parler à son frère jumeau Franz (Mark Damon) qui s'empresse d'y aller avant lui et qui rencontre la propriétaire, la comtesse Dolingen de Vries (Rosalba Neri), qui s'avère être la veuve de Dracula et qui a en sa possession l'anneau convoité. Karl arrivera-t-il trop tard pour sauver son frère ? La belle servante de l'hôtel va-t-elle réussir à lui donner son amulette qui protège de vampires ? Qu'en est-il de cette nuit tous les cinquante ans ou cinq vierges sont sacrifiées ?

Luigi Batzella n'est pas le plus renommé des réalisateurs italiens. On lui doit entre autre l'incroyable nanar qu'est Holocauste Nazi et Nude per Satana. D'autre part, il se fait tard en 1973 pour se lancer dans le gothique, en Italie comme ailleurs. Mais la présence de la ravissante Rosalba Neri rachète bien des petits films autrement oubliés, sans parler de la présence d'Aristide Massacecci alias Joe D'Amato à la photographie qui en font le meilleur film de Batzella. Sans oublier Mark Damon qui a dû s'amuser à jouer les deux frères jumeaux. Mais tout le film repose sur Rosalba Neri, ersatz de la comtesse Bathory qui se baigne dans le sang des vierges, élégante, impérieuse et pas avare de ses charmes. L'amateur d'épouvante italien reconnaîtra le château vu dans une flopée de films gothiques précédemment. On se permet de souligner l'incongruité de deux scènes ou on essaie de nous faire croire, maladroitement, que la comtesse peut se changer en une chauve-souris vampire au format humain, scènes brèves mais d'un ridicule surprenant dans un film au cachet plus dramatique. Au final, on est loin des Mario Bava ou Riccardo Freda ou bien des meilleurs films de la Hammer, soit, mais c'est une belle addition pour tout amateur de gothique.

Le dvd d'Artus offre en supplément "La Comtesse rouge" par Alain Petit, toujours bien informé et intéressant, ainsi que "La Comtesse Rosalba": un entretien avec Rosalba Neri, dont le plus grand défaut est d'être trop court. Neri a prit de l'âge avec grâce et est encore charmante et surtout elle rigole constamment, mais se rappelle peu de ce qui est le dernier film qu'elle a tourné, avant de partir faire le tour du monde en bateau pendant dix ans avec son mari. Le générique italien ainsi qu'un diaporama d'affiches et photos et les bandes-annonces de la collection complètent l'offre. Versions: français, italien et sous titres français. Mario Giguère

La VICTIME DÉSIGNÉE aka LA VITTIMA DESIGNATA aka THE DESIGNATED VICTIM aka SLAM OUT -  Maurizio Lucidi avec Tomas Milian, Pierre Clémenti, Katia Christine, Luigi Castellato, Marisa Bartoli, 1971, Italie,  1h40

Stefano Augenti (Tomas Milian), publicitaire à Milan, aux prises avec une épouse riche et possessive se voit proposer un marché criminel par Mateo Tiepoli (Pierre Clémenti), aristo hippie rencontré à Venise : ce dernier tuera la femme de Stefano et celui-ci, en échange, supprimera son frère...

Présenté à tort comme un giallo, ce film est en fait une fort classique enquête policière. L'histoire se présente comme une transposition de l'INCONNU DU NORD EXPRESS, de qui vous savez... Médiocre cinéaste, Maurizio Lucidi (L'EXÉCUTEUR, poliziesco de sinistre mémoire avec Roger Moore en hitman sicilien  ) trouve cette fois une histoire cotonneuse à la mesure de sa mollesse... La cité lacustre, vedette de plusieurs gialli de haut vol, se trouve ici assez bien mise en valeur par une mise en scène on ne peut plus contemplative. A défaut de savoir filmer l'action, Lucidi savait donc observer. La lenteur de l'intrigue permet de développer à l'envi les relations troubles (homosexualité latente en tête...) qui s'établissent entre les deux personnages principaux de cette criminelle machination. Les acteurs prennent le pouvoir, et c'est la meilleure nouvelle de ce film. Le sourcil charbonneux, le regard énigmatique, le regretté Pierre Clémenti (1942-1999), icône des films subversifs de Pasolini ou Makavejev, se montre parfait dans son rôle d'aristocrate hippie et manipulateur. Tomas Milian confirme son talent unique : acteur protéiforme, il confère une épaisseur inédite à un personnage de playboy mondain déjà vu dans des dizaines de suspenses italiens de l'époque. Classique, la machination offre plusieurs "punches" intéressants. Alors que l'étau se resserre autour de Stefano, l'on se prend d'un intérêt croissant pour l'intrigue, jusqu'à la révélation finale, que je ne déflorerai point ici... A noter que Tomas Milian chante lui-même la chanson-thème du film, composée par Luis Enriquez Bacalov. Stelvio

