JOHN B. ROOT SUR FILMOTV
FILMOTV poursuit son exploration des temps X perdus avec John B.ROOT, grand malade de cinéma tout court. Celui qui...        lire

Et soudain les Oncles nous ont parlé de films pour adultes, beaucoup de réalisateurs français, des classiques et d'obscurs films désirés... de l'époque du film adulte qui avait son circuit de salles, tourné sur pellicule avec du budget et des noms qui font rêver, comme Brigitte Lahaie... Beaucoup de films libertins également dans les pages de Jean Rollin, Jess Franco, Joe d'Amato sans oublier Russ Meyer ou Michel Lemoine !

mise à jour le 16 mars 2010

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ABDUCTED BY THE DALEKS aka ABDUCTED BY THE DALOIDS - Don Skaro, 2005, Royaume Uni  

Quatre grognasses sont en route vers on ne sait où. Mais elles tombent en panne dans un bois après avoir heurté un extra-terrestre roswellien. Et manque de pot, dans ce bois sévit un serial killer dont la côte s'avère grandissante. Suite à quelques prétextes aussi stupides que grotesques, nos nanas se déshabillent sans rechigner au milieu des bois avant de se faire kidnapper par les Daleks qui les téléportent dans leur vaisseau actuellement en orbite.
Cette petite connerie torchée en vidéo ne mise en fait que sur une seule et unique idée: celle de confronter des gonzesses nues aux fameuses boîtes de conserve préférées du Docteur Who, le tout sur du Pink Floyd (!). La rencontre en question ne fait finalement que très peu d'étincelles et ni les décors pourris, ni les daleks en carton, ni même les filles à poil ne parviennent à masquer la médiocrité de l'entreprise. Le casting semble tout droit sorti de la série débile des FANTOM KILER (bimbos importées d'Europe de l'Est, nichons en plastique et foufoune rasée) et en 55 minutes, le spectateur n'a finalement qu'une envie: piquer un gros roupillon. A noter que les 10 dernières minutes réservent une "surprise" qui laisse finalement penser que les mecs derrière ce truc sont bel et bien les même que ceux de la série des FANTOM KILER.

Inutile de dire que les petits malins qui ont pondu cette chose ne s'en sont pas sortis si facilement, la BBC ayant bien évidemment peu apprécié l'idée de voir ses robots à roulette se faire détourner de la sorte. Du coup, le film a été rebaptisé ABDUCTED BY THE DALOIDS. Kerozene

 

  CINDERELLA 2000 - Al Adamson avec Catharine Erhardt, Jay B Larson, 1977, États Unis, 109m

2047, la fornication est interdite et la police du Contrôleur et son robot surveille les foyers. Cindy vit avec ses cousines et sa tante, forcée de faire tous les travaux pendant qu'elle se pomponnent et pensent constamment à forniquer. Arrive alors le "Fairy Godfather" qui veut aider Cindy à trouver son prince charmant, Tommy Prince, et restaurer le droit à l'amour dans le pays, après avoir montré un peu à Cindy de quoi il s'agit avec deux lapins démonstrateurs. Le tout en chansons, car on est dans une comédie musicale soft porn futuriste !

"Everybody needs Love, you and me, even King Kong"

Pendant un certain temps à la fin des années 70, si Deep Throat fait un carton dans plusieurs cinémas, certaines chaînes ne sont pas prêtes à aller aussi loin, mais veulent profiter du filon et les comédie soft porn, qui plus est musicales, connaissent leur petite demi-heure de gloire. Catharine Burgess alias Earhardt, qui a jouée l'année précédente dans THROUGH THE LOOKING GLASS, inspiré d'Alice au Pays des Merveilles, récidive dans cette revisite de Cendrillon coquine. Elle est toujours aussi charmante et est la seule actrice ayant un jeu presque naturel, entourée d'acteurs qui cabotinent un max et un robot qui danse ! Al Adamson filme avec ses pieds, on le sent au-dessus de ses moyens et il ne semble pas savoir comment cadrer ses acteurs. Dans le genre "so bad it's good", il faut bien de l'indulgence ou apprécier miss Earhardt pour passer au travers de cette polissonnerie bien inoffensive. On apprécie de voir enfin Blanche Neige, pas invitée au bal, faire quelque chose de différent avec ses sept nains. Mario Giguère

