Dai pour Géant et Kaiju pour monstres: Daikaiju est le mot qui désigne en Japonais les monstres géants qui détruisent le paysage urbain Nippon. On inclu ici leurs amis d'autres nations comme Gorgo qui a fait un joli carton en Angleterre ! Sans oublier les singes géants ! Godzilla a maintenant sa propre page, anisi que KING KONG

mise à jour le 22 mars 2012

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AGON aka Maboroshi no daikaijû agon - Norio Mine & Fuminori Ohashi avec Shinji Hirota, Asao Matsumoto,1968, Japon, mini série 4 ep 30m, version originale japonaise

Tourné en 1964 pour la télévision et visiblement inspiré par Gojira, Agon est un monstre géant réveillé par des essais atomiques. D'ailleurs son nom est une contraction d'Atomic Dragon. De ce que l'on comprend, on mélange la poursuite de deux voleurs ou marchands de drogue, l'arrivée du dragon et le petit garçon qui est prit entre tout ce monde. Le dernier épisode voit le jeune endormi dans une chaloupe qui est dans la gueule du monstre. Agon se promène donc un peu partout avec l'embarcation dans les dents pendant que le jeune est évanoui sur la valise qui appartient aux yakuzas. Pratique, l'armée ne peut attaquer. Mais, comme souvent, le peu de jugement des criminels va causer leur perte et contribuer à retourner le géant dans la mer.

Ce qui m'a étonné le plus c'est la bande son, qui n'offre pas vraiment de musique mais des sons, parfois rythmés, du bruitage aux sonorités étranges. Le monstre a fière allure, malgré une gestuelle trop humaine, loin de la sobriété de son cousin célèbre. Sinon la galerie habituelle est incluse, le reporter, le détective, le savant, sa belle assistante. Le travail de maquette n'est pas aussi poussé que sur un long métrage du genre, mais se compare avantageusement à Ultraman. Bref, une belle découverte pour amateur de kaiju ! L'.anecdote est amusante, on dit que la compagnie Toho était furieuse et menaçait de poursuite parce que le monstre ressemble réellement trop à Godzilla, mais en apprenant que l'homme qui l'avait créé était justement le créateur de la vedette de la Toho, on a laissé tombé: si c'est lui, c'est ok ! Mario Giguère


Joanna Kerns

A*P*E aka Attack of the giant horny gorilla - Paul Leder, avec Joanna Kerns, Rod Arrants, 1976, Corée/Usa

Deux gars ramènent un singe de presque 36 pieds à bord d'un bateau quand le singe se réveille. Il s'enfuie en direction de Séoul et tombe amoureux d'une belle actrice blonde (Johanna Kerns) qui éprouve de l'horreur mais aussi de la sympathie pour le gros primate. L'armée américaine stationnée dans le coin refuse de croire à l'arrivée du grand poilu, mais finalement ils se rendront à l'évidence, au moment ou l'ordre arrive de capturer vivant la bête ! Notre gros tapis cherche sa blondinette partout et la retrouve juste avant que l'armée n'arrive avec de nouveaux ordres: détruire le grand laid ! Heureusement il y a une belle histoire d'amour parallèlement entre la Marilyn Monroe des pauvres et un journaliste américain...

Pétoche que c'est poche mais que c'est drôle ! Réalisé pour deux sous et quart, avec un costume de gorille sorti des studios des années quarante, des roches en styrofoam, des acteurs coréens qui font de leur mieux, des enfants qui rient, des petits tanks en plastique. Pourquoi un gorille de presque 35 pieds ? ( On hésite entre 35 et 36 dans le film ) Pour pas avoir à faire de maquette trop compliquée, heureusement, celles-là sont tellement mal faites, on dirait des trucs en carton !

Faut le voir pour le croire ! Mario Giguère

Un bateau vogue paisiblement au large des côtes sud-coréennes. Deux marins bourrus tapent la discute en fumant une cigarette. Ils parlent de leur mystérieuse cargaison, une attraction à destination de Disneyland ! Tout d'un coup, un bruit sourd se fait entendre, et une gigantesque main simiesque explose le plafond de la cale du bateau. Car en effet, alors qu'on ne s'en doutait absolument pas, la cargaison en question n'est autre qu'un singe géant. Il explose le bateau dans une impressionnante explosion, et là, sans même pouvoir reprendre son souffle, il se fait attaquer par un requin géant. S'en suit un duel gargantuesque à l'issu duquel notre gorille sortira vainqueur. Pas fatigué du tout, il débarque sur la côte et piétine quelques maquettes.

A peu près au même moment, Marilyn, star Hollywoodienne, débarque au pays pour y tourné une superproduction. Et c'est lorsque le gros macaque la verra en pleine scène de détresse qu'il l'enlèvera et succombera à ses charmes.

Hallucinant ! Je ne trouve pas d'autre mot pour qualifier cet ovni cinématographique. Marrant de voir ça après le remake de YONGGARY, également une coproduction américano-coréenne à l'origine diffusée en 3D, ce qui nous donne la possibilité de voir plein de projectiles en tout genre se diriger dangereusement vers le spectateur. Mais ici, pas d'images de synthèse, mais un bon vieux gars dans un magnifique costume de singe qui fait vachement bien le singe. Il faut le voir se battre contre les hélicoptères et les avions, il faut le voir écraser avec rage les superbes maquettes qui ont avalé les trois quarts du budget et fuire les figurants qui ont tous l'air de se marrer comme des petits fous ! Mais malgré sa force hors du commun, il succombera aux attaques répétées des forces armées. Et à l'actrice de lâcher un désespéré "why ?", auquel son bien aimé répond: "it is too big for such a small world....".

Putain, c'est beau. Kerozene

ATTACK OF THE GALACTIC MONSTERS - non crédité, 1983, 55m

Un simple titre et un THE END, voilà tout ce qui nous renseigne sur ce téléfilm qui est en fait un montage incroyable qui mélange des extraits du film WAR IN SPACE de Jun Fukuda et la télésérie ZONE FIGHTER. Montage hyper rapide et totalement incompréhensible ou, durant cette guerre entre Terriens et extraterrestres, on glisse des séquences brèves et intenses de combats de monstres, essentiellement entre Godzilla et des créatures fantaisistes, avec un nouveau doublage en anglais qui laisse pantois. On a vraiment pas le temps de s'ennuyer et pour ceux qui ne connaissent pas, Godzilla, en pleine vague de série Tokusatsu, ces héros de toutes grandeurs qui affrontent des armées de monstres, a fait des apparitions dans la série ZONE FIGHTER produite par la Toho. Il faudra revoir WAR IN SPACE pour mieux s'y retrouver, si c'est possible, un film grandement rococo tourné dans la foulée de STAR WARS, mais sans le budget dont avait bénéficié George Lucas.

On se demande si les boissons énergétiques existaient à l'époque ou si d'autres substances ont été utilisées, mais on comprend que les coupables n'aient pas osé signer de leurs noms ces emprunts flagrants. N'empêche que quelques jeunes ont dû apprécier à l'époque, du moins tous ceux, petits ou grands, qui veulent de l'action et des monstres ! Mario Giguère

ATTACK OF THE SUPERMONSTERS - Toru Sotoyama, 1982, Japon, 83m

En l'an 2000, les dinosaures réapparaissent sur terre, enfouis qu'ils étaient sous la croûte terrestre. Devenus géants à cause de la pression exercée sous terre et télépathe pour des raisons pas évidentes, ils sont sous la régence de Tyrannus, un tyrannosaure qui a le pouvoir de contrôler les animaux de la terre, transformants chiens, chauve-souris ou rats en armées lancées pour détruire les terriens. Heureusement il y a une organisation scientifique, comprenant un frère et une soeur bionique qui peuvent se réunir pour devenir Gemini, contrôlant un super vaisseau, pour 3 minutes et demi !

