Réalisateur indépendant américain qui écrit et réalise des films comme des perles du bis oubliées des années 50. A découvrir. Par ordre chronologique.

DANNY JOHNSON SAVES THE WORLD - Christopher R. Mihm avec Elliott Mihm, Gabrielle Bilotta, R.J. Lundgren, 2015, États Unis, 68m

Alors que leur parents préparent le repas des fêtes, deux jeunes enfants, seuls avec Papy, lui demande de leur raconter une histoire comme il en a le secret. Débute alors sous nos yeux une complètement extravagante, parfois interrompue par les questions et les suggestions des petits, qui se veut une aventure vécue par le grand-père durant sa jeunesse. Danny Johnson, sa soeur et leurs amis vont donc rencontrer dans les bois des extraterrestres venus conquérir la Terre à l'aide de leurs robot et devront à eux seuls sauver la planète. Rien de moins!

Christopher R Mimh innove pour son dixième film à la saveur des classiques de série B des années 50. Il a eu la bonne idée de faire encore plus participer sa famille, incluant cette fois ci les plus jeunes, dont la petite Alice qui vole pratiquement la vedette à chaque apparition. Il innove aussi en se servant de poupées pour incarner ses extraterrestres, des trucs simples proche des muppets de Jim Henson, absolument tordants, La palme au Roi et à la Reine dont les dialogues sont hilarants. On inclut une espèce de monstre tentaculaire en animation image par image, prisonnier dans le vaisseau des envahisseurs et l'apparition inopinée d'un dinosaure, qui n'a pas grand chose à voir avec le reste, juste que Papy s'est mélangé dans ses histoires. C'est drôle, bien ficelé comme récit, et si c'était possible, j'en redemanderais encore! Mario Giguère

The LATE DOUBLE NIGHT FEATURE - Christopher R Mimh avec Michael Cook, Shane Donahue, Cherie Gallinati, Catherine Hansen, Elisabeth Kaiser, États Unis, 2014, 90m

X: THE FIEND FROM OUTER SPACE raconte l'histoire de l'équipage d'un vaisseau spatial parti il y a des années pour Alpha du Centaure et dont une partie de l'équipage a été réveillé près d'une planète inconnue. On y a trouvé un extraterrestre en apparence mort qui a été ramené à bord. Évidemment, l'étranger se réveille et il arrive à momentanément prendre l'apparence des membres de l'équipage. Les quelques hommes et femmes devront user de stratégie pour ne pas être tous éliminés.

The WALL PEOPLE met en vedette un scientifique veuf dont le jeune fils a disparut durant une nuit. Isolé du monde depuis les huit dernières années, il appelle deux collègues pour l'aider à se rendre et revenir du lieu ou son fils est présumément gardé prisonnier: Pluto. L'affaire se révèle beaucoup plus compliquée et dangereuse que prévue.

Christopher R Mihm continue de recréer des films en hommage aux classiques séries B des années 50 et s'aventure ici dans un programme double. Deux films d'environ 45 minutes, au scénario bien serré et aux effets bien utilisés. Le premier est à la fois très classique, très déjà vu, bien qu'il incorpore une dose d'Alien, The Wall People se révèle plus inventif, une véritable intrigue à tiroirs remplie de surprises. Mihm et son équipe sont de plus en plus en pleine possession de leur moyens, le montage, les effets spéciaux, l'utilisation de musique d'archive, tout concourt à retrouver l'esprit d'époque que tout amateur de films d'antan saura apprécier. Pour la première fois, outre les effets spéciaux de maquillage, on a droit à deux créatures animées en image par image, ma foi, fort réussites. Le format plus court des scénarios leur confère une parenté avec des épisodes d'émissions anthologiques, comme THE OUTER LIMITS aka AU DELÀ DU RÉEL. On en veut plus! Mario Giguère

The GIANT SPIDER - Christopher R. Mihm avec Shannon McDonough, Daniel Sjerven, Billie Jo Konze, Michael Cook, 2013, États Unis, 71m

Les retombées de tests atomiques effectués dans des grottes prées d'une petite ville américaine réservent une grosse surprise. Une araignée géante se promène, dévorant les humains. Difficile d'annoncer la nouvelles aux habitants, ils partent à rire, persuadés qu'une attaque extraterrestre serait bien plus réaliste. L'armée et des scientifiques s'unissent pour trouver un moyen de défense, aidés par un reporter et sa fiancée.

