À la demande générale, la page d'Albert Pyun !

Mise à jour le 17 févriee 2007

BLAST aka S.O.S. Sauvetage - Albert Pyun avec Linden Ashby, Andrew Divoff, Rutger Hauer, Kimberly Warren, Norbert Weisser, Tim Thomerson, Yuji Okumoto, Thom Mathews, Vincent Klyn, Jill Pierce, Sonya Eddy, Barbara Roberts, Tina Coté, 1996, États Unis, 98m

À quelques heures de la cérémonie d'inauguration des Jeux Olympiques d'Atlanta, un groupe de terroristes, aidée de quelques complicités, parvient à pénétrer à l'intérieur du complexe de natation et à prendre en otage l'équipe de natation féminine américaine malgré les mesures de sécurité draconiennes. Le chef des terroristes, Omado Kamal, exige la libération de prisonniers politiques d'ici 20 minutes où il abattra un otage à tous les 5 minutes et menace en plus de faire exploser des bombes qu'il a fait installer sur les différents sites olympiques. Un agent d'Interpol, Leo, devenu paraplégique à cause d'un attentat antérieur d'Omado qu'il connaît donc bien, est chargé des opérations pour contrer les manoeuvres des terroristes. Mais à l'intérieur du complexe de natation, un ancien athlète olympique de tae kwon do, Jack Bryant, devenu concierge et qui travaillait sur les lieux, échappe à la vigilance des terroristes et commence à leur mettre des bâtons dans les roues, d'autant plus que son ex-femme, ancienne nageuse devenue entraîneuse, fait partie des otages. Jack parvient à entrer en contact avec Leo et ensemble, ils essaient de neutraliser les terroristes, dont Leo a découvert que leur véritable plan est de commettre un gros attentat contre le président des États-Unis et 20 chefs de nations, réunis en conférence tout près des installations olympiques.

Au début du film, un texte écrit à l'écran signale que le scénario est censé s'inspirer d'une possible attaque terroriste qui aurait pu avoir lieu à Atlanta lors des Jeux Olympiques de 1996, n'eût été de l'intervention du FBI. Après avoir vu le film, on peut facilement se permettre d'en douter. Il ne s'agit rien d'autre que d'un film d'action et de suspense banal calqué encore une fois sur le moule du film "DIE HARD". L'intrigue est farouchement rachitique et comporte trop de trous pour être crédible. En plus de cela, le décor (le même que dans MEAN GUNS) est moche tout comme la photographie et on doit se farcir en supplément une musique interminable et répétitive pendant le visionnement en entier. Les quelques séquences de fusillades sont tellement flasques et soporifiques tandis que la tension ne lève jamais. Le tout s'achève dans une conclusion si improbable et mal foutue qu'on rit à gorge déployée dès qu'on la voit (avec en plus un trucage drôlement raté illustrant la mort du chef des terroristes). À la mise en scène, l'infatiguable Albert Pyun s'est mis sur le pilote automatique et il ne cherche aucunement à renouveler un récit saturé jusqu'à la moelle, ni à faire preuve d'imagination pour compenser le manque de budget alloué à son film. Certains y trouveront matière à rire, c'est certain, mais d'autres risquent objectivement de s'y ennuyer ferme. Linden Ashby manque d'envergure et fait bien pâle figure dans le rôle du héros. Seul la présence de Rutger Hauer ajoute un certain intérêt insolite dans son rôle d'un agent paraplégique coiffé avec des tresses amérindiennes. Mathieu Lemée

CAPTAIN AMERICA aka Capitaine America - Albert Pyun avec Matt Salinger, Ronny Cox, Scott Paulin, Ned Beatty, Darren McGavin, Michael Nouri, Kim Gillingham, Melinda Dillon, Francesca Neri, 1990, États Unis/Yougoslavie, 97m

La récente sortie des FANTASTIC FOUR m'a rappelé la version non diffusée produite par Roger Corman qui m'a rappelé cet autre navet produit par Menahem Golan, ancien de la CANNON et maintenant avec la 21st CENTURY FILM CORPORATION. Après un serial de 15 épisodes servant de propagande dans les années 40, un petit film amateur de Don Gluth et deux films pour la télévision vers la fin des années 70 (figurant au générique la plantureuse Lana Wood), voilà que le Capitaine America a ressorti sur les écrans (par pour longtemps!) en 1992 grâce au champion du film patriotique à petit budget par excellence (il n'y a qu'à regarder les trucages du SUPERMAN 4 qu'il a produit): Menahem Golan. Une rumeur récente veut que toutes les copies VHS de ce film (et il y en avait très peu!) ont été récupérée et saisie par le distributeur, gêné par le résultat final du produit (ils sont maintenant diffusées dans les asiles d'aliénés comme traitement de choc aux patients!). Aujourd'hui, il rejoue une fois par an sur quelques chaînes spécialisées, question de faire rire un nouveau groupe de téléspectateurs à chaque année... Où à les faire changer de chaîne.

