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BABY BLOOD aka The evil within - Alain Robak, 1990

Un propriétaire de cirque, qui traite sa femme comme un chien, reçoit un léopard. La bête en question va exploser pour qu'un petit vers de la taille d'une couleuvre s'en échappe pour aller s'infiltrer dans le vagin de la femme. Elle tombera enceinte et, tanné de la vie qu'elle mène, elle prendra le large. Le foetus, qu'elle porte contre son gré, lui parle (une voix de canne énervante) et a besoin de sang pour pouvoir croître, mais quand elle lui refuse, il lui donne d’énormes maux de ventre pour qu'elle accepte. Elle va se louer un appartement merdique, dénicher un boulot, baiser et tuer pour nourrir son bébé. D'une touche d'humour assez noir, avec meurtres assez sadiques et sanglants, pour le gore on est servit. Un film qui peut faire penser à IT'S ALIVE de Larry Cohen. Rana

BABYLONE A.D. aka Babylone Babies - Mathieu Kassovitz avec Vin Diesel, Michelle Yeoh, Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Gérard Depardieu, Charlotte Rampling, Mark Strong, Jérôme Le Banner, Joel Kirby, 2008, France/États Unis, 90m

Dans un futur proche, où la planète est ravagée par la guerre en plus d'être en proie à l'anarchie et à divers intégrismes religieux, un gangster nommé Gorsky engage un mercenaire cynique et désabusé, Toorop, pour escorter hors de la Russie une jeune fille, Aurora, afin de la livrer aux mains d'une secte richissime à New York, ainsi que sa protectrice. Au cours de leur périple, la jeune fille adopte un comportement de plus en plus étrange, en plus d'être la convoitise de personnes louches qui veulent la kidnapper. Bien qu'ayant juré de la protéger, Toorop en vient à soupçonner qu'elle cache un secret alors qu'elle pourrait être la porteuse d'un dangereux virus. Le mercenaire cherche à en savoir plus auprès de sa protectrice, mais la vérité sur la nature d'Aurora ne manquera pas de le surprendre, au point de modifier le but de sa mission.

"BABYLONE A.D." est encore un autre exemple de projet ambitieux mutilé dans la salle de montage par les producteurs ou les distributeurs hollywoodiens. C'est ainsi qu'à partir d'un roman touffu, riche en notations post-modernistes sur l'avenir de l'humanité face à la montée de l'intégrisme religieux et le sectarisme, opposés au progrès scientifique et médical, l'adaptation finale au grand écran n'en a retenu que les ingrédients archi-usés visant à la conception d'un film d'action banal. Le réalisateur Mathieu Kassovitz a d'ailleurs affirmé que cette version du film n'est pas la sienne et que près de 70 minutes ont été coupés par les distributeurs américains de la FOX, qui craignaient sans doute que la portée politico-religieuse du sujet ne froisse les croyants, étant donné l'importance de la religion aux États-Unis et dans d'autres pays. Cela explique ces étranges ellipses dans la narration, qui constituent autant de trous dans le récit laissés vacants par la post-production, certains plans mal jumelés ensemble, et le caractère expéditif des scènes d'actions, vite vues, vite oubliées. La courte durée du film ne permet pas non plus aux personnages de se développer outre mesure, alors qu'on sent pourtant que les acteurs croient au projet dans leur interprétation. Ne reste plus qu'à espérer une version "montage du réalisateur" pour mieux juger du résultat de l'oeuvre. En attendant, fuyez sans regrets cette version tronquée dont le naufrage est inévitable. Mathieu Lemée

LE BAISER DU DRAGON ala KISS OF THE DRAGON - Chris Nahon avec Jet Li, 2001, France 

Liu Juan (Jet Li) est un policier chinois qui débarque à Paris pour assister la police locale (dirigé par Tchéky Karyo) pour intercepter un caïd asiatique. Mais l’intervention tourne mal et Jet Li se retrouve accusé de meurtre. Liu Juan trouve refuge dans un restaurant chinois du quartier de Pigalle. Après avoir perdu l’enregistrement de la scène du meurtre (seule preuve qui pouvait l’innocenté), son unique espoir repose en Jessica (Bridget Fonda) une prostituée junkie que Karyo force à faire la rue et qui est l’unique témoin qui peut aider Liu Juan ...

