Des premières adaptations en serial aux films récents aux budgets astronomiques, voici les films de superhéros et les héros hors du commun. Retrouvez aussi d'autres hommes forts sur les pages des LUTTEURS MEXICAINS, du PÉPLUM, SANTO et TARZAN  

mise à jour le 5 juin 2017

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3 DEV ADAM aka Three Mighty men aka Captain America and Santo vs. Spider-Man - T. Fikret Uçak, 1973, Turquie

Honnêtement, le Turque, j'y pige pas beaucoup, et la confusion règne pendant longtemps, mais en gros: Le méchant Spiderman est prêt à tuer, même de jolies femmes à coup de moteur hors-bord, pour compléter sa collection de statuettes. L'inspecteur local ne fait ni une, ni deux et appelle Captain America et Santo à la rescousse. Là ça devient surréaliste, parce que Santo ne porte pas toujours son masque ! Et Spiderman ne l'enlève que pour faire l'amour ! On se demande d'ailleurs quel public est visé et on se croirait tout à coup dans un Jess Franco avec les scènes de burlesque dans le cabaret, les scènes d'amour ou les poupées rigolent en regardant la scène et la musique enjouée. Le bruitage est curieux, on croit entendre des sabots de chevaux quand deux brutes marchent... Spiderman nous fait le coup des acolytes-clones, dès que Santo ou Captain America en ont assommé un, ne voilà-t-il pas qu'un autre Spiderman apparaît. On ne s'ennuie pas et on félicite la Turquie pour son audace ! Mario Giguère

The AMAZING SPIDER-MAN aka L'extraordinaire Spider-Man (Québec) - Mark Webb avec Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans, Denis Leary, Sally Field et Martin Sheen, 2012, États Unis, 136m

Peter Parker est l'adolescent typique qui se sent mal dans sa peau. Élevé par son oncle et sa tante, il est mordu par une araignée radioactive et devient insouciant et arrogant, causant sans le vouloir et par un concours de circonstances, la mort de son oncle. Peter tente ensuite de savoir d'où il vient et débute une quête pour savoir qui est son père, ce qui le mène chez Oscorp où un vieil ami de ses parents, Dr. Curt Connors fait des expériences importantes sur la régénération des tissus. Les expériences de Connors tournent mal et Parker et son alter-ego Spider-Man deviennent les seuls capables d'arrêter la folie de Connors, en pleine mutation.

Sans vouloir débuter en faisant mon rabat-joie, il n'y avait aucune utilité de refaire la genèse de Spider-Man. Raimi l'avait bien fait, le dernier morceau de la trilogie ne date même pas de 10 ans et on se permet de tout refaire dans le but de se faire un peu plus de frics. Encore une fois, c'est de la grosse production, le budget est avec raisons énormes et on en met plein la gueule avec des effets spéciaux de qualité. Je trouve malheureusement que cette nouvelle moulure est très sage, on ne va pas vraiment trop loin et on explore bien les personnages, mais étrangement on ne s'y attache pas. Raimi en faisait peut-être parfois trop, mais il avait une vision et une intention et on ne sent rien de ça avec le film de Mark Webb, bien fait, mais sans profondeur. Andrew Garfield fait un bon boulot en tant que Peter Parker et avec un scénario un peu plus poussé, il a tous les outils pour offrir LA performance et être LE Spider-Man que l'on va se rappeler. Pour ce qui est du Lézard, son look n'est pas trop impressionnant et certains moments concernant le personnage sont un peu ridicules (Un labo dans les égouts...). Étrangement, ce n'est pas le vilain qui rend le film intéressant, mais les interactions entre les personnages et les portes qu'on ouvre vers la suite, qui selon plusieurs est supérieure. Un bon film, mais qui manque d'audace. Abba

The AVENGERS - Joss Whedon avec Robert Downey, Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, 2012, États Unis

Loki ayant mis la main sur le Tesseract, ou cube cosmique, prépare l'invasion de la Terre avec une armée d'alliés extraterrestres. Nick Fury, contre les conseils de ses supérieurs, décide de tenter de réunir une équipe de superhéros bien disparates. C'est ainsi que Captain America, Iron Man, Hulk, Thor, Black Widow et Hawkeye vont se retrouver sur la base aérienne de S.H.I.E.L.D., question de faire connaissance, retrouver le Tesseract et sauver le monde.

Belle surprise pour moi qui, je l'avoue d'emblée, n'a pas vu grand nombre des films de Marvel, attendant cette réunion pour les voir tous en même temps. Quelques surprises au niveau du casting, comme deux acteurs plus connus pour leur rôle dans des comédies télévisées, Clark Gregg et Colbie Smulders, qui se révèlent efficaces dans leur rôle. Sans parler de Scarlett Johannson, superbe dans son rôle et son costume de Black Widow, ou Mark Ruffalo, le nouveau Dr Banner, qui prend sa place avec panache. Il y a à peine quelques petites longueurs au début, le temps de réunir tout ce beau monde, avec un humour qui coule tout le long, particulièrement de la part de l'homme de fer, mais aussi des réactions d'un Hulk enragé ou d'un Capitaine trop longtemps congelé ! C'est évidemment un film d'action, qui plus est en 3D, qui nous en met plein la vue, un peu trop pour le 3D qui nous donne de la difficulté à "lire" les séquences les plus rapides, c'est souvent décrié. Un film popcorn d'excellente facture, donc, que je reverrai avec plaisir, en 2D, et qui me pousse à enfin regarder les efforts individuels, spécialement depuis que Marvel a reprit le contrôle de ses franchises. En tant qu'ancien lecteur de comic books, j'ai particulièrement adoré voir la plateforme volante de Nick Fury et dans le générique final, restez jusqu'à ce que vous voyez un super vilain que j'attends avec plaisir anticipé ! Mario Giguère

AVENGING FORCE: THE SCARAB - Brett Kelly avec Jennifer Barnes, Matthew Champ, Mark Courneyea, 2010, Canada, 75m

Un archéologue a découvert une pierre à l'image d'un scarabée qu'il confie à un jeune collègue: Peter Ward. La pierre aux pouvoirs mystiques attire l'attention d'un super vilain, le Sphinx, qui essaiera de s'en emparer par tous les moyens. Une agente spéciale d'un service secret contacte Ward pour l'avertir du danger et ça ne prends pas longtemps pour que Peter devienne le Scarab au contact de la pierre. Le superhéros malgré lui va rapidement rencontrer son nemesis.

Il faut au moins donner à Brett Kelly ce qui lui reviens: il n'a pas peur de s'attaque à n'importe quel genre. Avec un autre budget indépendant bien mince, le voici en train de mettre en images des superhéros tombés il y a belle lurette dans le domaine public. Alors personnellement je ne les connais pas, mais l'histoire sent les classiques d'un autre âge et si c'est filmé sérieusement, c'est loin des super productions bardées de millions de dollars, évidemment. SI les costumes sont chouettes et les combats semblent interprétés par des gens qui connaissent leurs arts martiaux, le film, dans le montage que j'ai vu, fait è peine ses 70 minutes et si on enlève ses génériques, on tombe è 60 minutes. On aimerait en avoir un peu plus. D'autant plus que le vilain est pas mal, la superhéroine a aussi un look intéressant quoiqu'elle semble la moins à l'aise lorsqu'elle livre ses dialogues. Le genre de projet trop ambitieux pour ses moyens, certes, mais qui pourra séduire ceux qui veulent tout voir dans le genre. Mario Giguère

BATMAN - Tim Burton avec Micheal Keaton, Jack Nicholson et Kim Basinger, 1989, États Unis

BATMAN BEGINS m'a donné le goût de revoir le premier BATMAN de Tim Burton. On a dit que la nouvelle version fait par Christopher Nolan était sombre et que c'était tant mieux. Mais il ne faudrait pas oublier que les deux épisodes réalisés par Tim Burton étaient déjà sombre. L'histoire du premier film ne casse rien en soi (Batman découvre que c'est le Joker qui a tué ses parents quand il était jeune...), mais le traitement qu'en a fait le réalisateur et ses scénaristes est assez inspiré.

Refusant de verser dans le piège de l'action tape-à-l'oeil et du simplisme propre au genre, Burton offre sa vision personnelle de l'univers du super-héros (une vision qui sera encore plus personnelle dans BATMAN RETURNS ). Ainsi, son goût pour le grotesque, le macabre, l'insolite et la fantaisie parsemée d'humour noir se retrouvent dans son adaptation. Le film est même empreint de tristesse tant les personnages semblent étouffé dans l'ambiance sinistre de la ville imaginaire de Gotham City. Celle-ci se présente comme un croisement entre une ville de gangster des années 40-50 et un décor aux accents gothiques et futuristes. Mais dans ce monde, le Joker a beaucoup de plaisir et ce sentiment est admirablement rendu par son interprète Jack Nicholson qui immortalise définitivement ce personnage haut en couleur.

Il vole bien sûr la vedette aux autres acteurs grâce à ses expressions inimitables et ses répliques savoureuses où l'ironie, l'absurde et l'humour noir font bon ménage. Même l'ensemble des dialogues du film sont réussis en ne manquant pas d'ironie, ni de finesse.

Micheal Keaton incarne un Bruce Wayne et un Batman au caractère mystérieux, alors que Kim Basinger joue la belle de service en faisant beaucoup de crie de peur.

Bref, une oeuvre plus marquante que BATMAN BEGINS grâce à Jack Nicholson et à une réalisation plus marginale. Cependant, le Bruce Wayne de Christopher Nolan est le plus psychologiquement fouillé de toutes les versions. Nazgul

  BATMAN : ASSAULT ON ARKHAM - Jay Oliva, 2014, États-Unis, 86m 

Amanda Waller, chef d'une escouade anti-terroriste est prêt à tout pour récupérer dans l'asile d'Arkham, des documents retenus par le Riddler. Elle forme une escouade avec plusieurs super-vilains, dirigé par Deadshot. Sauf que sur les lieux, l'équipe découvre que le Joker a planté des bombes partout sur l'île et évidemment, Batman est là et se retrouve avec deux boulots, arrêter le Joker et l'escouade qui envahit l'île.