Le point de départ est fidèle au comic book: Pendant la deuxième guerre mondiale, un savant américain a mis au point un produit pouvant guérir les carences physiques et même accroître la masse musculaire. Produit utile pour fournir des soldats courageux qui n'ont hélas pas les aptitudes physiques pour aller à la guerre. Steve Rogers, d'une brave famille de bons américains patriotiques biens blancs de couleur, est choisi comme premier cobaye humain pour tester ce produit et cela fonctionne (Dernière nouvelle: Steve Rogers a révélé récemment que ce produit était aussi bon que le Viagra mais cela provoque des éjaculations précoces comme effets secondaires!). Un espion nazi abat alors le savant, qui emporte ainsi le secret de sa formule dans la tombe (imaginez un peu si la formule était tombée entre les mains de Tom Cruise! J'en frémis!). Devenu plus rapide et plus puissant que quiconque, Steve Rogers se colle le drapeau américain sur le corps, se pare d'un bouclier étoilé (pas encore anti-missiles) et devient le Capitaine América, de quoi intimider les nazis ou susciter leur fou rire.

Mais un redoutable ennemi, le Crâne Rouge, un grec qui a subi lui aussi des expériences mais chez les Nazis (avec la gueule qu'il a, pourquoi il ne s'est pas retourné contre eux? Ce serait plus logique), lui tend un piège qui le congèlera pendant plus de 40 ans. Mis en état d'hibernation, le Capitaine attend le dégel pour refaire surface dans un monde qui a changé mais où son vieil ennemi, le Crâne Rouge est toujours actif. Après avoir repris contact avec sa famille (mélo!) et échappé à des tueurs, Steve Rogers alias Capitaine America (police du monde avant l'heure!...) va en Europe lutter contre le Crâne Rouge (alias Tadzio De Santis) qui veut kidnapper le président des États-Unis (avec la complicité et la bénédiction de Michael Moore!) dont justement le Capitaine America, en tant que son héros de jeunesse, fût son inspiration pour monter dans l'échelon sociale.

Voilà un film qui réunit tous les ingrédients de fabrication d'un nanar 101. L'un des mètres-étalons de la ringardise. Une quintessence dans le ridicule. Peut-être le mont Everest de la débilité sur celluloïd. Si au Québec Mediafilm a la cote 7 pour un film minable, il faudrait inventer une cote 10 pour celui-là. On y retrouve toutes les erreurs possibles: montage déficient, photographie aberrante (et beaucoup trop sombre parfois), musique nulle, réalisation amorphe jusque dans les scènes d'action. Le metteur en scène Albert Pyun a d'ailleurs révélé avoir choisi Matt Salinger pour jouer le héros pour son côté retro comparable à Gary Cooper, à se demander quel hallucinogène il consomme pour imaginer une telle chose et pour réaliser des séries B et Z archi-délirantes (si vous connaissez l'hallucinogène, faîtes-moi savoir sur ce forum où peut-on en prendre, je vous prie!). Et on ne parle pas du Crâne Rouge, dont la conception dans la B.D. se rapprochait de la science-fiction, qui devient ici un vulgaire et ridicule gangster sicilien pratiquant les arts martiaux en finale. Le résultat est foutrement marrant ou décevant selon les opinions ou les dispositions de chacun. Il y a bien la jeune et mignonne Francesca Neri (dans le rôle de la fille du Crâne Rouge!), toujours agréable à regarder et qui allait jouer de meilleurs rôles par la suite, mais c'est bien peu. Il paraît que ce film détient un record peu enviable d'erreurs flagrantes à l'écran, ce qui n'a rien de surprenant. Cela ne me surprend pas du tout. Alors, amusez-vous bien, rigolez un bon coup et profitez-en au maximum dès vous aurez le film sous la main avant de voir Chris Evans incarner le super-héros dans un film à gros budget prévu pour l'été 2011.

Attention: le Delirium Tremens ou la danse de St-Guy peut vous saisir à tout moment lors du visionnement dû à des éclats de rire inarticulés ou à une colère monstre vous donnant envie de détruire votre cinéma-maison. Mathieu Lemée

CORRUPT - Albert Pyun, 1999, États Unis

Le super bad-ass Corrupt (Ice T), dealer et macho notoire des ghettos new-yorkais au tempérament psychotique, rêve de poser ses grosses pattes pleines de bagouzes dorées sur la belle Jodi (Karen Dyer). Mais Jodi aime Miles, gentil ex-voyou désireux de se ranger et de fonder une famille - loin des histoires de gangs et de galères. Pour y parvenir, il doit partir quelques semaines suivre une formation à Washington. C'est ce moment que choisi M.J. (Silkk the Shocker), le petit frère de Jodi, pour faucher quelques kilos de dopes à Corrupt qui en devient forcément très mécontent. Du coup il fait chanter la Jodi en la forçant à coucher sous peine de buter le frangin...

