CROCOFILMS - FRED OLEN RAY EN MAI 2014
EVIL TOONS et HOLLYWOOD CHAINSAW HOOKERS disponibles en Mai avec un court metrage SFX en bonus, détails et liens...              lire

Fred Olen Ray est un des rois de la série B et Z américaine !

mise à jour le 15 mars 2013

ARMED RESPONSE aka ARMES POUR REPONDRE - Fred Olen Ray, 1986 

Jim Roth (David Carradine), vétéran du Vietnam, est tenancier d'un bar dans lequel son père (Lee Van Cleef) - ex-flic - et ses deux frangins viennent régulièrement vider quelques pintes de bière. Mais Jim souffre. Ses nuits sont hantées de cauchemars guerriers... Pour ne rien arranger, l'un de ses frères s'empêtre dans une salle histoire de vente de statuette en plein désert (avec Dick Miller et Laurene Landon) pour le compte d'un yakuza. Le deal tourne mal, le frère se fait sérieusement blesser et meurt une fois chez lui, la statue à la main. La famille crie alors revanche et entame sa petite guérilla dans les rues de Los angeles !

Fred Olen Ray signe ici un actioner honnête traversé de belles tronches patibulaires. Outre celles déjà citées, on y trouve également celle de Michael Berryman,  homme de main du yakuza. Côté action et violence gratuite, ARMED RESPONSE bénéficie d'un peu plus que le minimum syndical : torture à l'acupuncture, ventre explosé au fusil à pompe, découpage de petit doigt en gros plan et le final mettant en scène Carradine, Cleef et Berryman dans un gunfight meurtrier. Ca reste sympa, mais ça s'oublie très  rapidement. Kerozene

ATTACK OF THE 60 FOOT CENTERFOLDS - Fred Olen Ray avec J.J. North, Raelyn Saalman, Tammy Parks, Michell Bauer, Nikki Fritz, 1995, États Unis

Angel Grace (J.J. North) participe à une prise de photo pour le magazine PLAYTHING, avec deux autres playmates du mois. Ridiculisée par une rivale, elle retourne voir son médecin pour avoir encore des doses de son magnifique produit expérimental qui augmente ses courbes fatales et rajeunit sa peau. Seulement, dès qu'elle est partie, les recherches sur les rats avec le produit créent des rats de 6 pieds. Notre belle Angel va avaler un peu trop de liquide et va devenir la pin up de 60 pieds. Bichonnée par le directeur du magazine qui veut profiter d'elle, elle provoque la jalousie maladive de sa rousse rivale qui va chercher son secret. On aura donc une bataille de filles de 60 pieds en bikini noir et blanc qui font peur à la police locale...

C'est presque la formule Fred Olen Ray: un scénario pas trop original remplit de jeux de mots, de belles filles qui montrent leurs atouts, des cameos de vedette "has been" et des effets spéciaux corrects sur une musique rock and roll de bon aloi. J.J. North remplit bien son rôle et son bikini géant tandis que ses rivales ne font pas le poids au niveau des roberts ! Les effets sont en général solides, malgré quelques plans ratés. Très léger mais pas désagréable pour amateur de rondeurs. Mario Giguère

COMMANDO SQUAD - Fred Olen Ray, 1987, États Unis, 1h30 

Kat Withers (Kathy Showers) est une dure de dure, une blondasse se dissimulant sous une perruque à la Joan Jett et travaillant pour la division narcotique du LAPD. Elle casse les criminels comme elle casse ses oeufs le matin, à la filée et sans efforts apparents. Son patron, connaissant sa réputation d'efficacité infaillible, décide de l'envoyer au Mexique, dans un petit bled importateur de cocaïne, afin de régler le compte de quelques trafiquants patibulaires. "Je veux que tu remontes la filière et que tu la détruises", ordonne-t-il. Au départ elle ne veut pas, mais quand le boss lui révèle que son petit ami est parti là-bas et ne donne plus de nouvelles, elle cède. Comment se fait-il qu'elle ne savait pas son petit ami parti en mission, mystère, mais la voilà embarquée pour "Quelquepart au Mexique".

Fred Olen Ray est réputé pour être cheap et ce n'est pas cette "oeuvre" qui me convaincra du contraire. On rigole dès le départ devant cette fable d'action ultra-simpliste, mise en images par un technicien correct mais foutrement peu inventif, rythmée par une musique à mi-chemin entre le ridicule des années '80 et le ridicule tout court.

Olen Ray filme plus vite que son ombre, c'est bien connu, alors il est légitime de se demander à quel point il se soucie du résultat final de ses productions. Après trois films en 1986, dont THE TOMB - dont on aperçoit le poster en cours de route dans COMMANDO SQUAD - et ARMED RESPONSE, supposément potable, il en a torché quatre en '87 : EVIL SPAWN, DEEP SPACE & CYCLONE, en plus du bousin dont je vous parle aujourd'hui.

