Tsui Hark, réalisateur, producteur et comédien, a été partie prenante du renouveau du film de Hong Kong, a essayé l'aventure américaine et est revenu à ses racines. On inclut donc des productions sous sa paternité et les films ou il a joué.

Mise à jour le 9 juillet 2008

BLACK MASK aka Hak Hap - Daniel Lee, 1996

On dirait que tout ce que touche Tsui Hark se transforme par magie en ridicule.  Ce petit film amusant mais sans plus ne fait pas exception.  Avec Jet Li, Lau Ching-Wan et Yuen Woo-Ping aux chorégraphies, cela promettait drôlement. Daniel Lee a cependant l'affront de transformer Lau Ching-Wan en brute épaisse et Jet Li en modèle de sobriété, et il insère sans que l'on comprenne ses motivations des scènes qui se veulent comiques mais qui frôlent le pathétique. Un bon divertissement pour l'action et les scènes de combats mais l'enrobage est plutôt terne.  Dommage. Orloff

Il ne faut pas bouder son plaisir, et si possible voir la version originale, sans musique rap, vive Jet Li ! Mario Giguère

BLACK MASK 2: City of Masks aka aka Hak hap 2 -Tsui Hark, 2002, Hong Kong, 121m

Black Mask, génétiquement modifié pour ne ressentir aucune douleur et devenir tueur à gage, est toujours en fuite et cherche un scientifique qui pourra l'aider à regagner son humanité. Mais voilà qu'un promoteur de lutte s'est associé à un savant fou qui transforme ses lutteurs tranquillement en mutant, combinant leur ADN avec celle d'animaux ou de plantes. Lorsque Black Mask se retrouve entre les deux groupes, il devra combattre pour sauver sa vie et celle des habitants de B City, menacés d'une bombe qui modifiera les gènes de toute la population...

Tout un cocktail à gros budget, aux influences multiples que ce film de Tsui Hark. On pense tout de suite aux Mutants de X Men, mais aussi à MUTRONIC aka GUYVER d'il y a quelques années. Parmi les lutteurs, notons Rob Van Dam, célèbre lutteur de la WWE qui ne démontre pas un grand talent de comédien. Par contre, Traci Lord est parfois époustouflante dans le rôle de Caméléon, dans des cascades réglées par nul autre que Yuen Wo Ping. Jobin Bell incarne le méchant Moloch et il ressemble à s'y méprendre à Brion James ! Andy On reprend le rôle titre tenu par Jet Li dans le premier opus, un athlète efficace dont le jeu d'acteur est approximatif. Comme dans bien des Tsui Hark, on se promène de séquences d'action à couper le souffle à des pitreries puériles, ici, la scientifique qui devient catatonique lorsqu'elle touche un homme ! Avec un kid en prime, on passe du meilleur au pire, mais le film, sans temps mort, m'a réjoui plus souvent qu'autrement. Mario Giguère

Mais qu'a-t-il bien pu se passer dans la tête de Tsui Hark! Fini le Black Mask héroïque et charismatique du premier opus, fini également les prouesses visuelles et les ambiances sombres. En échange, voici un prototype de film mongoloïde pour décalqués du bulbe en manque d'images laides. L'histoire totalement incompréhensible présente un Black Mask de pacotille se fritant la gueule avec une bande de catcheurs mutants au QI équivalent à celui d'une huître. Ajoutez à ça un montage épileptique non-sensique qui défie toutes les règles narratives, une salve d'effets-spécieux d'une laideur rarement égalée et une mise en scène tristement bâclée. Où est donc passée la maestria du réalisateur de TIME AND TIDE ? Attention, visionner BLACK MASK 2 peut nuire à votre santé mentale ! Kerozene

BUTTERFLY MURDERS aka Die bian - Tsui Hark avec Siu-Ming Lau, Michelle Mee, Shu Tong Wong, 1979, Hong Kong, 88m 

Un écrivain qui s'évertue à coucher sur papier l'histoire de la Chine et des luttes de clans martiaux est impliqué dans une histoire de meurtres commis par des papillons. Aidé de Green Breeze, il est appelé, avec d'autres clans à résoudre le mystère des ces bêtes en apparence inoffensives. Arrivé au château d'ou provient l'invitation, l'endroit semble vide, mais les survivants sont dans les sous-sol, à l'abri. Autres meurtres, personnages doubles, labyrinthes sans fin, meurtrier tout de noir vêtu et ganté de cuir, on regarde un giallo dans un wu xia pan !

