Sur une suggestion de Black Knight, les pages de Zombies/Morts Vivants arrive. Des premiers pas inspirés du voodoo aux classiques de Romero et au renouveau de Fulci, le film de zombie est toujours bel et bien vivant, la dernière génération adaptant les nombreux jeux vidéos.

Mise à jour le 3 juin 2014

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28 DAYS LATER - Danny Boyle, 2002, Angleterre

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en allant voir ce film en salles. D'une part, j'en avais entendu beaucoup parler, parfois de façon élogieuse. D'autre part, certains fans paraissaient mitigés. Je n'avais pas trop lu, pour éviter les " spoilers " qui abondent souvent sur Internet - que j'essaie toujours d'éviter dans mes comptes-rendus.

Tout le monde (ou presque) connaît le sujet de départ : Jim se réveille 28 jours après un accident qui l'a plus ou moins plongé dans le coma. Il ouvre les yeux dans une ville déserte. Ce début ressemble bien sûr à celui du roman de Richard Matheson I am a legend, un classique du fantastique US qui a donné lieu à quelques adaptations cinématographiques (The Omega Man entre autres) et a inspiré Night of the Living Dead à George A. Romero.

Par la suite, Jim rencontrera des survivants et tentera d'en trouver d'autres dans la ville dévastée et infestée de zombies aux yeux rouges.

Ce qui m'a le plus agacé dans 28 Days Later, c'est le plagiat éhonté que le scénariste Alex Garland a fait de la trilogie des morts-vivants de Romero. Il a pillé les trois volets et les a fondus dans un brouet parfois pénible. J'imagine que ceux qui n'ont pas vu les 3 classiques de Romero n'y verront aucun inconvénient, mais ça m'a franchement irrité, d'autant plus que le thème du zombie a été abordé, ces 20 dernières années, de façon souvent plus originale.

Ensuite, les actions des personnages sont vraiment bêtes et incohérentes, sans que ces protagonistes ne soient présentés comme des imbéciles. Les réactions les plus invraisemblables abondent, comme ce bon père de famille sensible et intelligent qui entraîne des gens à la catastrophe en passant dans un tunnel encombré de voitures défoncées. On dirait tout à coup que le bonhomme se croit dans The Fast and The Furious 2. Je pourrais donner d'autres exemples, mais, par crainte de trop en dévoiler, je m'abstiendrai de le faire.

L'acteur qui interprète Jim (Cillian Murphy) est d'une rare inexpressivité. Même quand il joue des scènes où il est supposé être effrayé, il a l'air sur le Prozac. Et d'une inconscience rare, en plus, à en juger par les imprudences nombreuses qu'il commet, malgré que tous semblent l'estimer. En termes de héros involontairement non-charismatiques, on ne fait pas mieux.

Alors, c'est nul, 28 Days Later ? Peut-être pas à ce point-là. Il y a quelques aspects qui rachètent un peu le film : la bande son est bien utilisée, l'esthétique du film est généralement intéressante, de même que le look des zombies, et le film n'est pas ennuyant. Cependant, encore une fois, c'est loin d'être un chef-d'œuvre et je m'imagine mal voir un tel démarquage un peu approximatif passer à l'histoire du cinéma. Si l'on doit voir un film de Danny Boyle, c'est plutôt Shallow Grave (1994) qui, pour être un film branché, avait au moins le mérite d'être original. Howard Vernon

Ca débute comme DAY OF THE TRIFFFIDS, ça enchaîne sur tous les moments forts de la trilogie de morts vivants de George Romero, empruntant à Stephen King et la série britannique SURVIVORS. C'est un bel exercice de style, qui ne sait pas comment terminer, ce qui est évident dans les nombreuses fins offertes sur le dvd. Au générique, je me dis que j'ai passé un bon moment, mais que la presse qui l'a encensée ne connaît pas ses classiques. Et puis les infectés, faut surtout pas dire zombies, m'enfin Danny Boyle se refuse à le dire pendant que le scénariste ne se gêne pas, sont tellement rapides qu'ion aimerait bien qu'ils ralentissent à l'occasion, histoire de les voir un peu. Jim fait plein de choses stupides, comme la plupart des personnages, est-ce vraiment nécessaire et obligatoire pour faire fonctionner le scénario d'un film d'horreur ? Mario Giguère

28 WEEKS LATER - Juan Carlos Fresnadillo avec Robert Carlyle, Catherine McCormack, 2007, Angleterre/Espagne, 99m

À la fin de 28 DAYS LATER, l’Angleterre est mise en quarantaine, décimée par le virus de cette «rage zombiesque» mise en scène. 28 semaines plus tard, comme son nom l’indique, des survivants et leurs proches repeuplent tranquillement Londres, dans un quartier protégé par l'armée américaine. Robert Carlyle interprète Don, un père de famille qui a survécu, laissant sa femme aux mains des infectés, retrouvant ses deux enfants, un jeune garçon de 12 ans et sa soeur de 16-17 ans. Parce que le petit veut une photo de sa mère, les deux jeunes partent en cachette vers leur demeure familiale. Au moment ou ils se rendent compte que leur mère a survécue, l’armée les retrouvent et les ramènent avec la maman, porteuse du virus, mais non affecté par lui. Alignant une suite de mauvaises décisions, d’erreurs de communication et de paresse congénitale d’américains au-dessus de leurs affaires, le virus se répand à nouveau.

Comment écrire une suite à l’original qui laissait supposer un retour à la normale ? On a choisit ici un scénario catastrophe qui a obligé ses personnages à démontrer une ignorance crasse et un manque de professionnalisme aberrant. Dans un bon scénario du genre, une série de malchances, de coïncidences malencontreuses ou de mauvaise plaisanteries du destin replonge de nouveaux protagonistes dans le pétrin. Ici c’est plutôt ces deux enfants, complètement irresponsables, abandonnés à eux-mêmes, tout comme leur mère porteuse du virus et laissée sans surveillance, un comble, doublé du fait que le père est pour ainsi dire le concierge de la ville et en a toutes les clefs, qui cause la perte de l’humanité. La pilule est énorme à avaler et démontre plus une paresse scénaristique attristante que l’exploration des conséquences parfois néfastes de l’amour familial comme on semble vouloir nous vendre le concept. On ne parlera pas du montage frénétique ou l’on ne sait plus trop ce qui se passe, c’est peut-être voulu, j’en doute, ni de la musique que l’on ne remarque que lorsqu’on reprend le thème du film original. Mais je peux témoigner du fait que j’avais tellement envie de voir mourir les deux gosses, insupportablement égoïstes et chialeur, que s’en était une frustration constante. Reste une vision de Londres déserte très efficace à laquelle on peut se raccrocher, mais ca ne va pas à la cheville de l’original qui recyclait déjà pas mal de classiques. Mario Giguère

En voila un sur lequel on ne va pas être d'accord, je me le suis maté un samedi soir et me suis renversé mon café partout sur mon T shirt bien blanc, pour moi un véritable choc au montage ultra frénétique certes mais définitivement incroyable. La scène d'introduction notamment relève pour moi du jamais vu et se révèle être un moment de cinéma épique comme je l'ai rarement vu.Et puis quelle noirceur!! Ici l'espoir n'a pas place, on sacrifie des personnages clés de manière extrêmement brutale, et la vision de l'humanité que l'on nous dépeint fait vraiment froid dans le dos...Quant a la musique, que dire je suis un fan de John Murphy et en ce qui me concerne aux cotés de la BO de sunshine il signe ici son plus beau score.

Mais enfin bon cela dit ce film divise pas mal, d'un coté ceux qui adorent et de l'autre ceux qui détestent, rare sont ceux qui se trouvent au milieu, mais finalement n'est ce pas la les qualités d'un grand film?

Pour moi définitivement mieux que l'original (qui a les défauts de son auteur, a savoir certes un talent incroyable (j'adore Danny Boyle) mais une propension a se perdre dans des méandres narratifs inutiles) Kitano Jackson

AFTER DEATH aka OLTRE LA MORTE - Claudio Fragasso alias Clyde Anderson avec plein de nouilles... 1988, Italie, 84m

Fragasso était scénariste sur Zombie 3, co-réalisé par Fulci et Mattei. Les défauts que l'on croyait attribuables à la co-réalisation sont de la broutille à côté de cette pantalonnade. On peut citer les sources, Fulci, Romero, Jackson, à toutes les 10 minutes, les zombies sont ici lents, là rapides commes des extras dans un film de Jackie Chan. Il y a bien de quoi réaliser une bonne bande annonce, sans plus. Et la musique à la Carpenter. Même pas capable de trouver une actrice qui est capable de crier avec la moindre conviction. Plaisant avec un gros grain de sel seulement ! Mario Giguère

Prenez une petite île isolée, un groupe de chercheurs, des expériences foireuses, un prêtre noir maîtrisant le vaudou qui décide d'ouvrir les portes de l'enfer et de réveiller les morts et vous aurez la recette de cette savoureuse merdouille Bis.

Dès la mort du prête black, des zombies en guenilles prennent d'assaut l'île en sprintant pour en liquider tous les chercheurs. Cependant, une petite fille accompagnée par ses deux parents parvient à s'enfuir, non sans que sa mère, bientôt dévorée à son tour, ne lui remette une amulette protectrice !

Vingt ans se sont écoulés, et la jeune fille est devenue une belle blondasse. En compagnie d'amis, (...dont trois soldats !) elle se retrouve on ne sait trop comment, en panne de hors-bord sur les rives de cette même île ! A cette préparation rajoutons une pincée de trois jeunes chercheurs qui se trouvent également sur cette île, bien décidés à savoir ce qui s'y passe... Qu'on se rassure, à ce stade la coupe est déjà pleine !

Claudio Fragasso qui connaît très bien les règles du jeu nous concocte ici un Z à l'italienne 100 % pur jus, soit près d'une heure trente de n'importe quoi, savamment saupoudré d'une musique Carpentero-Globinesque à tomber !. Si le film est complètement raté, il en demeure une œuvre somptueusement débilos, ou l'action non-stop ne laissera même pas place à la roupille ! Quand aux zombies, encapuchonnés, souvent vifs et agiles, ils ont tous des pizzas renversées sur le visage, sans doute pour nous faire bien comprendre qu'ils sont bien Made in Italia ! Ce grand fourre tout sans queue ni tête (une dizaine de faux raccords sautent aux yeux) reste fort heureusement bien arrosé de tomato ketchup bien rouge... et de situations grotesques à se fendre la rate... Vraiment difficile de faire plus con ! Marc Evil

THE ASTRO ZOMBIES - Ted V. Mikels , 1969

John Carradine bidouille des astro-man dans sa cave avec l'aide de Franco, son assistant bossu, muet et super pas beau. Malheureusement, son astro-man se ballade et tue un peu n'importe qui de façon bien molle.

Tura Satana et ses sbires, tous des tueurs sans scrupules, veulent s'accaparer la découverte de papa Carradine.