Le scénario de COMMANDO SQUAD est truffé de brèches de logique grosses comme le bras, et à plus de vingt reprises au cours du métrage on haussera les épaules, désespéré, en soupirant "Mais pourquoi !?". Le casting est de plus truffé de sales gueules : Brian Thompson, interprétant le petit ami de Kat, a prêté sa tronche à des trucs comme THREE AMIGOS et ALIEN NATION; Sid Haig, vétéran de la série B, coutumier des blaxploitation tels que COFFY & FOXY BROWN, et plus récemment de HOUSE OF 1000 CORPSES, traîne sa grande carcasse barbue; et finalement Mel Welles, qui joue au maire corpulent, est un autre vieux routier de la série B, tournant depuis les années '50 et étant apparu dans CHOPPING MALL... Lorsqu'on se rend compte que Russ Tamblyn fait une apparition et Michelle Bauer un caméo, on se demande, légitimement, comment Olen Ray est arrivé à rassembler tous ces gens avec un projet aussi minable. Le mystère reste entier !

Kathy Showers, l'héroïne, dont le seul mérite apparent consiste à avoir été élue "Playmate de l'année" par le glorieux magazine PLAYBOY en 1986, et qui a enfilé des thrillers érotiques à la chaîne depuis ce couronnement, fait preuve d'une belle attitude et débite ses one-liners sans sourciller. Cependant le doublage français plus que douteux m'a empêché de juger honnêtement sa performance, balançant des répliques telles que "Répugnant personnage !" à tour de bras.

En y réfléchissant, quiconque se penchant sur la carrière d'Olen Ray pourrait le comparer à ces "faiseurs" italiens qui, enchaînant rip-off et démarquages, dans les années '70 et '80, se sont montés une carrière. La seule différence étant que cette déplorable manie a tué la cinématographie italienne, et qu'Olen Ray, lui, continue de sévir de nos jours. Orloff

CRITICAL MASS aka ALERTE FINALE - Fred Olen Ray, 2000, États Unis  

De vilains terroristes menés par un Udo Kier au regard d'acier s'emparent d'une centrale nucléaire sur le point de fermer et menacent d'offrir aux États Unis leur propre version de Tchernobyl si les autorités refusent d'obtempérer. Un valeureux agent de la sécurité (Treat Williams) qui donnait une visite guidée à un sénateur et quelques journalistes se retrouve seul survivant avec le sénateur pleutre et sa jolie attachée de presse (Lori Loughlin) et va tenter de mettre un terme aux activités criminelles des méchants.

Comme à son habitude lorsqu'il ne donne pas dans le Z siliconé, Fred Olen Ray recycle quelques grands succès populaires et après une scène d'ouverture plutôt étonnante où l'on assiste à une poursuite entre une camionnette et un hélicoptère en rase motte qui rappelle TERMINATOR 2, nous propose sa version de DIE HARD. Mais CRITICAL MASS est calibré téléfilm du samedi soir et on ne s'étonne finalement guère de ne pas accrocher plus que ça à un récit bien trop convenu. Treat Williams fait un peu de peine dans son rôle d'ancien marines ne parvenant jamais trouver un angle de tir pour buter du vilain mais Udo Kier est comme toujours très juste. En même temps, avec un rôle pareil, il est clair qu'on ne pouvait craindre une erreur de casting. Très dispensable. Kerozene

CYCLONE - Fred Olen Ray, 1986, États Unis

Eh non, vous ne rêvez pas : devant vos yeux ébahis, c'est bien un film tous publics que nous a réalisé ce vieux Fred. Comment ? Pas un sein, pas une fesse ? Rien du tout, que dalle ! Mais qu'est-ce qui lui a pris, à Fred ? Ce n'est pourtant pas son habitude. A mon avis, c'était une exigence du producteur, et on ne plaisante pas avec les exigences d'un producteur qui a des sous, comme c'était visiblement le cas de celui-là : on casse dans ce film plus de bagnoles que dans le nanar moyen, et il y a un certain nombre de noms connus au générique.

Jugez plutôt : Heather Thomas, une jolie blonde de série télé standard, dont la jaquette de la cassette m'apprend d'ailleurs qu'elle a joué dans "L'Homme qui Tombe à Pic", joue Terry, une jeune femme qui fait de la muscu et de la moto mais visiblement pas d'études de philo. Elle est par ailleurs la petite copine de Jeffrey Combs, qui pour une fois joue un savant pas trop fêlé ayant mis au point une moto révolutionnaire, Cyclone, véritable machine de guerre, pour le compte du gouvernement. Or, un méchant trafiquant de secrets (Martin Landau) a négocié la vente de l'engin en question — et particulièrement du "transformateur", son élément principal — avec des acheteurs d'aspect nettement asiatique, peu susceptibles d'appartenir à l'US. Army.

