La science fiction, qui a jusque-là la réputation d'un genre souvent difficile à rentabiliser, va connaïtre une véritable explosion suite au succès de Star Wars, Close encounter of the Thrid Kind et Alien, sans oublier un certain Mad Max.

THE ALIEN FACTOR - Don Dohler, 1977, Etats Unis 

Dans une petite bourgade perdue au fin fond des States, un mystérieux météore s'est écrasé. Bien sûr, ce n'est pas un vrai météore ! C'est un vaisseau extraterrestre qui abrite de vilains énergumènes très laids qui tuent tout le monde. Mais heureusement, un gentil extraterrestre arrive lui aussi pour chasser les méchants ! Il aura la bonne idée de changer son apparence pour camoufler sa véritable identité aux humains, et puis aussi parce que, il faut le dire, il est très très moche.

Ca faisait un moment que je voulais le voir celui-là, depuis la publication d'une photo dans un numéro de Mad Movies sous la rubrique des Craignos Monsters en fait. Craignos, le film l'est tout entier, et les monstres sont délicieux ! Ca tombe bien. ultra Z, ultra fauché, ce film sans doute amateur est à hurler. Certains acteurs sont à crever tant il est évident qu'ils ne sont pas à l'aide devant la caméra, les dialogues sont par moment tout à fait croustillants. Un film qui ravira les amateurs de zèderie à destination des seconds programmes de drive-in pourraves. Kerozene

ALIEN PREY aka Le Zombie venu d'Ailleurs - Norman J. Warren, 1978, Angleterre

LE ZOMBIE VENU D'AILLEURS est un authentique somnifère et il est, bien entendu, à fuir. 

Le zombie est en fait un extraterrestre qui vient vivre dans une petite maison dans une campagne isolée ou résident 2 lesbiennes et il a pour mission de dire si les humains peuvent être une bonne source de nourriture pour les habitants de sa planète!

Au début, il se fait passé pour un voyageur qui ne demande que pour passer quelques jours avec elles afin de se reposer et par la suite, il séduit l'un d'entre elles et il sème, bien entendu, le bordel. L'un des problèmes du film est que le titre (français ou anglais) donne l'identité de l'étranger avant même que l'on voit le film. Au niveau de la sexualité, nous n'avons droit qu'à une poitrine plate (selon le film tel que je l'avais vu à la télévision, MAIS selon certains commentaires de l’Intenet Movie Data Base, il y aurait 2 scènes de lesbianisme assez explicite, alors la version française peut être cut ?). Puis au niveau de la violence, c'est simplet (le plan est tourné dans le dos du zombie qui est face à sa victime et on voit un jet de sang qui éclabousse le mur de derrière la victime). En tout cas, voici un film qui va au moins vous permettre de tester le mode fast-forward de votre télécommande ! Une merde. Black Knight

The ALPHA INCIDENT aka Gift from a Red Planet - Bill Rebane avec John F. Goff, Carol Irene Newell, George 'Buck' Flower, 1978, États Unis, 95m

Un microorganisme ramené de Mars est un mystère scientifique redoutable et un train spécial est en route vers une base militaire éloigné avec des échantillons. Malheureusement l'employé des rails ouvre le contenant sécurisé et est contaminé. Arrêt obligatoire à la première station de train et isolement complet des personnes sur place. Jack, l'agent militaire, l'employé du train, le chef de station et Jenny, la secrétaire ainsi qu'un autre employé, un grand macho bavard rebelle. En attendant que l'on trouve un antidote, ils ne peuvent dormir, sous peine de voir leur tête éclater ! La tension monte, l'agressivité et les pulsions sexuelles sont exacerbées, on se bourre d'amphétamine et on danse en écoutant la radio.

Surprenant huis clos pour le réalisateur Bill Rebane, plus connu pour ses incursions dans le film de monstre psychotronique, on pense à RANA ou The CAPTURE OF BIGFOOT. Les acteurs sont dans le ton, la caméra bouge bien et exploite avec bonheur le décor limité, mais le sujet s'étire et la fin, d'un pessimisme attendu, nous laisse un peu pantois. Plus ambitieux que réussit, avec une bonne scène de gore et un peu de nudité, le film se regarde avec un certain intérêt sans être indispensable. Mario Giguère

AT THE EARTH'S CORE - Kevin Connor avec Peter Cushing, Doug McLure et Caroline Munro, 1976, , Angleterre, 90m

Le professeur Perry ( Cushing ) et son assistant Innes ( McLure ) inaugurent la taupe, un appareil capable de voyager dans la terre. Mais leur voyage qui devait leur faire traverser une colline les amènent au centre de la Terre, à Pellucidar, ou ils affronteront les Mahars, les Bal-Sagoth et autres monstres inconnus du centre de la terre ! Heureusement, il y a quelques avantages, comme la jolie princesse Dia ( Munro ) qui les accompagne comme prisonniers et futur repas des Mahars.

Produit par Rosenberg et Subotsky, le duo de la firme Amicus, l'adaptation du roman d'Edgar Rice Burroughs était déjà à sa sorte un des derniers vestiges de l'industrie du film d'aventure familial, voué à bien des misères dans les cyniques années 70. Si la réalisation s'en tire très bien, elle souffre d'un budget réduit qui apporte un flot de monstres aux allures grotesques. Cushing cabotine à souhait, mais le rôle principal est somme toute bien défendu par McLure, un peu gras du bide, mais dans le ton. Le montage est rapide et la bande son ajoute énormément à l'atmosphère. J'ai toujours un faible pour Caroline Munro, aux dialogues minces, mais à la présence inoubliable. Un bon petit film d'aventure classique. Mario Giguère

The BEAST IN SPACE (version XXX) aka La Bestia nello spazio - Alfonso Brescia alias Al Bradley, 1980, Italie

De durée variée selon les coupes ou ajouts cette bête est en est une qui nous rappelle à quel point le prolifique cinéma italien de cette époque allait du B au Z en passant par le X à notre plus grande joie ou déception...

En gros, Brescia nous offre un space opéra du pauvre pimenté de scènes x plus ou moins réussies a l'échelle érectile, on y suit les tribulations d'astronautes, en costume bleu poudre d'un chic fou, en mission sur la planète Lorigon a la recherche d'un minerai: l'Antalium. Des décors en carton, des costumes caoutchouteux a la chibouki, une bête risible et je ne vous parle pas des interprètes qui en font une tonne. Malgré tout, je dois dire que j'ai passé un bon moment, c'est psychotronique au possible, des stock shots, des scènes de cul (du Sirpa Lane a son meilleur)... à regarder avec les chums accompagné de votre boisson favorite pour partager ensemble une époque révolue ou l'on pouvait transformer un film en patchwork incroyable....so bad it's good, moi je suis partant. Pierre Beaulieu

BEWARE ! THE BLOB - Larry Hagman, 1972, États Unis 

Un organisme spongieux de couleur rose bouffe les habitants d'une petite ville et grossit énormément.

L'histoire, on la connaît tous. Mais le traitement choisi par J.R., on le connaît pas forcément. Et croyez moi, c'est assez surprenant. L'histoire est totalement laissée de coté au profit d'une galerie de personnages haut en couleur, pour la plupart très crétin, qu'ils soient flics ou ados. Les effets spéciaux sont à la limite de l'amateurisme, les dialogues sont croustillants (voir la scène du hippie qui va chez le coiffeur) et on a droit à quelques plans surprenants. On rigole bien, ça ne se prend jamais au sérieux et c'est un vrai bonheur idiot, mais si tu cherches un cinéma de qualité, passe ton chemin au plus vite. Kerozene

A BOY AND HIS DOG aka Apocalypse 2024 aka Psycho Boy and his Killer Dog - L.Q. Jones avec Don Johnson, 1975, États Unis, 91m

La troisième guerre mondiale a laissé la Terre dans un état désastreux où une poignée d'humains tentent de survivre dans des lieux désertiques et sans règles. Un jeune homme nommé Vic fait parti des survivants et a un étrange lien télépathique avec Blood, un vieux chien soupe au lait. Les deux compagnons font équipe, Blood cherchant du museau les odeurs féminines pour permettre à Vic de tirer un coup pendant que le jeune homme, trouve la nourriture pour le chien. Un jour, Vic tombe sur une jeune femme avec qui il tombe follement amoureux, allant même jusqu'à la suivre dans les sous-terrains où vit une communauté étrange, tentant de recréer le monde comme il l'était avant la bombe atomique.

Adapté d'un roman de Harlan Ellison que je n'ai pas attaqué encore, A BOY AND HIS DOG est un Post Nuke sympathique, drôle et original. Même si la structure même du film n'est pas terrible, changeant de façon brusque les évènements rendant le film plutôt hétérogène, on embarque quand même dans cette histoire et dans des personnages attachants. Les trente dernières minutes dans le monde sous-terrain sont intéressantes, un peu creepy à voir non seulement à cause de quelques scènes marquantes mais aussi à cause de tous les habitants, maquillés comme des personnages de foires. Dommage par contre qu'on ne voit pas plus le chien, les dialogues entre lui et le personnage principal sont vraiment hilarants. Au final, un Post Nuke qui sort du lot et qui s'avère une belle surprise même si c'est loin d'être parfait. Abba

The BROOD aka CHROMOSOME 3 aka La Clinique de la Terreur - De David Cronenberg avec Art Hindle, Samantha Eggar, Oliver Reed, 1979, Canada

Une heure après le commencement du film et le spectateur n'a toujours pas le moindre soupçon de ce qui peut se passer.  Ainsi travaille Cronenberg; quand ce n'est pas un punch de dernière minute qui vient clore le film et lui donner tout son sens, c'est une fin tragique à laquelle nous avons droit et qui ne laisse aucune place à l'imagination.  Ici, on nous sert une histoire étrange, avec laquelle les familiers du cinéaste canadien n'auront aucun mal à se familiariser : un psychothérapeute extrémiste (feu Oliver Reed) traite ses patients avec une méthode sur laquelle le scénario ne s'attarde malheureusement pas, les "psychoprotoplasmes".  Il s'agit sans doute d'un quelconque parasite, car tous ses patients ont l'air contaminés physiquement.  Ainsi que Nola, une femme fort déséquilibrée autour de quigravite le film.  Une heure et demie de mystère qui ne démord pas nous permet d'être témoins de quelques meurtres sauvages commis par des enfants-monstres patibulaires, qui ont hanté ma jeunesse.  Pas du grand art mais un effort honnête et digne d'être apprécié à sa juste valeur. Orloff

Petite question, à laquelle personne n'a de réponse je pense, mais je la pose quand même : qui c'est le génie qui à traduit THE BROOD en CHROMOSOME 3? Car en plus de n'avoir aucun rapport avec le titre original, ce titre français débile donne à ce petit chef d'oeuvre du cinéma d'horreur un côté série B qui repousse la plupart des gens... Heureusement j'ai eu la chance d'avoir été élevé avec du Carpenter et du Cronenberg et j'ai pu découvrir ce cru du monsieur très jeune... J'ai bien évidemment moyennement apprécié et j'ai racheté le DVD il y a un an, sans le regarder une seule fois. Seulement, il y a deux semaines, j'ai décidé de le déterrer de dessous ma collection et je me suis pris une baffe monumentale en pleine gueule qui me pousse à ranger ce CHROMOSOME 3 parmi les meilleurs films de David Cronenberg, réalisateur que j'adore pour le côté charnel de ses oeuvres mais surtout pour les thématiques qu'il aborde, que l'on retrouve toutes ici : conflit d'identité, dislocation de la famille (thématique beaucoup plus appuyée ici que dans ses autres films, notamment parce qu'a l'époque Cronenberg est en instance de divorce.)... Avec CHROMOSOME 3, Cronenberg signe un film thématiquement complet en plus d'être majestueusement mis en scène et écrit... Et si le film n'a pas très bien vieilli, force est de constater qu'il parvient toujours à accrocher le spectateur à son siège de par sa tension et son suspense, ainsi que son ambiance étrange merveilleusement illustrée par Howard Shore qui signe une de ses meilleures compositions selon moi... A cela se rajoute l'interprétation jamais transcendante des acteurs mais suffisamment bonne pour maintenir un standard de qualité pendant tout le film ainsi qu'une histoire prenante... Un chef d'oeuvre ? Carrément oui, d'autant plus que contrairement à un bon nombre de fois, Cronenberg ne ruine pas sa fin en tombant dans le grand guignol... Non, ici il reste tout en subtilité et ca fait plaisir! Zering

BUG aka Les Insectes de Feu- Jeannot Szwarc avec Bradford Dillman, Joanna Miles, 1975, États Unis, 99m 

Un tremblement de terre fait sortir de la Terre une forme de coquerelle mutante. Les bestioles s'infiltrent un peu partout dans une petite ville et commencent à créer le chaos un peu partout. Faut dire que ces coquerelles ont le pouvoir de créer des étincelles et de brûler ce qui n'est pas de bonnes augures pour les infrastructures. James Parmiter est scientifique et décide d'étudier les étranges insectes, mais ses résultats seront gravement inquiétants pour la survie de la race humaine.

En voilà un gentil film de coquerelles sympathique! On n'a pas le temps de s'ennuyer avec ces bestioles énormes, qui vole la vedette! Je ne m'attendais pas à grand chose mais je dois avouer que BUG remplit bien son mandat qui est celui de divertir. La première partie nous laisse montrer les dégâts que peuvent causer nos amis, elles attaquent un pauvre chat qui va se faire cramer, elles s'infiltrent dans les maisons, causent des explosions etc. La deuxième partie entre dans une démence délicieuse où le personnage principal se rend compte que les coquerelles ne sont pas seulement intelligentes mais peuvent se mettre en groupes POUR FORMER DES MOTS!!! De quoi faire dans son pantalon. L'atmosphère de cette dernière partie est franchement quelque chose à voir et les revirements sont nombreux pour nous mener à une fin hyper expéditive qui nous laisse la gueule ouverte pendant le générique. C'est le genre de petit film parfait pour un samedi matin quand on ne veut rien faire. BUG, je t'aime. Abba

CAPRICORN ONE - Peter Hyams avec James Brolin, Elliott Gould, Hal Holbrook, Brenda Vaccaro, Sam Waterston, O.J. Simpson, Karen Black, Telly Savalas, David Huddleston, 1978, États Unis, 124m

Dans un futur proche, les États Unis s'apprêtent à envoyer les trois premiers astronautes sur Mars. Cette mission spatiale suscite un engouement sans précédent, particulièrement chez les hommes d'affaires ayant contribués financièrement à la campagne présidentielle. Ce que tout le monde ignore, c'est que les trois astronautes ont été discrètement évacués de la fusée avant le décollage et emmené secrètement dans une base inconnue située dans le désert. L'un des responsables de la NASA, James Kelloway, explique alors aux trois astronautes éberlués que l'agence spatiale américaine n'avait pas les moyens technologiques d'envoyer des hommes sur Mars, mais pour éviter une substantielle baisse des contributions gouvernementales, la NASA a décidé de concevoir une fausse mission sur la planète rouge afin de leurrer tout le monde. Kelloway demande alors aux trois astronautes de simuler l'arrivée et l'exploration de Mars dans un studio pour donner le change à la population. Un opérateur de radio qui n'était pas dans la confidence, s'aperçoit cependant que les communications radios ne respectent pas le délai dû à la distance dans l'espace et fait état de ses soupçons à un journaliste, Robert Caulfield. L'opérateur est assassiné et des tueurs s'en prennent à Caulfield. Pendant ce temps, les trois astronautes décident de s'évader de la base secrète, soupçonnant l'intention de Kelloway de se débarrasser d'eux en maquillant leur mort en accident lors de leur supposé retour sur Terre. La vérité éclatera-t-elle au grand jour?

