1899 - 1964

Sam Newfield, c'est presque 300 réalisations, des gorilles, des monstres, des westerns, de la télévision, tout cela avec de petits budgets mais un enthousiasme qui fait souvent plaisir à voir, sans parler du Flying Serpent !

Mise à jour le 1 février 2008

The BLACK RAVEN - Sam Newfield avec George Zucco, Wanda McKay, Charles Middleton, Glen Stange, 1943, États Unis, 61m

Le Black Raven est un petit hôtel sur le bord de la frontière entre les États Unis et le Canada dont le propriétaire (George Zucco) est connu sous le même nom. Un soir d'orage ou les ponts sont bloqués, une foule hétéroclite y trouve refuge. Un mafieux qui s'enfuit, un couple qui veut se marier au Canada contre l'avis du richissime père de mademoiselle, le père de Mademoiselle sur l'entrefaite, un prisonnier évadé qui veut se venger de l'hôtelier et un banquier en fuite avec 50,000$ dans sa mallette. L'Argent attise la convoitise et les meurtres s'accumulent , au grand dam d'Andy, grand homme à tout faire (Glenn Strange). Comme de raison, le shérif (Charles Middleton, bien connu dans le rôle de l'empereur MING dans le serial FLASH GORDON). Tout se complique.

Jolie petite surprise que ce scénario qui garde notre intérêt, malgré le dvd de la compagnie Alpha à l'image sombre et au son quelconque. Une bonne petite série B nous ramenant des acteurs sympathiques, dont Glenn Strange (ABBOTT & COSTELLO MEET FRANKENSTEIN) en faire valoir comique. Les retournements sont nombreux et on maintient le suspense. Sam Newfield, 271 films en carrière, pilier de la série B américaine, livre toujours la marchandise et est un artisan sur lequel on peut compter, ce qui est un compliment plus rare qu'on ne le pense. Mario Giguère

The MAD MONSTER - Sam Newfield avec George Zucco, Glenn Strange, Anne Nagel, 1942, États Unis, 77m

Le docteur Lorenzo Cameron (George Zucco) est frustré d'avoir vu ses théories ridiculisées par ses compères. Pour prouver que l'instinct animal est toujours présent chez l'homme et peut être remonté à la surface, il inocule du sang de loup à son homme à tout faire. Celui-ci (Glenn Strange) se transforme alors en loup-garou, tuant enfant et adulte lors de ses épisodes de lycanthropie nocturne. Cameron se servira de lui pour tuer ses adversaires scientifiques. Sa fille contacte son copain journaliste qui arrive et pose trop de questions...

Sam Newfield est un artisan prolifique qui a réalisé beaucoup de films de genre, du western à l'horreur, passant à la télévision en fin de carrière. Rien de bien mémorable ici, la prémisse sentant le réchauffé déjà en 1942. George Zucco m'a toujours paru un ersatz de Bela Lugosi, moins la saveur de l'accent de l'interprète de Dracula. Plus intéressante, la prestation de Glenn Strange, qui se retrouvera plus tard dans la peau de Frankenstein, un homme au physique imposant, qui a ici un rôle de simplet assez primaire. Les transformations sont nombreuses mais pas très spectaculaires de nos jours. On préfèrera revoir THE WOLFMAN, son inspiration, mais on est content d'avoir rencontré ce cousin peu connu.

Il est surprenant de voir le scénariste Nigel Kneale reprendre l'idée de base pour en faire plus tard un magnifique épisode de la télésérie BEASTS en 1976. Mario Giguère

The MONSTER MAKER - Sam Newfield, 1944, États Unis

Lors d'un concert, le docteur Markoff ( J. Carrol Naish ) n'a de yeux que pour la fille du pianiste qui ressemble comme deux gouttes d'eau à sa défunte épouse. Expert en acromégalie, une maladie véridique qui difforme les extrémités du corps ( maladie dont souffrait l'acteur Rondo Hutton, souvent employé dans les séries B de l'époque ), le docteur inocule la maladie au pianiste pour le forcer à lui donner sa fille comme épouse.

