Arrivée remarquée avec Last house on the Left, création d'un icone de l'horreur: Freddy, Wes Craven essaie par la suite de montrer qu'il peut faire autre chose, parfois en ironisant sur le genre, comme dans la série Scream. Par ordre chronologique.

Mise à jour le 8 novembre 2014

  La DERNIÈRE MAISON SUR LA GAUCHE aka THE LAST HOUSE ON THE LEFT - Wes Craven, 1972, États Unis

4 loubards, 3 mecs (dont 1 jeune complètement paumé) et une nana, enlèvent 2 jeunes filles, pour les violer, les torturer (sauvagement), et les achever. Après ce carnage, ils tombent en panne et se retrouvent par hasard dans la maison des parents de l'une des jeunes filles tuées.

Les parents de la pauvre fille (on les comprend) vont se venger d'une manière sans doute plus atroce encore que les jeunes meurtriers...

Film très malsain, car il nous offre des scènes quasi insoutenables (notamment la séquence de la castration buccale faite par la mère) et probablement le meilleur film de Wes CRAVEN, à mon avis.

Avec sa morale: " Faut-il se venger des assassins des êtres aimés???".

Moi j'ai ma petite réponse à ce sujet mais je la garde pour moi.

Conclusion:

LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE est un chef d'oeuvre dans tous les domaines.

Ahhh!! j’allais oublier, dans le film il y a une fameuse scène ou le père utilise une tronçonneuse pour tuer un des voyous. Comme quoi!!! la tronçonneuse est utilisée dans un film d'horreur avant le célèbre MASSACRE A LA TRONCONNEUSE de Tobe HOOPER, autre film culte pour moi. Badboy 6893

HILLS HAVE EYES - Wes Craven, 1977, États Unis

Une famille visitant un désert américain n'arrive pas à s'entendre sur la route à suivre. Voulant sauver la vie d'un lapin sauvage au milieu de la route, la voiture (et la roulotte) aboutie dans un petit buisson. L'auto ne voulant plus démarrer, il faut aller chercher de l'aide. Mais ce qu'ils ne savent pas c'est qu'une autre famille, celle-ci cannibale, habite pas très loin et qu'elle a plus que faim.

Film brutal dans la lignée de I SPIT ON YOUR GRAVE, LAST HOUSE ON THE LEFT (du même réalisateur) et de TEXAS CHAINSAW MASSACRE, HILLS HAVE EYES n'est pas un film d'horreur mais un film de terreur. L'atmosphère y est lourde, la mise en scène presque improvisée, le scénario est bien ficelé, la trame sonore pourrait rendre jaloux certains artistes du Festival de Musique Actuelle de Victoriaville, la violence est cru, rien ne facilite l'écoute. Pas même le faux happy-end (qui laisse un goût amer).

Oui, je l'avoue, ce film m'a rendu inconfortable. Pourtant j'en ai vu d'autres...

Bref, un très bon film, un très bon divertissement, et un très bon "objet" pour se souvenir d'une époque où les films montraient la brutalité de face et osait secouer les spectateurs (et être quand même distribuer dans les cinémas!). Mathieu PRUDENT

Grâce au DVD d'Anchor Bay, j'ai pu revoir ce film hier. 

5 ans après THE LAST HOUSE ON THE LEFT, Wes Craven reprend les grandes lignes scénaristiques du premier film (avec quelques variantes) et réalise ce thriller dans le désert américain.

Le scénario est simple : une famille tombe en panne en plein désert. Elle doit affronter une famille de dégénérés cannibales qui vit là.

Sur certains aspects, THE HILLS HAVE EYES est meilleur que THE LAST HOUSE ON THE LEFT. Pour d'autres, LAST HOUSE est difficile à battre. Le casting original de LAST HOUSE, par exemple, réunissait tant de "gueules" incroyables que le résultat était forcément singulier. Ici, on a bien entendu droit au faciès surprenant de Michael Berryman (" Un effet spécial à lui tout seul " écrivaient les journalistes de MAD MOVIES à son sujet, au courant des années 90), mais les autres membres de la famille ont des bouilles plus quelconques, malgré le maquillage.

N'empêche : certains passages de HILLS HAVE EYES sont complètement déments, et la finale est d'une violence et d'une agressivité étonnante. L'impression qu'elle laisse est celle d'un coup de poing en pleine figure.