Avant tout ça, il faut savoir que c'est la compilation de 4 épisodes d'une série télévisée à ma connaissance unique, car elle combine le dessin animé et le kaiju en maquettes et costumes live. Méchante drôle d'idée, réalisée avec des moyens ridicules et traduit en anglais avec des voix... encore plus risibles. Voyez-vous, les dinosaures parlent, m'enfin, il s'agit surtout de KILL THE PUNY HUMANS, KILL, DESTROY ! De quoi éclater de rire devant un tel truc à peine descriptible et original que par sa forme. Je ne sais plus trop si je dois encore rire, mais le seul souvenir de Tyrannus me fout le sourire dans la face ! Pour maniaques invétérés et amateurs de curiosités. Mario Giguère

The BEAST FROM 20 000 FATHOMS aka Le monstres des temps perdus - Eugene Lourie avec Paul Christian, Paula Raymond, Cecil Kellaway, Kenneth Tobey, Donald Woods, Jack Pennick, Lee Van Cleef, Steve Brodie, Ross Elliott, 1953, États Unis, 79m

Près du cercle arctique, les militaires américains font exploser une bombe atomique expérimentale. Sans qu'ils le sachent, cette explosion a réveillé et libéré un dinosaure pris dans les glaciers depuis plus 100 millions d'années. Sa présence provoque quelques incidents et le monstre traverse l'océan pour se diriger vers New York. Les scientifiques et l'armée tentent de trouver un moyen pour l'arrêter mais en vain. Le dinosaure arrive à New York où il sème la panique en détruisant tout sur son passage. Les scientifiques et l'armée tentent alors une tentative risquée pour tuer le monstre qui se dirige vers Coney Island.

Parmi la pléthore de films de S-F des années 50, celui-ci est sans doute l'un des meilleurs. Le réalisateur Eugene Lourie, plus connu pour son "GORGO" tourné quelques années plus tard et pour son travail de décorateur a mis en scène un film où il prend visiblement le parti du monstre plutôt que celui des humains (la scène finale de la mort du monstre en témoigne comme le reste du film). Inspirée d'une nouvelle du célèbre auteur Ray Bradbury, l'intrigue évolue sans temps mort avec pour la première fois à l'écran la magie des effets spéciaux de Ray Harryhausen qui a su animer le monstre de façon convaincante. Le thème du monstre géant qui n'est pas à sa place et qui foule aux pieds une civilisation qu'il ne connaît pas sera repris par les Japonais pour le scénario et la conception de "GODZILLA" l'année suivante. Comme quoi ce film est un modèle du genre. Eugene Lourie se démarque donc des autres réalisateurs de science-fiction même si les personnages semblent accessoires. Ils sont cependant bien campés par des acteurs habitués à ce type de production. Mathieu Lemée

The BLACK SCORPION aka Le Scorpion Noir - Edward Ludwig avec Richard Denning, Mara Corday, Carlos Rivas, Mario Navarro, 1957, États Unis, 88m

Suite à un tremblement de terre au Mexique, un nouveau volcan fait son apparition et entre en éruption. Une fois le calme revenu, un géologue américain et son confrère mexicain essayent de se rendre sur le site du volcan pour faire des études préliminaires. S'étant arrêté dans le petit village de San Lorenzo, la population enjoint les deux scientifiques de ne pas aller jusqu'au volcan car un démon en sort et vient prendre le bétail. Le démon s'avère en fait un scorpion noir géant qui tue tout ce qui passe à sa portée. Les scientifiques croient que ce scorpion vient du centre de la terre et que l'éruption volcanique l'a amené à la surface. Les deux géologues prennent le risque d'explorer le repaire souterrain du scorpion dans le but de le tuer au gaz, mais ils découvrent sous terre de grandes galeries et plusieurs sortes d'insectes de taille gigantesque. Ils décident donc de boucher la seule sortie à la dynamite mais quelques mois plus tard, d'autres scorpions géants sont signalés dont le plus gros, le scorpion noir se dirige tout droit vers la capitale, Mexico. Comme le monstre est à l'épreuve des balles et des missiles de tank, l'armée s'avère impuissante à stopper sa progression vers la ville et les autorités scientifiques doivent trouver un autre moyen de l'éliminer.

Parmi les nombreux films traitant de la menace d'insectes géants, celui-ci a l'avantage de se situer en dehors des États-Unis, en l'occurrence au Mexique. Par ailleurs, le gigantisme du monstre n'est pas justifié pour une fois par des radiations nucléaires, ce qui constitue un changement rafraîchissant pour le genre. L'explication qui est fourni au spectateur sur les raisons de l'existence d'un tel insecte apparaît évidemment tout droit sorti d'une imagination débridée et peu concluante. L'intrigue ne traîne cependant pas en longueurs inutiles et nous épargne le couplet moralisateur et patriotique habituel à ce genre de production. Le vétéran concepteur de trucages, Willis O'Brien, s'en est donné à coeur joie dans la création et la manipulation des insectes, particulièrement le scorpion noir, qui a une tête aux lèvres dégoulinantes de bave. Certaines scènes sont cependant moins réussies techniquement au niveau des effets spéciaux, mais le vétéran de la série B, Edward Ludwig a su compenser en misant un peu plus sur l'action et le rythme que la plupart des autres films du même genre. Deux séquences s'avèrent à souligner: celle du repaire souterrain des scorpions où O'Brien profite de l'occasion pour retrouver un peu l'imaginaire de l'île de "KING KONG", et la scène finale au stade de Mexico, spectaculaire, drôle et divertissante alors que le scorpion se bat contre des tanks et des hélicoptères. Bref, sans être un chef-d'oeuvre, ce film de monstres vaut admirablement le détour. Bien entendu, le héros joué par Richard Denning emportera dans ses bras Mara Corday (encore elle!) à la fin du film. Mathieu Lemée

BOA VS. PYTHON - David Flores avec David Hewlett, Jaime Bergman, Kirk B.R. Woller, Adam Kendrick, Angel Boris, 2004, États Unis, 91m, TV

Dans une réserve privé, un python gigantesque parvient à échapper à ses détenteurs. Pour éviter des pertes de vies humaines inutiles, le F.B.I. réquisitionne un boa tout aussi gigantesque appartenant à un scientifique spécialisé dans l'étude des moeurs de serpents, afin de pourchasser le python. Muni d'un détecteur et d'une mini-caméra, le boa géant est libéré dans la zone souterraine où le python s'est réfugié, tandis que le scientifique et des agents spéciaux suivent son déplacement à distance. Ils ignorent que des chasseurs se trouvent également sur les lieux pour faire du python leur trophée. Leur présence modifie les comportements des deux serpents, ce qui inquiète gravement le scientifique, d'autant plus que le détecteur et la mini-caméra du boa ne fonctionnent plus.

La compagnie UFO (Unified Film Organization), reconnue pour ses films à petits budgets inspirés de thèmes à la mode, avait profité du succès d"ANACONDA" pour lancer eux-mêmes quelques films de serpents géants, en l'occurrence, "PYTHON", "PYTHON 2" et "BOA". Comme les affrontements entre monstres sont maintenant légions (FREDDY VS. JASON, ALIEN VS. PREDATOR) ils ont alors décidé de réunir leurs deux serpents pour une confrontation, croyant jouer gagnant. Peine perdue. Le spectateur doit attendre jusqu'à la toute fin du film pour le duel attendu entre les deux monstres et pour se rendre jusque là, il doit endurer une enfilade de clichés. On assiste donc aux scènes habituelles où chacun des serpents trucident des acteurs inconnus. Les trucages informatiques sont tellement évidents qu'on a l'impression de regarder un film d'animation. Un film qui n'a donc pas les moyens de ses ambitions. Une chance que les acteurs ne se prennent pas trop au sérieux et parviennent à nous faire rire dans quelques séquences. Mathieu Lemée

CLOVERFIELD - Matt Reeves avec Lizzy Caplan, Jessica Lucas, 2008, États Unis, 85m

Tout le film est du tournage en camescope retrouvé par l'armée sur l'incident "Cloverfield". Lors de la fête organisée pour le départ vers le Japon de leur copain, on confie un camescope à un individu qui va prendre les messages de départ pour l'heureux homme. Pendant la soirée il se passe des incidents extraordinaire à Manhattan lorsqu'une créature gigantesque envahit la cité. Panique, fuite, les quelques personnes que l'on suit essaient de sauver une copine coincé dans son appartement. Mais le monstre destructeur rôde, fait beaucoup de dégâts tandis que l'armée tente d'évacuer les civils. Le cauchemar ne fait que débuter.