Bonne idée de faire un film qui s'intéresse au Suicide Squad, un projet avec énormément de potentiel mettant les vilains de l'avant. Avant de parler du film d'animation, je me permettrai de glisser un mot sur l'horrible blockbuster sorti au mois d'août, une farce monumentale, sans structure qui se retrouve à être un interminable vidéoclip de deux heures, chiant à mort. Heureusement, le film d'animation, sorti une année plus tôt, est tout le contraire et est meilleur sur tous les points.  Intéressant  de mettre un peu Batman de côté pour explorer plus en profondeur d'autres personnages. Si ASSAULT ON ARKHAM en présentera plusieurs franchement oubliables, ce charmant film d'animation met en lumière certains personnages moins exploités comme Captain Boomerang, Killer Frost et le très sympathique King Shark (mon préféré). On donne ici une grosse place au très populaire personnage de Harley Quinn et celui de Deadshot, qui est clairement le personnage principal ici. Si on s'intéresse à l'univers, ASSAULT ON ARKHAM est certainement intéressant, mais le film n'est pas sans ses défauts. L'animation n'est pas très belle tout le temps, l'histoire est parfois incohérente (Il y a un gigantesque plothole avec un échange de costume) ) et ça perd de son souffle vers la fin. Par contre, c'est violent et sans compromis. On se permet de tuer des personnages à tous les vents et parfois de façon inusité. Le produit est adulte et c'est tant mieux. Ça a du charme et c'est fait avec une passion visible. . On se retrouve avec une incursion sympathique dans un univers qui prend de l'expansion de belle façon avec ses nombreux films d'animation de belle qualité. Abba

BATMAN BEGINS aka Batman: Le Commencement - Christopher Nolan avec Christian Bale, Liam Neeson, Michael Caine, Katie Holmes, Gary Oldman, Morgan Freeman, Cillian Murphy, Tom Wilkinson, Rutger Hauer, Ken Watanabe, Linus Roache, 2005, États Unis, 140m

Accablé de douleur suite au meurtre de ses parents par un voleur, Bruce Wayne a juré de se venger des criminels de Gotham City. Voyant cependant que le meurtrier sera relâché en échange d'un témoignage contre un magnat de la pègre, Carmine Falcone, il l'attend à la sortie du tribunal, mais quelqu'un à la solde de Falcone passa à l'acte avant lui. Comprenant que les forces du mal sont puissantes, Bruce Wayne quitte la ville et part à l'étranger pour se rendre compte par lui-même de l'étendu de cette puissance. Un certain Ducard entre en contact avec lui et lui propose un entraînement et un engagement intensif pour joindre la "Ligue des Ombres", une unité de combattants dévouée à éliminer le Mal. Ducard offre ainsi à Wayne le moyen de catalyser ses colères et ses peurs pour satisfaire son besoin de vengeance. Après 7 ans, Bruce Wayne revient à Gotham City qui a bien changé et se retrouve gangrené par la corruption et le crime. Avec l'aide de son valet Alfred et d'un employé de la compagnie Wayne, Lucius Fox, il construit un repaire, s'équipe en armes et fabrique un costume à l'image de l'animal qui l'a effrayé durant toute sa jeunesse: la chauve-souris. Il devient alors Batman et il se charge de faire le ménage chez les criminels. Mais Bruce Wayne découvrira vite que le mal est extrêmement difficile à éradiquer et il ne sera pas au bout de ses surprises durant cette lutte.

Difficile de résumer le film sans donner des indices sur les rebondissements nombreux de l'intrigue. Le réalisateur et scénariste Christopher Nolan a tenu le pari difficile de relancer une franchise qui s'était amenuisée avec les deux derniers chapitres filmés par le réalisateur impersonnel et limité Joel Schumacher. Force est de constater que Nolan a réussi au-delà des espérances les plus folles. L'approche du super-héros est sérieuse jusque dans les décors un peu plus réalistes de la ville de Gotham pour bien montrer que Nolan ne cherche pas à imiter Tim Burton. Comme dans ses deux précédents films, Nolan utilise habilement le flash-back comme moteur dramatique à l'évolution psychologique du héros. Les scènes d'action sont enlevantes sans être exceptionnelles mais la tension y est soutenue habilement grâce des surprises et des développements dans le scénario bien ménagées. Oui d'accord, il y a beaucoup d'invraisemblances criantes, mais Nolan a su les faire passer par une histoire bien écrite (avec la complicité du scénariste de BLADE), quelques pointes d'humour de bonne venue et une mise en scène audacieuse et même personnel à plusieurs égards. L'on sent même une critique acerbe et sous-entendue des dangers de la privatisation à outrance, conséquence inéluctable d'une corruption sociale généralisée; de quoi faire jubiler les altermondialistes. Christian Bale fait sien du personnage du célèbre super-héros avec une interprétation engagée et concluante. Le reste du solide casting est également convaincant (sauf Katie Holmes) avec une mention spéciale à Gary Oldman qui, au lieu de jouer un méchant comme on aurait pu s'attendre, compose sobrement et intelligemment un personnage simple et inattendu pour lui: le sergent de police incorruptible Jim Gordon (futur commissaire de police de Gotham bien sûr). Mathieu Lemée

BATMAN ET ROBIN - Joel Shumacher avec George Clooney, Chris O'Donnell, Arnold Schwarzenegger, Uma Thurman, 1997, États Unis 

Salut je m'appelle Joël Shumacher et je suis réalisateur. Je suis super fan de BD et plus particulièrement de...

..."BATMAN"... et comme j'avais vu les deux premiers films réalisés par un certain Tim Burton (jamais entendu parler, c'est qui ce nullard ??!!) et que je n'avais pas beaucoup aimé ça, et bien j'ai décidé dans ma grande générosité d'offrir aux spectateurs la vision ultime de ce qu'est BATMAN, et comme je trouvais que j'avais pas trop mal réussi avec "BATMAN FOREVER" et bien j'ai décidé de récidiver en vous servant ce magnifique "BATMAN ET ROBIN" dans lequel pour faire plaisir aux fans j'ai décidé de niquer d'un coup, tenez vous bien ça va être long, Batman, Robin, Mister Freeze, Poison Ivy, Ben et les carrières de tous les acteurs qui jouent dans mon film, c'est cool non?

Non, ne me félicitez pas après tout c'est vrai que je suis déjà responsable de gros nanars comme "Chute libre" et qu'en plus je m'étais déjà bien exercé sur "Batman Forever" et pis bon, j'ai aucun mérite vu que je sais même pas tenir un caméra. Mais bon là franchement sans me vanter, je crois que je me suis surpassé, il suffit de voir la magnifique prestation d'Arnold Shwarzenneger pour s'en convaincre, nan mais c'est vrai quoi, avouez qu'il fallait y penser quand même à lui coller des chaussons nounours aux pieds et à lui faire chanter des chants de Noël avec des lutins adeptes de shaolin! c'est génial non?

Et puis d'ailleurs des coups de génie sur ce film j'en ai pas eu qu'un, regardez attentivement et vous verrez que ma vision de Batman se rapproche énormément du surréalisme poétique d'un "chien andalou" par exemple... Preuve en est cette séquence mémorable ou, pour payer une prostituée, Batman se sert de sa Bat-carte de crédit!!! C'est hallucinant ce que je peux être fort quand même, il paraît même que Tim Burton s'est évanoui quant il a vu mon chef-d'œuvre, la jalousie sans doute, ce qui lui a le plus plu c'est mon approche du personnage de Poison Ivy, mais si, vous savez, la super poufiasse coiffée à l'algo flash et qui bourgeonne de partout dés qu'elle voit un beau gosse en moule burne, y a pas à dire je suis un génie digne d'un Peter Jackson ou d'un Sam Raimi mais en plus j'ai comme l'impression d'être un grand incompris... C'est vrai, j'ai toujours pas compris pourquoi les fans hardcore de Batmou me jetaient des cailloux quand ils me voyaient dans la rue, je leur adresse donc un message: "Les ptits gars, je suis un artiste et quant vous me reprochez par exemple d'avoir niqué Batman en lui collant non pas un mais deux acolytes stupides vous faites obstacles à ma vision et à ma réalisation en tant qu'homme alors arrêtez de faire des pétitions pour que j'arrête le cinéma je n'arrêterai pas... Et pis d'ailleurs c'est pas de ma faute si vous savez pas ce que c'est que le cinoche ". Kitano Jackson

BATMAN FOREVER - Joel Shumacher avec Val Kilmer, Tommy Lee Jones, Jim Carrey, Nicole Kidman, 1995, États Unis 

On le sait aujourd'hui Batman est une BD culte ayant donné deux films particulièrement brillants signés Tim Burton (un grand génie responsable des magnifiques "Beetle juice", "Edward aux mains d'argents" et "Ed Wood").

Sous la direction d'un tâcheron tel que Joël Shumacher il en va totalement autrement. En effet Fans de la chauve souris, attention, ce film ne s'adresse pas à vous, quant aux autres et bien à vrai dire ce film ne s'adresse pas à vous non plus!!!

Exit le sombre justicier volant de Gotham-City, faites place à une zaza en combinaison moule bite équipée de tétons en plastocs... Et la tout de suite franchement ça calme!!! Car tonton Shumy en plus d'être carrément incapable de fournir un plan correct dénature notre super héros favori en l'affublant d'un look sado-maso complètement ridicule et d'un side-kick crétin qui pourrait faire passer Dolph Lundgren pour Albert Einstein. Et non vous ne rêvez pas il s'agit bien de Robin, le célèbre associé de Batman, seulement si celui ci possédait dans la BD une dramaturgie, une profondeur et une complexité hallucinante, ici il n'en est rien et le petit Jojo s'amuse joyeusement à nous le flinguer en le faisant passer pour un attardé mentale qui ne pense qu'à tirer sa nouille!!! Il faut le voir pour le croire, Naïf le spectateur se rattrape au branche en se disant qu'un bon film de super héros c'est avant tout un bon bad guy... Et que peut être dans un éclair de génie le pathétique réal de cette doune infâme pensera à sauver les meubles en nous livrant des méchants d'une noirceur extrême, mais à ce moment de l'histoire le spectateur a oublié que le réal en question était Joél Shumacher...