Depuis les années 90, le réalisateur Peter Hyams s'est embourbé dans des productions de routine manquant singulièrement de tonus et d'originalité, surtout dans son récent "A SOUND OF THUNDER" malgré une histoire pourtant tirée d'une nouvelle de Ray Bradbury. On oublie pourtant qu'il a connu un début de carrière fort prometteuse, particulièrement dans le genre S-F, et "CAPRICORN ONE" en est un bel exemple. Le sujet, fondé sur des rumeurs voulant que la conquête de la Lune en 1969 n'était qu'une supercherie, ne manque pas d'être naturellement passionnant tout en étant propice à des moments de tension palpables. Les données de l'intrigue sont savamment ménagées et les scènes d'explications sont claires et sans longueurs. Seules les dernières scènes sont plus faibles à cause de quelques raccourcis scénaristiques précipitant beaucoup trop vite les situations, ce qui en rend leurs développements moins logiques par rapport au reste de la construction du film, à croire que le réalisateur craignait que son film ne devienne trop long. Le suspense n'en demeure pas moins constant en plus d'être renforcé par de bonnes prises de vues, un montage dynamique, de bons effets visuels et une bonne musique de Jerry Goldsmith. Une distribution très éclectique vient collectivement compléter le tableau d'ensemble. En résumé, un film qui mérite d'être découvert. Soulignons que le DVD signale sur la pochette que le format du film est en 1:85:1 alors qu'en réalité il est heureusement diffusé dans son format panoramique original 2:35:1. Mathieu Lemée

COSMOS: WAR OF THE PLANETS aka Battaglie negli spazi stellari - Alfonso Brescia alias Al Bradley, 1977, Italie

John Richardson incarne un officier de l'espace indiscipliné, voyez, il a frappé un de ses camarades avec son poing, qui se voit confier une mission importante. C'est que deux vaisseaux extraterrestres armés s'amènent vers la terre et que l'on réussit à n'en détruire qu'un. Tout cela après qu'un signal inconnu nous parvienne des fins fonds de l'espace. Il faut faire enquête sur cette planète et nos amis à bonnet rouge découvriront une planète ou un super ordinateur règne sur des humanoïdes bleus. Quelle misère !

Avec des allures de Planet of Vampires de Bava matinée de 2001, Odyssée de l'espace cheapo, Brescia vogue sur la vague Star Wars avec un budget nul. Des séquences ou l'on fait l'amour avec l'aide des machines, des sentiments anti-ordinateur du héros en passant par les grottes italiennes qui passent pour une autre planète, on a droit a des jeux de lumière en guise d'étrangeté et des acteurs nonchalants. La version plein écran ne fait probablement pas justice au film, mais on ne peut imaginer que le scope puisse vraiment aider une mise en scène si quelconque. Le Spock de fortune ne fera pas long feu. Un semblant de musique électronique de l'espace nous achève. Tristounet. Mario Giguère

DAMNATION ALLEY aka Les Survivants de la fin du monde - Jack Smight avec George Peppard, Jan-Michael Vincent, 1977, États Unis, 91m, d'après un roman de Roger Zelazny

L'action commence dans une base de lancement de missiles américaine. L'opérateur radar signale que des bombes atomiques ont été lancées de l'URSS... Cà y est, la 3ème est déclenchée. On lance les contre-mesures qui détruisent une partie des missiles mais pas assez, les grandes villes américaines sont détruites, c'est l'apocalypse... Pour ajouter à cela, les américains lancent leurs missiles aussi et boum le monde est ravagé...

Quelques temps plus tard, on retrouve nos quelques survivants de cette fameuse base. Le général devenu fou fait exploser la base par accident, ce qui réduit notre nombre de survivants à 4. Ce petit groupe décide de partir à la recherche d'autres survivants à bord de deux énormes machines blindées, montées sur un système tout-terrain efficace et équipées d'un lance-roquettes. Mais malheureusement la première machine est détruite par une tempête tuant l'un des 4 types. Leur périple les conduit à Las Vegas ou ils découvrent une survivante, puis dans une ville envahie par des cafards mutants et carnivores. Ils devront encore affronter d'autres tempêtes radioactives et des sales types irradiés avant de trouver enfin un coin de l'Amérique épargné par les bombes.

J'avais ce film en Super 8 au grenier et par après j'ai trouvé un bon enregistrement vhs. Mais plus vu depuis quelques temps, le regardant hier j'ai été surpris de reconnaître Jan-Michel Vincent le héros de la série Airwolf et une autre star du petit écran des années 80: George Peppard, le Hannibal de la A-team (présent aussi dans le sf, Battle Beyond the star). Si Vincent est le jeune gars qui roule des mécaniques sur sa moto, je n'ai pas encore reconnu Peppard.

C'est un bon petit film post-apocalyptique, les décors sont pauvres et désolés, on voit surtout l'état du ciel, toujours zébrés par des courbes de couleurs vertes, mauves, etc... pour signaler que la terre subit les effets des radiations atomiques. La scène des cafards est une scène fort connue, c'est en général celle que l'on se rappelle le plus. Le Landmaster (le gros véhicule) est bien imaginé. Bien sur le film n'a pas bien vieilli mais il reste quand même agréable. Disons que le genre de film ou la terre est dévastée par la bombe atomique n'est plus vraiment aux goût du jour il me semble. Dragonvolfied

Une base militaire, un vieux et un jeune qui ne s'entendent pas, le déclenchement de la guerre nucléaire. Deux ans plus tard, on sort deux camions blindés spécialement conçus pour traverser l'Amérique, histoire de vérifier les signaux radio qui parviennent d'Albany, dans l'État de New York. Faut dire que la terre a basculée sur son axe et le ciel est embrasé par les radiations qui ne sont plus mortelles. Départ sur la route de l'enfer, d'où le titre anglais de Damnation Alley, à la rencontre d'une femme, d'insectes mangeurs de chair, de rednecks pouilleux et d'un jeune sauvage. Vont-ils se rendre ?

Je gardais le souvenir d'un camion impressionnant et c'est la seule chose qui impressionne encore. Le scénario, tout comme la mise en scène, est remplit de lieux communs, les effets spéciaux, surtout au niveau des insectes, sont souvent lamentables. Les acteurs monolithiques n'aident en rien, pas plus qu'une fin incroyablement convenue. Que le noir de service aie une fin atroce, que la scène de douche soit cadrée sur la tête, que les surprises soient télégraphiées, tout concorde pour ne se rappeler que de ce camion. D'ailleurs à sa sortie, on disait que la plus grande partie du budget y était passé. Okay. Vite oublié.

Jack Smight, réalisateur qui a longtemps oeuvré pour la télévision, a entre autres signé THE ILLUSTRATED MAN d'après le roman de Ray Bradbury, ainsi que FRANKENSTEIN, THE TRUE STORY. Mario Giguère

DEATH RACE 2000 - Paul Bartel avec David Carradine, Sylvester Stallone, Mary Woronov, 1975, États Unis, 84m

L'an 2000. On se prépare à la course annuelle qui traverse le continent avec l'occasion de marquer des points en écrasant les badauds. Les femmes valent 10 points de plus que les hommes dans toutes les catégories, les adolescents rapportent 40 points, les enfants de moins de douze ans un gros 70 points et le jackpot, peu importe le sexe, les plus de 75 ans rapporte 100 points ! En compétition: Frankenstein (David Carradine), rare survivant des courses précédentes et rapiécé de partout, préféré de la population et du Président; Machine Gun Joe Viterbo (Sylvester Stallone) gros macho un peu abruti; Calamity Jane (la séduisante Mary Woronov); Matilda the Hun et ses croix gammées et Nero the Hero. Un ombre plane sur la compétition cette année, des terroristes veulent stopper la course barbare et renverser le Président. Les attentats se multiplient et on soupçonne les co-pilotes. La télévision, omniprésente, retransmet la course et on explique les morts de pilotes par des attaques des terroristes Français !

Sur une idée originale d'Ib Melchior, plus sombre, Paul Bartel (Eating Raoul) concocte une parodie grinçante des sports spectacles avec un humour noir complètement décoincé. Ca prenait peu à l'époque pour faire de la science fiction, mais on souligne une superbe matte painting qui enjolive le stade ou la course débute. Ajoutez quelques voitures bricolées et des costumes colorés et on est en l'an "2000", 25 ans avant l'époque. Les femmes sont belles et pas avares de leur charmes et David Carradine a une présence charismatique dans ce personnage plus complexe qu'il n'y parait. Les effets gore sont très rapides à l'écran mais le sang éclabousse bien le goudron. On manque peut-être un peu de temps pour approfondir les personnages secondaires, j'aurais bien aimé voir plus longtemps Mary Woronov entre autres. Y a que la musique au synthétiseur qui a affreusement vieillie. Du bonbon psychotronique de la belle époque de la New World Pictures, menée alors par un Roger Corman très actif. Pour le plaisir de voir le regretté David Carradine, les courses, les femmes, l'humour, bref, pour s'amuser: Death Race 2000 remplit bien le cahier de charges. Mario Giguère

DOOMWATCH - Peter Sasdy avec Ian Bannen, Judy Geeson, George Sanders, 1972, Grande Bretagne, 88m 

Un petit village isolé reçoit la visite d'un membre de l'organisation DOOMWATCH, spécialement créé pour lutter contre les problèmes de pollution. Un an auparavant il y a eu déversement de pétrole sur les côtes, et le Dr Del Shaw doit y passer une journée, le temps de ramasser des échantillons. La méfiance des villageois et quelques traits physiques et mentaux anormaux le poussent à rester plus longtemps. Le tout se corse lorsqu'il découvre le corps d'une fillette enterrée...

Doomwatch était au départ une série télévisée britannique qui a connu un certain succès, le studio Tigon a donc misé sur une adaptation au grand écran. Peter Sasdy, habitué de la Hammer et futur réalisateur de THE STONE TAPE, réalise correctement un scénario très convenu tournant autour d'une maladie déjà connue des amateurs de film fantastique. En effet, en 1944, Sam Newfield se servait déjà de l'acromégalie, de manière beaucoup plus psychotronique, certes, mais de manière plus intéressante. Car rien ici n'est vraiment surprenant et les réactions des villageois parfois incompréhensibles dans ce film au rythme lent. Pas de quoi en faire un plat. Mario Giguère

EMPIRE OF THE ANTS aka H.G. Wells' Empire of the Ants - Bert. I Gordon, 1977, États Unis, 1h29

Une agente immobilière (Joan Collins), qui organise des visites guidées d'un coin paradisiaque dans les Everglades de la Floride, amène un groupe hétéroclite visiter le site d'un projet grandiose, un village aisé avec piscine, terrain de golf et tennis, au beau milieu des palmiers. Certains des visiteurs sont là seulement pour la ballade gratuite, et certains sont réellement intéressés, mais inquiets que les travaux projetés soient loin d'être commencés.

On nous a montré dans le générique d'ouverture des marins qui balançaient des barils de produits toxiques à la mer. L'un d'eux s'échoue sur les rives du domaine de Joan Collins et fuit, et des petites fourmis vont grignoter le liquide peu engageant qui en suinte.

Deux intrigues parallèles qui se rejoindront quand les visiteurs, en plus de leurs querelles internes, auront à s'occuper des fourmis géantes qui semblent les considérer comme leur lunch, même s'il est de notoriété publique que les fourmis sont omnivores ou coprophages...

Bert. I Gordon, roi de la série Z, frappe encore. Spécialisé dans les films de "grosses bébittes" - FOOD OF THE GODS, THE AMAZING COLOSSAL MAN, EARTH VS THE SPIDER... - et artisan approximatif mais apprécié des fanatiques de productions fauchées, Gordon a réalisé pour l'AIP un film singulier, qui n'a pas vraiment de sens - ceux qui l'ont vu le confirmeront. Le gros de l'action est censé se dérouler en une journée et tout va beaucoup trop vite. Il n'y a toutefois pas vraiment de temps morts, et bien que les rebondissements soient un peu répétitifs, on ne s'y ennuie pas.

Il y a bien quelques effets redondants qui agacent, comme la vision fourmi et les cris de femmes utilisés à profusion dans la bande-son... On a envie de pardonner à Gordon devant le constant spectacle de la poitrine de Pamela Susan Shoop (l'infirmière sexy d'HALLOWEEN 2), actrice télé de quelques films, dont la popularité est due au fait qu'elle se maria jadis avec un prêtre et que cela fit beaucoup de bruit dans l'Amérique puritaine. Elle passe ici le plus clair du film la chemise entrouverte, sans support mammaire, et Gordon la fout dans l'eau trois fois (eh oui, j'ai compté), améliorant l'aspect visuel d'une façon très subtile.

Il est toujours étrange de voir Joan Collins se "compromettre" dans de telles séries B, mais il ne faut pas oublier que c'était avant Dynasty, et de plus la même année où elle tourna dans un Stelvio Massi aux côtés de Maurizio Merli (MAGNUN COP). Et elle compte tout de même des productions telles que I DON'T WANT TO BE BORN à sa feuille de route... Elle est ici plutôt mignonne, et joue son rôle de "rich bitch" à la perfection.

Sans être un jalon essentiel dans le sous-genre des films de fourmis envahissantes, EMPIRE OF THE ANTS est un film fort amusant, où les effets spéciaux sont aussi grotesques que comiques, et où le niveau de jeu des acteurs s'approche de la catatonie. Plaisir garanti pour toute la famille. Orloff

GAMERA VS JIGER aka Monster X aka Gamera tai Daimaju Jaiga - Noriaki Yuasa avec Tsutomu Takakuwa, Kelly Varis and Katherine Murphy, 1970, Japon, 83m

A l'approche de l'exposition universelle d'Osaka, on s'affaire à transporter une statue provenant d'une île réputée faire jadis partie du continent Mu. Que l'oeuvre d'art ancienne s'appelle "La flute du démon" ne semble pas déranger les adultes. Gamera essaie d'empêcher son déplacement, mais il se fait tirer dessus par les ouvriers, la honte ! Mais évidemment lorsque le vent s'engouffre dans les trous de la base de la statue, elle émet un son infernal qui réveille un monstre singulier, le dénommé Jiger ! Gamera s'attaque au géant qui lui envoie des fléchettes. Après avoir été "crucifié" et s'être sorti de ce piège, une fléchette atteint notre tortue qui arrête de bouger, malade. Jiger s'approche de l'expo universelle et on est à court de moyens pour l'arrêter. Heureusement il y a les enfants qui ont encore des idées ! Comme employer un sous-marin miniature, un objet fétiche de la série s'il en est un, pour voyager à l'intérieur de Gamera et y trouver un petit bébé Jiger ! L'exposition d'Osaka sera-telle détruite avant son ouverture ?