Produit et écrit par LUC BESSON et JET LI, le film aurait pu se révéler un produit tout à fait potable. Mais le principal problème du film réside en un scénario où les clichés, coïncidences et erreurs de logiques sont si flagrants que l’on croirait que le film a été écrit par 2 idiots ! Comment expliquer par exemple que le diplomate chinois donne rendez-vous à JET LI sur le bateau mouche alors qu’il est recherché par les gendarmes francais ? C’était certain, qu’il se ferait repérer en moins de 5 minutes. Et bien entendu, JET LI, dans sa fuite parvient à se défendre contre 50 policiers qui lui tirent dessus sans qu’aucuns ne parviennent à le toucher même s’il y en a qui ne sont qu’a 1 mètre de distance de lui ? Ridicule. La meilleure scène d’action se situe au début du film et constitue un remake de la scène du restaurant dans NIKITA. Certes, JET LI est en forme et certaines scènes ne manquent pas de piquant (coup de fer à repasser en pleine figure, un type se retrouve avec un tronc en moins en raison de l’explosion d’une grenade. Etc.) Puis pire, JET LI a des allures monolithiques à la STEVEN SEAGAL où il brise les os de ses adversaires... Pour BRIDGET FONDA, rien à dire à part qu’elle nous joue le rôle de la prostituée cendrillon qui veut retrouver sa fille. Donc... Pas de nudité, quelques brins de gore, un scénario minable et quelques scènes assez enlevantes... KISS OF THE DRAGON est une énorme déception qui ne risque de plaire qu’aux fans irréductibles de JET LI. Pour les autres, c’est un film à fuir ! Black Knight

BELPHEGOR - Jean-Paul Salomé - 2001 

Annoncé comme une grosse daube inutile, je voulais tout de même me faire une opinion par moi-même du film.

Pour ceux qui avaient regardé la série mythique avec Juliette Gréco, comme moi, effectivement la déconvenue est de taille! Point de mystère ni d'ambiance glauque ici, seulement un étalage à plat d'un scénario peu original, et qui n'apporte pas le souffle nécessaire à lifter le vieux fantôme du Louvre.

Ici, au bout de 5 mn, on connaît le coupable et le pourquoi du comment, ça ressemble à "Taxi" maquillé en Belphégor (à moins que ce soit la présence de cet abruti de Diphenthal qui me fasse penser ça), effet spéciaux numérique "à la mode", une Sophie Marceau plus très fraîche (et qui à l'air camée, ce qui doit être vrai dans la vie), un Serrault "je prends l'blé et j'me casse", etc...

Film sans intérêt, sans pourtant être particulièrement détestable, regardez plutôt la vieille série! Franfran

La BÊTE aka The Beast - Walerian Borwczyk, 1975

Dans les écuries d'une grande propriété, un homme fait accoupler ses chevaux ce qui donne droit à des plans X animaliers. Cet homme, fils du riche propriétaire des lieux, doit se marier avec la fille d'une noble famille anglaise. Celle-ci ne tarde d'ailleurs pas à arriver en compagnie de sa tante. Cette dernière est un peu inquiète, car il existe une légende au sujet d'une bête velue rôdant dans les parages. La fille du propriétaire se fait tringler par le majordome, un noir bien membré, pendant que les futurs époux se présentent. Problème, le futur marié n'est pas du tout à l'aise, il est même nerveux. La nuit tombée, la fiancée n'en peut plus, son plus grand désire est de perdre sa virginité... Pendant ce temps, flash-back, des années plus plus tôt, une jeune femme se fait violer par une sorte de bigfoot qu'il conviendrait plus d'appeler bigcock dans ce cas là. Et le cochon n'y va pas de main morte: cunilingus, levrette, missionaire, fellation... le couple fait tout, et la fille, après quelques peurs, succombent aux assauts sexuels incessants de la bête tant elle trouve ça divin. Je te laisse imaginer la suite évidente...