Ce film trouvera-t-il son public ? Assistant à la première représentation c'est difficile à prévoir. J'y ai trouvé mon compte, mais quelques spectateurs étaient rebutés par la caméra tenue à la main et l'image qui bouge tout le temps, rappelez-vous BLAIR WITCH. Difficile d'imaginer le budget, mais il doit être important car les scènes de destruction et les scènes de monstres sont impressionnantes, c'est le moins que l'on puisse dire ! Ca prend un peu trop son temps à démarrer, alors on est presque heureux lorsque la symphonie de destruction débute. Il faudra attendre pratiquement jusqu'à la fin pour avoir un bon aperçu de la créature gigantesque, mais elle est vraiment spéciale. On pouvait bien croire à un reptile du genre Godzilla avec cette immense queue aperçue au début, mais plus on avance plus le montre se dévoile, grotesque et terrifiant tout en étant fascinant.

On relève des parentés qui ne sont probablement pas fortuites avec la série japonaise GODZILLA. Pensons à sa sortie après un tremblement de terre, le bateau qui coule mais aussi les nombreux parasites qui tombent de la créature, tout comme ceux sur la peau du monstre japonais. Je jurerait aussi que la musique du générique final n'est pas si éloignée des odes écrites par Akira Ifikube pour le roi des monstres. Bref, on s'inscrit dans une tradition bien établie, tradition que l'on va renouveler par la forme, étonnante, proche de toutes ces téléréalités qui donnent leur quinze minutes de gloire à des inconnus. Chapeau aux studios de Phil Tippett, responsables d'un monstre qui va entrer dans la légende. Donc, du tout bon pour amateur de kaiju, vivement le dvd ! Mario Giguère

CRATER LAKE MONSTER - William R. Stromberg avec Richard Cardella, Glenn Roberts, Marc Siegel et Bob Hyman, 1977, États Unis

Au Texas, ou en Arizona, un météore de l'espace s'écrase à fond la caisse dans un lac. La chaleur de l'impact, de cette grosse boule à mite galactique produit l'éclosion d'un œuf de dinosaure du Crétacé (mais pas du Précambrien). Ce dinosaure, un plésiosaure, se met à terrifier la communauté d'abrutis ayant établis domicile là-bas.

Quel film crisse ! Chef-d'œuvre réussi du genre, le film intègre parfaitement les trucages ineptes et les comédiens au jeu plus qu'approximatif. Les rebondissements se suivent à un rythme primesautier et les métaphores sociales sont plus qu'astucieuses. Non content d'offrir un divertissement puissamment réflectif, le réalisateur, dont ce sera le dernier (mais aussi le premier) tournage, nous délivre un avertissement : la menace ne vient pas d'un régime totalitaire mais bien de l'espace. Fortement impressionnés, Ronald Reagan et Michael Gorbatchev se taperont le luxe de signer un puissant discours directement inspiré de ce film où il sera dit que le Monde libre et l'Empire du Mal devront coopérer pour mettre fin à la menace des gros crisses d'astéroïdes dangereux.

Jean Vigo n'aurait pas renié ce film (référence directe à Michel Simon et l'Atalante lorsque le fermier barbu s'en va attaquer le monstre et est affreusement dévoré)

Bonne équipe d'interprètes aussi ! Bravo ! 

(1) CRATER LAKE MONSTER

É.-U. 1977. Drame d'horreur de W. R. Stromberg.- Un monstre dinosaurien, ressemblant presque à un dragon qui ne crache pas le feu, qui ne crache rien en fait, sème la zizanie dans un petit village de " rednecks ".- Chef-d'œuvre réussi. Trucages ineptes parfaitement crédibles. Passages d'une virtuosité peu banale. 1er film de Phil Tippet où il n'apparaît pas. Des grosses jambes M. Eliot, comme toujours.- Choucroute Melba

Je n'ai pas vu le nom de Phil Tippet, mais celui de Dave Allen qui a fait plein d'animations cheap mais le fun pour entre autre Flesh Gordon et Laser blast et pour les productions Empire et Full moon. Vraiment pas désagréable, je n'avais jamais vu ce plésiosaure qui meurt trop rapidement, triste vie de dinosaure pas respecté ! Mario Giguère

Un météore atterri dans le lac d'un petit village tout ce qu'il y a de plus paisible. Quelques mois plus tard, une créature fait apparition et se met à dévorer les quelques touristes osant s'aventurer près du lac. Le shérif enquête sur toute l'histoire... 

Un film de série Z avec tout ce qui est possible d'y mettre dans le genre: de mauvais acteurs over-the-top, une créature savoureuse tantôt en image par image tantôt en marionnette caoutchoutée, un petit village tranquille où tout le monde se connaît, de la musique tout droit sortie de films des années 50 ainsi que la naïveté hors-pair des personnages. On insère à la mi-chemin du film un criminel pour ajouter un petit supplément à la sauce ce qui donnera une poursuite " haletante " entre un hors-la-loi moustachu et un shérif moustachu. Le village contient ses deux abrutis de service qui apportent un humour de " rednecks " et soudain, ils se bagarrent et nous avons droit à un des moments les plus comiques du film. Un autre moment digne de mention est lorsqu'un couple se retrouve en bateau, relaxant tranquillement: ils regardent le ciel et se disent comment la nuit est belle ce soir, mais euh, le tout est tourné au gros soleil de midi !!

Les grands acteurs de ce film ont pour la plupart arrêté leur carrière de cinéma avec ce film tout comme le scénariste qui joue également le rôle du héros, notre shérif moustachu. La mise en scène est tout ce qu'il y a de plus classique pour ne pas dire banale, sauf quelques plans subjectifs loufoques où on se prend pour la créature ou encore mieux, une tête qui a perdu son corps (!). Donc, un film amusant sorti de la poussière en DVD par RHINO VIDEO. Bad Feeble

  DAIGORO VS GOLIATH aka Kaijû daifunsen: Daigorou tai Goriasu - Toshihiro Iijima avec Hiroshi Inuzuka, Akiji Kobayashi, 1972, Japon, 88m

Ne me parlez plus de crise .économique. Je viens de regarder un film qui relate une crise au Japon en 1972 ou l'on avait plus les moyens de nourrir les enfants. En fait, juste un et un gros, me direz-vous ! Mais le gouvernement avait tué sa mère, les salauds, elle qui ne faisait que dormir au fond des mers et qui, en grogne, s'est mise à détruire quelques installations industrielles. Pour se rendre compte que son bébé n'était pas loin. Alors l'histoire commence au moment ou les fonctionnaires décident de stopper artificiellement la croissance du monstre géant pour sauver du budget ! Heureusement plusieurs enfants, un alcoolique au grand coeur et un oncle inventeur farfelu s'unissent pour ramasser de l'argent pour nourrir Daigoro. Comme de raison, c'est à ce moment que tombe sur terre un monstre d'outre espace, le surnommé Goliath, que Daigoro essaie tant bien que mal de combattre, le ventre vide ! Misère noire. On prend alors deux décisions, on va nourrir le géant et lui enseigner à se défendre, question de sauver le japon de la destruction ! Quand nécessité oblige, on remplit les estomacs !