Outre ses dards qui transpercent Gamera et lui injectent un oeuf, Jiger a un rayon de chaleur qui fait fondre la peau des hommes sur des distances phénoménales, en plus de voyager sur l'eau à une vitesse incroyable. Avec ce kaiju, la première femelle ennemie de la série, on a droit à ce qui ressemble fort aux précédents films de la série, conçue carrément pour les enfants. On a encore le duo japonais-américain, les adultes incapable de réfléchir qui ne croient pas les gosses, les gamins triomphants qui vont saluer leur idole géante. D'ailleurs on débute carrément par la chanson de Gamera, sur des images des derniers films, qui limiteront les stock-shots a ce générique. Un autre film court, qui plaira probablement aux plus petits mais qui risque de lasser les adultes y préférer les films précédents, s'ils sont enclins à apprécier le genre. Mario Giguère

GAMERA VS ZIGRA aka Gamera tai Shinkai Kaiju Jigura -Noriaki Yuasa avec Kôji Fujiyama, Daigo Inoue, Reiko Kasahara, 1971, Japon, 87m

Une soucoupe volante, ressemblant étrangement à une couronne de "Burger King" avec des boules de gomme, détruit une base lunaire japonaise, kidnappant au passage une jolie dame. Direction la terre, dans la mer, si vous me suivez bien. Madame X, ainsi nous appellerons cette jolie dame, menace le monde en créant des secousses sismiques importantes, sous les commandes de l'extraterrestre à bord. Elle peut aussi "endormir" les humains qu'on aura bien de la misère à réveiller. Madame kidnappe deux hommes et leur bambinos qui ont réussit à embarquer incognito dans leur batiscaphe. Menacés de mourir d'asphyxie, seule Gamera saura les sauver, Mais voilà que la tortue géante se retrouve aussi "endormie", la tête dans l'eau, les pieds sortant au-dessus de la baie. Zigra, se retrouvera dans la mer polluée lorsque Gamera attaque son vaisseau et l'effet de cette eau impure transforme l'espèce de requin de l'espace en créature géante. La chicane va pogner entre les deux gargantuas sous l'oeil des marmots et la Madame X qui a reprit ses esprits !

La saga se continue avec ce septième film au budget encore plus mince et au scénario qui semble connu. Comme les films de Santo, loin au Mexique, on recycle les idées déjà utilisées, comme si c'était écologique de tout recycler ! Malheureusement le nouvel adversaire n'a pas les multiples armes de ses adversaires, les combats ne seront pas aussi épiques que les dans les précédents films. Les enfants se faufilent partout, n'écoutent absolument personne, surtout pas leurs parents et semblent les seuls à comprendre comment aider Gamera. Ceci dit, Eiko Yanami est des plus mignonne en bikini noir et on l'aurait imaginée sans problème dans un James Bond. Mario Giguère

The GIANT SPIDER INVASION - Bill Rebane avec Steve Brodie, Barbara Bale, Alan Hale jr, Leslie Parrish, Robert Easton, 1975, États Unis, 84m

Si l'Europe est aujourd'hui affolée par l'invasion du H5N1, les Américains eux ont connu bien pire en 75 avec cette invasion d'araignées géantes, dont si peu de gens ont parlé... et pourtant elle en a fait des morts !!....

Alors qu'une météorite vient de s'écraser avec fracas près d'une plouc-ville du Wisconsin, les Dr. Jenny Langer et Vance de la NASA observent des radiations inhabituelles en provenance de la région et commencent à l'étudier... Pendant ce temps, les locaux, découvrent des carcasses de vaches éviscérées et commencent à s'interroger sur les causes de ce carnage. Près d'un cratère, Ev et Dan Kester trouvent de curieuses petites pierres cristallines qu'ils s'empressent de concasser. Attirer par les diamants qu'elles semblent renfermer, ils ne font guère attention aux petites araignées velues qui s'en échappent. Pendant que tout ce beau monde s'interroge, une araignée géante elle, jaillit de terre. Malheureusement pour la population locale, elle semble avoir aussi un appétit féroce pour la chair humaine ! Nos chers scientifiques vont essayer de sauver le monde, pendant que le Sheriff se met à enquêter sur certaines disparitions étranges...

Quelle bonne petite surprise que cette série B pleine d'humour volontaire et d'acteurs digne de ce nom. Le personnage du Sheriff très vite dépassé par les évènements est savoureux, tout comme le couple Kester, avec Ev en alcoolique notoire et Dan en macho de base. Certes ce n'est pas le budget qui relèvera le niveau des effets spéciaux car si le film utilise des petites mygales bien réelles au début du film, il faut bien reconnaître que la peluche arachnidée de 15 mètres qui boulotte Dan Kester est des plus hilarantes, même si la scène se veut gore et que l'astucieux réalisateur tente s'éviter les plans larges. Quant à l'attaque finale de la ville par l'araignée géante c'est une vraie scène d'anthologie pour l'époque, un régal pour tout bisseux qui se respecte ! Pour s'en convaincre allez donc jeter un oeil dans le bestiaire du club, notre arachnide y figure en bonne place... J'adore. Marc Evil

GODZILLA VS HEDORAH aka Godzilla vs Smog Monster aka Gojira tai Hedorâ - Yoshimitsu Banno avec Toshie Kimura, Akira Yamauchi, Keiko Mari, 1971, Japon

Le jeune Toshie a pour idole Godzilla, le plus fort des monstres. Peu de temps après qu'un pêcheur aie apporté un tétard difforme à son père biologiste, un monstre attaque les navires près du pays du soleil levant. Hedorah, nommé ainsi par Toshie, est un monstre protéiforme qui se nourrit de la pollution. Adoptant une forme volante, il répand des vapeurs acides qui tuent des milliers de gens. Godzilla l'affronte sans succès dans un premier temps. En vérité de nature minérale, le monstre d'origine extraterrestre semble invincible et donne bien du fil à retordre à Godzilla et aux forces de défense nipponnes. Le père de Toshie réussira-t-il à trouvé son talon d'achille ? Les jeunes adultes qui prévoient un rassemblement de 100 millions de personnes sauront-ils rameuter autant de gens ? Godzilla va-t-il sauver son honneur ?

Yoshimitsu Banno et son équipe, pendant que le producteur paternaliste de la série est à l'hôpital, concoctent une film qui se veut plus jeune et de son temps. D'ou le thème de la pollution, mais aussi des digressions étonnantes. Voir ces quelques séquences de dessins animés qui détonnent ou ces partys de danse en discothèque ou un des personnages sous influence fait son trip, voyant les danseurs avec des têtes de poissons! Idem pour la musique, spécialement le thème de Godzilla, d'un ridicule cinglant, tel qu'on arrive pas à s'habituer durant le visionnement. Que dire par-dessus tout de la séquence ou Godzilla vole ??? Oui, prenant sa queue entre ses jambes et crachant son feu atomique sur une musique militante du plus ridicule effet, notre roi des monstres préférés vole... Le virage jeunesse met donc en vedette des adultes, hormis les parents de Toshie, incapables et rigolos, comme les forces armées qui se chicanent ou les vieillards, qui regardent les jeunes danser au pied du mont Fuji, dans un plan presque sinistre.

L'anecdote veut que le producteur Tanaka, sorti d'hôpital et voyant le résultat aie dit: "Plus jamais ils ne toucheront à Godzilla !" Et effectivement, Banno ne retouchera pas durant des années au King, mais il planche sur un film en Imax 3D mettant en vedette Godzilla et Hedorah. Un film singulier dans la saga du géant, aux combats inédits et mémorables. Mario Giguère

 

GODZILLA VS GIGAN aka Chikyû kogeki meirei: Gojira tai Gaigan aka Godzilla on Monster Island aka Objectif Terre Mission Apocalypse - Jun Fukuda avec Hiroshi Ishikawa, Yuriko Hishimi, 1972, Japon, 89m

Cockroaches from another planet plot to take over the earth while hiding in Godzilla Tower at Children's Land, a vast amusement park. Gengo is hired by executives wearing orange suits to do some design work but he'd rather work on comics when he discovers the guys in the loud suits are actually the bugs (wasn't there a recent Hollywood film about cockroach-aliens?). Godzilla and Anguirus team to battle the alien's space monster squad: King Ghidorah and the robot monster, Gigan, who comes equipped with ferocious looking pinchers, a single ruby eye and a fearsome buzzsaw built into his torso! Look out kids...

Well, you all know that Godzilla saves the day before swimming away while we get to hear the MARCH OF THE MONSTERS performed in Japanese. The big virtue of this new disc is that it does have a Japanese as well as English language track along with English and French subtitle options. The transfer is gorgeous, taken from excellent elements. The colors are vivid, especially the tinted destructive rays which the monsters emit. Jun Fukuda really knows how to compose effectively for the widescreen and the 2.35:1 framing reveals layers of detail cropped off of most previous home video versions. A lot of the shots are deliberately composed like comic book frames and the fact that the hero is a comic book artist is a welcome relief from the usual bratty kids who turn up as the protagonists in the later Godzilla films. Favorite scene: G bending King Ghidorah's three heads back while Anguirus projects his spiked body backwards again and again into Ghidorah's exposed torso. Ouch!

The moral at the end is that cockroaches will inherit the earth unless World Peace is achieved... Robert Monell

Un dessinateur de bande dessinée en recherche d'emploi se retrouve à travailler pour les dirigeants d'un nouveau parc d'attraction: Le Royaume des Enfants. But ultime des proprios ? La paix sur terre ! Ayant pour attraction une tour qui prend la forme de Godzilla, le projet se dévoile tout autre après enquête. Ayant "empruntés" les corps de terriens morts, les extraterrestres veulent faire venir de l'espace King Ghidorah et Gigan, tout en contrôlant Godzilla et Anguirus, pour détruire la terre, après ce sera en effet paisible. Une lutte s'engage entre le dessinateur et ses amis, que la police ne croit pas, et les étrangers pendant que Le combat des monstres se prépare.

Celui avec les coquerelles ! Ben oui, la vraie forme des extraterrestres, est ni plus ni moins que des coquerelles de l'espace. Jun Fukuda n'a pas réalisé de films très sérieux dans la saga du roi des monstres. celui-ci ne fait pas défaut. Toute l'intrigue humaine est très légère et on doit se rattraper sur les combats de monstres. La série ne rapportant plus autant, on fait usage de stockshots, particulièrement pour King Ghidorah, dont on reprend bien des scènes de films précédents, quitte à avoir un Godzilla au look très différent. Mais ce qu'il y a de neuf est pas mal excitant, très "pugilistique" comme combat et avec des explosions très spectaculaires. Le sang de Godzilla coule rouge, alors que dans d'autres films on le voit vert. J'ai regardé la version originale avec sous-titres, exempte des dialogues de monstres. En effet, si Godzilla et Anguirus communiquent par des borborygmes électroniques en japonais, la version américaine ajoute des dialogues bien audibles et bien ridicules dont on se passe bien ! Très léger, mais fort plaisant à voir ou revoir. Mario Giguère

GODZILLA VS MECHAGODZILLA aka Godzilla vs Cosmic Monster aka Gojira tai Mekagojira - Jun Fukuda avec Masaaki Daimon, Akihiko Hirata, 1974, Japon, 84m

Une prêtresse a des visions de l'arrivée d'un monstre. Effectivement, Godzilla sort de terre et s'en prends à son ami Anguirus, ce qui choque les gens présents. Bon, le concept d'amitié chez les monstres est symptôme d'anthropomorphisme à outrance, me direz-vous, ils ne jouent quand même pas aux cartes le samedi soir, je vous le concède. N'empêche qu'un autre Godzilla apparaît et là on a des doutes. parallèlement, une grotte est découverte sur l'île d'Okinawa et une statuette du "King Seasar" fait l'objet de convoitise. On est prêt à tout pour l'enlever et elle semble protégée par un journaliste assez louche. Le journaliste est en fait un agent d'interpol et ceux qui veulent la statue sont originaire de la troisième planète du trou noir. Et nos deux Godzilla ? Un est un faux, cachant sous sa peau artificielle un mechagosdzilla, robot conçu par les extraterrestres à l'image de l'icône japonais. Le faux a mangé toute une raclée et doit être réparé, alors on kidnappe un professeur, mais la prophétie se réalise et King Seasar va seconder Godzilla pour retourner cette bande d'alien qui ont pour réelle apparence des têtes de singes.

Jun Fukuda réalise le film du 20ëme anniversaire de la naissance du monstre par excellence avec une légèreté pas désagréable. L'incursion d'un Kaiju de religion monothéiste surprend, tout comme son apparence de lion anamorphique. Il sera d'ailleurs un rare monstre géant de la saga qui bouge à la vitesse d'un olympien, idée qui de toute évidence plaira bien à Kitamura qui reprendra cette idée pour GODZILLA FINAL WARS. Contrairement à Honda, Fukuda privilégie les plans rapprochés, ce qui rend plus confus les séquences de batailles, La musique de Masaru Satô est très enlevée, souvent proche de l'orchestration de type "big band". Je préfère en tout temps l'approche de Kurosawa, mais ici, ça accompagne bien le film. L'influence de LA PLANÈTE DES SINGES n'est pas vraiment appuyée, plutôt accessoire. Un épisode léger dans la filmographie du géant nippon. On notera un drôle de pouvoir nouveau pour Godzilla, qui peut attirer les métaux comme un aimant, pratique contre un robot ! Mario Giguère

GODZILLA VS MEGALON aka Gojira tai Megaro - Jun Fukuda avec Katsuhiko Sasaki, Robert Dunham, 1976, Japon, 78m

Suite à des essais nucléaires, des tremblements de terre se font sentir, un lac se vide. Goro, inventeur de métier, son ami et son neveu vont être mêlés à des aventures rocambolesques. Car le tiers de la légendaire Lémuria, devenu sous terre du royaume de "Seatopia", a été détruite par les bombes des hommes et l'empereur Antonio crie vengeance ! Avec la sortie de Megalon, monstre géant aux allures d'insecte, plus tard aidé de Gigan, la destruction de la surface commence. Si Goro est menacé par les agents de seatopia, c'est parce qu'il a inventé un robot qui pourrait bien servir de modèle pour monter une armée pour Seatopia. Pendant un temps le robot est sous contrôle et va servir à guider Megalon. Affranchi de ses influences et avec l'aide de Godzilla, un combat de lutte par équipe débute !

Sur une musique légère, parfois en complète opposition avec l'action, mais plaisante, d'une drôle de manière, Fukuda tisse un film plus rigolo qu'autre chose. Premier film utilisant de nombreux stockshots, subtilisant les destructions de King Ghidorah pour les faire passer pour celles de Megalon. C'est donc dans un final digne d'une fédération de lutte qu'on assiste à un combat très physique et drôle ou les géants semblent obéir à une gravité plus proche de celle des as sur le matelas. Sans parler des passages sur l'Île de Pâques, du numéro de danse seatopiennne et de Robert Dunham en empereur Antonio, que en renierait pas le groupe musical Village People. Pour s'amuser donc, tellement que le film a eu droit au traîtement de la bande de MYSTERY SCIENCE THEATRE 3000, un honneur dont Godzilla aurait pu se passer. Mario Giguère

HORROR OF THE BLOOD MONSTERS - Al Adamson, 1970, Etats Unis

Parce qu'une épidémie de vampirisme frappe la terre, une expédition est envoyée vers la planète distante responsable. Le vaisseau débarque sur une planète qui ressemble à une clairière des philippines avec monstres de carton pâte et deux similis tribus, des similis philippins en bikini de fourrure et des similis vampires en bikini de fourrures. Quelques lézards géants repiqués d'un classique et des combats pas très épiques s'amènent pendant que le professeur, le patriarche Carradine, essaie de les sortir de cette honte... J'allais oublier que la planète, selon la radiation qui frappe à ce moment est en monochrome rouge, jaune ou bleu...