Il envoie donc ses tueurs buter Jeffrey et sa copine (ce qui tend à prouver qu'il est un peu con, car il ignore où se trouve la moto et ils sont les seuls à pouvoir le lui dire, mais passons). La petite Terry échappe par miracle aux assassins, mais hélas, pas son petit copain, car on n'avait sans doute pas les moyens de payer Re-animator plus longtemps. Surgissent deux agents fédéraux, une Martine Beswicke encore assez pimpante et un Robert Quarry (Le Comte Yorga himself) complètement détruit, qui tentent de faire dire à la jeune femme ce qu'elle sait. Mue par son instinct, elle refuse. Et bien lui en prend, car l'un des deux (Quarry) est un sale traître qui fait rien qu'à collaborer avec les trafiquants précités.

Bon, je vous passe les péripéties. Pendant tout le film, Terry tente d'échapper aux méchants, aidée par Martine, et à la fin, elle réussit. On s'aperçoit que Martin Landau était aussi le chef du FBI (ou de l'agence anonyme concernée) mais ce n'est pas grave, parce qu'il se fait buter par les Chinois.

Dans l'ensemble, c'est sympa, rythmé, pas aussi branché qu'on pourrait le penser sur les poursuites en bécane, et ça permet de passer un bon moment, même si le scénario ne casse pas trois pattes à un canard et si le fameux Cyclone n'est finalement pas bien convaincant. Mais il y a quand même un truc qui me gêne. Oh, un tout petit détail.

Terry a caché le transformateur, on le sait. A un moment, les méchants la capturent et la torturent pour lui faire avouer où elle l'a mis. Comme c'est un film tous publics, les tortures s'effectuent à l'électricité, par dessus le jean et le pull de la donzelle. Jusque-là, j'ai rien contre.

Là où ça devient un peu ridicule, quand même, c'est quand on s'aperçoit plus tard, une fois qu'elle s'est échappée, que le transformateur, elle l'avait sur elle. Ce qui veut dire que ces triples crétins l'ont attachée sur une chaise et l'ont torturée mais QU'ILS NE L'ONT MEME PAS FOUILLEE !!! Excusez-moi de hurler comme ça, mais ça m'agace. Il leur suffisait de soulever un peu son pull pour le trouver, le transfo. Et que je sache, on peut de nos jours montrer un nombril de femme à l'écran sans se faire classer X, même aux Etats Unis, non ? Non, là, on ne m'ôtera pas de l'idée que Fred en a fait un peu trop.

A moins que...

Vous croyez qu'il aurait sciemment rendu ses méchants cons comme des manches parce qu'il ne savait pas comment se dépêtrer autrement de son scénario ? Un grand professionnel comme lui ? Non, je me refuse à le croire.

Allez : Cyclone, à trente balles dans un Cash Converters, c'est pas du vol. Michel Pagel

DEMENTED DEATH FARM MASSACRE aka Honey Britches aka SHANTYTOWN HONEYMOON - Don Davison/Fred Olen Ray, 1971, États Unis

SHANTYTOWN HONEYMOON est un film réalisé dans les 1970's par un certain Don Davison. Malheureusement (ou heureusement, c'est selon), le film n'a jamais été distribué. Peut-être même n'a-t-il jamais été terminé... Mais ce cher Fred Olen Ray, qui n'est pas à un forfait près, en achète les droits, tourne une scène de monologue avec John

Carradine façon Ed Wood avec Bela Lugosi pour PLAN 9 FROM OUTER SPACE, insère les tirade du sieur John visiblement au bout du rouleau à certains endroit du métrage, retitre le film et vend le tout à Troma qui s'empresse de le distribuer. Carradine introduit le film en se présentant comme l'apôtre de la mort et qu'il va nous prouver par l'image que le crime ne paie pas. On est alors témoin de la fuite de quatre voleurs de bijoux  (deux hommes et deux femmes pulpeuses) se réfugiant dans une ferme perdue au fin fond des States et dans laquelle vit un couple de redneck bien bouseux comme il se doit. La cohabitation dégénérera bien évidemment après de longues minutes d'inintérêt profond...  Kerozene

EVIL TOONS aka QUI A PEUR DU DIABLE ?- Fred Olen Ray, 1990, États Unis

David Carradine, vêtu d'un poncho et d'un stetson, se pend après avoir jeté un livre ressemblant étrangement au fameux livre des morts d'EVIL DEAD, à la différence près que ce livre là est doué de la parole. Générique. Un petit mot écrit par Ray nous informe alors que ce qui va suivre a réellement eu lieu, et qu' il le croit sincèrement.