L'une des forces de Craven est d'avoir su planter sa caméra dans ce décor rocailleux, hostile. L'interprétation est également très bonne, particulièrement pour les acteurs plus âgés dont l'expérience notable (ne serait-ce qu'en matière d'années de vie !) se voit ici.

Quand j'étais adolescent, j'aimais beaucoup les films de Craven (ce qui m'a valu les sarcasmes - amicaux - d'Orloff Manera, car à l'époque, on pouvait encore supposer que Craven avait quelque chose à dire : c'était avant SCREAM et UN VAMPIRE À BROOKLYN).

Ce cinéaste allait d'ailleurs réaliser plusieurs autres films étonnants, dont DEADLY BLESSING (dont on parle peu).

Quoi qu'il en soit, THE HILLS HAVE EYES ne saurait vous endormir, c'est un film qui n'a pas perdu de sa virulence, en 2004, et, à ce titre, on peut saluer son édition DVD qui nous permet enfin d'apprécier les scènes de nuit sans se demander ce qui se passe à l'écran (les éditions vidéo précédentes étaient trop sombres). Howard Vernon

SUMMER OF FEAR aka Stranger in our House aka L'Été de la Peur - Wes Craven avec Linda Blair, Lee Purcell, Jeremy Slate, Jeff McCracken, 1978, États Unis, 99m

Rachel Bryant et la famille accueillent la cousine Julia dont les parents sont décédés dans un accident de voiture. La jeune femme timide semble fort perturbée et Rachel essaie de la mettre à l'aise, l'invitant à partager sa chambre. Rapidement, Julia s'entend bien avec son père, mais déteste le cheval de Rachel qui semble vouloir s'en prendre à elle. Le cheval sera euthanasié après avoir perdu la tête, façon de parler. On rencontre aussi un voisin, le professeur Jarvis, que Rachel va finir par consulter, après qu'elle ait eu une subite maladie de peau la veille d'une soirée dansante, soirée ou Julia en profite pour séduire le copain de mademoiselle. Jarvis lui confirme que la sorcellerie existe encore de nos jours. Ca ne prend pas de temps pour que Rachel s'énerve et accuse Julia, mauvaise idée. Jarvis fait une crise cardiaque, mais s'en tire, de peine et de misère. Les parents de Rachel refusent de croire les accusations ridicules de leur fille. Il y a pourtant une méthode pour prouver que la méchante est une sorcière sans balai, mais ce ne sera pas facile...

Wes Craven avoue durant les premières minutes de la piste de commentaire que c'est la première fois qu'il tournait en 35mm. Je ne sais si ceci explique cela, mais le téléfilm qui adapte un roman jeunesse populaire, ressemble à un banal téléfilm sans éclat. Il a pourtant eu du succès è la télévision, ce film. Le regarder aujourd'hui ne fait que nous ramener devant la face le fossé qui sépare ce qui fonctionnait è l'époque et les horreurs des années 2000. On passera sous silence la garde-robe de miss Blair ou sa coupe de cheveux qui devait être tendance dans le temps, Lee Purcelle de son côté est encore fort séduisante en vilaine sans scrupule. Il y aura un bon punch, un seul, à la fin et en y repensant il est loin d'être logique. J'avait vu le film il y a des années et je voulais lui donner une seconde chance, peine perdue. Ca ressemble à un mauvais mélodrame de jeune ado gâtée, d'enfantillages enrobé d'un semblant de paranormal. Craven ne démontre aucun flair particulier dans sa mise en scène. Blair sortait du tournage de L'Exorciste 2: L'Hérétique et sa carrière se dirigeait vers des séries B de plus en plus oubliables. Triste visionnement. Mario Giguère

DEADLY BLESSING  aka La FERME DE LA TERREUR - Wes Craven, 1981, États Unis 

Les Hittites sont des gens un peu bizarres. Fermiers barbus vêtus de noir suivant une religiosité extrêmement stricte, ils ressemblent beaucoup aux Amishs et refusent toutes implications avec le modernisme et ne tolèrent que très mal la présence de personnes étrangères à leur communauté. La pauvre Martha en sait quelque chose. Cette jeune veuve d'un Hittite "capitalisé" doit en effet subir la pression et les injures infligées par son ex-belle famille suite au décès de John, son pauvre mari. Pire encore, elle est accusée par leur meneur Isaiah d'être une infâme succube, être malfaisant détournant par la force du péché les pèlerins égarés, et par conséquent d'être responsable de la mort de John. Deux de ses copines citadines viennent alors la soutenir dans cette terrible épreuve et l'aider à faire face à un Isaiah désireux de récupérer les terres de Martha.