Plutôt pénible cette production à deux balles tournée en partie dans le sous-sol de la maison de Mikels lui-même. On regrettera une chose: c'est que Franco, l'assistant, ne finisse pas son expérience avec une fille en bikini... Les astro man (ou astro-zombies) sont des gars avec un masque assez rigolo tout bêtes. Budget zéro, film à deux balles. Kerozene

BIO COPS aka Sheng hua te jing zhi sang shi ren wu - Wai Man Shang, 2000, Hong Kong

Des scientifiques testent en labo un virus qui transforme les hommes en soldats invincibles, insensibles à la douleur. En fait, le soldat se transforme en zombie et se fait exploser la tête après avoir mordu un type à la jambe. Lequel type se retrouve en taule suite à une baston avec une triade de guignols. Dans sa cellule, la transformation s'opère, et sans attendre une seconde, il bouffe ses congénères qui se transforment à leur tour en zombie. Le commissariat devient un véritable nid à zombies dans lequel une poignée de survivants tente de survivre.

Produit typiquement hongkongais, le film mêle horreur et humour lourd à outrance. Seulement l'horreur est victime d'un budget plutôt mince et d'une mise en scène foireuse. Le pire, ce sont les effets spéciaux, les maquillages sont plus simplistes que ceux que Savini réalisa pour DAWN OF THE DEAD, et il y a cette scène ou un couple de survivants avance flingue en main et dégomme du zombie: les figurants zombifiés jettent littéralement des bras en plastique en l'air en marchant de façon ridicule. Ca passe douloureusement à l'écran. Kerozene

BIO-ZOMBIE - Wilson Yip, 1998, Hong Kong

Deux mecs paumés, travaillant pour un club vidéo dans un grand centre d'achat, ont la responsabilité d'aller chercher la voiture de leur patron. En cours de route ils renversent un homme qui transportait une mallette avec à l’intérieur une bouteille de soda qui s’avère être un produit chimique dilué dans une boisson. Ils vont la lui faire boire et mettre l'homme dans le coffre de voiture et retourner porter la voiture au centre d'achat. Un zombie sortira du coffre, pour commencer à semer la pagaille dans le centre. La réponse des Asiatiques a Dawn of the dead, avec du gore et une touche d'humour, et parodie même les jeux vidéo du genre resident evil, house of the dead et un gentil zombie (Sushy boy) qui tombe en amour avec une fille du centre d'achat, hilarant ce mort-vivant. Rana

Bio Zombie tente de s'engouffrer dans la brèche "Braindead", joliement entr'ouverte en 92 par Pete Jackson. Mais il faut bien avouer que ce film qui tente de nous faire rire sur fond d'horreur échoue lamentablement.

Woody Invicible et Crazy Bee irrévérencieux au possible zonent dans leur centre commercial, où ils tiennent pour le compte de leur patron, une minuscule boutique de vidéo. Pour tous ceux qui les connaissent ce ne sont que deux loosers, passant leur temps à insulter les autres et à faire des vannes à 2 balles qui ne font vraiment rire qu'eux !

Un soir nos deux bouffons vont renverser un homme. Avant de mourir dans leur bras, ce dernier leur demande de boire le soda qui s'est échappé de sa mallette lors de l'accident. En fait, une arme bio-chimiques qui a le pouvoir de changer les gens qui l'ingurgitent en zombies ! (Allez, on y croit) Nos 2 débiles ne trouvent rien de mieux, que de ramener le corps, caché dans le coffre de leur voiture sur leur lieu de travail. Arrivés là-bas, le cadavre ne va pas tarder à devenir un zombie...

Centre commercial ? Zombie ? ça vous cause... c'est normal, Bio Zombie tente de surfer sans vergogne sur tous les films de zombies ! Si l'on ajoute à cela une bonne dose de gags visuels et de blagues crétines, on obtient la recette parfaite de la médiocrité made in Hong Kong.

Pour résumer, le couple des deux potes stupides ne fonctionne pas et fini par horripiler. Les effets spéciaux sont dignes d'une série Z (Benoit Lestang fait mieux avec les zombies de Jean Rollin) et ce qui aurait pu être une petite comédie horrifique va vite retomber dans l'oubli. Le cinéma de Hong Kong nous a habitué à beaucoup mieux...

Courrons vite revisionner le génialissime "Shaun of the dead' ou le surprenant "Dead and Breakfast" pour laver l'affront ! Marc Evil

BLACK DEMONS aka DEMONI 3, Umberto Lenzi, 1991, Italie

Difficile de croire qu'en 1991, Lenzi avait encore les ressources pour réaliser une série b de peu d'intérêt, dans le sillon de THE BELIEVERS ou THE SERPENT AND THE RAINBOW. Une enquête sur la macumba mène un jeune chercheur dans une séance qui l'affecteras au point de ressuciter 6 zombies qui crient vengeance dans une villa perdue. Piètre acteurs et histoire sans conviction pour une macumba de pacotille. Mario Giguère

BLACK MAGIC PART II aka: REVENGE OF THE ZOMBIES - Ho Meng Hua, 1976, Hong Kong  

Des filles à moitié nues se baignent dans une rivière, lorsque soudain un crocodile glouton croque dans le tas. Un sorcier qui passait justement par-là intervient rapidement et pêche le reptile avec une canne-à-pêche au bout de laquelle pend un pauvre poulet. La suite: l'ouverture peu délicate du croco à qui on ôte les tripes à la recherche des restes de sa victime... Générique. L'action prend alors place dans une "ville tropicale" (en réalité Singapour) où sévit un vilain sorcier adepte des poupées vaudou incarné par un Lo Lieh qui a laissé la défroque folklorique et un peu ringarde du premier film pour quelque chose de plus moderne et élégant. Ses méthodes, en revanche, servent de plus sombres desseins. Conservant une poignée de zombies en toge dans sa cave transformée en funérarium, il leur plante un gros clou dans le crâne, ce qui a pour effet de les rafraîchir et lui permet surtout de les piloter à distance. L'occasion pour lui de lancer de jolies filles zombies à la recherche de pigeons queutards dans le but de les arnaquer. Âgé de 80 ans nous dit-on, le sorcier se maintient en forme en consommant du lait maternel, précieux nectar produit par de jeunes filles hypnotisées suite à l'ingestion de leurs propres poils pubiens préalablement découpés puis doucement grillé par le vilain magicien. Opération délicate mais visiblement efficace qui donne droit à une de ces hallucinantes scènes d'extraction laitière. Mais le quotidien douteux de notre Houdini du Mal se voit perturbé par une bande de fouineurs sceptiques ameutés par un ami toubib soupçonnant la magie noire d'être la cause de nombreux maux touchants la population locale.

Le premier "Black Magic" était gratiné, il est logique que la suite le soit plus encore! Si on y retrouve quelques éléments bien dégueux comme les vers sous cutanés ou l'extraction de lait maternel de poitrines joliment gonflées, cette séquelle prend bien soin d'en rajouter des caisses avec plus de filles à poil et surtout quelques couches gratinées d'effets craspecs comme de délicieuses chairs putréfiées, une profanation, une autopsie dégueulasse, une césarienne vomitive et même un transfert de globes oculaires permettant au nouveaux propriétaires de ces yeux (Ti Lung) de distinguer les zombies camouflés du commun des mortels. Des zombies soudain montés sur ressort qui rappellent les vampires de la saga des "Mr. Vampire". Ho Meng Hua, plus en forme que jamais, mène son film sur les chapeaux de roue et ne laisse aucun temps mort, n'hésitant pas à emmener son film vers l'actioner jamesbondien lors d'un duel au poing dans une télécabine! Et comme c'est une production Shaw Brothers, on a droit à une photo en scope de toute beauté et à une bande son funky dissimulant quelques pépites dont l'une a servi de sample sur un morceau des Beastie Boys. Une anecdote qui finirait presque par rendre "Black Magic Part II" incontournable. Kerozene

BLOOD DINER - Jackie Kong, 1987, États Unis

Deux frangins sont témoins de l'abattage de leur oncle - tueur psychopath évadé d'un asile - par la police. L'oncle, fanatique d'une divinité égyptienne, aura tout de même endoctrinés ses petits neveux.

20 ans plus tard, les deux neveux déterrent l'oncle et récupère son cerveau incroyablement en superbe état. Propriétaires d'un resto végétarien, le duo désormais trio (le cerveau dirigeant les opérations), préparent un festin qui se conclura par la résurrection de la déesse.

Gags bien lourds et cons se succèdent à vitesse grand V sans pour autant faire rire qui que ce soit. Par contre, c'est gore, ça coupe, ça déchiquette et ça se cannibalise dans la joie et la bonne humeur. Le final prend place dans une boite de nuit où les clients qui ont bouffé du festin se changent en zombie pendant que la déesse apparaît enfin, avec une immense bouche pleine de dents sur son corps.

Cet "hommage-remake" de BLOOD FEAST est plutôt honteux, on ne retiendra vraiment pas grand chose de cette daube en dehors du gore (et encore) et de la déesse affamée. Kerozene

BLOODEATERS aka TOXIC ZOMBIES aka FOREST OF FEAR - Charles McCrann avec : plein de nazes ! 1980, États Unis, 88m

En pleine forêt, juxtaposant une culture sauvage de cannabis, une bande de hippies a planté un campement de fortune. Chargé de la surveillance du champ et en attendant une récolte qu'ils espèrent bonnes, ils ne laissent pas indifférent les autorités locales bien décidées à enrayer le fléau, d'une manière ou d'une autre. Aussi ces derniers décident en catimini d'utiliser un avion privé afin de répandre sur ces cultures un insecticide puissant fourni par l'armée à titre gracieux... et pour cause, jugé dangereux, il n'a jamais été testé ! Le lâché de poudre qui a lieu ne tarde pas, à blanchir les environs, y compris nos hippies, de la tête aux pieds, hippies qui ne vont pas tarder à traverser un mauvais trip. Un cerne creusée sous chaque oeil et 3 boutons purulents plus tard, les voilà transformer en amateurs de sang frais, déambulant pendant des heures dans la forêt - tel des zombies - à la recherche de campeurs égarés. Ils auront eu le temps d'en trouver quelques-uns avant de se faire très platement occire de balles dans le bide...  Pas de doute, la marijuana rend même les zombies stone !

