
mise à jour le 14 août 2009
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MACHINE
GIRL aka Kataude mashin gâru - Noboru Iguchi Avec Asami,
Honoka et Yûya Ishikawa, 2008, Japon |
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La MAISON DES PERVERSITÉS aka The WATCHER IN THE ATTIC aka Edogawa Rampo ryoki-kan: Yaneura no sanpo sha - Noboru Tanaka, 1976, Japon Dans le Tokyo de 1923, la bourgeoise désabusée Madame Sayanomiya (bellissime Junko Miyashita) s'envoie en l'air dans une petite maison de quartier avec un clown embauché par son propre chauffeur. Et c'est parce qu'elle sent la présence d'un alter-ego voyeur dissimulé dans le grenier, que va se déclencher en elle une vague de pulsions meurtrières censée la sortir d'un morne quotidien que le sexe ne suffit plus à égayer. Si cette adaptation d'Edogawa Rampo pour le compte de la Nikkatsu est assurément tordue de par la personnalité perverse de ses personnages principaux et comporte quelques scènes hautement décalées - comme celle où le chauffeur de Madame se déguise en chaise afin de lui faire l'amour lorsqu'elle vient s'y asseoir (!) - elle n'en demeure pas moins esthétiquement très élégante. Il s'en dégage d'ailleurs une sorte d'atmosphère feutrée. Feutrée, mais sulfureuse à la fois. Sur un rythme posé, le cadre cinémascopé suit donc les aventures extraconjugales moites de cette femme qui ne semble pas être à sa place dans un monde qui l'ennuie. Une situation étrangère à son statu social, puisque le mystérieux voyeur du grenier qui la fascine est un homme sans emploi que la vie indiffère complètement. Les cibles de ce couple improbable se situent au sein de leurs proches, leurs voisins; des représentants de tout ce qu'ils ne sont pas. Du matérialiste bedonnant au religieux pervers, de l'artiste solitaire au romantique transi d'amour, tous sont alors à la merci de leur misanthropie commune qui finit par s'épanouir dans un élan destructeur aux conséquences insoupçonnées. Voila une bien étrange histoire, une anti-romance un rien morbide contradictoirement transportée par des scènes érotiques qui font mouche, un film aux propos nihilistes qui pourtant saura raviver quiconque grâce à la présence de la divine Junko Miyashita... Des fois, je voudrais être une chaise. Kerozene |
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MALICE@DOLL - Keitarou Motonaga - 2000, Japon Malice est une Doll, une prostituée mécanique créée pour assouvir les sombres plaisirs érotiques des Hommes. Un matin, elle se réveille d'un sommeil agité pour découvrir qu'elle est devenue humaine et que son baiser a le pouvoir de transformer ses semblables en créatures organiques. Elle va alors tenter de trouver la raison de son étrange métamorphose. Du scénariste d'EVIL DEAD TRAP 2 nous vient cette animation CGI avec un scénario intriguant mais qui devient rapidement très ennuyant. On trouve le temps pas mal long en voyant Malice faire la tournée de ses copines pour les embrasser et l'absence totale d'explications réelles sur les événements du film devient une frustration pour le spectateur. Malgré sa courte durée, à peine 75 minutes, le récit est plein de temps mort où il ne se passe absolument rien. L'animation en soit n'est pas très belle, les personnages sont bien trop plastiques pour être contemplés et cela nuit énormément au visionnement. Il y a quand même de jolis décors, mais ce n'est pas assez pour sauver ce gros échec informatique. Oncle Freak |
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MAREBITO aka The Stranger From Afar - Takashi Shimizu, scénario Chiaki Konaka avec Shinya Tsukamoto, Tomomi Miyashita et Kazuhiro Nakahara, 2004, Japon, 92 m, couleur/Betacam Un caméraman d'une équipe de la télévision filme par accident un suicide violent dans le métro. Il deviendra obsédé à essayer de comprendre qu'est-ce que le suicidé avait vu de si terrifiant avant de se donner la mort. Cette recherche l'amènera à parcourir le Tokyo souterrain où il rencontrera un univers qu'il ne soupçonnait pas et fera une étrange rencontre. Ce nouveau film de Takashi Shimizu (Ju-on) traite encore une fois de "fantôme japonais" mais cette fois-ci c'est matiné à la sauce Lovecraft. Le film est très intéressant et devrait plaire. Du coté technique, l'utilisation de la vidéo digital et d'un format différent plus cheap pour illustrer les images pris avec l'aide d'un caméscope, me laisse assez perplexe. J'aurais aimé mieux avoir un mélange de la pellicule 35 mm et du format digital. Le film est violent, sanglant, exploite la sexualité sous un mode trouble et nous gratifie de bonnes scènes de cannibalisme où le sang est sucé avec appétit. La fatigue que j'ai eu d'avoir trop épuisé ma tête à essayer de comprendre et d'analyser L'INTRUS, le nouveau film de Claire Denis et le fait d'avoir travaillé quelque chose comme 45 heures en 3 jours et demi a donné que je cognais des clous vers la fin de la projection. Dommage! Je n'ai pas apprécié le film à sa juste valeur mais c'est certain que je veux le revoir 1 jour. Oncle Freak a sûrement une opinion plus juste du film que moi, lui, il a au moins été en mesure de voir la dernière image. Black Knight Que fait Takashi Shimizu lorsqu'il ne nous emmerde pas avec ses suites, ses remakes, ses suites de remake et ses remakes de suites de THE GRUDGE ? Et bien il nous emmerde avec MAREBITO, un " quicky " tourné sur huit jours en DV et dans lequel Shinya Tsukamoto incarne un type qui ne connaît le monde qu'au travers la lentille de son caméscope. Fasciné par la peur, il découvre que le métro de Tokyo renferme d'étranges créatures issues d'un monde sous-terrain qu'il ne tarde pas à découvrir au hasard d'un passage dans les bas-fonds dudit métro. Dans cet univers que l'on aurait voulu découvrir plus en détail, il découvre une femme nue enchaînée et apeurée qu'il ramène chez lui... Et Shimizu de nous asséner de grands coups de valium sur le coin de la face avec un film au pitch intriguant mais au résultat tristement fatal. L'avantage du film réside dans le fait qu'il tente une nouvelle approche du cinéma d'épouvante nippon en évitant de nous livrer un nouveau clone de Sadako et en tentant une approche quelque peu philosophique du thème de la fascination malsaine, mais cela ne suffit malheureusement pas à en faire un film intéressant et a même plutôt tendance à nous prendre le chou avec des propos aussi vain que prétentieux. Ajoutez à cela un rythme mollasson que les excès de violence et d'automutilations finales ne parviendront en aucun cas à rattraper, et vous obtiendrez un produit difficilement consommable. Ce film constitue l'un des quatre titres de la série