C'était le film qui fêtait le dixième anniversaire de la compagnie Tsuburaya, bien connue pour la saga Ultraman. On connait bien l'amour de Tsuburaya pour les films pour enfants et ce sont eux, plus quelques adultes pas très adultes, qui sont les héros de cette fable un tantinet moraliste pour la bonne cause. Je dois avouer avoir particulièrement apprécié cette bonne comédie qui reprend à sa manière les thèmes des classiques pour les pervertir en mode ludique. Par exemple, il y a régulièrement des ivrognes dans ces films, de petits rôles sans importance, ici notre gros bonhomme, pourtant marié, se dédie à la bonne cause avec un entrain hilarant. Idem pour l'oncle inventeur qui veut remporter un concours d'émission télévisée, sa maison pleine de gadgets est un véritable paradis pour enfants. La grosse vedette du film ne fait que manger mais il est difficile de deviner son âge réel, mais c'est de toute évidence un gamin en pleine croissance qui fera un splendide kaiju plus tard, même s'il est pas mal ridicule au demeurant. Bref, si on s'y met tous ensemble, on peut régler tous les problèmes, on l'oublie parfois. Le connaisseur reconnaitra les monstres d'Ultraman qui ont été modifiés pour faire nos deux combattants. Mario Giguère

DAIMAJIN aka MAJIN THE MONSTER OF TERROR aka MAJIN THE STONE SAMOURAI aka THE DEVIL GOT ANGRY aka THE GIANT MAJIN aka THE VENGEANCE OF THE MONSTER aka MAJIN aka MAJIN THE HIDEOUS IDOL - Kimiyoshi Yasuda, 1966, Japon

En 1966, un an après la mise en chantier de son concurrent direct de Godzilla - à savoir Gamera, la Daiei tourne dans la foulée sa trilogie DAIMAJIN qui transpose le kaiju-eiga jusqu'alors post-atomique, dans un Japon féodale en proie à la tyrannie. En effet, un petit et cruel seigneur aux dents longues usurpe le trône de son supérieur et massacre sa famille. Mais ses deux enfants parviendront à s'échapper et seront protégés par une vieille prêtresse vivant sur la montagne de Daimajin, un Dieu représenté par une gigantesque statue de pierre sculptée à même la montagne. Dès lors, le peuple se voit réduit à l'esclavage et privé de ses droits les plus élémentaires. Dix ans plus tard, les enfants du seigneur déchu passeront à l'action, mais seul l'intervention divine du golem aux pouvoirs supernaturels parviendront à mettre un terme à cette infâme dictature.

Si DAIMAJIN se trouve être quelque peu prévisible - seul véritable reproche que l'on pourrait lui faire, il propose un attachant mélange de tragédie, de poésie et de fantastique. Le film prend son temps pour exposer les faits et la situation des protagonistes en introduisant petit à petit l'importance de la menace que pourrait être cette créature mystérieuse. Elle se révélera bien entendu lors du magnifique finale. La scène de l'arrivée de Daimajin sous un ciel rougeâtre chargé de nuages bleutés résume à elle seule les qualités visuelles et poétiques du film et contrairement à ses collègues de l'ère atomique le golem ne s'acharne pas aveuglément sur des maquettes mais cherche dans un premier temps à punir le mal. Les effets spéciaux sont beaux, la créature est étonnante avec son look de samouraï au faciès diabolique et le tout est magnifié par un cinémascope de toute beauté. Bravo DAIMAJIN ! Kerozene

DOGORA aka Dagora The Space Monster aka Dagora aka Uchu Daikaijû Dogora - Inoshirô Honda avec Yosuke Natsuki, Yôko Fujiyama, Hiroshi Koizumi, Nobuo Nakamura, Robert Dunham, Akiko Wakabayashi, Jun Tazaki, Susumu Fujita, Seizaburô Kawazu, 1964, Japon, 83m

Alors que plusieurs satellites de l'espace disparaissent mystérieusement, quelques gangsters oeuvrant dans le vol et le trafic de diamants au Japon sont happés dans les airs par un phénomène étrange. Tandis que les scientifiques essaient de trouver une explication sur la disparition des satellites, la police japonaise tente d'arrêter le fameux gang du diamant en y infiltrant un de leurs agents. Or, il se trouve que les deux affaires sont liées lorsqu'une étrange créature prenant la forme d'une méduse tentaculaire, baptisée Dogora, apparaît dans le ciel du Japon. Cette créature, qui a subie une mutation à cause du taux de radiation élevé de l'atmosphère, se nourrit uniquement de charbon, incluant les diamants à base de ce minerai. Lorsque Dogora commence à aspirer des ponts, des immeubles et des bateaux, les scientifiques tentent de trouver un moyen de le détruire avant qu'il ne soit trop tard, alors que la patronne du gang tente de garder les diamants volés pour elle seule.

"DOGORA" propose certainement l'un des monstres japonais les plus étranges du bestiaire de la compagnie "TOHO". On pourrait le décrire visuellement comme une sorte de méduse de l'espace vivant dans les nuages. Les trucages pour y donner vie sont intéressants au plan visuel, mais aussi au niveau sonore alors que sa présence nous est signalée par une sorte de battement cardiaque, crée d'ailleurs musicalement par le compositeur Akira Ifukube. L'intrigue, quant à elle, essaie de mélanger les codes du film de Kaiju avec les recettes du cinéma policier ou d'espionnage situé au niveau de la série B. C'est ainsi que des gadgets et quelques scènes de "gunfights" trouvent leurs places dans le métrage pour maintenir l'intérêt du spectateur avant l'arrivée du monstre attendu. Le récit se révèle donc plutôt simpliste, en plus d'avoir quelques préoccupations naïves de surface portant sur les conséquences environnementales que provoque l'exploitation sans vergogne des richesses minérales de notre planète. Toutefois, la mise en scène d'Inoshiro Honda est honnête et assez vigoureuse pour que le public passe un très bon moment, à défaut de prendre le tout au sérieux. Au bout du compte, c'est cependant le monstre qui retient visuellement l'attention, et non le jeu des acteurs, bien que ceux-ci aient souvent des réactions amusantes face aux situations abracadabrantes. Mathieu Lemée

D-WAR aka Dragon Wars - Hyung-rae Shim avec Jason Behr, Robert Forster, 2007, Corée, 90m

Il y a 500 ans devait avoir lieu un combat entre les forces du bien et du mal, incarnées par deux dragons géants, mais un de ces dragons était pour l'instant une jeune femme et son bien aimé a préféré le suicide collectif plutôt que de voir sa douce devenir une bête géante. Mal lui en prit, aujourd'hui, 500 ans plus tard, les merveilles de la réincarnation ramènent la situation au goût du jour, qui plus est à Los Angeles, envahi par une armée de dinosaures qui veulent s'emparer d'une jeune femme qui n'a aucune idée de ce qui lui arrive, aidée par son chevalier réincarné.

Hyung-rae Shim n'ayant pas apprécié la faible réception internationale de son remake de Yonggary, il rempile avec une montagne d'effets digitaux, mieux réussit, c'est vrai, mais avec un scénario embourbé. Les trous dans la logique sont immenses, les coïncidences trop nombreuses, les personnages pas attachants, bref, si on a droit à un spectacle intéressant, pour le reste, on peine à suivre l'histoire. Dommage, car la première bande annonce, sortie il y a bien quatre ans sur internet, promettait énormément. Trop d'attente, mais aussi trop d'ambition et une excuse de scénario qui devrait pourtant être d'une importance primordiale. Un succès en Corée, mais un échec international, principalement dû au budget excessif mis à la disposition du projet. Dommage. Mario Giguère

FRANKENSTEIN VS BARAGORN aka FRANKENSTEIN CONQUERS THE WORLD- Ishrô Honda, Japon, 1965, 93m Japon, 87m États Unis

Le coeur de Frankenstein a été enlevé par les nazis durant la deuxième guerre mondiale et envoyé au Japon où il est préservé, mais quand la bombe atomique tombe, le coeur se met à grossir au point d'évoluer et redevenir le fameux Frankenstein. Le jeune monstre est capturé et étudié par un gentil scientifique américain et son assistante, mais Frankenstein devient rapidement incontrôlable et prend des proportions titanesques. Le gouvernement veut éliminer la créature, mais l'arrivée d'un énorme lézard nommé Baragorn va changer les cartes.