Scénario classique ou un scientifique travaille sur les glandes, avec un gorille dans le laboratoire et quelques scènes d'hypnotisme, le film se distingue par son approche qui exploite une maladie réelle. Mais tout cela est approché de manière très conventionnelle et finalement, au-delà du choc de la détérioration rapide du pianiste, on a affaire à une petite série B, bien roulée, mais pas géniale. À noter dans le rôle du serviteur de Markoff, l'acteur Glenn Strange, qui incarne la créature de Frankenstein dans plusieurs films de la Universal. Mario Giguère

  The TERROR OF TINY TOWN - Sam Newfield, 1938, États Unis   

THE TERROR OF TINY TOWN a tout du western classique: une ville poussiéreuse, un gentil cow-boy aux habits blancs, un méchant cow-boy aux habits sombres et son gang de crapules, une prétendante prise entre deux feux, un saloon avec ses prostituées et sa matrone chanteuse de cabaret, un peu d'action et beaucoup de romance... Bref, le contenu classique du western américain de l'époque. Sauf que le père Newfield n'utilise que des nains pour interpréter ses personnages, ce qui donne lieu à des séquences proprement surréalistes puisque les décors du film ne sont évidemment pas adaptés du tout à leur petite taille! En revanche, et heureusement, les chevaux le sont. Il est donc impossible de ne pas rire à la vision d'une naine pointant avec peine un revolver aussi grand que son bras sur un truand ou encore lorsque les cow-boys au faciès durs et déterminés traversent l'entrée du saloon en passant sous la porte! Le sentiment que l'on éprouve devant un pareil spectacle oscille entre un étrange étonnement - voire de la fascination - et une certaine gêne, car le film est ce qu'il est, c'est à dire une exploitation du handicape des ces petites gens qui frise l'indécence. Il n'empèche que cette pelloche est une curiosité qu'il faut avoir vu au moins une fois. Newfield, toujours prompt à innover, signe à la même époque HARLEM ON THE PRAIRIE, un western au casting 100% noir. Kerozene

  An ben c'est le fun ! Et c'est traité sérieusement la plupart du temps. Il y a bien ici et là quelques gags propres à la petitesse des acteurs, comme le fait de devoir être deux pour jouer de la contrebasse ou ce serveur qui avalent d'un trait son énorme verre de bière, sinon, le scénario n'a probablement pas été écrit en fonction des acteurs, qui par ailleurs, font partie d'une troupe spécialisée:Jed Buell's Midgets. C'est donc curieux, ouais les portes de saloon sont pas mal hautes, mais ce n'est pas condescendant. Comme la majorité des films de cette époque, c'est ponctué de chansons simplettes au refrain facile et il y a au moins le héros qui est de toute évidence doublé pour chanter la sienne ! Mario Giguère

WHITE PONGO - Sam Newfield, 1945, États Unis 

Une expédition part pour le coeur de l'Afrique à la recherche d'un gorille blanc, présumé chaînon manquant entre le singe et l'homme. Capturé très jeune par une expédition précédente, il a subi des tests d'intelligence qui le placent au-dessus du singe commun, mais à l'âge de cinq ans il s'est enfui. La nouvelle expédition a un guide quia des arrières pensées et la fille du professeur crée de toutes pièce un triangle amoureux en pleine jungle. Tous ces pisteurs sont incapables de voir le grand gorille blanc qui les suit à la trace, émerveillé par la femme blonde !

Sam Newfield a réalisé 269 films de 1926 à 1959. C'est donc dire la rapidité avec laquelle il met en boîte des histoires somme toutes classiques, courtes, mais dans lesquelles on ne s'ennuie généralement pas trop. Si le film est rempli de stock shots de jungle, l'intrigue de base est suffisamment pimentée à tel point que le fil de l'histoire semble oublier le White Pongo par moments ! Un petit divertissement pas désagréable du tout avec une blonde qui amène ses plus belles toilettes pour séduire dans la jungle. Ahhh l'humanité ne changera jamais ! Mario Giguère

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Web www.clubdesmonstres.com

LARRY BUCHANAN

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