Ce film de Wes Craven a beau être l'un de ses films les moins populaires, il s'agit pourtant de l'un de ses meilleurs métrages. Et lorsque l'épouvante religieuse agricole est bercée par les performances d'un Michael Berryman en simplet frustré et d'un Ernest Borgnine en leader extrémiste, le résultat ne peut être foncièrement mauvais. Craven sème au cours de son récit un peu bavard quelques scènes chocs bien senties, principalement des séquences de rêve dont la plus mémorable reste celle où une toute jeune Sharon Stone - ici dans son premier vrai rôle - avale une araignée toute velue! Un en-cas avant une révélation choc qui en aura inspiré quelques autres films par la suite (je tais les noms de peur de spoiler sévèrement) et un final grand-guignolesque que certains n'hésiteront pas à qualifier d'absurde, mais qui s'avère tellement énorme qu'il impose un certain respect. Kerozene


Le COMIC BOOK original

SWAMP THING aka La Créature des Marais - Wes Craven avec Dick Durock, Adrienne Barbeau, Louis Jourdan, Ray Wise, David Hess, Nicholas Worth, Don Knight, Ben Bates, Al Ruban, Nannette Brown, 1982, États Unis, 93m

Au coeur des marais de la Floride, un scientifique, le docteur Alec Holland, travaille avec sa soeur à créer une nouvelle sorte de plante pouvant survivre aux pires conditions climatiques, ce qui pourrait résoudre le problème de la faim dans le monde. Une agente gouvernementale, Alice Cable, se rend sur place pour vérifier l'état des recherches du docteur Holland. Alors que celui-ci et sa soeur semble enfin avoir mis au point la formule permettant la création de cette nouvelle plante, un autre scientifique, le docteur Arcane, se présente sur les lieux avec ses hommes de main pour s'en emparer. Il fait brûler le laboratoire, emporte tous les documents de Holland, dont il lui a auparavant fait absorber le sérum résultant de la formule en question et fait tuer sa soeur. Alice Cable parvient cependant à s'enfuire avec un des cahiers scientifiques de Holland, ce qui fait que Arcane ne peut reproduire sa formule du sérum. Il envoie alors ses hommes de main dans les bayous pour retrouver Alice, mais une mystérieuse créature intervient à chaque fois pour la sauver. Alice découvre alors que la créature n'est nul autre que le docteur Holland, dont l'absorbtion du sérum a fait de lui une sorte de mutant mi-homme mi-plante doté d'une grande force. Ayant appris son existence, Arcane n'a alors de cesse de le capturer.

Cette adaptation d'une bande dessinée éditée chez DC Comics, rappelle par endroits "THE INCREDIBLE HULK". L'on y retrouve le même concept du scientifique devenu un monstre (tout de même sympathique) à la suite de ses expériences et considérant sa vie et son nouvel état physique comme une fatalité dont il ne peut plus se débarrasser. On a même inséré des éléments de romance entre le monstre et un protagoniste féminin (joué par la plantureuse Adrienne Barbeau) tout droit sortis du célèbre conte "LA BELLE ET LA BÊTE". Le film ne s'avère donc pas des plus neufs mais il a l'avantage d'avoir été tourné véritablement dans les bayous qui est loin d'être l'endroit le plus facile au monde pour filmer. Malgré un budget modeste, le réalisateur Wes Craven, a su donner un certain souffle à une intrigue classique en lui donnant du rythme et de l'action avec un plus une scène de nudité (Adrienne Barbeau se baignant dans les marais). Le costume de la créature est plus ou moins convaincant mais les trucages sont corrects et judicieusement utilisés. Le duel final ne manque pas d'énergie et au bout du compte, le résultat d'ensemble fait que le film est assez agréable à regarder. Il est évident que les fans de la créature auraient souhaité un côté plus sombre et plus poétique au film qui seraient restés plus fidèles à la BD d'origine. Néanmoins, des acteurs habitués au genre fantastique (Dick Durock avait déjà joué un monstre opposé à Hulk dans la fameuse série télé) livrent la marchandise. Mathieu Lemée

INVITATION TO HELL aka Invitation en Enfer - Wes Craven avec Robert Urich, Joanna Cassidy, Susan Lucci, Kevin McCarthy, 1984, États Unis, 96m, TV