Beaucoup trop ambitieux pour son bien, Al Adamson signe encore un film ringuard à souhait. C'est à se demander s'il n'a pas intégré un film philippin du style one million b.c. à son récit américain. (recherche concluante, oui, il en a intégré un!) La romance et les explications scientifiques sont complètement débiles et le discours moraliste final a été entendu à maintes reprises. À vos risques et périls ou pour se bidonner entre amateurs. Mario Giguère

INVASION FROM INNER EARTH - Bill Rebane alias Ito avec Paul Bentzen, Debbi Pick, 1974, États Unis 

On débute avec un homme qui annonce qu'une maladie s'est répandue dans tous les grands centres. Images de panique. Au nord du Manitoba, cinq personnes isolées vont apprendre graduellement la catastrophe planétaire. Apparitions furtives de soucoupes volantes et une mystérieuse lumière rouge confondent les hommes et la jeune Sarah. Vaut-il mieux rester sur place ou tenter de rejoindre la ville la plus proche pour enfin savoir ce qui se passe ? Quelle est cette mystérieuse voix unique qui leur parle de manière sporadique sur la radio à ondes courtes ?

Un film de catastrophe planétaire sans budget qui n'est pas sans rappeler le parti prix du film SIGNES. Des discussions longuettes ralentissent le rythme et on termine avec une pirouette magistrale qui laisse pantois ! Rebane n'a que l'ambition de ses pauvres moyens. On apprécie le jeu naturel de Debbie Pick. La trame sonore, également produite par Rebane, est très éclectique et aide à faire passer le tout. Une curiosité difficile à recommander. Mario Giguère

ISLAND OF THE FISHMEN aka Le CONTINENT DES HOMMES POISSONS aka L'isola degli uomini pesce aka Screamers aka Something wait in the Dark - Sergio Martino avec Barbara Bach, Claudio Cassinelli, Richard Johnson, 1979, Italie, 93m

Naufragés sur une île inconnue, un officier médecin, Claude De Ross et trois prisonniers rencontrent la jolie Amanda Marvin (Barbara Bach) et font la connaissance d'Edmond Rackham. Ils ont aussi bien vus des créatures mi-hommes mi-poissons dévorer des infortunés. Agissant comme un seigneur sur son île, Rackham raconte finalement comment il se sert des monstres, descendants des habitants de la fameuse Atlantis, dont l'île serait la seule partie encore au-dessus-de la mer, pour piller à son profit les trésors des atlantes. Claude va cependant découvrir le père d'Amanda, vieux savant fou qui se meurt, et qui raconte bien autre chose. Le temps presse car il y a un volcan sur l'île qui menace d'exploser en tout temps et le père Marvin fait des expériences dont il vaut mieux ne pas être le sujet.

On sent bien l'inspiration du récent L'îLE DU DOCTEUR MOREAU, mais aussi les films d'aventure reprenant les romans d'Edgar Rice Burroughs comme THE LAND THAT TIME FORGOT ou l'original SEPT CITÉS D'ATLANTIS tout comme les récits de Jules Verne. Les créatures en titre ne sont évidemment pas aussi belles que les efforts contemporains ou même CREATURE FROM THE BLACK LAGOON d'antan, évidemment, elles se comparent plus aux Sea Devils de Doctor Who. Là où ça cloche pas mal c'est au niveau de l'incohérence des personnages, principalement Rackham qui est très difficile à suivre, changeant constamment d'attitude envers De Ross. On sait très bien qu'il a des choses à cacher, mais il ne prend aucune précaution, accueillant à bras ouvert l'officier qu'il menaçait l'instant d'avant. Barbara Bach a un rôle plutôt mince, du genre soit belle et tais toi et est poursuivie de l'affection et la libido de Rackham, qui n'arrive pas à se rendre au deuxième but, si vous voyez ce que je veux dire. Ajoutez les indigènes de la place, pratiquement muets, avec une Shakira, genre princesse vaudou locale qui aime éperdument Rackham, qui lui est indifférent et le scénario part dans toutes les directions. La version américaine titrée SCREAMERS a subit un remontage et l'ajout de scènes. Il reste au final un film d'aventure familial confus, qui est généreux avec ses monstres et qui n'est définitivement pas le meilleur de son réalisateur. Mario Giguère

Des naufragés se retrouvent sur une île qui semble déserte. Un à un ils vont disparaître mystérieusement. Ils ne sont plus que trois et font la rencontre d'une femme (Barbara Bach) qui leur lance un avertissement de quitter l’île. Elle repart mais ils décident de la filer, pour arriver à une maison ou là ils font la connaissance d'un homme (Richard Johnson) qui leur offre l’hospitalité. Dans la nuit un des trois hommes est tué par une créature mi-homme mi-poisson. Plus tard, l'unique survivant du naufrage (Claudio Cassinelli) apprendra que ces créatures ont été créées par le père mourant (Joseph Cotten) de la fille, et que seul ces hommes-poissons sont capables de descendre sous l'eau a une profondeur que l'homme ne peut atteindre, tout ca pour un trésor englouti dans une vielle ruine. Les dix premières minutes sont excellentes, mais par la suite on y perd l’intérêt, tout ca jusqu’à la fin du film. C'est loin d’être le meilleur Martino. Rana

The KIRLIAN WITNESS aka LE POUVOIR DES PLANTES - Jonathan Sarno, 1979, États Unis

Laurie est l'amie des plantes, elle ne vie que pour elles. Elle leur parle et semble communiquer avec elles. Sa soeur, qui vit à l'étage en dessous avec son mari, la trouve un peu bizarre. Le mari lui, ne l'aime pas trop et un jour décide de monter lui foutre une baffe (non, je déconne pas). Le lendemain, Laurie est retrouvée morte, avec pour seul témoin, une plante. Rilla, la soeur de Laurie, tente alors de découvrir la vérité en essayant de discuter avec la plante. Le meurtrier est-il son mari, ou est-il le petit ami de Laurie ? Elle apprend qu'il est possible de percevoir la culpabilité des gens et les réactions des plantes grâce aux photographies kirlian (Kirlian photography en anglais...), des photos qui captent l'aura des êtres vivants.

Ca cause beaucoup beaucoup dans ce film. Résultat, on s'ennui.... Kerozene

The LAND THAT TIME FORGOT aka Le Sixième Continent aka Un Mundo Olvidado - Kevin Connor avec Doug McClure, John McEnery, Susan Penhaligon, Keith Barron, Anthony Ainley, Godfrey James, Bobby Parr, 1974, Royaume Uni, 90m

Pendant la première guerre mondiale en 1916, un sous-marin allemand parvient à couler un navire britannique voyageant sur l'océan Atlantique. Grâce à l'esprit d'initiative d'un rescapé nommé Bowen Tyler, lui et les naufragés réussissent avec audace à prendre le contrôle du sous-marin. Tyler donne l'ordre à l'équipage de diriger le submersible vers l'Angleterre mais un officier casse la boussole. Le sous-marin dérive donc pour se retrouver dans les régions de l'Antarctique. Ayant trouvé une île de glace inconnue et la présence d'eau chaude à proximité, l'équipage découvre également une ouverture dans la glace. Afin de comprendre ce mystère, Tyler fait pénétrer le sous-marin dans l'ouverture pour le faire aboutir dans un monde fantastique habité par des hommes et des animaux préhistoriques. Tout le monde à bord du sous-marin comprend alors avoir découvert Caprona, un monde perdu considéré comme légendaire, mais pourtant bien réel. Tyler et quelques hommes explorent les environs tandis que le capitaine du sous-marin fait construire un mini-camp pour rassembler du combustible et des vivres afin de repartir. Après plusieurs aventures, une des naufragés, Lisa, est capturée par une tribu d'hommes préhistoriques et tandis que Tyler essaie de la sauver de leurs griffes, un volcan entre en éruption. Tyler et Lisa essaient alors de regagner le sous-marin alors que les marins allemands et le reste des naufragés tentent justement de quitter Caprona.

L'auteur de Tarzan, Edgar Rice Burroughs, a également écrit d'autres romans d'aventures fantastiques populaires. L'un d'entre eux se retrouve ici adapté par la compagnie anglaise AMICUS, bien connu pour être la concurrente de la HAMMER dans la production de films fantastiques. La mise en scène a été confiée à un jeune réalisateur, qui n'en était qu'à son deuxième film, mais qui fait déjà montre d'un bel enthousiasme. L'approche du film est à la fois sérieuse et fantaisiste, mais ne manque pas d'imagination. Après un début où l'on prend bien le temps de présenter les personnages et de bien exposer la situation de base, l'intrigue démarre vraiment dès qu'on arrive dans le monde perdu, qui est présenté avec beaucoup de couleurs attrayantes. Les trucages d'animaux préhistoriques ne sont pas d'une efficacité à toute épreuve car les transparences et l'emploi des miniatures sont souvent visibles et même drôles, mais ils sont conçus avec beaucoup de débrouillardise et utilisés intelligemment. L'ensemble attire l'attention du spectateur par le souffle d'aventure qui anime les diverses séquences et le suspense qui découle des touches insolites apportées par le cadre fantastique du récit. De plus, les auteurs ont eu l'idée de situer leur histoire dans le passé plutôt qu'au présent, ce qui confère un charme suranné au film. Des interprètes, alors peu connus à l'exception de la vedette, rendent avec conviction le courage qui habite leurs personnages. Un divertissement qui se veut un très bon festin si l'on veut faire ripaille. Mathieu Lemée

LASERBLAST aka RAYON LASER - Michael Rae, 1978, États Unis 

Charles Band a produit cette petite daube en 3D au début des 80's. Il parait que ça a rapporté un certain succès. L'histoire est celle d'un jeune rebelle, un peu marge de ses camarades, qui trouve une arme de l'espace dans le désert,, - car il vit dans un bled au milieu du désert. Cette arme était celle d'un extra-terrestre qui s'est fait abattre par des créatures de l'espace ressemblant fort à des tortues bipèdes ayant égaré leur carapace. Bref, après être rentré en possession de cette arme - au design super fin et à l'ergonomie exemplaire -il est envahi de pulsions destructrices, devient bleuâtre et explose avec plaisir quelques voitures et des gars qu'il n'aime pas. L'arme fonctionne grâce à un collier qui lui laisse une marque sur le torse, cette marque sera étudiée par le docteur Roddy McDowall qui se fera exploser au bout de 5 minutes. Le reste du métrage montre le jeune imbécile gamberger dans la ville, tirer sur un peu n'importe quoi. Les tortues de l'espace reviennent pour le buter. Fin. Bouh que c'est mauvais, on ne s'y amuse pas un instant, sauf peut-être au début et quand on voit les bestioles spatiales. Après le succès de cette merveille, Band s'attaqua à METALSTORM. Ce fut un gros échec. Et pourtant c'est bien mieux. Kerozene

The LAST DAYS OF PLANET EARTH aka Catastrophe 1999: The Prophecies of Nostradamus aka Catastrophe: 1999 aka Nostradamus's Great Prophecies  - Toshio Masuda, 1974

Catastrophe après catastrophe, une heure trente de dommages causés par l'homme et la nature. Une équipe de scientifiques cherche à avertir le monde que les étranges événements dont ils sont témoins, Nostradamus les avaient prédits. D’ailleurs au tout début on voit Nostradamus tel un vieil homme aux traits asiatique, il était pas Français??

Pour les cataclysmes, et la liste est longue... d’énormes limaces, chauve-souris géantes, humains mutants, émeutes, bikers dopés qui font un suicide collectif, inondations, éruptions volcaniques, fonte des glaces, bombe atomique etc., etc. ... l'une des visions la plus effrayante c'est celle du ciel qui devient un énorme miroir et  la ville se reflète dedans. Toho a produit, y a pas de Godzilla (ça aurait été le bouquet) mais les maquettes sont là. Rana

MOONRAKER - Lewis Gilbert avec Roger Moore, Lois Chiles, Michel Lonsdale, Richard Kiel, Corinne Cléry, Toshirô Suga, Bernard Lee, Geoffrey Keen, Desmond Llewelyn, Lois Maxwell. 1979, Royaume Uni/France/États Unis, 126m

Une navette spatiale américaine de type Moonraker disparaît mystérieusement lors de sa livraison en Grande-Bretagne. L'agent secret britannique James Bond est donc chargé de la retrouver. 007 va rendre visite à Hugo Drax, un puissant industriel qui est responsable de la fabrication des navettes spatiales de type Moonraker et il est aussitôt victime de plusieurs agressions. Bond échappe à tous les pièges et réussit à prendre sur microfilm des plans qui le mènent à Venise où il découvre qu'un laboratoire à la solde de Drax prépare des satellites renfermant une substance mortelle. 007 suit les satellites jusqu'en Amérique du Sud tout comme la docteure Holly Goodhead, une employée de Drax qui s'avère en fait une agente de la CIA. Holly est capturée par les hommes de Drax mais 007, quant à lui, suit une nouvelle piste sur les rios de l'Amazonie pour retracer une orchidée rare qui serait la source de la substance mortelle se trouvant dans les satellites de Drax. Bond aboutit finalement au repaire de Drax d'où celui-ci lance plusieurs navettes spatiales vers une station orbitale afin de pouvoir anéantir l'espèce humaine et la repeupler de personnes qu'il a lui-même sélectionné tout en préservant la faune et la flore terrestre. 007 et Holly Goodhead parviendront toutefois avec l'aide des troupes spatiales américaines à faire échouer les plans du mégalomane Drax.