Christopher R Mihm nous offre son film annuel qu'il conçoit comme un "film oublié des années 50". De plus en plus sûr de ses moyens et efficace dans ses techniques, il étonne avec cette araignée géante, bien intégrée dans des scènes efficaces. Il intègre toujours de la musique de film d'époque libre de droits, mais aussi, comme souvent à l'époque, des extraits de l'armée en pleine action. On retrouve avec plaisir ses acteurs fétiches, bien ancrés dans des rôles typés presque récurrents. Joli hommage aux films d'insectes géants, une addition bienvenue à un genre qui ne s'affiche guère de nos jours!  Mario Giguère

HOUSE OF GHOSTS - Christopher R. Mihm avec Mike Cook, Justin Overlander, Michael Kaiser, Sid Korpi, 2012, États Unis,77m

Isaac et Leigh organisent une soirée avec une surprise dont ils ont le secret. Un spécialiste de l'au-delà va ouvrir une porte vers le royaume des morts. Si au début il ne se passe rien, la suite s'avère traumatisante et fatale ! Oui, la porte s'est ouverte, oui, les morts apparaissent et les convives vont trépasser à la vitesse grand v, pour revenir rapidement en morts vivants.

Christopher R Mimh continue d'écrire, réaliser et monter des films "oubliés" des années 50. Il s'attaque ici pour la première fois à rendre hommage à nul autre que William Castle. Loin des ses habituels films de monstre et de science fiction, ce qui m'a surprit, voici son meilleur film à ce jour. La photographie et le montage sont particulièrement soignés et efficaces. Sa troupe d'acteurs habituels s'en donnent visiblement à coeur joie, se la jouant sérieux un temps pour augment par la suite leur niveau d'émotion près de l'hystérie lorsque la mort frappe. Avec la musique d'archives bien choisie, on repense souvent à l'ambiance du premier film de George Romero, La Nuit des Morts Vivants. Tout cela, évidemment, comme un gros clin d'oeil au roi du gimmick, Castle, qui ne rebutait pas è faire voler des squelettes dans sa salle, ou, comme ici, è avertir son public qu'il doit se préparer à affronter ses pires peurs. La ringardise de quelques effets est donc dans le ton et on se fait avoir quand le punch final arrive. Une réussite dans le genre. Mario Giguère

ATTACK OF THE MOON ZOMBIES - Christopher R. Mihm avec Michael Cook, Shannon McDonough, Michael G Kaiser, Sid Korpi, 2011, États Unis, 99m

Sur la base lunaire Jackson, le Dr Vincent Edwards s'apprête à prendre sa retraite et retourner sur terre. Une dernière visite dans des grottes non explorées ramène un spécimen rare, une plante qui a survécu dans cet environnement hostile. Lorsque son jeunot remplaçant s'en approche trop, il est aspergé de spores, meurt et se transforme en zombie végétal humain, capable de répandre l'infection. La base est rapidement sous le contrôle des zombies et un plan suicidaire semble le seul moyen de sauver les derniers survivants.

Sixième film indépendant pour Christopher H Mihm qui s'est lancé en 2006 dans l'aventure du cinéma. On continue dans l'univers créé pour la série avec le retour du Dr Edwards, vingt ans après les évènements racontés dans Terror from Beneath the Earth. J'ai trouvé l'entretien avec Mihm fort instructif car il confirme ce que je soupçonnais depuis un certain temps. Mihm s'éloigne du côté parodique de Phantom Lake pour se rapprocher à chaque fois du pur film dans la tradition des années 50. Comme des classiques de série B oubliés. Le ton est donc sérieux, même si les situations peuvent prêter évidemment à rire. Michael Cook est toujours aussi efficace dans un rôle qui rappelle ici les derniers jours du professeur Quatermass. Les références à Alien sont donc surprenantes dans le contexte. Les créatures sont bien réussies pour ce qui est toujours de petits budgets, tournée avec plus d'ambition à chaque année. La musique de l'époque est encore une fois très bien employée. Comme un vieil épisode noir et blanc de Doctor Who avec le décor qui tremble et le sourire aux lèvres. Mario Giguère