Plusieurs années plus tard, Dick Miller, promoteur immobilier, embauche quatre jeunes filles pas très fut-fut pour nettoyer la demeure dans laquelle s'est pendu l'homme au poncho. Monique Gabrielle joue la coincée du groupe et nous dévoile tout de même ses deux énormes seins, probablement les deux meilleures choses que ce film offre. Surprise, les filles découvrent le fameux bouquin et c'est Madison - actrice de X - qui va être la première victime d'un monstre vicelard qui s'en échappe. Le monstre en question est une créature animée à la façon de Roger Rabbit, mais techniquement pas aussi au point et dont les motivations s'avèrent toutes différentes. Comme on fait des économies chez Fred, on écourte au maximum l'animation, et plutôt que d'avoir la bestiole qui culbute les donzelles tout le long du film, elle prend possession de Madison désormais avide de meurtre.

Assez pauvre, admettons-le. Ray, fidèle à lui-même, prend son temps à filmer ses actrices dénudées et le plus petit prétexte lui suffit pour filmer des seins. Que retenir d'autre ? Pas grand chose, si ce n'est cette scène durant laquelle Dick Miller regarde A BUCKET OF BLOOD à la télé et se plaint en disant que c'est inadmissible que l'acteur principal de ce film n'ait jamais été récompensé...  Kerozene

FUGITIVE MIND - Fred Olen Ray, 1999, États Unis

Quand le père Olen Ray ne signe pas de films de série fauchés remplis de scream queen munies d'implants mammaires hypertrophiés, il lui arrive de pondre ici et là une petite série toute modeste à destination des chaînes télévisées comme ce gentil FUGITIVE MIND. Ici, nous retrouvons ce bon vieux Michael Dudikoff dans le rôle d'un ex-marine psychiquement manipulé par une entreprise de génétique dans le but d'assassiner un sénateur désireux d'agir pour le bien de la société et non pour plaider une vulgaire course au profit personnel. Trahi par les siens, le brave sénateur ne verra pas le danger se profiler en la personne de Dudikoff, arme mortelle malgré lui heureusement épaulé par sa douce incarnée par Heather Langenkamp (la fameuse Nancy des GRIFFES DE LA NUIT).

Le scénario, honnête, fait vaguement penser à un TOTAL RECALL situé sur Terre en 1999 dans laquelle une société high tech fait tout son possible pour se placer au-dessus des autorités. L'ensemble ne casse certes pas des briques mais diverti, surtout grâce à Dudikoff qui a pris un peu de bouteille depuis la série des AMERICAN WARRIOR et qui ne s'en sort pas trop mal. Au final on en vient tout de même à regretter les attraits mammaires des films habituels d'Olen Ray, tristement absents ici... Kerozene

GLASS TRAP aka L'ATTAQUE DES FOURMIS GEANTES - Fred Olen Ray, 2005, États Unis

Des fourmis radioactives - et donc forcément anormalement grandes, prennent d'assaut les quelques personnes présentes dans un building de Los Angeles. Le petit groupe en question est composé de deux agents de la sécurité, du concierge et de son assistant (C. Thomas Howell), une rédactrice en chef hautaine et puante (Stella Stevens) et son assistante, un informaticien malhonnête et sa fille. On ajoute à ça un photographe et deux tops models à moitié à poil qui squattent le toit du bâtiment et on regarde en se bidonnant gaiement le casting se faire zigouiller par de grosses fourmis aussi grotesques que comiques. Arrive ensuite une unité spéciale dirigée par un balèze rigolo (Martin Kove) mâchouillant un barreau de chaise qui se prépare à éliminer l'envahisseur...

On nage en plein n'importe quoi et Fred Olen Ray ne s'en cache pas. Il aligne les personnages stupides, celui de Stella Stevens en tête, en exagérant leur trait jusqu'à la caricature. Ce parti pris aide largement à faire accepter la pauvreté des effets spéciaux (les fourmis sont pathétiques) et les incohérences scénaristiques qui sont ici légion et exagérées (un shérif dégaine son revolver dix minutes après se l'être fait confisquer; alors que le courant est coupé, C. Thomas Howell élimine les fourmis en les électrocutant, etc...). Côté réalisation ce n'est pas le top non plus, c'est platement filmé, atrocement mal monté, mais là encore, la débilité de l'entreprise et son humour généreux parviennent à nous faire passer un agréable moment de psychotronisme décérébré, un sentiment pas si éloigné que ça que celui provoqué par les films de SF absurdes et fauchés des années 1950. Kerozene

HOLLYWOOD CHAINSAW HOOKERS aka HOLLYWOOD HOOKERS - Fred Olen Ray, 1987, États Unis

Jack est détective privé. Il bosse à Hollywood, porte un chapeau de feutre, un trench-coat bon marché et adore se vider un verre de bourbon sur des airs de saxo langoureux tout en pensant bien fort en voix off. Jack bosse depuis peu sur une bien étrange affaire, car depuis qu'il est à la recherche de la fille d'une vieille dame, il ne fait que de tomber sur d'obscurs meurtres perpétrés par des prostituées armées de tronçonneuse. Après avoir découvert deux indices, le pauvre se fera kidnapper par ces putes sanguinaires qui sont en réalité des tueuses au service d'une divinité égyptienne (!).