Là encore donc peine perdu car Shumy, pas honteux de nous avoir tué d'un coup Batman et Robin s'acharne à détruire à coup de vannes foireuses et de costumes ringards deux des plus grands méchants de l'univers de batman : Harvey " double face " et l'homme mystère deux des plus vicieux des plus flippants et des plus sauvages de toute l'histoire des salopards. En effet ceux ci sous les traits de Tommy Lee-Jones (d'habitude excellent mais bon y a des fois oû il faut bien payer son loyer...)pour le premier et Jim Carrey pour le second se transforment en bouffons même pas drôle à peine dignes d'Eric et Ramzy au pire de leur forme et se contentent d'aligner des vannes visiblement écrites par un scénariste soit très nul soit très fatigué (Carlos n'est pas crédité au générique mais je le soupçonne fortement).Impuissant le spectateur se verra contraint(s'il n'a pas déjà zappé)de regarder des scènes d'actions incohérentes montées en dépit du bon sens, dans lesquels des mecs en collants jaunes se bastonnent avec un mec en collant noir(c'est Batman ça ?)dans des décors fluorescents d'une laideur rarement atteinte... et censés représenter Gotham-city, un Gotham city conçu par Achille Zavatta et c'est à ce moment là, à la vision d'un décor voulu grandiose mais ne provocant, au mieux que le rire, au pire uniquement la pitié que le cinéphile, déjà bien agacé par la vision décadente qu'ont les costards cravates des comics books et de leurs fans, se rendra compte qu'une fois de plus il s'est bien fait enfler par une adaptation des plus pitoyable d'une BD absolument génial.

Cependant, et c'est là que Shumy agace le plus, au détour d'une scène il réussit à capter la véritable essence de la chauve souris, une scène sublime dans laquelle Bruce Wayne enfant a une vision de ce qu'il sera adulte en apercevant ce magnifique mammifère volant... une grande scène hélas plombé par une psychologie de bazar déclamée sans fougue par une Nicole (deux qui la ni... heuu pardon) Kidman visiblement peu concernée et peu à l'aise dans la peau du docteur Chaze Méridien.

Alors voilà, après deux longues heures d'agonies passées dans une salle aussi obscure que la Batcave, enfin sorti de cette galère le cinéphile de base pourra se contenter de crier : " TIIIIM REVIENT ". Kitano Jackson

BATMAN: GOTHAM KNIGHT - 2008, États Unis/Japon/Corée du Sud, 75m 

Une anthologie de six histoires concernant Batman. La première est celle de trois enfants qui racontent chacun leur rencontre avec Batman pour finalement le rencontrer dans uen situation assez dangereuse. La deuxième montre deux policiers qui se retrouvent entre deux gangs sur le point de s'attaquer avec un Batman toujours au bon moment. La troisième est celle de Lucius Fox qui décide d'équiper Batman d'un nouvel équipement capable de rediriger les balles, équipement qui comporte des conséquences éthiques assez troublantes pour Batman. La quatrième montre un prêtre kidnappé par Killer Croc et L'Épouvantail avec le chevalier noir qui doit le sauver. La cinquième est un flashback de Bruce Wayne durant un entraînement avec une guerrière qui lui montre comment ne plus sentir de douleur. La sixième montre Deadshot, qui tente d'assassiner Gordon.

Ce beau petit effort d'animation qui tente de capitaliser sur le succès du DARK KNIGHT de Christopher Nolan est assez intéressant même si pas 100% convaincant. Les courts sont de qualités diverses, les animations changent parfois drastiquement because ce n'est pas toujours des mains du même studio mais comme les histoires sont diverses et toutes assez intéressantes, on se laisse rapidement intéresser par l'entreprise. On reste dans un ton toujours assez sérieux qui suit parfaitement le nouveau style du Chevalier Noir qui ici affronte quelques vilains notoires mais bizarrement, ces fameuses rencontres et particulièrement celle mettant en vedette Scarecrow et Killer Croc n'arrivent pas à la cheville des autres, souvent plus originaux. Je vais faire un rapide tour des histoires.

La première a un véritable défaut, l'animation est assez dégueu. Pour le reste, les combats sont splendides, la forme est originale le résultat est efficace. La deuxième est assez simplette, facilement oubliable et ne donne pas grands choses d'intéressantes. La troisième est très forte car elle permet de mieux cerner le personnage de Batman qui se retrouve à devoir faire face à un dilemme éthique sur un équipement qui peut blesser des innocents mais lui garantit la survie. C'est le court avec le moins d'action mais certainement un des plus réussis du lot. La quatrième est très sympathique mais trop classique pour venir susciter en moi un intérêt. La cinquième qui est ma favorite est un magnifique flashback des apprentissages d'arts martiaux de Bruce Wayne dans une histoire qui vient en rajouter un peu plus sur sa légende, la finale avec un Batman les bras pleins de flingues et qui refusent de l'aide est même... touchante. La sixième termine bien le récit en présentant Deadshot, personnage assez peu exploité, qui fait entrer Batman dans un combat lui rappelant le fameux moment crucial. Bon Rythme, bon combat et intéressant jusqu'à la fin.

BATMAN: GOTHAM KNIGHTS est un très bel ajout pour les fans du meilleur détective du monde. L'entreprise est originale et intéressante. Abba

BATMAN RETURNS - Tim Burton avec Micheal Keaton, Danny Devito, Michelle Pfeiffer et Christopher Walken, 1992, États Unis

Après avoir combattu le Joker, Batman doit se mesurer à la révolte de la Femme Chat et du grotesque Pingouin.

BATMAN RETURNS est sûrement le meilleur film tiré d'un comic-book. Libéré de toutes contraintes, Tim Burton a réalisé une oeuvre où se retrouve vraiment tout ce qu'il affectionne: la fantaisie carnavalesque, l'expressionnisme allemand, le macabre, la satire et des personnages marginaux. Campé dans un contexte de Noël, le récit baigne dans une ambiance de conte lugubre poétique qui donne droit à une imagerie d'une grande beauté. En revanche, le Pingouin est un personnage laid, mais on sent très bien que Burton s'attache à ce dernier, en le montrant comme un être malchanceux et meurtri qui a été rejeté par ses parents puisqu'il était un bébé monstrueux. Il est un antagoniste fascinant de Bruce Wayne, qui lui, se déguise en animal pour combattre les criminels. Burton crée aussi un lien psychologique entre Batman (ou Bruce Wayne) et la maligne et séductrice Femme Chat (ou Selina Kyle). En effet, les deux personnages sont attirés l'un vers l'autre grâce à leur dualité respective qu'ils tentent pourtant de garder secret.

Les nuances apporter aux héros ou méchants sont d'ailleurs étonnantes. Ils ont chacun quelque chose de sinistre et rien n'est stéréotypé dans leur conception . Il va s'en dire que le scénario est plus élaboré (plus politique aussi) que le premier film, en plus d'être parsemé de clins d'oeil (ex: le personnage de Christopher Walken s'appelle "Shreck", le même nom que l'acteur qui a incarné Nosferatu dans le fameux classique de Murnau) et de contenir de nombreux dialogues intelligents et mordants, une qualité qui se fait de plus en plus rare aujourd'hui dans les productions du genre. Dans le rôle du Pingouin, le petit Danny Devito est en verve malgré les exigences physiques (maquillages, costume) avec lesquelles il doit composer. Michelle Pfeiffer, quant à elle, rend admirablement bien la détresse psychologique de son personnage, alors que Micheal Keaton est toujours aussi réservé dans un rôle central auquel le réalisateur a pourtant tendance a reléguer au second plan. Après tout, il s'agit de BATMAN RETURNS et non du PENGUIN ou de CATWOMAN . Mais on peut pardonner ce parti pris de Burton puisqu' en revanche ses "méchants" sont fort intéressants et leurs mises en scène inventives. Nazgul

BLACK MASK aka Hak Hap - Daniel Lee, 1996

On dirait que tout ce que touche Tsui Hark se transforme par magie en ridicule.  Ce petit film amusant mais sans plus ne fait pas exception.  Avec Jet Li, Lau Ching-Wan et Yuen Woo-Ping aux chorégraphies, cela promettait drôlement. Daniel Lee a cependant l'affront de transformer Lau Ching-Wan en brute épaisse et Jet Li en modèle de sobriété, et il insère sans que l'on comprenne ses motivations des scènes qui se veulent comiques mais qui frôlent le pathétique. Un bon divertissement pour l'action et les scènes de combats mais l'enrobage est plutôt terne.  Dommage. Orloff

Il ne faut pas bouder son plaisir, et si possible voir la version originale, sans musique rap, vive Jet Li ! Mario Giguère

BLACK MASK 2: City of Masks aka aka Hak hap 2 -Tsui Hark, 2002, Hong Kong, 121m

Black Mask, génétiquement modifié pour ne ressentir aucune douleur et devenir tueur à gage, est toujours en fuite et cherche un scientifique qui pourra l'aider à regagner son humanité. Mais voilà qu'un promoteur de lutte s'est associé à un savant fou qui transforme ses lutteurs tranquillement en mutant, combinant leur ADN avec celle d'animaux ou de plantes. Lorsque Black Mask se retrouve entre les deux groupes, il devra combattre pour sauver sa vie et celle des habitants de B City, menacés d'une bombe qui modifiera les gènes de toute la population...

