Et soudain les Oncles nous ont parlé de films pour adultes, beaucoup de réalisateurs Français, des classiques et d'obscurs films désirés... de l'époque du film adulte qui avait son circuit de salles, tourné sur pellicule avec du budget et des noms qui font rêver, comme Brigitte Lahaie...

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ABDUCTED BY THE DALEKS aka ABDUCTED BY THE DALOIDS - Don Skaro, 2005, Royaume Uni  

Quatre grognasses sont en route vers on ne sait où. Mais elles tombent en panne dans un bois après avoir heurté un extra-terrestre roswellien. Et manque de pot, dans ce bois sévit un serial killer dont la côte s'avère grandissante. Suite à quelques prétextes aussi stupides que grotesques, nos nanas se déshabillent sans rechigner au milieu des bois avant de se faire kidnapper par les Daleks qui les téléportent dans leur vaisseau actuellement en orbite.
Cette petite connerie torchée en vidéo ne mise en fait que sur une seule et unique idée: celle de confronter des gonzesses nues aux fameuses boîtes de conserve préférées du Docteur Who, le tout sur du Pink Floyd (!). La rencontre en question ne fait finalement que très peu d'étincelles et ni les décors pourris, ni les daleks en carton, ni même les filles à poil ne parviennent à masquer la médiocrité de l'entreprise. Le casting semble tout droit sorti de la série débile des FANTOM KILER (bimbos importées d'Europe de l'Est, nichons en plastique et foufoune rasée) et en 55 minutes, le spectateur n'a finalement qu'une envie: piquer un gros roupillon. A noter que les 10 dernières minutes réservent une "surprise" qui laisse finalement penser que les mecs derrière ce truc sont bel et bien les même que ceux de la série des FANTOM KILER.

Inutile de dire que les petits malins qui ont pondu cette chose ne s'en sont pas sortis si facilement, la BBC ayant bien évidemment peu apprécié l'idée de voir ses robots à roulette se faire détourner de la sorte. Du coup, le film a été rebaptisé ABDUCTED BY THE DALOIDS. Kerozene

The ADULT VERSION OF JEKYLL & HYDE aka: LA VIE INTIME DU DR JEKYLL - Ray Monde L. - 1972

Un docteur queutard - au tout petit zob - découvre un bouquin plein de formules chez un antiquaire qui refuse de le lui vendre. Le doc fait ni une ni deux et assassine l'antiquaire. Après une scène de baise avec sa jolie femme, le doc s'essaie à une formule, boit le résultat et devient un gros pervers lubrique qui va violer et tuer. En augmentant la dose, il se transforme même en blonde siliconée qui va coucher avec d'autres femmes.

Cette production David Friedman est incroyablement nulle, les scènes de cul ne feront même pas bander un prisonnier sorti de tôle. Kerozene

Les AMES DAMNEES aka RESTLESS SOULS aka SEX FILES: RESTLESS SOULS - Debra Black, 2002, États Unis

Lors de sa nuit de noces, la voiture d'un jeune couple tombe en panne non loin d'un château à l'aura des plus étranges. Il pleut, il n'y a pas de couverture téléphonique, nos tourtereaux se rendent donc dans la lugubre demeure avec l'espoir d'y trouver un téléphone. A l'intérieur, ils découvrent des immenses et magnifiques pièces en carton, mais surtout une chambre somptueuse au milieu de laquelle trône un lit qui semble les attendre. Nos jeunes mariés s'avèrent être vierges, l'excitation semble être à son comble, et alors que monsieur va rapidement prendre une petite douche, madame se met à l'aise au plumard. Et c'est là que les ennuis commencent puisque chacun s'envoie en l'air avec un spectre sexuellement très actif. Problème : à la fin de son coït, madame disparaît dans les draps de sa couche. Voila un point de départ pour les agents des affaires sexuelles non classées, à savoir Sex Files ! Une brochette de médiums aux dons divers et que chacun finit par utiliser pour assouvir sa libido. Toujours est il que nos spéciaux vont découvrir que dans ce château, un général de sudiste avait conclut un pacte avec le Diable dans le but de gagner la guerre de Sécession. Le deal voulait que le général fournisse une vierge que le Seigneur des enfers pourrait engrosser. Ayant échoué dans sa mission, le chef sudistes et quelques âmes damnées hantent les lieux et violent quiconque a la bêtise de se laisser faire.

La série de téléfilms Sex Files détourne, on l'aura compris, la série des X-Files à des fins bassement érotiques. Erotisme bas de gamme dans le cas qui nous concerne, avec scènes de sexe torchées à la va-vite avec des acteurs peu convaincants dans des misérables décors de carton-pâte qui font passer le Village dans les nuages pour un modèle de sophistication. Et on ne parle pas des plans de coupe extérieur sur lesquels on reconnaît pas moins de trois châteaux différents censés n'en représenter qu'un ! Le scénario passe la plupart du temps à exploiter les dons de voyance d'un des agents qui se rince l'œil en observant les parties de jambes en l'air s'étant déroulées dans le passé. Mais le clou du film reste le final grandiose, lorsque le Diable en personne surgit des entrailles de l'Enfer via un porte dérobée. Vêtu d'un costard trois pièces et portant deux sublimes cornes en caoutchouc sur son front tout rouge, il punit son incapable de général sudiste pas foutu de lui trouvée une vierge. Ben oui, même la mariée du début a mentie à son mari ! Kerozene

Un AMOUR COMME LE NÔTRE aka Affair aka French Love aka Oppression - Claude Pierson, 1974, France/Italie/Canada, 91m

Béatrice (sulfureuse Paola Senatore, qu'on a aussi vu dans LE CON CHEZ LES FOLLES et EATEN ALIVE), une plantureuse femme au foyer, considère que son mari Marc (Mauro Parenti) ne l'abreuve pas suffisamment de volupté et en vient à se demander s'il éprouve encore du désir pour elle. Marc, un célèbre écrivain - il publie chez Gallimard, le moustachu ! - est davantage intéressé par sa petite secrétaire et par la meilleure amie de sa femme, l'énigmatique croqueuse d'hommes Hélène (Lucretia Love). Béatrice est bien décidée à regagner son attention.

Quel étrange objet ! Pierson signe ici un film érotique bourré d'inserts pornos, inserts qui de prime abord forcent l'admiration - on a pris la peine d'habiller les "hardeurs" de la même façon que les véritables comédiens - mais qui après les deux premières scènes compliquent le montage à un point tel qu'il en devient presque incohérent. Il est certes fort agréable de reluquer Senatore, qui passe la plupart de ses scènes à se débarrasser de ses fringues, mais avec le doublage son jeu semble aussi faux que la barbe de Raymond Beaudoin. Mauro Parenti fait dans le suave, bien moulé dans ses cols roulés, bien velu lors des scènes de nu, et présentant une ressemblance frappante avec le cinéaste québécois Jean Chabot. Le scénario tombe rapidement dans le mièvre, et on suit la trame avec un certain ennui. Mauro déclare à des journalistes, pendant un voyage de presse, qu'il s'installe au Québec pour écrire un roman; on a donc droit à un long montage nous introduisant Montréal, pour justifier la présence des fonds canadiens dans la co-production, et puis hop, de retour en Europe sans que rien de signifiant ne se déroule en Amérique ! Reste la magnifique musique d'Armando Trovajoli, qui passe du langoureux au fort joyeux, et l'impression en bout de ligne qu'avec chaque visionnement semblable augmente ma patience cinématographique et ma faculté d'émerveillement devant le banal. Orloff

ANITA: SWEDISH NYMPHET aka Anita - The Shocking Account of a Young Nymphomaniac aka Anita - ur en tonårsflickas dagbok - Torgny Wickman avec Christina Lindberg, Stellan Skarsgård et Danièle Vlaminck. 1973, Suède

Anita (Christina Lindberg) est une jeune nymphomane de 17 ans (parfois 16 ans, selon les versions). Entre ses cours à l'école, ses difficultés avec ses parents et ses prestations de chants et de danses avec sa soeur... Elle lève les hommes dans les gares, les chantiers de construction et devant les boutiques pour se les faire. Elle le fait gratuitement et cela pour combler son désir physique et psychologique de sexe. Après s'avoir fait un mec, elle en reprend un autre (jamais le même) et cela lui amène rapidement des situations embarrassantes et bientôt, elle a de la difficulté à se trouver des hommes. Erik, un étudiant en psychologie, l'aidera à trouver une cure. Pour lui la solution ultime est de vivre enfin un orgasme.