Difficile de comprendre à la vue de ce nanar soporifique, pourquoi ce film figurait pendant plusieurs années sur la liste des œuvres interdites de diffusion au Royaume Unis : Pas de violence, pas ou peu de gore, pas de pétard en gros plan, pas de sexe, pas de conseil sur la culture du cannabis... bref, c'est à n'y rien comprendre. La réalisation est à l'image renvoyée par ces hippies contaminés, fadasses ! L'amateurisme de l'ensemble, qui aurait pu être sympathique devient ici vite pathétique et il faudra vraiment être courageux pour parvenir à voir le générique de fin. Marc Evil

  BLOOD PIGS - Brian Paulin, 2010, États Unis 

On ne rigole pas, chez Morbid Vision Films. On y fait du film fauché ultra gore de très bon goût et très premier degré, où les crânes se font défoncer, les cages thoraciques éclater, et où un mort-vivant vomi sur le fessier d'une jeune femme avant de le déchirer à mains nues! A en croire imdb, le budget  de ce "Blood Pigs" se monte à quelques 5'000 dollars. Si c'est vrai, il ne fait aucun doute que le moindre cent a été investi dans les effets de maquillages craspecs de cette bande qui fleure bon l'amateurisme et la passion, et dont la qualité des effets spéciaux rattrape aisément le jeu plus qu'hasardeux d'acteurs gentiment foireux qui font les zouaves avec des katanas en se prenant pour des samouraïs gothique new-age ultra geek. L'action se déroule dans une version post-nucléaire de notre monde où les quelques survivants doivent faire face non seulement à quelques zombies joliment décharnés, mais aussi à un alarmant manque de nourriture. L'alternative: bouffer du zombie! Voilà une approche pour le moins inédite malgré un florilège de défauts et de maladresses. Ici, les protagonistes en manque d'hygiène ne sont jamais sales, sont toujours rasés et souffrent de dialogues merdiques, mais on les pardonne gentiment car tout ceci est finalement plus généreux que bien d'autres films de zombies plus friqués et moins sanglants qui n'ont certainement pas l'audace de pousser le bouchon jusqu'à offrir de monstrueux mutants décharnés en guise de feu d'artifice final. Kerozene

BLOODSUCKERS FROM OUTER SPACE - Glen Coburn, 1984, États Unis 

Incroyable chef-d'oeuvre de ringardisme Zèdisant. Les bouseux d'une petite bourgade paysanne se font surprendre par un courant d'air qui les transformes en zombies bleus assoiffés de sang après avoir vomi le leur. Ce qui donne droit à une chouette scène ou un couple prend sa douche et vomi tout le sang sur le rideau de douche, c'est très cool. Si si. Il y a des scientifiques défoncés, des militaires cons, et un couple d'ados héros. Les dialogues sont sans doute le point fort du film: "C'est la découverte la plus importante depuis le cancer !" ou encore "-Tu n'es pas mon père !

- Mais ton père était comme un frère pour moi...

- Mais c'était ton frère !

- Ah oui, c'est vrai."

 Bref, un régal. Kerozene

THE BONEYARD - James Cummins, 1991, États Unis   

Un inspecteur vieillissant, son jeune partenaire et une médium obèse et dépressive enquêtent sur un triple infanticide. La nuit est tombée, et le trio se rend à la morgue afin de profiter des dons de la grosse avec l'espoir de faire la lumière sur cette bien mystérieuse affaire. Si l'accueil de la gardienne de nuit Miss Poopinplatz (fantastique Phyllis Diller) et de son épouvantable caniche grognon ne sont guère chaleureux, ce n'est rien face à ce que leur réserve les cadavres des enfants qui ne sont en réalité ni enfants, ni morts, puisqu'il s'agit de trois entités démoniaques et anthropophages qui vont rapidement foutre le bordel, juste après qu'une jeune suicidée se soit réveillée sur la table d'autopsie à la grande - et compréhensible - surprise du médecin légiste. L'affrontement entre humains et goules tournent forcément au cauchemar, d'autant plus que certaines victimes mutent en gigantesques créatures à la force colossale!

Cette comédie horrifique a atteint un petit statut de film culte principalement grâce à ses maquillages trash et plus particulièrement grâce à son caniche zombie géant dont la grâce et la beauté feraient arracher une larme de bonheur à n'importe quel blasé du bis! Il faut dire aussi que James Cumins vient d'abord des effets spéciaux et du maquillage, puisqu'il œuvra dans ce domaine sur des titres comme "House", "Enemy Mine" ou encore "Slumber Party Massacre II". La bonne nouvelle, c'est que le film ne mérite pas seulement d'être vu pour ses streumons en latex, ses gloumoutes visqueuses et ses quelques maquillages gores, mais aussi parce qu'il est en réalité pas si mal foutu et qu'on se laisse happer par une histoire peut-être sans surprise, mais plutôt bien emballée. L'humour est correctement dosé, pas trop présent ni trop stupide comme c'est souvent le cas, et l'ambiance y est plutôt sombre, voire même parfois gentiment poisseuse. En bref, c'est de la série B horrifique torchée avec amour. Kerozene

BURIAL GROUND aka le MANOIR DE LA TERREUR  aka Le Notti del Terrore - Andrea Bianchi , Italie

Me procurant le DVD allemand, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un transfert sublime de ce classique  italiano-crouteux. La différence entre ce dernier et la vieille vidéocassette Sovicom est si marquée que, tout comme le vieux professeur barbu du film, je fis d'étranges découvertes insolites. Premièrement, dans la scène d'ouverture, il est étrange de constater que notre bon vieux chercheur ZZ-Top porte une paire de jeans bleu électrique. De plus, le vieux est franchement lâche, puisqu'il retourne creuser à la caverne zombiesque en plein jour, contrairement à l'obscurité totale que laissait croire la vidéocassette. Deuzio, le gnome Michael (le garçon qui, malgré sa petite taille, semble avoir quarante-cinq ans) est encore plus laid, les scènes de baises sont maintenant ponctuées de cellulite, et certains éléments du si beau décor laisse entrevoir un aspect carton-pâte (dont des dalles de ciment en papier à bricolage).  Ma trouvaille ultime revient par contre à l'aspect déplorable des zombies. J'ai en effet appris que les masques n'étaient pas faits de plâtre, mais bien d'un mélange de glaise, d'eau et de poudre à pâte, appliquée à la truelle.Technique ajestueuse désormais oubliée par la civilisation occidentale. La musique abracadabrante est par contre toujours aussi formidable. Un must.  Samhain

CATHOLIC GHOULGIRLS - Eamon Hardiman avec Ally Melling, Vanessa Kessinger, 2005, États Unis, 54m

Dans une petite ville américaine où des zombies font leur apparition, trois jeunes étudiantes catholiques et les copains pensent tranquillement à quitter la ville. Tout le monde n'est pas d'accord, du barman qui veut continuer de faire de l'argent au nerd qui veut rester manger un autre sandwich, aux nonnes lesbiennes qui vont plutôt casser du zombie.

Y a film indépendant et film indépendant. Ici les éclairages parfois inexistants, le son qui baisse, les écrans noirs qui se multiplient en fin de métrage témoignent de l'amateurisme de la chose. C'est mal fait, mais avec enthousiasme. Rien de bien neuf, et l'envie de revoir SHAUN OF THE DEAD ou DAWN OF THE DEAD sera plus forte que de revoir ce petit film, malgré les zombies et malgré la scène de douche. Les coups de poing sont particulièrement ridicules, mais c'est peut-être voulu. Une distraction mineure qui soutire quelques sourires. Mario Giguère

CHAMBARA BEAUTY aka OneChambara: The Movie -Yohei Fukuda avec Takafumi Ôhashi, Hideo Tsujihata, Ai Hazuki, Shunsuke Yamada et Sari Kuranchi. 2008, Japon, 80m

Dans une terre infestée de zombies, une jeune femme vêtue en cowboy et un nain obèse vont à la rencontre d'un savant fou. Ce dernier avait concocté une recette pour ressusciter les morts afin de dominer le monde.

CHAMBARA BEAUTY est l'adaptation d'un populaire jeu vidéo du nom de Onechambara. Il y a donc une enfilade d'effets "jeux vidéos" et de cgi. Pour ceux qui n'aiment pas les adaptations de jeux vidéo, donc moi, le film leur plaira moins et c'est dommage puisque la prémisse du film n'était pas sans intérêts au niveau du scénario fou et des scènes de combats spectaculaire qui s'y trouve. Si le film avait été fait dans un mode plus classique, j'aurais vraiment mieux embarqué. Il y a un combat avec une fille qui manipule une boule munie d'une chaîne d'acier qui est toujours plaisant à regarder et qui rappelle KILL BILL. À voir uniquement si vous êtes capable comme moi de passer par dessus ces quelques réserves. Black Knight

CHILDREN OF THE LIVING DEAD aka Les Enfants des Morts Vivants - Tor Ramsey avec Tom Savini, Marty Schiff, Jamie McCoy, 2001, États Unis, 90m

Le film débute comme une suite au remake de NIGHT OF THE LIVING DEAD (qui était réalisé par TOM SAVINI), nous sommes dans une petite région des U.S.A et les policiers tentent de stopper une invasion de morts-vivants et d'arrêter un psycho-killer zombie ! Tout cela avec TOM SAVINI en chasseur de zombie (qui y reprend son personnage de biker à la DAWN OF THE DEAD et à la FROM DUSK TILL DAWN) et affublé d'un policier obèse comme partenaire!

Les premières minutes du film sont plutôt bien, nous avons droit à un authentique "TOM SAVINI SHOW". En plus d'y reprendre son personnage, il y dirige les cascades. On se dit alors, que nous sommes devant un film qui pourrait être vraiment divertissant, d'autant plus que les méthodes de SAVINI pour tuer les zombies y sont assez inventives. Malheureusement, dès que son personnage meurt au bout de 10 minutes, le film tombe dans un vide monumental. J'avais des doutes face à ce film puisque qu'il est produit par John A. Russo. Mais je m'étais dit, avec TOM SAVINI ca ne pouvait être complètement mauvais, mais je me suis trompé. Les maquillages sont plutôt bien, les zombies ont le look de ceux du remake de 1990. Mais, tout le reste est d'un ennui mortel. Pas de gore, pas de nudité, rien. Faites-vous copier les 10 premières minutes et ne regarder pas le reste ! Black Knight

On débute relativement bien avec des équipes d'extermination de zombies, avec en tête Tom Savini, efficace. Mais on se rend bien compte que si Savini donne son maximum, c'est filmé tout croche sans sens de la mise en scène, sans photographe digne de ce nom et comme je le regarde en version française, le doublage pourrit sans relief n'aide pas. Au bout de moins de 15 minutes on saute 14 ans dans le temps, on avancera d'un an plus tard, tout cela de manière très irréaliste. Car le noeud de l'histoire est un tueur en série d'enfants, devenu mort vivant, qui gardait des marmots dans une vielle grange, comme otage ou comme garde manger ? Allez savoir ! Ces jeunes vont mourir 14 ans plus tard car le zombie serial killer a réussit à se cacher pendant 14 ans, portnawak ! Et le méchant de se recacher un an encore pour attaquer la petite ville lorsque les cercueils presque tous vides (on complique inutilement) des jeunes morts sont sortis de terre pour construire un centre de vente d'automobile.