CURIOUS OBSESSIONS - John Bacchus avec Bethany Lott, Jackie Stevens, 2006, États Unis, 78m

Les gars de Seduction Cinema ayant mis la mais sur des courts des années 60-70 ou de jeunes femmes se déshabillent lascivement ont imaginé un "scénario" ou deux copines reçoivent à leur porte un projecteur hanté qui passe les bandes et qui a pour effet d'échauder les deux femmes. Il y a deux scénaristes de crédités pour peut-être dix lignes de dialogues. Pour le reste, il faut apprécier les dames au corps sans trop de formes, ce qui ne me dit rien. J'ai donc regardé ce truc plus souvent qu'autrement en accéléré. J'aurais préféré les bandes d'époque sans fioriture et tant qu'à faire, regarder à nouveau ORGY OF THE DEAD, c'est plate au cube, mais au moins c'est limite rigolo. Mario Giguère

DANS LA CHALEUR DE ST-TROPEZ - Gérard Kikoïne, 1982, France

Jeune et faussement innocente, Karine (Marilyn Jess) rencontre une inconnue. Celle-ci l'invite à ST-TROPEZ. Elle prétexte alors un voyage dans un château de la Bretagne afin d'aller à cette destination cochonne ! À son arrivée, un réalisateur et une équipe d'acteurs vicieux la tourne dans un film porno amateur. Après quelques résistances de 20 secondes, elle tourne toutes les scènes sans rechignée et en y prenant du plaisir.

Gerard Kikoine et Marilyn Jess forme définitivement une combinaison gagnante pour ce porno bas de gamme. Il y a quelques moments drolatiques dont quelques unes où Karine appelle ses parents pour les rassurer alors que l'équipe s'occupe à lui mater le cul alors qu'elle est au téléphone. Olivier Mathot joue le rôle du père, dans la scène finale, il profite de l'absence de sa femme frigide pour regarder un film porno et il se trouve que ce film est celui qui a été tourné avec sa fille. La scène est d'autant plus cocasse que Karine arrive à l'improviste et que ce Mathot ne peut rien dire à sa femme. Drôle et ne vaut que pour la prestation Marilyn Jess. Il y a aussi Jean-Pierre Armand qui est assez comique avec un accent de poubelle alors qu'il se donne à coeur joie à baiser des cochonnes ! Vive Alpha France ! Black Knight

EAT THE SCHOOLGIRL aka EATING SCHOOLGIRLS aka OSAKA TELEPHONE CLUB - Naoyuki Tomomatsu, 1997, Japon  

Ah ben voila une belle cochonnerie ! Pour éviter de perdre du temps, on passe directement à la description de quelques éléments marquants du film, parce que côté scénario je suis encore en train de chercher s'il y en a un ou non. On ouvre sur un jeune gars qui tient d'une main son combiné de téléphone et se tripote la nouille de l'autre. A l'autre bout du fil, une comédienne du téléphone rose dont la bouille est affichée sur des pubs collées sur tous les murs de la ville, s'enfonce un stylo tout en gémissant de façon très... nipponne. Un femme se vomit dessus après avoir été frappée à l'estomac et se fait prendre peu délicatement pour un psychopathe obsédé. Dans un tunnel, le même type déguisé en écolière éventre un passant au cutter avant de lui éjaculer dans la plaie. Il fera de même plus tard après avoir étripé une gonzesse qui tente comme elle peut de remettre ses intestins en place pendant quelques secondes avant de recevoir sa semence. La coquine du téléphone se fait violer par un gang de yakusas amateurs de snuff movie : ils l'humilient, la frappent, la force à pratiquer une fellation, et vont jusqu'à lui faire un lavement anal qui s'achève sur une infâme défécation filmée en gros plan. Un jeune type autiste sur les bords habite dans un appart borgne aux murs blancs ; une jeune fille nue s'offre à lui, il s'agit en fait d'un ange à qui on a tranché les ailes...