Tout un cocktail à gros budget, aux influences multiples que ce film de Tsui Hark. On pense tout de suite aux Mutants de X Men, mais aussi à MUTRONIC aka GUYVER d'il y a quelques années. Parmi les lutteurs, notons Rob Van Dam, célèbre lutteur de la WWE qui ne démontre pas un grand talent de comédien. Par contre, Traci Lord est parfois époustouflante dans le rôle de Caméléon, dans des cascades réglées par nul autre que Yuen Wo Ping. Jobin Bell incarne le méchant Moloch et il ressemble à s'y méprendre à Brion James ! Andy On reprend le rôle titre tenu par Jet Li dans le premier opus, un athlète efficace dont le jeu d'acteur est approximatif. Comme dans bien des Tsui Hark, on se promène de séquences d'action à couper le souffle à des pitreries puériles, ici, la scientifique qui devient catatonique lorsqu'elle touche un homme ! Avec un kid en prime, on passe du meilleur au pire, mais le film, sans temps mort, m'a réjoui plus souvent qu'autrement. Mario Giguère

Mais qu'a-t-il bien pu se passer dans la tête de Tsui Hark! Fini le Black Mask héroïque et charismatique du premier opus, fini également les prouesses visuelles et les ambiances sombres. En échange, voici un prototype de film mongoloïde pour décalqués du bulbe en manque d'images laides. L'histoire totalement incompréhensible présente un Black Mask de pacotille se fritant la gueule avec une bande de catcheurs mutants au QI équivalent à celui d'une huître. Ajoutez à ça un montage épileptique non-sensique qui défie toutes les règles narratives, une salve d'effets-spécieux d'une laideur rarement égalée et une mise en scène tristement bâclée. Où est donc passée la maestria du réalisateur de TIME AND TIDE ? Attention, visionner BLACK MASK 2 peut nuire à votre santé mentale ! Kerozene

BLACK SCORPION - Jonathan Winfrey, 1995, États Unis, TV 

C'est l'histoire du scorpion qui veut traverser la rivière et qui demande l'aide de la grenouille. La grenouille a peur, mais elle fait confiance malgré tout au scorpion, qui la pique en plein milieu de la rivière. "Mais pourquoi as-tu fait cela, nous allons mourir tous les deux maintenant ", dit la grenouille. le scorpion réplique: "je n'ai pas pu m'en empêcher, c'est dans ma nature"... 20 ans plus tard la petite Linsey, à qui son père racontait cette histoire, est une grande femme (Joan Severance) qui va assister au meurtre de son père. Usant de menaces dans son enquête, elle se voit suspendue et en profite pour se fabriquer un costume de scorpion et aller mener son enquête à sa manière, parce que c'est "dans sa nature". Elle aura l'aide d'un ancien truand repenti qui lui reformate sa voiture maintenant pleine de gadgets et transformable ! Le meurtre de son père est relié au méchant boss de B.R.E.A.T.H., un Darth Vader des pauvres...

Black Scorpion est une télésérie produite par Roger Corman, dans la mouvance de Batman et Catwoman, avec une pincée de Knightrider et scènes sensuelles en prime. On ne s'ennuie pas et la voiture intrigue beaucoup. Joan Severance est très sexy dans son costume et a de toute évidence une doublure de poitrine, car on ne voit jamais ses globes en même temps que sa tête. Les combats sont faiblards, mais corrects pour la télé, alors que le vilain de service est réellement un Darth Vader des pauvres, ce n'est pas juste une boutade. Black flirte avec son partenaire policier qui en arrive à repousser la policière sous son vrai jour, un comble. D'autres téléfilms ont été tirés de la série qui a été assez courte, mais pas désagréable. Mario Giguère

CAPTAIN AMERICA aka Capitaine America - Albert Pyun avec Matt Salinger, Ronny Cox, Scott Paulin, Ned Beatty, Darren McGavin, Michael Nouri, Kim Gillingham, Melinda Dillon, Francesca Neri, 1990, États Unis/Yougoslavie, 97m

La récente sortie des FANTASTIC FOUR m'a rappelé la version non diffusée produite par Roger Corman qui m'a rappelé cet autre navet produit par Menahem Golan, ancien de la CANNON et maintenant avec la 21st CENTURY FILM CORPORATION. Après un serial de 15 épisodes servant de propagande dans les années 40, un petit film amateur de Don Gluth et deux films pour la télévision vers la fin des années 70 (figurant au générique la plantureuse Lana Wood), voilà que le Capitaine America a ressorti sur les écrans (par pour longtemps!) en 1992 grâce au champion du film patriotique à petit budget par excellence (il n'y a qu'à regarder les trucages du SUPERMAN 4 qu'il a produit): Menahem Golan. Une rumeur récente veut que toutes les copies VHS de ce film (et il y en avait très peu!) ont été récupérée et saisie par le distributeur, gêné par le résultat final du produit (ils sont maintenant diffusées dans les asiles d'aliénés comme traitement de choc aux patients!). Aujourd'hui, il rejoue une fois par an sur quelques chaînes spécialisées, question de faire rire un nouveau groupe de téléspectateurs à chaque année... Où à les faire changer de chaîne.

Le point de départ est fidèle au comic book: Pendant la deuxième guerre mondiale, un savant américain a mis au point un produit pouvant guérir les carences physiques et même accroître la masse musculaire. Produit utile pour fournir des soldats courageux qui n'ont hélas pas les aptitudes physiques pour aller à la guerre. Steve Rogers, d'une brave famille de bons américains patriotiques biens blancs de couleur, est choisi comme premier cobaye humain pour tester ce produit et cela fonctionne (Dernière nouvelle: Steve Rogers a révélé récemment que ce produit était aussi bon que le Viagra mais cela provoque des éjaculations précoces comme effets secondaires!). Un espion nazi abat alors le savant, qui emporte ainsi le secret de sa formule dans la tombe (imaginez un peu si la formule était tombée entre les mains de Tom Cruise! J'en frémis!). Devenu plus rapide et plus puissant que quiconque, Steve Rogers se colle le drapeau américain sur le corps, se pare d'un bouclier étoilé (pas encore anti-missiles) et devient le Capitaine América, de quoi intimider les nazis ou susciter leur fou rire.

Mais un redoutable ennemi, le Crâne Rouge, un grec qui a subi lui aussi des expériences mais chez les Nazis (avec la gueule qu'il a, pourquoi il ne s'est pas retourné contre eux? Ce serait plus logique), lui tend un piège qui le congèlera pendant plus de 40 ans. Mis en état d'hibernation, le Capitaine attend le dégel pour refaire surface dans un monde qui a changé mais où son vieil ennemi, le Crâne Rouge est toujours actif. Après avoir repris contact avec sa famille (mélo!) et échappé à des tueurs, Steve Rogers alias Capitaine America (police du monde avant l'heure!...) va en Europe lutter contre le Crâne Rouge (alias Tadzio De Santis) qui veut kidnapper le président des États-Unis (avec la complicité et la bénédiction de Michael Moore!) dont justement le Capitaine America, en tant que son héros de jeunesse, fût son inspiration pour monter dans l'échelon sociale.

Voilà un film qui réunit tous les ingrédients de fabrication d'un nanar 101. L'un des mètres-étalons de la ringardise. Une quintessence dans le ridicule. Peut-être le mont Everest de la débilité sur celluloïd. Si au Québec Mediafilm a la cote 7 pour un film minable, il faudrait inventer une cote 10 pour celui-là. On y retrouve toutes les erreurs possibles: montage déficient, photographie aberrante (et beaucoup trop sombre parfois), musique nulle, réalisation amorphe jusque dans les scènes d'action. Le metteur en scène Albert Pyun a d'ailleurs révélé avoir choisi Matt Salinger pour jouer le héros pour son côté retro comparable à Gary Cooper, à se demander quel hallucinogène il consomme pour imaginer une telle chose et pour réaliser des séries B et Z archi-délirantes (si vous connaissez l'hallucinogène, faîtes-moi savoir sur ce forum où peut-on en prendre, je vous prie!). Et on ne parle pas du Crâne Rouge, dont la conception dans la B.D. se rapprochait de la science-fiction, qui devient ici un vulgaire et ridicule gangster sicilien pratiquant les arts martiaux en finale. Le résultat est foutrement marrant ou décevant selon les opinions ou les dispositions de chacun. Il y a bien la jeune et mignonne Francesca Neri (dans le rôle de la fille du Crâne Rouge!), toujours agréable à regarder et qui allait jouer de meilleurs rôles par la suite, mais c'est bien peu. Il paraît que ce film détient un record peu enviable d'erreurs flagrantes à l'écran, ce qui n'a rien de surprenant. Cela ne me surprend pas du tout. Alors, amusez-vous bien, rigolez un bon coup et profitez-en au maximum dès vous aurez le film sous la main avant de voir Chris Evans incarner le super-héros dans un film à gros budget prévu pour l'été 2011.

Attention: le Delirium Tremens ou la danse de St-Guy peut vous saisir à tout moment lors du visionnement dû à des éclats de rire inarticulés ou à une colère monstre vous donnant envie de détruire votre cinéma-maison. Mathieu Lemée

CAPTAIN AMERICA: THE FIRST AVENGER aka Capitaine America: Le Premier Vengeur -  Joe Johnston avec Chris Evans, Hugo Weaving, Tommy Lee Jones, Hayley Atwell, Dominic Cooper, Neal McDonough, Derek Luke, Stanley Tucci, Sebastian Stan, Toby Jones, Richard Armitage, Samuel L. Jackson, 2011, États-Unis, 124m

1942: un jeune américain du nom de Steve Rogers cherche par tous les moyens à s'enrôler dans l'armée de son pays en guerre, malgré une stature physique rachitique et un pauvre bilan de santé. Ses efforts attirent l'attention d'Abraham Erskine, un savant allemand passé dans le camp des Alliés qui prépare un projet pour former des supersoldats. Fasciné par la fougue et le courage du maigrelet Steve Rogers, Erskine le choisit comme premier cobaye pour tester une version amélioré de son traitement qu'il a déjà expérimenté en Allemagne sur un certain Johann Schmidt. Le traitement réussit, car il procure à Steve une impressionnante musculature et un métabolisme accéléré quatre fois plus élevé que la normale. Mais un agent nazi à la solde de Schmidt tue le savant et détruit le laboratoire aussitôt après. Rogers rattrape l'espion et le met hors d'état de nuire, mais son exploit ne passe pas inaperçu et un politicien décide de se servir de lui comme icône héroïque populaire pour favoriser le recrutement de nouveaux soldats. Rogers devient donc le Capitaine America par la force des choses afin de contribuer à l'effort de guerre. Désireux toutefois de prouver ce qu'il vaut vraiment sur le champ de bataille, Rogers décide alors de s'attaquer de son plein gré à Johann Schmidt, devenu le Crâne Rouge suite aux expériences de Erskine à son égard. Ce supersoldat teuton est parvenu à détourner les ressources nazies à ses propres fins dans le but de canaliser une source d'énergie occulte pour créer de nouvelles armes redoutables capables d'anéantir tous les grands centres urbains occidentaux. Accompagné d'une escouade militaire qu'il a lui-même libéré des griffes de Schmidt, Rogers s'acharne à déjouer ses plans en faisant sauter chacune de ses bases secrètes. La puissance du Crâne Rouge ne semble pourtant pas s'affaiblir alors qu'il a l'intention de détruire New-York.