CORRUPT est l'un des trois films à la sauce gangsta-rap réalisé par Pyun en 1999, les deux autres étant URBAN MENACE et THE WRECKING CREW. Tous sont avec Ice T qui porte même la casquette de producteur sur ce CORRUPT et THE WRECKING CREW. Cette bluette ronflante aux décors tout pourris et tournée en quelques jours avec une DV bas de gamme achetée au rabais dans un seconde main mal famé, accuse son budget peau de couille et son casting de b-boy amateurs. Si Ice T en fait des tonnes, on ne peut nier qu'il a un minimum de bouteille et que malgré ses expressions faciales proche d'un malade de la gastro-entérite chronique, son professionnalisme explose face à Silkk the Shocker et son cabotinage de bouffon qui s'la pète comme un gamin dans la cours des grands. Parmi les guest on trouve également Miss Jones, ex-gloire éphémère du r'n b devenue animatrice de radio remarquée via quelques propos racistes suite au tsunami qui ravagea l'Indonésie fin 2004 ; l'artiste martial T.J. Storm - également présent dans URBAN MENACE et qui tient ici le rôle d'un homme de main borgne de Corrupt, Vincent Klyn - ancien surfeur pro présent dans les films de Pyun depuis CYBORG - dans le rôle d'un clodo, Romany Malco - membre du groupe de hip hop College Boyz (ouah, ça claque un max comme nom!)... Bref, une belle galerie de people totalement largués dans un pur produit à haute teneur en vitamine Z, mais aussi terriblement chiant... A tel point qu'on se surprend même à écouter les paroles de la BO signée Ice T en mother fuckin' personne.... A noter finalement le visuel mensonger de la jaquette : Ice T ne sort jamais de grosses lames en acier trempé, il se contente d'insulter toutes les bitches sur son passage et de flinguer le casting masculin. Kerozene

  CYBORG - Albert Pyun avec Jean-Claude Van Damme, Deborah Richter, Vincent Klyn, Alex Daniels, Dayle Haddon, Ralf Moeller, Blaise Loong, Haley Peterson, Terrie Batson, 1989. États Unis, 85m

Au XXIième siècle, le monde est dévasté par une guerre nucléaire et les survivants sont menacés par une peste meurtrière. Des savants rassemblés dans un laboratoire à Atlanta ont conçu un androïde féminin, Pearl Prophet, qu'ils envoient dans le monde extérieur afin de recueillir des informations importantes pouvant les aider à développer un remède contre cette peste et empêcher l'extinction de l'humanité. Alors qu'elle était sur le chemin du retour, Pearl Prophet est interceptée par un groupe de pillards criminels dirigés par un dénommé Fender Tremolo. Un guerrier solitaire, Gibson Rickenbacker, intervient toutefois pour sauver l'androïde et l'aider à rapporter les informations aux savants. En effet, il s'avère que Rickenbacker à un compte à régler avec Tremolo qui fût le responsable du massacre de sa famille autrefois. L'aventure est toutefois parsemée d'embûches pour Rickenbacker car Tremolo et ses pillards sont de redoutables adversaires mais il obtient l'aide d'une femme, Nady Simmons, pour survivre à toutes les épreuves.

Le thème et le contexte post-apocalyptique de ce film de série B n'est évidemment pas neuf puisqu'ils furent lancés par la série des MAD MAX et par la série d'imitations américaines et étrangères qui a suivi. Il ne faut donc pas s'attendre à un renouvellement du sujet ici malgré les efforts notables du réalisateur d'Albert Pyun de styliser son film. L'intrigue ne se résume grosso modo qu'à une suite de poursuites et de confrontations armées ou à mains nues où les effets de violence sont bien entendus suralimentés et survitaminés en cruauté pour satisfaire avant tout les amateurs du genre. Quelques "matte paintings" et trucages sporadiques retiennent l'attention mais dans l'ensemble, ce long-métrage porte plus à rire à cause de ses invraisemblances criantes (ex. le héros qui échappe à la mort après une longue crucifixion), ses décors faits de bric et de broc et ses personnages outrancièrement simplifiés. Il s'agit donc en fin de compte d'un divertissement modeste et parfois rigolo produit par la compagnie CANNON où Jean-Claude Van Damme, qui en était à son deuxième film en tant que vedette, joue le héros de façon monolithique. Mathieu Lemée

DANGEROUSLY CLOSE aka CAMPUS 86 - Albert Pyun, 1986, États Unis

Dans un bahut ricain un groupe de jeunes appelés les Sentinelles propose de faire régner la paix et la salubrité sur le campus. Ce n'est que pour mieux caché leurs activités pour le moins extrêmes, maxi fachos et la pratique d'un jeu inspiré du comte Zaroff en personne. Un jeune blanc-bec sur le point de se faire enrôler mène l'enquête suite à la disparition de son pote keupon.