Devant l'extraordinaire phénomène "STAR WARS", le producteur Albert Broccoli s'est dit qu'il fallait cette fois envoyer James Bond à la conquête de l'espace. Avec un budget imposant pour l'époque, cette nouvelle aventure de l'agent secret no. 1 des écrans de cinéma se permet donc, étant donné le contexte de science-fiction de l'intrigue, toutes les fantaisies possibles. Des scènes d'action spectaculaires se succèdent à un rythme de haute voltige, tel un manège acrobatique, dans des décors et des extérieurs très variés, en commençant par cette incroyable séquence pré-générique en vol planée, véritable morceau d'anthologie, pour finir avec une bataille aux pistos lasers, si bien que le spectateur n'a jamais le temps de souffler. Évidemment, les gadgets n'ont jamais été aussi omniprésents (trop aux yeux de certains) que dans cet épisode et les auteurs n'ont pas craint une inflation du rocambolesque dans leur utilisation. Le tout se veut drôle, techniquement irréprochable et distrayant en diable, bien que la dimension spectacle prenne un peu trop le pas sur l'évolution du personnage dans la saga, ce qui nous donne souvent l'impression (très réelle) qu'il y a eu deux films tournés en parallèle pour aboutir à ce "MOONRAKER". On ne va quand même pas bouder notre plaisir pour autant devant un film aussi incroyable que celui-là. Roger Moore n'a besoin que de sourire aux dames et de se montrer décontracté pour être convaincant dans sa quatrième incarnation de 007 et Michel Lonsdale joue le rôle du méchant mégalomane avec retenue. Mathieu Lemée

 

MURDER IN A BLUE WORLD aka CLOCKWORK TERROR aka Le Bal du Vaudou aka Una Gota de Sangre Para Morir Amando aka La CLINIQUE DES HORREURS- Eloy de la Iglesia 1973, 1h37. Espagne/France

Anna est une infirmière exemplaire, que tous ses collègues envient pour son humanisme et sa dévotion. Elle vit dans une société future où la libre pensée n'obtient pas un très grand succès et où la télévision et le gouvernement prennent toute la place. Dans sa ville a lieu une vague de meurtres imputés à un "sadique homosexuel" dont les victimes sont tous des mâles à la belle apparence. Comme si ça ne suffisait pas, une bande de jeunes voyous exaltés sévissent envers les honnêtes gens et leur volent violemment leur fric. Fable futuriste empruntant un peu à tous les "classiques" tout en gardant une certaine originalité, CLOCKWORK TERROR se déroule dans un monde où l'emprise télévisuelle est complète et où tous les citoyens se doivent d'être "utiles à la société". Un lavage de cerveau bien peu original, en  somme. L'État a pour but de réhabiliter les citoyens violents afin d'enrayer le taux grimpant de criminalité. Le sigle du gouvernement ressemble fort à l'aigle aux ailes déployées des nazis, ce qui enlève un peu de subtilité au propos politique. Eloy vénère Kubrick et ça se voit; outre une photo du barbu Stanley à la télé précédant une représentation de CLOCKWORK ORANGE, et ses multiples clins d'oeil (les jeunes voyous ayant tous le même uniforme, l'utilisation de la musique classique, les décors futuro-kitsch...), on peut à un moment apercevoir l'héroïne qui lit LOLITA de Nabokov... Ces citations, sans le recul temporel dont nous bénéficions aujourd'hui, pourraient sembler incongrues, mais pas une fois elles ne sont déplacées. La fin-choc, quoiqu'un peu moraliste, est très efficace. Comme quoi De La Iglesia rate rarement sa cible. Orloff

Une jeune infirmière, a l'aide de son charme, va envoûter des hommes à qui elle offrira l’hospitalité. Ceux-ci une fois endormis se font assassiner. Un quatuor de voyous sème la pagaille à la manière d'Orange mécanique (on voit que le réalisateur s'est inspiré d'une scène de ce film) . L'un des quatre va foutre le camp pour continuer à son compte, quand un jour il apercevra la jeune infirmière jeter un cadavre dans une rivière. Il la suivra et, à l'aide de chantage, monnaiera son silence sinon il la dénoncera la police. Un film que je ne connaissais pas du tout mais que j'ai trouvé très ordinaire, à part le clin d'oeil à Orange mécanique et quelques autres scènes. Eloy De La Iglesia a co-écrit avec 3 autres scénaristes qui ne me disent rien du tout. Rana

NIGHT OF THE LEPUS aka Les rongeurs de l'apocalypse - William F.Claxton, 1972, États Unis, 88m

Des agriculteurs ont de la difficulté a faire leur récoltes, la cause : une invasion de lapins qui dévorent tout ce qu'ils trouvent à se mettre sous la dent. Ils feront appel a un scientifique et sa femme pour trouver une solution. Après avoir capturé une dizaine de lapins et injecté un sérum à un lapin en particulier, celui-ci prendra le large et sa réaction au sérum sera très mauvaise. Il deviendra un lapin géant et à l’intérieur de quelques semaines en sortira une horde de lapins gigantesques, devenus carnivores, qui cette fois-ci dévoreront tout être vivant. Les trucages sont assez simple merci : des lapins dans une maquette miniature et acteurs déguisés en lapins qui talochent leurs victimes (ha ha ha). Le réalisateur est le même qui réalisa la célèbre émission la petite maison dans la prairie. Rana

Une épidémie de lapins fait des ravages sur différentes terres agricoles dans une petite ville américaine et c'est alors qu'on fait appel à un couple de scientifiques (Stuart Whitman et Janet Leigh) pour tenter d'y trouver une solution. On capture quelques lapins pour les étudier et on injecte un sérum spécial dans l'un d'entre eux pour étudier son effet. Eh ben, pas de bol pour les scientifiques, ce sera une grave erreur. Par diverses circonstances, le lapin fini par foutre le camp dans la nature et se reproduira en le temps de le dire, créant une nouvelle forme de lapins: les lapins géants ! Plus grands que des êtres humains et se déplaçant en troupeau, disons que ces animaux ont du pouvoir ! L'invasion est commencée...

Surprise ! On s'attend à un truc totalement risible et ridicule qui va nous faire regretter d'avoir foutu la cassette dans le magnéto: eh ben non, c'est toute autre chose. Le film bénéficie d'une certaine naïveté empruntée aux films du genre des années 50 mélangée à de nouvelles touches des années 70. En effet, on y retrouve des personnages typiques agréables et attachants, des effets cheaps amusants, de la grosse musique catastrophe, de la violence tout de même sanglante, un montage frénétique par moments, etc. D'ailleurs, on retrouve un peu de stock shots évidents de temps à autres lorsque l'armée s'en mêle ou que des troupeaux de boeufs se sauvent de nos lapins géants, ce qui amène toujours un sourire. On se débrouille avec le budget qu'on a et celui-ci n'est tout de même pas minime avec bon nombre de maquettes pour réussir l'illusion des lapins plus grands que nature qui font plaisir à voir de nos jours, maintenant que nous sommes dans le monde du CGI partout où on regarde. Le jeu de Stuart Whitman et Janet Leigh, tout simple, y est savoureux et donne une certaine fraîcheur au résultat final. Une belle petite trouvaille qui se retrouve tantôt plutôt sérieuse, tantôt campy tout en gardant le niveau de divertissement bien haut.

Note intéressante: Plusieurs plans de ce film ont été repris dans le NATURAL BORN KILLERS d'Oliver Stone où chaque fois qu'on y voit un lapin, ben c'est pris de cette petite perle amusante et méconnue. Bad Feeble

OCTAMAN - Harry Essex avec Pier Angeli, Kerwin Mathews, Jeff Morrow, David Essex, 1971, États Unis/Mexique

Une équipe de chercheurs étudie l'effet de la pollution sur les habitants d'Amérique du Sud. Les radiations des essais atomiques commis à des centaines de kilomètres se font sentir dans de petits villages côtiers ! La découverte d'une petite pieuvre mutante étonne tout le monde et les rumeurs de l'existence d'un homme pieuvre vont convaincre un investisseur de financer la prolongation de l'expédition. L'Octaman va se manifester rapidement et tenter de kidnapper la jolie copine du professeur, la seule qui réussit à le calmer. Aussi bien à l'aise dans l'eau que sur le sol, Octaman sème la destruction, spécialement pour défendre ses petites copines pieuvres.

J'ai du m'endormir à quelques reprises et me réveiller à chaque occasion pour réussir à regarder le film au grand complet ! Aucun effort dramatique, on nous montre le monstre au début du film ! Si le costume n'est pas si mauvais, il est cependant statique, pas même une bouche qui bouge un peu. Le scénario sans queue ni tête et la réalisation quelconque passent à côté de quelques occasions ratées de donner un tant soit peu de frissons dramatiques et les dialogues sont navrants. S'étendre plus longtemps sur cette pieuvre serait lui faire trop d'honneur.

Harry Essex n'est pourtant pas le dernier venu. Scénariste sur MAN MADE MONSTER (1941), IT CAME FROM OUTER SPACE (1953) et surtout CREATURE FROM THE BLACK LAGOON (1954), il a écrit plusieurs scénarios pour des séries télévisées très connues comme DRAGNET ou les INCORRUPTIBLES. Il n'a cependant réalisé que quatre films, les deux derniers étant ce triste OCTAMAN, et le non moins ridicule CREMATORS. Mario Giguère

The OMEGA MAN - Boris Sagal, 1971, États Unis, 98m 

Un homme survit à une épidémie néfaste décimant la population entière de la planète. On apprendra que c'est un scientifique qui avait réussi à s'injecter un vaccin avant sa propre mort, d'où sa survie inusitée. Plus obscur encore, des gens ont survécu à cette épidémie nucléaire mystérieuse pour devenir de corps languissants faisant penser à des zombies par leur physique en constante décomposition et à des vampires par leur vulnérabilité au soleil et sa lumière. Ils pourchassent l'homme en question pour le sacrifier, étant le dernier décombre de l'ancienne civilisation humaine... Mais la tâche n'est pas facile pour nos religieux (étant toujours vêtus de toges noires, semblant à des moines), d'autant plus qu'il existe d'autres survivants malgré tout et ceux-ci désire l'aide de notre cher bonhomme scientifique... 

Oh bordel... Quel film horrible ! On se retrouve ici avec Monsieur NRA, Charlton Heston lui-même, faisant l'éloge des armes à feu, armes maintenant défendues par nos moines imbéciles et ridicules. Notre Heston se balade en bagnole tirant sur ces cibles mouvantes de mauvais goût tout en tentant de trouver une cure à la maladie avec son sang pour les quelques survivants. Tant de connotations religieuses assommant le spectateur avec l'infâme idiotie du scénario et du jeu d'acteurs achèvent ce film tout comme l'espoir du spectateur désirant voir un bon film. On dit que le tout est adapté du I AM LEGEND de Richard Matheson (que je n'ai toujours pas lu), mais disons qu'un gros doute file dans l'air quant à la fidélité au bouquin. La dernière image de ce film beurrant épais comme ça n'est pas permis côté religieux et on a notre Heston qui dit n'avoir jamais perçu aucune connotation ! Je vais donc révéler ici cette grande finale, ce que je ne fais jamais, mais une daube de ce genre, ça n'est pas ce qui va m'affubler de culpabilité, je vous rends plutôt service... 

***SPOILER*** 

On a notre Charlton, mort, accroupi dans une fontaine où son sang a coulé complètement. Il se retrouve dans la position exacte de notre cher Jésus sur la croix, position, avouons-le, assez difficile d'atteindre lorsqu'on ne fait que tomber. Du moins, ça semble légèrement inconfortable...

***END SPOILER*** 

Ahahah ! Quel plouc ! Le metteur en scène de cette daube, Boris Sagal, est mort dix ans plus tard sur le tournage de WORLD WAR III (un TV movie), ayant passé au couteau sous l'aile d'un hélicoptère ! Comme le note l'IMDB: Étonnament, le film a repris le tournage le lendemain avec un nouveau réalisateur ! Si ce n'est pas Hollywood pour vous...

Paraît que le LAST MAN ON EARTH de Corman avec Vincent Price est vachement meilleur, et du coup, je n'ai aucune difficulté à le croire ! Bad Feeble

ON THE COMET aka L'ARCHE DE MONSIEUR SERVADAC aka NA KOMETE - Karel Zeman, 1970, Tchécoslovaquie, 1970, 75m, Couleurs, sépia, noir et blanc

Une comète a provoqué une brusque scission de l'écorce terrestre. Un morceau de la Terre a été projeté dans l'espace. Sur cette nouvelle planète en dérive se trouvent réunis une garnison française d'Afrique du Nord, les Arabes qui leur font face et le trafiquant d'armes intéressé par cet affrontement. Le groupe comprend également une jeune fille destinée à un émir et de nombreux commerçants, serviteurs, navigateurs ainsi que des soldats britanniques de Gibraltar. Hector Servadac, jeune soldat Français, tente de les convaincre les ennemis d'hier de s'allier contre les nouveaux périls célestes qui les guettent. Alors que ce petit monde s'organise, une horde de dinosaures surgit du désert. ! ! !

Publicitaire de formation, Karl Zeman, surnommé le Méliès Tchèque, livre avec cette adaptation de Jules Vernes méconnue ("Hector Servadac, Voyages et Aventures à travers le Monde Solaire", qui est l'un des plus fous des Voyages extraordinaires de Verne), une œuvre étonnante et détonnante. Comme beaucoup d'autres œuvres, ce roman mêle avec un grand art des faits scientifiques rigoureux provenant des meilleures sources de l'époque à des hypothèses abracadabrantes. Grâce au savoir-faire de Zeman, les décors de la comète et les paysages de l'Afrique du Nord, recomposés grâce à un époustouflant travail sur l'image, évoquent les vieilles cartes postales du début du siècle et confèrent à ce film toute sa dimension poétique et fantasmagorique. Le film est tourné en couleurs mais dès l'apparition de personnages réels, c'est le noir et blanc puis le sépia qui reprennent le relais. Par la magie d'effets spéciaux novateurs pour l'époque (incrustation de décors, scènes d'animations...), Karl Zeman nous invite à embarquer sur cette arche fantastique, véritable tour de force cinématographique, peuplée de monstres préhistoriques, d'une belle héroïne et d'aventuriers de tous bords. L'un des moments forts de ce petit bijou restera sans doute l'instant ou nos infortunés expatriés découvriront que le nouvel astre bleuté qu'ils aperçoivent dans les cieux, n'est autre que leur planète à laquelle ils ont été arrachés !

A découvrir d'urgence... à la mémoire d'un certain cinéma ! Marc Evil

The PEOPLE THAT TIME FORGOT aka Le Continent oublié - Kevin Connor avec Patrick Wayne, Sarah Douglas, Thorley Walters, Dana Gillepsie, Doug McClure, Shane Rimmer, Tony Britton, John Hallam, David Prowse, 1977, Royaume Uni, 90m

Suite à un message dans une bouteille qui a été trouvée en mer, le major McBride a organisé une expédition pour aller au monde perdu de Caprona caché dans les glaces de l'Antarctique. En effet, le message a été écrit par Bowen Tyler, qui se trouve être un vieil ami de McBride, et celui-ci tient à le retrouver. Venus en bateau, McBride et trois camarades franchissent en hydravion la chaîne de montagne protégeant Caprona des solitudes glacées. Harcelé par un ptérodactyle, l'hydravion doit se poser en catastrophe sur un sol dur, ce qui l'endommage. Pendant que le pilote reste avec l'hydravion pour le réparer, McBride, accompagné par lady Cunningham et le docteur Norfolk, part à la recherche de Tyler. Des animaux préhistoriques leur causent quelques ennuis et McBride en vient à sauver la vie d'une femme primitive, Ajor. En reconnaissance, elle accepte de guider McBride et ses amis dans ces contrées dangereuses. Une tribu appelée les Na-Gas les capturent et les emmènent dans leur repaire situé sous la montagne à proximité d'un volcan. C'est là que McBride retrouve Tyler prisonnier lui aussi. Tous ensemble, ils essaient d'échapper à l'emprise des Na-Gas et tentent de regagner l'hydravion alors que le volcan entre en éruption et risque de détruire Caprona.