C'est con, c'est aussi produit par John Russo, qui faisait tout de même partie de l'équipe de NIGHT OF THE LIVING DEAD. Y a de quoi crier au sacrilège. On évite de parler du montage, m'enfin, un type qui va déjeuner pour flirter avec la jeune serveuse se fera remplir son café trois fois sans en boire une goutte, ne mangera jamais le déjeuner qu'il ne commande pas et repart. Les tentatives d'humour tombent à plat, les maquillages sont de la trempe des originaux, mais là ou George Romero rendait le tout efficace, on a droit ici à une bouillie pour les chats qui va sûrement rebuter n'importe quel néophyte qui ne voudra plus rien savoir de la véritable oeuvre de Romero, un comble. Une insulte. Aux douches, quittez le terrain ! Mario Giguère

CHILDREN SHOULDN'T PLAY WITH DEAD THINGS - Bob Clark - 1972, Canada

Une petite troupe de mauvais comédiens se retrouve sur une île afin de déterrer un cadavre qui servira au délire satanique de leur directeur portant évidemment la barbiche. Un interminable rituel belzébuthien plus tard, où incantations et sang de foetus en poudre sont utilisés à outrance afin de réveiller les morts du convaincant cimetière, les mauvais comédiens - qui passent leur temps à s'insulter à savoir qui est plus mauvais que qui (question que le spectateur ne cessera lui-même de se poser) - sont déçus. Rien, pas de morts qui crachent, chient, pètent, même pas un qui cligne de l'oeil. Le directeur de la petite troupe essuie quelques injures, puis décide de faire la fête et de souligner le "coming out" de Orville (le cadavre qu'ils ont détérré pour le rituel). Les blagues de ce type sont légions dans le film (Orville est "stiff", il est "underground", faut que j'arrête j'ai une crampe) - le "coming out" étant la meilleure elle se mérite d'orner la superbe pochette cartoonish de la VHS que j'ai empruntée à un pote.

Tout le monde rentre donc dans une petite maison abandonnée. Et puis ensuite, scène interminable de morts qui sortent de leurs tombes où de sous leurs tas de feuilles avec tous les clichés nécessaires (oh, la main qui sort de terre en contre-jour loupé!) car, surprise, les incantations ont malgré tout fonctionné et les morts en décomposition bleue ou grise (certains ont même le luxe de quelques motons - avec tout de même, pour la plupart, des mains couleur chair de collégiens athlétiques) attaquent les mauvais comédiens. Ceux-ci se barricadent dans la maison (ils sont pas nioches, ils l'ont vu chez Romero) avec l'aide d'un marteau et de quelques clous sortis de nulle part. Quelques stratégies pas très winner plus tard, les morts auront raison des vivants, jusqu'au directeur de la troupe, qui avait oublié Orville dans la chambre à coucher (pas nous hein, pas nous). Les morts (tels les déviants de Shivers quelques années plus tard), menacent ensuite d'envahir la ville en montant à bord des chaloupes et bateaux à voiles arrimés à l'île, mais heureusement, le générique nous épargne.

Malgré ce que le récit porte à croire (et je n'ai malheureusement pas la plume assez agile pour en rendre correctement le génie), le résultat est légèrement pénible pour ne pas dire pas regardable. La VHS de Anchor Bay n'aide en rien et donne l'impression d'un transfert direct d'une bande super-8 n'ayant pas connu le luxe de l'étalonnage - et si la mention WIDESCREEN PRESENTATION ornant elle aussi la superbe pochette de cette VHS appartenant à mon pote David pourrait en titiller certains, la letterbox d'un gris pâlot et variable les frustrera de tout plaisir scopique et, dans certains cas, pourra causer des dommages irréparables à leurs jolis yeux.

Bob Clark, contrairement à ce que ce film laisserait croire, ne disparaîtra pas sous une roche et surprendra même quelque deux ans plus tard avec son Black Christmas - au-delà de Children Shouldn't Play With Dead Things, son travail d'auteur se résume pas mal au discutable Porky's. Mais Bob n'est pas plus fou qu'un autre et face au regain d'intérêt pour les zombis il pense à nous reservir son pompage de Romero une seconde fois, projet qu'IMDB m'annonce pour 2006 (semblerait qu'on nous réserve Porky's aussi, hein, pourquoi pas?).

Bref, Children Shouldn't Play With Dead Things est un titre superbe mais trompeur, pas un seul children dans ce film. Memorial BBQ

COCKNEYS VS ZOMBIES - Matthias Hoene avec Harry Treadaway, Rasmus Hardiker, Michelle Ryan, Georgia King, Richard Briers, Honor Blackman, Alan Ford, 2012, Royaume Uni, 87m

Des ouvriers de la construction mettent à jour un caveau avec un avertissement de Charles 2 de ne pas l'ouvrir sous aucune condition. Évidemment on l'ouvre et il s'avère que l'endroit, scellé au 17ème siècle, contenait des morts vivants, comme on s'en doute. Pendant ce temps, Terry et Andy, avec leur cousine Katy, le copain Ray et le barjo du coin qui a un armement incroyable, Mickey, mettent à exécution leur plan de sauvetage pour la maison de vieux que gère leur grand-père: cambrioler une banque. Les amateurs foirent tout et, entourés par la police, sortent de la banque avec des otages et, pffft, les policiers sont tous morts, il y a une invasion de morts vivants en cours.

Hé ben voila, sans atteindre le niveau d'excellence d'un Shaun of the Dead, une bonne comédie de zombie à budget qui semble restreint, mais une belle bande d'acteurs et des idées. Comme celle de donner un rôle a Honor Blackman, ancienne Pussy Galore de James Bond, de mettre en vedette ces vieux qui sont d'anciens truands qui ont de lka difficulté è marcher et manipulent avec joie les armes, de donner un rôle trop mince a la belle Michella Ryan ou de mettre en scène une scène de poursuite débile ou les zombies n'arrivent pas à rejoindre un vieux en marchette. Les zombies sont maquillés assez simplement, comme des participants d'une marche de zombies, mais on a droit ici et la à quelques effets gores plus sanglants ou un peu d'effets digitaux, rares, mais bien placés. Quelques plans aériens de la ville désertée et pleine de nuages d'incendies complètent l'illusion comme il faut. J'en prendrais d'autres, des comme ça. Mario Giguère

CROCODILE FURY - Tomas Tang alias Ted Kingsbrook avec Nick Reece, Trudy Calder, 1991, Hong Kong, 85m

Générique, une voix off appelle des esprits afin de réaliser une obscure vengeance. Fin du générique. Nous sommes dans un pays style Indonésie ou Philippine. Une chambre pleine de bibelots ringards, dont une tête de mort aux yeux verts clignotants, abrite une sorcière qui dirige deux vampires sautilleurs. Cut. Un effroyable crocodile dévore tous les habitants d'un village, hommes, femmes, enfants et même un nourrisson finissent entre ses dents aiguisées. Cut. Un américain se ballade dans la jungle, flingue au bras, il butte des zombies et des vampires comme un chef. On apprend alors que les crocodiles sont des esprits qui peuvent prendre apparence humaine. Ces esprits sont sous les ordres du Seigneur des mers qui est en boule et fait payer aux humains plein de choses. Pote avec la sorcière du début, celle-ci est en rogne lorsqu'elle aperçoit cet américain flinguer ses zombies et ses vampires. Dans le village, il y a un homme amoureux, mais un des esprits crocodiles est amoureux de cet homme (l'esprit est une femme, je vous rassure) et kidnappe alors l'élue de son coeur. Comme il est très amoureux, il a le pouvoir de fabriquer une arme anti-esprits crocodiles. Alors il la fabrique et se rend dans le monde du Seigneur des mers. Pendant ce temps, le gentil américain zigouille du zombie et la sorcière se fâche...

Vous pigez quelque chose ? Moi non, et pourtant ce film s'avère être une expérience cinématographique des plus hilarantes tant le tout est bordelique et ringard. Aucune trace ou presque de ce film sur le net, un générique plein de noms inconnus, une histoire à dormir debout avec plein de personnages débiles et des effets gores corrects, j'hésite à penser qu'il s'agit d'un honteux montage de deux films, voire trois films, indonésiens ou philippins, ou même les deux. Toujours est-il que ça mérite le coup d'oeil, on passe un bon moment de franche rigolade ! Kerozene

DARKNESS: THE VAMPIRE CUT - Leif Jonker, 1992/1998, États Unis

Argh!! Quelle mauvaise surprise. Un petit résumé rapide: dans une ville où les gens se sont tous mis à se tuer mystérieusement entre eux en devenant des zombies cannibales vampires (le seul lien étant qu'ils ne supportent pas le soleil et l'eau bénite), des survivants essaient de trouver l'être puissant qui a causé le tout pour éliminer l'épidémie qui s'étend de plus en plus rapidement.

J'avais bien aimé ce film à ma première écoute il y a longtemps. Ma copie était amochée, mais bon, fallait s'en contenter. Et puis voilà quelques mois (on ne les compte plus), je reçois une copie du DVD PAL de ce film avec ce "vampire cut" que Jonker voulait faire depuis longtemps. Ma vieille copie a failli prendre le bord, mais je voulais voir de quoi avait l'air cette nouvelle version et bien sûr, je viens de la visionner.

Bordel, ce film graphique et simplet vient d'en prendre un coup et pas dans le bon sens. 20 lourdes minutes (!!) sont ajoutées et c'est terrible comment tout le rythme de l'entreprise est brisé. On s'acharne sur des points inutiles, on nous remet des trucs en double et on nous agresse à la longue avec la musique répétitive. Cette musique, elle est bien bonne mais dans cette version, plusieurs scènes n'ont pas toujours le son direct alors qu'est-ce qu'on fait? On nous remet la même musique ad nauseam pour couvrir le tout jusqu'à écoeurement complet.

Ce qui donne que ce film de zombies/vampires très gore et amusant devient d'une lourdeur incroyable et rendu au bout, notre intérêt s'est perdu depuis belle lurette. Si la curiosité vous prend de regarder ce film à petit budget tourné en Super 8, rendez-vous service et procurez-vous la version originale de 86 minutes. Cette "vampire cut" concocté 6 ans plus tard, il faut l'oublier. Le réalisateur a peut-être perdu la tête avec ce seul et unique film et son autre projet qui n'abouti à rien (DEMON MACHINE). Bad Feeble

DAWN OF THE DEAD - George Romero, 1979, États Unis

Vous vous dites sûrement que je suis en retard de 10 ans avec ma critique de DAWN OF THE DEAD, mais elle manque à l'appel sur le site du Club. En plus, ayant revu le film en question cette semaine, j'ai pensé qu'il serait pertinent d'en reparler un peu.

Parmi les réflexions que je me suis faites : 

1) C'est étrange qu'un réalisateur aussi intelligent que George A. Romero n'ait rien réalisé de valable depuis 1990. Libéral dans le bon sens du terme, le cinéaste aux allures de grand-père sympathique avait pourtant des choses à dire sur la société américaine, comme il l'avait prouvé avec classe dans MARTIN, entre autres.