LA BÊTE est assez plaisant. Bien que son côté soft porn intello puisse être un peu lourd par moment, on s'y amuse bien, surtout lors de la scène de la bête. Celle-ci possède une tête pas possible de gentil toutou, et un sexe qui ne fait pas très réel à l'écran. Mais l'idée est assez forte et le résultat est tout à fait surprenant ! Le film comporte une très belle scène érotique également pendant laquelle la fiancée se masturbe avec des pétales de rose... Kerozene

La BÊTE IMMONDE - Jann Halexander avec Ariane, Marie-Christine Darah, Mathilde de Sèvres, 2012, France, 45m

Le moyen métrage est la fin d'une trilogie qui n'en est pas tout à fait une. Ce que l'on nous explique avant de débuter. Il y eut d'abord, en 2006,  "Stratos le Magnifique", film érotico-trash, une "allégorie sur le métissage" sur scénario de Jann Halexander, qui se réapproprie le personnage différemment dans le court "Occident", qui ne conservait que le personnage, Stratos Reichmann. La Bête immonde s'ouvre donc sur la mort du jeune Hector Da Silva, métis, homosexuel, trouvé mort è la lisière de la forêt des Charniers, près de Maggelburg, petite ville quelque part en Europe, qui refuse de se voir entachée par ce scandale. La Bête immonde est une légende, mais nous avons vu dès le début quelqu'un habillé tel un membre du Ku Klux Klan. La soeur de la victime, Ariane, cherche à trouver le coupable et pour ce faire va contacter une femme qui a écrit un bouquin sur la forêt maudite. Il est alors question de la légende de Stratos Reichmann, qui serait venu dans la région une dizaine d'années auparavant. On va jusqu'à parler des deux premiers films de la trilogie.

La dédicace à Jean Rollin annonce les couleurs. En ce sens qu'on visionne un moyen métrage au budget fort mince, aux acteurs au jeu théâtral, filmé avec une mise en scène sobre. Le montage parle de la polémique des étrangers, des métis et de l'homosexualité par le biais de séquence de reportages qui n'hésitent pas à montrer les opinions fort diverses des gens interrogés, y comprit la haine et le racisme. Je ne sais pas si plonger le débat à l'intérieur d'un récit fantastique, aide ou nuit, en tout cas, c'est une approche qui, tout en n'évitant pas la polémique, semble élever la discussion à un autre niveau. Au-dessus des propos haineux primaires des xénophobes et homophobes, certes. Le final sera en ce sens fort intriguant et pas banal. Une mise en scène que je croyais toute en plans fixes, un souvenir qu'une revisite dément, il y a de la caméra à l'épaule, quelques zooms, avec un rythme lent, presque contemplatif. Une approche qui refuse le sensationnalisme, qui aborde son sujet pratiquement comme il faut aborder le débat, sereinement, humainement. La forme en accord avec le fond. En ce sens, c'est intéressant pour qui découvre un côté sombre de la vie de certains qui se croient tiraillés entre deux couleurs, de ceux qui se réclament d'une extrême droite et qui oublient de voir en face d'eux des camarades sur Terre. Alors on ne sait pas si le réalisateur poursuivra uniquement sa carrière en musique, mais son incursion au cinéma est la bienvenue. Mario Giguère

Les BIDASSES AU PENSIONNAT - Michel Vocoret, 1978, France 

Les Bidasses au Pensionnat ne peut être décrit aisément, une certaine difficulté serait plutôt indispensable.

Les Bidasses au Pensionnat ne peut être critiqué d'une façon simple, il ne peut être critiqué qu'avec un maximum de mots savants et un usage confus de la terminologie sémiologique.

Les Bidasses au Pensionnat, il faut vivre l'expérience, la digérer et la chier courageusement.

Voyez-le, soyez sous le choc de ce slapstick où le militarisme en prend pour son grade et payez-vous une prostituée birmane. Choucroute Melba

BIENVENUE CHEZ LES ROZES - Francis Palluau, 2003, France

Deux évadés, MG (Jean Dujardin) et Gilbert (Lorànt Deutsch), trouvent refuge dans la maison des Rozes, une famille de gentils bourgeois. Celle-ci est composée de Béatrice (Carole Bouquet) et Jean-Louis (Michel Duchaussoy), parents d'une jeune fille bien sous tout rapport et d'un fils influent au sein de son entourage et de son école. Mais la présence des deux fugitifs font ressortir chez les Rozes des pulsions inattendues. Tout commencera avec le meurtre à la faucille de la femme de ménage (fantastique Yolande Moreau) par la très distinguée Béatrice. En effet, sous leurs airs de famille modèle les Rozes s'avèrent sacrément tordus et particulièrement pervers.