Mi-film d'exploitation et mi-film sérieux, Anita est un excellent véhicule pour les fans incorrigibles de Christina Lindberg. Le tout se laisse regarder avec plaisir. À noter qu'Alpha France à participer au financement du film. Black Knight

APOCALIPSIS SEXUAL - Carlos Aured, 1981

 Une bande de malfaiteurs (des filles et des garçons) décident d'enlever la fille d'un milliardaire afin d'exiger une rançon et s'en mettre... plein les fouilles! Alors, une fois le kidnapping accompli, que croyez-vous qu'ils fissent tous pour se distraire en attendant les sous? Et ben des partouzes bien sûr!

Ce film devait à la base être un petit softcore, mais la distribution en Italie a nécessité les ajouts de scènes hard. Carlos Aured raconte d'ailleurs qu'ils ont du trouver un mec à l'arrache pour exécuter les gros plans, et ils ont convoqué les gonzesses du film (j'imagine la scène) pour leur demander si ça leur faisait rien de se le taper pour l'export!

Du coup, on bien quelques scènes hardcore ici, mais pas bien méchante quand même, tout ça pour un film plutôt faiblard et inintéressant, avec Lina Romay et Ajita Wilson (le transsexuel dit la légende) dans les rôles phares. Franfran

APRÈS-SKI, Roger Cardinal 1971, Québec, 1h24.

Philippe (Daniel Pilon), un moniteur de ski moustachu nouvellement engagé dans une station des Laurentides, reçoit un accueil très singulier. Une fille blonde et saoule, complètement nue, lui ouvre la porte de l’ascenseur en lui demandant s'il "monte". Un moniteur passe en courant dans le corridor peu après, l'informant qu'à cette station, "On a pas du fun, on jouit !". Puis, il rencontre un autre collègue qui lui fait baiser le sein droit d'Angèle Coutu. Dès sa première nuit, une anglophone se glisse dans sa chambre et exige des leçons immédiates. Le lendemain, ce n'est guère plus calme. Ses collègues l'informent qu'il doit "passer" au moins 90% de ses élèves pour être respecté. Philippe vise une petite mannequin blonde bien mignonne, mais elle est déjà engagée avec son photographe, Bob. Il se rabat donc sur une actrice en vacances - la jolie Céline Lomez, qui est célèbre "pour deux grosses raisons", l'informent ses collègues. Il participe à une course de slalom, qu'il remporte. Mais miss Lomez ne veut pas céder à ses avances, "pas tout de suite" dit-elle. Il se rabat donc sur ses deux amis moniteurs qui se saoulent au champagne avec une prostituée noire. La soirée se terminera dans la neige et la crème fouettée.

Ce ne sont là que quelques scènes de ce délire érotique signé Roger Cardinal et qui a été tristement remonté en 1984 - le remontage ajoutant des scènes érotiques qui frôlent à quelques reprises le porno ! Mollement réalisé, le film fait l'apologie de l'amour libre, du cannabis et du ski. Cocktail auquel se prêtent les artistes suivants : Janine Sutto, Angèle Coutu, Pilon... et même René Angélil, qui vient faire une apparition ridicule dans la peau d'un entremetteur bedonnant et hippie. La musique typique de ce type de films fait du bien aux oreilles, mélangeant allègrement les mélodies faciles, les paroles puériles et le "groove" bien psychédélique de rigueur à cette époque. Le montage est évidemment un peu bousculé par les inserts érotiques, et en les enlevant on obtiendrait un film rythmé et réglé au quart de tour ! Une curiosité excessive, parfois parodique, qui se doit d'être vue au moins une fois; sinon, difficile d'y croire ! Orloff

L'ARRIERE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS - Pallardy - 1974

Aussi nommé "Règlement de compte à OQ Corral" (!?), met en scène une bourgade pommée de l'Ouest dont un saloon vient d'ouvrir, contre l'avis des vieilles rombières de l'endroit. En plus, le tenancier c'est John Keykette incarné par Jean-Marie Pallardy lui-même!

En fait, les vieilles cathos n'aiment pas l'endroit car, outre y boire de l'alcool, les gars vont à la pute (Lulu), et pas des moindres puisqu'il s'agit d'Alice Arno en véritable "bête" de sexe!

Mais seulement voilà, complètement crevé, la Lulu va prendre des vacances "jusqu'à ce que son arrière train siffle trois fois"!

Ainsi Keykette se met à la recherche des fameuses Daltines (dont la toujours superbe Martine Azencot), filles des Daltons pour combler le vide en comptant sur leur avidité sexuelle réputée... et ça marche! Mais attention, car Lucky Lucky, une féministe en herbe qui se prend pour Lucky Lucke va vouloir mettre fin à l'entreprise...

Pas la peine d'en dire plus, de toute façon ce film est trop fort! Marrant, sexy et surprenant... à ne pas manquer! Franfran

ATTENTION LES YEUX!, aka Let's Make a Dirty Movie, Gérard Pirès 1975, France, 1h23.

Un réalisateur qui doit depuis des lustres tourner une adaptation de LA CHARTREUSE DE PARMES, de Stendhal, se voit pressé par son producteur de repousser son projet pour tourner un porno, "parce qu'il n'y a que ça que les gens veulent voir". Il s'embarque donc dans ce projet un peu bâclé à contre-coeur et espère y mettre son art, mais il se rendra rapidement compte que les choses ne fonctionnent pas tout à fait comme il l'avait prévu. L'attendent sans ordre particulier des actrices gourdes avec des boutons sur les fesses, des acteurs bellâtres qui ne bandent pas, des décors complètement fauchés, et mille désagréments inattendus qui ont la qualité commune d'étonner.

Parmi les quatre comédies françaises des années '70 s'intéressant au phénomène de la pornographie, celle-ci n'est certainement pas la plus triste. Réalisée par Gérard Pirès, qui allait plus tard sévir avec TAXI 1 & 2, elle met en vedette une palette d'acteurs qui allaient plus tard se retrouver dans des situations beaucoup mieux cotées; Daniel Auteuil joue les idiots de service, Michel Blanc un constable moqueur... Claude Brasseur, dans le rôle du réalisateur dépassé, est tout à fait à sa place. Les gags s'enchaînent à une vitesse plutôt réjouissante et feront rugir de rire quiconque ayant déjà tâté de près ou de loin un tournage bordélique. Il y a quelques jolies filles qui ne sont malheureusement jamais filmées en gros plan lorsqu'elles "performent", et l'ensemble est extrêmement sympathique et aurait mérité de plus amples développements scénaristiques. Orloff

BACCHANALES SEXUELLES aka Fly me the frech way aka Tout le monde il en a deux - Michel Gentil alias Jean Rollin, 1974, France

Valérie (Joëlle Coeur) arrive chez son cousin, lui est parti quelques mois aux États Unis et elle appelle une copine. Sophie (Marie-France Morel) arrive et elles s'amusent, abusant de leurs corps. Sophie est kidnappée, pas avant qu'elle n'appelle un copain, Fred, qui arrive trop tard, donc, mais qui s'amuse avec Valérie, voyez le genre. Entre deux corps consommés, on comprend que le cousin de Valérie a des photos compromettantes à propos d'une secte et que ses disciples cherchent à les récupérer. La sublime Malvina (Brigitte De Borghese) n'arrive pas à faire parler Sophie, qu'elle prend pour Valérie, mais elle saura abuser de son corps, m'enfin vous comprenez...

Ajoutez les soeurs Castel et un décor rempli d'affiches de films de Jean Rollin et le tout y est. Film soft, à l'intrigue sommaire mais d'un certain intérêt, on droit aux scènes habituelles, un peu de sadomasochisme, de magnifiques costumes pour Malvina, à la plastique plantureuse. Joelle Coeur est mignonne à souhait, avec un peu de chocolat, merci, mais prend pas mal de temps à s'occuper de la disparition de son amie. Mais bon, là n'est pas le propos. Rollin remplit le cahier de charge niveau érotisme, soignant l'imagerie. Si l'ensemble semble aujourd'hui inoffensif, il a du faire sont lot de satisfaits à l'époque. Rollin n'a pas à avoir honte, loin de là. Mario Giguère

BAISE-MOI aka Rape Me - Virginie Despentes/Coralie Trin Thi avec : Raffaëla Anderson, Karen Lancaume, Adama Niane, Christophe Claudy Landry, Tewfik Saad , 2000, France, 1h15m

Nonchalante, Nadine [Karen Lancaume] poursuivrait bien sa modeste vie de prostituée si elle ne s'était pas emportée, n'en pouvant plus de subir les engueulades de sa co-loc avant de rejoindre son seul copain ayant besoin d'aide. Celui-ci, toxicomane, sera buté devant sa pharmacie. Nadine se retrouve alors seule en pleine nuit et sans moyen de transport. Arrive un personnage qui s'avéra plus que salutaire : Manu [Raffaëla Anderson]. Jeune et femme ayant malencontreusement flinguée son frère suite à un viol elle lui offre sa bagnole, ne pouvant conduire, pour fuir ensemble vers la mer. Une amitié s'installe. Un Bonnie and Clyde féminin balancera avec un plaisir s'accroissant des "connards à capotes" aux oubliettes.