Horror Bancho initiée par une société appelée Euro Space. Kerozene Attention, évitez de lire si vous n'avez pas encore vu le film. Matsuoka est un obsédé de l'image. Cameraman de profession, il examine à répétition la scène d'un suicide en direct pour comprendre d'ou vient la terreur lisible dans le regard du dépressif. Lorsqu'il croit savoir, il prend deux décisions: descendre dans les sous-sols de la ville et secundo cesser de prendre son prozac. Erreur. Lorsqu'il découvre les montagnes de la folie alias The Mountains of Madness, la référence semble directe avec Lovecraft, mais on retiendra celle, plus simple, de la folie. Il fait aussi référence à Richard Shaver en disant tout simplement: Shaver avait raison. Richard Shaver écrit après la deuxième guerre mondiale une longue lettre au magazine Amazing Stories. L'éditeur Ray Palmer retravaille le texte et le présente comme basé sur des faits vécus. Ce qu'on appellera désormais le mystère Shaver est la découverte d'un monde souterrain ou sévissent les Deros, que l'on verra dans le film, les descendants décadents d'une race d'anciens, de l'Atlantide ou de Lemuria, qui vivent au centre de la terre, craignant les radiations du soleil. Shaver prétend avoir entendu les scènes d'orgie et de torture de ces êtres qui nous espionnent constamment et qui sont responsables de nos malheurs. On sait que Shaver a passé un certain temps en institution psychiatrique et ses récits ont tout du délire schizophrénique paranoïaque. La jeune dame, qu'il appelle simplement F, ne parle ni ne mange ou boit et n'est réveillée que trois heures par jour. Matsuoka est harcelé par un homme en noir qui le somme de retourner la jeune dame s'il ne comprend pas comment s'en occuper. Les indices s'accumulent et il appert que la voisine que Matsuoka surveillait est son épouse, qu'il ne reconnait pas et que F est en réalité Fumiki, leur fille. Le réalisateur n'hésite pas à nous montrer que cet inconnu qui vient de parler au protagoniste n'est tout simplement pas dans la cabine téléphonique d'ou il est censé avoir répondu à son appel. Plus intriguant, mais plus évident après coup, la dernière randonnée de Matsuoka dans la ville montre une vision objective ou les badauds ont des effets éclairs vidéos qui accentuent le décalage du personnage de la réalité. Loin d'une oeuvre Lovecraftienne, MAREBITO est plus proche de RÉPULSION de Polanski que de DAGON de Stuart Gordon. À partir des délires d'un auteur connu pour ses théories étranges sur les habitants du centre de la terre, Shimizu nous offre une descente aux enfers dans la psyché d'un personnage dérangé. On imagine avec difficulté la vie tragique de cette jeune femme et de ce qui a pu la mener dans cet état. Je ne connaissais pas Richard Shaver, mais le film m'a amené à me renseigner sur l'homme, ce qui permet d'éclairer le film sous un angle nouveau et différent. À découvrir ou à redécouvrir. Mario Giguère |
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MEATBALL MACHINE - Yudai Yamaguchi et Jun'ichi Yamamoto, 2005, Japon Des bibittes façon "THE HIDDEN" prennent possession du corps de leurs victimes pour se nourrir de leurs douleurs et pour ensuite les contrôler à la manière de TETSUO: THE IRON MAN. Et tout cela dans le but qu'ils s'affrontent afin qu'il n'en reste qu'un seul. Le film est, en fait, un prétexte pour présenter des scènes gore et de transformations démentes. Il y a, de plus, un brin d'humour avec un jeune homme qui est timidement amoureux d'une jeune fille tout aussi timide que lui et tous les deux finissent comme cela ! L'amour naissant triomphera t'il ? Tout ce sang est largement agréable à voir. Mais, tout comme, un chewing Gum... Le goût disparaît rapidement, devient fade et est rapidement jeté après la consommation. 5.9/10 Black Knight |
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Les MENOTTES ROUGES aka ZERO WOMAN : RED HANDCUFFS aka ZEROKA NO ANNA: AKAI WAPPA aka L'AUBERGINE ETAIT PRESQUE FARCIE - Yukio Noda, 1974, Japon L'AUBERGINE ETAIT PRESQUE FARCIE, vous connaissez ? Non ? Et bien apprenez qu'il s'agit du titre originellement utilisé en France pour l'exploitation du film LES MENOTTES ROUGES. Un titre peu utilisé finalement car le film fut interdit à cause de son contenu sulfureux. Qui donc aurait pu imaginer voir un gars de faire flinguer la bite ou une fille se faire violer par un gang de salopards crapuleux derrière ce titre à peine digne d'une comédie de Max Pécas ? Pas moi en tout cas. LES MENOTTES ROUGES raconte l'histoire d'une policière portée sur la couleur rouge. Elle s'habille en rouge, porte du rouge à lèvre rouge, possède un pistolet rouge et, bien sûr, une paire de menottes rouges. Une paire de menottes qu'elle utilise d'une bien étrange façon, puisque pour achever ses victimes, elle propulse les lourds bracelets dans les airs pour étrangler et déchirer la gorge des bad guys dans des geysers sanglants. Après avoir purgé une courte peine pour avoir exécuter un diplomate queutard assassin, elle se voit proposer un job top secret : récupérer la fille du futur Premier ministre récemment kidnappée et éliminer les ravisseurs ainsi que tout civils ayant connaissance de l'affaire... Et Yukio Noda (auteur de la série DELINQUENT BOSS - FURYO BANCHO) de nous livrer un monument de perversité, d'érotisme froid et de violences brutales portée sur le bondage, avec la boudeuse et jolie Miki Sugimoto qui a la particularité de faire la moue lorsqu'elle se fait violer. Par moment excessivement violent et gore, le film suit la mouvance lancée par LA FEMME SCORPION: du film noir ultra-violent à propos féministe mais dans lequel les femmes se font maltraiter, violer, fouetter, torturer et humilier. En résumé: du féminisme à la japonaise. Les similitudes avec LA FEMME SCORPION ne sont d'ailleurs pas surprenantes puisque ce film a en commun avec LES MENOTTES ROUGES le fait d'être adapté d'un manga de Tooru Shinohara. De plus on retrouve les mêmes scénaristes ainsi que le même compositeur... comme quoi, le féminisme, ça inspire. Vingt ans plus tard commença la série des ZERO WOMAN, une série de V-Cinema directement inspirée des MENOTTES ROUGES et qui compte au moins sept épisodes à ce jour. Kerozene |