Oui, le titre, les animaux, le tueur, les ressorts de l'enquête, jusqu'aux surprises finales et l'identité du meurtrier, tout indique que Tsui Hark, dont c'est le premier long métrage, semble bien avoir voulu recréer, redynamiser le film d'époque en lui collant une trame du film italien en vogue à l'époque. Plus surprenante est la musique, hors-mis les génériques, tout semble tout droit sorti d'un giallo orchestré par un Bruno Nicolai ou consort, mais non, on doit la musique à Frankie et Piu Chan (Bio Zombie). En 1983, Hark révolutionnera les effets spéciaux à Hong Kong avec ZU WARRIORS OF THE MAGIC MOUNTAIN dont le montage effréné est beaucoup plus difficile à décoder. Voir pour la première fois ce Butterfly Murders confirme que Hark était capable de monter un film plus efficace, à la photographie soignée. Les référence au cinéma transalpin ne sont que plus singulière et appréciées. Un film à découvrir. Mario Giguère

DANGEROUS ENCOUNTERS OF THE FIRST KIND aka Di yi lei xing wei xian aka L'Enfer des Armes - Tsui Hark, 1980

Ce film, aussi connu sous le titre de DON'T PLAY WITH FIRE ou plus communément L'ENFER DES ARMES, a été réalisé par notre vietnamien préféré, Tsui Hark, responsable entre autres du délirant KNOCK OFF avec Jean-Claude Van Damme, le mercenaire voyageur dans le temps, belge de surcroît. Hark fait ici preuve d'une grande maîtrise du nihilisme, situant l'action dans un Hong Kong infesté de voyous et d'américains violents. Ça commence sur les chapeaux de roue avec l'insertion d'une aiguille à coudre derrière la tête d'une souris, suivi d'un sauvage assassinat dans une école d'escrime, et ça se termine avec une fusillade particulièrement sanglante dans un cimetière ensoleillé. Le tout réalisé avec une certaine maîtrise que l'agressant pan & scan ne nous laisse pas apprécier à sa juste valeur. Les personnages sont amusants, on n'y trouve honnêtement aucune longueur, et je dois avouer que j'ai apprécié. Chop chop Tsui Hark. Orloff

  L'ENFER DES ARMES (directors cut) - Tsui Hark avec des coups, une souris percée qui cherche sa queue, un chat sans parachute, un parapluie, des pétards, un autocar, des (vraies ou fausses ?) photos de presse, de l'orange mécanique, un inspecteur Harry local, un cimetière, quelques cousins de Chuck Norris, une foire-exposition de charcuterie, Hong Kong, 1980

Pour l'enfer des armes, mon réflexe a été de mater le director's cut, avant d'enchaîner les bonus qui démontrent que Hark tient décidément à sa moustache YMCA. Où il est aussi expliqué que le film, même après avoir été retourné à la va-vite sur un gros tiers, reste également admirable - d'ailleurs avec un certain succès bizness - une fois dégagé de son propos sans pitié qui sur le fond posait problème : c'est-à-dire le message directement anarchiste-nihiliste, crédibilisé, esthétiquement valorisé, mais... trop en phase avec l'actualité de jeunes terroristes de Hong Kong en 1980.
(Ai-je tort de faire l'impasse sur le deuxième ?)
Un gros tiers de ce que j'ai aperçu est donc visuellement de qualité VHS, suite à un rafistolage à partir d'une récupe in extremis, et la bande-son me semble aussi avoir été calquée à l'arrache : Zombi de Goblins, Shine on you crazy diamond (?) de Pink Floyd et... Oxygène 4 de Jean-Michel Jarre (... aka Maurice Jarre junior ce qui peut-être explique).
Tout en étant débarrassé de l'humour outrancier de ses dégénérés-freaks de sa précédente Histoire de cannibales (1979), il reste dans la veine no limit et bien rythmée. Surtout, pour un film ping pong, on échappe au kung-fu des petits rats de l'opéra, au quota excessif de cirque Pinder, et d'ailleurs j'ai étonnamment enduré sereinement les habituelles épilepsies des acteurs, ici refreinées.
On sent aussi l'énervement de Tsui Hark, un intelligent qui démolit méthodiquement ses joujoux avec classe : la jeunesse, les vieux, les pauvres, la police, les colons, la truanderie, les filles, etc.