Comédie satirique se voulant plus corrosive qu'elle ne l'est réellement, le film de Palluau rate sa cible. Pas assez gentil pour plaire à la ménagère de base, trop fade et modéré pour l'amateur de comédie vitriolée, on espère en vain voir le métrage décoller pour montrer enfin ce qu'il ne fait que suggérer: la folie de ses protagonistes. Le film n'est pas forcément déplaisant à regarder malgré tout, principalement grâce aux acteurs qui livrent chacun une prestation convaincante... Et mention à Clémence Poésy dans le rôle de la fille Rozes qui fait bien de dévoiler ses charmes. Du coup, je ne suis pas prêt de l'oublier de si tôt... Et dire que la jeune va être visible dans HARRY POTTER AND THE GOBLET OF FIRE, mais je doute qu'elle y montre ses magnifiques seins. Citons encore la présence discrète mais drôle de Dominique Pinon en flic loser.

Site officiel :tworozes.cache.coltfrance.com  Kerozene

BLOODY MALLORY - Julien Magnat, 2002, France

Mallory, c'est un peu la Buffy version cocorico avec un poil de "politiquement incorrecte" mixé à un semblant de X-files. C'est une gonzesse qui s'est vue convolée en noces avec un démon et qui, depuis ce jour tristement funeste, s'est mis en tête d'exterminer toutes les incarnations du mal pouvant arpenter son beau pays, à savoir la France. Responsable d'une unité d'investigation dans les affaires paranormales, la voila qui se retrouve en charge de l'affaire du kidnapping du Pape lui-même, par une bande de goules, vampires et succubes soucieux de rendre à notre belle planète un aspect étonnamment propret, exempt de toute luxure, vu que Dieu fait mal son boulot. Oui, ça surprend un peu au début, toutes ces créatures à l'allure cauchemardesque utilisées de manière pas totalement crédible.

Bloody Mallory, pourfendeuse de bestioles surnaturelles, porte un perfecto rouge assortis à ses cheveux, des pompes à semelles compensées, un ceinturon-cricifix-vaporisateur d'eau bénite (le comble pour quelqu'un qui ne croit pas en Dieu) et conduit un magnifique corbillard rose. Elle est entourée de Vena Cava, transsexuel perruqué en bleu, obsédé par ses ongles vernis et portant des pompes à semelles mitrailleuses ; et Talking Tina, une petite fille muette et télépathe qui s'incarne aussi bien dans un rat que dans un pompiste lobotomisé.

Le concept est plutôt sympathique, à défaut d'être original (ça pompe Buffy à mort), particulièrement dans un cinéma fantastique français souvent trop coincé pour se lâcher. Mais Julien Magnat n'adopte pas le ton adéquat et tourne son film comme un gros vidéo-clip techno : les situations n'ont jamais vraiment le temps de s'installer, 45% des plans sont obliques, les effets de montage sont fatigants, la musique est abominablement mauvaise, les fringues des protagonistes semblent sortir d'un sex-shop, ça se donne un genre provoc (cf le trans et autres figurants en tenues SM) sans égratigner qui ni quoi que ce soit... En bref, le public visé est celui du bouffeur de pop-corn boutonneux, gavé de Playstation et de Mangas du matin au soir qui tente de se donner un genre un peu rebelle en mattant des films gores. Les adolescents quoi. Mais les ados ne sont pas le seul public de cinéma fantastique et surtout ils sont doués de jugement objectif. Enfin, certains. Résultat, le film s'est méchamment ramassé au box-office. Dommage, car une approche plus sombre et une mise en scène plus sobre aurait pu dériver vers quelque chose de tout à fait honorable, d'autant plus qu'Olivia Bonamy ne s'en sort pas trop mal, contrairement à Laurent Spielvogel dans le rôle du Pape qui surjoue tellement qu'il en devient caricatural, ou Julien Boisselier dans celui du mari démoniaque, aussi transparent qu'une bouteille d'evian. Mais le film a au moins une chose pour lui : il ne se prend jamais au sérieux. Kerozene

BLUEBERRY - Jan Kounen, 2004, France

Mike Blueberry, jeune puceau de l'Ouest sauvage, vient de tirer sa crampe avec la plus jolie putain du coin. Surgit alors Wally (Michael Madsen), vieux roublard à la gachette facile venu pour se vider les burnes. La scène tourne au drame, Blueberry fuit, touché à l'épaule laissant, derrière lui le bordel brûler et son coeur déchiré. Perdu dans les montagnes, se vidant de son sang, le jeune Mike tombe à terre avant d'être récupéré par des indiens aux connaissances shamaniques hyper développées. Quelques années plus tard, Blueberry se tape la face de Vincent Cassel, arbore une étoile de shérif, et est assisté de Rolling Star (Ernest Borgnine), adjoint propulsé sur chaise roulante, Billy (Jan Kounen), l'idiot du village et Jimmy (Colm Meany), adepte du bourbon bon marché.