Une famille déménage parce que Papa s'est trouvé un emploi dans une grosse compagnie. Il développe une combinaison spatiale capable d'endurer la chaleur de Venus et de détecter les formes de vie non terrestres. Maman ne rêve qu'au luxe que le nouveau salaire va rapporter. Les enfants, on leur demande pas leur avis. Rapidement, ils font la connaissance de la directrice d'un club select, Jesssica Jones, qui les pressent de devenir membre du "Steaing Springs Country Club". Papa se méfie mais maman et les deux enfants acceptent l'invitation. Surprise, madame fait repeindre la maison en couleurs foncées, sapristi, et elle s'habille en noir pour l'inviter à faire des choses lubriques!! Ah non, ca ne va pas du tout ! Y a même sa petite fille qui se met à parler comme une Linda Blair possédée dans l'Exorciste ! Ca va faire !! Papa enfile son costume de cosmonaute et se présente au club pour le party d'Halloween et son casque lui apprend que c'est remplit de non-humains !!

Ce qu'il y a de plus incroyable, c'est qu'entre ce téléfilm et un autre intitulé Chiller, Craven allait faire le classique Nightmare on Elm Street. C'est à se demander s'il n'avait pas tout le temps la tête ailleurs tellement il n'y a rien à se mettre sous la dent dans ces téléfilms. La mise en scène n'a absolument rien qui ne soit pas conventionnel, y a quand même Dean Cundey à la photographie, un collaborateur fréquent de John Carpenter qui avait travaillé sur Halloween. Joanna Cassidy était la réplicante au serpent de Blade Runner et ici elle a tout simplement l'air d'une bitch fort banale. Y a même Kevin M'c Carthy dans un tout petit rôle de quelques secondes. Il y a le jeune Barret Oliver qui était pas mal meilleur, toujours en 1984, dans Frankenweenie. Il a un scénario pourrit du bulbe, c'est vrai, et les téléfilms ne peuvent se permettre tout, mais justement, fallait-il y aller avec autant de retenue et de mièvrerie ? La présence de Susan Lucci, reine des romans savons américains, n'aide peut-être pas, mais fallait-il la laisser dans ces costumes ridicules et ne pas jouer plus la carte de la séduction ? Ca se termine en queue de poisson, à la vitesse grand V, avec quelques visions d'un enfer ou on ne voit aucun démon. triste affaire vite oubliée qui s'ajoute au dossier louche d'un réalisateur qui est capable de faire mieux, en tout cas je l'imagine... Mario Giguère

a NIGHTMARE ON ELM STREET - Wes Craven avec Heather Langenkamp, Johnny Depp, John Saxon et Robert Englund, 1984, États Unis, 91m

On sait tous cette histoire, Fred Krueger le tueur d'enfants qui est éliminé sauvagement par une communauté et qui revient ensuite hanter et tuer les enfants de ses bourreaux durant pendant qu'ils rêvent. C'est toute la force de la chose, comment peut-on échapper à un tueur qui vient nous attaquer dans un lieu de confort impénétrable? Wes Craven, qui a eu tout au long de sa carrière des bonnes et des idées douteuses offre avec ce méga succès, probablement son scénario le plus invitant, efficace et avec le plus de possibilités de sa carrière. Car en fait, Krueger est le maître incontesté du monde des rêves, il peut être n'importe quoi, peut faire n'importe quoi et les six suites on tenter sans cesse de renouveler l'intérêt avec de nouvelles apparitions et de nouveaux meurtres sauvages de la part de notre tueur. Cet éventail de possibilités à fait de NIGHTMARE ON ELM STREET une série à part qui encore aujourd'hui est toujours très populaire.