Trois ans après "THE LAND THAT TIME FORGOT", Kevin Connor, devenu le spécialiste des films portant sur les mondes perdus pendant les années 70, a réalisé une suite, toujours inspiré de l'oeuvre de l'auteur de Tarzan, Edgar Rice Burroughs. C'est avec un sacré plaisir que l'on retrouve cet atmosphère d'aventures à caractère fantastique. Les périls se succèdent avec abondance dans une ambiance fraîche et toujours aussi colorée que le film précédent. On a même parfois l'impression de regarder un "serial" des années 30-40 avec de multiples épisodes. Les trucages demeurent approximatifs avec ses miniatures et ses transparences visibles à l'oeil exercé, mais ils sont présentés avec beaucoup de candeur grâce à un montage inventif et des prises de vues qui les utilisent à bon escient. L'intrigue est des plus simples mais elle contient tellement de moments animés qu'on a qu'à se laisser prendre au jeu. Contrairement au premier film, qui avait un ton sérieux par moments, les auteurs ont inséré plus d'humour dans le scénario pour bien souligner la fantaisie du récit. C'est du travail bien fait qui témoigne de l'assurance et de l'esprit de débrouillardise du metteur en scène et de son équipe technique pour le genre. À se procurer sans plus attendre en DVD programme double avec le premier épisode. Les fans apprécieront, surtout ceux qui préfèrent les oeuvrettes de qualité de ce style-là plutôt que les grosses productions prétentieuses. Le fils de John Wayne, Patrick, s'en sort assez bien, même s'il n'a pas le talent de son père. Soulignons la présence de David Prowse, plus connu pour avoir incarné le fameux Darth Vader dans "STAR WARS". Mathieu Lemée

PLANET OF DINOSAURS aka La Planète des Dinosaures - James K.Shea avec James Whitworth, Pamela Bottaro, Harvey Shain, Max Thayer, 1978, États Unis, 79m

Leur vaisseau spatial d'exploration sur le point d'exploser, l'équipage prend la navette d'urgence et atterrit sur la plus proche planète, plein de dinosaures ! La tension monte entre ceux qui se préparent à passer leur vie sur la planète et ceux qui croient que les secours vont nécessairement se pointer.

On ne fera pas semblant de rien, ce petit budget tourné suite au succès de STAR WARS et KING KONG ne propose rien de bien stimulant au niveau du scénario ou de ses acteurs amateurs. Non, il s'agit essentiellement d'un film intéressant pour ses dinosaures, dans la lignée du travail de Ray Harryhausen. On retrouve donc au générique Doug Beswick, un spécialiste en début de carrière qui avait déjà à son actif FLESH GORDON et qu'on retrouvera sur THE EMPIRE STRIKES BACK, ALIENS, EVIL DEAD 2 ou BEETLEJUICE et qui s'est depuis reconverti dans l'animation digitale pour la télévision et le cinéma. On note aussi Stephen Czerkas, artiste sculpteur. qui a depuis écrit sur les dinosaures (My Life with Dinosaurs) et dirige un musée dans l'Utah.

Les séquences manquantes du doublage français, offertes avec sous-titres, témoignent du bon goût des distributeurs de l'époque puisqu'il ne s'agit que de longs dialogues sur les divergences d'opinion qui augmentent entre le capitaine officiel de la troupe et le colosse qui ressemble au Capitaine Haddock avec sa barbe bien fournie et bien taillée ! L'entretien avec Christophe Lemaire, qu'il livre à l'horizontale, d'une durée de 23 minutes, fait la belle part au texte qu'il a écrit à la sortie du film. On apprécie d'y voir son Godzilla en compagnon fidèle ! Bref, un film à voir pour tout amateur de dinosaures dont je fais partie, ou les amateurs de ringardises qui apprécieront ce film qui semble sorti d'une époque beaucoup plus éloignée ! Mario Giguère

the ROCKY HORROR PICTURE SHOW - Jim Sharman, 1975, États Unis

On n'en fait plus des films comme ça. Si vous avez envie d'une bonne vieille comédie musicale "glam rock" d'horreur, ne cherchez pas ailleurs. Je ne sais pas si les chansons sont réellement interprétées par les comédiens, mais elles donnent une dimension mythique au récit et sont vraiment à propos. Nullement ridicules. Ça vous donne presque envie d'écrire une comédie musicale, ma foi...  Ce conte de vampires immoraux et échangistes sied à une soirée de popcorn et de rut, et si ça vous dit de voir la jeune Susan Sarandon (eh oui, elle a déjà été jeune) se balader pour la majeure partie du film en sous-vêtements, ne ratez pas l'occasion, je crois qu'elle s'est jamais représentée... Orloff

SHIVERS - David Cronenberg, 1974, Canada 

J'ai tendance à préférer les premiers Cronenberg aux films que le cinéaste canadien nous sert depuis quelques années. Pas qu'ExistenZ ou Crash n'aient aucun attrait, mais le propos qu'y tient ce réalisateur se retrouvait déjà dans ses premiers films, souvent animés d'une ferveur et d'un dynamisme éloquent. Déjà, dans SHIVERS, on entend cette réplique : " He tells me that even old flesh is erotic flesh, that disease is the love of two alien kinds of creatures for each other, that even dying is an act of eroticism. "

Premier film de Cronenberg, SHIVERS fut réalisé grâce à l'apport de la firme Cinépix, les " Eurociné " québécois à qui on doit beaucoup de séries B de l'époque. Désireux de percer le marché américain, les dirigeants de Cinépix Link et Dunning donnèrent donc sa chance à Cronenberg, en exigeant qu'il se restreigne à 17 jours (raccords inclus) pour mettre son scénario en images.

Défi relevé, malgré le fait que Cronenberg connaissait très peu les rouages du milieu et n'avait jamais dirigé une équipe. Tourné sur l'Île des Soeurs, SHIVERS raconte les ravages d'un parasite qui, une fois absorbé par les humains, les rend victimes d'une rage sexuelle et meurtrière. Plutôt que de se concentrer sur un seul personnage, le cinéaste choisit de présenter une mosaïque de victimes, dont nous suivrons le destin...

Plusieurs aspects et signatures de Cronenberg sont d'ores et déjà visibles : 

- La musique feutrée (cette fois, ce n'est pas Howard Shore. Ivan Reitman est crédité comme responsable de la bande son, mais il s'agit vraisemblablement de library music, cette musique au mètre pré-enregistrée et disponible pour pas trop cher afin de procurer à différents films un environnement sonore : pratique courante dans les années 70)

- La présence, déjà, de la figure emblématique de l'univers cronenbergien : Robert Silverman, vu dans tous les films de Cronenberg ou à peu près. Ici, même pas crédité au générique, il surgit dans un rôle furtif d'homosexuel inquiétant

- Les thèmes, bien sûr : l'érotisme, la mort, la maladie, la fascination pour les monstres de la science...

Pour les spectateurs québécois, le fait que le film soit tourné dans les environs de Montréal ajoute une autre touche de bizarrerie, avec ces décors d'appartements 70s dont on se souvient un peu si l'on a eu la chance de visiter ces immenses tours d'habitations populaires au cours de la décennie en question.

Les effets spéciaux, pour crus qu'ils sont, demeurent efficaces et l'interprétation, souvent le fait d'acteurs peu expérimentés, voire pas du tout, demeure acceptable. On soulignera la présence de Barbara Steele, toujours efficace pour vendre un film d'épouvante, même au courant des années 70. On parlerait difficilement d'un grand retour pour la diva, dans la mesure où elle joue un rôle secondaire, mais je suppose que la promesse de voir la " sorcière " du cinéma italien interpréter une lesbienne alcoolique possédée par le stupre a dû émoustiller plus d'un spectateur, à l'époque.

Si la Steele demeure avare de ses charmes, la blonde Lynn Lowry se montre moins chiche, mais il faut dire qu'elle a de l'expérience, notamment à cause de sa participation à l'excellent SCORE de Radley Metzger où, déjà, sanglée dans un accoutrement sado-masochiste, elle se vautrait à plaisir dans un rôle d'oie blanche découvrant les joies de la luxure.

SHIVERS n'est pas un modèle de perfection. Les conditions de tournage n'ont pas aidé Cronenberg, encore débutant. Les quelques tentatives d'humour y volent assez bas et quelques moments qui se veulent effrayants deviennent presque drôles : il est quasi-amusant de voir, entre autres, un bonhomme surgir par une porte d'ascenseur et se gaver d'une substance rougeâtre (ou est-ce l'un des parasites ?) en faisant le pitre pour effrayer une mère et sa fille. Heureusement, Cronenberg se rattrape en rendant cette scène (et ses conséquences) assez malsaine.

SHIVERS demeure un film intéressant qui se veut provocateur, cherche à choquer certes, mais n'est pas dépourvu de propos. L'aspect intellectuel de Cronenberg y est sans doute pour quelque chose.

Notons que la réédition vidéo québécoise contient une bande-annonce et une entrevue assez intéressante où Cronenberg fait des révélations étonnantes. Howard Vernon

SIGNALE aka: Signale - Ein Weltraumabenteuer; Signals: A Space Adventure; Signals: An Adventure in Space; Le Signal - Gottfried Kolditz, 1970, Allemagne de l'Est/Pologne

L'Ikarios, un vaisseau spatiale à l'équipage cosmopolite et multiracial, arpente le vide intergalactique jusqu'au moment où ses ordinateurs interceptent ce qui semblent être un signal produit par des êtres intelligents et non humains. C'est alors qu'une pluie d'astéroïdes s'abat sur l'Ikarios, lui coupant tous contacts avec la Terre où la communauté scientifique s'inquiètent tout de même de son silence. L'équipage de l'Ikarios est-il mort ? Y aurait-il des survivants ? Un commandant décide de monter une mission afin d'en avoir le coeur net et recrute le fin du fin de l'aérospatial, des hommes et des femmes qui passent leur temps à arpenter les plages en marchant sur les mains tout en rigolant naïvement (?).

La première chose qui frappe devant SIGNALE, c'est l'absence totale de propos anticapitalistes. Malgré ses origines, il n'est jamais fait allusion aux Etats-Unis ou au monde occidental. Il est vrai que la société futuriste représentée ici est idyllique, les deux sexes ainsi que toutes les races et nationalités semblent unis sous une même bannière, celle de l'humanité. Etonnant surtout de la part d'un réalisateur qui s'est illustré dans le western pro-indien et donc anti américain comme LES APACHES, et un acteur superstar de ce genre populaire à cette époque dans les pays de l'Est, Gojko Mitic (la série des WINNETOU). On assiste donc à une sorte de long épisode de Star Trek (sans créatures de l'espace mais avec un robot domestique) dans lequel une grande partie du budget fut investi dans l'élaboration des effets spéciaux plutôt réussis et magnifiés par un très joli cinémascope. Un cinémascope qui met également en valeur de nombreux plans filmés avec une caméra tournée à 90 degrés ou carrément posée à l'envers afin de créer un sentiment d'apesanteur. Le résultat esthétique n'est pas sans rappeler 2001 L'ODYSSEE DE L'ESPACE, mais n'est pas Kubrick qui veut. A tel point que les longs plans contemplatifs des maquettes deviennent répétitifs, provoquant malheureusement d'irréparables longueurs. Quant au reste du film, on assiste à de la SF un peu trop sérieuse et beaucoup trop bavarde qui n'hésite pas à balancer des termes techniques aussi fantaisistes que "Attention aux rayons XW-34-52, enclenchez la rotation 12° d'orientation RT-78.3." ou encore "les appareils à propulsion photonique 45-61-TX3 subissent des perturbations de types HU-4-Z. Il faudrait intervenir et administrer un Giro-45-T-U afin d'éviter un retour à 65-W-12 !!". Et j'exagère à peine. Quant au déroulement et au final du film, on ne peut qu'être déconcerté devant tant de volonté à créer un suspense inexistant et à nous fournir un dénouement aussi confus et totalement inexpliqué. On peut alors se demander où l'auteur voulait en venir et on se fait une raison en acceptant l'incohérence regrettable du récit, un peu comme cette scène dans laquelle une cosmonaute part à la dérive dans l'espace sans que personne ne semble réellement s'en soucier. "Cite moi les chiffres premiers jusqu'à 100'00" lui dit-on alors stoïquement dans le but de la calmer...

Dans le genre, on préférera nettement FIRST SPACESHIP TO VENUS (L'ETOILE DU SILENCE), autre coproduction entre la République Démocratique d'Allemagne et la Pologne, datant elle de 1961 et produit par la même compagnie, la DEFA, qui produisit un troisième film de science fiction en 1972, EOLOMEA. Kolditz reviendra à la science fiction en 1976 avec IN THE DUST OF THE STAR. Kerozene

SLAUGHTERHOUSE - FIVE aka ABATTOIR 5 - George Roy Hill, 1972, États Unis

Résumer le film ne serait pas vraiment utile. Sa structure décousue ne rend pas la chose aisée. Toujours est-il que voila: un homme se voit "téléporter" dans le temps et passe ainsi du statut de jeune pubère durant la deuxième guerre mondiale à la merci des allemands, au statut d'homme marié à un boudin, père de deux enfants, qui fantasme sur une miss de Playboy. Ces "voyages" dans le temps sont en fait les conséquences des actions d'un peuple extra-terrestre avide de connaissance. Le titre, ABATOIR 5, est le nom du camp de prisonniers situé à Dresden où eu lieu un bombardement apocalyptique plus meurtrier que la bombe d'Hiroshima.

Ce film est vraiment surprenant et bien fascinant, avec son histoire à la Quatrième Dimension. L'interprétation impeccable y est pour beaucoup. Il peut paraître daté et dépassé aujourd'hui face aux films actuels, et pourtant il est d'actualité, ce n'est pas un film marqué par son époque, c'est un film qui sort du lot et qui - je le pense - conservera son impact quelques temps encore, ce qui n'est pas si évident. Kerozene

SOYLENT GREEN aka Soleil Vert - Richard Fleischer avec Charlton Heston, Leigh Taylor-Young, Chuck Connors, Joseph Cotten, Brock Peters, Paula Kelly, Edward G. Robinson, 1973, États Unis, 97m

En l'an 2022, la Terre connaît de graves problèmes: surpopulation, réchauffement de la planète laissant plusieurs endroits inhabitables et rendant quasi-impossible la culture des aliments frais et naturels; ce qui fait que les gens sont massés dans des villes tout en mourant de faim. Une gigantesque corporation, la Soylent, se charge de vendre de la nourriture synthétique à la population majoritairement appauvrie qui doit en plus rationner les réserves d'eau pour survivre. Tout cela ne va pas sans quelques émeutes mais les autorités n'hésitent pas à arrêter ceux qui troublent l'ordre public. C'est dans ce contexte qu'un détective de la police de New York, l'inspecteur Thorne, enquête sur le suicide de l'un des actionnaires importants de la compagnie Soylent, qui pourtant était riche et ne manquait de rien. Divers indices mènent Thorne à comprendre que le suicidé avait de gros remords face à aux décisions de la compagnie. Thorne cherche alors à découvrir la véritable source de fabrication des produits alimentaires que la Soylent vend aux masses, alors que des tueurs sont à ses trousses. Thorne découvrira l'affreuse et incroyable vérité derrière les produits vendus par la corporation mais parviendra-t-il à alerter à temps la populace?