2) Le film existe en trois versions. La version américaine standard, la longue version de 142 minutes, et le montage de Dario Argento. Pour avoir visionné les trois, j'estime le montage d'Argento nettement supérieur aux autres. Argento a un sens inné du montage, et son utilisation-choc de la musique de Goblin confère un style et un dynamisme certains au film de Romero.

Pour le reste, l'oeuvre de Romero était profondément originale en 1979, et elle contient des scènes-choc encore efficaces en 2003. Permettant de se livrer à une réflexion critique sur la consommation, le centre commercial constituait aussi un environnement jamais utilisé. Bien malin, d'ailleurs, qui aurait pu prédire le déroulement du film, qui sait réserver des surprises tout au long de sa durée.

Après avoir revu DAWN OF THE DEAD, je serais porté à durcir ma position quant à 28 DAYS : l'oeuvre de Danny Boyle ne fait vraiment pas le poids face à Romero, une autre preuve que les succédanés ne vaudront jamais ce dont ils sont dérivés.

DAWN OF THE DEAD est en tout cas un film à revoir, pour le montage, la musique, la force du scénario et de l'interprétation, la précision de la réalisation... Il a toutes les raisons d'être devenu un classique. Howard Vernon

DAWN OF THE DEAD - Zack Snyder, scénario de James Gunn, 2004, États Unis 

Un matin, l'enfer se pointe...  Une épidémie a éclaté en un rien de temps produisant des morts-vivants énergétiques voulant anéantir toute personne encore bien vivante. Des survivants se réfugieront dans un centre d'achats comme dernier recours. Ils tentent de se garder en vie malgré le manque d'espoir évident et le nombre toujours grandissant de zombies s'ajoutant à la foule qui sont toujours aussi agités d'un fort appétit envers la chair humaine.

WOW ! J'en suis encore sur le cul ! Un film de zombies extrêmement impressionnant fait de nos jours de façon terrifiante et incroyablement efficace. Il ne s'agit pas ici d'un remake tel quel, mais plutôt d'une ré-invention de l'idée originale tout en la mettant à jour et c'est franchement très réussi. Zack Snyder - dont c'est le premier long métrage - et James Gunn (scénariste sur TROMEO & JULIET et SCOOBY-DOO) nous ont pondu une bombe, mais qui aurait bien pu le croire ?! On attendait le pire et on se retrouve avec une trouvaille que les amateurs du genre se doivent de voir. Le film frappe dès le départ et on aurait douté d'une relâche de qualité après ce début fracassant, mais non, on nous tient en haleine jusqu'à la toute dernière image parsemant le générique !

La photographie est léchée avec de la surexposition, des couleurs saturées et parfois des teintes verdâtres ou bleutées, mais on en fait jamais trop et ça ne tombe jamais dans une énième copie de vidéoclip. On retrouve des hommages un peu partout (incluant la présence de certains acteurs de l'original), mais encore une fois sans en faire trop. Tout le cast est dans le ton (Sarah Polley, LAST NIGHT, Jake Weber, WENDIGO et Ving Rhames, PULP FICTION pour nommer que ceux-là) mais parfois la peur du cliché se ramène, seulement on nous dirige toujours vers d'autres contrées plus intéressantes en évitant de sombrer dans ce qui est devenu la normale de nos jours. Il est d'autant plus impressionnant de retrouver un nouveau venu aux commandes de cette grosse production qui aurait pu facilement tomber à pic et se planter royalement avec toute la haine des fans se faisant entendre depuis l'annonce du projet. Snyder est définitivement à surveiller, il arrive avec tout un film et oui, le film comporte bel et bien quelques scènes bien gores dont une en particulier m'ayant mis mal à l'aise, ce qui n'est pas chose facile à faire. Fans de zombies, réjouissez-vous et accourez au cinéma, le bon film de zombies tant attendu est enfin arrivé et va certainement créer des vagues. Un must. Bad Feeble

DAWN OF THE MUMMY aka L'AUBE DES ZOMBIES - Frank Agrama, 1981, États Unis

Un photographe et ses modèles arpentent les alentours de la pyramide de Kheops afin d'alimenter un magazine de mode en mal d'exotisme. Suite à un incident quelque peu stupide, le petit groupe tombe nez à nez avec des pilleurs de tombes qui viennent de mettre à jour le tombeau maudit d'un roi égyptien au fond duquel repose la momie de celui-ci. Le photographe tombe amoureux de ce décor providentiel et investit les lieux en faisant poser ses filles pendant que les pilleurs se mordent les doigts en attendant leur départ car il est hors de question de révéler aux indésirables visiteurs la présence d'un somptueux trésor. Mais qui dit momie dit malédiction, et comme cette momie là semble avoir un bien sombre passé, elle provoque le réveil de dizaines de zombies sanguinaires au beau milieu du désert...

Voila un bis aussi connu qu'il est réjouissant. Ce budget modeste, comme en témoigne le décor limite "fisher price" du tombeau, est desservi par une intrigue terriblement convenue et une mise en scène sans inspiration. Cependant, la momie, grande et suintante de liquide noirâtre, fait bonne impression et assassine de manière brutale et sanglante (hachoir planté dans un crâne, décapitation...). En revanche, si l'apparition des zombies a tendance à réjouir, il faudra attendre les 10 dernières minutes pour que ceux-ci se mettent en branle en prenant d'assaut un village dans lequel est célébré le mariage d'un personnage pas si innocent qu'il en a l'air. On termine ces 80 minutes souvent léthargiques et remplies de personnages imbéciles par une orgie sanglante surprenante et bienvenue... Malin, le réalisateur de QUEEN KONG rattrape le coup et termine son métrage sur une note positivement gore, ce qui a tendance à fausser l'impression générale. Kerozene

The DAY IT CAME TO EARTH - Harry Thomason, 1977, États Unis

Dans les années 1950, un météorite s'écrase dans un lac au fond duquel gît le cadavre d'un mafioso récemment exécuté. Cet événement a pour effet de transformer notre macchabée en zombie humide au sourire figé qui profite de l'occasion pour aller tuer à son tour ses bourreaux. Le lendemain, deux couples d'étudiants folâtrent gaiement dans le lac avant de trouver d'étranges cailloux métalliques, puis le météorite. Heureux, ils embarquent leur découverte avec leur professeur de géologie. Du coup, le zombie pas très content de s'être fait chourer son gros caillou part en vadrouille afin de le récupérer... Pas de bol pour la copine d'un de nos jeunes héros qui a offert un pendentif au bout duquel est fixé une petite pépite de météorite. Le zombie la traquera inévitablement, juste au moment où elle passe une nuit dans une maison hantée dans le but d'être admise à la sorrority du campus...

Hommage très zède du cinéma de science fiction des années 1950, THE DAY... n'en a malheureusement ni le charme naïf, ni l'esprit festif. Le zombie tout nul n'est forcément pas convaincant une seconde, en particulier après avoir été baptisé Gegagoo" (pour "Geological, Gaseous Goon") et l'action reste tristement prévisible. Reste quelques dialogues assez marrants, des actrices qui hurlent de façon assez remarquable et la présence inattendue de George Gobel, star télévisuelle des années 1950 et 1960 et qui - malgré l'expérience - offre une prestation encore plus médiocre que celle de ses camarades. Kerozene

DAY OF THE DEAD - Steve Miner avec Mena Suvari, Nick Cannon, Ving Rhames, 2008, États Unis, 86m

Une petite ville du Colorado est encerclée par l'armée qui empêche les habitants d'en sortir. C'est qu'il y a une épidémie, un virus inconnu qui ressemble dans un premier temps à la grippe. Sara Bowman (Mena Suvari) fait partie de ces militaires, mais c'est sa ville d'origine et elle s'y rend pour trouver sa mère et son frère. Il est évident que sa mère est atteinte et dans un hôpital débordé, subitement, tous les malades deviennent des zombies avides de chair humaine. Sara et deux de ses collègues vont tout faire pour s'en tirer.

Après le succès du remake de DAWN OF THE DEAD de George Romero, il fallait s'attendre à voir sa suite être refaite au goût du jour. S'amènent le réalisateur Steve Miner et le scénariste de FINAL DESTINATION, qui vont opter pour une surenchère dans ce qu'ils ont perçus comme la recette du succès du précédent. Les zombies courent donc encore plus vite, sautent des immeubles, marchent au plafond ! Leur transformation se passe à une vitesse fulgurante et les voilà le visage en chair putréfiée en deux secondes. On avait Sarah Polley, on va avoir Mena Suvari, on a tous les deux Ving Rhames ! Ca se passe à une vitesse étonnante, mais c'est un scénario totalement prévisible, sans enjeu, sans nouveauté, sans empathie. On ne se préoccupe pas trop de ce qui arrive à ces personnages qui n'ont pas le temps de réfléchir, on l'admets, mais qui ont déjà des relations banales. Le seul véritable lien avec le film original est le personnage de Bud, le militaire végétarien qui devient le seul zombie qui n'a pas le goût de la chair, qui obéit aux ordres de ses supérieurs et qui a le coup de foudre pour Sara. On est loin, très loin de George Romero et son mort-vivant domestiqué qui redécouvre un semblant d'humanité. Mena Suvari ne semble pas à l'aise dans son rôle de femme d'action, loin des égéries du genre, tel Milla Jojovich. Malgré les qualités qu'on peut trouver à l'ensemble de la production, c'est plutôt vide et peu mémorable, mais ca peut satisfaire l'appétit de gore des amateurs. Mario Giguère

DAY OF THE DEAD 2: CONTAGIUM aka LE JOUR DES MORTS-VIVANTS 2 - Ana Clavell & James Glenn Dudelson, 2005, États Unis

En 1968, un laboratoire de recherche est devenu le théâtre d'un événement dramatique: une expérience scientifique tourna au drame et déboucha sur une épidémie de zombies. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, l'armée a éliminé les quelques spécimens de morts-vivants et mis le feu à l'établissement. Près de quarante ans plus tard, quelques patients d'un hôpital de joyeux trouble-fête zinzins construit non loin des ruines du labo mettent la main sur un thermos aux couleurs militaire contenant l'élément à la base de la zombification. Une nouvelle épidémie est sur le point de voir le jour...
Le producteur-réalisateur James Glenn Dudelson est un petit malin. Après avoir fait l'acquisition des droits du JOUR DES MORTS-VIVANTS de Romero, le voila qui lance une fausse suite directement destinée au marché vidéo. On sent que lui et la réalisatrice et scénariste Ana Clavell sont attachés à leur sujet et qu'ils tentent de livrer un solide film de zombies généreux en hémoglobine et en rebondissements. Il y a un réel soucis scénaristique au niveau du développement des personnages (amourette à deux balles, jalousie entre pestes hystériques, amitiés, blablabla...) et si tout cela n'est pas bien original, ça a au moins le mérite de ne pas être totalement écervelé. Mais le résultat s'avère finalement bancal. Certains zombies bénéficient de maquillages extrêmement trash (en particulier un gros dégueulasse avec une face de chou-fleur explosé), quelques effets gores ne font pas dans la dentelle mais beaucoup sont aussi bâclés et nuisent à la crédibilité de la chose. Ainsi, les zombies éliminés d'une balle dans la tête se font éclabousser par des techniciens hors champs, les morsures à la base du cou sont limitées à de simple giclées de sang pastiche émanant d'un tuyau tout juste dissimulé - et donc point de chair déchirée dans des geysers rougeâtres... Et au niveau de la "production value", les deux ou trois jeeps militaires sont accompagnées de clones de synthèse... Autant d'éléments qui tirent le niveau vers le bas et qui rendent l'ensemble un rien risible. Mais ne sommes-nous pas prêt à pardonner le système D pour n'importe quel petit budget? Et c'est justement là que se situe le hic majeur de DAY OF THE DEAD 2, puisqu'il semblerait qu'il ait bénéficié d'une enveloppe de 9 millions de dollars! 9 millions? Mais putain, ils sont passés où ? On lui en n'attribue à peine un ! En tous cas, ils ne sont pas partis dans le court extrait de FRANKENPUNK, hilarante parodie mongoloïde de FRANKENSTEIN qui passe sur la télévision de l'hôpital.