Y a pas à dire, cette petite série B est plutôt rondement menée et se laisse regarder sans rechigner. Le style, estampillé 80's, fait toujours sourire, avec ses fringues, ses coupes de tif et sa musique bercée par une batterie électrique bien pourrie. Les acteurs sont bien marrant et y croient pas mal. Bref, à voir. Kerozene

HEATSEEKER - Albert Pyun avec Keith H. Cooke, Thom Mathews, Norbert Weisser, Tina Cote, Gary Daniels, Tim Thomerson, 1995, États Unis, 88m

En 2019, Chance O'Brien est le champion du monde de kickboxing malgré le fait que la plupart de ses adversaires possèdent des membres cybernétiques et soient commandités par des industries de haute-technologie alors que lui est 100% humain. Tung, un scientifique d'une compagnie appelée Styx, a réussi à faire d'un dénommé Xao un combattant d'une force accrue grâce à de nouveaux implants cybernétiques parmi les plus avancés au monde. Afin de prouver à ses concurrents la supériorité de ses nouvelles technologies, Tung réussit à convaincre les actionnaires de la Styx d'organiser un tournoi de kickboxing à Manille impliquant Chance O'Brien. Comme celui-ci refuse de participer, Tung fait kidnapper sa fiancée, Jo, qui est également son entraîneur. N'ayant plus le choix, Chance participe au tournoi en sachant qu'il risque sa vie. Il ignore toutefois que Tung essaie de soumettre Jo à sa volonté grâce à ses inventions pour mieux entraîner Xao afin qu'il soit le vainqueur définitif de la compétition.

Difficile d'imaginer un film aussi bancal et aussi enfoncé dans le déjà-vu que celui-là. Malgré quelques prémisses intéressantes, qui n'auraient pas été reniées par des auteurs japonais adeptes de cyberpunk, l'intrigue croule sous le poids des clichés de la série Z. La conclusion s'annonce longtemps à l'avance et le spectateur doit endurer jusque là toute une série de scènes de combats d'une grande platitude malgré les différentes méthodes employées par les combattants. Lorsqu'il n'y pas d'affrontements à mains nues, on doit subir des séquences d'explications et d'exposition qui ne font pas du tout progresser un récit déjà dépourvu de tension dramatique. En dehors des membres cybernétiques des athlètes, il n'y a aucune donnée futuriste vraiment imaginative, ce qui traduit bien la pauvreté d'inspiration des auteurs. La photographie est moche et la mise en scène d'Albert Pyun est d'une médiocrité insignifiante, comme si cette production lobotomisée à rabais avait été tournée à toute vitesse par un mioche pré-pubaire. Les talents et les possibilités physiques de Keith Cooke et de Gary Daniels (qui n'ont aucune once de talent comme acteur ici) sont évidemment sous-exploités. Un film à fuir. Mathieu Lemée

HONG KONG '97 aka Hong Kong 1997 - Albert Pyun avec Robert Patrick, Brion James, Ming-Na Wen, Tim Thomerson, Andrew Divoff, Michael Lee, Selena Mangh, Steve Day, Joey Leung, 1994, États Unis, 87m

Alors que la ville de Hong Kong est sur le point de redevenir possession chinoise en 1997, un tueur à gages, Reginald Cameron, abat un militaire chinois, le général Woo, dans un restaurant. Plus tard, de mystérieux agresseurs s'en prennent à lui et à sa complice Li afin de les éliminer. Cameron s'en sort et il demande conseil à son associé et ami, Simon Alexander, pour comprendre ce qui se passe. Simon découvre que la tête de Cameron a été mise à prix pour 10 millions de dollars et que les triades chinoises sont très intéressés par la récompense. Simon suggère donc à Cameron de quitter Hong Kong avant la rétrocession, mais les pièges ne font qu'empirer et un ami de Cameron, Jack McGraw, meurt dans la foulée, tout comme Li. Cameron a cependant renoué avec une ancienne flamme, Katie Chun, qui accepte de lui venir en aide car elle et son père cherchent aussi à quitter la ville. Mais Simon découvre entre temps que c'est le président de Sherwood Enterprises, une compagnie qui leur servait justement de couverture à lui et à Cameron, qui est responsable de la diffusion de la récompense pour la mort du tueur à gages. Cameron, Simon et Katie se rendent donc au siège de la compagnie pour faire annuler cette diffusion mais ce ne sera pas facile.