Quelques salopards souhaitent mettre la main sur l'or légendaire se trouvant dans les fameuses montagnes gardées par ces vilains peau-rouges. Blueberry, sauvé par les Indiens des montagnes qu'ils considèrent comme ses frères, ne tient pas vraiment à ce que quelques illuminés se mettent en tête de leur faire du tort. C'est alors que resurgit de nul part ce bon vieux Wally, lui aussi à la recherche d'un trésor indien, mais un trésor spirituel.

Jean Kounen adapte très librement la bande dessinée Blueberry et se tape un méchant délire ésotérique, livrant ainsi un produit en haute teneur psychédélique. S'il laisse de côté l'ultra-violence cartoonesque de DOBERMANN au profit d'un récit plus porté sur la spiritualité, il n'oublie néanmoins pas de nous en mettre plein la vue via une photographie absolument magnifique. Le montage peut déconcerter lui aussi au départ, mais l'accumulation de plans séquences suivit de mouvements rapides montés de façon épileptique fait mouche. Le récit du film nous emmène par la suite dans un délire visuel hypnotisant que l'on peut adorer ou détester.

Kounen réussit son pari, quoi qu'on veuille en dire. Le salaud a bénéficié d'un budget colossal et n'en a fait qu'à sa tête, résultat: le film d'auteur psychédélique commercialement le plus casse-gueule du cinéma français. Attention, futur film culte! Kerozene

Site officiel : www.blueberry-lefilm.com 

  BOARDING GATE - Olivier Assayas avec Asia Argento, Michael Madsen, Kelly Lin, 2007, France/Luxembourgm, 106m

Sandra (Asia Argento), italienne d'origine vivant à Londres, a eu une affaire tumultueuse avec un financier qui a des difficultés (Michael Madsen). Lors d'une dernière rencontre, tout foire et Sandra doit partir pour Hong Kong ou elle pense rejoindre son nouvel amant. Mais rien n'est simple dans ce polar contemporain.

Je doit avouer connaître Olivier Assayas de réputation mais c'est bien son premier film que je regarde (Irma Vep m'attend sur la tablette de vcd). C'est donc pour Asia Argento que je met le dvd dans mon lecteur et je ne savait pas vraiment à quoi m'attendre. J'essaie encore de comprendre le but de l'exercice, qui n'est certainement pas une aventure commerciale ou satisfaisante pour ceux qui aiment les récits clairs et aboutissant sur une fin heureuse. Le personnage de Sandra, brillamment interprété par Asia Argento, est certainement né sous une mauvaise étoile, qui plus est d'une naïveté parfois confondante au regard de sa vie en marge de la justice. Trafic de drogue et autres coups fatals pour refaire soit disant sa vie à Beijing, on sent le poids de la fatalité qui s'installe en permanence sur ses épaules. La première moitié ressemble presque à du théâtre filmé, huis clos étouffant entre deux ex-amants torturés. Arrive la rupture de ton et on se retrouve dans un film d'action à Hong Kong, avec poursuites et fusillades. C'est le dernier plan qui m'a confondu et que je n'arrive pas à intégrer à l'histoire ou à justicier. Peut-être que c'est plus fréquent dans le polar, je ne saurait dire.

Alors pour la performance d'Asia et un cinéaste différent, je suis content de l'avoir vu. Mario Giguère

La BOITE - Claude Zidi, 2001, France

Une petite bande d'amis bien branchés font des conneries dans le bar le plus populaire de la région et hop, la juge les interdit de fréquenter les boîtes de nuit pendant un an. Mais qu'est-ce qu'ils peuvent bien faire de leurs samedis soirs pour s'amuser ? S'ouvrir sa propre boîte, évidemment. L'endroit devient alors très populaire, ce qui mettra en colère le méchant concurrent.

Une comédie française présentée par Claude Berri, LA BOÎTE est un petit film sympathique qui s'écoute bien le vendredi soir pour relaxer et que l'on oublie le lendemain matin au réveil. Pas original pour cinq sous, chaque personnage est un stéréotype, il y a quand même quelques gags amusants, des acteurs dans le ton et des numéros de chant tellement mauvais qu'ils ne peuvent que faire sourire. Par contre, la conclusion du film est aussi tirée par les cheveux que celle de NIGHTMARE CITY, on sent le manque d'inspiration.