Clavell & Dud ont lancé la production du remake de DAY OF THE DEAD dont ils ont confié la réalisation à Steve Miner, et ont fait l'acquisition des droits de CREEPSHOW d'où ils ont tiré un CREEPSHOW III et entament actuellement un remake du premier film... comme quoi, ils ont de la suite dans les idées. Kerozene

DEAD & BREAKFAST - Matthew Leutwyler, 2004, États Unis

Le film de zombie pour rire est de nouveau à la mode. Après le pathétique HOUSE OF THE DEAD et avant un prometteur SHAUN OF THE DEAD, voici DEAD & BREAKFAST et ses zombies rednecks. L'histoire prend place dans une petite ville du sud des Etats-Unis dans laquelle un groupe d'amis de passage se voit soudainement confronté à une horde de zombies dirigés par l'un des leur après que celui-ci ait ouvert une boîte magique d'origine asiatique.

Le film commence assez bien et adopte un ton de bande dessinée (des cases dessinées sont d'ailleurs utilisées au cours du film) avec pas mal d'humour. On se prend assez rapidement au jeu et on se délecte devant un portrait de l'Amérique profonde pas franchement reluisant jusqu'au moment où les zombies arrivent. Si on ne va pas rechigner sur les maquillages minimalistes des morts vivants, on a en revanche tendance à trouver les scènes d'attaques de zombies assez agaçantes car terriblement répétitives et parfois bordeliques. Le film dispense de quelques effets gores traditionnels, une décapitation à la hache, une cymbale fichée dans un front, des têtes éclatées, bref, rien de bien nouveau sous le soleil dans cette histoire contée par un guitariste country qui vient pousser la chansonnette de temps à autres et dont les ballades contiennent des paroles franchement drôles...

Côté casting on retrouve Jeremy Sisto qui semble devenir un abonné des séries B après MAY et WRONG TURN et David Carradine dans un petit rôle qui vient donner la réplique à sa nièce Ever Carradine qui possède un petit air d'Uma Thurman. Kerozene

Site officiel : www.dandbfilm.com

DEADGIRL - Marcel Sarmiento & Gadi Harel, 2008, États Unis

Plutôt que d'aller s'emmerder en cours, deux ados, Ricky et JT, décident de tuer le temps comme savent si bien le faire les ados : en bousillant un maximum de truc dans un asile désaffecté tout en buvant des bières. Et c'est dans le sous-sol de cet établissement en ruine que nos deux amis découvrent une femme nue, enchaînée à une table. Et si elle n'a pas l'air spécialement en forme, elle respire, elle bouge, elle semble vivante... Alors, plutôt que de libérer cette pauvre fille comme le ferait toute personne saine d'esprit, le plus psychotique des deux, JT, décide de profiter de l'aubaine et de se vider les burnes comme un gros goujat tandis que son pote fait preuve d'une agaçante lâcheté en fuyant les lieux. C'est alors qu'on se rend compte que la fille n'est pas exactement ce qu'elle semble être, car après avoir tenté de la violer, le salopard tenta de la tuer. Sans succès. Qu'on lui brise la nuque, qu'on lui tire dessus à bout portant, il n'y a rien à faire, elle continue à gigoter. Qu'à cela ne tienne, JT voit en cette situation l'opportunité de se créer son propre petit univers dans lequel il pourrait baiser son cadavre quand bon lui semble, et même le prêter à qui voudrait y tremper le biscuit.

C'est sur ce scénario tordu de Trent Haaga (TOXIC AVENGER IV) que les deux compères Marcel Sarmiento et Gadi Harel signent leur première pelloche horrifique. Un film au concept malsain mais traité de manière " auteurisante " par ses réalisateurs qui évitent malheureusement de sombrer dans le graveleux au profit d'une psychologie de bas étage. On sent bien qu'il y a une volonté de livrer un film sérieux, très premier degré, avec des personnages au profil social étoffé histoire de développer un discours sur le malaise d'une certaine jeunesse. Mais il faut bien admettre que tous les efforts mis en œuvre par les jeunes réalisateurs sont aussi efficaces qu'un pet dans l'eau et c'est bien dommage, car plutôt que de perdre du temps avec un discours à deux balles complètement foireux, il aurait été bien plus bénéfique pour tout le monde de lâcher la bride au délire zombiphile que les spectateurs sont en droit d'espérer. Il reste tout de même quelques instants sympathiques éparpillés ici et là et qui relèvent un peu le niveau de l'ensemble, comme une fellation douloureuse ou l'introduction d'un doigt dans une plaie infecté... des petites choses appréciables pour un film loin d'être irregardable, mais complètement à côté de la plaque car avare en gore ainsi qu'en sexe (les quelques scènes sont plutôt risibles). DEADGIRL s'avère finalement bien inoffensif malgré son pitch provoc. Kerozene

Un film sur l'amitié, un film sur le malaise de vivre des adolescents, telle est la manière dont les réalisateurs présentent leur film dans un court making of qui essaie de nous bourrer. Si l'exercice est bien fait, malgré que les acteurs n'ont jamais l'air d'être âgés de seulement 17 ans, et vu le sujet on comprend pourquoi, je l'ai plus vu comme une démonstration éloquente du mal de vivre américain. Des personnages tous sans empathie pour leur prochain, sans exception, des jeunes, garçons ou filles, aux figures parentales qui brillent par leur absence. On se promène entre cette illustration d'une jeunesse mal dans sa peau et un film d'horreur glauque complètement surréaliste tant la réaction des personnages relève de la pathologie ou du cauchemar éveillé. Alors le distributeur qui ne se fie qu'à l'intérêt du film en festival et qui reçoit par la suite les bêtises de cinéphiles du dimanche qui veulent un dvd de peur classique sont méritées. Si les effets gores sont furtifs, les situations sont assez malsaines pour diffuser un malaise qui n'est pas vraiment dissipé par les effets chocs, pas plus que par les tentatives d'humour noir qui semblent vouloir racheter le tout. Apprendre que le scénariste vient de l'école Troma aide à comprendre les intentions du scénariste, mais à part vouloir faire un coup d'éclat, je ne sais guère ou les réalisateurs voulaient en venir. Un film sur l'amitié ! Ah ah ...  Mario Giguère

The DEAD HATE THE LIVING ! - Dave Parker, 1999, États Unis 

Une équipe qui tourne un film d'horreur fauché dans un hosto désaffecté. Ils tombent sur une sorte de grand cercueil enfermant un corps humain et décident de l'utiliser pour le film. Manque de bol, ce cercueil, une fois activé (il marche à l'électricité) ouvre les portes sur l’au-delà et transforme les morts en zombies aux gueules ravagées.

Produit Full Moon datant de l’année dernière, TDHTL se veut une sorte d'hommage à Fulci et en particulier à L'AU-DELA. Les clins d'oeil ne manquent certes pas: une pierre tombale porte le nom de Lucio Fulci, on site David Warbeck, une voiture arbore fièrement un autocollant "Fulci Lives", le méchant s'appelle Eibon, le final rappelle inévitablement celui de L'AU-DELA. En plus de cela, il y a des références à Sam Raimi, en particulier EVIL DEAD bien sûr: on cite Bruce Campbell ("Qua ferait Bruce Campbell dans cette situation" s'interroge un des héros), un poster déchiré de STAB (le film dans le film de SCREAM 2), tout comme le poster déchiré de HILLS HAVE EYES dans le sous-sol de EVIL DEAD (et celui de JAWS dans HILLAS HAVE EYES). D'autres références: on cite Dick Miller, le méchant ordonne à ses zombies "Make them die.... Slowly". Bref du travail de fans pour des fans. Les maquillages sont fantastiques, les effets gores sympas, mais un peu timides par moment (voit la baston à la tronçonneuse plutôt soft). De bons moments: les héros se maquillant en zombies pour passer inaperçus. De mauvais moments: un héros fout le feu à des zombies, les flammes sont en CGI - beurk. Le DVD contient un clip de Penis Flytrap réalisé par le réalisateur de TDHTL ou des jeunes se rendent chez Uncle Lucio. Le making of nous apprend que c'est De Coteau qui a lancé le film, et J.R. Bookwalter a bossé sur le making of. Kerozene

DEAD HEAT aka Flic ou Zombie - Mark Goldblatt, 1988, Etats Unis 

Voilà une connerie comme je les aime !

Réalisé par Mark Goldblatt (qui a eu la bonne idée de se recycler dans le montage de gros block), Dead Heat nous présente deux enquêteurs, Roger (Treat Williams) et Doug (Joe Piscopo), sur les traces de zombies cambrioleurs. Ils découvriront à leurs risques et périls qu'une cie pharma cache de bien sombres expériences. Roger deviendra zombie à son tour et s'ensuivra une cavalcade de blagues machismes, d'actions bien viriles et de FX caoutchouteux (merci à Steve Johnson).

Goldblatt s'amuse, pioche dans tous les genres, pose son kodak n'importe où, n'importe comment et s'offre le luxe de la citation (Vincent Price dans le rôle du méchant, clins d'oeil à Gabin et à Casablanca). En résulte un film bancal mais qui contient son lot de conneries pour se divertir. Sideshow Bob

DEAD IS DEAD - Mike Stanley, 1992, États Unis, 74m

Le pauvre Eric, junkie, sort de prison. Responsable indirectement de la mort de son frère, il retourne chercher un magot qui est à l'origine de tous ses problèmes et là encore, il se fait arracher le bras par une créature informe. Se réveillant le lendemain avec son bras, la belle Laura lui parle de la drogue qui permet de régénérer les membres et même de retrouver la vie. Eric s'empresse de voler les bouteilles à Laura et essaie d'effacer ses dettes. Il aurait dû retourner à l'école et prendre des cours d'économie 101.