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Dans le Japon féodale de l'ère Tokugawa, les démons sont la crème de l'espionnage. Formés durant des années par un professeur tyrannique, le visage dissimulé en permanence par des masques aux faciès monstrueux, ils sont une demi-douzaine de jeunes prêts à servir le Shogun au péril de leur vie. Après avoir subit un entrainement pratiquement inhumain leur ayant appris l'art de tuer, de se cacher mais aussi de séduire (la seule fille du groupe en fait malheureusement les frais au prix de sa virginité), ils se voient confier la mission de découvrir un arsenal et de le détruire. C'est sans compter sur le Seigneur Shogen, le chasseur de démons qui se promet de les réduire à néant.... Après un début prometteur montrant les ados masqués finir leur formation dans la douleur et dans le sang, le film emprunte son rythme de croisière et enchaîne les scènes d'action gores avec une certaine frénésie. Bras tranchés, geysers de sang, hurlements gutturaux, on peut dire que cette bande est plutôt généreuse en matière de tueries barbares. Malheureusement, tout cela est assez mal construit et pour ne rien arrangé, plusieurs scène sont tournées dans la pénombre - voire le noir le plus complet - et sont donc difficiles à suivre (en particulier une scène où plusieurs personnes sont prises au piège dans un couloir dont les murs et le sol sont truffés de lames tranchantes). Il n'y a rien de tel pour faire décrocher le spectateur qui fini par se désintéresser d'un récit définitivement trop confus. Il ne reste plus qu'à se contenter des images, avec l'espoir qu'elles ne soient pas trop mal éclairées. Voila qui est bien décevant, surtout que la trame de base a un potentiel énorme. Kerozene |
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MIRROR MAN REFLEX - Kazuya Konaka avec Ryo Karata, Yuko Ito, Miku Ishida, 2006, Japon, 105m Mirror Man est une série télévisée de 1971 produite par Tsuburaya, la maison mère d'Ultraman. Le monde de Mirror Man est plus sombre, impliquant une lutte contre des envahisseurs utilisant des monstres pour dominer les planètes. En 2006 est produit un film pour souligner le 35ème anniversaire de la franchise. Comme Ultra Q the Movie ou le récent film mettant en vedette Gigantor, le film adopte un ton tout ce qu'il y a de plus sérieux pour ce qui était à l'époque une série destinée aux enfants. Le résultat est plutôt lourd et la forme en opposition avec le matériel d'origine. On suit donc le fils du Mirror Man original, un ancien mercenaire qui passe ses soirées à diffuser des messages cryptiques en radio pirate. Une scientifique qui essaie de déchiffrer les inscriptions sur un miroir antique va par hasard réveiller le miroir qui n'est autre qu'une porte vers l'univers derrière le miroir. À l'aide de la fille ressuscitée de son frère, il devient Mirror Man, combattant les forces maléfiques qui viennent du monde des esprits. Basé sur des mythologies nippones, le scénario est très verbeux, laissant peu de place aux scènes de combats, par ailleurs bien menées. Du héros ancien mercenaire à la fille déjà morte, il est aussi difficile de s'identifier aux personnages. Il est surprenant de voir le film bercé par une musique jazz, quand on pas pas carrément droit à du heavy metal durant les combats. Le tout pratiquement perpétuellement de nuit, parce qu'il faut toujours se rappeler que l'histoire est sombre. Dans ce type d'exercice consistant à rendre plus adulte un matériel qui ne l'était pas, Ultraman Nexus, le film, tout en étant pas parfait, frappait plus la cible. N'empêche qu'il est intéressant de voir le résultat d'une approche somme toute rare et de côtoyer une mythologie japonaise qui nous est inconnue. Mario Giguère |
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Le
MOINE SACRILEGE aka PRIEST KILLER aka THE EVIL PRIEST aka WICKED
PRIEST - Kiyoshi Saeki Avec Tomisaburo Wakayama, 1968, Japon, Une
production Toei. Produit par la Toei, LE MOINE SACRILEGE est le premier film des aventures de Shinkai, personnage qui reviendra trois fois supplémentaires entre 1968 et 1970, toujours sous les traits de l'impressionnant Tomisaburo Wakayama, futur interprète du ronin assassin de la saga BABY CART. Si le personnage central du film est éminemment déglingué mais extrêmement attachant, le film en revanche s'avère un peu trop posé. On est loin en effet des excès sanglants d'un Baby Cart ou ceux sexuels d'un Hanzo. LE MOINE SACRILEGE s'avère plus classique, plus carré et se pose comme le lien entre le cinéma classique des années 1950/60 et celui plus radical des années 1970. Mais ce qui pêche le plus dans le film de Kyoshi Saeki est peut-être son humour un peu balourd qui va même jusqu'à faire penser au trois Stooges. Un faute de ton limite impardonnable heureusement rarement présente mais incompatible avec son personnage. Il n'empêche que LE MOINE SACRILEGE est un film intéressant, ne serait-ce que pour la présence de Wakayama, comme d'habitude impérial, même lorsqu'il fait le guignol. Kerozene |
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the MYSTERIANS aka PRISONNIÈRES DES MARTIENS aka CHIKYU BOEIGUN aka WELTRAUM-BESTIEN - Inoshiro Honda, avec Kenji Sahara, Yumi Shirakawa, Akihiko Hirata, Momoko Kochi, et un kaiju sensible nommé Mogera, 1957, Japon Au Japon, des phénomènes sismiques étranges alertent l'armée et les savants : des arbres s'enflamment inexplicablement aux abords d'un village, et plus loin c'est un véritable glissement de maquette, euh non, de terrain. Dans la salle, sauf pour les incorrigibles retardataires comme les adeptes du dernier piti pipi juste avant que ça commence, le doute n'est plus permis depuis le générique qui a montré une théière dominant la planète. D'autant qu'une musique plombant de lents coups de tambours inquiétants le suggère aussi : les choses ne vont pas aller en s'arrangeant pour nos voisins nippons. En effet, au bout du premier quart d'heure apparaît sur les lieux d'un cataclysme un bipède bedonnant à tête d'oiseau, costumé en papier alu. Aussitôt, les gros plans des personnages alentours montrent des visages qui lèvent ostensiblement les yeux en l'air, puis comme pour conforter son échelle, le monstre dégage une jeep en carton d'un extérieur nonchalant du pied droit : pour sûr, c'est une masse c'est du kaiju tout neuf. On s'attend presque, s'il se retourne, à découvrir encore agrafée dans son dos la petite étiquette " made in toho ", signe éminent de qualité puisque la firme Toho est par exemple la seule dans le monde entier habilitée à labelliser une viande d'origine certifiée cent pour cent pure Godzilla. Les cinéphiles convaincus que le kaiju est le meilleur ami de l'homme sont alors trahis par le scénario et les militaires qui, à coups de charges sournoises d'explosifs, l'expédient en moins de dix minutes à son autopsie par les savants, lui laissant à peine le temps d'envoyer des jolies lueurs bleues par ses yeux qui clignotent pour enflammer des bâtiments ou de faire détaler devant lui les populations comme des fourmis.