Les années 60-70 ayant été un véritable bouillonnement en matière de questions sociales et de réflexions sur l'avenir de l'humanité à l'intérieur de nations pourtant riches, le cinéma de S-F a su y trouver de quoi s'alimenter pour illustrer toutes sortes de dystopies futuristes pessimistes ou apocalyptiques dans des films d'anticipation de qualités diverses. Dans le cas de "SOYLENT GREEN", nul doute que celui-ci fait partie des grandes oeuvres du lot. Le sujet du film demeure encore aujourd'hui plus que jamais d'actualité et possède toujours autant d'impact, même pour les nouvelles générations de spectateurs qui découvrent ce long-métrage et en ressortent tout aussi hantées par ses images et ses révélations. Le vétéran Richard Fleischer a su livrer un mise en scène fluide et percutante, nantie d'une superbe photographie, de décors de circonstance et d'une musique adéquate, qui ménage pourtant ses effets jusqu'à la finale, véritable douche glacée pour le public malgré les indices parsemés dans l'intrigue qui l'annonçait. Sous certains angles, ce film de S-F possède des attributs propres aux films à catastrophes, très à la mode à l'époque, mais sans qu'on y décèle les éléments spectaculaires artificiels communs à ce sous-genre. Un chef-d'oeuvre impressionnant qui continuera à faire jaser (jusqu'à ce qu'arrive la fin du monde, c'est-à-dire quand il sera trop tard pour agir!). Charlton Heston se montre bien plus en forme que dans un autre film du même genre, "THE OMEGA MAN", et les autres comédiens ne se montrent pas avares de leur talent. Mathieu Lemée

STARCRASH aka LE CHOC DES ÉTOILES - Luigi Cozzi aka Lewis Coates avec Caroline Munro, Christopher Plummer, Nadia Cassini, Joe Spinelli, 1979, Italie

OH! le pied géant que je me suis pris avec quelques amis hier soir. On s'est projeté dans l'hilarité générale et le panard total : STARCRASH, le choc des étoiles (hum!)Ah, voila un film qu'il est bien à voir. Des acteurs pathétiquement géniaux (celui qui joue Akton, i.e.) au look post babas genre "plus y a de boucles dans mes cheveux roux, mieux c'est), aux répliques digne d'un Audiard "ouais, on a gagné contre le mal!" (texto!!!), aux stratégies dignes de Patton "on lance des obus genre Kinder surprise par les fenêtres du vaisseau ennemi et HOP: des soldats à nous en sortent" pas génial, ça???

Je vous conseille ce film: un vrai moment de bonheur pour petits et grands. Nikopol

Stella Star ( Caroline Munro ) et son acolyte Akton ( Marjoe Gortner ) sont poursuivis par la police de l'espace. Capturés, ils se voient offrir une remise de peine s'ils parviennent à retrouver le fils de l'empereur ( Christopher Plummer ), Simon ( David Hasselhorf ) avec l'aide du robot policier Elias et Thor. Le bon empire est menacé par le méchant Zarth Arn ( Joe Spinelli ) qui en veut lui aussi à la belle Stella, qui se promène partout en bikinis plastiques affriolants. Nos héros se promèneront de planète en planète jusqu'à la base spatiale du méchant dans un mélange de space opéra digne des années 30 au look des années 60.

Dès les premières images, on est estomaqué par les étoiles bleues, roses et jaunes, un univers aux couleurs saturées et aux costumes dignes des serials de Flash Gordon. Les références aux classiques de la science fiction nous sont balancées rapidement, du commandant Bradbury ( auteur de Chroniques Martiennes, entre autres ) au commandant Clarke ( 2001 odyssée de l'espace ), aux robots géants en animation image par image ( voir les effets de Jason et les Argonautes de Ray Harryhausen) tout y passe. Évidemment la référence, que dis-je, l'existence du film est due au film de George Lucas: Star Wars, et les références sont trop multiples pour les énumérer, citons spécialement le personnage d'Akton, au sabre laser. Les répliques du robot Elias sont tordantes, il n'en manque pas une, et la bonne humeur de Stella est contagieuse. On ne s'ennuie donc pas, sauf dans la dernière demi-heure qui étire les effets spéciaux un peu trop. Caroline Munro est superbe, je retiens toujours la scène ou elle dégèle, ses cheveux reprenant leurs courbes parfaitement coiffées à la dernière minute, miracle ! La musique de John Barry est efficace comme la plupart des décors, il y avait un certain budget dans ce film Italien. Christopher Plummer a l'air de s'endormir royalement et l'ensemble est d'un kitch absolu, Spinelli cabotinant avec une forme rare. Cozzi a donc réussi un film hilarant, plein de défauts mais aussi de bons moments et surtout un enthousiasme qui excuse bien des choses.

Un mot sur les autres extras du magnifique dvd de Neo Publishing: l'interview récente de Cozzi présente des extraits de son premier film, assez intriguant et présente un Cozzi légèrement nostalgique, voire triste, qui est passé de réalisateur à gérant de boutique spécialisée. Il place bien en contexte son cheminement, car c'est toute l'industrie italienne qui s'est effondrée dans les années 80. Les réalisateurs ont la plupart fait le saut vers la télévision, Dario Argento étant un rare exemple de cinéaste qui a poursuivi sa carrière au grand écran.

Le long making of de Star Crash est un transfert d'une vidéo d'époque fournie par Cozzi en personne et à la qualité incertaine, mais qui fait plaisir à voir. Cozzi explique les trucages du film et nous donne l'occasion de voir Caroline Munro en entrevue à l'époque. Cozzi précise qu'il a cherché à réussir un film de science fiction avec une fraction du budget des productions américaines que nous aurons du plaisir à regarder. Opération réussie, monsieur Cozzi ! Mario Giguère

STAR TREK : THE MOTION PICTURE aka Star Trek Le Film - Robert Wise avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, Persis Khambatta, George Takei, Nichelle Nichols, Walter Koenig, 1979, États Unis, 136m

Après quelques années d'inactivités, le U.S.S Entreprise se reforme dans une tentative ultime d'arrêter une menace spatiale terrifiante. Une entité d'une masse et d'une puissance inouïe s'approche de la Terre, détruisant tout sur son passage. Le capitaine Kirk reprend les commandes de son vaisseau mais le doute plane également sur ses habilités à mener à bons termes cette mission. Pendant que le doute plane, l'entité elle, avance toujours.

Suite au succès de la série télévisée, la Paramount décida d'explorer le filon Star Trek et de profiter de l'engouement Sci-fi fourni par Star Wars pour mettre sur pied un premier projet de film avec l'équipe du U.S.S Entreprise. Ce qui en découla, Star Trek - The Motion Picture, se qualifie encore aujourd'hui parmi les grandes déceptions blockbusterienne des cinquante dernières années. Un film qui reçoit un traitement publicitaire immense, qui crée des attentes grosses, bruyantes et excitantes comme le projet de George Lucas, pour finalement être complètement incomparable. Les fans ont immédiatement pointé du doigt la facture sérieuse et grandiloquente du film tandis que les non initiés se sont surtout retrouvés à s'assoupir. Derrière la caméra, Robert Wise, un réalisateur dont le talent en science-fiction n'était plus à prouver et un des grands monteurs hollywoodiens. Wise a tenté, comme dans pratiquement chacun de ses projets, de donner une facture différente, plus calme, sereine et ici, très contemplative.

Le grand problème que je vois avec ce premier film est qu'il porte le nom Star Trek. Grosse caractéristique qui déçoit car Wise ne donne pas à son film le ton nécessaire à remplir les promesses de son entreprise. Donnant plus d'importance à la facture visuelle de son film plutôt qu'à essayer de garder son spectateur éveillé, on se retrouve avec un film magnifique mais qui semble vide. L'impression de vouloir en faire trop surgit plus souvent qu'autrement tout en prenant conscience que le potentiel n'est que très vaguement exploité. Par exemple, la question reposant sur les compétences de Kirk pour la mission sont très mal rendus, la présence de Spock, le personnage phare, est épouvantablement limitée. Les personnalités des personnages n'offrent rien de particulièrement attrayantes ni de très intéressantes. D'ailleurs, qu'est que Star Trek sans la complicité des personnages et le mélange des personnalités? D'un point de vue plutôt simpliste, certains diront que le film de Wise est un hommage pas très intéressant au 2001 a Space Odyssey, sans le côté assumé de Kubrick. Commentaire plutôt rabaissant du film de Wise qui a fait plus que simplement remâcher.

Reste que, on n'est pas en présence d'un mauvais film. Si le film peut paraître long et pas nécessairement captivant, il exploite un sujet plus intelligent que la plupart des space opera qui malgré sa continuité laborieuse, pourra intéresser les plus cérébraux d'entre-nous. Si le côté très fade et gris du film peut pour certains choquer, je ne peux que baisser ma tête devant l'audace du traitement, certes pas le plus convaincant, mais néanmoins intéressant de Wise qui trouve toujours le moyen de faire qu'un film reste dans nos mémoires, en bien comme en mal. Wise fait de son mieux, on le voit, on le sent mais semble limité par les gros traits du scénario, utilisant alors les effets spéciaux comme tremplin. On ne peut finalement qu'applaudir le dernier vingt minutes du film, bien soutenu et captivant, menant vers une fin tout à fait magnifique.

Raté, malheureusement mais contenant quelques belles qualités, Star Trek - The Motion Picture a rapidement été oublié pour faire place à une nouvelle mouture beaucoup plus efficace et captivante. Si le film de Robert Wise est encore aujourd'hui considéré comme un échec, il n'est certainement pas inintéressant ni à fuir. Abba

The SUPER INFRAMAN aka INFRAMAN aka THE INFRA SUPERMAN aka CHINESE SUPERMAN - Shan Hua, 1975, Hong Kong

De viles créatures extraterrestres enfouies dans les profondeurs terriennes depuis des millions d'années ressurgissent avec la ferme intention d'éradiquer purement et simplement la race humaine de la surface de la planète. Heureusement, leur apparition coïncide avec le moment où un génial professeur vient d'inventer une super armure pouvant transformer un homme en super héros quasiment invincible. C'est Danny Lee (THE KILLER) qui endosse ladite armure pour 85 minutes de bastons homériques remplies de créatures caoutchouteuses sautant dans tous les coins de l'écran !

Quel émerveillement! SUPER INFRAMAN, c'est bien évidemment le toku revu à la sauce Shaw Brother: plus de kung-fu, plus de monstres, plus de folie! Et si Super Inframan lui-même est en tout point admirable (humanoïde rougeâtre à tête d'insecte propulsant ses poings explosifs ainsi que divers lasers colorés), si la reine des démons est saisissante dans sa tenue digne d'une drag queen en plein carnaval de Rio, si les sbires de la reine sont admirables dans leurs costumes de squelette surmonté de casques de moto, la palme revient définitivement aux monstres de latex gesticulants comme si on leur avait glissé un glaçon dans le col. On retiendra donc le morpion géant aux couleurs chatoyantes et aux trois yeux globuleux, le poireau verdâtre tentaculaire, le tas de merde muni d'une perceuse, un daimajin de taille humaine et portant la moustache, une ghoule chevelue au look de batteur de Death Metal, un mini dragon dont la tête ne cesse de repousser quand on lui la coupe et deux robots montés sur ressort réalisant de nombreux sauts périlleux... bref, ça délire grave et le tout est fait de manière totalement ahurissante: personne ne semble en effet prendre quoi que ce soit de cette aventure avec un quelconque second degré. Côté effets spéciaux, on remonte le temps et on constate avec émerveillement que les techniques " primitives " de Georges Méliès fonctionnent à merveille dans un film en technicolor et cinémascope! Alors certes, le film se répète quelque peu ce qui provoque ici et là quelques longueurs, mais le charme qui s'en dégage provoque inévitablement un sentiment d'euphorie enfantine chez le spectateur amateur de psychotronisme décalé. Kerozene

SUPERMAN: THE MOVIE aka Superman: Le film - Richard Donner avec Christopher Reeve, Gene Hackman, Margot Kidder, Ned Beatty, Valerie Perrine, Jackie Cooper, Glenn Ford, Phyllis Thaxter, Jeff East, Marc McClure, Marlon Brando, Susannah York, Trevor Howard, Maria Schell, Harry Andrews, 1978, Grande-Bretagne/Etats-Unis, 151m pour la version restaurée (143m pour la version officielle).

Dans une autre galaxie sur la planète Krypton, un scientifique nommé Jor-El prévoit la destruction imminente de la planète mais le conseil dirigeant Krypton refuse de le croire et interdit toute évacuation. Malgré cela, Jor-El envoie son jeune enfant Kal-El sur la planète Terre à bord d'un vaisseau spatial avant que Krypton ne soit détruite. Arrivé sur Terre, Kal-El est adopté par un couple de fermiers de Smallville, les Kent. Devenu Clark Kent, il grandit et se rend compte qu'il possède d'étranges pouvoirs. Après la mort de son père terrestre, Clark se sent mystérieusement appelé par un cristal vert luminescent qui le conduit au Pôle Nord pour bâtir une cité. Là, Clark entre en contact avec son vrai père qui lui communique sa véritable origine, la source de ses pouvoirs et la raison de sa présence sur Terre. Maintenant adulte, Clark Kent est engagé comme reporter au Daily Planet, grand quotidien de la ville de Metropolis. Lorsque sa collègue Lois Lane est en danger de mort, Clark change de costume et intervient pour lui sauver la vie grâce à ses pouvoirs. Il devient alors Superman et bien que Lois Lane ne connaisse pas sa véritable identité, elle tombe amoureuse du super-héros. Les exploits de Superman font évidemment la une des nouvelles à Metropolis et un génie machiavélique, Lex Luthor, entend bien relever le défi de l'éliminer afin de s'assurer que son plan de faire disparaître toute la côte Ouest de la Californie pour réaliser une grosse affaire immobilière se déroule sans anicroches. Superman aura donc un péril de taille à relever pour contrer Lex Luthor.

Avec tout l'éventail technique et les effets spéciaux poussés mis de l'avant grâce à "STAR WARS", des producteurs britanniques ont décidé de mettre en chantier une adaptation digne de ce nom des aventures du plus connu des super-héros de BD: Superman. Avec d'énormes moyens et une imposante équipe technique, la transposition au grand écran (la première depuis les adaptations pour la télévision du début des années 50) s'avère finalement assez réussi. Les trucages sont assez bien conçus et diversifiés et l'intrigue expose bien les origines du personnage principal avec un premier tiers au ton assez solennel. Le réalisateur Richard Donner a su donner un certain souffle quasi-épique au film et rester assez fidèle à l'esprit du comic book avec la collaboration des scénaristes. Toutefois, afin de désamorcer quelque peu l'aspect pompier de l'ensemble étant donné la nature du héros (et la musique tonitruante de John Williams), Donner a su injecter des moments d'humour dans la caractérisation de quelques personnages secondaires pour empêcher que le film ne devienne à la longue trop lourd. Il en résulte donc un film assez adroitement foutu, bien qu'il ne soit pas génial et qu'il n'échappe pas à quelques petites chutes de rythme voire à quelques moments de grande platitude. Heureusement que les portions comiques soient efficaces, que les séquences spectaculaires répondent aux attentes générales du public et que le résultat final ait de la classe, sinon le métrage ne serait probablement qu'un four de plus. Bien que le générique comporte des acteurs de renom dans de petits rôles marquants, ce sont surtout les vrais comédiens principaux qui livrent la marchandise; Christopher Reeve se veut une vraie révélation dans le rôle de Superman, Gene Hackman se montre habilement sarcastique et charmant dans le rôle du méchant Lex Luthor et Margot Kidder est pétillante et naïve à souhait dans sa composition de Lois Lane. Mathieu Lemée

TERROR OF MECHAGODZILLA aka La TERREUR DE MECHAGODZILLA aka Mekagojira no gyakushu aka Monsters from the Unknown Planet aka Revenge of Mechagodzilla aka Les MONSTRES du CONTINENT PERDU - Ishirô Honda avec Katsuhiko Sasaki, Tomoko Ai, Akihiko Hirata, 1975, Japon, 83m

Un sous-marin qui explore les fonds de l'océan explose. Les dernières communications enregistrées laissent entendre qu'il y avait un dinosaure au fond de l'eau. Titanosaurus, de son nom, est contrôlé par le docteur Mafune, aidé de sa fille Katsura. Officiellement Mafune est mort, mais les agents d'interpol se doutent de quelque chose. Ils ont raison, Mafune et sa fille travaillent à contrôler le monstre sous les ordres d'extraterrestres de la troisième planète (ou d'un trou noir dans d'autres versions) qui ont reconstruit le robot géant Mechagodzilla. Le plan: attirer Godzilla avec Titanausorus, éliminer le king avec l'aide de Mechagodzilla et remodeler la planète selon leurs besoins après l'avoir détruite !