Mike Stanley tourne son film vidéo et interprète le personnage principal, réalise, édite et produit. Ca ne tiens pas la route, c'est long, il se passe n'importe quoi pour boucler ses 74 minutes que j'ai parfois regardées en accéléré, quand il ne se passait rien. Mario Giguère

DEAD LIFE - William Victor Schotten avec Michael Hanton, Ashleigh Holeman, 2005, États Unis, 90m

Un autre premier film qui se veut une revisite des films de zombies. Une petite ville, une épidémie, un huis clos, bref la recette connue servit par une équipe inspirée des classiques du genre. On voit bien une influence d'EBOLA SYNDROME ici et LAST HOUSE ON THE LEFT là, sinon c'est du George Romero, point à la ligne. Un tournage en super 8, qui donne souvent une belle image, mais aussi quelques problèmes de pellicule en début de métrage et des scènes sombres difficiles à éclairer convenablement. Du gore en masse, un peu de nudité. Bon choix de musique.

Un autre film distribué par BRAIN DAMAGE FILMS, boîte qui offre régulièrement le meilleur des films indépendants d'horreur. Pour celui qui veut tout voir. Mario Giguère

The DEAD LIVE - Darrin Patterson avec Mike Berube, Emily Hughes, 2005, États Unis, 115m

Une équipe de reportage, une présentatrice et son cameraman, sont aux aguets devant une prise d'otages dans un bled perdu. Ce qui va sortir de cette cabane va changer leur quotidien puisque ce sont des zombies, les premiers de nombreux morts vivants qui se répandent sur les états avoisinants suite à une erreur militaire. Accompagnées de deux badauds recueillis sur la route, ils fuient la malédiction infernale tout en espérant diffuser leur reportage. Enfer et gaspation !

Sans budget mais inspirés par George Romero avec une bonne dose de Quentin Tarantino, on multiplie les références à la trilogie de Romero et, on multiplie les dialogues interminables à la Tarantino. Quelques tripes, du sang qui éclabousse en digital maison et des longueurs qui ne rendent pas service au projet. Car il y a quelques bonnes idées, dont un revirement inattendu, qui laissent voir, peut-être, un futur intéressant à l'équipe. Mais pour l'instant, on aurait intérêt à faire une balance du son urgente et raccourcir au montage en ayant pas peur de couper. Ramener à 75 minutes ne ferait pas de tort. Darrin Patterson joue aussi le shérif qui se la fait à la remake du MASSACRE À LA SCIE et est, ma foi, fort efficace dans le genre, touts proportions gardées. Mario Giguère

DEAD MEN WALKING - Peter Mervis, 2005, États Unis, 81m

Séquence de pré-générique: un jeune homme couvert de sang, qui vient d'exploser au fusil de chasse la boite crânienne de quatre de ses amis devenus subitement fou... se fait embarquer par la police, avant qu'il n'ait eu le temps de se donner la mort.

Enfermé dans une prison de haute sécurité, et examiné à l'infirmerie pour une fièvre galopante, il ne tarde pas à tousser du sang et à éclabousser les personnes alentours. Le virus qu'il vient de propager va contaminer la prison de manière fulgurante, les visiteurs, les gardes et les prisonniers étant très rapidement atteints d'un nouveau mal étrange. Transformés en monstre cannibales sanguinaires, ces contaminés plutôt agités du bocal, vont bientôt se jeter sur les infortunés survivants, qui ont eu la chance d'échapper à la première vague de contamination. Dehors, alertée par l'une des leurs, une unité d'élite fortement armée met le quartier de haute sécurité en quarantaine afin d'éviter toute propagation de ce virus, vers l'extérieur. Enfermés et livrés à eux-mêmes, les survivants tentent d'organiser leur salut... peine évidemment perdue d'avance, pour notre plus grande joie...

Low budget efficace, ce huit-clos g'horrifique, qui aurait même pu s'appeler Dead men running, car nous offrant que très peu de temps " mort " - sans mauvais jeux de mots-, en surprendra sûrement plus d'un. Par sa mise en scène alerte, ces acteurs au dessus de la moyenne (au regard du genre de production), ces effets spéciaux bien craspecs (ne lésinant pas sur les litrons de gros rouge, les membres arrachés, les tripailles sautées ou encore les envolées crâniennes), cette série B, rappelant à plus d'un titre BEYOND RE ANIMATOR de Yuzna, ne nous laissera guère le temps de souffler. Mervis se permettra même de mettre en scène des enfants mordus puis éviscérés par quelques zombies virulents (le tout sous le regard de leur mère), avant d'être exterminés comme il se doit d'une balle en pleine tête... par les temps qui court, fallait oser...

Amateurs de scénario complexe et finaud, passez votre chemin, Mervis fait dans l'artillerie lourde et la boucherie de bas étage... mais bon dieu, que c'est bon aussi parfois ! Bref, une petite production, sympa comme tout... Marc Evil

The DEAD NEXT DOOR - J. R. Bookwalter, 1988, États Unis

Un savant n'est pas content de lui: en effet, il est responsable d'une épidémie de zombie. 5 ans plus tard, la Zombie Squad est chargée de retourner chez lui pour tenter d'y trouver un remède. Sur le chemin, ils se frottent au front de libération des zombies. Sur place, ils sont confrontés à un culte mené par le révérend Jones, qui dit à qui veut l'entendre que les zombies sont une punition divine. Ils gardent des zombies en cage, les nourrissent, les promènent en laisse avec une muselière... Bien sur, Jones ne voit pas d'un très bon oeil l'arrivée de la Zombie Squad.

Malgré le charme certain du grain du Super 8, on ne peut s'empêcher de penser que ce film aurait facilement pu être mieux torché. Mais ne faisons pas la fine bouche. Il faut tout de même admettre que les effets gores sont plus que délirants et ne manquent pas: décapitations, cous arrachés à pleines dents, doigts sectionnés par une tête arrachée (on voit un doigt ressortir par le cou), l'inévitable éventration d'un quidam par une dizaine de zombies (en fait il y a trois éventrations du style, je crois), des maquillages de zombies convainquants, des dizaines de figurants qui rendent le film bien plus crédible que bon nombre de films de zombies (pour n'en citer qu'on je prendrais ZOMBIE BRIGADE, au hasard). Le film se regarde avec plaisir et l'amateurisme évident de l'entreprise fait plus sourire qu'autre chose.

Le générique final nous annonce qui si on fait une copie illégale du film, on brûlera en Enfer ! Kerozene  www.deadnextdoor.com

DEAD SET - Charlie Brooker avec Jaime Winstone, Andy Nyman, Riz Ahmed 2008, Toyaume Uni, 141m, TV 

Alors qu'on s'apprête à commencer la diffusion du jour 64 de Big Brother, le pays est en proie à des problèmes qui risquent d'empêcher sa diffusion. Pendant que les participants sont tenus dans l'ignorance, à l'extérieur les morts se réveillent et bouffent les vivants !

Surprise, cette excellente mini série est produite par Endemol, oui, les véritables producteurs de Big Brother. C'est dire que, pour ceux qui connaissent la chose, la partie en studio semble réaliste. On a décidé de faire courir les zombies, comme dans 28 DAYS LATER ou le remake de DAWN OF THE DEAD, semble-t-il pour des contraintes de temps. La série est en effet assez courte, mais efficace. On se rappellera que dans les classiques de George Romero, seuls les personnages qui gardent la tête froide ont des chances de survivre, c'est dire que les participants de la télé réalité n'ont pas grand chance de s'en tirer ! Pas plus que l'équipe technique, en commençant par le réalisateur qui est un sacré salop. Pas de temps mort dans cette histoire de morts vivants, des effets spéciaux qui frappent la cible et un sous-texte qui ne saurait pas déplaire à Romero. Si dans DAWN OF THE DEAD, les anciens consommateurs marchent en coeur vers le centre d'achat, ici ils sont des centaines à se diriger vers le studio de l'émission. Il y a de nombreuses références aux classiques zombies et une discussion sur Doctor Who. Le nihilisme n'est pas sans rappeler quelques films cultes italiens. Bref, une excellente surprise. Mario Giguère

DEAD SNOW - Tommy Wirkola, 2009, Norvège   

L'annonce d'un film de zombies nazis, dans les montagnes enneigées de Norvège m'a chauffé les méninges, surtout après avoir vu les photos et les affiches de celui-ci. Une histoire classique mais en Norvège, un zombie flick que l'on dit dans l'esprit de Shaun of the dead.

Une bande d'amis part rejoindre la jeune proprio d'un chalet pour un week-end de randonnée avec option scooter des neiges. Ils vont se retrouver attaqués par une horde de créatures coincée dans la neige depuis la seconde guerre mondiale.

Quelque chose m'a frappé lors de la vision du film, l'histoire a beau se dérouler chez les vikings et dans leur langue, il y a un manque flagrant d'identité nordique. Comme si le réalisateur voulait brosser tout le monde dans le sens du poil.

Les personnages sont ultra stéréotypés et bizarrement ça sent le "je veux aller à Hollywood" opportuniste à plein nez. Puis il y en a marre des réalisateurs qui font chacun leur tour leur "Shaun of the dead" ou leur "Braindead" pas drôle. Le traitement aurait dû être plus sérieux et plus "dark" surtout vu le contexte visuel et géographique. Et vu les alléchantes premières images, le look des zombies, il aurait été cool que le film fasse au moins un peu peur.

Je ne parle même pas de la musique "djeun's" rock toute pourrie, alors que la Norvège est un des royaumes du Death et du Black Metal. 

Sinon, il est clair que les zombies sont beaux, les paysages aussi. La mise en scène est fonctionnelle, "à l'américaine", tout comme les persos et leurs dialogues. C'est gore comme il faut et il est quand même rare de pêcher une série B d'Europe du nord, qui mérite (malgré tout) qu'on y jette un oeil au moins pour ses monstres.

Il y a deux trucs que beaucoup de réalisateurs de films d'horreur n'ont pas encore bien compris : 

il y a des films débiles et des films qui nous prennent pour des débiles.