Le dernier en date des super-héros de l'écurie MARVEL à faire l'objet d'une adaptation à gros budget pour le grand écran ne suscitait pas d'emblée un enthousiasme débordant, surtout chez le public ne vivant pas en Amérique du Nord. La symbolique patriotique du personnage et le ratage de toutes les précédentes versions de ses aventures avaient de quoi laisser de vives inquiétudes dans les esprits même chez les irréductibles fans de BD, considérant déjà que Hollywood fait amplement la propagande triomphaliste américaine à travers ses films depuis des lustres. Surprise! Cette nouvelle mouture de CAPTAIN AMERICA parvient à déjouer les écueils, vaincre les préjugés les plus ingrats, et aux oubliettes sont reléguées toutes les autres tentatives foireuses d'adaptations. Mieux encore, elle s'impose comme une production plus que compétente grâce à une histoire qui tient debout, des décors à la fois historiques et pseudo-futuristes valables et le professionnalisme technique des prises de vue. Le nom de Joe Johnston à la réalisation ne laissait pas de quoi pavoiser à prime abord, mais celui-ci s'acquitte de sa tâche consciencieusement grâce à trois décisions clés. D'une part, en désamorçant d'emblée par l'humour parodique le caractère ouvertement patriotique du héros; ce dernier étant d'abord confiné à animer des petits spectacles ridicules avec des pom-pom girls pour encourager le recrutement de soldats et faciliter l'effort de guerre, avant de pouvoir enfin faire ses preuves sur le champ de bataille. D'autre part, en profitant du contexte de la Seconde Guerre Mondiale pour tisser un parallèle savoureusement évocateur entre les États-Unis et l'Allemagne nazie, fondée sur leurs volontés similaires à vouloir constituer une armée de super soldats. Cette allusion non-voilée était déjà présente dans un autre film de Joe Johnston racontant les exploits d'un autre super-héros situés à la même époque: THE ROCKETEER, et on comprend mieux alors son choix par les producteurs. Et finalement, en évitant d'avoir recours au mélo le plus éculé, surtout dans la romance impliquant le héros avec une collègue des services secrets pour intensifier la portion dramatique. Quelques reproches à formuler: une musique imbuvable composée par Alan Silvestri, une utilisation du 3D dispensable, et un canevas narratif sans surprises copié-collé sur les précédentes adaptations MARVEL qui de ce fait, force le spectateur à se farcir quelques passages obligés qui ralentissent le rythme inutilement. Les données visant à inclure le fameux Capitaine dans le groupe des AVENGERS, dont l'adaptation est prévu pour sortir sur les écrans en 2012, sont cependant bien intégrées au récit et tous les acteurs, Chris Evans en tête, se montrent tous à la hauteur de leur rôle. Film pop-corn d'accord! Mais du solide! Mathieu Lemée

CATWOMAN - Pitof avec Halle Berry, Benjamin Bratt, Sharon Stone, 2004, États Unis 

Patience Phillips est une graphiste timide qui travaille pour une grosse compagnie de cosmétique. Surprenant un secret terrible, elle meurt... pour être ressuscitée par un chat, pouvoirs félins en bonus. Mi-voleuse de grand chemin, mi-héroïne, elle partage son temps entre une romance avec un policier, policier qui pourchasse Catwoman.

Que dire, comment approcher un film qui a remporté son lot de razzies, les framboises d'or données chaque année aux pires films d'Hollywood ? Techniquement c'est dans l'ensemble bien ficelé, mais tellement prévisible et souvent de mauvais goût. Les passages à la version numérique de Catwoman sont tellement évidents, et j'ai vu le film sur le petit écran, que l'on se demande qui a approuvé la chose, comme le costume douteux en cuir. Pitof multiplie les plans qui débutent au-dessus de la ville pour descendre sur un personnage jusqu'à agacer. On a l'impression de voir le consensus d'une bande de producteurs délégués qui, à vouloir faire plaisir à tout le monde, offrent un produit sans saveur. Vite vu, vite oublié. Dommage.

Par contre le documentaire de 30 minutes sur le personnage, présenté par Eartha Kitt, est instructif et très intéressant. On se reprend comme on peut ! Mario Giguère

CONDORMAN - Charles Jarrott avec Michael Crawford, Barbara Carrera, Oliver Reed, James Hampton, Jean-Pierre Kalfon, Dana Elcar, Vernon Dobtcheff, Robert Arden, 1981, Grande-Bretagne/France/Etats-Unis, 90m

Woody Wilkins est le célèbre auteur et dessinateur des aventures en bandes dessinées du super-héros international nommé Condorman. Son ami Harry, qui travaille à la CIA, lui demande d'agir comme contact dans un échange d'informations avec une ravissante agente soviétique nommée Natalia. Prenant son rôle très au sérieux, Woody se présente sous le nom de son héros Condorman et réussit sa mission malgré ses maladresses, au point que Natalia fait savoir à la CIA qu'elle veut passer à l'Ouest avec la collaboration de Woody. Celui-ci accepte car il s'est amouraché de Natalia, mais exige de la CIA qu'on lui fournisse toute une panoplie de gadgets, qu'il a lui-même imaginés pour son héros dans l'écriture de sa BD, afin d'assurer la réussite de sa mission. Woody se rend ensuite en Yougoslavie pour retrouver Natalia et l'emmener en Italie, mais les hommes de main d'un agent russe, Krokov, sont sur leurs traces et ils parviennent même à capturer la jeune femme. Woody n'abandonne pas la partie cependant et muni du costume de Condorman et avec l'aide d'Harry, il part à la rescousse de Natalia retenue prisonnière par Krokov à Monte-Carlo.

Profitant de la vogue des adaptations de personnages de super-héros de comic books à l'écran, "CONDORMAN" s'annonce dès le générique (en forme de dessins animés) comme une parodie du genre. L'humour du film se présente sous le signe de la bonne humeur candide pour faire passer les invraisemblances du récit, qui s'affiche beaucoup plus comme une variante des aventures de James Bond et de Batman (version années 60!) qu'un démarquage du "SUPERMAN" sorti trois ans plus tôt. Toutefois, les gags ne sont pas toujours à la hauteur et manquent de mordant, d'autant plus que le scénario semble hésiter sur le ton à prendre pour retenir l'attention du public. Cela s'explique évidemment par le fait que "CONDORMAN" a été produit par les Studios Walt Disney, qui visait sûrement avec ce métrage un public juvénile dont il ne faut surtout pas affecter les "bonnes moeurs" (malgré pourtant la présence de la belle Barbara Carrera et de son regard de feu à réveiller un ours en hibernation!). Les séquences d'action et de poursuites possèdent donc une violence très atténuée et très superficielle. En revanche, la mise en scène fait montre d'une grande vigueur, voire même d'un certain goût dans l'utilisation de ses décors et de ses extérieurs. Le résultat est donc peu original et aseptisé ou inégal par endroits, mais qui ne manque pas d'enthousiasme sympathique, même dans l'interprétation des acteurs. Mathieu Lemée

The DARK KNIGHT aka Le Chevalier Noir - Christopher Nolan Iavec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart. Michael Caine, Gary Oldman, Maggie Gyllenhaal, Morgan Freeman, Eric Roberts, Anthony Michael Hall, Cillian Murphy, 2008, États Unis, 152m
 
Malgré leur combat en commun et l'aide du courageux procureur général Harvey Dent, pour anéantir complètement le crime et la corruption à Gotham City, le milliardaire Bruce Wayne, son alter ego Batman et le policier honnête Jim Gordon doivent faire face à un nouvel ennemi imprévisible, le Joker. Celui-ci sème le chaos et l'anarchie dans la ville, d'abord en réussissant à dérober l'argent de la pègre, afin de devenir le seul maître criminel de la ville, ensuite en annonçant aux citoyens de Gotham qu'il tuera une personnalité importante par jour, jusqu'à ce que Batman dévoile publiquement son identité. La panique et la peur ne tardent pas à se répandre dans la ville, alors que le psychopathe au maquillage de clown met ses menaces à exécution, en plus de se révéler insaisissable. Batman et Gordon lui tendent alors un habile piège pour le capturer, mais le Joker est très malin, et sa terrible riposte aura des conséquences fâcheuses pour le procureur Harvey Dent et pour son assistante, l'ex-copine de Bruce Wayne, Rachel. En plus de devoir vivre à tout jamais avec le fardeau de ces tragiques conséquences, Bruce Wayne/Batman devra en plus faire un choix éthique difficile, mais indispensable s'il veut parvenir à éliminer définitivement le Joker.

Si l'on fait abstraction de la campagne publicitaire massive, et du décès imprévu de l'acteur Heath Ledger (le Joker) qui a précédé la sortie du film en salles, on peut affirmer que "THE DARK KNIGHT" est voué à être à long terme un énorme succès critique et commercial. Plus encore que dans "BATMAN BEGINS", Christopher Nolan a su dans sa mise en scène (bénéficiant de la technologie IMAX) faire une oeuvre personnelle conjuguée avec des atouts commerciaux. Délaissant le gothique expressionniste et la poésie macabre employés dans le "BATMAN" de Tim Burton, Nolan préfère nous montrer la noirceur et les troubles de l'âme humaine de ses personnages, pour mieux faire ressortir à l'écran toute l'ampleur de la corruption qui gangrène les grandes cités urbaines. Il semble après avoir vu ce film, que la remise en cause de cet ordre établi risque bien plus de faire basculer le monde dans un désordre plus dangereux, puisque l'anarchie représentée par le Joker, se nourrit à même les racines de son contraire, soit le pouvoir en place représenté par le crime organisé, associé bien entendu au milieu politico-économique. En ce sens, la fin du métrage est loin de proposer des solutions pour éviter ce cercle vicieux, comme pour faire comprendre aux spectateurs naïfs et moins naïfs que dans la réalité, le problème de fond est très loin d'être résolue.