Grand fan des films d'actions de Hong Kong, le réalisateur de séries B, Albert Pyun, a voulu ici tourner un film dans le même style en imitant les oeuvres de John Woo. On retrouve donc des effets de montage et des ralentis lors des scènes de fusillades mais on est bien loin de la qualité des maîtres asiatiques du genre. D'abord, le scénario a du mal à tenir la route et n'est pas exempt de confusion inutile dans plusieurs séquences. Quant aux scènes d'affrontements à mains armées, elles sont tellement mal coordonnées qu'elles apparaissent vite maladroites et invraisemblables. En plus, le rythme d'ensemble est languissant, si bien que l'on ne peut pas vraiment s'intéresser aux personnages ni à leur sort ou aux situations qu'ils vivent. Le tout se présente finalement comme une autre pellicule d'exploitation tournée pour le marché de la vidéo qui ne se démarque pas vraiment des modèles desquels il est censé s'inspirer. La direction-photo manque de contrôle et le dialogue sonne faux. Mais le plus grave, c'est que tous ces défauts ne nous font pas vraiment rire comme c'est le cas dans la plupart des oeuvrettes à petits budgets, ce qui ne lui procure même pas un charme lui permettant de passer la rampe d'un bon visionnement. Dommage. Le casting se compose d'acteurs tournant habituellement avec Pyun et de d'autres comédiens qui ont l'air de jouer comme s'ils avaient hâte de mettre fin à ce contrat. Mathieu Lemée

MEAN GUNS aka Les Flingueurs - Albert Pyun avec Christophe Lambert, Ice-T, Michael Halsey, Kimberly Warren, Deborah Van Valkenburgh, Tina Coté, Yuji Okumoto, Thom Mathews, 1997, États Unis, 110m

Le leader d'une puissante organisation de malfaiteurs, Vincent Moon, a fait réunir tous les membres criminels qui ont plus ou moins trahis le Syndicat dans une prison ultra-moderne sur le point d'ouvrir ses portes. Moon fait alors savoir à tous qu'ils n'ont que quelques heures pour s'entretuer, les trois survivants restants partageront la cagnotte de 10 millions de dollars. Personne ne peut quitter le bâtiment avant la fin et celui qui essaiera sera abattu. Commence alors un véritable carnage où les survivants restants forment des équipes. Marcus, un tueur à gages qui avait ce jour-là amené avec lui une femme devant témoigner contre l'Organisation, fait équipe avec D, une tueuse qu'il connaît pour la protéger. Se joint à eux Lou, un tueur disjoncté qui est là pour une raison bien précise: se venger de Marcus qui a agressé sa fille autrefois. Malgré une certaine mésentente, tous les quatre s'unissent pour survivre mais D est abattu en cours de route. Ne reste plus en finale que Lou, Marcus et son témoin. Vincent Moon propose alors un duel avec lui-même comme participant pour faire un seul gagnant. Lou pourra-t-il accomplir sa vengeance?

Il est difficile d'imaginer scénario plus bête que celui de ce film d'action de série B. L'intrigue carrément vide dans son contenu comme dans son contenant ne sert de prétexte qu'à une suite de fusillades interminables ponctuées au passage par des dialogues d'une ineptie rare et bidonnante. Albert Pyun s'inspire autant du western-spaghetti que des films d'action asiatiques et du cinéma à la Tarantino mais sans aucune idée originale ni mise en scène qui se tienne pour vraiment profiter de toutes ces diverses sources et les exploiter avec talent. "On" recherche une ambiance insolite mais la photographie insiste sur des couleurs laides et granulées et le décor apparaît vite archi-banal. Les motivations et la caractérisation des principaux personnages sont si embrumés et antipathiques que l'on a hâte qu'ils se fassent massacrer tellement ils ont l'air de marionnettes ambulantes rigolotes. Le récit, qui semble avoir été écrit dans un dépôt d'ordures sur le dos d'un cancrelat, n'arrive même pas à tisser aucun lien dramatique serré ou intéressant que même l'utilisation des flash-back rajoute encore de la confusion supplémentaire. C'est tellement risible qu'une fois après l'avoir vu et bien rigolé pendant presque 2 heures, on tire la chasse vite fait bien étant donné l'inutilité d'un tel film qui ne possède aucun thème ni rien à quoi se raccrocher. Une chose est sûr: c'est un long-métrage très drôle mais on rit déjà pas mal moins à la deuxième projection et cela continue à la troisième etc. Christophe Lambert a l'air d'un zombie analphabète (je veux dire qu'il n'a sûrement pas lu le scénario!) programmé à s'imiter soi-même (il a les cheveux blonds de "SUBWAY" et il se bat comme dans "HIGHLANDER") tandis que Ice-T grimace plus qu'autre chose. Quand je pense qu'en plus, le film est en format "scope". Mathieu Lemée