Ce film aligne les scènes de sexe et de morts violentes comme on enfile des perles sur un collier, sans pour autant chercher à rendre l'ensemble un tant soit peu cohérent. Naoyuki Tomomatsu (STACY) signe donc une collection de scènes trash complètement gratuites et se complaît dans un étalage de mauvais goût et de sadisme qui tend malheureusement vers la misogynie crasse. Pourtant, si les scènes gores bénéficient de maquillages convaincants malgré l'étroitesse du budget, et si la majorité des scènes de sexe ne dérange pas plus qu'elles n'émoustillent - le film est anti-érotique au possible malgré le fait que ça tringle une bonne partie du film - c'est surtout la scène du viol qui pose problème. Brutale, dégueulasse, elle devient surtout difficile à digérer lorsque la fille est humiliée pour de bon. On n'a plus à faire à une " performance " d'actrice, mais bel et bien à un show scato digne de la plus crapuleuse des boîtes à cul de Manille - et puis même si c'est simulé ça reste franchement dégueulasse. Pour le reste, Tomomatsu réalise à peine mieux qu'il n'écrit, et ce ne sont pas ses quelques passages entre expérimentation et onirisme (il pleut des plumes dans un bureau... Les plumes de l'ange ?) qui parviennent à relever le niveau. Kerozene

The GIRL WHO SHAGGED ME - Thomas J. Moose avec Misty Mundae, Anoushka, Frank Bowdler. 2005, 70m, Royaume Uni

Le professeur Lavish est à la recherche d'une antique déesse du désir qui serait congelée depuis 10,000 ans. Il n'a pas aussitôt retrouvé la blondinette déesse (Anoushka) qu'il se la fait voler par le Docteur Unsound, ce qui a pour effet de déclencher une enquête menée par l'agent Johnson (Misty Mundae). Unsound veut cloner la vamp des temps perdus pour vendre le lot au Sheik Mustaphahandful, qui se constituera un harem instantané plein de promesses. Le Sheik ne se rendra jamais au rendez-vous, son chameau n'avançant presque jamais ç avancer, tout comme le scénario.

Il existe une version uncut ajoutant les scènes de lesbianisme obligatoires des productions Seduction Cinema, que l'on imagine facilement, avec toujours les mêmes actrices et une caméra qui se garde toujours une petite gêne. Reste donc une histoire supposément drôle, avec son yeti homosexuel et autres situations propres à faire rire je ne sais qui. Ca ne décolle jamais et Misty Mundae est plus intéressante durant les entrevues du making of, plus drôle que durant le film. Je peine à comprendre comment la compagnie peut perdurer, peut-être à cause de nouvelles "actrices" qui renouvellent l'intérêt, allez savoir. Une enfilade de gags qui tombent à plat ne peuvent êtres sauvés par un peu de nudité filmée n'importe comment. Mario Giguère

I.K.U. - Shu Lea Cheang avec Maria Yumeno, Yumeka Sasaki, Tsousie, 2000, Japon, 79m

Dans un Japon lointain, la corporation Genom utilise les réplicants comme objets sexuels. Reiko est une réplicante qui accumule des informations sur les orgasmes dans son organisme. Suite à un virus, son programme de collecte repart à zéro et elle parcourt la ville, changeant d'apparence, pour trouver les humains encore attirés par l'appel de la chair vive, une majorité d'humains préférant les drogues synthétiques qui permettent de revivre l'orgasme le plus marquant de sa vie.

Présenté comme un des films de l'année au festival Fantasia 2000, il avait rallié une presse négative, la salle se vidant en grande partie, malgré la présence de la réalisatrice. On comprend facilement le malaise au vu d'un film de fesse qui s'enveloppe d'un esthétisme outrageuse, aux effets digitaux omniprésents, mais qui ne dépasse pas le cadre initial du film pour adultes. Les emprunts constants à l'univers du film BLADE RUNNER sont plus embêtants que plaisants. Ajoutez une langue inventée, comprenant beaucoup d'anglais, de japonais et de mots inventés, à la ORANGE MÉCANIQUE et on ajoute une couche d'incompréhension fatale. Si vous allez sur le net vous aurez droit à plein d'explications sur la genèse du monde de I.K.U (le mot Orgasme en japonais), mais ça demeure un film voyeuriste dont l'esthétique ne peut faire oublier l'exploitation gratuite du corps féminin. Mario Giguère