VIOLEZ LES OTAGES ! aka Storie di sesso e di violenza aka Femmes contre Femmes - Conrad Brueghel aka Giovanni Brusatori avec Lilli Carati, 1978, Italie

J'étais déjà en semi-érection en voyant le titre. Et rien ne s'est arrangé quand ça a  commencé, en widescreen, avec la petite musique rigolarde.  Premier et seul (à ce jour) film de Conrad Brueghel,acteur de formation, ce navet qui s'éternise a le mérite de divertir tout bon fan d'exploitation.  D'abord par sa musique, sa photographie (archi-nulle), ses acteurs et actrices (peu crédibles) et enfin son sujet.  Le sujet, c'est une perle : des femmes sauvages et sans pitié s'étant évadé de prison prennent en otage un bus plein de jeunes filles se rendant à un tournoi de tennis.  Ils s'établissent dans la maison d'un juge et à partir de là ça dégénère. Des femmes, en prison, ça fantasme, et rien de mieux que des jeunes tennis-girls pour les assouvir ! On a donc droit à une brochette de scènes savoureuses et à des dialogues à mourir de rire, qui se dirigent même à quelques reprises vers la politique de bas étage (du genre de celle dont votre beau-frère abruti peuple sa discussion). Oh bien sûr il y a quelques longueurs, mais le climat général est tout de même bien agréable pour un film "Z".  La fin est surprenante et abrupte, venant donner un coup de grâce aux cervelles qui avaient jusqu'ici résisté. Capitulez, et rendez-vous, et écartez bien les jambes, car ces effrénées girl-scout ne cherchent qu'une chose : VIOLER LES OTAGES ! Orloff

WARBUS II aka AFGHANISTAN: LAST WAR BUS aka WAR BUS COMMANDO aka WARBUS 2 aka AFGHANISTAN CONNECTION - Pierluigi Ciriaci, 1989, Italie

Johnny Hondo, commando d'élite en mission en Afghanistan, dégomme du méchant soviétique, élimine des méchants enturbanés et sauve des officiers américains en faisant traverser le désert à un vieux bus scolaire blindé à la va vite. Mark Gregory, qui avait déjà tourné pour Ciriaci dans DELTA FORCE COMMANDO, incarne ce héros sans envergure avec une certaine aisance et fait ce qu'il peut pour donner à l'ensemble un poil de dynamisme. Mais ce dernier ne se fait sentir que lors de la séquence d'ouverture pour rapidement s'évaporer au profit d'une grande platitude. Pire, le scénario intègre un jeune enfant afghan désireux de s'américaniser et qu'Hondo prendra sous son aile. Pire encore, le cheval du gamin qui fut très triste de devoir s'en séparer rejoint son jeune maître dans un happy end déconcertant! Autrement dit, on a affaire à un film de gonzesse travestit en sous RAMBO fauché. Le film n'entretient aucun rapport avec le premier WARBUS réalisé par Ferdinando Baldi qui se déroule au Viet Nam, si ce n'est la présence d'un bus scolaire... Kerozene

WATCH ME WHEN I KILL aka The Cat With the Jaded Eyes aka The Cat's Victim aka Il Gatto Dagli Occhi di Giada - Antonio Bido, 1977, Italie, 1h35

Un sympathique pharmacien de quartier a la gorge tranchée un peu avant l'heure de fermeture de son commerce. Une femme qui passait par-là avec son mal de tête entend la voix du tueur. D'autres gens sont tués, et le petit ami de la femme en question, détective privé de son métier, décide d'élucider le cas. Toutes les victimes ont des points communs; elles sont toutes originaires de la même petite ville italienne et ont toutes été membres d'un jury pour une affaire de meurtre. Pourquoi meurent-ils ?