NEMESIS - Albert Pyun avec Olivier Gruner, Tim Thomerson, Cary-Hiroyuki Tagawa, Merle Kennedy, Marjorie Monaghan, Brion James, Yuji Okumoto, Nicholas Guest, Thom Mathews, Deborah Shelton, 1993, États Unis, 95m

En l'an 2027, le Japon et les États-Unis ont formé une alliance politico-économique qui domine le reste du monde. La cybernétique et la robotique ont évolué si rapidement que l'existence des cyborgs est maintenant chose normale. Un agent spécial, Alex Rains, est chargé de traquer les cyborgs terroristes qui ont formé une alliance pour faire tomber l'ordre mondial. Au cours d'une mission, il est gravement blessé et ses membres perdus sont remplacés par des membres artificiels cybernétiques. Ne sachant plus s'il est encore humain ou cyborg et étant devenu dépendant aux drogues anti-douleurs, Alex part en exil, mais son patron Farnsworth le retrouve quelques années plus tard et lui demande d'accomplir une dernière mission: retrouver une ancienne amie et collègue, Jared, une cyborg passée dans le camp des terroristes avec des données informatiques qui risquent de mettre en péril le gouvernement. Alex n'a pas le choix d'accepter car Farnsworth a fait placer une bombe dans son coeur. Se rendant à Shang-Loo sur l'île de Java, Alex prend contact avec une femme cyborg, Julian, qui lui remet les données de Jared. Alex comprend alors que les terroristes rebelles qu'il pourchassait ne sont en fait que des êtres humains associés à quelques cyborgs humanisés qui veulent empêcher les robots de prendre le contrôle entier de la planète en remplaçant tous les chefs d'État et les gens du pouvoir par des cyborgs. Farnsworth lui-même a été remplacé par une copie cyborg qui s'est servi d'Alex pour pouvoir détruire les données de Jared, qui contiennent la liste de toutes les copies cyborg dans le monde. Alex tente alors de lui échapper afin de remettre ces données en lieu sûr aux rebelles.

Albert Pyun louche carrément du côté de "TERMINATOR"et de "BLADE RUNNER" avec des relents de "THE ROAD WARRIOR" et de "ESCAPE FROM NEW YORK" dans la conception de ce film de S-F à petit budget. Tourné en grande partie au dépotoir industriel de Los Angeles, que Pyun avait déjà utilisé comme décor pour un précédent film, "CYBORG", ce métrage mise essentiellement sur l'action à tout casser plutôt que de développer une intrigue squelettique et capricieuse qui est parfois confuse. La conception technique des séquences d'action est correcte mais les effets spéciaux supposément science-fictionnels ne sont pas au point et suscitent même le fou rire à quelques reprises (voir le cyborg dans la scène du combat final). De ce fait , les données futuristes du film manquent d'un style visuel inventif pour les exploiter à fond et l'on y retrouve même quelques aberrations flagrantes (les cyborgs tirent des tonnes de munitions sans toucher la cible par exemple). Le montage et la photographie sont déficients et les nombreuses séquences de fusillades sont directement inspirés des films asiatiques, entre autres ceux de John Woo. Malgré tous ces défauts, cette série B se regarde sans déplaisir chez les fans du genre (au point que Pyun en a réalisé trois suites!!!), car l'ensemble contient beaucoup d'action explosive et d'effets racoleurs pour nous permettre de passer un bon moment malgré quelques longueurs. Ancien kickboxeur, Olivier Gruner se présente ici comme un clone de Jean-Claude Van Damme et Tim Thomerson se prend au sérieux (au point qu'il nous fait rire!) dans le rôle du méchant cyborg, tout comme son acolyte joué par Brion James. Soulignons la présence nue de la mignonne actrice Deborah Shelton, plus connue pour avoir joué dans "BODY DOUBLE" de Bran De Palma. Mathieu Lemée

SPITFIRE aka L'Experte - Albert Pyun avec Kristie Phillips, Sarah Douglas, Tim Thomerson, Lance Henriksen, Debra Jo Fondren, Jon H. Epstein, Chad Stahelski, 1994, États Unis, 92m