Quand je suis tombé sur le synopsis du film, j'étais d'avance sous le charme et je me rué sur le DVD. Cette version plutôt originale du mythe de Frankenstein m'a vraiment fait sourire et j'en ai eu pour mon argent. L'idée d'un film de Kaiju avec Frankenstein paraît stupide (et ce l'est) mais l'intention est tellement bonne et le tout est fait dans un enthousiasme tel qu'il est difficile de résister à un tel spectacle. Les trucages sont assez amateurs mais ça ne fait que plus sourire et notre Frankenstein est bien sympathique. Le moment le plus inoubliables est quand Baragorn, le méchant lézard, attaque un petit village montagneux et on est allé tellement loin dans les maquettes, QU'ON A MÊME FOUTU UN CHEVAL MINIATURE QUI LÂCHE UN CRI DE DÉTRESSE ET QUI SE DÉBAT! Le problème, c'est que le cheval se fait probablement gigoter par une petite corde qui rend la scène hilarante. Le combat entre Frankenstein et Baragorn est vraiment bien fait, et Frankenstein tatanne avec passion le méchant Baragorn qui ne peut pas rien faire. Par contre, de rajouter une autre créature 3 MINUTES avant la fin et la faire emmener Frankenstein dans les eaux comme fin, ça me semble cheap et décevant. Néanmoins le plaisir et là! Jetez-y un coup d'oeil! Le DVD de MEDIA BLASTER offre la version USA, FRANKENSTEIN CONQUERS THE WORLD et la version unrated et rallongée japonaise FRANKENSTEIN VS BARAGORN. Abba

GAMERA aka Daikaijû Gamera - Noriaki Yuasa avec Eiji Funakoshi, Harumi Kiritachi, Junichirô Yamashiko, 1965, Japon, 80m

On débute avec une expédition scientifique au pôle ou le Dr Hikada est témoin d'une explosion nucléaire qui réveille une tortue géante. Gamera descend vers le japon car il se nourrit de feu, autant de pétrole que d'énergie nucléaire, qui lui sert entre autre à voler ! C'est la panique au Japon, sauf pour un jeune garçon qui vient à peine de se débarrasser à contre-coeur de sa petite Chibi, petite tortue dans laquelle il croit reconnaître le monstre géant. C'est une course mondiale pour découvrir un point faible à la créature dont la carapace semble indestructible. Tous les pays de la planète vont unir leurs efforts pour mettre en place un mystérieux "plan Z".

Grâce au coffret de WE Productions, voici une belle édition du film en version originale avec sous-titres français. J'avais des souvenirs différents de la version américaine, plus légère dans le ton. Ici, comme son inspiration évidente, Godzilla, c'est la catastrophe imminente et le découragement devant une force de la nature qui s'étale. Les hommes sont impuissants. Seul un jeune enfant raconte à tous ceux qui veulent bien l'écouter que Gamera est une tortue et que les tortues ne sont jamais malveillantes. Celle qui allait se révéler bien plus tard la défenderesse de la planète est ici une menace malgré elle. La résolution du danger imminent n'en sera que plus agréable dans ce contexte et pave le chemin vers une longue série familiale.

Le travail de maquettes est excellent, les scènes de destruction sont impressionnantes dans le genre. Le noir et blanc aide évidemment les quelques effets spéciaux optiques. Beaucoup de destruction mais peu de victimes humaines, ce qui est bien loin de Godzilla. Il fait aussi bon de voir les motifs scénaristiques habituels de cette époque. La recherche d'un point faible, la coopération des nations du monde. Les femmes y sont peu présentes, que la soeur du jeune homme ou l'assistante obligatoire du professeur, courtisée par un journaliste qui s'avère plus brave que d'autres représentant de sa profession. Évidemment ce qui surprend énormément c'est le choix d'une tortue, plus symbolique en Asie, ou cette référence aux soucoupes volantes lorsque Gamera vole.

Un film qui se savoure toujours pour autant qu'on ait gardé une certaine naïveté dans le regard ou que l'on s'intéresse au genre ou aux effets spéciaux de jadis. Mario Giguère

GAMERA 3 - Shusuke Kaneko, Japon

Toujours aussi bon à la deuxième écoute, franchement bon. J'avais oublié le cimetière sous marin de Gameras. Encore une fois le réalisme dans l'exécution et dans le scénario, toutes ces conséquences à l'apparitions de créatures gigantesques en font un must, comme pour les deux autres films de la même équipe. La seule chose qui est dommage c'est qu'on parle d'une tortue, mais bon, comme disait Jean Paul 2, toutes les créatures sont égales, etc... Mario Giguère

GAMERA THE BRAVE aka Gamera: Chiisaki yusha-tachi - Ryuta Tazaki avec Kaho, Kanji Tsuda, Susumu Terajima, 2006, Japon, 127m

1973, des villageois sont sauvées in extremis de la destruction par Gamera, qui se sacrifie pour détruire une horde de Gayos. Un jeune garçon est subjugué par cette vision. 2006, maintenant veuf, son jeune fils de onze ans, Toru, ne croit pas au paradis d'où sa mère veillerait sur lui. Il découvre un oeuf, d'où sort une petite tortue, qu'il surnomme Toto, comme le surnom que lui donnait sa mère. Toto grandit vraiment rapidement et un jour plane et vole. Son père finira par découvrir l'animal et il apprend à Toru que c'est un Gamera, de la race qui a jadis combattu des monstres. L'armée arrive pour s'emparer de la tortue. Apparaît alors Zedus, un lézard géant qui bouffe des humains. Gamera est malade et Zedus se dirige vers Nagoya. Les enfants se rendent compte qu'une pierre sur laquelle a été trouvé l'oeuf de tortue est nécessaire à sa survie...

Retour au format original de la série. Après la trilogie de Kaneko, excellente et dramatique, profitant de l'absence de Godzilla sur les écrans, on ressort Gamera, protecteur et ami des enfants. Pour peu que l'on accepte ce presque "retour en arrière", et le design plus "peluche" aux coins arrondis de notre tortue géante, on a droit à un bon spectacle de Kaiju. Les effets sont efficaces, les jeunes acteurs convaincants et le scénario avance avec un bon rythme vers un final inspirant. Car ce sont les enfants qui vont sauver leur protecteur, en dépit des adultes, qui ne pensent qu'à s'enfuir. Zedus est fascinant et certaines scènes sont réellement superbes. La musique, qui multiplie les influences, est souvent fort originale pour le genre. Recommendé. Mario Giguère

GAMERA VS MONSTER X Noriaki Yuasa 1970-Japan 

Obnoxious brat Hiroshi is given a tour of the Expo 70 site just before it is scheduled to open in Japan. But the event is threatened when the giant flying turtle, Gamera, and the horned lizard, Jiger, follow one of the displays, an ancient statue called "the devil's whistle", as it being moved from "Wester Island" to Japan.

Involuntary surrealism and giant monster destruction includes Gamera getting crucified by Jiger's sharp projectiles, Jiger ramming ships on the way to Japan, Gamera and Jiger crushing the metropolitan area, Gamera getting impregnated after Jiger penetrates him with his spiked tail. Gamera freezes while Hiroshi and friends take a mini-sub into the body of the turtle to find a baby Jiger feeding on Gamera's blood. The writers must have seen FANTASTIC VOYAGE. A favorite scene has the revived Gamera sticking telephone poles in his ears to block out Jiger's sound waves! The giant lizard also emits a heat ray which is shown turning victims into skeletons. Gamera flings the statue into Jiger's forehead and Expo 70 is allowed to open. Adults are depicted as foolish and narrowminded while the kids know that Gamera is a friend to all children. It sounds incredibly stupid, but it's nonstop action packed fun with many bizarre images. Robert Monell

La petite peste Hiroshi a droit à la visite du site d'Expo 70 avant son ouverture officielle au Japon. Mais l'évènement est en danger lorsque la tortue géante, Gamera, et le lézard à corne Jiger suivent une des attractions, une statue ancienne qui est déplacée des îles Wester au Japon.