Pas vraiment à voir, mais on ne crache pas dessus quand même... Oncle Freak

BONS BAISERS DE HONG KONG - Ivan Chiffre - 1975 

Et ben, moi qui aimais les Charlots, là je dois dire qu'ils m'ont déçu... Putain que c'est chiant! Un des films les plus chiants de tous les temps, à coup sûr!

Y a un débile qui kidnappe la reine d'Angleterre, et les charlots sont des espions chargés de la retrouver... Mais, à part ça, on comprend rien de ce qu'il se passe tout le film, et seule la beauté impressionnante de Jeane Manson suscitera un quelconque intérêt l'espace de quelques minutes chez tout spectateur normalement constitué.

Vraiment à chier, y a aucun gag, et même les fans les plus coriaces (comme moi) passeront leur chemin!

Tirage de chasse en puissance donc! Franfran

BRIGADE DES MOEURS - Max Pécas, 1985, 1h36.

Gérard, un flic un peu brutal de la brigade des moeurs, se retrouve en pleine guerre des gangs quand l'exécution sommaire d'une prostituée a lieu, un soir, au Bois de Boulogne. Il tente tant bien que mal de minimiser les massacres, et voit ses efforts récompensés par le meurtre sauvage de sa  propre soeur, épouse d'un juge. Il franchira alors la mince ligne qui sépare le flic du hors-la-loi et entreprendra de se venger des truands. Immense prétexte pour mélanger violence et sexualité, ce film bénéficie toutefois de quelques bons points; un caméo ultra-rapide de Brigitte Lahaie, la présence épisodique de Ticki Hogaldo... Le scénario n'est pas d'une finesse extrême, et tous les personnages se ressemblent - années '80 obligent - ce qui ne facilite pas la tâche du spectateur. On note aussi une misogynie presque omniprésente qui finit par être agaçante. Les effets "gore" sont tellement plastiques que c'en est fascinant. On cherche en vain un message social dans ce film de Max Pécas; le seul que j'ai cru y décoder ressemblait fort à un conseil envers les jeunes cinéastes : "Si vous voulez justifier l'emploi de jeunes filles nues, écrivez un scénario qui tourne autour du monde de la prostitution". Orloff

BROCÉLIANDE - Doug Headline, avec Elsa Kikoïne, Cylia Malki, Alice Taglioni, Cédric Chevalme, Mathieu Simonet, Vernon Dobtcheff, André Wilms, France, 2002, 1h35

Chloé (Elsa Kikoïne), une étudiante en archéologie, s'inscrit à l'université de Rennes avec comme spécialisation l'histoire celte. Au même moment se produit une série de meurtres pour le moins étranges, commis à l'arme blanche par une personne gantée de noir et déguisée en corbeau. Tous les indices convergent vers la forêt de Brocéliande, creuset des légendes celtes, où Chloé participe à un chantier de fouilles sur de très anciennes sépultures ...

Ce film est le premier long-métrage d'un ancien journaliste de "Starfix", où "sévissait" également Christophe Gans (CRYING FREEMAN, LE PACTE DES LOUPS). Doug Headline (oh le joli pseudo !) n'est autre que le fils du regretté romancier Jean-Patrick Manchette, auteur dans les années soixante-dix de polars renversants et irrévérencieux, tels que "Fatale" ou "Le Petit Bleu de la Côte Ouest". Pour en rester aux liens de parenté, l'interprète principale du film (Elsa Kikoïne) est la fille du cultissime pornographe Gérard Kikoïne, l'un des rares en France à avoir élevé le "X" au rang d'art.