DESTINATION OUTER SPACE - Christopher R Mihm avec Josh Craig, Michael Kaiser, Catherine Hansen, Mitch Gonzales,  2010, Ètats Unis, 94m

Durant le vol d'essai d'une fusée construite pour dépasser la vitesse de la lumière, le Capitaine Mike Jackson se retrouve subitement à l'autre bout de la galaxie. Dans un environnement inconnu bourré de dangers, il devra utiliser tous ses atouts pour espérer revenir à la maison.

Production ambitieuse pour un budget toujours aussi restreint, ce nouvel opus de la saga de Jackson, vu la dernière fois dans Captive Women on Mars, multiplie les références, des vieux serials de Flash Gordon, un bar à la Guerre des Étoiles, en passant par des extraterrestres à un oeil qui rappellent les costumes du groupe musical The Residents. On risque donc de ne pas s'ennuyer. Je dois admettre que si je n'ai rien contre l'acteur Josh Craig, mais j'ai toujours trouvé son personnage de Capitaine sans peur et sans reproches plus arrogant que drôle. Comme c'est probablement le but de l'exercice, c'est probablement un compliment. Mais que cela ne vous empêche pas de goûter à ce dernier film offert par une bande de collaborateurs enthousiastes qui connaissent leur classiques. Mario Giguère

TERROR FROM BENEATH THE EARTH - Christopher R. Mihm avec Daniel Sjerven, Michael Cook, Stephanie Mihm, 2009, États Unis, 69m

Deux jeunes enfants ont disparut dans des grottes qui ont jadis été radioactives. Leur père désemparé s’adresse au sheriff pour l’aider à les retrouver. Rapidement, le spécialiste de ces cavernes est appelé à la rescousse et il trouve des traces qui laissent croire à la présence d’un animal mutant. Arrrghhh !

Nouveau film de Christopher R Nimh, qui s’est spécialisé dans la parodie des classiques ringards des années 50-60. Le scénario est plus serré qu’à l’habitude, ce qui est apprécié, et la brochette d’acteurs est efficace. J’avais juste quelques réservations sur le monstre à l’apparence farfelue quand je me suis rappelé les créatures incroyables des films de Larry Buchanan, aux yeux de balles de Ping Pong similaires. Objection rejetée, donc, pour une belle satire des films de créatures issues des radiations atomiques, nombreux dans les années de guerre froide. De belles incrustations d’images de grottes bluffent le spectateur au début et puis la révélation du professeur que les cavernes sont dangereuses car tellement similaires qu’on s’y perd, vient compléter le mirage. Une fin à la Reptilicus achève cette réussite dans le genre ! Mario Giguère

CAVE WOMEN ON MARS - Cristopher R. Mihm avec Daniel Sjerven, Josh Craig, Brooke Lemke, Alana Bloom, 2008, Éyays Unis, 73m

Nous somme dans le futur: 1987, et l'humanité a enfin réalisé un grand rêve, poser les pieds sur Mars. Malheureusement pour le capitaine Jackson et surtout le lieutenant Elliot, ils sont loin d'être seuls. Non seulement Elliot est aux prises avec des sauvageonnes qui traitent les hommes comme des esclaves mous et sans intelligence, mais il est prit entre deux tribus d'amazones en guerre. Pendant que Jackson essaie en vain de le retrouver, Elliot apprend à connaître Eina et Orla et commence à développer un amour embêtant. Le syndrome de Stockholm ou le début d'une nouvelle ère pour les femmes de Mars ?