Surréalisme involontaire et destruction de monstres géants incluant Gamera crucifié par des projectiles de Jiger, Jiger chargeant les navires en direction du Japon, Gamera et Jiger détruisant le centre-ville, Gamera  soudain enceinte après que Jiger le pénètre de sa queue à pics. Gamera gelé pendant qu'Hiroshi et ses amis entrent dans le corps de la tortue en mini sous-marin et trouvent un bébé Jiger se nourrissant du sang de Gamera. Les scénaristes ont sûrement vu LE VOYAGE FANTASTIQUE. Une scène préférée présente Gamera dégelé plantant des poteaux de téléphone dans ses oreilles pour bloquer les ondes sonores de Jiger ! Le lézard géant a également un rayon de chaleur qui transforme ses victimes en squelettes. Gamera lance la statue dans le front de Jiger et l'Expo 70 peut maintenant ouvrir. Les adultes sont dépeints comme des imbéciles à l'esprit restreint pendant que les jeunes savent que Gamera est l'ami de tous les enfants. Ca paraît incroyablement stupide, mais c'est de l'action continuelle pleine de fun et plein d'images bizarres. Robert Monell

GARUDA - Monthon Arayangkoon avec Sornram Thapitak, Sara Leigh, 2004, Thaïlande, version en mandarin sous-titrée en anglais

Il y a 80,000 ans vivaient dans l'harmonie des volatiles géants anthropomorphes qui se sont chicanés. De nos jours, en creusant un tunnel sous la ville de Bangkok, on retrouve une caverne remplie des ossements de ces oiseaux gigantesques. Mais il n'y a pas que des os et la scientifique appelée sur les lieux ne comprend pas la présence d'une bande de militaires agressifs armées jusqu'aux dents. Mais ces soldats font partie d'une unité très spéciale qui combat les monstres. Hors donc un Garuda se réveille et sème la foire.

On le dit un grand succès en Thaïlande, mais la vision de ce Garuda est assez difficile. D'abord les emprunts évidents aux films du genre, aux films américains mais non japonais, nous assurent d'une quantité de blagues niaises, de personnages pas crédibles, d'action sans queue ni tête dans un scénario remplit de copies faciles. Sans parler du racisme latent exprimé régulièrement, en plus du système de caste encore apprécié dans ce coin de la terre. Parlons du monstre mythologique dépouillé de sa signification historique pour devenir un gros oiseau en image de synthèse aux proportions maladroites. Il nous offre quelques bons plans, mais n'est pas crédible avec ses membres démesurés. On a envie de tuer la scientifique et son petit ami, ne serait-ce que pour ne pas qu'ils causent la mort de trop d'hommes ! Aucun personnage n'est vraiment sympathique. L'ombre de la série Alien et du Godzilla de Roland Emmerich plane sur l'ensemble. N'empêche, je ne voulais pas rater un nouveau monstre géant, ils se font si rares ! Pour fans de monstres seulement. Mario Giguère

GEHARHA: THE DARK AND LONG HAIR MONSTER AKA Chouhatsu Daikaiju Gehara - Kiyotaka Taguchi avec Ken Osawa, Mina Fujii, Mitsuko Oka, 2009, Japon, 17m

Un tour de force en un petit dix sept minutes: parodier tout le genre du film de monstre géant, et par surcroit avec un monstre combinant des caractéristiques de Godzilla avec les cheveux de fantôme japonais à la Sadako ! Tout y est, on ne manque aucune cible et lorsqu’on pense que c’est fini, on a un avant goût d’une suite avec les extraterrestres qui kidnappent le monstre. Un délice exquis pour amateur de kaijus qui peut rire de sa passion et par surcroit réalisé par des japonais, on ne viendra pas dire qu’ils n’ont pas le sens de l’humour ! Mario Giguère

The GIANT GILA MONSTER - Ray Kellog avec Don Sullivan, Fred Graham et Lisa Simone, 1959, États Unis, 74m

Dans une petite ville du Texas, la disparation d'un couple d'ados amène le sheriff du coin à enquêter avec l'aide d'un mécano rebelle mais gentil comme un calinours, chef de son gang de fous de la moto. Après d'autres incidents par contre, nos héros découvrent que les disparitions sont causées PAR UN ÉNORME GÉANT DESTRUCTEUR!!! Et ce dernier, semblant attiré par la débauche, se dirige vers une petite fête dansante.

Je serai bref aujourd'hui car bon, combien même je voudrais, GIANT GILA MONSTER se déguste surtout en images et non en mots. Avec comme effets spéciaux, un gros lézard et beaucoup de maquettes pas très solides, on tente du mieux qu'on peut de rendre ça crédible, évidemment sans succès. C'est tout de même une belle pièce historique, car même le plus casse-gueule des réalisateurs ne s'aventurerait probablement pas où est allé Ray Kellog, qui est surtout reconnu pour son travail comme responsable d'effets spéciaux. Comme le ridicule ne tue pas, Kellog l'a utilisé à fond la caisse dans ce qui évidemment ne fait pas peur, mais fait sourire à toutes les apparitions de notre gros lézard qui n'a pas l'air bien méchant. C'est tout de même assez long quand on entre dans les scènes avec nos acteurs ce qui est très dommage étant donné la courte durée du film. Nanar donc, pas trop mauvais et assez rigolo. Abba

The GIANT BEHEMOTH aka Behemoth, the Sea Monster - Eugene Lourie avec Gene Evans, Andre Morell, John Turner. 1959, Royaume Uni/États Unis, 71m

Sur les rivages d'un village de la côte d'Angleterre, de nombreux poissons sont trouvés morts. Deux savants essaient d'en découvrir la cause alors que les pêcheurs de l'endroit s'inquiètent. Ils s'avèrent finalement que les poissons ont été tués par des radiations puissantes. Surgit alors une sorte de brontosaure monstrueux qui commence à tout piétiner sur son passage et qui tire en plus des rayons radioactifs avec ses yeux, faisant plusieurs victimes. Des recherches sont entreprises pour le retrouver et l'anéantir mais le monstre franchit la Tamise et arrive dans la capitale londonienne où il sème la terreur. Les savants arriveront-ils à le détruire?

Après "THE BEAST FROM 20 000 FATHOMS", Eugene Lourie nous remet ça avec un autre film mettant en vedette un monstre foulant au pied la civilisation. L'intrigue se passe cette fois à Londres et en Angleterre, ce qui fait changement après que nous ayons été habitués au contexte américain dans ce genre de film. Les données de base sont plutôt fantaisistes mais Lourie démontre sa supériorité sur ses confrères dans ce type de production grâce à l'adresse de sa mise en scène. Après Ray Harryhausen, Lourie a cette fois fait appel à Willis O'Brien, concepteur des trucages du "KING KONG" de 1933 et le résultat est tout aussi réussi dans les effets spéciaux. Le suspense est bien amené et l'humour ne manque pas. Encore une fois, Lourie démontre son affection pour le monstre plus que pour les humains. Signalons que la morphologie du monstre en dehors de ses pouvoirs radioactifs rappelle le fameux monstre du Loch Ness, l'intrigue se situant dans le pays d'où vient cette légende après tout! Du fameux divertissement représentatif de la S-F des années 50, le menace communiste en moins. Mathieu Lemée

Des pêcheurs sont retrouvés brûlés et aveugles, murmurant qu'ils ont aperçu un monstre géant. Justement dans les parages, un spécialiste des retombées radioactives va enquêter et finir par découvrir un monstre préhistorique de la famille des plésiosaures qui émet des rayons radioactifs. Lorsqu'il met pied sur terre (le monstre, pas le spécialiste), on se dépêche de trouver comment le détruire, en un morceau, sinon une bombe conventionnelle ne ferait qu'éparpiller des milliers de petits bouts radioactifs. Quel dilemme !