Voici un giallo fort honnête d'Antonio Bido, qui a été distribué en Amérique du Nord en version coupée sous le titre WATCH ME WHEN I KILL, qui n'est pas sans rappeler la dernière scène du film. Le tueur, comme presque tous les tueurs italiens, a une musique thème obsédante qui résonne chaque fois qu'il s'apprête à frapper.

Les scènes de meurtre sont généralement bien tournées (quoique confuses à quelques occasions, comme lors de la première tentative d'assassinat sur la jeune femme - une fort jolie Paola Tedesco) et certaines d'entre elles sont d'une parfaite maîtrise, comme quand l'assassin étrangle un pauvre type dans son bain. Le climat d'angoisse est parfois carrément suffocant, et de nombreuses "fausses peurs" bien senties viennent ponctuer le récit. Les personnages ne sont toutefois pas très attachants, mis à part le sosie de Benicio Del Toro qui a le premier rôle, et la petite vieille qui ne songe qu'à dormir. Recommandez-le à vos amis. Orloff

WEEKEND MURDERS aka Concerto per pistola solista - Michele Lupo, 1070, Italie

Plein de grosses rapaces se réunissent dans une villa pour trouver un killer. tsé genre Agatha Christie and her cookies? Incluant en frontispice (what?) un facteur en bicyclette sous une musique "carry on" . dou dou dou tou tou dou dop . "well hi siree bop bop . rubbish!"

Sti - giallo poche. 

Une co-production italo-britannique ??? what ??? 

0/10  Mouni

WEREWOLF IN A GIRL'S DORMITORY aka Lycanthropus, 1961, Italie/Autriche 

Une école de réforme pour méchantes filles est l'objet d'attaques monstrueuses. S'agit-il d'un loup ou d'autre chose ? Le nouveau professeur, rejeté du corps médical est-il un loup-garou ? Le libidineux homme à tout faire ? Le riche donateur de l'école qui était victime de chantage par la première victime ? La femme de ce vicieux ?

Après plein de petits films américains aux scénarios prévisibles, qu'il fait bon de retourner à un bon scénario d'Ernesto Gastildi, avec une foule de seconds rôles que l'on retrouvera dans plein de giallos classiques. Aucun temps mort, un nombre limité de lieux, des sous-intrigues bien amenées, bref, un bon moment de cinéma italien et plein d'acteurs que l'on retrouve avec plaisir. Une belle surprise. Mario Giguère

Attiré par le titre et le prix modique, je me suis procuré ce film qui était jumelé à Blood Creature sur un DVD double. Je ne le regrette pas. Cette histoire de loup-garou se déroulant entre les murs d'une école de réforme pour filles ne m'a pas ennuyé une seconde. L'intrigue est construite à la façon d'un "whodunit", c'est-à-dire qu'il est possible pour nous de s'amuser à tenter de deviner l'identité de la bête parmi le personnel de l'institution. Chose qui n'est pas si facile à faire cependant, étant donné qu'à peu près tout le monde devient suspect à un moment ou l'autre.

Bon, le maquillage de loup-garou manque peut-être de poils, mais le résultat est tout à fait acceptable, tout comme l'interprétation dans son ensemble. De la distribution, on retiendra entre autres noms ceux de Barbara Lass, ex-Mme Polanski (!), et Luciano Pigozzi, un sosie italien de Peter Lorre.

Le noir et blanc de l'image ajoute à l'atmosphère et on a même droit à quelques moments de suspense nocturne. De plus, Werewolf in a Girls' Dormitory possède même sa propre chanson thème au titre assez cool: The Ghoul in School ! Pas mal pour une 2e partie de DVD. Blobula

WEREWOLF WOMAN aka La Lupa mannara aka La LOUVE SANGUINAIRE - Rino Di Silvestro, 1976, Italie     

Une jolie demoiselle, descendante directe d'une louve-garou légendaire, attaque les hommes qui tentent d'avoir des relations sexuelles avec elle lors des nuits de pleine lune.

Un film d'horreur surprenant par sa qualité, avec son titre et son sujet, on pouvait s'attendre au pire, mais on se retrouve avec une oeuvre au scénario accrocheur qui tient en haleine jusqu'à la finale, qui est d'ailleurs un peu décevante. Les acteurs donnent d'excellentes prestations, particulièrement la comédienne interprétant le rôle-titre. Les scènes violentes vont plairent aux amateurs de gore, bien qu'ils soient peu nombreuses et jamais gratuites. Bref, c'est un excellent film d'horreur italien qui plaira aux amateurs.