De
fait, sniff, ce sera la seule apparition du kaiju, re-sniff,
celui-ci se révélant au décapsulage un simple
outil robotique téléguidé par les "
mystériens ", des envahisseurs extraterrestres qui ont
réussi à squatter un pré pour implanter une
base. A partir de celle-ci, ils dicteront leurs exigences croissantes
d'occupants aux japonais, qui bien entendu ne vont pas se laisser
piétiner trente hectares de leur herbe aussi poliment (ben
tiens, déjà quand on voit la flambée du
marché de l'immobilier avec tous les habitants serrés
sur leur île là-bas). Les évènements,
relatés avec ce ton encore complètement sérieux
de la première époque des kaijus, s'aggravent alors
définitivement en une " guerre des mondes " Célèbre au Japon, quatrième film de genre prolongeant encore le succès de son Godzilla pour Inoshiro Honda, sa tournure science-fiction le classe parmi les fondateurs d'un genre, dérivé du " kaiju eiga " (" film de monstres "), appelé là-bas le " ese-fu eiga " (" film de SF "). Par curiosité, j'ai vérifié le contexte historique de l'époque : alors qu'en conclusion de la seconde guerre mondiale, le Japon avait capitulé à la suite des bombardements atomiques, le film est réalisé pendant la période charnière entre la fin de l'occupation par l'armée américaine et la mise en place de nouveaux traités de paix internationaux. Ainsi, on n'est pas surpris de retrouver un fond pesamment moraliste et utopique, qui dénonce la crainte de l'invasion étrangère, le risque atomique, la revendication d'un espace vital, la préservation d'une pureté de la race, les abus de l'occupation, la science sans éthique, la diplomatie fourbe, et qui exhorte par ailleurs au pacifisme, à l'union des nations dans leur intérêt commun et particulièrement celui de la défense, ou qui évoque enfin les enjeux de la course aux armements voire de la conquête spatiale. Pour ce spectacle tous publics, des effets on ne peut plus fifties aux chouettes couleurs emballent tant les combats que les déambulations du kaiju et les catastrophes naturelles. Contrairement à son extérieur franchement maussade, l'intérieur de la base des mystériens tiendrait encore la comparaison dans un épisode de star trek. En revanche, moins impressionnants pour des extraterrestres, les mystériens eux-mêmes ressemblent quand même clairement à des humains à peine déguisés dans leurs casques intégraux de motards à bec d'oiseau sur des lunettes de soleil, avec leurs capes multicolores taillées dans les rideaux, leurs bottes en plastique et leurs pistolets à eau. En même temps, ça crédibilise qu'ils puissent exiger que les terriens leur remettent des femmes pour régénérer leur race - d'où le titre alternatif " prisonnières des martiens " - vu que l'accouplement semble morphologiquement plausible dans toutes les positions du kamasoutra entre les deux espèces. Enfin, les formidables savants ont découvert dès le débarquement des mystériens qu'ils provenaient en réalité de la planète mystéroïde : ouf, on a échappé à une invasion par des hémorriens ! Et pour les fans frustrés par la prestation timide du robot kaiju, hélas craintif des pétards, il " répond " au nom de Mogera (façon de dire, car au fait, a-t-on pensé à lui scotcher des oreilles ?) et sera reboulonné en 1995 pour batailler contre Godzilla himself. Bigeyes Au Japon, de curieux incidents se produisent laissant perplexes les savants. Surgit alors une sorte de pingouin métallique géant qui détruit tout sur son passage. Des habitants de la planète Mysteroid se font alors connaître et menacent de détruire la Terre si leurs demandes ne sont pas satisfaites. Après plusieurs discussions, les savants de toutes les nations travaillent alors ensemble avec les Japonais pour trouver un moyen de détruire les dangereux "Mysterians". La bataille entre la Terre et Mysteroid peut donc commencer. Aaaah!!! Qu'il était bon cette période des années 50-60 où le cinéma japonais partait dans toutes les directions possibles pour nous offrir des films de science-fiction délirants et amusants. Ce petit échantillon du fameux créateur de "GODZILLA" fait justement partie de cette catégorie disjonctée. On commence par l'attaque d'un monstre géant au look rigolo, on continue avec des extraterrestres dont la nationalité "très japonaise" est reconnaissable grâce aux couleurs voyantes de leurs costumes, leurs casques à motos et leurs grosses lunettes de soleils et on termine par une bataille excitante. C'est un film d'une fantaisie incroyable, à l'action soutenue et aux trucages imaginatifs et colorés. On rigole toujours du doublage (surtout le passage du message de paix et de fraternité d'un Japonais qui veut l'union des nations contre les Mysterians) en langue anglaise mais l'histoire est si peu prétentieuse que l'on ressort complètement gaga après un tel spectacle. À voir immédiatement surtout que le film existe en DVD (chez Media Blasters). Un vrai régal magnifiquement filmé en couleurs et en "Tohoscope"! Mathieu Lemée |
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NAKED PURSUIT aka KOFUN - Toshio Okuwaki, 1968, Japon Sur des dunes de sable noir, un fugitif poursuit une jeune fille. Quand il parvient à l'attraper, il lui arrache ses habits et tente de la violer dans un ralenti contemplatif, mais ses élans sont interrompus par une éjaculation précoce. Le fille se relève, fuit à nouveau, puis se fait rattraper... C'est à peu près tout ce que l'on peut voir, dans NAKED PURSUIT: un homme recherché par les autorités qui poursuit une fille nue jusqu'à ce qu'il parvienne à ses fins dans un final qui passe de manière inattendue du noir et blanc à la couleur. Cependant, les apparences sont trompeuses. Si la fille est une victime, son persécuteur n'est peut-être pas celui que l'on croit. Sur les quelques 70 minutes de son métrage quasi dénué de dialogue, Okuwaki parsème des éléments du passé de la fille dont les impacts sont déterminants dans ses actions présentes. La femme est ici comme chez Wakamatsu, une victime de la société et de la culture japonaise. Et comme chez Wakamatsu, Okuwaki politise ses propos en y injectant des images de rébellion estudiantines mais aussi des archives de fusillades urbaines entre Américains et Japonais. Leur combinaison illustre le sentiment du réalisateur par rapport à son gouvernement et confronte les mouvements contestataires avec l'incapacité des autorités à relever la tête suite à la défaite de 1945. Le parallèle entre l'intrigue principal du film et le pendant politique semble soutenir l'idée que la fin justifie les moyens: que pour gagner son émancipation, la meilleure façon de faire est d'utiliser les armes de son adversaire. La femme est ici comme la jeunesse en crise de l'époque, nue, dépouillée, prête à repartir de zéro, et déterminée à parvenir à ses fins. Ne vous laissez donc pas berner par la mention "Harry Novak présente" sur le DVD, il ne s'agit pas là d'un sexploitation bas de gamme à destination des drive-in délabrés, mais bel et bien d'un film aux propos engagés. Kerozene |
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OH!