Du sexe et des balles en veux-tu en v'la sauf qu'attention, ce n'est pas tourné par un mec. 1er film tourné en vidéo de Virginie Despentes, en co-réalisation une ex-actrice du x Coralie Trinh Thi, adoptant son propre roman datant de 1994 ayant parait-il causer une certaine controverse, en France du moins. Au départ je l'avoue, j'ai adoré la mise en place puis après bof. Toutes ces scènes de foufounes un peu trop hard car claires et tueries de plus en plus fréquentes sans grandes prouesses et cette petite avec sa tuque, ah la vilaine Manu. Je restais de glace, il y a de quoi je suis un mec. Étrangement avec recul ce Baise-Moi eu la force de revenir me titiller l'esprit avec l'image d'une Janette Bertrand sortant ses jarretelles pour mettre en valeur des flingues munis d'infrarouge. Rapide petite recherche rapide sur le net espérant effacer cette image. Résultat presque rien sinon davantage de commentaires négatifs dont ceux d'outrés sachant que les interprètes provenaient de l'univers porn. À mon tour, je me perds dans les sites x offrant plein de pop-up sans photos de Nadine. Je passe à sa défense. Certes pas un super grandissime chef-d'oeuvre, un effort intéressant où se défonce 2 jeunes femmes se rebellant jusqu'au bout avec une sympa bande sonore punk-rock-french.

Septembre 2004, un quatrième roman de Virginie Despentes vient de paraître chez Grasset. Sa rage serait devenue un magnifique humour, titre: Bye bye Blondie. Deadmonton

Comme vous le savez probablement, le présent film a causé tout un émoi en 2000. Au Québec, par exemple, un terroriste a posé une ou deux bombes pour que BAISE-MOI soit retiré des salles. En France, l'oeuvre de Despentes s'est retrouvée prise dans un no man's land juridique. Les critiques ont déliré au sujet du film, le classant dans le X, dans le post-féminisme, dans le polar, le film trash, etc. Beaucoup considérèrent l'ensemble comme navrant et dépourvu de qualités.

Ayant lu le livre dès sa sortie (Florent-Massot éditeur), j'étais curieux de découvrir son adaptation cinématographique. J'avais assez fréquenté l'oeuvre littéraire de Despentes pour savoir à quoi m'attendre et comprendre ses intentions, aspect que certains spectateurs (quelques critiques y compris) avaient mal interprété. Comme BAISE-MOI n'est pas un film conventionnel, comme il a un " background " bien précis, il convient d'ajuster quelque peu sa grille de lecture et d'analyse en conséquence.

À mon sens, il s'agit d'une adaptation convenable du roman. Bien sûr, des scènes et des détails ont disparu, mais l'esprit " rock and roll " de l'entreprise est demeuré intact. La coréalisatrice Coralie Trinh Thi (ex-actrice de films X) a d'ailleurs été assez claire à ce sujet : son but était de faire un " film trash " et punk, pas de donner dans l'art ou dans le manifeste féministe. BAISE-MOI est donc à voir comme une série très B peu politiquement correcte.

Le choix des deux réalisatrices est clair : on unit les deux tabous modernes (sexe + violence), encore plus " choquants " quand ils sont présentés de concert, sans justificatifs clairs et de manière explicite. La violence est donc assez crue, et plusieurs scènes de sexualité explicite viennent nous montrer que Virginie Despentes se soucie peu de donner dans le " voilé " et le suggestif. On prend plutôt son film comme une claque en pleine gueule.

Évidemment, certains passages de BAISE-MOI sont assez durs... Puisque l'ensemble n'est pas drôle, on ne peut guère percevoir le film comme une BD dont la violence serait dédramatisée. On doit plutôt envisager le film comme un équivalent filmé d'une série noire, ce qui est plutôt rare. Par série noire, je n'entends pas " film noir ", mais bien ces polars glauques, urbains, très " sexe et violence " notamment publiés dans la collection du même titre (Gallimard).

Les interprètes de Despentes (venus du cinéma X pour la plupart) s'en tirent généralement avec les honneurs. Comme le but n'est pas de réaliser une uvre d'art, la photographie est généralement quelconque. Une bande son assez rock et réussie vient conférer au film un cachet urbain/contemporain... Pour le reste, c'est à la dérive de deux jeunes paumées, écoeurées par les mâles, que BAISE-MOI nous convie. Le film est une succession de scènes violentes de vengeance envers certains hommes. On pourrait le présenter comme une version destroy et mise à jour du MS 45 d'Abel Ferrara, mais sans le travail professionnel qui conférait un fini esthétique et acceptable au film américain. En sachant à quoi s'attendre, on appréciera BAISE-MOI, mais il faut garder à l'esprit que ce n'est pas un film " pour tous "... Howard Vernon


Laura Clair

BAISEZ LES OTAGES aka Otages - Pierre B. Reinhard avec Laura Clair, 1981, France, 1h16

Un criminel tueur de flics, après avoir commis un hold-up, se réfugie dans une maison de banlieue habitée par un père de famille, sa femme, sa fille et une jeune protégée. Il les prend en otage et les oblige à se plier à ses diverses exigences, ce que ces dames font sans trop rechigner. Puis arrivent des invités, et d'autres. Et ça se met à joyeusement copuler...

Puisque le prétexte est ici pornographique, nous aurons donc droit à plusieurs scènes "chaudes" mal éclairées, routinières, agrémentées ici et là de scènes "de ménage" où des acteurs aux compétences dramatiques discutables se débattent sans conviction pour un peu de crédibilité. Le père n'aime pas le criminel, mais il aime tromper sa femme. La femme aime le père, mais elle fait volontiers des "petites gâteries" au premier venu. Il n'y a ici aucun propos social; quelques actrices sont charmantes, mais pas extrêmement, et le retournement de situation final fait à peine sourire. Un porno sans ambition, drôle bien malgré lui, qui risque de devenir un item de collection... Orloff

BALLETS ROSES aka Chaudes Adolescentes - Gerard Kikoine, 1978 

Un architecte à la fleur de l’âge (Alban Ceray) reçoit un jour au courrier un fragment de photo en forme de cœur représentant partiellement une jeune fille apparemment très belle...

D'un autre côté sa fille (la pulpeusissime Marylin Jess) supporte mal la nouvelle femme de son père (une nana bien bonne en tout cas!), et donc elle monte un périple lubrique infernal avec le but vicelard et incestueux de se farcir son propre père...

Un porno assez célèbre, et le meilleur film X d'après Brigitte Lahaie!?? Mais bon, là elle déconne un peu, y a des films avec elle qui sont 10 fois mieux!

Moyen quoi... Franfran 

BEHIND CONVENT WALLS aka Within a Cloister aka Les Confessions d'une Religieuse aka Interno di un convento - Walerian Borowczyk, 1977, Italie, 1h39

Dès le générique, des images liturgiques défilent au son d'une musique d'orgue morne et discrète. On nous présente d'abord très sobrement quelques nonnes qui vivent paisiblement dans un couvent régi d'une main de fer par la mère supérieure. Mais lorsque règne la discipline, le côté obscur est d'autant plus attirant... Les tentations de la chair vont peu à peu envahir nos religieuses, qui nous en feront voir de toutes les couleurs...

Filmé sans aucune retenue par un maître ès érotisme, Walerian Borowczyk, figure culte surtout célébré en Europe, ce film est un bel hommage aux joies exubérantes de l'amour physique. Monté comme une symphonie, avec des mouvements calmes et des instants forts orageux, le film se veut une série de frénétiques scènes de folie sexuelle, entrecoupées de moments calmes où ces dames essaient de contrôler leurs passions. L'image constamment superposée vient apporter une dimension presque surnaturelle au film, et fait du corps des religieuses nues un objet d'adoration et de mystère. On a même droit, au beau milieu du film, à une scène "hardcore" qui implique un bout de chêne, un miroir et une figure ecclésiastique bien connue... Une surprise tout en retenue, un bonbon amer qui fond, avec un peu de patience, pour enfin révéler des qualités insoupçonnées. Orloff

BEHIND THE GREEN DOOR - les frère Mitchell, 1972, États Unis

Ce film réalisé en 1972 a beaucoup fait parler de lui. Quand on évoque " l'âge d'or du cinéma pornographique ", on mentionne toujours DEEP THROAT, THE DEVIL IN MISS JONES et BEHIND THE GREEN DOOR... Il fut réalisé par les frères Mitchell, dont le destin tragique est retracé dans un film récent (RATED X) réalisé par Emilio Estevez, dans lequel ce dernier joue aux côtés de son frère Charlie Sheen.