A noter que le DVD a le mauvais "aspect ratio", ainsi l'image est coupée durant certaines scènes. C'est frustrant, mais ça n'a pas nuit à mon visionnement pour autant. Oncle Freak

La descendante d'une Louve-Garou moyenâgeuse brûlée par les paysans pète les plombs à chaque fois que y a de la baise dans l'air. Effectivement, traumatisée dans son enfance par un viol, elle est un peu maboule, et s'est montée un stress sur le sexe au grand dam de son père. Du coup, lorsqu'elle surprend sa soeur au pieu avec son mari, elle devient dingue et commence alors une suite d'agressions et de déchiquetage à l'égard de tout ce qui bouge.

Est-elle vraiment possédée, ou simplement dingue? A nous de nous faire notre opinion.

J'ai trouvé ce film assez sympa, avec un mélange très prononcé de sexe (pratiquement softcore par moment), et de gore à petits moyens. La fille, Annik Borel, n'est plus toute gamine, mais a un corps à faire bander un moine, et on enchaîne allègrement, foufounes à l'air et dévorage de carotide. Nettement regardable, sans être essentiel. Franfran

WEST AND SODA - Bruno Bozzetto,  Direction de l'animation Guido Manuli, 1965, Italie, 86m

Un petit village de l'Ouest américain est sous la domination d'un homme riche et malhonnête qui a à son service deux tireurs redoutables, Salsifi et Ursus. Une jeune femme, Clémentine, est propriétaire d'un ranch convoité par le richard et donc, Ursus et Salsifi cherchent à aider leur patron à gagner ses faveurs. Clémentine se montre cependant intransigeante, ce qui force Ursus et Salsifi à employer la force pour la contraindre. Surgit alors un cavalier solitaire, Johnny, porteur d'une pépite d'or qui suscite la convoitise des hommes de main du richard. Malgré que Johnny soit réfractaire à l'usage des armes à feu, il tient tête à Ursus et Salsifi et défend même Clémentine contre leurs manoeuvres pour la forcer à vendre son ranch. Le richard ordonne alors à ses deux tireurs de mettre le feu au ranch de Clémentine. Suite à cet évènement, Johnny se décide à surmonter ses complexes et à reprendre les armes pour affronter le richard et ses deux hommes de main contre lesquels il se révèlera un fameux tireur d'élite.

Bien connu comme créateur de la série d'animation des aventures de M. Rossi, Bruno Bozzetto a conçu un premier long-métrage en dessins animés qui parodie le genre western-spaghetti avant même qu'il n'atteigne son sommet de popularité. Les clichés du genre y sont traités avec verve et humour dans un rythme d'ensemble sympathique et gentillet. La forme des dessins est simplifiée et possède un style angulaire à l'opposé des créations de Walt Disney, tout en faisant un bon usage de la couleur et du mouvement allègre pour renforcer le ton parodique du scénario. La musique semble avoir été composé par un fan de Morricone. Une belle galerie de personnages communs, tous représentatifs du western, complète admirablement le tableau, particulièrement les animaux qui ont l'occasion de livrer quelques apartés drôles et délectables. D'ailleurs, le niveau comique est maintenu de façon constante du début à la fin et ne manquera pas d'amuser aussi bien les enfants que les adultes. À Montréal, la seule copie vidéo disponible figure parmi les films les plus visionnés et n'est pratiquement jamais disponible pour la location: signe qu'il s'agit d'un film-culte à voir. Mathieu Lemée

 

WHO SAW HER DIE ? aka CHI L'HA VISTA MORIRE ? - Aldo Lado avec George Lazenby, Anita Strindberg, Adolfo Celi, Nicoletta Elmi, 1972, Italie, 1h34

Franco Serpieri, sculpteur installé à Venise, reçoit la visite de sa fille Roberta. Un soir, l'enfant ne rentre pas à la maison. Son corps est retrouvé le lendemain, noyé dans un des canaux de la ville. Alors que la police baisse les bras devant ce crime, Franco, qui se sent responsable de la disparition de sa fille, se lance à la recherche du coupable. La quête sera sanglante et difficile...