JOUISSEZ SANS ENTRAVES - Yvonne Debeaumarché, 2008, France 

Derrière ce titre reprenant un fameux slogan bien connu des habitants de la capitale française de 1968, se cache un documentaire un peu trop court (45min) sur l'un des plus beaux témoins de l'impact de la libération sexuelle sur le cinéma. C'est à Amsterdam, en 1970, qu'une poignée de doux-dingues libertaires et libertins ont décidé de monter le premier festival de films cochons de l'histoire du cinéma : le Wet Dream Film Festival. Un événement que l'on découvre aux travers d'entrevues avec les fondateurs de l'événement - dont Jim Haynes, personnage emblématique de la contre-culture européenne et fondateur du magazine " Suck ", premier zine de cul digne de ce nom - ainsi qu'avec des spectateurs et/ou membres du jury parmi lesquels nous trouvons le caricaturiste de Charlie Hebdo Siné, la prêtresse sado-masochiste Catherine Robbe-Grillet (à l'origine de roman " L'Image " adapté par Radley Metzger en 1975), le journaliste Philippe Sitbon, l'écrivain Georges Marbeck et quelques autres. Pour tous, ce festival fut un événement capital : on y visionnait des films incroyablement osés pour l'époque, on y fumait tout ce qui pouvait se fumer, l'ambiance était inévitablement moite et chaude, voire même torride, et générait un enivrant parfum de révolution culturelle. Sur les écrans déferlaient des pelloches aussi diverses au niveau de leur forme qu'au niveau des orientations sexuelles représentées : des pellicules érotiques hétéros, des bisseries polissonnes sadiennes comme le JUSTINE DE SADE de Claude Pierson, le fameux et jusqu'alors interdit court-métrage surréaliste homo UN CHANT D'AMOUR réalisé en 1950 par le poète Jean Genet, une version animée, burlesque et pornographique de Blanche-Neige et même un documentaire zoophile réalisé par un cinéaste japonais et qui sut émouvoir le jury à tel point qui lui décerna le prix du Phallus d'Or !

Le festival fut un succès mais ne connut que deux éditions (l'arrêt fut lié aux débordements pédophiles intolérables et malheureux de la publication " Suck "). La deuxième, en 1971 donc, se termina par une monstrueuse orgie qui dura toute une nuit sur un bateau. Une orgie qui fut le point d'orgue d'un événement culturel hors norme mais qui fut aussi révélatrice d'une certaine réalité : l'amour libre, c'était peut-être merveilleux pour certains, mais pour d'autres c'est un calvaire, et voir leur partenaire ou conjoint s'éclater avec des inconnus fut dans certains cas extrêmement dur à encaisser... Étrangement, c'est de cette partouze finale dont on parle le plus dans ce documentaire certes intéressant, mais qu'on aurait voulu plus porté sur l'impact direct réussi ou non du festival sur le monde du cinéma et surtout sur sa programmation et les réactions qu'elle suscita. Si certains des témoins interrogés parlent en fonction des questions de la réalisatrice, d'autres semblent plus motivés à mettre en avant leur vie guidée par une philosophie épicurienne jusqu'auboutiste, tandis que d'autres expriment les travers de cette fête finale... Mais on ne saura finalement pas grand-chose sur la programmation du festival elle-même, sauf que le film de Pierson n'a été apprécié que par son érotisme débordant et certainement pas pour ses qualités cinématographiques soi-disant inexistantes, et que le film zoophile plongea tout ce petit monde dans un état de béatitude émerveillée pour le moins inattendu. Kerozene

NEW YORK WILDCATS - Johnny Crash avec Chelsea Mundae, Misty Mundae, Ruby Larocca, 2005, États Unis, 46m

Court-métrage offert en complément de SWEDISH WILDCATS dans la collection Retro Seduction de Seduction Cinema. Une maison de prostitution de luxe voit arriver leur "protecteur" qui demande une augmentation de tarif exorbitant. Madame se prépare donc à fermer son établissement, mais en cette dernière soirée ou les plaisirs de ses belles sont mis à l'enchère, elle mijote une vengeance.

Cette mince excuse de scénario est au moins présentée avec un souci d'esthétisme bienvenu. Les effeuilleuses sont maquillées en chat, en serpent ou en oiseau avec un soin et une présentation fort plaisante. Mais c'est vraiment tout, À moins que les scènes toujours soft ne prennent preneur. Misty Mundae est particulièrement jolie, mais comme elle l'avoue pour BITE ME, l'effeuillage n'est pas vraiment non plus sont point fort. John Fedele en mafioso défoncé n'est pas plus subtil que d'habitude. Mario Giguère

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JOE D'AMATO

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