MY ZOMBIE MERMAID aka AH! THE HOUSE COLLAPSES - Naoki Kubo &
Kenji Tanigaki, 2004, Japon Une saloperie de producteur de télé véreux profite de l'occasion pour tourner un reportage crapuleux sur la vie misérable de notre gros catcheur et propose à Shishio de prendre en charge les frais médicaux de sa femme ainsi que la construction de sa nouvelle maison en échange d'un combat en direct entre lui et les membres du DDD, un groupe de cinq catcheurs sanguinaires réputé pour littéralement massacrer ses adversaires. Après 45 minutes de prises de becs, de pleurs, de rires, de doutes et de réconforts (à coup de morsures), Shishio intègre donc l'arène dans laquelle il va faire face au quintet de lutteurs psychotiques, à savoir sa nouvelle maison, sorte de dédale dont chacune des pièces renferme un adversaire, un peu à la façon du JEU DE LA MORT avec Bruce Lee... C'est donc à mi-course que OH ! MY ZOMBIE MERMAID devient enfin un peu excitant. D'une certaine manière, l'attente n'aura pas été veine puisque les combats qui suivent s'avèrent carrément efficaces et originaux. Pour commencer, Shishio doit affronter un grand chevelu dans une chiotte de quatre mètres carrés. Le corps à corps en devient forcément vigoureux et sombre dans une surprenante brutalité où les adversaires se balancent des coups de chaîne dans les dents et se fracassent la tête contre les murs. Suivent une monstrueuse catcheuse qui a abusé de la testostérone, un fumeur de cigare et son acolyte lutteur-zombie qui tente d'étrangler Shishio a l'aide de ses propres intestins(!) puis une sorte d'ermite poussiéreux dont la spécialité est le tripotage de boyaux après insertion de sa paluche droite dans l'estomac de sa victime (avec vision au rayon X façon THE STREET FIGHTER à l'appui)... Si sur le papier le scénario a des allures de bon gros délire foutraque et décalé, tout cela s'avère finalement plus agaçant qu'autre chose. On est balancé entre un drame au premier degré et une parodie au ton stupide qui décrédibilise l'ensemble du projet, une critique naïve et ratée du média télévisuel et un film d'action cartoonesque ultra-violent et parfois gore... Et on m'a vendu un film avec une sirène zombie qui cache en réalité une comédie sur un catcheur obèse (à ce sujet, le titre alternatif AH ! THE HOUSE COLLAPSES est plus approprié). Bref, autant de raisons pour ne pas se montrer satisfait d'un film qui possède pourtant d'indéniables qualités, que ce soit au niveau de l'originalité du projet (il faut bien le reconnaître) ou de l'esthétique de la photo, mais pas de quoi rattraper ce qui me semble être des fautes de goût monumentales. Et puis le coup du vilain blondin qui vient foutre son boxon interprété par une grosse tête de nud, ça devient un peu usant à la longue. Kerozene |
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ON L'APPELAIT SCORPION aka FEMALE CONVICT SCORPION : JAILHOUSE 41 aka Joshuu 701-gô: Sasori - Shunya Ito - 1972 Excellente série B, un poil sur les traces de Baby Cart, bien qu'étant un film de prison de femmes. Toutefois, on évite ici tous les poncifs du genre, Ito produisant un film complètement original et beau, avec des idées de mise en scène et de travail su l'image exceptionnelle. Scorpion est une prisonnière pas comme les autres, elle ne parle pas et contient une violence constante en elle. Après s'être faite violer et battre au bagne, elle parvient à s'échapper avec d'autres détenues (à moitié dingues la plupart), et s'engage une poursuite avec les gardiens de la prison. Le film se regarde sans longueurs, et la beauté incroyable de l'héroïne mystérieuse et presque muette (une phrase dans tout le film) fait le reste, en plus c'est elle qui chante la très belle chanson du film! Magnifique! Par contre, prenez vos boules quiès, j'ai jamais vu des acteurs hurler autant... l'ingénieur son a dû en prendre plein la gueule, ça sature des fois!! A ne pas rater! Franfran |
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ORGAN - Kei Fujiwara, 1996 Pfffff, et ben en v'là un de beau bordel. Voici au moins un film où on a besoin d'être bien concentré pour y voir un peu clair... Bien connu des amateurs de Japan-shock, Organ se présente plus comme un enchevêtrement audio-visuel délirant plutôt qu'un un vrai film avec une histoire classique. Ici l'espace-temps semble figé, le passé succède au futur, flash-back, hallucinations et éléments du présent s'entremêlent à l'infini autour d'un thème; le trafic d'organe pour des yakusas par un médecin déjanté et sa soeur borgne dominatrice. Des flics sont à leur recherche, mais lorsqu'ils veulent infiltrer les trafiquants, tout foire et l'un des flics va se faire chopper pour être entretenu en vie bras et jambes coupés dans une caisse en bois près du frigo par le bon docteur! Il est difficile de retranscrire tout ce qu'il peut se passer dans ce film où tous les avatars du genre sont présents : gore, nécrophilie, inceste, drogue, hallucinations, etc... S'il est difficile d'accrocher violemment à ce film, il laisse quand même une certaine impression, mais je trouve que le manque de lien et la volonté de disperser le montage du réalisateur enlève un peu de l'impact et du choc possible de certaines images. Un cas à part certainement... Franfran Deux détectives, Numata et Tosaka, s'infiltrent dans un réseau de voleurs d'organes vitaux pour leur grand malheur. Tosaka sera charcuté, mais gardé vivant par le docteur de l'opération et Numata sera suspendu de la police qui croit Tosaka mort. Numata parcourt la ville à la recherche de son partenaire, talonné par le jumeau de celui-ci ! Une histoire de plus en plus sordide se déroulera sous nos yeux... Il me semble que le propos primaire du film soit bien de nous dégoûter par le plus de gore possible, gore et perversions familiales au menu, dans une surabondance d'effets plus malsains les uns que les autres. On ira jusqu'à parler d'effets secondaires d'une drogue pour justifier la putréfaction des corps vivants, avec clin d'oeil au film de Cronenberg THE FLY en prime, c'est dire ! Ca délire un max et il faut suivre les retours en arrière nombreux pour comprendre comment on est arrivé à cette situation cauchemardesque. Le Japon n'a jamais paru aussi sale. Coeurs sensibles s'abstenir. Pas l'idéal pour le samedi soir romantique. Mario Giguère |
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PAPRIKA -Satoshi Kon 2006, Japon, d'après le roman de Yasutaka Tsutsui La DC Mini est un appareil qui permet d'entrer dans les rêves, une machine utilisée à titre expérimental par une équipe de psychothérapistes. Malheureusement trois appareils ont été volés et un terroriste onirique entre dans les rêves de la population avec des effets ravageurs. Il faudra compter sur Paprika pour résoudre l'énigme, avec l'aide de l'inventeur de la DC Mini. C'est le premier dessin animé de Satoshi Kon que je vois et je suis ravi de l'expérience. Si on pense parfois au film de Douglas Trumbull: BRAINSTORM, c'est de loin. On a ici un récit jouissif, avec une animation riche en détails et en couleurs. Car le rêve qui contamine la population met en vedette une parade d'objets inanimés absolument fantastique, sur une musique des plus singulières. Un pur délice. Mario Giguère |