Selon François Jouffa et Tony Crawley (L'ÂGE D'OR DU CINÉMA ÉROTIQUE), il est basé sur une légende urbaine qui circulait sur les campus des universités américaines, dans les années 60 : mon oncle connaît quelqu'un (appelons-le Roger) qui... a payé un certain montant d'argent. On a conduit Roger (les yeux bandés) dans une maison où il a assisté à un étrange spectacle sexuel impliquant une jeune femme kidnappée.

C'est le sujet de BEHIND THE GREEN DOOR : Une jeune femme (Marilyn Chambers) est kidnappée et conduite dans un étrange lieu où elle sera livrée, sur une scène, à des hommes et des femmes, pendant qu'un public de plus en plus débauché regarde le spectacle.

Avec ce film, les frères Mitchell ont voulu combiner hardcore, cinéma et avant-garde. On retrouve donc un soin évident apporté à l'image et à la bande-son (malgré de nombreuses ruptures dans celle-ci, qui attestent du budget limité de l'entreprise : le film fut tourné en 16 MM). Marilyn Chambers y est très élégante et convaincante. Tout en manifestant clairement sa sensualité, elle n'a jamais l'air vulgaire, ce qui ajoute une touche de classe à BEHIND THE GREEN DOOR.

Ce qui aide BEHIND THE GREEN DOOR aussi, c'est le choix esthétique des frères Mitchell de ne pas se centrer uniquement sur les gros plans génitaux (ce qu'on appelle parfois du pistonnage, pour l'analogie évidente), mais de cadrer souvent, en gros plan, le visage de Marylin Chambers illuminé par le plaisir. La progression du film est intelligemment étudiée : la mise en place est lente, glissant doucement sur une pente de plus en plus inclinée. Même en l'absence de dialogues pendant la majeure partie du film, on ne s'ennuie pas, car le climat est très particulier.

En bref, il est clair que BEHIND THE GREEN DOOR mérite son statut-culte au sein du genre très spécifique auquel il appartient.

Les autres films des frères Mitchell n'eurent pas un tel succès, malgré un soin souvent semblable apporté à la réalisation. Dans une dernière tentative de renouer avec le succès de ce film, les frères réalisèrent en 1986 BEHIND THE GREEN DOOR, THE SEQUEL.

Le film attira vaguement l'attention, mais la situation avait bien changé depuis 1972... 

Note finale : le DVD propose une restauration valable (mais plein écran) du film. Il n'y a aucun supplément. Howard Vernon

BEING 20 aka Avere vent'anni - Fernando Di Leo, 1978, Italie 

Aïe aïe aïe, quel ovni cinématographique... 

Le réalisateur Fernando di Leo est surtout connu pour ses polars (notamment MR SCARFACE), mais, en 1978, il décida de se lancer dans la sexy-comédie avec ce film dont le titre original est AVERE VENT' ANNI.

Le tout démarre de façon tout à fait anodine avec deux jeunes femmes qui se rencontrent sur une plage. Elles sont jeunes, belles et s'ennuient. Que faire ? L'une d'entre elles se plaint de ne pas " baiser " plus souvent. Voilà un mois que la pauvre n'y parvient pas...

Les filles se souviennent alors d'une commune et décident de s'y rendre... Mais en cette fin de la décennie 70, les temps ont changé et l'idéal hippie s'est dévoyé : il faut payer le loyer, travailler. Les hommes sont puants ou trop drogués pour pouvoir réagir aux avances, etc.

Plus le film avance, moins il est léger et joyeux. Il devient de plus en plus sérieux et perd son caractère populaire. Tout à coup, on se retrouve presque dans un drame judiciaire ou dans un film social qui critique la police italienne.

La finale (que je ne dévoilerai pas), quant à elle, est tout à fait déprimante et laisse le spectateur pantois et morose. Un conseil, donc : voici le film à ne pas voir si vous souhaitez que sa conclusion vous laisse un grand sourire sur le visage. C'est plutôt le contraire.

On suppose que Di Leo a volontairement choisi ce parcours erratique et déconcertant, mais quand on s'attend à découvrir une sexy-comédie légère, on ne peut manquer de demeurer perplexe. Howard Vernon

La BONZESSE - FRANCOIS JOUFFA ,1973

C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'emmerde un peu quand même dans la vie, alors elle décide de s'engager comme ça dans un bordel, pour voir. Comme elle est plutôt jolie, elle a pas mal de succès, et apprend petit à petit le métier auprès des divers vicelards qui déboule. Pourtant un jour, un jeune homme pas mal décide de l'embarquer chez lui, elle accepte car il est pas mal et a du blé, mais par contre, il la baise jamais! Complètement frustrée, et alors qu'il la laisse se faire baiser par le restant de la planète, elle retourne au bordel se faire un peu de blé pour... partir en Inde! ?

Je ne dévoilerais pas la fin qui est suffisamment étrange et spéciale pour faire de ce film (culte il parait) un très bon érotique des débuts 70's préfigurant de peu la vague du hard, même si ici les scènes sont assez soft bien que directes. Beaucoup d'humour au passage, surtout chez les clients qui vont de ridicule en ridicule au grès de leurs fantasmes.

Un moment sympathique. Franfran


Christina Valenti

Le BORDEL aka Paprika aka Last Italian Whore - Joe D'Amato avec Christina Valenti, 1995, Italie, 97m 

Un bordel. Les années 30. Une nouvelle venue du nom de Rose, surnommé tout de suite Anna Paprika, se joint à l'écurie de Gisèle pour ensuite passer tous les clients à son lit. C'est ça. D'Amato tournant un porno sans rien d'exceptionnel agissant très bien en tant que somnifère chez le spectateur. D'autant plus que la même petite musique cheesy se voulant des années 30 joue pendant la durée complète du film. Aussi répétitif que les coups de reins. Bad Feeble

BORDEL SS aka 1942-1945 Piaceri a Parigi aka Bordello a Parigi aka Freundenhaus 42 aka The Red Devils - José Bénazéraf avec Karin Gruas, Barbara Moose, Brigitte Lahaie, Guy Royer, Pierre Belot, Erika Cool, Hubert Gerald, Aaron Hauchart, XNK0036 [et oui] , 1978, France, 80m

Un bordel parisien survit avec quelques privilégiés nazis, tel un beau capitaine [Guy Royer] promis à un bel et droit avenir. Clopes, pipes et même cigares entre copines, bref elles s'ennuient tellement qu'elles aideront la résistance. Au QG SS par contre la tension monte. Des informations fuient. Pour des inspections, on y expédie une belle aryenne. Mystérieuse et fouet toujours sous le bras, elle se remémore 2 courts luxurieux moments avant des éduquées. Punch et fin.

Promu pour les débuts de Brigitte Lahaie avant qu'elle soit blonde, cet intérêt est vite oublié car c'est Karin Gruas, la charismatique ss, qui est la plus belle de tous les univers. Malheureusement le pape du porno ne rigole pas cette-fois. Cruel, José Bénazéraf a tout planifié vers une jubilation extrême tel un sourire de la belle. Et bien non, sinon si peu, ou trop loin après tout ces gros plans et attentes. Néanmoins le temps passe vite. L'ambiance est intéressante avec cette pellicule aux tons rougeâtres ainsi que la musique. Pour l'humour non désiré il y a les deux décors extérieurs pour la moto ss aux courses menaçantes. Le reste ? Une affectueuse Barbara Moose.