Bref, un fourre-tout moderne et urbain qui mitraille en continu, entre une galerie de tous-tordus même maman, et peu importe les outils : vlin vlan ça fracasse. Bigeyes

L'ÈRE DES VAMPIRES DE TSUI HARK aka Tsui Hark's Vampire Hunters aka The Era of Vampire - Wellson Chin, 2002, Hong Kong

Chine, 19ème siècle, lorsque des zombies boivent du sang, ils deviennent des vampires. Un Moine Taoïste et ses quatre disciples, qui répondent aux noms de Pluie, Éclair, Tonnerre et Vent, sont à la recherche du roi des vampires. On rencontre au passage une famille riche qui embaume ses morts et les conservent sous cire, possible future armée de zombies.

Sur un canevas simple se profile un bon moment de frousse et de plaisir typique des productions de Tsui Hark. Fourmillant d'effets spéciaux latex et digitaux, ces vampires ont des pouvoirs et une agilité remarquable. Oubliez les vampires occidentaux verbomoteurs, on ne parle pas, on se bat, et quels combats, de la voltige fort réussie. Le vampire ne se penche pas sur les cous, il "aspire" le sang de ses victimes à distance ! Les quatre disciples zigotos feront autant les pitres que des prouesses remarquables dans un film au rythme rapide ou l'on ne s'ennuie guère. Mario Giguère

La LEGENDE DE ZU aka THE LEGEND OF ZU aka ZU WARRIORS - Tsui Hark, 2001, Hong Kong 

Dans un univers fantasmagorique, un démon souterrain s'apprête à détruire le monde équilibré de Zu. S'en suit une bataille entre magiciens centenaires, démons millénaires et être humains frêles et fragiles. Comme à son habitude, Hark livre un film chaotique qui n'offre guère de ligne conductrice à son récit et préfère livrer une accumulation de scènes hautes en couleur, pleines de kung fu sautillant, de sorciers volants, d'armes magiques, de sabres flamboyants, de décors colorés et d'explosions par dizaines. A tel point que LA LEGENDE DE ZU semble être le fruit d'un caprice de gamin en mal de jouet bruyant (et pourtant) qui a voulu coller dans son métrage tout ce qui lui passait par la tête. L'avantage, c'est que le spectateur en prend plein les mirettes du début à la fin, les images défilent à un rythme stroboscopique, les combats s'enchaînent rapidement dans une certaine confusion et les protagonistes se croisent et changent de corps ou d'apparences ce qui n'aide en rien à la compréhension de l'ensemble. Mais il y a un gros désavantage. Si le premier ZU était un désire de Hark d'exploiter à fond le créneau effets spéciaux, il en va bien évidemment de même pour cette séquelle, à la différence qu'il s'agit ici d'effets numériques pour la grande majorité. Résultat, le charme et la poésie du premier opus se voient balayer d'un grand coup de calculs binaires pour laisser la place à une froideur baveuse qui parvient même à perdre en crédibilité par rapport à son modèle. La raison est probablement due à un trop plein de travail, étant donné que pas un seul plan ne s'est pas vu retravaillé à la palette graphique. Du coup, les finitions ne sont pas soignées et certains éléments sont carrément hideux à l'écran, comme le démon de sang ou les épées magiques qui sont maladroitement incrustés à l'image et par conséquent nuisent fatalement au film. On en vient même à se rappeler le douloureux STORMRIDERS. Au final, LA LEGENDE DE ZU tient plus de la boursouflure toute moche et fatigante qu'au déluge de féerie visuelle recherché malgré quelques bonnes idées disséminées ici et là. Kerozene

PIEGE A HONG-KONG aka KNOCK OFF aka COUP DUR (titre Québécois) - Tsui Hark, 1998, Hong Kong/États Unis
   
Après un plutôt mauvais DOUBLE TEAM, Tsui Hark réembauche Van Damme histoire de se passer les nerfs et le colle dans la peau de Marcus Ray, beauf frimeur bossant à Hong Kong dans le prêt-à-porter. Marcus Ray a beau être un peu simple, il se la pète en Porsche cabrio, il chante comme une casserole bulgare sur de la pop locale, il matte les petits culs des filles tel le gros lourd de base et tout ceci en compagnie de son ami et associé Tommy Hendricks dont le QI ne semble pas compenser celui de son poto. Mais nos deux compères se retrouvent dans la mouise jusqu'au cou lorsqu'ils découvrent qu'ils ont eut à faire un peu malgré eux à des faussaires amateurs de terrorisme international. Tsui Hark ne perd pas de temps et après avoir pris trois minutes douze pour faire les présentations, il plonge nos protagonistes benêts dans une avalanche d'action qui ne prendra fin qu'avec le générique de clôture. Au programme: course de pousse-pousse suicidaire avec descentes d'escaliers et slalom entre voitures lancées à toute allure, baston homérique à un contre cent avec chaîne enroulée autour de l'avant-bras, femme fatale allumeuse et manieuse de menottes en acier qui font gling gling, explosions d'un monument local, course poursuite sur le toit d'un fourgon rempli d'explosif avec fuite en cerf-volant improvisée (en tandem avec Michael Wong en flic local) et final haletant sur un porte container flottant où les containers menacent d'éclater tout le monde comme des crêpes suzettes en glissant telles les pièces d'un tetris gargantuesque, et j'en passe...