Dans un tel contexte, le symbole de la justice que Batman représente est mis en abîme et ne veut plus rien dire, au même titre que la puissance de l'argent, qui est ici littéralement passé au feu si on peut dire (moment jouissif!). L'intrigue, qui se présente comme une partie d'échec où Gotham City est le champ de bataille, fait progressivement voler en éclats les règles du jeu, tout en conservant un ton pessimiste sans grand espoir pour l'avenir de nos sociétés occidentales contemporaines, fait rare dans un film hollywoodien. Les scènes d'action ne semblent jamais être un passage obligé, et elles sont mieux filmés que dans "BATMAN BEGINS", Nolan ayant sûrement pris de l'assurance pendant leur conception et durant le tournage. Bien sûr, le public n'oubliera pas de sitôt l'incarnation du Joker par le défunt Heath Ledger, dont la folie machiavélique redoutable sera sûrement imitée, mais jamais égalée dans les variations à venir. Seule ombre au tableau: on sent que le scénario, malgré la profondeur de sa construction et son intensité évidente, était un peu trop dense et trop calculé dans son déroulement, bien que nettement moins touffu que dans "SPIDERMAN 3". Le film n'en demeure pas moins excellent, tellement le résultat d'ensemble n'ennuie jamais, s'avère magistralement soigné, et l'interprétation des acteurs est nuancée. Une chose est sûre, "THE DARK KNIGHT" n'a pas fini de faire parler de lui, et pour des raisons autres que celles évoquées dans les journaux Mathieu Lemée

The DARK KNIGHT RISES aka L'Ascension du Chevalier Noir - Christopher Nolan avec Christian Bale, Gary Oldman, Tom Hardy, Joseph-Gordon Levitt, Anna Hathaway, Marion Cotillard, Morgan Freeman et Michael Caine, 2012, États Unis, 165m

Huit ans après les évènements de la mort d'Harvey Dent, Gotham est en paix et Batman n'a pas réapparu. Voilà qu'arrive Bane, un indestructible criminel qui cherche à prendre le contrôle de la ville et dire la vérité sur le cas de d'Harvey Dent. Bruce Wayne devenu pratiquement hermite dans son propre manoir se retrouve rouillé et blessé suite aux nombreux combats de sa carrière et maintenant il doit arrêter un combattant qui semble supérieur à lui sur tous les points.

Oh que je l'attendais la conclusion de la trilogie du Chevalier Noir. Après un premier film très convaincant et un deuxième qui avait complètement dépassé son précurseur par la qualité de son scénario, de ses scènes d'action et son vilain magnétique, arrive le troisième film qui, bien qu'excellent et assurément mon film favori de 2012, n'est pas sans petits problèmes et d'ailleurs on remarque plus de gens divisés avec ce troisième film qui avait de gros souliers à chausser. D'abord, il faut dire que les portraits des personnages sont absolument fabuleux. Bruce Wayne n'a jamais été aussi intéressant à voir évoluer, tant sa progression est splendidement planifiée. Bane est un vilain formidable et l'ont réussi très bien à le vendre comme l'égal de Batman. Catwoman, un personnage qui me faisait un peu peur au départ se révèle non seulement utile à l'histoire, mais Nolan a très bien respecté la dualité du personnage entre le bien et le mal. Finalement, Joseph-Gordon Levitt est pour moi le personnage plus intéressant du film, car on cherche à faire le lien, à s'assurer de nos prédictions et chacune de ses présences alimentent ce merveilleux mystère qui ne devrait décevoir personne. Ça ne manque pas de mordant au final et certaines scènes sont complètement dantesques, notamment le premier face à face entre Bane et Batman qui vaut définitivement le détour par son intensité et le souci du détail au niveau sonore. C'est malheureusement ce qui me déçoit un peu, car si certaines scènes sont magnifiques et que le dernier 15 minutes du film révèlent probablement les meilleures scènes de toute la trilogie, THE DARK KNIGHT RISES manque un peu de rythme et toute la partie de chute de Gotham est vue d'une façon très superficielle et plutôt incomplète. De grandes scènes s'incorporent à certains angles scénaristiques un peu moins intéressant, ce qui vient parfois alourdir un film déjà long. Malgré tout il n'y a aucun doute que DARK KNIGHT RISES est à voir pour ses personnages et ses scènes d'action absolument splendides. Reste à voir ce qui va arriver maintenant avec le Chevalier Noir qui mérite un petit repos. Abba

 

DARNA : THE RETURN aka arna: Ang pagbabalik - Lore Reyes, Philippines, 1994 

Une catastrophe menace les Philippines : une inondation monstrueuse sans précédent se prépare à dévaster le pays. Seul espoir du peuple philippin : Darna, Wonder Woman locale à la force surhumaine. Mais qui est Darna ? Darna est en fait Narda, jeune fille innocente propriétaire d'une pierre magique. Une fois cette pierre avalée, Narda devient Darna la super héroïne ! Seulement voilà : Narda s'est fait voler sa pierre magique par une cruelle femme serpent, et perd la raison. Le village campagnard de Narda se voit contraint de fuire la région, direction la ville, dans l'espoir d'éviter l'inondation. Or, dans cette ville, une femme richissime se fait passer pour prophète, elle n'est autre que la voleuse du début. Narda récupérera la pierre, tombera amoureuse de deux hommes (et par conséquent, son coeur la laissera indécise, n'imaginez pas de scènes de cul triangulaires), et se battra contre une famille d'hommes serpents. Et allé, je vous dévoile la fin : elle sauve le pays de l'inondation !

Ne connaissant pas franchement bien le cinéma philippin, je peux me tromper (merci imdb), mais Darna est un personnage qui apparu au cinéma dans les années 50 et qui fut la vedette d'une dizaine de films, celui ci étant le dernier en date (2002 donc). Darna est assez belle, quoi qu'un peu musclée, elle porte un sous-tif rouge avec des étoiles, et vole à peine mieux que L'HOMME PUMA. C'est à dire qu'elle est un peu statique. Mais elle est quand même super forte, s'amuse avec un hélicoptère en plein ciel et tout. Les méchants eux sont bien plus typés, ces hommes serpents ont des gueules toutes normales (quoi que la mère et la fille aient des cheveux très reptiliens), mais ils changent et arborent des faces pas très sympas. Surtout la mère, qui a besoin de la fameuse pierre pour garder une apparence humanoïde, sinon elle se change en sorte de foetus difforme pleins de dents acérées.

Le tout est assez maladroit, naïf et pas toujours cohérent, les effets spéciaux font sourire par leur mauvaise qualité, mais c'est frais et exotique. Excepté la première demi-heure un peu chiante pendant laquelle Narda est un peu folle, on passe un bon moment divertissant et surtout dépaysant ! Kerozene

Effectivement, c'est le dépaysement pour une superhéros qui a l'air si mièvre en civil, amoureuse de deux hommes par-dessus le marché ! Les effets spéciaux ont beau être à rabais, le costume deux pièces de Darna est en soi une vision fort agréable ! Le thème musical, aux allures de Superman des pauvres, détonne. Un bon moment pas mal psychotronique, vu sur vcd en version originale en philippin et sous-titre chinois, le résumé de Kerozene m'a aidé à mieux comprendre... Mario Giguère

L'historique en images de la superhéroine cinquantenaire : geocities.com/darnasuperwoman

 

DIABOLIK aka DANGER : DIABOLIK aka (si si !) FATAL MISSION - Mario Bava avec les yeux de John Philip Law, le mordillement de lèvres de Marisa Mell, les pleins pouvoirs de Michel Piccoli, le yacht et l'avion d'Adolfo Celi, le fou rire de Terry Thomas, les dip-dip-dôôôm' d'Ennio Morricone, et quelques grues dans le paysage dont certaines sur les docks, 1968, Italie

GRâââraaargh, je viens de découvrir que le distributeur America avait osé honorer Diabolik d'une jaquette à se souder à l'étagère du vidéoclub, dont le recto entasse pêle-mêle un fatras de corps exogènes : une sorte d'ultra-léger-motorisé, un pseudo rambo portant grenades et cartouches en bandoulière, des cow-boys et même la cavalerie, et - je promets - un éléphant d'Afrique ! Et puis rebaptiser ce classique Bava en "fatal mission", la forfaiture ne mérite-t-elle pas le rétablissement de la pendaison pour l'occasion ?

Un seul homme préoccupe plus l'inspecteur Ginco que tous les gangsters du monde : Diabolik. Super-criminel, as du braquage en cuir à même la peau, Diabolik défie la justice, la science, le trésor public et les touristes anglais. Bondissant aux quatre coins de l'écran, il bataille dans les tunnels et les châteaux, contre les trains et les hélicoptères, au fond des océans et des piscines. Nul ne connaît son visage, car, ganté de cuir noir de la tête aux pieds, il sait en cas de besoin se déguiser tout en gris, et déguiser sa jaguar noire en jaguar blanche, ou encore changer sa cagoule contre un masque de plongée. D'ailleurs, lui qui ne se laisserait même pas acheter la paire de lunettes de soleil trop classe de sa panoplie "tenue civile", il envoie littéralement planer la mafia toute entière vendue à la police en guise de correction. Et dans son autre combinaison d'ouvrier métallurgiste, il pourrait traverser Mars et Vénus sans dommage mais il préfère frimer à la maison avec sa grosse lance à cracher de l'or en fusion. Car à l'abri dans son repaire anti-ikéa, il déclenche sans effort les choeurs d'extase des sirènes de Morricone en câlinant à n'en plus finir Eva sa forever love-affair. Sa jaguar, quant à elle, fait vibrer en brûlant l'asphalte les trompettes psychédéliques dans un tel déluge d'électricité que les flancs sinueux des montagnes en tremblotent dans la vitre arrière, dans le crépuscule violet, ou orange. Euh non, bleu, rouge !