Le père Olen Ray, en bon pape de la série Z qu'il est, place ici la barre au niveau des nibards. Si le film est esthétiquement ce à quoi l'on pouvait s'attendre (cadrage basique, décors quasi inexistants), il faut bien admettre que l'on reste diverti grâce à des dialogues pleins d'humour crétin à base de jeux de mots bien stupides et à des scènes assez cocasses dévoilant des filles superbes (Michelle Bauer en tête) s'amusant à découper leurs victimes hors-champs tout en se ramassant des litres d'hémoglobine en pleine face. On retiendra également la scène de la "double chainsaw dance" dans laquelle Linnea Quigley, à poil, danse maladroitement avec une tronçonneuse dans chaque main ! Bel exploit lorsqu'on sait à quel point ces engins sont délicats et surtout bien lourds. A noter enfin la prestation de ce bon vieux Gunnar Hansen en mal de Leatherface dans le rôle du prêtre de la secte.

Trivia: le film fut produit par une boîte de films de cul qui était très motivée à l'idée de faire un clin d'oeil coquin au TEXAS CHAINSAW MASSACRE de Tobe Hooper. La présence de Gunnar Hansen n'est évidemment pas anodine.

Trivia 2: le sarcophage utilisé lors de la cérémonie à la fin du film provient du film VAMP avec Grace Jones, film dont le tournage fut déserté par Michelle Bauer. Kerozene

HYBRID - Fred Olen Ray avec John Barrymore III, Brinke Stevens, JJ North, 1997, États Unis

Une bande de militaires cherchent un abri à la tempête Ionique qui se prépare. Avec l'aide de McQueen, qui cherche son fils, ils aboutissent dans un complexe scientifique ou ils découvriront le résultat d'expériences pour produire génétiquement le soldat parfait. Mais cet Hybride, Homme-serpent-coquerelle, entends mener le bal à sa façon.

Le film mérite son titre deux fois plutôt qu'une. Oui, cette créature de caoutchouc pas convaincante pour cinq sous a le seul mérite d'avoir évité le look Alien, mais c'est tout. Le film, lui, est bien un hybride, mélange inspiré d'Alien, saupoudré de séquences dignes d'un soap d'après-midi pour midinettes vaporeuses. Scène de douche obligatoire, le reste des scènes impliquant Stevens et North détonnent du reste, les filles, aux prises avec un monstre, passent leur temps à discuter des mecs de la bande: je crois que tu as un ticket avec lui ! ; t'as remarqué comme il te regarde dernièrement ? Beaucoup de stock-shots en début de film, des vaisseaux et véhicules tirés d'autres productions de la firme de Corman, Concorde, qui s'occupe des effets spéciaux. JJ North détonne autant par sa poitrine opulente que son maquillage permanent. Alors c'est plaisant comme une série B sans ambition, mais parfois on ne demande pas plus. Amateurs d'Orson Wells s'abstenir. Mario Giguère

The PROPHET aka THE CAPITOL CONSPIRACY - Fred Olen Ray, 1999, États Unis 

Jarid (Don 'The Dragon' Wilson) est un agent spécial entré dans le métier grâce à son père adoptif. Bénéficiant de brillants états de service, ses supérieurs (dont une Barbara Steele fatiguée) lui confient une mission anti-terroriste top-secrète. Contrairement au spectateur, Jarid ne va pas rapidement se rendre compte que cette mission pue le moisi puisque chaque personne qu'il rencontre semble posséder cette étrange faculté dont il est lui-même bénéficiaire - à savoir percevoir des flashs lui permettant de prédire le futur - et que ces mêmes personnes meurent dans les cinq minutes suivant leur rencontre. Le pauvre ne comprend pas tout ce qu'il se passe, surtout quand ses propres collègues se mettent à vouloir lui faire la peau!