Pour les fans de Karin Gruas comme moi. Non ceux de miss Lahaie. Deadmonton

BREAKING POINT aka Les Suédoises aka Elles lui ont tout appris aka Pornographic Thriller -Bo Arne Vibenius, 1975, Suède

Bob Bellings est un geek dépravé qui a un travail routinier de comptable pour une importante compagnie où il lit des documents, pose un estampe et marque de ses initiales les documents. De plus, il passe ses journées à jouer à un train électrique. Schizophrène, il décide un jour d'arrêter de rêver de sexe intense et se laisser libre cours à ses fantaisies. Par exemple, dans la première minute du film, il se glisse dans un appartement et tue une jeune femme avec un instrument. Ensuite il fracasse la tète de celle-ci contre le plancher pour ensuite violer son cadavre. Dans les jours suivants, il voit un annonceur à la télévision dire que le maniaque devrait garder son sang froid et ne pas user de violence et de simplement dire à ses victimes se qu'il veut et qu'elles vont se laisser faire. Alors, il suit les instructions et s'infiltre dans des logements pour mieux violer et tuer, amasse des prostituées sur la bordure de la route et les fait bruler, puis finalement il enlève une jeune fille de 8 ans...

Il s'agit du troisième et très rare film du mythique réalisateur de THRILLER: A CRUEL PICTURE. Avec celui-ci, le coté hardcore sex et beaucoup plus développer qu'il ne l'était dans THRILLER. En effet, le réalisateur à pousser ses obsessions tout comme son protagoniste. Le soin porté à la réalisation est semblable à celui de THRILLER... Des bruits et sons étranges, des plans bizarres et des hardcore shot. Il s'agit manifestement d'une oeuvre culte dû à sa rareté et le visionnement de la chose est satisfaisant à plus d'un égard puisque le film est vraiment trash et comble le besoin du spectateur à en voir plus. Il y a un rythme très lent et il est ponctué de nombreuses violences: Coups de feu de balles explosives, poursuites en voitures, fellations en gros plans, harcore shot, etc. Par exemple, dans une scène, le héros éjacule dans un verre à café et par la suite l'amène à son travail pour le servir avec du café à une jolie travailleuse. Des scènes étranges comme cela, le film en abonde. À traquer et à voir pour démystifier le mythe et pour voir se que vous ne pourriez pas voir ailleurs. Le film avait été édité en France en vhs... Pour les autres pays: Introuvable et même encore banni en Suède encore aujourd'hui. À part dans l'underground où une rare version anglaise sous-titré en suédois circule. Même le réalisateur n'a plus les négatifs qui ont été perdu à New York voici quelques années. Un film malade et monstrueux pour le pervers que vous êtes peut être ! Black Knight

BUBBLES GALORE - Cynthia Roberts, 1996, Canada

La réalisatrice et interprète de films pour adultes Bubbles Galore (l'actrice porno Nina Hartley) a quatre semaines pour mettre en boîte son prochain film et le livrer à son distributeur, sans quoi, Godfrey Montana - concurrent numéro 1 de Bubbles qui est aussi son ancien compagnon, risque de lui prendre son créneau de distribution. Bubbles déniche alors l'actrice idéale et tombe sur une vierge qu'elle formera de manière adéquate, ce qui ne manque pas de rendre jalouse son assistante qui l'aime en secret. Pendant ce temps, Montana va tout mettre en œuvre pour faire échouer le film de Bubbles en manipulant Buck, son ancien amant. Mais Bubbles est une personne bien, et il se trouve que sa vierge et blonde actrice à la soif sexuelle gigantesque n'est autre qu'un ange protecteur agissant sous les ordres de Dieu (la légende du X Annie Sprinkle et ses aisselles poilues)...

Cette fable féministe produite par Greg Klymkiw (qui a produit les premiers Guy Maddin) milite pour une prise de pouvoir des femmes au sein de l'industrie pornographique - industrie dans laquelle le pourcentage de femmes est plus élevé que celui des hommes n'oublie-t-on pas de nous préciser. Ici, les hommes du business, représentés par Godfrey Montana, sont des manipulateurs machos, des types qui se font pomper le dard en parlant business et qui ne considèrent les filles que comme de la " viande fraîche ". Buck, l'ex-acteur porno devenu impuissant représente le côté positif des hommes du milieu, ceux dont la carrière est sabotée à cause de leur prise de position pro-féministe. Le film met en avant une histoire d'amour entre deux femmes et s'avère donc être un film à message, une comédie polissonne et une romance lesbienne. Traité de manière légère et absurde, il fait parfois penser à du Russ Meyer fauché avec ses protagonistes aux gros sexes caoutchouteux utilisant ces derniers pour menacer leur victime comme d'autres utilisent des flingues mais aussi avec son rythme effréné et ses répétitions hystériques et inattendues de plans tous plus fous les uns que les autres. Cynthia Roberts opte pour un style visuel relativement " sale " et agressif via une abondance de gros plans très serrés, d'éclairages minimalistes et un montage vif et pas toujours cohérent. Considéré comme l'un des pires films de l'histoire par certains, comme une perle féministe par d'autres, BUBBLES GALORE est avant tout une curiosité trash et déjantée, le genre d'ovni réjouissant dans lequel le pire côtoie le meilleur. Kerozene

CAFE FLESH - Stephen Sayadian, USA, 1982 

Dans le futur, après la bombe, 99% de la population est devenu stérile, incapable d'éprouver le moindre sentiment charnel, de véritable enveloppe humaine de concentré de frustration. Le pourcentage restant, ceux que l'on appelle les positifs, ceux qui sont sexuellement opérationnels, sont obligés par la loi de copuler sur la scène de boites branchées pour divertir le peuple. Le Café Flesh est une de ces boîtes dans laquelle se retrouvent chaque soir une galerie de tronches pas possibles qui viennent reluquer des gars se faire sucer et sauter quelques gonzesses dans des décors ultra kitsch, sur des rythmes de musique électro très "early 80's". Dans le public se trouve un couple, lui est malheureux, et elle cache un secret...  Mais le grand événement est la venue de Johnny Ricco, la plus grosse bite du circuit, et tout le monde attend sa venue impatiemment (Johnny Ricco est aussi le nom du héros de STARSHIP TROOPERS, est-ce un hasard ?).

Hallucinant ! Ce film est de très loin le meilleur porno qu'il m'est été donné de voir. Pas pour son côté porn, les scènes X sont très courtes et finalement pas très excitantes car mises en scène de façon théâtrale, mais pour le reste, l'ambiance, les décors, la musique, les dialogues, le tout oscille entre une ambiance à la LIQUID SKY et celle du VICIOUS LIPS d'Albert Pyun (!).... Tout est tellement surréaliste, tellement psyché, on peut vraiment parler ici d'un film, ce qui n'est pas si courant pour un film de cul. Kerozene

CALIGULA aka Caligola - Tinto Brass, 1979, Italie/États Unis 

CALIGULA est, en quelque sorte, la caricature de SALON KITTY. Tous les éléments de KITTY sont poussés à l'extrême, ce qui a d'ailleurs porté Brass à renier ce film.

SALON KITTY se voulait en effet une dénonciation des effets pervers du pouvoir, l'illustration d'une société (même en miniature) rongée par le vice et la décadence. Gros budget, reconstitution d'époque à grands renforts de décors somptueux, de figurants nombreux, scènes-choc, érotisme, composition visuelle élaborée, longue durée et dramatisation étaient au rendez-vous. Pour CALIGULA, on prend quelques-uns des mêmes (Brass, John Steiner, Teresa Ann Savoy, etc.) et on recommence, en plus explicite. La pornographie l'emporte sur l'érotisme, la violence se fait plus virulente, la durée s'allonge (près de 2 H 40 !), les décors sont encore plus extravagants et l'époque historique s'éloigne de la nôtre (la Rome antique).

Pour avoir lu ce classique de la littérature et de l'histoire qu'est LA VIE DES DOUZE CÉSARS de Suétone, je me suis rendu compte que le scénariste de CALIGULA, Gore Vidal, y avait pillé à peu près son scénario sans jamais citer la source d'où il provenait. Domaine public et manque de culture du spectateur moyen oblige. N'empêche : cela ne garantit que mieux l'authenticité des travers et des folies dépeintes dans cette fresque délirante. D'ailleurs, horrifié par le résultat final, il avait tenté de faire retirer son nom du générique, sans réussir.

Brass a renié le film non seulement à cause des inserts pornographiques tournés par son producteur (Guccione), mais aussi parce qu'il n'a pas eu de droit de regard sur le montage final. Cet élément est fondamental pour le cinéaste italien (ainsi qu'il l'explique dans l'entrevue qui figure sur le DVD double de SALON KITTY).

Malgré tout, CALIGULA demeure une sorte de somptueux livre d'images pour adultes, complaisant et plein d'une passion très latine. On ne criera pas au chef-d'œuvre pour autant, car un certain nombre de défauts viennent en miner les qualités : notamment cette durée beaucoup trop longue, l'aspect grandiloquent de l'entreprise qui, à force de vouloir en mettre plein la vue finit par lasser, le jeu outré de certains acteurs (Peter O' Toole au banc des accusés). D'autre part, certains acteurs étonnent par leur sobriété : John Steiner en grand prêtre chauve, Teresa Ann Savoy, Guido Mannari.