Mario Bava, qui d'ordinaire surcharge ses intérieurs gothiques en véritables foires à la brocante, déroule cette bande dessinée originelle à la manière d'un tapis géant dans une galerie d'art pop sixties. Sa mise en scène turbulente enchaîne gags, malices, gadgets et trucages dans une humeur faussement bon enfant aguichant les parents. Ses lumières, comme à l'accoutumée, feraient crever d'envie n'importe quel patron de night-club. Et encore mieux que dans Barbarella, le bellâtrissime John Philip Law trouve avec ce film fétiche immoral à budget mini un rôle qui lui va comme un écrin en or.

A quand un Diabolik versus Fantômas ? Bigeyes

ELEKTRA - Rob Bowman avec Jennifer Garner, Goran Visnjic, Kirsten Prout, Will Yun Lee et Cary-Hiroyuki Tagawa, 2005, États Unis, 97m

Elektra, ressuscitée on ne sait pas trop comment après son idylle avec Daredevil, devient tueur à gage. Une mission lui est confinée, éliminer un homme et sa fille adolescente. Mais Elektra a le coeur pur et refuse la mission, s'étant trop attachée à la jeune fille. La mafia japonaise, qui a payé les services d'Elektra, ne voit pas les choses du même oeil. Cette dangereuse organisation nommée la Main, va envoyer ses meilleurs tueurs et combattants pour faire le travail et du même coup, éliminer Elektra, qui n'entend pas se laisser faire.

Les critiques ont été sans pitié avec cette, encore une fois, foireuse adaptation de l'écurie Marvel. On se voit forcer de leur donner raison et j'irais même à dire que de toutes les adaptations en film de comics que j'ai eu la chance de voir, ELEKTRA est probablement la plus chiante à regarder. On a ici un film profondément ennuyant, où il ne se passe pas grand chose avant les derniers trente minutes et même ces dernières trente minutes, ne s'avèrent pas à la hauteur des attentes. Deuxièmement, Jennifer Garner est très sexy certes, mais bordel elle n'a pas la prestance que devrait avoir Elektra, elle a l'air beaucoup trop gentille et s'est sans compter qu'elle est assez limitée au plan dramatique. On notera quand même certains vilains assez intéressants, surtout Typhoid Mary jouée de belle façon par la toujours radieuse Natiassia Malthe, dans un rôle qui à défaut d'avoir les pouvoirs que le personnage avait dans les comics, se révèle la chose la plus intéressante à regarder dans cette daube. Il y a aussi Bob Sapp, célèbre combattant de MMA, qui vient jouer le colosse increvable, pour finalement mourir de la façon la plus ridicule possible. Rob Bowman, qui a déjà fait BEAUCOUP mieux, signe un film fade, énervant et qui fait mal au mythe de la superbe combattante. Abba


David Ackroyd

EXO-MAN - Richard Irving avec David Ackroyd, Anne Schedeen, A. Martinez, Jose Ferrer, Jack Colvin, Harry Morgan, Donald Moffat, Kevin McCarthy, Jonathan Segel, 1977, États Unis, 100m, TV

Nicholas Conrad est professeur de sciences à l'université. Un soir, des voleurs y pénètrent alors qu'il travaille au laboratoire. Il tente d'intervenir mais les voleurs le blessent gravement à la colonne vertébrale. Paralysé à vie, Conrad cherche alors un moyen de constituer un exosquelette qui lui permettrait de marcher à nouveau. Il réussit finalement à construire une armure qui lui permet non seulement de marcher, mais qui s'avère également à l'épreuve des balles, du feu et même impossible à renverser par quelque force que ce soit (une voiture ne pourrait pas l'écraser). Avec cette invention, Conrad décide de lutter contre le crime mais sa première expérience avec l'armure a failli lui coûter la vie alors qu'il manquait d'oxygène. Conrad fait alors les ajustements nécessaires et se relance à la recherche de criminels.

Le succès des séries télévisées "SIX MILLION DOLLAR MAN", "THE BIONIC WOMAN" et "THE INCREDIBLE HULK" ont incité les producteurs à vouloir exploiter davantage le filon des super-héros vers la fin des années 70. Le présent film est en quelque sorte un film-pilote (directement inspiré d'IRON-MAN) en vue d'une série subséquente qui n'a cependant jamais vu le jour, ce qui explique l'élasticité du scénario où l'on s'applique plus à étirer la situation de base qu'à la résoudre. Tel quel, le film n'est pas déplaisant à regarder et s'avère même plutôt drôle étant donné les erreurs contenues dans l'intrigue, les effets spéciaux rudimentaires et les dialogues étranges débités par des acteurs connus de la série B. Il aurait été intéressant que la série ait pu exister car ce film serait sûrement regardé autrement aujourd'hui. Néanmoins avec les années, ce petit produit de science-fiction mineur est devenu un film-culte pour les fans grâce au look particulier de l'armure du héros, la qualité relative du son et de la musique, la conception intrigante des images et la curiosité suscitée par la faible diffusion de ce film sur les chaînes spécialisées dans le fantastique et la science-fiction. Si vous avez la chance de le voir au menu de votre guide horaire, programmez votre enregistreur DVD ou vidéo, ça en vaut la peine. Mathieu Lemée

The FANTASTIC FOUR - Oley Sassone, 1994, États Unis

Le professeur Richards et son pote Victor inventent une mystérieuse machine qui, une fois mise en route, déconne un max et laisse le pauvre Victor pour mort. 10 ans plus tard, Richards et trois associés - dont la blonde Susan dont il tombera étonnamment amoureux - partent dans l'espace et actionnent une grosse machine qui fonctionne grâce à un gros diamant. Malheureusement, le diamant a été volé par le leader d'une communauté de freaks underground, ce qui arrange le mystérieux Dr. Doom qui ne désire que la mort du professeur Richards. Mais pourquoi donc ? Et bien parce qu'il s'agit en réalité de ce bon vieux Victor ! Toujours est-il que le diamant de remplacement provoque l'explosion de leur engin spatial, mais au lieu de mourir, pulvérisés en poussières cosmiques, ils se retrouvent sur la terre ferme, doués de super-pouvoirs ! Richards fait du super stretching avec ses membres qui s'allongent tout en allongeant ses fringues par la même occasion, Susan devient invisible de même que ses fringues également, son frère peut se matérialiser en feu et le dernier se transforme en golem rougeâtre en manque d'humour. Les quatre mutants pourront alors se lier afin de mettre fin aux agissements destructeurs du Dr. Doom !

Cette fameuse adaptation du comics reniée par son créateur Stan Lee et produite par l'écurie Roger Corman est absolument effarante ! Pas difficile à comprendre pourquoi le film n'a jamais été distribué officiellement, bien qu'il soit nettement plus plaisant que le triste CAPTAIN AMERICA d'Albert Pyun. Le problème c'est que le niveau est assez catastrophique, nul doute donc que les fans de la bd originelle ne l'apprécie guère. Car comment accepter de voir ses héros favoris se faire ridiculiser à ce point ? Richards et ses membres caoutchouteux est à tomber par terre, le repaire de Doom semble sorti d'un autre film, les transparences et les incrustations utilisées peuvent faire penser que le film a été réalisé vingt ans plus tôt. Mais tout cela est bien trop fendard et on termine ce visionnement avec un sourire béat qui restera figé bien longtemps encore, rien qu'à cause du dernier plan du film qui vaut son pesant de zygomatiques à lui tout seul. Kerozene

FANTASTIC FOUR aka Les Quatre Fantastiques -.Tim Story avec Ioan Gruffudd, Jessica Alba, Chris Evans, Michael Chiklis, Julian McMahon, Kerry Washington, Laurie Holden, Hamish Linklater, 2005, États Unis/Allemagne, 106m

Un groupe de scientifiques entre en possession de super-pouvoirs après une expédition dans l'espace qui les a exposés à des radiations cosmiques. Le chef de l'expédition, Reed Richards, devient élastique et peut étirer les membres de son corps; Suzanne Storm parvient à devenir invisible et à créer des champs de force; son frère Johnny peut se transformer en créature de feu et voler et Benjamin Grimm prend une apparence rocailleuse en plus d'avoir une force herculéenne. Bien qu'ils veulent trouver un moyen de perdre leurs pouvoirs, ils en viennent, suite à certaines circonstances, à unir leurs forces et à devenir les Quatre Fantastiques après avoir sauvé des vies sur le pont de Brooklyn. Mais Victor Von Doom, chef d'entreprise letton qui a financé l'expédition et les a accompagnés, se transforme progressivement en métal, contrôle l'électricité en plus d'avoir une force surhumaine. Sa compagnie ayant fait faillite à cause de Reed Richards, il tente de se venger et de retrouver la richesse en se servant de ses nouveaux pouvoirs par des moyens diaboliques sous le nom de Dr. Doom contre les nouveaux héros.

Après bien des tergiversations d'ordre économique et des questions de droits d'auteurs, de même qu'une version médiocrement drôle conçue par Roger Corman, les Quatre Fantastiques ont enfin droit à une adaptation au grand écran avec un budget digne de ce nom, profitant ainsi de la vogue des transpositions hollywoodiennes récentes des super-héros de la compagnie Marvel. La mise en scène a été confié au réalisateur de la version américaine de "TAXI", ce qui a suscité chez les fans de la BD un haut-le-corps qui se veut justifié après avoir vu le produit fini. En effet, un budget conséquent ne donne pas pour autant un résultat convaincant, on le voit tout de suite devant l'aspect conventionnel des péripéties imaginées par les auteurs, bien éloignées du caractère épique du comic book original. Par ailleurs, l'humour très au premier degré démontre clairement les intentions du réalisateur de vouloir concocter un divertissement pour adolescents blasés, plutôt que de satisfaire les vrais aficionados d'âge adulte. Si ces choix se veulent décevants pour un public exigeant, le succès en salles de ce film démontre quand même que le public adolescent visé a adhéré au produit, malgré des scènes d'action trop brèves et un suspense inexistant, et malgré aussi la présence du Dr. Doom comme méchant. L'interprétation se veut aussi naïve que le reste. Mathieu Lemée

Attention bouse intergalactique en approche , déconseillé a tous ceux qui ont rêvé en lisant le mythique comics de Marvel , et puis tant qu'on y est déconseillons le également a tous ceux qui aiment le cinéma et puis aussi aux autres, enfin déconseillons le a tous le monde.