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PARASITE EVE aka Parasaito Ivu - Masayuki Ochiai, 1997 Un docteur en recherche explique à des étudiants les micothondria, les cellules à l'intérieur du nucléus de notre adn, qui ont leur propre adn, qui remonte au début des temps. L'épouse du docteur a un accident automobile qui la laisse cliniquement morte. Son mari acceptera de signer les papiers pour le don de son rein à condition de recevoir son foie. On se doute que tout se complique. On se doute rapidement de l'emprise des micothondria sur l'épouse du docteur, mais jamais de l'ampleur du traquenard engendré il y a une éternité. La réalisation est inventive, le travail de la bande sonore est particulièrement efficace et les effets spéciaux réussis. Seul bémol de taille, une fin mielleuse, alors que tout semblait tomber dans un final science fictionel apocalyptique. Concession possible pour ce qui s'avère un téléfilm, ce que l'on ne devine pas un instant. Mais pour le reste, ça vaut le détour. Mario Giguère |
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PINOCCHIO 964 - Shozin Fukui - Japon - 1992 Les pinocchios sont des gars conditionnés à devenir des machines à baiser. Le numéro 964 se fait foutre dehors de la maison de fabrication, parce que la patronne préférait s'envoyer en l'air avec une infirmière. 964, à l'allure de débile congénital, est muet. Errant dans la rue, il tombe sur Himiko, une fille larguée qui vit dans un sous-sol crasseux. Une étrange de relation se crée entre les deux, mais elle semble affecté Himiko, qui se tape des crises fiévreuses et déambule telle la junky de base dans les couloirs du métro en posant 18 kilos de gerbe avant de se rouler dedans comme une merde (la scène est réellement dégueulasse). Pendant ce temps, les gars de la fabrique de pinocchios flippent comme des cinglés lorsqu'ils apprennent la disparition de 964. C'est Himiko qui le leur livrera. Mais il est devenu balèze, impossible à éliminer. Il se retourne alors contre ses créateurs... N'importe quoi, débile, mal foutu, incompréhensible, moche... ce Fukui tente de faire du Tsukamoto, mais n'est pas Tsukamoto qui veut. Ce film est un amas d'images incompréhensible qui tirent en longueur et pousse le spectateur dans les bras de Morphée comme le font certaines pilules. Pas bien. Kerozene |
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POKEMON LE FILM aka Pokémon the First Movie: Mewtwo Strikes Back - Kunihiko Yuyama, 1999, Japon/États Unis Yé régardé lé film de lé pétites pokémounnes hier et yé trouvé qué si lé débout était très sérioux, la suite elle est mignonne comme lé pétite pokémounne. La mousica elle a pas rapport, madré, ma qué voulé vous. Hé lé novella pokémounne, mewtoo, il est pas trop loco, finalément, c'est ouné bonne pétite film avec des tortillas et oune sangria, si signore. Alan Smithee |
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Le PORTRAIT DE PETITE COSSETTE - Akiyuki Shinbo, 2004, Japon, 110m Le jeune assistant d'un antiquaire déballe une livraison et est ébloui par un ensemble de verres aux couleurs changeantes. Lui seul voit et entend la petite Cossette, une jeune fille morte 250 ans plus tôt. Complètement absorbé par ses visions, il entre en contact avec le fantôme, dont il tombe amoureux et découvre son terrible secret, pendant que ses proches assistent à ses changements de personnalité sans pouvoir le comprendre ou l'aider. Les apparences sont trompeuses dans ce dessin animé troublant. Cossette n'est pas tout à fait ce qu'elle semble être et l'histoire de sa rédemption n'est pas aussi simple que prévue. L'histoire est en trois parties, ce qui nous aide car le personnage résume ce qui s'est passé auparavant, pour notre compréhension. Car le scénario avance de manière syncopée, la forme étant plus travaillée que le fond. Ce sont donc des visions et un univers onirique riche d'un graphisme aux couleurs somptueuses qui emballe une histoire somme toute compliquée au vu du résultat. Je ne bouderai pas le plaisir, mais j'apprécie souvent une histoire plus structurée, racontée avec plus de simplicité. En tout cas un plaisir pour l'oeil. Mario Giguère |
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the PRINCESS BLADE aka Shura Yukihime - Shinsuke Sato, scénario Kazuo Kamimura, Kazuo Koike avec Hideaki Ito, Yumiko Shaku, 2001, Japon Dans un futur indéterminé, un clan d'assassins est isolé depuis 500 ans suite à la fin de la monarchie. Yuki, la meilleure entre toutes, apprend que le chef du clan est le meurtrier de son père. Elle s'enfuie et trouve refuge chez Takashi, rebelle et terroriste qui remet en question le besoin de tuer des innocents pour arriver à ses fins. Les assassins retrouveront Yuki dans un final meurtrier. Le synopsis annonçait un chambarra bien classique mais le visuel de la pochette présente des costumes bien actuels. Il s'agit en fait d'un remake de Lady Snowblood, replacé dans un contexte futuriste, une dystopie lourde d'atmosphère. Les combats, brefs mais intenses, valent le détour puis qu'ils sont signés par nul autre que Donnie Yen. L'action arrive toujours à point, sinon on risquerait de s'enfoncer dans un mélodrame moralisateur. Mais la balance est bonne, pour un film qui se voulait un faire valoir pour une vedette pop. Quelques plans nous montrent la cité futuriste ou un train hyper rapide, mais le film se concentre sur les protagonistes dans la forêt ou le bungalow décrépit de Takeshi. Mario Giguère |
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QUAND L'EMBRYON PART BRACONNER aka THE EMBRYO HUNTS IN SECRET - Koji Wakamatsu, 1966, Japon Le gérant d'un magasin séduit l'une de ses employées et l'emmène dans son modeste appartement. Le jeu amoureux est alors gentiment polisson et le couple passe une nuit de tendresse qui ne fait que bien peu d'étincelles mais permet une évidente décontraction. De son côté, le spectateur sent que dans ce lieu dépouillé de meuble et qui ne ressemble que trop peu au foyer d'un célibataire sain d'esprit, les choses ne vont pas se dérouler de manière très orthodoxe. Et c'est au réveil, lorsque notre homme apprend que la fille s'apprête à retrouver un amant potentiel, que les choses se mettent à dégénérer. Battue, ligotée et fouettée à de nombreuses reprises, la pauvre prisonnière fait les frais de la frustration et de la psychose d'un homme possédant une vision désabusée de l'Humanité. Des flash-back éclaircissent alors la situation en faisant la lumière sur son passé d'homme marié. Refusant de procréer dans ce monde trop pourri pour permettre à un enfant d'y voir le jour, il s'est fait faire une vasectomie. Déprimée, sa femme qui nourrissait alors d'incontournables envies de maternité s'est faite féconder en secret, acte fatal pour la santé psychique de son mari qui se venge aujourd'hui sur les femmes "infidèles" qu'il considère comme de vulgaires chiennes. Comme de coutume, Koji Wakamatsu dépeint un Japon désabusé, en quête d'identité et où la place de la femme reste encore à affirmer. Si son film étale sur de nombreuses minutes son "héroïne" ligotée sur un sommier sans matelas se faire fouetter par un bourreau hystérique rappelant les illuminés de l'Inquisition persuadés de prêcher la bonne parole, elle est le personnage fort du film. La raison et l'endurance face à la force et la folie, voila un duel qui semble faire souvent surface chez Wakamatsu qui rêve de voir un jour cette raison prendre le dessus de manière définitive, comme en témoigne la chansonnette fredonnée par la prisonnière qui vient de mettre fin aux jours de son geôlier: "Peut-être que l'avenir nous réserve-t-il des jours meilleurs"... Sincère, violent, pessimiste et touchant, Wakamatsu parvient au travers d'un film minimaliste (un décor, 3 acteurs) au contenu à priori misogyne à signer une oeuvre définitivement féministe. Fort. Kerozene |