En définitive, le film n'est ni un ratage psychotronique ni un chef-d'œuvre, mais un film correct qui se situe quelque part entre les deux. La raison impute probablement aux trop nombreuses modifications effectuées ici et là. Il aurait été préférable de laisser Brass se charger du montage final du film, en professionnel expérimenté qu'il est. Howard Vernon

CAMILLE 2000 - Radley Metzger avec Danièle Gaubert, Nino Castelnuovo, 1969, Italie

Ce qu'il y a de bien avec First Run Features, c'est qu'ils savent nous laisser apprécier toutes les raisons d'un bon transfert DVD : les scratchs, les jump-cuts dus à des bouts de pellicules manquants, les sautes et les blancs dans la bande-son... L'envie de crisser le DVD, l'emballage, le coffret sur le mur ou de les défenestrer n'étant pas imputable à la qualité médiocre du film, votre être se trouve déchiré entre deux émotions irréconciliables : "je suis satisfait de mon achat" et "câlisse que je me suis fait fourrer". Ce qu'il y a de bien c'est que pendant que vous n'écoutez pas le film, la première prend le dessus sur la seconde, qui ne se repointera avec force que quelques heures par année.

Ceci étant dit, passons maintenant avec fougue poétique à la description de ce Camille 2000. Jolies cartes postales de Rome. Quelques robes sublimes, de jolis tissus laissant croire en leur transparence, et d'autres encore, plus habillées ou plus menottées. Utilisation érotique du focus et des camélias, des miroirs et du mobilier. Comédien-contorsioniste de grand talent qui se plie dans tous les sens afin de ne pas laisser voir sa bite au spectateur. Tout ça est très inégal, mais on y sent ici et là le génie de Metzger - notamment quelques plans, faux split-screens, prouesses esthétiques, que je devrai numériser pour mon pote Choucroute. L'hétérosexualité de certains personnages hétérosexuels n'est pas très convaincante et manque de finesse ; l'homosexualité de certains autres personnages, homosexuels ceux-là, est caricaturale. Memorial BBQ


Uschi Karnat
La Tsarine

CATHERINE LA TSARINE NUE aka Katharina, Die Nackte Zarin - Scott Hunt, 1983, Allemagne de l'Ouest, 1h40

Russie, ère des perruques et de la royauté barbare. La tsarine Catherine, une sacrée salope, règne sans pitié sur le pays, principalement préoccupée par son bien-être physique et sexuel, toujours prompte à démontrer son pouvoir sur autrui, et gorgée d'orgueil et d'amour-propre. Pendant qu'elle se fait lécher par ses servantes ou enfoncer par quelques chevaliers perdus, qui bien sûr perdent leurs moyens devant son importance, un agité qui s'auto-proclame Tsar, le "Tigre de Sibérie" (ah bon, moi je croyais que le titre revenait à Ilsa, mais passons), parcours la campagne avec son armée de cosaques, qui massacrent et violent tout ce qui bouge, sans ordre particulier.

Un officier au coeur d'or, révolté par les agissements sauvages des cosaques (qui passent carrément à l'attaque, pour paraphraser Freda), décide de prévenir la tsarine et lui tombe bien sûr dans l'oeil. Il vivra quelques aventures accompagné de son fidèle serviteur, un balafré qui aime bien jouer à la bête à deux dos avec toutes les servantes se trouvant sur son chemin.

Voilà le fruit d'un bien curieux sous-genre, le péplum historique agrémenté de porno ! Car il n'y a bien sûr pas que des scènes de cul ici; elles sont minimales et viennent agrémenter le récit... Il y a une véritable histoire "à costumes" qui se base sur des faits historiques, en brodant bien lourd pour permettre l'inclusion de quelques accouplements bien inoffensifs.

Scott Hunt est sans doute un nom d'emprunt, la production était ouest-allemande, et un seul film figure dans la liste de ses "accomplissements" sur IMDb. C'est donc un fantôme qui dirige cette oeuvre peu édifiante, qui comporte son lot de rebondissements contraints et de personnages aux traits grossiers, que ça soit le sous-fifre royal obsédé par la cruauté, la tsarine nymphomane et narcissique, ou l'officier au grand coeur qui tient à son honneur.

La tsarine est interprétée par Uschi Karnat, qui a pornographié sous le nom Sandra Nova, et qui est précédemment apparu dans quelques douteuses productions allemandes, dont un Schoolgirl Report. Elle est aussi visible dans RASPUTIN - ORGIEN AM ZARENHOF, péplum porno fait dans le même moule que CATHERINE, l'année suivante. Uschi est certes jolie et bien faite, et sait peut-être naturellement prendre son petit air supérieur, sa présence enjouée allant de soi : elle aime visiblement son métier !

Les autres acteurs / actrices sont pour la plupart de purs inconnu(e)s, chose courante dans le péplum porno, sans doute !? L'ensemble donne donc à voir un spectacle routinier, entrecoupé de scènes de bataille sensées donner une idée de la démesure de l'empire Russe de l'époque. Le CALIGULA de Brass a lancé là un bien drôle de sous-genre, qui fit accoucher l'Europe de quelques curiosités comme celle-là, mais qui ne fut en gros pas très significatif pour la suite du monde... Orloff

CATHY FILLE SOUMISE aka LES FILLES DE FERME - Bob W Sanders alias Robert Renzulli avec Silvie Desartre (Cathy), Brigitte Lahaie, Alban Ceray, Dominique Aveline

Lors d'une enquête intitulée "pourquoi filmez-vous ? " Le journal LIBERATION présentait ainsi Renzulli  "... IL pratique le cinéma suédois à la Française: sentiments et pratique sexuelle saine, sur fond de prairie de paille et d'herbe"..

En ce qui nous concerne, il s'agit d'un melopornoprovençal de la plus belle espèce ( façon de parler! ) rare s'il en est !

Cathy, jeune femme douce et naïve, est séduite par un playboy attentionné qui va se révéler n'être qu'un minable "petit mac", qui va s'empresser de lui trouver une place sur un trottoir. N'y tenant plus, elle s'enfuit à la campagne ou elle fait la connaissance d'un jeune paysan au coeur tendre et "avé l'assent", ils s'éprennent aussitôt  l'un de l'autre. Mais l'idylle est de courte durée, car le "petit mac" retrouve sa trace  et l'enlève un soir à la faveur des ténèbres pour la violer en " bonne compagnie"( Aveline le moustachu et deux affreux!). La riposte ne se fait pas attendre, lorsqu'il l'apprend de la bouche même de Cathy, notre brave paysan est bien décidé à en découdre, puis se ravisant il fait appel à ses ami(e)s pour lui donner une leçon.

Le supplice sera à la hauteur de ses forfaits, attaché, crucifié, il sera obligé d'assister aux ébats de tout ce joli monde dans la grange du village. Relâché, humilié, il se tue en roulant à tombeau ouvert sur une route en lacet ; justice est faite, le méchant châtié, nos deux tourtereaux peuvent s'aimer d'amour tendre, dans une clairière au bord d'un torrent, leur plaisir salué par la pluie et le soleil mêlés.

De facture correcte, photo soignée, le film est tout de même un peu mou et, un comble, les scènes chaudes sont pour la plupart insignifiantes. Sous prétexte de nous offrir un scénario plus étoffé que d'habitude, Renzulli nous inflige des scènes de comédie longues mais longues, et une scène de viol assez pénible en guise d'introduction.