Action gériatrique pour un Dragon un peu paumé et un réalisateur sans inspiration. Même lors de la scène de sexe entre Don Wilson (en pantalon) et sa collègue au look de garçon manqué, Olen Ray ne fait que le minimum syndical. Il faut dire que ses acteurs ne font pas vraiment preuve de bonne volonté et que leur partie de touche-pipi prête plutôt à rire. Mais madame possède deux gros seins qui rappellent timidement que le mec derrière la caméra est amateur de zèderies remplies de bonne chaire. Côté action, la vivacité des punchs et des high kick nous promet un avenir radieux pour Don "The Dragon" Wilson le jour où il voudra partager le haut de l'affiche avec l'inspecteur Derrick. Oui, c'est grave à ce point là! Quant à l'humour, les one-liners tout pourris de Jarid confirment cette tendance "3ème âge". L'ennui gagne donc ce métrage au scénario convenu qui nous révèle sans surprise que Jarid et les autres "prophètes" sont en réalité les produits d'une expérience gouvernementale que certaines personnes tentent d'annihiler. Méchant gouvernement! Kerozene

SILENT VENOM aka SEA SNAKES aka DES SERPENTS A BORD - Fred Olen Ray, 2009, États Unis   

Parce que la marine chinoise opère d'étranges opérations en mer de Chine, l'armée Américaine doit urgemment rapatrier le Dr. Swanson - la craquante Krista Allen ("Feast", "The Final Destination") - et son assistant Jake, en train de bidouiller des serpents radioactifs sur une île déserte. L'amiral Wallace (Tom Berenger, qui a l'air désespéré de se retrouver dans pareille galère) ordonne alors à un de ses sous-marins en route pour le Japon de procéder à l'opération. Motivé par sa cupidité, cet imbécile de Jake embarque avec lui toute une panoplie de reptiles mortels, dont un couple de gigantesques serpents mutants tout verts, qui vont évidemment foutre le bordel tandis que la flotte chinoise s'amuse à taquiner le sous-marin Américain à coups de torpilles... Il n'en fallait pas plus pour rendre inoubliable la dernière mission du Commander O'Neill (Luke Perry) déjà passablement perturbé par la présence d'une femme - et qui plus est une bombe - dans son navire.

A croire que les reptiles n'inspirent que très moyennement le père Olen Ray, déjà coupable d'un triste "Venomous" en 2002 et dans lequel l'armée foutait déjà le bordel avec des serpents mutants. Pourtant, l'idée de transposer le concept un peu con de "Snakes on a Plane" dans un sous-marin n'est pas si mauvaise. Mais Olen Ray tourne son film en quatrième vitesse, sans passion, ni originalité... Ben oui, son truc ce sont les bandes sexy, il est clair que ce genre de produit ne consiste pour lui qu'en un job alimentaire. Le scénario est donc prévisible mais vaguement rigolo, le film regorge d'incohérences (les bestioles se faufilent entre les pieds des marins sans que personne ne les voit, le Commander Luke Perry flingue du serpent comme un manche alors qu'il demande au reste de l'équipage de ne pas tirer) et les serpents n'ont pas l'air particulièrement agressifs à l'exception des deux gros mutants en images de synthèse toutes moches. A voir surtout pour la belle Krista Allen et ces deux serpents ridicules qui ont au moins le mérite de faire marrer. Kerozene

SIDESHOW - Fred Olen Ray avec  la belle Aelita, la femme squelette, Conjoin-O l'homme-siamois, Digestina, la femme-gastrique et Hans l'homme insecte et Phil Fondacaro dans le rôle du Dr Graves ! 2000. États Unis, 80m

Que diriez vous de faire un saut du côté d'une fête foraine ambulante ? D'y rencontrer des attractions fantastiques (lancé d'anneaux, diseuse de bonne aventure, balançoire...) mais aussi de pénétrer dans le "Horrors of Nature" du Dr Graves ! C'est le choix qu'on fait 5 amis... et ils vont bientôt le regretter, car le chapiteau est planté par Fred Olen Ray et supervisé par Full Moon...

A peine sortie de l'attraction, ils s'aperçoivent que Jeanie, une de leur amie a disparu. Leur recherche demeurée vaine (parmi une vaste foule de 8 figurants parsemant un parc de 50 m2), ils décident d'alerter les autorités. Pendant ce temps, la donzelle est en pleine discussion avec le Docteur Graves, qui lui propose d'exaucer son rêve le plus cher...  celui d'avoir enfin un corps de rêve ! (et vu l'engin, on peut la comprendre).. Bien sûr, un à un, tous passeront devant Graves, et n'auront que ce qu'ils méritent !....

L'acteur et nain cabotin Phil Fondacaro, habitué aux productions bas de gamme, dirige ici une équipe de monstre humain assez savoureux qui officie dans une attraction digne de la zone bis. Les effets spéciaux de maquillage signés, par le spécialiste Gabe Bartalos, sortent quelque peu de l'ordinaire et sont forts réussis (pour ce genre de production bien sûr): L'homme insecte le visage gluant et dégoulinant fait son effet, Digestina, nue et baignant dans son suc digestif séduit quand même, quant à Aelita, elle nous offrira un strip-tease pour le moins intégrale !