Ne pas faire de films d'horreur si vous n'aimez pas ça. Ça évite de prendre le genre (et nous par la même occasion) de haut. El Guapo de la Muerte

DEAD UNDEAD - Matthew R. Anderson & Edward Conna avec Luke Goss, Matthew R. Anderson, Spice Williams-Crosby, Luke Lafontaine, 2010, États Unis, 93m

Ils sont de plus en plus nombreux les films de zombies et ce n'est pas prêt d'arrêter avec les succès qui s'enchaînent a la télé et au cinéma, mais tout ce qui est pourrit n'est pas nécessairement de l'or, si vous voyez ce que je veux dire. Ici l'équipe de réalisateurs/scénaristes expliquent dans le making of que c'est lors d'un tournage et d'une discussion impromptue qu'est venue l'idée de vampires zombies. Les deux gars, qui sont plus habitués aux films d'action ont donc rafistolé un scénario autour de cette idée incongrue. Bien leur en fut. L'amateur découvre rapidement le budget restreint avec des séquences de nuit peu et rapidement éclairées, des maquillages spéciaux fort sommaires et des morts vivants peu mémorables. Quelques vétérans parsèment l'histoire d'une bande de jeunes qui ont une panne de voiture, s'installent dans un endroit qui semble abandonner et qui se retrouvent au milieu d'une guerre de paramilitaires qui font la chasse aux zombies. Ca prend la moitié du film pour comprendre ce qui se passe, après une séquence de plan souvenir de personnages à l'époque des vikings. On aura aussi droit à une séquence de combat au Vietnam et un simili western. Ouaip, ce sont des vampires, qui se nourrissent de sang de vaches, pardi, pour pas attraper les maladies nouvelles des hommes, qui trucident d'autres vampires ayant été contaminés par du sang humain, qu'ils n'auraient donc pas dû boire. Y a donc plein d'action et des dialogues parfois d'une mièvrerie étonnante qui semblent parfois récités avec de gros clins d'oeil de la part des acteurs. Il fait bon revoir tardivement Vernon Wells, jadis incomparable vilain dans Road Warrior. Y a une femme athlétique qui manie les armes à feu et le sabre, une adepte d'arts martiaux que je ne connais point. Sinon, ajoutons que le film semble formaté grand public, aucun érotisme, pas vraiment de gore ou de sang qui gicle a profusion, bref, ca passe sur Netflix, mais on m'a passé le dvd. Vite vu, vite oublié. Mario Giguère

DEATHDREAM aka le Mort Vivant aka Dead of Night aka Soif de Sang - Bob Clark avec John Marley, Lynn Carlin, 1974, Canada/États Unis/Angleterre

Andy un jeune Américain envoyé au Vietnam est tué lors d'une attaque de nuit, sa mère ne voulant pas croire à sa mort plonge dans un processus de reniement de la vérité, jusqu'a ce qu'Andy revienne miraculeusement, pourtant dans la région les morts étranges se succèdent...

Réalisé par Bob Clark en 1974 "Le mort vivant" fait partie de ses grands chefs-d'oeuvre oubliés du grand publique, a la fois terrifiant et profond, subversif et émouvant lorsqu'il s'attarde sur la description d'une famille brisée par un événement dont elle ne veut pas (famille accessoirement symbole classique de l'Amérique) et plus particulièrement sur le combat d'un père tiraillé entre l'amour qu'il porte à son fils et son désir de justice.

En effet, "Le mort vivant" est une oeuvre plus psychologique que visuelle (peu d'effets gores, mise en scène sobre, photo naturaliste) qui dénonce les drives de l'Amérique au travers du prisme d'une famille moyenne, les ravages du Vietnam étant au centre du débat a l'époque de la sortie du film, Clark y répond par le constat suivant, ceux qui rentrent ne sont plus les même que ceux qui sont partis, constat que le réalisateur choisit d'adapter au pied de la lettre en faisant d'Andy un zombie ultra violent assoiFfé de vengeance et se nourrissant de sang, une victime comme une autre transformé en bourreau.

Mais Le film ne s'arrête pas la, livrant une brillante réflexion sur le deuil et sur l'amour maternel (en gros le retour d'Andy est dû au fait que sa mère n'a pas voulu accepter sa mort) il devient carrément choquant dans sa description de scènes familiales détournées dans un but malsain (comme cette scène de repas ou Andy avoue à demi-mots être mort) laissant systématiquement une impression de malaise, installant une tension omniprésente (on ne sait jamais a quel moment Andy va péter les plombs) Ainsi un nombre incalculable de scènes font l'effet d'un véritable électrochoc (la scène du chien, la scène du docteur, la scène de la voiture...) et jouent sur les nerfs du spectateur avec une audace rarement vu sur un écran!!

Alors bien sur on pourra toujours chipoter sur le fait que les effets sanglant concoctés par le génial Tom Savini a l'époque débutant soient aujourd'hui un poil datés, ou encore sur le fait que le final manque un poil d'émotion (mais ça reste assez vertigineux hein!!) mais rien n'y fait, après plus de trente ans "Le mort vivant" reste un monument de subversion et d'horreur, un grand moment de cinéma, comme une grande oeuvre aboutie émouvante et noire. un chef-d'oeuvre. Kitano Jackson

DEMON SLAUGHTER - Ryan Cavalline avec Adam Berasi, Shannon Johnson, 2003, États Unis, 63m 

Un mafieux décide de garder l'argent de sa dernière transaction et de s'enfuir du milieu. Ce n'est pas chose aisée, puisqu'il veut éliminer ceux qui pourraient le retrouver et que sa copine va mourir par la même occasion, Allant se réfugier dans une cabine perdue dans la forêt, il est poursuivit par démons, anges nus et zombies. Y a des journées comme ça...

Avant SERIAL KILLER et DEAD BODY MAN, Cavalline voit un peu trop grand, mélangeant les fusillades à la John Woo et le film de zombie à la Romero avec un budget qui ne lui permet pas grand chose. Trop ambitieux, avec une idée de base pas entièrement nouvelle, on pourra toujours apprécier les intentions. Si ses zombies paraissent bien en plan large, les quelques gros plans dévoilent les défauts de maquillage et auraient gagnés à être plus courts. Je préfère et apprécie ses films suivants, alors je vous conseille de ne pas commencer par celui-ci si jamais vous voulez aborder son cinéma indépendant extrême. Mario Giguère

DER TEUFEL KAM AUS AKASAVA - Jess Franco, 1970,  Espagne/Allemagne 

Dans la jungle d’Akasava, le professeur Forrester découvre un minerai radioactif ayant le pouvoir de transformer le métal en or et les humains en zombies. Suite à cette découverte, son assistant est assassiné, le minerai est volé et le professeur Forrester disparaît. À Londres, patrie du professeur, on se questionne sur cette disparition. Scotland Yard dépêche sur les lieux un de ses agents, Jane Morgan (Soledad Miranda), qui se fait passer pour une danseuse. Un homme, prénommé Walter Forrester (Fred Williams) et prétendant être le neveu du professeur, est du même voyage que Morgan.

Agents doubles, alibis&ldots; mais qui a subtilisé le minerai ?

Le docteur Thorsen et sa femme, propriétaires d’une clinique médicale à Akasava ? 

Quelques mystérieuses personnes basées à Hong Kong ?

Le docteur Henry (Paul Muller), acolyte londonien du docteur Thorsen ?

Peut-être même Lord Kinsley, l’ami du professeur Forrester et le philanthrope finançant l’hôpital du docteur Thorsen à Akasava ?

Scotland Yard poursuit son enquête, pendant qu’un zombie ressemblant étrangement au professeur Forrester se balade en plein Londres, et finit par démasquer l’auteur du vol avant qu’il ne puisse utiliser le minerai à des fins dangereuses.

Oeuvre mineure de Franco, ce film est tout de même plaisant à regarder. Franco se sert habilement de ce que la jungle a à offrir pour créer une ambiance mystérieuse, le tout magnifiquement soutenu par la musique psyché de Manfred Hümbler et de Siegfried Schwab. Soledad Miranda est superbe à regarder dans ses numéros de cabaret langoureux. Et puis une grande partie de la clique Franco de l’époque est présente (Vernon, Muller,&ldots;), ce qui fait toujours plaisir à voir. Irina Karlstein

DIARY OF THE DEAD - George A. Romero, 2007, Étata Unis   

Le cinquième film de la saga zombiesque de Romero propose un point de vue inédit dans le genre puisque toutes les images que l'on voit proviennent du caméscope d'un ou deux vidéastes amateurs plongés au coeur d'une invasion de morts-vivants. Romero nous ferait-il son "Blair Witch"? En quelque sorte, et certains ne manqueront pas de faire également le parallèle avec CLOVERFIELD et son concept filmique similaire. Mais ce n'est certainement pas ce qui importe et il est inutile de jouer au jeu du "qui pompe qui", d'autant plus que Romero s'est déjà fait passablement pomper jusqu'ici, mais bien de donner un avis objectif sur un film dont le concept même apparaît comme source de propos idéals à un homme qui s'est imposé au fil des ans comme un oeil critique de notre société capitaliste. C'est donc en toute logique que DIARY OF THE DEAD s'impose comme son coup de gueule contre les médias en général et comme une réflexion au sujet de la diffusion massive autant qu'hasardeuse de l'information via les outils contemporains - ici, le net devient la seule source d'information sur laquelle on peut compter malgré le fait que la toile soit polluée d'infos bidons et/ou inutiles. Voila qui est pour le moins excitant, et si la présence des zombies apparaît plus comme un prétexte au père George pour pouvoir exposer son discours, il ne néglige pas pour autant les amateurs du genre via de nombreuses scènes gores et des attaques de zombies grand-guignolesques promptes à ravir les plus exigeants. Mais, pour une raison que j'ignore (la vieillesse? un constat désobligé au sujet de ses spectateurs potentiels?), Romero prend ici la fâcheuse habitude de saisir la main du public pour bien lui expliquer le sens de son récit, comme s'il avait peur qu'il ne comprenne pas ce à quoi il fait face. Et alors que les images et dialogues d'un film comme DAWN OF THE DEAD se suffisaient à eux-mêmes, DIARY OF THE DEAD insiste parfois maladroitement sur des justifications inutiles concernant les agissements de ses protagonistes. Et si le film est au final très intéressant, il faut tout de même admettre que cet aspect est dommageable à son appréciation, lui conférant un côté légèrement puéril. DIARY OF THE DEAD aurait dû être plus radical à ce niveau et peut-être moins pince-sans-rire par moment, mais il témoigne tout de même de la bonne santé du réalisateur qui remonte énergiquement la pente après un sympathique mais anecdotique LAND OF THE DEAD. Kerozene

DOCTOR WHO nouvelle saison 1, Episode Trois THE UNQUIET DEAD, 2005, Angleterre, TV 

Le Docteur amène Rose en Angleterre en 1869. À la veille de Noël, pendant que Charles Dickens lit ses textes au Théâtre, les morts se réveillent et marchent !

Troisième épisode de la nouvelle série télé britannique qui met en vedette le voyageur du temps et de l'espace: Doctor Who. C'est tout un saut que la série a faite, au niveau du budget, des effets et du format d'une heure (donc 42 minutes + commerciaux !). Les zombies sont ici ramenés à la vie par ce qui a l'air de fantômes, qui se révèlent être des extraterrestres qui, sous la forme de gaz, envahissent les morts. Superbe ambiance, merveilleuse composition pour Charles Dickens et effets réussis. Christopher Eccleston ressemble beaucoup à Tom Baker, tour à tour souriant, inquiétant et incertain de la marche à suivre, mais toujours excité par une nouvelle aventure.

Je suis la série avec un plaisir évident. Vive le Docteur ! Mario Giguère

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Un blog très complet qui recense les films de zombies zombie57.blogs.allocine.fr

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LUCIO FULCI

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