Tout cela est essoufflant et infiniment divertissant, et ce malgré les nombreuses bourdes dues à un montage parfois épileptique (et donc propre à Tsui Hark), à des cadrages approximatifs et à des effets spéciaux souvent très très laids. On sent le film torché à la va-vite, sorte de préliminaire pour Tsui Hark avant d'attaquer son futur chef d'oeuvre: TIME AND TIDE. Cela se ressent particulièrement lors de la scène finale où Van Damme et les méchants sautillent comme des puces afin d'éviter les containers blagueurs, comme s'il s'agissait d'un échauffement pour la scène de la descente en rappel d'immeubles dans TIME AND TIDE. PIEGE A HONG-KONG est peut-être un peu con, mais qu'est-ce qu'il défoule! Kerozene

ROBOFORCE aka I LOVE MARIA - David Chung, 1988, Hong Kong 

Suite à la claque ROBOCOP, Hong Kong produit son film de robot bourrin, avec tout ce qui fait la particularité du cinéma local: gunfight tonitruants, action ultra rapide, honneur à tous prix, cascades douloureuses et figurants virevoltants dans les airs (le tout orchestré par Ching Siu-tung), mais aussi un humour parfois lourdingue frôlant presque les pâquerettes. Mais on a vu pire et ROBOFORCE n'en demeure pas moins une bonne série B bien destroy.

Ici, le gang des "Sauveurs du monde" cambriole des banques par l'intermédiaire de Pioneer 1, un robot style Transformer qui balance bastos, roquettes et divers autres gadgets complètement fous. Résultat: gros dégâts, beaucoup de bruits et une police dans les choux. Comme si cela ne leurs suffisait pas, les Sauveurs du monde concoctent un robot humanoïde à l'image de la maîtresse de leur chef: Maria. Mais suite à une rencontre inopportune entre la Maria-robotisée, un savant naïf et l'ancien amant alcoolique de Maria-l'humaine (incarné par Tsui Hark), rien ne va plus se dérouler comme les méchants l'avaient prévu.

Cet hommage évident à METROPOLIS inspiré du chef-d'oeuvre de Paul Verhoeven déménage grâce à ses robots hyper violents capables de voler dans les airs, propulser leurs poings et détruire des murs d'une simple pression de leur petit doigt. Ajoutez à cela un design impeccable, en particulier pour Pioneer 1 et ses abondants fumigènes lui donnant un air de raffinerie ambulante, et vous avez carrément l'un des meilleurs films de robots. Kerozene

SEVEN SWORDS aka Chat gim - Tsui Hark avec Donnie Yen, Leon Lai, Charlei Yeung, 2005,  Hong Kong

Chine, 17ème siècle. L'empereur émet un décret qui interdit la pratique des arts martiaux. Une véritable armée de mercenaires sous le commandement du général Fire-Wind décapite des villages entiers pour récolter la récompense promise pour chaque tête, n'hésitant pas à inclure femmes et enfants. Fu, ancien tortionnaire repenti décidera de protéger le village qui l'a accueilli en appelant les sept lames mythiques, maniées par 5 maîtres en armes et deux des villageois.

Film à grand déploiement pour un Tsui Hark qui a retrouvé une grande partie de sa poésie guerrière. Avec des costumes et décors aux tons presque monochromes et des combats épiques qui font appel aux artifices du genre, Seven Swords livre la marchandise. Entre les morceaux de bravoure, il y a peut-être trop de mélodrames sous forme d'amours naissants à mon goût et la sous-intrigue du traître s'étire trop longtemps, mais on retient les formidables combats, particulièrement Donnie Yen et Leon Lai dans un étroit couloir de pierre. Une version Tsui Hark des sept mercenaires qu'il fait bon voir. Mario Giguère

SWORDSMAN 2 aka Xiao ao jiang hu zhi dong fang bu bai - Siu-Tung Ching avec Jet Li, Brigitte Lin, Michelle Reis, 1991, Hong Kong, 110m

Difficile à résumer, mais grosso modo, Li et ses compagnons se dirigent joyeusement vers le sanctuaire ou ils délaisseront leurs armes pour trouver l'harmonie. Comme de raison, ils seront mêlés à une guerre de clans et lutteront contre l'invincible Asia, la superbe Brigitte Lin, un chef qui devient progressivement une femme, pour augmenter ses pouvoirs magiques.