Tout ça pour dire que la mayonnaise Full Moon prend ici étonnement bien, que nos ados en mal de sensation passent plutôt pas mal, et que ce bon vieux Fred nous offre ici un métrage digne de figurer dans sa page du Club ! Marc Evil

  SUPERSHARK aka SUPER SHARK - Fred Olen Ray, 2011, États Unis 

Histoire de ne perdre aucun spectateur, "Supershark" s'ouvre sur le duel improbable entre un requin géant se déplaçant sur une plage à l'aide de ses nageoires et un tank monté sur quatre pattes mécaniques propulsant des obus maladroitement tirés à côté de sa cible! Incroyable, débile, improbable, difficile de ne pas tomber béat d'admiration devant un tel spectacle, même si les effets spéciaux semblent bricolés sur une console de jeux! "Coupé!"... Générique... "Un mois plus tôt" nous dit un carton qui vient trancher brutalement dans les zygomatiques en action pour mieux revenir aux origines du squale intrépide. Celui-ci fut en fait réveillé par les forages polluants d'une plate-forme pétrolière ayant percé une couche rocailleuse incroyablement profonde préservant le vilain poisson dans une hibernation millénaire. Visiblement levé de la nageoire gauche, notre requin ronchon fait couler la plate-forme pétrolière avant de se diriger vers les côtes, attiré par les ondes radios d'un gros émetteur exploité par le DJ Dynamite Setvens et ses lunettes à la Bootsy Collins. Tandis qu'il bouffe quelques débiles et explose un sous-marin nucléaire, une agente de l'OIB (Oceanographic Investigation Bureau) mène l'enquête tout en tirant dans les pattes du pas si méchant capitaliste pétrolifère, et en se prenant une cuite avant de tomber en amour du pauvre marin je-m'en-foutiste du coin.

Olen Ray est un sacré rigolo qui continue à rouler sa bosse en tournant tout et n'importe quoi depuis une trentaine d'années, et pour cela il mérite toute notre admiration. Mais pour le coup on est vraiment dans le gros n'importe quoi. Alors oui, on a bien droit à ce fameux duel entre ce putain de requin et ce tank improbable qui ne durera que cinq minutes et frustrera quiconque aura vu la bande-annonce, mais on a surtout droit à plein de dialogues tous pourris et à des scènes de dragues ne servant qu'à amener des victimes sur le lieu de leur perdition ; mais aussi: à un requin gigantesque qui change de taille en fonction des sonars (d'un sous-marin ou d'un bateau), qui est capable de gober des plongeurs tout ronds, ou qui saute dans les airs pour choper un avion de chasse prêt à le dégommer! A côté de ça le réalisateur de "Hollywood Chainsaw Hookers" ne manque jamais une occasion de filmer les filles en maillots de bain (les sauveteuses en maillot rouge façon "Baywatch") ou en bikini, et pour cela il nous gratifie de l'agente de l'OIB faisant bronzette sur le pont d'un bateau, d'un concours de bikini dans un bar ou d'un photo-shoot sur une plage bientôt maculée du sang des victimes du requin sortant de l'eau pour boulotter sur le sable... On voudrait presque y voir un message écolo anti-lobby-pétrolifère, mais comme même le méchant s'avère n'être qu'une victime de sa propre hypocrisie, on parlera juste d'une série Z d'exploitation décérébrée qui sent bon l'arnaque... Qui a dit "...et tu t'attendais à quoi?". Kerozene

TEENAGE EXORCIST - Grant Austin Waldman avec Brinke Stevens et Michael Berryman, 1991, États Unis

Sur un scénario de Fred Olen Ray réécrit par Brinke Stevens, Brinke joue Diane, une intellectuelle coincée qui déménage dans une grand maison jadis habitée par le Baron de Sade. L'esprit du Baron possède la jeune femme qui devient femme fatale, courtisant son beau-frère, titillant le livreur de pizza, crachant son vomit sur l'exorciste appelé à la rescousse. Pendant que l'on veut exorciser, le Baron veut un sacrifice de vierge et trois zombies menacent d'envahir la maison !

Le film donne la belle part à Brinke Stevens, scream queen menue à la voix suave, dans cette parodie facile de l'exorciste. Le plus drôle est certainement le prêtre, qui appelle la pizza au lieu du renfort religieux. Il finira par s'occuper des zombies de manière fort inattendue. Berryman ne fait que passer, heureux d'avoir enfin loué la maison. Vite vu, vite oublié. Mario Giguère

Je me suis bien amusé devant cette série Z fauchée, drôle et ridicule avec ses zombies aparaissant dans la cave de la maison et terminant le film sans explication en dehors de celle-ci avec le profond désir de pouvoir y rentrer....  C'est stupide mais assumé. Kerozene

TOMB OF THE WEREWOLF aka The Unliving - Fred Olen Ray avec Paul Naschy, 2003, États unis 

Richard Daninsky (Jay Richardson) inherits a European castle said to house the hidden treasure of his ancestor, Count Waldemar Daninsky (Paul Naschy), a reputed werewolf. He travels there with a "Reality TV" hostess and her film crew where they are greeted by Waldemar's consort, Countess Bathory (Michelle Bauer), who plots to arrange the removal of the silver cross which has penetrated the heart of the werewolf, an act which will release him from his tomb and bring down the curse of the devil on the intruders.