Reste pour la curiosité du cinéphile averti, une ambiance bucolique, l'amour estival sur fond de champs contre champs de blé en herbe, le tout nimbé de flous Hamiltoniens. Et tout de même deux plans à sauver : la brunette Brigitte Lahaie initiée à l'anal sur un tracteur, ce qui nous permet d'admirer son admirable postérieur, ainsi qu'une courte scène lors de la " mêlée" finale, ou une visiteuse impromptue se voit d'abord rendre hommage à son fondement, qui n'a rien à envier à celui de la Brigitte sus- nommée, avant de gratifier son partenaire  d'une alerte récompense buccale, en équilibre sur une échelle s'il vous plait. Oui bon! Mais pour deux scènes, hein ! Marc le Houis

CHOSES SECRETES aka Secret Things - Jean-claude Brisseau, 2002, France, 115m

Sandrine travaille comme barmaid dans un club de strip-tease. Elle éprouve une étrange fascination envers Patricia qui ose aller au bout de ses fantasmes en faisant jouir les hommes qui la regarde danser. Bientôt, Sandrine reçoit une proposition du patron pour coucher avec lui. Sandrine refuse et les 2 sont jeter dehors du club comme 2 sacs à vidange. Sandrine ne voulant pas rentrer chez elle en raison de 3 loyers en retard, passe la nuit chez Patricia, qui elle, l'initiera aux plaisirs de se faire jouir en se faisant regarder. Sandrine et Patricia deviennent rapidement des amies et décident d'exploiter leurs charmes pour gravir les échelons de la société. Elles se font engager dans une Cie et elles montent les échelons rapidement. Mais elles trouveront plus fort qu'elle en la personne du fils du patron qui est un libertin à l'image de Caligula et qui a toutes les caractéristiques d'un maître du film HISTOIRE D'O, mais 100% plus cruel ! Imaginez !

Le film commence comme un film porno soft aux images léchées, pour ensuite devenir un genre de Working Girl et ça se poursuit ensuite en une copie année 2000 d'Histoire D'O ! Le film possède une ouverture qui rappelle beaucoup Vampiros Lesbos qui n'est pas sans me déplaire.

En regardant le film, on se questionne si c'est un film féministe où les femmes vont au bout de leur fantasme ou si c'est un film misogyne. J'imagine que ça dépendra des goûts et des interprétations de chacun ! Le film passe à 2 doigts du navet lorsque le réalisateur filme Fabrice Deville faire l'amour sous des airs d'OPERA pour montrer la suprématie du personnage qui se considère comme un demi-dieu. Mais l'imagerie du film et sa conclusion sauve le tout. Le film contient un petit coté fantastique avec les apparitions d'un faucon et d'une femme sous un voile noire qui vient ici et là comme la présence de la mort. Il y a le critique Alain Coté d'ICI qui voit un lien avec les films de Rollin avec ces 2 femmes qui manipulent des hommes avec leurs sexes. Elles ressemblent effectivement à des femmes fatales vampires. Mais, il ne faut quand même charrier !

Mais par contre, le film avec ses scènes de sexe cru et ses images léchées a une enveloppe intéressante qui rappelle les films d'exploitation des années 70 et ça c'est du tout bon ! Et de voir autant de scène de sexe cru dans un cinéma renforce cette impression là. À voir dans une belle salle de cinéma comme celui du Beaubien avec son écran géant et sans les traditionnelles pubs de CKOI des multiplexes. Vous allez prendre votre pied! Black Knight

 

CINDERELLA 2000 - Al Adamson avec Catharine Erhardt, Jay B Larson, 1977, États Unis, 109m

2047, la fornication est interdite et la police du Contrôleur et son robot surveille les foyers. Cindy vit avec ses cousines et sa tante, forcée de faire tous les travaux pendant qu'elle se pomponnent et pensent constamment à forniquer. Arrive alors le "Fairy Godfather" qui veut aider Cindy à trouver son prince charmant, Tommy Prince, et restaurer le droit à l'amour dans le pays, après avoir montré un peu à Cindy de quoi il s'agit avec deux lapins démonstrateurs. Le tout en chansons, car on est dans une comédie musicale soft porn futuriste !

"Everybody needs Love, you and me, even King Kong"

Pendant un certain temps à la fin des années 70, si Deep Throat fait un carton dans plusieurs cinémas, certaines chaînes ne sont pas prêtes à aller aussi loin, mais veulent profiter du filon et les comédie soft porn, qui plus est musicales, connaissent leur petite demi-heure de gloire. Catharine Burgess alias Earhardt, qui a jouée l'année précédente dans THROUGH THE LOOKING GLASS, inspiré d'Alice au Pays des Merveilles, récidive dans cette revisite de Cendrillon coquine. Elle est toujours aussi charmante et est la seule actrice ayant un jeu presque naturel, entourée d'acteurs qui cabotinent un max et un robot qui danse ! Al Adamson filme avec ses pieds, on le sent au-dessus de ses moyens et il ne semble pas savoir comment cadrer ses acteurs. Dans le genre "so bad it's good", il faut bien de l'indulgence ou apprécier miss Earhardt pour passer au travers de cette polissonnerie bien inoffensive. On apprécie de voir enfin Blanche Neige, pas invitée au bal, faire quelque chose de différent avec ses sept nains. Mario Giguère

CLAUDINE - Martin Cognito avec Ovidie, Hervé P. Gustave, France, 2002, 83m

CLAUDINE est une CALLGIRL. Une journée, elle trouve, son client mort dans son lit après une nuit d'ébats. Un policier joué par Hervé P. Gustave mène l'enquête.

Il s'agit de la première production COLMAX que je vois avec Ovidie et le résultat est des plus surprenant. Il y a d'excellents mouvement de caméra et les décors et éclairages sont baroque. Il y a une narration qui comporte une ouverture de 15 minutes sans sexe et des détails assez rares dans ce type de production qui sont présent comme OVIDIE qui vire un type de passage qui est incapable de bander.

En fait, pour avoir des atouts aussi surprenant, le film a été réalisé par Martin Cognito. Il est un réalisateur du cinéma traditionnel qui se cache sous une cagoule pour ne pas se faire reconnaître! L'ensemble est très bien, à l'exception d'une fin trop convenue.

7/10 Black Knight

Pour en savoir plus: http://www.martincognito.com/flash.html

La CLINIQUE DES FANTASMES - Gerard Kikoine, 1978, France 

Voici un autre porno du génial Kikoine, datant de l'année phare du genre en France, 1978....

C'est l'histoire d'un ex-gynécologue (Richard Allan) devenu clochard qui raconte sa vie à un collègue de galère, et surtout comment il en est arrivé là.

Il raconte donc ses aventures de médecin (ça donne envie de faire gynéco ça), et le film est une suite de situations cocasses où ça finit bien souvent par une partie de jambes en l'air, évidemment!

Elles fantasment donc toutes sur lui, sans parler de son propre personnel qui n'est pas non plus très farouche avec les clients masculins qui accompagnent ces dames (Alban Ceray). Y en a pour tous les goûts en tout cas, avec l'éventail d'actrices sublimes de l'époque, dont l’ineffable Brigitte Lahaie.

Le film est très réussi, avec la mise en scène géniale de Kikoine, des cadrages toujours aussi dingues et des bonnes idées loufoques où grivoises qui donnent un charme fou ajouté au grain du 35 mm, chose qu'on n'est pas près de revoir! Franfran

A CLOCKWORK ORGY - Nic Cramer, 1995, États Unis

Avec un titre comme ça, on s'attend a une parodie du film de Kubrick et c'est exactement ce qu'on a. Kaitlyn Ashley devient Alexandra. Elle est ses amies: Dum, Patty et Georgina, violent et humilie les hommes. Mais rapidement Alexandra se fera capturer et subira un traitement pour traiter sa nymphomanie.

Le film commence avec une p'tite musique à la Beethoven et avec le fameux zoom-out d'Alexandra et ses "droogs" dans le Milk Bar, vient ensuite la rencontre avec le clochard, etc.. ... La trame suit avec précision celui de Kubrick et y utilise beaucoup de scènes, copie les décors, les costumes et les meilleurs dialogues. Les actrices sont belles et le film constitue du bonbon pour les fans d'A CLOCKWORK ORANGE. Stanley Kubrick aurait été fier de voir un si beau résultat.

7.5/10 Black Knight

CLUB PRIVÉ POUR COUPLES AVERTIS aka Club Privado- Max Pécas, 1974, France 

Marcel est un homme heureux. Chauffeur de taxi, il est fiancé avec une jolie dame qui fait son bonheur et voilà qu'une cliente se dénude dans son taxi ! Elle l'amène dans un club spécial ou Marcel en profite pour s'amuser avec deux dames à la fois, le libertin ! Mais il rencontre sa fiancée dans la pièce d'à côté ! Marcel aime bien se taper des gonzesses, mais que sa fiancée exerce le plus vieux métier du monde, là ça ne va pas du tout ! Il est désabusé, mais sa cliente et son mari l'amènent dans d'autres clubs privés, espérant le ramener à de meilleurs termes avec sa libido et sa fiancée...