Voilà un film ou ont quand même travaillé le réalisateur de Gorgo et le spécialiste d"effets spéciaux de King Kong (Willis O'Brien). On s'attend à mieux, mais le film et son monstre ne sont pas vraiment mémorables. La radioactivité et ses rayons tiennent du gadget pas vraiment impressionnant et le monstre n'est pas des plus réussis. La sculpture n'est pas très détaillée et il bouge de manière plutôt maladroite. Il faut par surcroît attendre un bon 50 minutes avant de le voir. Le scénario est simpliste, les personnages pas très mémorables, malgré la présence d'André Morell, un comédien bien apprécié dans d'autres productions (Quatermass). Vite vu, vite oublié. Mario Giguère

GORGO aka Terreur sur Londres - Eugene Lourie, 1961, Angleterre

Deux pêcheurs sur les cotes d'Irlande ont des gros problèmes avec leur bateau. Ils vont a une petite ville côtière, dont tous les pêcheurs ne veulent pas répondre a leur questions. Ils sont mystérieux et muets. Quand le boss du village arrive et leur dit de déguerpir, les deux pêcheurs se demandent pourquoi il n'est pas si hospitalier que ca avec eux. Ils décident de rester dans les parages et découvrent que des plongeurs vont chercher de l'or dans le fond de la mer. Un plongeur disparais et, quelque minutes plus tard, apparaît un monstre préhistorique d'une trentaine de pieds. Les villageois sont apeurés, mais nos deux pêcheurs téméraires proposent un marché aux boss du village. Ils leur débarrassent du monstre mais en échange ils veulent de l'or : marché conclu. Le monstre capturé, ils emportent la créature dans un cirque Londonien où tous les habitants sont attirés par le nouveau phénomène, mais sur les cotes d’Irlande maman Gorgo, qui fait le triple de son fils, s'ennuie de son rejeton et file tout droit sur Londres pour tout détruire sur son passage, et veut récupérer fiston. C'est le même genre que Godzilla, c'est-à-dire un homme avec un habit qui s'amuse a détruire des maquettes, le réalisateur n’en est pas à ses premières expériences, car il étais déjà habitué dans ce genre de films. En gros c'est un film de monstre qui s’écoute très bien grrrrrr. Rana

Des marins anglais se voient soudainement pris au sein d'une tempête au moment même où une éruption volcanique fait jaillir une île hors de l'eau. Une fois ce sacré coup de grisou passé, ils remarquent que sa puissance a fait remonter des bestioles des profondeurs. Décidant de faire une halte sur une île a proximité le temps de réparer leur rafiot les marins, malgré eux, font face à une créature préhistorique, une sorte de tyrannosaure aquatique de quelques 5 mètres de haut. Ni une ni deux, ils décident de le capturer et de l'exhiber dans une foire londonienne. Manque de bol, ils ont capturé un bébé dino, et c'est alors que maman dino, furax, 60 mètres de haut, vient chercher son rejeton, détruisant au passage la capitale britannique, riant à la face des militaires, ignorant les roquettes et autres décharges électriques balancées dans sa face reptilienne. Les monuments de la ville y passent, les gens meurent... Maman dino récupère le rejeton et retourne paisiblement au fond des mers, laissant derrière elle une ville dévastée, réduite en miette...

Le film de monstre ultime ! Mieux que GODZILLA, mieux que KING KONG ! GORGO, c'est le monstre plus humain que les humains. L'instinct maternel écrase la cupidité de l'homme avec furie. L'homme est le véritable monstre de ce film superbement mis en scène. Et le réalisateur Eugène Lourie réussit là où beaucoup d'autres se sont plantés: son film de monstre est palpitant du début à la fin sans être avare d'images de la bestiole. Les images sont superbes, les effets spéciaux bien mieux maîtrisés que dans les niponneries de la Toho, même si le gars dans son costume en caoutchouc fait toujours sourire. Bref, un classique. Kerozene

GREAT DECISIVE BATTLE: THE SUPER 8 ULTRA BROTHERS aka Daikessen! Chô urutora 8 kyôdai - Takeshi Yagi avec Hiroshi Nagano, Susumu Kurobe 2008, Japon, 99m

Dans un univers parallèle ou les monstres n'existent pas, Ultraman a été jadis une série télévisée inspirante pour trois jeunes garçons devenus des hommes. Malheureusement ils ont oublié leurs rêves et mènent une vie banale. Un matin il y a un mirage au-dessus de la ville, une vision de Yokohama détruite par des monstres. Daigo commence à avoir des visions ou ses amis jeunes et vieux seraient en réalité des Ultraman, ce qui fait bien rire tout le monde à qui il en parle. Arrivent des monstres qui commencent à détruire le paysage et peu de temps après Ultraman Mebius débarque les combattre. Malheureusement Mebius est mis hors d'état de nuire et ce sera au sept Ultraman de cette terre parallèle de se réveiller et de redevenir les géants justiciers.

Réunir plusieurs Ultraman pour un film n'a rien de nouveau. En placer huit et les mettre dans un univers parallèle qui est carrément celui ou on vit est une idée nouvelle. Ultraman Mebius, Ultraman, Ultra Seven, Ultraman Jack, Ultraman Ace, Ultraman Tiga, Ultraman Dyna et Ultraman Gaia vont donc se réunir pour ramener l'espoir et le rêve. C'est le noeud et l'esprit du scénario, il faut vivre ses rêves, assouvir ses ambitions ! Curieusement, c'est aussi les amies et conjointes des alter egos humains qui les poussent et les appuient constamment, au point ou on se demande si elles ne savent pas tout le long qu'elles sont avec des hommes très spéciaux. Comme dans ces séries japonaises pour jeunes, les couples se regardent et s'encouragent sans le moindre petit baiser sur la joue, mais dans l'épilogue triomphaliste, ils ont eu des enfants, ce qui prouve quelque chose ! La palette de couleurs est très vive, les effets digitaux aussi nombreux que les costumes de caoutchouc. Car les différents monstres vont se réunir, s'amalgamer en une super bête toute digitale qu'affronteront les huit frères.

C'est un peu longuet en première partie, un défaut récurent, c'est prude et très optimiste mais aussi très jouissif au niveau des combats et c'est particulièrement intéressant de revoir les acteurs originaux redonner du service. Accessoirement, c'est aussi le film le plus populaire à date de la franchise, qui se décline depuis la dernière série en épisodes uniquement disponibles sur la télé à la carte. Un bon moment, tourné en HD, pour les amateurs de la série populaire. Mario Giguère

HANUMAN VS 7 ULTRAMAN - Shohei Tojo, 1974, Japon/Thaïlande, version originale Thaïlandaise

De jeunes enfants s'amusent dans des ruines de temples lorsque Piko aperçoit des voleurs de têtes de statues! Ni une ni deux, Piko court et rattrape la voiture, sapristi, tombe, rattrape encore les méchants et se fait tirer une balle en pleine tête. Du haut de la galaxie M78, tel les dieux de l'Olympe, Maman Ultraman descends sa main géante et recueille le corps de Piko. Piko partagera sa vie avec le dieu Hanuman, nouveau frère de la famille des Ultra ! Entre des supplications au Dieu du Soleil pour calmer celui-ci qui se rapproche de la terre et cause une sécheresse et les monstres qui sortent de terre, Hanuman en a plein les bras. Cette bande de monstres le tabassent sans vergogne jusqu'à ce que le reste des Ultraman apparaissent. À compte égal, Hanuman s'en tire mieux !