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RASEN aka The Spiral - Jôji Iida, 1998, Japon Ando a perdu son fils qui s'est noyé alors qu'ils étaient à la plage. Il doit faire l'autopsie de son ancien collègue, Takayama, décédé subitement. La copine de Takayama, Mai, les met sur la piste de Reiko et du mystère de la cassette vidéo qui tue au bout d'une semaine. Reiko Sakayama sera retrouvée morte, mais non des suites de la malédiction, tandis qu'Ando cherche à comprendre les chiffres retrouvés dans l'estomac de Takayama. Cette suite de Ring a été tournée simultanément avec Ring, question d'offrir immédiatement la suite aux spectateurs. Malheureusement ou heureusement, cette première suite n'a pas rencontré de succès, ce qui a permis de réaliser RING 2, très différent. Rasen suit assez fidèlement le roman, à mille lieues du scénario de RING 2. L'atmosphère est lourde et le mystère lent à découvrir. Le personnage principal étant dépressif, il se sent coupable de la mort de son fils et essaie de se suicider à plus d'une reprise, on ne retrouve pas le dynamisme de l'enquête et le suspense des sept jours. Mais on y gagne en retrouvant presque toute l'intrigue du roman, comprenant un final implacable qui ne saurait satisfaire bien des spectateurs, sans choc final, sans espoir de jours meilleurs. On aborde la mutation du virus, qui complique l'enquête médicale. Une atmosphère noire pour un film qui surprend. Moi j'ai bien apprécié. Mario Giguère |
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RED ROOM aka Akai misshitsu (heya): Kindan no ôsama geemu - Daisuke Yamanouchi, 1999, Japon, 68m Jusqu'ou iriez vous pour 1O millions de yens?...2 hommes et 2 femmes participent a un jeu de la mort dicté par les cartes du KING GAME, un seul l'emporte, les perdants repartent les pieds devants après avoir été torturés et humiliés dans l'étrange Red Room. Je suis très ouvert a ce cinéma de l'extrême et au gore mais je dois dire que rien dans ce film ne m'a réellement impressionné ou voire même choqué. Red Room est en effet une succession de séquences d'avilissements du plus mauvais goût et d'un amateurisme désolant. En ces années de reality show de tout acabit, le synopsis du film me donnait pourtant toute les raisons pour embarquer là-dedans, malheureusement l'absence de second degré et d'humour me laisse pensif. Le cinéma asiatique étant le berceau de ce genre "d'oeuvre", je me demande à qui cela s'adresse. Les amateurs de péloches disjonctées (dont je suis) n'y trouveront leurs comptes que s'ils sont misogynes, le gore y est répétitif et d'une platitude sans nom, l'imagerie semble sortir d'un téléphone cellulaire cheap et, pour achever le naufrage, Yamanouchi en tire même un deuxième volet que je n'ai pas eu l'insigne honneur de voir, il y a donc un public pour ça!!!??? Pierre Beaulieu |
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REI REI - Yoshikio Yamamoto, 1993, 60m Kagaya est une superhéroine qui a comme mission de résoudre les problèmes amoureux du pauvre peuple. Dans la première histoire, elle vient en aide à un adolescent qui est amoureux d'une jeune adolescente qui a été assassinée par sa girlfriend (qui l'a trompait avec un homme). Pour résoudre le problème, elle transformera l'adolescent en femme pour qu'il couche avec l'homme! Et dans la deuxième, elle vient en aide à un adolescent qui est incapable de faire les premiers pas pour cruiser sa copine. Voici un anime japonais assez barge... La violence est plus absente que d'habitude, mais les scènes hardcores sont toujours là. Kagaya y est même violée par une grosse créature à tentacules. Pour fan d'anime violent et pervert! Black Knight |
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RETURNER aka Ritaanaa - Takashi Yamazaki, 2002, Japon Terre, an 2084... Toutes les espèces vivantes sont en voie d'extinction, un petit groupe de survivants tente de résister, retranché dans une montagne au Tibet. L'ambiance est genre Terminator sauf que ce sont des Aliens les ennemis. Mais ils bombardent tout dans des engins volants du style Transformers (vous voyez le vieux dessin animé? c'est un peu comme çà). Une jeune fille nommée Miry est envoyée dans le passé pour empêcher tout çà... Elle débarque donc dans le passé et se lie (un peu de force) d'amitié avec un petit nettoyeur (tueur) dans le style de Jean Reno dans Leon. Il exécute des contrats pour une vieille et s'occupe aussi d'une vengeance personnelle. Elle tente de lui expliquer qu'elle doit tuer un alien avant qu'il ne déclenche l'invasion de la Terre... Il finira par la croire. De leur côté le gouvernement a récupéré le premier spationef alien et son pilote retenu prisonnier. Mais un truand voulant pouvoir et argent compte enlever l'alien et le vaisseau car ce dernier est doté d'une incroyable puissance de feu. C'est donc à Miry et à son ami qui se nomme Miyamoto de libérer l'Alien. Car c'est la capture de ce petit alien pacifique (qui ne demande qu'à rentrer à la maison, pour comprendre, voir le film, si je raconte tout çà gâchera le plaisir). Voilà un film japonais qui m'a vraiment impressionné. Je l'ai trouvé par hasard ce matin en voyant une bande-annonce sur un écran. On y voyait un énorme avion de ligne se transformer en autre chose. J'ai flashé et j'ai cavalé chez les marchands pour voir si qqn l'avait. Et voilà, excellent film selon moi. On y retrouve l'ambiance de nombreux autres films. ET bien entendu pour le petit alien qui cherche désespérément à retourner à la maison. Terminator pour l'univers du futur apocalyptique et le voyage dans le temps. Un peu de Independance Day pour la navette de l'Alien. Les Transformers pour les engins aliens. Le boulot de Myamoto, qui va chercher les contrats dans la boutique de la vieille puis accompagne une gamine m'a fait penser à Leon. La musique, le caractère et les manières de Myamoto et la dynamique me font beaucoup penser à Versus. Et bien entendu on a l'incontournable référence à Matrix: Flingues, longue veste en cuir et une scène ou le héros utilise un appareil qui augmente sa vitesse de 20% et tout va au ralentit ce qui lui permet d'éviter les balles qui filent vers lui... Vous voyez ce que je veux dire . Mais sinon çà reste à mon sens un film très agréable, çà bouge beaucoup mais y'a pas de Kung-Fu, juste des flingues. Le film tient assez la route, la musique est pas mal et le style est vraiment bon. C'est vraiment un sympathique mélange de qualités. Dragonvolfied |
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RING 0 : BIRTHDAY - Norio Tsuruta, 2000 30 ans avant RING, RING 0 raconte l'histoire de Sadako, elle qui sera jetée dans le puits et qui hantera ceux et celles qui regarderont la cassette maudite. Sadako est au collège et participe au montage d'une pièce de théâtre. À la suite de la mort suspecte d'une actrice, elle prendra son rôle. Mais les gens de la troupe font tous le même cauchemar et dans les coulisses rôde une journaliste qui veut faire la lumière sur les parents de Sadako et sur les pouvoirs surnaturels de la jeune femme. Le rythme est très lent au début de film, très lent par rapport au premier RING, qui bénéficiait de l'urgence de trouver le noeud de l'énigme avant l'échéance fatidique. Deuxième handicap, on sait très bien que Sadako finira au fond du puits, il nous reste le comment. Sur cette mince base, pour autant que l'on apprécie le rythme, se bâtit un drame fantastique proche d'un CARRIE de Brian de Palma avec sa jeune femme repoussée de tous à cause de ses pouvoirs, pouvoirs qui peuvent servir à guérir également. La peur de l'autre, de l'étrange remporte sur les efforts d'intégration de Sadako et on se rend inexorablement vers le puits. La séquence finale est fort réussie et le final d'une calamité attendue. Un ajout intéressant à la saga des RING, pas aussi abouti que le premier film, cependant, presque évidemment. Mario Giguère |