Christopher R. Mimh continue sa carrière de réalisateur indépendant qui parodie, rend hommage, aux classiques séries B de genre. Les clins d'oeil sont parfois gros, mais les films référence ne pêchaient pas par subtilité, loin de là. Le rythme est assez rapide, sauf l'élocution de Jackson, personnage omniprésent dans les productions de Mihm. Je me demande encore si la présence de la femme sage qui s'étend sur le message d'amour est dans le ton de l'époque ou est quelque peu en rupture. Mais l'ensemble est bien réalisé, la musique comporte des morceaux d'époque qui ajoutent beaucoup à l'atmosphère. Si vous appréciez les vieux films de science fiction sans le sou, vous devriez apprécier, sinon, un public gavé de blockbusters risque de ne pas comprendre, et c'est tant pis pour eux ! Mario Giguère

IT CAME FROM ANOTHER WORLD - Christopher R Mihm avec Josh Craig, Shannon McDonough, Moke Mason, 2007, États Unis, 93m

Le Professeur Jackson est appelé à la rescousse lorsque son collègue, le Dr Frasier, ne revient pas d'une expédition en foret alors qu'on y a localisé une secousse sismique inhabituelle. C'est que le Dr Frasier est allé voir la météorite tombée non loin de sa tente et au contact de la sphère, il semble changé et a perdu la notion du temps. Ramené en ville par Jackson et les policiers en canot Sven et Gustav, son comportement est suspect, surtout lorsqu'il se réveille dans le lit d'une jeune femme ! Horreur !

Deuxième aventure du Professeur Jackson, après THE MONSTER OF PHANTOM LAKE, également mis en scène par Christopher R Mihm. On y retrouve les qualités et les défauts de l'hommage aux films des années 50, bien servit par la musique d'archive d'époque. On reconnait le motif des humains possédés par une entité d'outre espace, ici ni plus ni moins que le Roi de l'Univers, qui va chercher une terrienne pour abriter l'esprit de sa Reine et qui jette évidemment son dévolu sur la nouvelle flamme de Jackson, Miss Ste-Marie. Sven et Gustav sont toujours aussi rigolos et les effets spéciaux maison, essentiellement les yeux exorbités et les effets visuels de rayons, sont efficaces. Jackson a encore sa manie de couper ses phrases à des moments opportuns, mais ca agace à la longue. L'histoire somme toute simple et efficace a quelques longueurs qui l'éloigne de ses modèles. On insiste également beaucoup sur les rires peu naturels qui suivent les blagues, certes une caractéristique de l'époque, mais un peu trop appuyée. Shannon McDonough est absolument ravissante et qui plus est coiffée, maquillée et habillée comme une parfaite demoiselle de l'époque. Si vous appréciez les plaisirs coupables d'antan, vous apprécierez sûrement. Mario Giguère

The MONSTER OF PHANTOM LAKE - Christopher R. Mihm avec Josh Craig, Leigha Horton, 2006, États Unis, 97m

Wisconsin dans les années 50. Deux ouvriers vidangent des produits toxiques dans un lac. On va suivre à la fois le professeur Jackson et son assistante qui campent la fin de semaine pour étudier la faune et la flore ainsi que cinq jeunes venus s'amuser après leur fin d'études. Un ex-soldat, jadis meurtrier de sa femme et quasi légende urbaine tombe dans le lac. Il ressortira de l'eau sous la forme d'un monstre fait d'algues et commencera à terroriser ceux qui s'approchent du lac.

Parodie des films de monstres des années 50, le réalisateur, scénariste et producteur Christopher R. Mihm connait ses classiques. Tourné en glorieux noir et blanc et bercé par des musiques d'époque dans le domaine publique, le film pêche beaucoup par excès de mimétisme. Comme dans les films et séries B de l'époque, le monstre apparaît au bout de presque une heure, on parle énormément avant d'avoir un peu d'action et le final, comme tout le reste, est infiniment prévisible. Ca aurait bénéficié d'un montage plus serré, à 97 minutes au compteur, c'est facilement 30 minutes plus long que bien des films dont il s'inspire. Sinon la mise en scène et le montage sont bons et les acteurs généralement intéressants. Le monstre semble sorti tout droit d'un Roger Corman, plus précisément CREATURE FROM THE HAUNTED SEA. Pour amateur averti. Mario Giguère

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LARRY BUCHANAN

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