Alors qu'ils passaient tous les deux un moment romantique dans un hôtel des Bahamas, les agents de la CIA Richard Charles et Amanda Case reçoivent la visite d'une collègue qui a fait défection, Carla Davis, et de ses hommes de main qui sont venus s'emparer d'un disque informatique contenant les codes de lancement de missiles ukrainiens qui doivent être bientôt désarmés. Richard parvient à s'enfuir avec le disque mais Carla a eu le temps de tuer Amanda. Parvenu à Rome, Richard essaie d'entrer en contact avec sa fille adolescente Charlie Case, une gymnaste en train de compétitionner pour les championnats du monde et dont Amanda était également la mère. Richard parvient à dissimuler dans les bagages de Charlie la clé du coffre où le disque est caché mais il est bientôt capturé par Carla et ses hommes. Brillante, Carla devine vite que la jeune gymnaste possède la clé pouvant la mener au disque et elle la suit jusqu'en Asie. Un journaliste tenace, Rex Beechum, en quête de scoops suit lui aussi Charlie car il flaire une grosse affaire. La jeune fille se retrouve donc embarquée bien malgré elle dans une aventure d'espionnage et elle doit le fait d'être toujours en vie grâce à l'aide d'agents secrets qui sont tous des fils de Richard et à sa maîtrise du karaté. Après bien des péripéties, Charlie réussit à contrer les plans de Carla et à rentrer à temps à Athènes pour les prochaines compétitions de gymnastique.

Dès le début du film, on voit tout de suite qu'Albert Pyun a voulu réaliser une sorte de film d'aventures à la sauce James Bond (cela est renforcé par la façon dont est conçu le générique) sans avoir les mêmes moyens techniques à sa disposition que les producteurs de cette saga. La mollesse des scènes d'action vient d'ailleurs confirmer le petit budget dont le film jouissait. Heureusement, les auteurs n'ont pas abordé l'intrigue avec sérieux et il paraît évident que le réalisateur a voulu aussi raconter cette histoire dans un ton d'humour et de dérision se rapprochant de la parodie, même au détriment des violences d'usage. Cependant, le récit manque de cohésion et pour quelques moments drôles assez réussis (surtout ceux impliquant Lance Henriksen et Sarah Douglas), on doit supporter de nombreuses scènes décousues qui tombent carrément à plat en plus d'aboutir à une conclusion manquant de punch. De plus, Pyun ne profite même pas des nombreux extérieurs où il a pu tourner son film (Rome, Hong-Kong etc.) et il se contente d'une photographie platement illustrative plutôt que d'un style visuel dynamique dont le caractère absurde du film aurait pu profiter. Néanmoins, le résultat est honnête à défaut d'être enlevant et certains fans de série B devraient pouvoir y trouver leur pitance. Signalons que l'absurdité la plus drôle du film est le fait que la mère de la gymnaste, qui est interprétée par une ancienne playmate des années 70 (elle paraît en tout cas toujours en "formes"!), puisse avoir une fille à la taille si menue et sans poitrine. La jeune athlète Kristie Phillips se montre par ailleurs assez acrobatique, malgré le fait que l'on aurait pu mieux mettre ses dons en valeur, mais elle semble aussi perdue dans son jeu d'actrice que son personnage de jeune fille embarquée dans une aventure dont elle ne saisit pas d'emblée les enjeux. Mathieu Lemée

The SWORD AND THE SORCERER aka L'Épée Sauvage - Albert Pyun avec Lee Horsley, Richard Lynch, Kathleen Beller, George Maharis, Simon MacCorkindale, Richard Moll, Barry Chase, Robert Tessier, 1982, États Unis, 99m

Dans un monde médiéval, un vilain tyran (Richard Lynch) tue le bon roi du plus grand royaume, ainsi que sa femme afin de prendre le pouvoir. Il le fait à l'aide d'un démon qu'il tuera à l’avènement de sa croisade. Mais le fils du bon roi s'évade à l'aide d'une épée à trois lames dont deux peuvent être tirées comme des flèches (!). 11 ans plus tard, une rébellion tente de se former, mais tout foire. Heureusement, un beau guerrier surgit de nulle part vient prêter main forte au peuple soumis...

Ce film d'Albert Pyun démarre sur les chapeaux de roues: le réveil du démon. Impressionant. Puis la tuerie des parents du môme, bien. Après ça tombe dans certaines longueurs, mais reste passablement sympathique. Le héros (le fils du début, bien entendu) se fait même crucifier vers la fin, et il réussit à se libérer un peu à la façon de Van Damme dans CYBORG du même Pyun. Le film bénéficie de jolies femelles dénudées, de quelques effets gores, d'un peu de comédie, de l'action, ça se regarde sans peine. Kerozene

Dans une période lointaine, un chevalier félon qui se nomme Titus Cromwell, s'est emparé d'un royaume avec la complicité d'un sorcier. S'étant institué lui-même souverain, il règne sur son peuple par la terreur mais quelques années plus tard, un aventurier, Talon, ose contester son pouvoir. Cromwell retient cependant captive une jeune princesse, Alana, qu'il veut épouser. Si elle refuse, Cromwell supprimera son frère, le prince Mikah. Talon pénètre alors dans le château par les souterrains pour secourir Mikah avec l'aide de quelques alliés. Mais Cromwell parvient à capturer Talon et rien ne semble empêcher ses épousailles avec Alana. Talon parviendra-t-il à se libérer à temps?