Débutant avec un montage de la fantastique bataille originale de Godzilla contre son double robotisé, TERROR OF MECHAGODZILLA s'enlise par la suite dans cette histoire de Katsura, qui est devenue un cyborg il y a quelques années. Ce qui ne l'empêche pas de connaître l'amour, mais comme vous voyez, on s'y perd un peu. C'est donc en fin de film que l'on aura droit à une furieuse bataille à trois, mais ou Titanausorus ne fait pas grand chose, que faire disparaître les débris en jouant de l"éventail avec sa queue. N'empêche qu'il y a du pugilat de Kaiju et des explosions à souhait et que l'on y trouve finalement son compte. Sur une triste note, ce film signait un retrait des grands écrans, Godzilla ne revenant qu'en 1984 et plus méchant que jamais. Car ici il est encore le défenseur de la terre ! Titanosaurus ne frappera pas l'imaginaire nippon, n'ayant droit à des figurines qu'au début des années 2000, pourtant il est pas si mal et original. Toujours plaisant à revoir pour les amateurs de furieux combats de monstres géants ! Mario Giguère

The THING WITH TWO HEADS - Lee Frost, avec Ray Milland, Rosey Grier, Don Marshall et Roger Perry, 1972, États Unis, 93m

Un vieux scientifique (Ray Milland) aigri, grincheux, râleur et raciste, expert en greffes en tout genre expérimente des greffes d'un nouveau genre au fond de sa cave. Celle-ci cache en effet un gorille à deux têtes, la tête greffée ayant pour but de remplacer la tête d'origine. Pourquoi donc s'adonner à d'aussi farfelues expériences, serait-on tenté de se demander. Et bien tout simplement parce que notre vieux grincheux est atteint d'un cancer et qu'il ne lui reste que très peu de temps à vivre. Mais, afin de conserver son splendide cerveau et d'ainsi continuer à en faire bénéficier l'humanité, il prévoie de transplanter sa tête sur le corps d'un donneur. Mais le temps presse, le docteur se meurt, et les donneurs ne courent pas les rues. C'est donc un volontaire, un noir qui, au moment de passer sur la chaise électrique, se porte volontaire pour cette expérience scientifique dont il ne sait qu'une seule chose: qu'il n'en sortira pas vivant...  A son réveil, le vieux docteur xénophobe n'en croit pas ses yeux. Inutile de dire que le donneur non plus.

Sympathique petite série B complètement loufoque qui vaut principalement pour les prestations de Ray Milland et de Roosevelt Grier, le donneur ancien joueur de football américain. Inutile de dire que le tournage n'a pas dû être une partie de plaisir, les deux acteurs devant se maintenir collé l'un à l'autre lors des gros plans, ou alors courant avec une fausse tête collée sur l'épaule pour les plans larges.

Le film nous offre quelques scènes d'anthologie dont la fameuse scène de poursuite à moto, moto sur laquelle se trouve notre homme bicéphale ainsi qu'un docteur noir et poursuivi par une douzaine de voitures de police sur un terrain de motocross.

Le film est sorti une année après le similaire INCREDIBLE TWO HEADED TRANSPLANT, cependant THE THING WITH TWO HEADS bénéficie de cette aspect social qui n'est certes qu'un prétexte mais qui le rend particulièrement attachant. Kerozene

Un vieux schnock raciste est diagnostiqué mourrant; vu qu'il est lui-même médecin, il décide donc d'expérimenter pour sauver sa vie et transplante des têtes par-ci, par-là. Bon, OK. Il possède justement un gorille à deux têtes dans sa cave. Alors qu'il en est à ses derniers jours, il finit par obtenir la permission d'avoir comme sujet le corps d'un criminel qui fait face à la chaise électrique (et qui se proclame innocent, évidemment). Ce dernier préfère affronter la Science plutôt que de frire sous hauts voltages. Le problème, c'est qu'il est Noir! Notre bonhomme blanc se fait transférer la caboche (sans qu'il sache les origines ethniques de son nouveau corps) sur ce gros mec style joueur de football. Gros conflit d'idéologie à venir, il va sans dire...

Donc... vous avez tout ici pour plaire aux plus difficiles d'entre vous. Des chansons sur la trame sonore carrément absurdes, des effets spéciaux en caoutchouc de base qualité, une longue et invraisemblable scène de poursuite, une mise en scène qui fait penser aux pires épisodes de la série BATMAN des années 60 et, bien entendu, la vue de ce monstre bien incongru, un homme à deux têtes, ce qui le rend ici bi-racial! Quand le gorille à deux têtes s'échappe, il court pendant de longues minutes en pleine rue, sans qu'il n'y ait aucun piéton nulle part, jusqu'à ce qu'il pénètre dans un marché pour déguster quelques bonnes bananes (chaque bouche mâche avec joie)! Cet unique primate est la création d'un jeune Rick Baker (qui a probablement le double masque sur la tête à l'écran).

Le clou du spectacle est cette séquence de poursuite (déjà citée dans la critique de Kerozene sur le même sujet) alors que la police est aux trousses de notre créature bicéphale, qui s'empare d'une motocyclette, sème la pagaille pendant une relais cross-country de motos (il(s) gagne(nt) même la course!) et réussit à s'échapper d'environ 25 automobiles de patrouille qui lui (leur?) courent après, en pleine campagne. L'une après l'autre, toutes ces voitures prennent le champ, explosent, tombent dans des ravins qui apparaissent comme par magie et nous démontre à quel point ces policiers sont une bande de lourdauds incapables! Une séquence digne des meilleures anthologies, garanti. Et si j'ai bien compris, cette action se déroule le lendemain de l'opération! Il faut conclure que se faire greffer une deuxième tête améliore également les effets de récupération. Peu à peu, la tête du blanc prend charge du corps du noir, au point que le raciste fout un coup de poing sur la gueule de l'autre et l'assomme! Il faut vraiment le voir pour le croire.

Rosey Grier est un ancien joueur des N.Y. Giants qui a joué dans quelques films. Le voir courir à bout de souffle dans la plaine est pissant d'hilarité, avec la fausse tête en plastique qui branle à côté de la sienne véritable. Il a probablement été choisi parce qu'il est corpulent et que les producteurs croyaient que cela paraîtrait moins quand on lui collerait un frêle acteur de 65 ans derrière le dos. Ray Milland a bénéficié d'une carrière bien remplie au cinéma, gagnant même un Oscar en tant que Meilleur Acteur pour le film THE LOST WEEKEND de 1945, chef-d'œuvre sur l'alcoolisme avec une scène sortant d'un film d'horreur où notre héros, en pleine crise de délire intoxiqué, voit une chauve-souris sortir du mur! Qu'est-ce qu'un tel comédien pensait en signant le contrat pour ce film-ci, je vous le demande. $$$$

!La question qui se pose est la suivante: est-ce que tout cela se voulait une parodie sur les relations raciales aux États-Unis, déguisée de maladroite façon? Ou encore une satire sur les films de monstres? Qui sait? Le réalisateur Lee Frost a tâté de la série B pendant toute sa carrière, alors pourquoi se serait-il donné une mission plus subtile ici? Le film aurait facilement pu s'intituler THE THING WITH TWO HEADS AND FOUR KNEES, alors que pendant la désormais poursuite, on peut clairement voir les jambes de Milland derrière Grier sur la motocyclette! Une transplantation de genoux, tiens voilà une idée... Blundering Man

THX-1138 - George Lucas avec Robert Duvall, Donald Pleasence et Maggie McOmie, 1970, États Unis 

Avant de devenir célèbre grâce à sa saga STAR WARS, George Lucas avait débuté sa carrière de cinéaste avec un film à budget modeste dans lequel un homme tente de s'échapper d'un système robotique répressif. THX-1138 est une vision aliénante d'une société de l'avenir où l'homme n'a plus de liberté. Il n'est qu'un travailleur qui perd son humanité.

Évidemment, cette oeuvre peut rappeler le roman 1984 de George Orwell, mais aussi le film 2001 de Kubrick par son ambiance cérébrale et son utilisation d'une photographie dominée par la couleur blanche.

Le traitement d'ensemble devient expérimental au point que certains spectateurs risquent de s'ennuyer. Le Director's Cut sorti en DVD au mois de septembre 2004 permet à des scènes d'être visuellement plus "technologique" (Lucas toujours toqué bien entendu sur le numérique...) , ce qui détone parfois avec la conception visuelle épurée imaginée au départ. Mais le propos n'est pas dénaturé pour autant, et la forme, qui est en parfaite symbiose avec le contenu pour exprimer l'aliénation et la déshumanisation, s'avère toujours aussi fascinante.

À voir pour sa vision presque abstraite du futur et pour s'éloigner de l'opulence visuelle des nouveaux STAR WARS même si en fin de compte des aspects de la mise en scène et du montage ne différent pas de THX-1138. Nazgul

WAR IN SPACE aka La BATAILLE DES ETOILES aka Anno zero - guerra nello spazio aka Battle of the Stars - Alfonso Brescia, Italie, 1977

Bon, par où commencer... Nous sommes dans l'espace et des gentils humains rôdent autour d'un météorite dont l'importance stratégique est grande vu qu'il possède un satellite. Mais quelque chose d'étrange pousse un officier du vaisseau le Magelan à le visiter malgré les contre ordres de ses supérieurs. En effet, une force magnétique d'une grande puissance émane du météorite. Une fois posé sur celui-ci, lui et son équipe se font attaquer par des créatures humanoïdes toutes enrubannées, et meurent. C'est horrible ! "Nous ne sommes donc pas seuls dans l'espace !" s'écrient alors quelques scientifiques suspicieux...  Mais l'heure n'est pas à la plaisanterie, ils appellent donc l'homme de la situation, John Richardson, qui se la coule douce en faisant une partie de pêche avec sa belle. En deux secondes John arrive dans la base dans son uniforme moule burne et bonnet de bain et ne peut que constater: "Nous ne sommes donc pas seul dans l'espace !". Des vaisseaux extraterrestres se mettront alors a attaquer la Terre, pilotés par les représentants d'une race en voie d'extinction. Humanoïdes, ils le sont toujours, humains, ils ne le sont plus: les radiations et la pollution les ont transformés en amas de chaire purulente et suintante de pus dégueulasse. Dirigé par un ordinateur immortel (!), leur esprit a également la capacité de prendre possession des corps humains. Heureusement, un homme et son fils robot de la planète je ne sais plus quoi, débarquent pour donner un coup de main.

LA BATAILLE DES ETOILES tombe allègrement dans le n'importe quoi. Outre des décors tout moisis, des costumes disco 70's, des effets spéciaux approximatifs et des dialogues à pleurer, on nous achève via une mise en scène et une photographie des plus catastrophiques. Dommage, le pitch de départ n'était pas déplaisant. Kerozene

WARLORD OF ATLANTIS aka Les SEPT CITÉS D'ATLANTIS - Kevin Connor avec Doug McCLure, Lea Brodie, 1978, Royaume Uni/États Unis

1895, à la recherche d'Atlantis, le professeur Aitken, son fils Charles et l'inventeur de la "cloche" Greg Collinson (Doug McClure) explorent dans les eaux du triangle des Bermudes. Attaqués par une bête préhistorique, ils réussissent à ramener une statue en or pur qui prouvent les théories du professeur. Mais cet or fait sortir le méchant dans l'équipage et pendant que Charles et Greg sont largués au fond des mers, les marins trahissent le professeur... pour être attaqués par une pieuvre géante ! Les aventuriers tout comme les marins se réveillent sur les rives d'une des cités d'Atlantis. Pendant que Charles est reçu comme un être supérieur, on lui montre le vingtième siècle tel que l'imaginent les extraterrestres ( car les atlantes viennent d'une autre planète) avec les guerres mondiales que nous connaîtrons, ses compères sont emprisonnés... mais Charles a eu le temps de faire de l'oeil à Delphine... pas de trouble !

Il est un peu tard en 1978 pour faire un film d'aventures à budget réduit. Car les monstres suscitent la rigolage plus qu'autrechose. Kevin Connor ne bénéficie plus des textes d'Edgar Rice Burroughs et son imaginaire, il a participé au scénario, est pâle par opposition à ses films précédents. Côté acteurs, on s'ennuie de Peter Cushing et Lea Brodie, toute mignonne qu'elle est, ne peut remplacer Caroline Munro. Les intrigues sont trop simples, on s'évade en le temps de le dire et le suspense est rare, voire inexistant. Kevin Connor se reconvertira en réalisateur télé prolifique, mais aura auparavant le temps de réaliser ARABIAN ADVENTURES dans le même sillon. Mario Giguère

WAR OF THE ROBOTS aka La Guerre des Robots aka Stratostars - Alfonso Brescia, Italie, 1978, 103m 

Une civilisation de blondinets sur le point de l'extinction kidnappe deux généticiens Terriens dans le but de sauver la race. Un commando se voit confier la mission de retrouver les deux disparus.

Brescia a touché à la sci-fi glandouillarde avec un certain succès. C'est toujours assez limite, car derrière un film divertissant se cache parfois des moments absolument gênants. WAR OF THE ROBOTS ne déroge pas et s'avère un film indubitablement mauvais et mal foutu, mais qui se vautre tellement dans le plagia éhonté qu'il s'avère aussi décourageant que captivant. D'abord, les méchants aliens font mal aux yeux avec leur perruque blonde et leur habit en aluminium, on dirait qu'on les a accoutrés de ce qu'il y avait en trop dans le studio. Les scènes d'action sont généralement beaucoup trop longues et chorégraphiées de façon assez aléatoire, ce qui donne quelques bijoux de free style avec le laser. Quand on arrive aux scènes de tirs, on se limite à des têtes blondes qui tombent lentement au sol comme des crétins avec précédemment un héros tirant dans n'importe quelle direction. Juste ça en offre assez pour qu'on y trouve son plaisir, dommage que la dernière partie soit plombée par 15 minutes de combats spatiaux incompréhensibles et pas regardable. Abba

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