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RING 2 - Hideo Nakata, 1999, Japon J'ai longtemps hésité avant de donner sa chance à RING 2. J'avais apprécié le premier (je préfère curieusement le remake américain)... mais j'avais aussi lu partout que le second volet était nettement inférieur, qu'il n'était pas vraiment effrayant, qu'il partait dans une autre direction... Bref, qu'il n'était pas un incontournable. Finalement, grâce à Bad Feeble (c'est souvent le cas, ces temps-ci), j'ai enfin vu la chose. D'emblée, je dirai que les commentaires que j'avais lus étaient vrais. Ce second volet démarre là où le premier s'arrêtait. La malédiction de Sadako se poursuit donc, cette fois par l'entremise d'un jeune garçon possédé. Divers spécialistes essaient de traiter cette "possession" comme une maladie, d'où l'utilisation de procédés scientifiques pour enrayer le mal. Au passif du film, on notera son début assez laborieux. Il se passe vraiment longtemps avant que quelque chose n'arrive : on résume, on répète, on radote un peu ce qu'on sait déjà (pour les spectateurs n'ayant pas vu le premier film, sans doute). Ce défaut finit par entraîner un manque total de suspense... Alors, quand les quelques rares effets vaguement effrayants surviennent, on se sent un peu indifférent. C'est d'ailleurs un autre problème : la tonalité spécifique au premier RING est absente, et le film ne fait jamais peur. Il y a bien une petite scène-choc à un moment donné, mais, franchement, ce n'est rien de bien extraordinaire. Pour le reste, on dirait que le réalisateur s'empêche volontairement de créer tout suspense, s'attardant à bâtir un film bavard où l'action tient peu de place. Ce climat de rationalisme scientifique a bientôt fait de détruire une grande partie du mystère qui régnait sur le premier RING. On peut saluer la volonté du réalisateur de ne pas répéter le premier RING... En même temps, quand on fait une suite, on est un peu prisonnier d'un certain nombre d'éléments convenus. L'originalité consiste alors à garder la tonalité, l'ambiance, tout en imaginant de nouveaux développements qui viennent enrichir la "mythologie" de base sans la dénaturer. Je pense que RING 2 est un échec à ce niveau-là. Pour le reste, il se laisse regarder (avec une certaine patience), mais, en définitive, tout ce qu'on a pu lire à son sujet est hélas vrai. Howard Vernon |
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RITUAL aka Shiki-Jitsu - Hideaki Anno, 2000, Japon Un metteur en scène de film à la recherche d'inspiration et d'un brin d'air frais loin de tout le showbizz, rencontre une jeune femme particulière, isolée du monde, ayant créé le sien tout en s'abandonnant à ses rituels loufoques de tous les jours. Cette jeune femme répétant sans cesse que " demain, c'est ma fête " intrigue le jeune cinéaste et ils embarqueront ensemble dans ce voyage réflexif à la découverte d'eux-mêmes dans un édifice mystérieux (logis de la dame) de sept étages, chacun ayant une ambiance propre. Film tout en réflexion de Anno, auparavant créateur d'animé (dont les EVANGELION), préférant s'attaquer maintenant au " live action ". Force est de constater que le mec est bourré de talents, chaque image étant d'une beauté extraordinaire et contemplative, sans dire que le film en devient ennuyeux, mais plutôt passionnant en suivant les allées et venues de ses deux personnages titres. Shunji Iwai (réalisateur du génial SWALLOWTAIL BUTTERFLY) interprète le cinéaste et ce après le succès de son BUTTERFLY ce qui porte à croire à un certain penchant auto-biographique. D'une façon ou d'une autre, son jeu est juste et magnifique tout comme Ayako Fujitani en excentrique tout simplement époustouflante dans le rôle difficile. Fujitani est également l'auteure du bouquin duquel ce film s'inspire ce qui lui donne peut-être une longueur d'avance sur la compréhension des mystères captivants entourant le personnage. Nos deux " héros " déambulent donc devant nous, sans grande aventure, se découvrant tranquillement tout en apprenant comment vivre dans le monde créé par le personnage (anonyme) de Fujitani. Seul au monde en effet, étant pratiquement les deux seules personnes que nous apercevons durant l'oeuvre en question ce qui redonne une certaine intimité et un enfermement captivant qui nous laisse pantois dans ses derniers moments. Magnifique ! Bad Feeble |
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RUBBER'S LOVER - Shozin Fukui, 1996, Japon Des scientifiques mènent des recherches douteuses au sein d'un bâtiment insalubre pour des commanditaires plus qu'impatients. En effet, la livraison de leur Digital Direct Drive (DDD), drogue de synthèse à base d'éther censée attribuer des pouvoirs psychiques, aurait du avoir lieu il y a bien longtemps de cela. Afin de leur annoncer la coupe des budgets et l'arrêt des recherches, une jeune fille est envoyée dans leur labos. Mais nous savants fous pètent un boulon... Incompréhensible bordel filmique dans lequel des zouaves à lunettes injectent des doses massives de drogue dans l'anus d'un cobaye vêtu d'une combinaison de latex noir luisant et agressé par de violentes fréquences sonores. Le cobaye hallucine et en redemande, la jeune fille se fait violer par l'un des chercheurs allumés dont l'assistante est une nymphomane déguisée en collégienne. Tout le monde hurle du début à la fin. Ca pisse le sang sans qu'on sache trop pourquoi. Bref, c'est l'anarchie totale au sein d'un foutoir cyber-punk vaguement sado-masochiste qui ne semble pas du tout savoir où il va. La photo noire et blanc est par moment superbe (c'est du 16mm et certains plans sont réellement excellents) et par moment extrêmement sombre au point que le spectateur scrute incrédule un écran dégorgeant de bien mystérieuses images. Fukui prouve après PINOCCHIO 964 qu'il ne sait toujours pas raconter une histoire. Dommage, car les idées ne sont pas forcément mauvaises, mais encore faut-il pouvoir les mettre à plat de manière cohérente et réfléchie pour ne pas perdre ses spectateurs en route. Kerozene |
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SADIQUE ET EXPERTE aka Guts Of A Virgin 3 aka Gômon kifujin - Kazuo 'Gaira' Komizu, 1987 Ce film de Gaira (GUTS OF A VIRGIN) raconte l'histoire d'une mère et d'une fille incestueuses sexuellement très actives. Elles torturent des hommes pour leur soutirer leur fric.Prétexte à une multitude de scènes de tortures, ce film est un petit bonheur pervers. La mère aux seins énormes est une vraie salope et va même jusqu'à attacher le bout de la queue en érection d'un gars et de le faire jouir plusieurs fois. Le pauvre ne pouvant éjaculer souffre atrocement... Un autre se fait arracher les ongles et tordre la bite avec une pince, une fille se retrouve le cul plongé dans une bassine d'anguille qui la pénètre et on nous montre un lit hallucinant qui capte les sensations érotiques vécues et les transmet par l'intermédiaire d'un casque à jouir. C'est débile, mais irrésistiblement drôle. Malgré le côté sadique et méchant, on ne peut que prendre du plaisir à le regarder tellement il est impossible de prendre le film au sérieux. Pourtant, une bonne quinzaine de personnes ont fuit la salle de cinéma.... Kerozene |
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