Assistant-réalisateur de Bernardo Bertolucci, Aldo Lado signait là son deuxième long-métrage, un giallo très classique respectant à la lettre toutes les règles du genre : tueur masqué, meurtres à l'arme blanche, duplicité des personnages, secrets bien gardés jusqu'au jour où... Comme OMBRES SANGUINAIRES (SOLAMENTE NERO aka THE BLOODSTAINED SHADOW) d'Antonio Bido, le film tire grand parti de l'aspect naturellement mystérieux de la cité lacustre (d'autant que l'histoire se passe durant l'hiver). La photo joue habilement sur les contrastes entre intérieurs écarlates et extérieurs brumeux. L'interprétation est à la hauteur : George Lazenby montre qu'il pouvait jouer autre chose qu'un Bond aussi "séduisant" qu'éphémère, Adolfo Celi compose comme souvent un notable antipathique, Anita Strindberg est belle (ah, ces yeux immenses...!) et la petite Nicoletta Elmi (LA BAIE SANGLANTE, EMILIE, l'ENFANT DES TÉNÈBRES, LES FRISSONS DE L'ANGOISSE) fait montre d'une présence étonnante dans ses quelques scènes. La bande-son d'Ennio Morricone s'ordonne principalement autour d'un chœur enfantin et n'est pas pour rien dans la sensation d'angoisse distillée par ce remarquable giallo. WHO SAW HER DIE ? fait partie des 4 films rassemblés par Anchor Bay Entertainment dans le coffret "The Giallo Collection", un must pour les amateurs du genre ! (Principal bonus : une interview d'Aldo Lado, assez truculent et sympathique, à ne surtout pas regarder avant le film - spoilers...) Stelvio

En France, en 1968, une jeune fille rousse se fait tuer brutalement à coups de pierre par une mystérieuse personne vêtue de noir et portant un voile sur le visage.

1972, le sculpteur Franco Serpieri (George Lazenby) vit paisiblement à Venise, séparé de sa femme qui se trouve à Londres (Anita Strindberg, sublime). Leur fille, jeune rouquine au visage souriant, vient lui rendre visite. Mais alors que le père s'adonne au plaisir de la chaire en compagnie de sa maîtresse, cette mystérieuse personne vêtue de noir assassine la petite fille. Empreint de culpabilité, Franco se met en tête de découvrir qui est l'assassin de sa fille. Son enquête lui fera découvrir l'inimaginable.

Sympathique giallo de Aldo Lado, prenant comme cadre la superbe Venise, ses canaux, ses pigeons et surtout ses ruelles escarpées, WHO SAW HER DIE? distille une ambiance assez étrange. Le récit évolue dans une Venise moite et oppressante de laquelle le ciel n'est vu que très rarement, donnant ainsi une impression d'humide claustrophobie. Lazenby est assez bon dans son rôle d'artiste moustachu et mène l'enquête de façon assez adroite. Cependant la mise en scène de Lado ne parvient pas à passionner le spectateur par l'enquête justement. Les pistes, vaguement brouillées, permettent surtout de croiser une galerie de personnages suspects dans laquelle se dissimule bien entendu la personne responsable des meurtres. Heureusement, l'enquête fait découvrir au héros d'autres éléments réjouissants. Le film est constamment hanté par la musique d'Ennio Morricone, un choeur féminin aux voies aiguës oppresse et va même jusqu'à obséder le spectateur qui se verra fredonner ce petit air effrayant longtemps après le visionnement du film. WHO SAW HER DIE ? est un giallo intéressant, mais pas une grande réussite pour autant. Kerozene

ZOMBIE 3 aka Zombie Flesh Eaters 2 - Lucio Fulci/Bruno Mattei, 1988

J'ai finalement pu finir ce film que j'avais commencé il y a de ca un méchant bout pour cause de cassette endommagée, ou de copie merdique. Fulci l'a commencé pis Mattei l'a fini. Je me demande a quel moment est-ce que Mattei a pris les choses en main, car cela ressemble pas mal plus a du Mattei qu'a du Fulci. J'ai trouvé que c’était un mix de 3 films de Dawn, Night of the zombie et même de the Crazies par moment. Pas nouveau le fait que ce soit un virus qui contamine et que l'armé a encore d'affaire dans ça. Un bon divertissement mais pas plus, sans oublier quelques scènes assez gorifiques. Et la tête qui sort d'un frigo tout en volant pour aller mordre une innocente victime, assez comique. Cré Lucio...eee Bruno???  Rana

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DARIO ARGENTO

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