Dès la scène où la jeune Tina Fey se fait charcuter dans la chambre à coucher de ses parents, volant dans tous les sens en hurlant à la mort pour finalement exploser, on sait qu'on écoute quelque chose de spécial. Craven met ensuite son spectateur dans une atmosphère d'incertitude qui va durer pendant tout le métrage. Sommes-nous dans un rêve ou dans la réalité? Finalement quand on voit avec surprise l'apparition toujours originale de Krueger, on a notre réponse pour notre plus grand plaisir. Parmi les effets spéciaux inoubliables pour ses apparitions, on notera le moment où Freddy s'approche de sa victime avec des bras géants pour l'empêcher de s'enfuir, le téléphone qui donne un coup de langue dégueulasse à notre héroïne et la scène finale de la voiture qui se transforme (Scène magnifique) pour emmener nos héros à un destin tragique. Fred Krueger ( qu'on nommera par la suite Freddy) n'a pas autant de répartie que dans les autres films qui forgeront beaucoup plus son mythe et ici on n'aura jamais vraiment un plan très clair de son visage contrairement aux autres installations de la série. Reste qu'on en voit assez pour ne pas vouloir le rencontrer dans nos rêves et entrer en contact avec ce charmant gant acéré. Et si ce n'est pas assez pour vous convaincre si vous ne l'avez pas encore vu, Johnny Depp est là et participe à une sanglante et disons le, assez éclaboussante scène dans ce qui était son premier rôle en carrière.  Abba

CHILLER - Wes Craven avec Michael Beck, Beatrice Straight, Lauren Johnson, 1985, États Unis, 91m, TV

Congelé depuis 10 ans, un jeune homme brillant décongèle. Comme le steak haché, on ne peut le recongeler et on réussit à l'opérer et le ranimer. Sa mère est très contente, le curé pas vraiment puisqu'il a célébré la messe à son faux décès. Le jeune homme est devenu un monstre de capitaliste sans conscience et ça va prendre le curé (Paul Sorvino) pour arriver à la conclusion fatale: il est revenu à la vie sans âme, horreur !

Avec une réalisation molle qui se décline toujours en gros plans, sans chocs, sans gore, sans horreur véritable et plein de clichés, ce CHILLER nous laisse de glace. Craven ne démontre ici aucun talent que l'on saura lui reconnaître en d'autre moments. Le dvd à rabais nous offre en plus un transfert d'une vielle cassette vhs pas en forme. J'ai déjà oublié le reste, en tout cas, c'est pas parce qu'on fait de l'horreur pour la télévision qu'il faut bâcler de la sorte. Mario Giguère

DEADLY FRIEND aka L'AMIE MORTELLE - Wes Craven avec Matthew Laborteaux et Kristy Swanson, 1986, États-Unis, 91m

Paul est un jeune adulte prêt à mordre dans la vie et surtout, un petit génie. Le mec est tellement fort qu'il crée une intelligence artificielle qu'il implante dans un robot qui devient pour lui un ami de tous les jours qu'il va nommer BB. Ensemble, ils deviennent potes avec un jeune garçon du quartier et Paul développe une jolie affection pour sa voisine Samantha qui se fait tristement violenter par son père. Un jour, la tragédie arrive et le méchant papa pousse Samantha dans les escaliers causant sa mort. Paul sous le choc et ne voulant pas perdre celle qu'il aime, décide d'implanter le cerveau électronique de BB dans la tête de Samantha, un geste qui fera par la suite bien des victimes dans le quarter.

Je l'aime bien moi Wes Craven, bon je n'aime pas tout ce qu'il fait et ses projets depuis le premier SCREAM ne m'émoustille pas du tout. Reste que, en tombant sur L'AMIE MORTELLE j'avais certaines attentes même si ce n'était pas dans la meilleure période du réalisateur. Que dire outre que cette version revisitée et pour ados de Frankenstein passe vraiment à côté de la plaque. C'est d'abord très ennuyeux, ça pleure, ça rie et blabla durant la moitié du film, on arrive au moment où le plaisir devrait commencer et c'est atroce. Kristy Swanson est HORRIBLE, le défi n'est pas tant de finir le film que de finir les scènes où elle joue. Elle en fait des tonnes dans un rôle de '' robot morte vivante '' et c'est limite tolérable. Ensuite, on est vraiment dans cette ligne que je trouve plutôt lourde de mélange horreur/comédie des années 80. Je peux accepter un ton de la sorte, j'en ai vu d'autres, mais il ya deux scènes en plus complètement cinglées qui je trouve viennent littéralement casser l'expérience tellement elles sont trashs. D'abord, celle où Samantha rêve que son père veut la violer ou quelque chose dans le genre et la pauvre pour se défendre lui entre un pot de fleurs dans le corps et notre méchant papa se met à pisser le sang un peu partout. J'aurais trouvé une scène de la sorte géniale, si le film s'était orienté dans ce chemin, là ça n'a seulement pas sa place et ça me frustre. On dirait qu'on me tend des hors-d'oeuvres pas mangeables pour finalement en tomber sur un succulent pour ensuite me redonner une assiette avec la même merde. L'autre scène, et qui je crois a marquée tout ceux qui ont vu le film, c'est le meurtre avec le ballon de basket qui est d'une succulente dégueulasserie, dans un film pas du tout dégueulasse. J'aurais mis cette scène dans un film violent et sanglant, ça aurait probablement fonctionné mais L'Amie Mortelle n'entre qu'en surface dans ces deux catégories. Rajoutons la fin qui ne fait aucun sens et qui est surtout profondément stupide. Au moins c'est terminé. Rarement mes yeux ont autant tourné durant un film. Pénible. Abba