Car a bien des égards fantastic four apparaît comme un ratage total et intégra, un foirage hallucinant a tous niveaux, écriture réalisation post prod, une véritable catastrophe hallucinante de nullité.

Et a qui doit on ce grand moment de cinéma qui devrait même réussir a faire rougir cette tache de Brett Ratner ?

Stan Lee ? Tim Story ? les costards cravates de la prod ? bon pour faire simple prenons les tous mélangeons un peu tout ça ( au shaker pas la cuillère) et on obtient un beau spécimen de coupable.

Car qu'on se le dise si la simple idée de voir Tim Story réaliser un film (le mec a quand même réussi a torcher le remake américain de taxi  déjà fallait le faire , mais avec Queen Latifah dans le rôle de Samy Naceri.... no comment) suffit pour que mon estomac soit soudain pris de virulents spasmes débouchant sur de méchants reflux gastriques (oui bon ça me file la gerbe quoi) , le mérite de ce ratage n'est pas a mettre entièrement sur son dos.

D'abord Stan Lee qui depuis longtemps ne rêve plus de super héros mythique mais plutôt de billets verts en grosse quantité, se fout royalement de la gueule du monde, et il est temps de faire descendre ce grand bonhomme de la BD de son piédestal, oui Stan Lee nous prend pour des deb et est en train de permettre le niquage en masse de tous les super héros qui nous ont fait rêver étant gamins, ainsi après Hulk et autres X men c'est au tour de la chose de passer au carsher qui nettoie pour plaire aux djeuns, et c'est la que les producteurs interviennent.

En effet , n'ayant pas une minute réfléchi a la portée mythologique du récit qu'ils choisissaient d'adapter , nos costards cravates adorés ont choisi de viser systématiquement le slibard a l'aide de blagues bas du front qui vont bien faire marrer votre petite soeur de deux ans et encore vaut peut être mieux la faire fumer avant (non je déconne ne faites pas ça !!! bon euuuuh je décline toute responsabilité dans cette affaire) , une honte.

Le pire dans tout cela c'est que le film ne cache même pas sa profonde malhonnêteté, visant ouvertement les ados pré-pubères qui se masturbent devant les photos de Jessica Alba, ils détournent littéralement le propos du matériel d'origine, utilisant ce yes man de Tim Story pour servir leurs ambitions purement mercantiles, ils vrillent le propos a grand coup de musique djeuns hors sujet, de scènes d'action filmées a deux a l'heure et de psychologie de supermarché hallucinante de ridicule.

ainsi sous l'impulsion malhonnête des biznessmen responsables de cette purge, le docteur Fatalis devient un beau gosse faisandé qui pète un câble avant de se faire exploser comme une grosse merde , la chose se transforme en poussée d'acné ambulante qui souffre (ooooooh pauvre petit....) et la torche risque de vous cramer les yeux et les oreilles a grands coups de blagues pas drôles (et carrément hors sujet).

La torche tiens parlons en , personnage symptomatique de l'idiotie absolu des commanditaires de cette pantalonnade , personnage mythique et centrale du comics , incarnation même de la puissance a l'état pur , il devient un sidekick tête a claque servant une non ambition absolu , déblatérant des conneries visiblement écrites par Jordy (voila ce qu'il a fait pendant ses longues années d'absence) censé détendre l'atmosphère (encore faudrait il que ça soit tendu) , la torche devient l'incarnation parfaite du mépris profond dont font preuve les costards cravates envers le public.

Une grosse farce mercantile donc , qui risque bien de vous faire dormir avec ces trois pauvres scènes d'action sortis d'un mauvais Michael Bay (remarquez j'aurais pu juste dire un Michael Bay tout court hein...) ses répliques crétines et ses personnages non joués. (car bon faut bien l'avouer elle est plutôt mignonne la Jessica mais elle joue comme une savate et encore une savate de série Z hein ! ) Les producteurs et leur chien-chien Tim Story (c'est pas dur a se rappeler c'est comme Toy Story mais avec tom a la place.. bon ok je sors ==> ) ayant délibérément choisi de tirer ce récit originellement épique vers la comédie débile pour attardés mentaux pour mieux remplir leur portefeuille on est en droit de redouter la suite qui en plus mettra en scène l'un des plus beaux super héros jamais créé , je veux bien entendu parler du surfer d'argent , alors je vous en prie messieurs dames n'allez pas voir la suite ça nous évitera de souffrir a la vision d'un surfer en ferraille déblatérant des blagues a toto sur fond de kyo dans un éventuel troisième épisode !!!

Kitano Jackson - le cinquième fantastique. ( J'ai le même pouvoir que Mr Fantastic a savoir celui d'allonge une partie spécifique de mon corps... je veux bien entendu parler des pieds bandes d'obsédés)

FANTASTIC FOUR: RISE OF THE SILVER SURFER aka Les Quatre Fantastiques et le Surfer D'Argent - Tim Story avec Ioan Gruffudd, Jessica Alba, Chris Evans, Michael Chiklis, Julian McMahon, Doug Jones, Laurence Fishburne, Andre Braugher, Kerry Washington, 2007, États Unis/Allemagne/Royaume Uni, 92m

Reed Richard et Sue Storm, deux des membres des Quatre Fantastiques, sont enfin sur le point de se marier et tous les préparatifs sont prêts pour la cérémonie. Mais du fond de l'espace surgit un extra-terrestre, baptisé le Surfer D'Argent, qui provoque diverses catastrophes climatiques en différents endroits de la planète. Les Quatre Fantastiques doivent alors faire face à la menace à la demande de l'armée américaine, mais en faisant également cause commune avec leur pire ennemi, le Dr. Doom. Il s'avère finalement que le Surfer d'Argent ne représente pas le pire danger, car il n'est en fait que l'émissaire de Galactus, le dévoreur de mondes, qui détruit les planètes en absorbant toute leur énergie vitale. Les Quatre Fantastiques devront donc non seulement sauver la Terre de la menace de Galactus, mais aussi lutter à nouveau contre le Dr. Doom qui convoite les pouvoirs du Surfer D'Argent pour devenir invincible.

Succès oblige, les producteurs ont aussitôt décider d'investir dans la conception d'une suite au "FANTASTIC FOUR". Comme on ne change pas une équipe qui gagne, Tim Story est de retour à la mise en scène, de même que les principaux acteurs. Il n'y a cependant qu'un seul changement positif dans cette suite; soi la présence d'un plus grand nombre de scènes d'action et de trucages spectaculaires, bien que conçus en CGI. Pour le reste, on y retrouve les défauts ayant fait les frais du premier film: humour simpliste et parfois vulgaire, personnages sans profondeurs, aucun caractère épique dans les péripéties trop vite précipitées et manque d'ambition des auteurs (au contraire de la série des "SPIDER-MAN" qui en souffrait trop). Les fans du comic book seront donc à nouveau déçus, surtout avec le grand potentiel que pouvait fournir la présence dans le récit du fameux Surfer D'Argent et aussi de Galactus (qui est présenté ici sous la forme d'un gigantesque nuage gris-noir). La durée très courte du film, de même qu'une petite dose de patriotisme dans l'intrigue prouve à quel point la raison d'être de ce long-métrage était purement mercantile en ciblant à nouveau un public adolescent peu exigeant et influençable. L'interprétation demeure aussi naïve que dans le premier "FANTASTIC FOUR". Mathieu Lemée

Les FANTASTIQUES SUPERMEN CHINOIS aka Super Rider aka Super Riders against the Devil - Lin Chung-Kuang avec   Wen Chiang-Long, Li Yi-Min, Chang Feng, Ku Kwan, 1976, Taiwan

Les Serviteurs de Satan, secte dont le but n'est rien de moins que la fin du monde, kidnappent tous les plus grands scientifiques de la planète pour les obliger à travailler pour eux. Ils tombent sur un jeune biologiste de 24 ans, et tentent de le conditionner, ce qui consiste à lui transmettre de supers pouvoirs, une super force, mais aussi à lui laver le cerveau. Par chance, un gentil savant parvient à faire foirer l'opération et ainsi sauver son cerveau. Le savant lui avoue alors qu'il est devenu le Superman n°2, et qu'il doit aller rejoindre le Superman n°1, et qu'à eux deux, ils doivent mettre un terme aux agissements des serviteurs de Satan et éliminer l'infâme Dr. Mort.

S'engage alors une bataille entre la Corée et Hong Kong, pendant laquelle nos deux supermen se battent contre des dizaines de monstres en caoutchoucs qui font du trampolines et leurs sbires aux voix de castra vêtus de noirs et qui font de la moto comme des champions. 90 minutes d'action non-stop, de combats ridicules tournés dans des carrières, d'explosions, de poursuites en moto, le tout avec plein de figurants tous costumés avec des plis partout. C'est un peu répétitif, certes, mais on se marre bien. Truc marrant: le générique d'ouverture n'est pas écrit sur l'écran comme ça se fait habituellement, mais il est prononcé en voix off. Imaginez le type dans son studio d'enregistrement qui lit sa fiche avec le plus grand sérieux du monde : "effets spéciaux de...  Chin Hua-fung, cascades orchestrées par... Ming Si-fai, etc. ..." (les noms cités ici sont bien entendus totalement fictifs, très probablement comme ceux prononcés en voix off d'ailleurs). Kerozene

Voici les infos supplémentaires fournies par mon camarade Roderick Usher du forum de Devildead : en fait, il s'agit d'un montage très curieux de scènes d'action tirées de la première série Kamen Rider ( un toku aussi populaire au Japon qu'Ultraman et dont j'abreuve le forum d'images! ) et de scènes de dialogue tournées par des Chinois ou des Taïwanais, je sais plus bien... le doublage français rajoutant en plus un charme indéniable au film ( voix effeminé pour le plus balèze des deux héros, kamen rider itchigo et nigo rebaptisé Superman 1 et 2...du grand art! ).

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