Produit par Tsui Hark, au rythme effréné et à l'action omniprésente, le film est un feu roulant de cascades, d'explosions, de sortilèges plus extravagants les uns que les autres. Jet Li y est époustouflant, la réalisation vive et la caméra bouge et suis les ballets aériens. Tour simplement superbe ! Mario Giguère

Tous ceux que le cinéma de Hong kong rebute, que les joutes aériennes flamboyantes toutes plus spectaculaires et inventives les unes que les autres dérangent, ceux qui n'ont pas aimé le mythique "A Chinese Ghost Story", alors passez votre chemin... Swordsman 2 n'est assurément pas pour vous.

Pour les autres, sachez qu'après avoir affronté le maître de leur école à la fin du premier opus, Ling , Kiddo et les autres disciples de Blue Mountain décident de se retirer du monde des arts martiaux pour vivre en reclus, chacun de leur côté. Seulement, ils se retrouvent au milieu d'un conflit opposant la princesse Ying et les autres membres du clan des Highlanders (des chinois de mèche avec les japonais) à une faction dissidente menée par l'oncle de Ying, Asia l'Invincible. ....

Certes, il se ressemble tous ces Chinois, alors les personnages...  on a souvent du mal à s'y retrouver ! mais alors, quelle beauté. La violence côtoie la subtilité, l'immense talent martial de Jet Li peut s'exprimer librement au cours des multiples affrontements du film, principalement câblés mais qui font tout de même régulièrement appel à de magnifiques techniques au sol. Ching Siu-Tung filme ces joutes (souvent nocturnes et bleutées) avec aisance et efficacité, alternant comme à son habitude plans d'ensemble et détails de combat d'approche. On est pas loin de retrouver ici l'essence des plus beaux films du genre. Jouissif ! Marc Evil

TIME AND TIDE aka SEUNLAU NGAKLAU - Tsui Hark, 2000

Tyler (Nicholas Tse) est barman dans un bar, il y rencontre une undercover cop. Après une nuit de saoulerie, il se réveille à coté d’elle. Folle de rage, elle quitte l’appartement, elle est lesbienne ! Pour se ramasser le plus d’argent possible pour aller vivre au Brésil, Tyler trouve du travail dans l’organisation d’Uncle Ji (Anthony Wong) qui offre des services de bodyguard. Près de 9 mois plus tard, Tyler retrouve la policière qui est maintenant très enceinte de lui. Malgré qu’elle refuse qu’il lui vienne en aide, Tyler lui glisse des sommes d’argents en dessous de sa porte. Pendant ce temps au Bril, Jack (un mercenaire qui veut se ranger et qui sera bientôt père) se voit confier la mission de voler une somme d’argent qui appartient à un baron de la drogue que la troupe d’uncle Ji doit protéger. Les destins de Tyler et de Jack se rencontreront ...

Après quelques films américains mineurs (KNOCK OFF et DOUBLE TEAM), Tsui Hark fait un retour en force à Hongkong avec un film beaucoup plus ambitieux. Son TIME AND TIDE est un film de Yakusa très stylisé qui combine un peu le style de Wong Kar-Wai et le sien. Il est difficile de renouveler un genre comme celui-là qui a été fait et refait, mais Tsui Hark y réussi parfaitement grâce à une mise en scène complètement éclatée (les plans ne durent que 2 secondes en moyenne !) et avec un scénario beaucoup plus adulte. Les scènes d’actions sont longues et l’une d’entre elles rappelle le jeu vidéo RAINBOW SIX, les amateurs apprécieront beaucoup. La scène la plus démente la dedans est celle où une femme qui accouche, pointe d’un revolver l’entrée d’une porte (entre 2 poussées) parce qu’elle est poursuivit par un gars qui veut la tuer ! TIME AND TIDE est un film d’une très grande maîtrise que je ne peux que vous recommander. Black Knight

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HONG KONG ET CHINE

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