SHOCKER - Wes Craven avec Michael Murphy, Peter Berg, Mitch Pileggi, 1989, États Unis, 109m

Horace Pinker est mal dans sa peau et ne se sent bien que le couteau à la main, la tête remplie d'idées meurtrières: sept familles sont ainsi victimes de ce fou. Jonathan Parker, fils du policier chargé de l'enquête, fait des cauchemars prémonitoires et réussit à faire arrêter le tueur. Condamné à la chaise électrique, celui-ci n'en a pourtant pas fini avec la vie et les crimes qu'il complote...

Un autre excellent classique de mon enfance, un très bon film certes avec ses petits défauts. Mais au final un film qui atteint son but et nous tient en haleine tout du long. Nous faisant nous demander si Parker qui est en fait le fils de Pinker, oups j'en ai déjà trop dit... Le personnage de Parker est tourmenté tout le long par certains fantômes des victimes de Pinker dont celui de sa récente petite amie assassinée qui veut l'aider à en finir avec Pinker. Pinker qui, grâce a un pacte avec le tout puissant Belzébuth, peut voyager par courant électrique et ainsi entrer n'importe ou dans tous les foyers du monde et continuer ses meurtres sanglants. Un très bon film qui se voudrait plus un film du genre paranormal qu'horreur mais cela est une toute autres histoire. Forcedumal

The PEOPLE UNDER THE STAIRS aka Le Sous-sol de la Peur - Wes Craven avec Brandon Quinton James, A.J. Langer, Wendy Robie, Everett McGill, Sean Whalen et Ving Rhames, 1991, États Unis, 102m

Un petit garçon de dix ans afro-américain aide le copain de sa soeur à cambrioler la maison d'un landlord qui se prépare de toute façon à les évincer de leur maison. Les deux truands trouvent le moyen d'entrer dans cette maison immense mais par contre, il semble impossible d'en sortir. Quand les propriétaires reviennent, le petit garçon se retrouve seul dans la maison et y découvre plusieurs passages secrets et un accès vers... le sous-sol. Peuplé d'êtres livides et presque zombifiée, il découvre la vérité sur ses propriétaires, qui sont en fait des frères et des soeurs kidnappeurs de jeunes garçons qu'ils emprisonnent au sous-sol. Notre héros doit donc sortir et décide du même coup, de sauver la petite fille abusée donc le couple de sauvages profitent depuis trop longtemps.

C'est un drôle de mélange ce film de Craven et je me rappelle avoir détesté la première fois que je l'ai vu. J'ai décidé de lui donner une deuxième chance et je n'ai pas détesté et j'en ai même bien apprécié certains moments... Le mélange des tons est assez déroutant, une partie commentaire sociale, une partie horreur, une partie action, une partie comédie, on semble même souvent se diriger dans le film pour la famille! On pique un peu partout, parfois de façons pas trop convaincantes. J'imagine que comme souvent avec Craven, l'important était l'originalité du concept et je dois dire que de ce côté il faut lui donner, je ne connais aucun film qui se rapproche de PEOPLE UNDER THE STAIRS pour le meilleur et pour le pire. Le pire est que ce mélange ne prend pas toujours, que l'histoire devient rapidement lourde, qu'on est lancé dans toutes les directions sans trop d'intérêt et que le concept semble parfois atteindre ses limites. Le bon côté est que malgré tout, c'est intéressant et que Craven a des choses à dire sur l'exploitation des classes sociales. Sa réalisation est maîtrisée et ses tentatives autant en horreur, en tension et en humour sont assez réussites. Le jeune Braton Quintin Adams est superbe dans le rôle principal et offre probablement une des très belles performances par un enfant que j'ai eu la chance de voir, il surclasse facilement tous les autres acteurs du film. On se rappellera d'un décor de maison labyrinthique superbe et d'un couple de vilains vraiment étrange. Un film avec ses bons et ses mauvais côtés, sympathique et casse-gueule, j'aime l'audace et j'en ai vu ici. Abba