Question de répondre aux besoins de marchés différents, la compagnie Tsuburaya s'occupe des effets spéciaux de ce film pour enfants hors du commun. Pas de temps mort et un Hanuman, Dieu singe qui danse continuellement s'il ne se bat pas, qui fait presque office de fanfaron au regard de ses frères Ultra sérieux comme des papes. Beaucoup de moments dramatiques et énormément d'humour dans les combats de monstres, tenant plus du slapstick ou des Trois Stooges. Le mélange d'Hanuman et Dieu Soleil avec les géants Ultra est plutôt incongru, mais ça passe bien, somme toute. Les enfants en rajoutent un max durant les scènes tragiques, pendant que les adultes, responsables de l'arrivée des monstres, ont l'air incompétents et désemparés. Au final un film hors du commun, parfois surprenant, qui se regarde avec le sourire ou le fou rire pour tout amateur de monstres géants ! Mario Giguère

HANUMAN ET LES 5 KAMEN RIDERS aka Go-Nin Raidaa tai kingu Daaku aka 5 Kamen Riders vs. King Dark, 1974, Thaïlande, version  originale Thaïlandaise

Les Thaïlandais, probablement fiers de leur collaboration avec la compagnie Tsuburaya sur le film  HANUMAN ET LES SEPT ULTRABROTHERS, ont enchaîné avec les héros de la Toei, les KAMEN RIDERS. Mais cette fois-ci, il semble, sans la collaboration de la Toei. Tant pis, on reprend le mélange fort curieux qui semble à la fois s'adresser aux enfants, mais comportant nudité, perversité et grotesquerie gore dans des passages troublants au vu du reste ! 

On semble rencontrer des protagonistes du film précédent en enfer ( version originale thaïlandaise oblige, une certaine confusion est de mise ). Scènes de torture et de nudité féminine comme dans le récent film thaïlandais au titre évocateur de HELL, on ne rigole pas dans l'enfer de ce pays. Pour en pas y aller ou y retourner, trois sbires vont tenter de nourrir le boss des enfers qui a besoin de sang féminin en bonne quantité.  Les 5 Kamen Riders vont aider un "docteur"  kidnappé avec sa  copine/soeur/épouse  et détruire tous les monstres sur leur passage. Pas dépourvu, le méchant force le docteur à utiliser une bien drôle de machine à créer des monstres mi-humains, mi-bêtess: tête de porc; de taureau; de poulet ! Vilains personnages ridicules qui subiront le sort de leurs confrères aux mains des Riders, après que Hanuman, on l'oubliait, les aient ressuscités ! Hanuman reviendra au final lorsque le big boss deviendra un géant qui pique une crise en ville. Hanuman, qui aime bien écraser et broyer les méchants, aura droit à son combat de géant, sans vraiment s'ennuyer des sept Ultra-frères, le vilain étant fait de ferraille pas vraiment solide.

Un rôle effacé pour le roi singe Hanuman, donc, et une autre preuve des standards très différents de ce qui est acceptable dans un film pour tous ! Une curiosité pittoresque pour amateurs en manque de psychotronique et de nanars ! Mario Giguère

Les HOMMES D'UNE AUTRE PLANÈTE aka Mars Men aka Mars Adam aka Gli Uomini di Marte - Cheng Hun Ming avec Yen Chiang Lung, Wang Pao Yu, Yeh Hsiao, 1976, Thailande/Taiwan, 84m

Il fut une belle époque ou chaque édition du festival Fantasia nous amenait un ou deux Godzilla et un ou deux programmes d'Ultraman. Le roi des monstres ayant prit une semi-retraîte et la compagnie Tsuburaya ayant été vendue à des gens qui ne voient pas la nécessité de faire de la promotion en Amérique du Nord, la disette dure depuis un certain moment. Voilà que grâce à la Cinémathèque Française nous arrive ce témoignage de la déchéance de la civilisation moderne. Au départ il y a la série Jumborg Ace, dans la foulée d'Ultraman, qui connait du succès en Thaïlande. Les Thaïlandais décident donc d'acheter les droits pour tourner un long métrage qui abouti un jour à Taiwan. Les distributeurs décident de retourner toutes les séquences avec des acteurs et de refaire le montage. Cette version abouti en France ou on décide de doubler les dialogues comme bon nous semble. Et c'est comme cela que l'on fait une mauvaise réputation aux martiens !

Pas facile à résumer et souvent incohérent, grosso modo, les martiens débarquent en ville pour s'accaparer d'une pierre précieuse qui leur permettra de terminer une arme fatale. Cette pierre a été aperçue par un gamin qui l'a trouvée tout près de la statuette d'un ancien dieu (Hanuman). Si les terriens ont de la difficulté à se défendre contre les attaques sans merci des hommes d'une autre planète, l'arrivée inopinée d'un robot géant américain (Jumborg Ace qui n'a rien d'américain) et le fait que la statuette devient géante et animée va permettre à ces deux nouveaux amis de combattre les méchants maris aux douze enfants de l'espace !

Comme trop souvent à l'époque, il faut souligner l'improvisation d'une trame sonore à coups de Monsieur Cannibale, Pink Floyd et pleins d'extraits de la musique du film CHARIOTS OF THE GODS ! Ca délire grave et l'ambiance est quasi surréaliste. Le vilain en chef, au visage de robot immobile se fait aller la perruque aux quatre vents ce qui lui donne des allures de Muppets tandis que son ministre cabotine au cube ! D'autres monstres, extraits de la série télévisée, apparaissent, le temps de se faire rosser. Les voix des doubleurs sont reconnaissables pour qui a écouté récemment des épisodes du contemporain Goldorak. Le résultat final est un objet filmique difficilement identifiable, pure délice psychotronique, qui saura faire éclater le cerveau des cinéphiles trop coincés. On en veut plus ! Mario Giguère

HYDRA: LE MONSTRE DES PROFONDEURS aka HYDRA: MONSTER FROM THE DEEP aka SERPIENTE DE MAR aka THE SEA SERPENT aka: HYDRA - Amando de Ossorio, 1985, Espagne

Suite au largage indésirable d'une bombe atomique au large des côtes portugaises, un serpent de mer surgit des profondeurs de l'océan et fait passer les témoins de ses attaques pour de doux dingues illuminés. Nos héros, un pêcheur tenu pour responsable de la perte du bateau de son boss ainsi que de la mort de quelques marins, et une jeune femme internée en asile d'aliénés, rendent visite à un vieux biologiste marin (Ray Milland) pour les aider dans leur chasse au monstre...

HYDRA propose ni plus ni moins que l'un des plus mémorables craignos monsters qui n'ai jamais arpenté les écrans. Serpent de mer grotesque semblant directement issu d'une production Corman des années 1950, c'est donc avec 30 ans de retard que le père des zombies templiers nous livre avec son dernier film un ultime clin d'oeil bis tellement énorme et grossier qu'on ne peut s'incliner devant tant de génie kitsch et de ringardise émérite. Le monstre, sorte de gigantesque chaussette marine à écaille affublée de deux balles de ping-pong en guise d'yeux et d'une bouche pleine de dents, attaque brutalement quelques marins, une pauvre fille alcoolique ou des contrebandiers mais détruit également de merveilleuses maquettes de phare, de bateaux, d'hélicoptère et pour finir celle d'un pont dans de tonitruantes explosions qui le feront hurler de douleur avant qu'il ne s'enfuie au large sous le regard attristé d'un Ray Milland bien fatigué. Impossible de ne pas succomber aux charmes naïfs de cette pelloche hilarante et aux dialogues ahurissants (et avec une apparition de Jack Taylor en mafieux à lunettes), qui est au film de monstres ce que l'olive est au martini - à savoir un petit plus dispensable mais tellement savoureux. Kerozene

Sapristi ! Drôle et nanardesque sans fin, le monstre est d'un ridicule consommé, on sent la main dans la marionnette. Et quel cri, s'il crie trop longtemps, on semble entendre des primates dans le fond du décor sonore, ahurissant. Contient des classiques du genre, comme la chambre d'hôpital qui ressemble à une chambre d'hôtel, le gars la fille pas rapport qui tombent amoureux et qui finissent en courant sur la plage tel Leslie Nielsen et Priscilla Presley, des hangars remplit de stock mais sans surveillance, les premiers témoins qui sont alcooliques, évidemment ! Et quand le film se termine, finalement, y a que nos quatre protagonistes encore en vie qui l'ont vu ce monstre ! Moi, c'est simple, je les croirait pas s'ils me contaient l'histoire ! Tiens ! Mario Giguère

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