C'est bien la drôle de morale de Marcel qui intrigue pas mal dans ce petit film de Pécas, ce qui est bon pour le mâle ne l'est pas pour la femme ! Pécas ne soulèvera pas le problème, mais le scénario s'en fout, prétexte à des scènes dites de couples pervers. D'ailleurs son copain de Taxi, ne se pose pas trop de questions, lui, et profite du bois de Coulonge comme des apéritifs du club. Ca ressemble donc au propos d'Emmanuelle, tentative de perversion d'un personnage qui ne déteste pas la chose. Dans ce contexte, j'ai bien apprécié le plan final, qui évite le cliché. Mario Giguère

CONFIDENCES ÉROTIQUES D'UN LIT TROP ACCUEUILLANT aka Les Frôleuses - Michel Lemoine, 1973, France

Un homme, un soir, roule en bagnole sur un grand boulevard de Paris. Il se rend compte que la motocycliste qui le précède est une vieille connaissance, l'apostrophe de sa fenêtre, et elle finit par se ranger et le reconnaître. Ils décident d'aller boire un verre à la santé de leur passé, et finissent par se retrouver chez la belle, chez qui trône en évidence un lit rond et moelleux, incitation évidente aux joies orgiaques de la débauche sexuelle. L'homme en est troublé, et demande quelles sont les origines de cette couche hors du commun. Sa belle compagne se lancera dans une longue série d'anecdotes ayant toutes pour cadre ce mystérieux lit rond... et les gens ayant baisé dessus.

Michel Lemoine signe une fois de plus un film enchanteur, où un érotisme bon enfant et joyeux est étalé à l'écran avec une simplicité de bon augure, souvent mis en musique et agrémenté de couleurs enchanteresses pour bien l'enrober. Les situations sont imaginatives et rigolotes, et la plupart des personnages bien sympathiques, tout comme le réalisateur lui-même qui apparaît ici en hôte libidineux proposant le Kama Sutra comme lecture à deux jeunes filles bien développées. Parlons-en, des demoiselles, qui sont presque toutes fort jolies, pas compliquées, et nues !

On remarque l'épouse de Lemoine à l'époque, Janine Reynaud, dans un petit rôle, ainsi qu'Anne Libert et Nathalie Zeiger. CONFIDENCES... est donc un bien innocent plaisir coupable, témoin cinématographique d'une époque merveilleusement idéalisée et mise en image par un artiste visiblement fasciné par les jolies jeunes femmes ! Orloff

COUCHE-MOI SUR LE SABLE ET FAIS JAILLIR TON PÉTROLE aka Check my oil, baby -  Norbert Terry, 1974, France 

Petite production française bien dans le ton "mai 68". On y retrouve quelques acteurs fétiches d'Eurociné comme Evelyne Scott et Yull Sanders et de véritables inconnus. Malgré le titre racoleur, c'est de l'érotisme ultra soft (on y voit les seins d'Evelyne Scott et c'est tout et déjà beaucoup pour les amateurs de la belle Evelyne).

Le film raconte l'histoire d'un artiste sans le sou qui vit avec Evelyne Scott. Il a pleins d'emmerdes et notamment avec un type du fisc qui fait tout pour le coffrer. Il y a plein de remarques antisociales bien dans l'esprit de l'époque. Le mec va être coffré car il n'a pas payé un arriéré d'impôt, mais voila, entre-temps, il a rencontré la Reine de Saba, une africaine, fille du roitelet de l'Etat de Saba. Vu qu'elle veut qu'il sorte, elle va demander à son père de couper l'approvisionnement en pétrole de la France. Le Ministre s'en mêle et après plusieurs piques du cinéaste contre la bureaucratie, il va se barrer de prison et tout fini bien.

Un film gentillet mais quand même agréable à regarder, mais quel titre racoleur ! Effix

Les CUISSARDES - Michel Lemoine, 1978, France, 1h05

Deux filles en vacances à la campagne se promettent de se passer des garçons pour toute la durée de leur séjour. Mais un beau frisé - qui, selon une des filles, n'a aucune imagination érotique et ne songe qu'à se satisfaire - leur téléphone sans prévenir et les informe du fait qu'il a passé les dernier mois à visionner des films pornographiques. Elles acceptent donc de le revoir. Il fixe le rendez-vous à la villa de son oncle et leur promet des jeux érotiques captivants.

Voici un porno bon enfant de Michel Lemoine, filmé principalement pour des raisons "alimentaires". On sent tout de suite que l'atmosphère de tournage  ne devait pas être très lourd; les rires sont sincères, et la douce campagne où le film a été tourné respire une paix toute champêtre. Nous avons d'ailleurs droit à quelques très beaux plans de mise en situation, qui s'attardent sur la forêt touffue entourant la villa, et qui nous révèlent un Lemoine amoureux de la nature - et le démontrant aussi bien dans LES WEEK-ENDS MALÉFIQUES DU COMTE ZAROFF. Le scénario pourrait aisément être résumé en quelques phrases, mais les dialogues très littéraires surprennent pour ce genre de production. La musique, très estivale, souligne à merveille la légèreté des situations. Le soleil plombe, les filles sont jolies... et la luxure n'est jamais loin. Olivier Mathot vient faire son tour, et parvient à soigneusement éviter de participer aux scènes hard. Sa présence est tout de même délirante, et il cabotine à fond comme à son habitude. Lemoine parvient donc à nous amuser de bon coeur avec sa pornographie, ce qui n'est pas donné à tous ses confrères... Orloff


Chantal Fourquet

CUISSES EN CHALEUR aka La Moglie in calore- Patrick Aubin alias Jean-Claude Roy avec Chantal Fourquet, 1977 

Un jeune homme, dont le passe temps favori est de partouzer des putes, hérite de son vieil oncle d'un grand château, toutefois il devra faire voeux de chasteté pour garder ce bien, sinon il reviendra à son cousin (et sa gueule horrible de Daniel Prévost du pauvre).

Le jeune homme qui est surveillé par le notaire et son cousin (qui aimerait bien le surprendre au pieu avec une donzelle) met un stratagème au point : il demande à la tenancière du bordel qu'il fréquente assidûment de lui envoyer une fille avec une tronche d'intello qui viendrait "étudier les vieilles pierres" du château, en fait plutôt étudier son zboub!

Mais voila-t-y pas qu'une vrai intello déboule au château faire une réelle analyse des pierres... quiproquo? ben non, puisqu'il n'arrête pas de la baiser quand même!! ha ha ha!

Enfin, c'est pas si mal, une sorte de vaudeville du cul, avec force dialogues et situations cocasses.

Sympathique pour du X. Franfran

CULTE D'AMOUR aka LOVE CULT aka LOVE CAMP aka DIVINE EMANUELLE aka DIE TODESGÖTTIN DES LIEBESCAMPS - Christian Anders, 1981, Allemagne/Grece,  88m

Laura Gemser est le leader d'une secte qui prône l'amour libre. Elle est accompagnée d'un "Hercules" aux muscles huilés comme ce n'est pas possible (Sasha Borysenko) et d'un jeune blond (Christian Anders, qui non content de seulement réalisé la chose, gratifie la bande sonore de chansons dans le pur style kitch) charismatique. Leur but est simple, amasser le plus d'argent possible pour pouvoir déménager la secte du pays pour fuir la police locale. Les membres qui ne prônent pas les règles de l'amour libre sont fouettés et ceux qui la quitte sont lancés à l'intérieur d'un puit. Gabriele Tinti est un policier infiltré dans la secte pour faire enquête.

Le film nous offre une Laura Gemser à la plastique superbe à l'intérieur d'un rôle plutôt antipathique où elle a les traits d'une égyptienne (elle prend des bains de laits) et elle chevauche un cheval blanc. Le film accumule les scènes d'orgies en softporn sex. L'humour involontaire de certaines scènes et les terribles dialogues agrémentent ce joli spectacle qui plaira à certains fans du film d'exploitation. Black Knight

CURIOUS OBSESSIONS - John Bacchus avec Bethany Lott, Jackie Stevens, 2006, États Unis, 78m

Les gars de Seduction Cinema ayant mis la main sur des courts des années 60-70 ou de jeunes femmes se déshabillent lascivement ont imaginé un "scénario" ou deux copines reçoivent à leur porte un projecteur hanté qui passe les bandes et qui a pour effet d'échauder les deux femmes. Il y a deux scénaristes de crédités pour peut-être dix lignes de dialogues. Pour le reste, il faut apprécier les dames au corps sans trop de formes, ce qui ne me dit rien. J'ai donc regardé ce truc plus souvent qu'autrement en accéléré. J'aurais préféré les bandes d'époque sans fioriture et tant qu'à faire, regarder à nouveau ORGY OF THE DEAD, c'est plate au cube, mais au moins c'est limite rigolo. Mario Giguère

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RUSS MEYER

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