SCREAM aka FRISSONS - Wes Craven, 1996, États Unis

Je ne l'avais jamais vu et je crois que ce n'était pas un très gros manquement à ma culture. Car à part les jolies jambes et le minois irrésistible de Courtney Cox, et l'ensemble de la personne de Rose McGowan - qui ne manque de me faire saliver - je ne vois pas grand-chose dans cet ignoble navet de Craven qui en vaille la peine. La réalisation est certes alerte, le concept est amusant quoiqu'usé jusqu'à la corde, et les comédiens jouent dans le ton.  Je comprends l'engouement des jeunes écervelés pour le film : les jeunes y sont "cools", mignons et la musique "alternative" y est omniprésente (elle donne même parfois la nausée).  Le problème, c'est que Williamson aurait dû s'en tenir à une seule version de son histoire sans fin et nous épargner les soixante millions de clones qu'elle a généré. Parce qu'elle n'est pas si originale, son histoire, et elle devient minable avec l'abus.  Reste que la poitrine de cette bonne vieille Rose sauve le film. Orloff

SCREAM 2 - Wes Craven avec Neve Campbell, Elise Neal, David Arquette, Courtney Cox et Liev Shriber, 1997, États Unis, 120m

Deux ans après les meurtres sanglants de Woodsboro, Sidney Prescott et Randy Meeks tentent de refaire leur vie comme ils le peuvent. Cotton Weary sort de prison, Gale Weathers est maintenant auteur d'un bestseller et le massacre de Woodsboro est dorénavant un film à succès. Mais à la sortie du film, deux étudiants se font éliminer sauvagement, laissant penser qu'un copy cat fait rage pour attraper Sidney pour de bon.

Suivant la même formule que son prédécesseur et gardant son côté très conscient dans une suite, toujours réalisé par un Wes Craven qui, malheureusement, ne parvient vraiment pas à recréer l'efficacité du premier opus. Étrange, considérant toutes les références aux suites qui se trouvent à être inférieur au premier film d'une franchise, on en vient presque à croire à de la prétention de la part du scénariste et du réalisateur, quand justement, rien ne fait de SCREAM 2, un film plus intéressant que le premier. Sans avoir la substance que Scream utilisait de par sa nouveauté et de son "self awareness".

Plus de meurtres, plus de sang, plus de personnages qui ne sont là que pour se faire transpercer, c'est là où se dirige SCREAM 2 tout en se moquant autant du premier film, que des aspects de base de toute suite de films d'horreur. Le potentiel est donc là, mais le film ne dépasse jamais le stade de plaisir mitigé, où certaines scènes d'interaction entre les personnages se retrouvent efficaces tout en ayant un filon scénaristique intéressant, mais pour justement le gâcher un peu avec une abondance de meurtres qui sont ici terriblement prévisibles. au point où les tentatives de Craven d'en faire un peu trop pour terminer le tout de façon bâclée, ne viennent que rendre le résultat plus frustrant. L'effet de renouveau du genre n'y est plus et SCREAM 2 se retrouve à faire face à un triste constat, il n'est devenu qu'un slasher comme un autre.

Pas grand chose à dire sur les acteurs autres que les rôles principaux sont tous corrects. Neve Campbell est une héroïne de qualité, tout en retenue, intéressante à suivre. Courtney Cox et David Arquette forment un duo efficace mais avec moins de chien que dans l'opus précédent tandis qu'on aurait presque souhaité voir plus de Liev Shreiber au lieu de trop de personnages secondaires inutiles.

Reste que SCREAM 2 ne devient pas un navet pour autant. La scène d'ouverture avec le meurtre de Jada Pinkett Smith dans un cinéma totalement en euphorie a un petit quelque chose de délicieuse. D'autres moments comme celui où Neve Campbell et sa copine doivent sortir de la voiture avec le tueur inconscient à l'avant ont un certain mérite au niveau de la tension, tout comme la révélation finale, malheureusement gâchée par un climax qui s'étire. C'est probablement de cette façon qu'on peut le mieux parler de SCREAM 2, un film qui ne livre pas la marchandise, mais qui se démerde quand même avec par ci par là, des moments qui méritent notre attention.