Paul Naschy's most recent Waldemar Daninsky film was one of two low budget productions he participated in last year and was filmed entirely in Southern California. This episode in his 4 decade and still running epic werewolf cycle is the first since LICANTROPO (1996), which didn't please his fans and this Fred Olen Ray no-budget wonderment will probably face the same fate. Shot on video, it looks has a slick soft-core porn aesthetic with as much T & A as possible, lesbian gropings and Scream Queen Michelle Bauer chewing up the scenery and the cast of young Bimbos and Ken dolls. Actually, Bauer proves to be a total pro at self parody while the legendary Paul Naschy obviously took his role just as seriously as in the established classics in this series (cf WEREWOLF SHADOW). But it is a BAD film, a somewhat interesting bad film due to the fact that it's the first US produced and lensed Waldemar Daninsky film and for Naschy's sincere portrayal. Naschy has obviously aged and is noticeably hobbled but the light from a distant fire still burns in his eyes and he manages to create a credibly tortured wolfman and can still reach out and move us as he contemplates his curse. Unfortunately, he's outfitted with an askew fright wig and not supported by the young cast members, who seem to be daytime TV and softporn refugees, or by the script, credited to "Sherman Scott" the aka of the prolific Hollywood "Poverty Row" director, Sam Newfield whose 1940s werewolf film THE MAD MONSTER is included here as a TV clip watched by the heroine. I appreciated this and the fact that Fred Olen Ray did his homework, staging Waldemar's resurrection as a shot by shot hommage to a similar key scene in LA MARCA DEL HOMBRE LOBO (1968) and utilizing the same visual configuration as the Love and Death tableau which ends THE CRAVING (1981) for Waldemar's last tango in LA. "This isn't the Hollywood Hills," one character exclaims while attempting to convince us that we are in a European Gothic setting, but it obviously IS. The sleaze quotient is high but it's a different world than what has become known as European Trash Cinema. This is just TRASH, but knowing Trash, and Fred Olen Ray has a sense of respect for Naschy's career and legacy while maintaining an atmosphere of irony.

The transformation scenes are frankly laughable, sub CGI nonsense and a double was obviously used for all of Waldemar's werewolf attacks. But Paul Naschy continues to make films, while one wishes he had at least written this one as his talents as an imaginative screenwriter are pretty much exploited anyway-- the film plays as a kind of redux of HORROR RISES FROM THE TOMB by way of CURSE OF THE DEVIL. This film is not at all in the same league as those titles, though, which stilll hold up after 30 long years. Naschy purists may scream blasphemy, and I can understand their pain. I still find it worth viewing for the sake of comparison alone. This has just been released as a bare-bones DVD at all BLOCKBUSTER video stores in the US in an obviously censored version which fades to black everytime the sex scenes threaten to get too hot and the gore is generic. A longer, more graphic version has been promised for Cable TV and we'll probably see an uncut, deluxe disc from Fred Olen Ray's RETROMEDIA company at some point.

Although this feature is just being released, it is dated 2003, presumably for Copyright purposes. Robert Monell

VENOMOUS aka SNAKES (titre vidéo français) aka FACE AUX SERPENTS (titre TV français) - Fred Olen Ray, 2002, États Unis

Des serpents génétiquement modifiés par l'armée américaine et échappés de leurs laboratoires il y a dix ans, sèment la terreur au sein d'un patelin perdu de Californie. Ces reptiles sont effectivement porteurs d'une forme mutante du virus ébola. L'épidémie se propage à grande vitesse, mais le valeureux toubib héro (Treat Williams) sait garder son sang froid, même lorsque l'armée place la bourgade en quarantaine et qu'elle projette de l'éliminer de la surface du globe - projet allant à l'encontre des ordres du président lui-même bien entendu.

Misère. On savait Fred Olen Ray prêt à tout, mais pas à se compromettre à ce point dans une banalité aussi affligeant que ce VENOMOUS. On nous ressasse un scénario déjà raconté des dizaines de fois et malgré ça, le film ne joue pas à la surenchère d'effets racoleurs comme il le devrait - bien au contraire. Les attaques de serpents sont rares et soft, l'action est molle et Olen Ray semble plus tenir à son histoire de toubib sur le point de renouer avec sa femme qu'à exploiter l'aspect "horrifique" de son récit. VENOMOUS est un produit tout ce qu'il y a de familial et consensuel, bien loin des pelloches Z pleines de femmes à poil qui font que malgré tout, on l'aime bien ce Fred. Kerozene

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