Alors, ce film ? Doug Headline a cherché à tourner un "teen-movie" à la Française, dans lesquels les jeunes ne sont pas tous les pantins de scénaristes malins. BROCÉLIANDE commence comme un hybride de film d'ados US et de giallo italien. L'action progresse et rebondit avec régularité alors que l'étau criminel se resserre autour de Chloé. Les personnages sont croqués avec simplicité et pertinence. Cinéphile invétéré, nourri de "schockers" américain, de séries B et de bis européen, Headline a pris un évident plaisir à parsemer son film de références à ses grands maîtres. Citons pêle-mêle Dario Argento (l'amphithéâtre est filmé exactement comme la salle de conférences des FRISSONS DE L'ANGOISSE), Mario Bava (l'ambiance "gothique" du campus évoque l'atmosphère de SEPT FEMMES POUR L'ASSASSIN), Lucio Fulci (un plan fugitif est chipé dans LA MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE), sans oublier la série anglaise CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR (le déguisement du tueur). Tout se gâte dans la dernière demi-heure, quand l'intrigue se dénoue brusquement et verse dans le surnaturel (c'est la nuit d'Halloween, mais était-ce une raison ?) et le n'importe quoi. L'héroïne se retrouve prisonnière du souterrain de la forêt de Brocéliande, aux prises avec un imposant monstre sanguinaire. Si Morricane (!), la créature, gélatineuse et gesticulante, s'avère assez réussie, tout le reste est raté, des éclairages peu réalistes aux combats excessivement chorégraphiés en passant par le jeu d'Elsa Kikoïne (excellente jusque là), qui se met à ressembler un peu trop à Lara Croft. A trop vouloir en mettre plein la vue, le réalisateur a fini par faire péter le couvercle de sa narration. Adieu cohérence, bonjour boursouflure ! On regrette amèrement l'atmosphère et les élégants mouvements de caméra de la première partie. BROCÉLIANDE fait tout de même davantage plaisir à voir que la majorité des films fantastiques actuels, ultra-numérisés. Espérons simplement que la prochaine fois, Doug Headline maîtrise mieux le nécessaire équilibre entre rigueur et fantaisie. Stelvio

Chloé est arrivée à l'Université de Rennes en Archéologie, spécialité Celte. Tout le monde lui semble antipathique, elle travaille de soir dans un bar ou elle picole, alors elle arrive en retard le matin ou est témoin d'un meurtre tard le soir, mais la police ne la croit pas parce qu'elle a bu ! Faut dire que le tueur qui ressemble à un monstre à tête d'oiseau, ça fait pas sérieux. Elle a trouvé des objets de culte lors de fouilles dans la forêt de Brocéliande, objets sitôt volés. Tout s'embrouille lorsqu'elle se sent menacée et sans véritables amis, y avait qu'à pas embêter tout le monde aussi...

Doug Headline est un autre des anciens journaliste de la revue STARFIX passé à la réalisation. Il rend ici hommage à ses influences et déboule les emprunts, visuels et scénaristiques, au cinéma de Dario Argento et Mario Bava pour nommer les plus évidents. Seulement, son personnage principal est antipathique, ses hommages trop évidents et court-circuitant ses surprises, sans oublier ses touches d'humour qui tombent à plat. Lorsqu'en moitié de film, un personnage explique en rafale tout ce qui s'est passé, on se demande ce qui reste comme surprise, peu, en fait, sauf un monstre ressuscité, mais qui se bat comme Tarzan avec Bo Derek, dans des ralentis à l'effet contre-productif. Bigre. Moi qui croyais voir sur la pochette un guerrier et une forêt magique, c'était une donzelle qui se prend pour Buffy et des grottes de studio qui m'attendaient. Dommage, on appréciera les qualités visuelles, pour le reste... vivement le deuxième film. Mario Giguère

BUFFET FROID - Bertrand Blier avec Gérard Depardieu, Bernard Blier, Jean Carmel, 1979, France, 89m

Le destin tordu de trois hommes vivant dans une société dont les rapports humains sont impossible.

Absurde, drôle et pathétique sont les trois mots qui me sont venus a l'esprit après avoir vu ce film il y a longtemps, il est devenu  depuis, culte et indispensable pour tout cinéphile qui se respecte. Avec son casting 4 étoiles (Depardieu, Blier père, Carmet, Bouquet et sans oublier Serreault qui, dans un court rôle dans la première séquence du film, nous offre un caméo réjouissant), Buffet Froid fait parti de ces rares films dont on ne sort pas indemne après le visionnement. Le scénario a tiroir fonctionne tambours battants avec une intelligence et un a propos a toute épreuve, Bunuel est l'influence majeure de Blier et on le sent, son film rempli de séquences d'anthologie se regarde comme une de ces sucreries filmiques dont le cinéma a le secret mais qui n'arrivent que rarement en ces années de C.G.I., de remakes insipides et de Majors incapables de nous offrir des scénarios a la hauteur de nos attentes et de nos neurones. Pierre Beaulieu

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YVES BOISSET

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