Tentant visiblement d'être meilleur que le film précédent mais devenant au final, une comparaison peu avantageuse, SCREAM 2 plaira probablement au inconditionnel de la formule de Craven dans sa trilogie. Il reste tout de même un divertissement potable, mais très décevant. Abba

The DIRECTORS : WES CRAVEN - Robert J. Emery, 50m, 1999

Tourné pour la télé, dans le cadre d'une série qui a aussi présenté des réalisateurs comme Scorsese ou James Cameron, ce documentaire de 59 minutes vient en supplément sur le second DVD du film HILLS HAVE EYES (ANCHOR BAY).

Contrairement au documentaire de HILLS HAVE EYES, il donne une curieuse impression. Tout ça est très hollywoodien, et, facilement assez déplaisant.

Sur 59 minutes, on en passe presque 10 avec Meryl Streep qui se révèle être extrêmement ennuyeuse, inculte et sotte. Et Dieu que LES VIOLONS DU COEUR a l'air moche. Histoire mille fois rabattue de prof qui séduit une classe rebelle et leur inculque les vraies valeurs : MENTALITÉ DANGEREUSE, ROCK AND NONNE, voire DEAD POETS SOCIETY. On vous a vus. Et Craven s'y attaquait, c'était ça, son incursion hors du film d'épouvante. Eh ben ?

On a également droit aux commentaires très prenants de Neve Campbell. Celle-ci déclare "Wes is great"... Ah bon... En fait, on s'en doute, beaucoup (trop) d'espace est consacré à SCREAM, alors qu'un film comme THE PEOPLE UNDER THE STAIRS (nettement meilleur, sans être un chef-d'oeuvre) se voit expédié en... 30 secondes !!!

À force de trop s'attarder sur certains films, d'autres sont oubliés. Ce n'est pas dire que SUMMER OF FEAR est un monument du 7e art, mais il aurait été intéressant d'interroger Craven sur sa relation de travail avec Linda Blair, par exemple.

Le parti pris du réalisateur Robert J. Emery semble évident : il préfère la respectabilité hollywoodienne aux films "crasse" des débuts, du genre THE LAST HOUSE ON THE LEFT. Citant des critiques outrés, il néglige d'offrir la contre-partie. THE HILLS HAVE EYES est décrit comme un film "beaucoup plus accompli" pour des raisons très académiques, alors que, dans le fond, on comprend que l'aspect " exploitation " est moins présent, ce qui justifie un tel jugement.

Respectabilité égale, dans un tel cas, anonymat. Les extraits des VIOLONS DU COEUR sont éloquents : caméra fixe qui capture en plan moyen les réactions des acteurs. Il ne faudrait surtout pas venir mettre de l'art " en travers de l'histoire ", car le grand public d'Hollywood considère les effets esthétiques comme un appauvrissement de l'effet de réel. Identification aux personnages et autres vieilles valeurs sont de mise.

Enfin... Et, après ça, on se demande pourquoi la carrière de Craven est décevante depuis 1994... Remember UN VAMPIRE À BROOKLYN ? Le documentaire passe plus de temps à analyser ce nanar avec Eddie Murphy qu'à DEADLY BLESSING... Howard Vernon

CURSED - Wes Craven avec Christina Ricci, 2005, États Unis 

Mordus par une bête qu'ils ont frappés sur la route, Ellie (Christina Ricci) et son frère sont infectés par un loup-garou. Diverses péripéties les amènent à essayer de trouver et détruire la bête originale.

Difficile d'apprécier le film malgré tout ce qu'on en sait: les remontages nombreux, les dates de sortie repoussées, les producteurs qui changent d'avis, Rick Baker qui claque la porte, Craven qui jure de ne plus travailler avec les frères Weinstein ! Débutant maladroitement avec une chanson sur le petit chaperon rouge, arrrrghhhh, le film se cherche tout le long, horreur ou comédie ? Rien d'épeurant et rien de bien drôle non plus. Un ratage également au niveau des effets spéciaux avec des créatures digitales qui en ont l'air et des monstres de poil peu crédibles qui nous font un doigt d'honneur, littéralement. Au mieux, on le prend comme un clin d'oeil aux nombreux producteurs. Un gros ratage qui ne vaut le détour que pour la mignonne Christina Ricci, que l'on plaint d'avoir accepté une telle aventure. Mario Giguère

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STUART GORDON

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