C'est là le premier film du tacheron de série B Albert Pyun qui avait alors 26 ans. Se targuant d'avoir été autrefois l'assistant d'Akira Kurosawa, cela ne paraît pas au vu du présent résultat. Le film n'apparaît que comme un succédané à rabais de "CONAN LE BARBARE" (le film fût d'ailleurs tourné avant sa sortie pour profiter d'un succès anticipé) avec quelques gadgets comme une épée à trois lames pour corser un peu la sauce. Les trucages sont plutôt réussis mais la photographie sombre ennuie plus l'oeil qu'elle ne le divertit. L'ensemble laisse un goût perplexe et semble un peu trop prétentieux dans son illustration. Quelques longueurs sont également à signaler au passage. On peut donc facilement préférer "THE BEASTMASTER", plus original et plus dynamique dans le genre S-F Fantasy. Lee Horsley, vedette de la série télé "MATT HOUSTON" n'est pas plus convaincant qu'il ne faut dans le rôle du héros tandis que Richard Lynch fait une autre composition de méchant qui ne lui taxe aucun effort. Mathieu Lemée

TICKER aka Déclic - Albert Pyun avec Tom Sizemore, Steven Seagal, Dennis Hopper, Jaime Pressly, Peter Greene, Kevin Gage, Michael Halsey, Norbert Weisser, Joe Spano, Stacie Randall, Nas, Chilli,  2001, États Unis, 92m

Ayant vu quelque chose de louche alors qu'ils passaient près d'un hangar à Los Angeles, les détectives Nettles et Fuzzy essaient d'en savoir plus. Fuzzy est abattu mais Nettles parvient à mettre le grappin sur une jeune femme, Claire Manning, en plus d'avoir le temps d'identifier trois hommes en fuite. La jeune femme portant sur elle un bracelet cachant un puissant explosif et un détonateur, Nettles montre l'objet au chef de l'escouade anti-bombes, Frank Glass. Celui-ci découvre que l'explosif dans le bracelet est du semtex, comme celui employé il y a un an lors d'un attentat terroriste contre un sénateur où Glass et son équipe ont été tenu en échec. Le responsable de cet attentat, Alex Swan, appelle alors la police et leur fait savoir que si Claire n'est pas libérée, la ville sera victime de plusieurs attentats à la bombe. Glass et Nettles font alors équipe pour retrouver le redoutable terroriste mais il demeure insaisissable et il n'hésite pas à faire exploser plusieurs immeubles importants de la ville. La police relâche Claire dans l'espoir de tendre un piège à Swan mais les choses ne se déroulent pas comme prévu alors qu'une grosse bombe au gaz est placée à l'hôtel de ville et risque d'anéantir une bonne partie de Los Angeles. Glass et Nettles tentent de la désamorcer avant qu'il ne soit trop tard.

Après avoir réalisé quelques films d'action franchement merdiques axés sur les gangs noirs urbains avec ambiance rap, Albert Pyun est revenu à quelque chose de plus traditionnel (certains diront plus conventionnel) dans le genre. Bénéficiant d'un budget confortable de la compagnie NU IMAGE et d'une assez bonne distribution, ce nouveau film de Pyun contient finalement une certaine continuité narrative, élément qui faisait franchement défaut dans la plupart de ses films précédents. Malgré cette qualité honorable, l'intrigue s'avère banale et contient trop d'illogismes et de coïncidences hasardeuses pour qu'on puisse la prendre au sérieux. La mise en scène est inégale; elle paraît professionnelle et appliquée dans certaines scènes mais elle fait montre de confusion dans les scènes d'action (l'emploi de stocks-shots venant de d'autres productions de la NU IMAGE n'a pas dû aider) en plus d'un manque de contrôle dans les éclairages lors des séquences filmées de nuit, si bien que l'on ne peut voir clairement ce qui se passe. Bref, on ne s'ennuie pas trop et on rigole même parfois de certaines aberrations à la vue de ce film fait pour le marché de la vidéo, mais le résultat d'ensemble n'est pas sans laisser l'impression au public que le genre s'essouffle à force de rabibocher et de traiter les mêmes sempiternels thèmes. Malgré des noms connus au générique, le jeu des acteurs demeure au point mort. Mathieu Lemée

VICIOUS LIPS aka PLEASURE PLANET - Albert Pyun, 1987, États Unis 

N'imaginez pas un quelconques porno soft. VICIOUS LIPS est en réalité le nom d'un groupe de gonzesse dans un futur hypothétique. D'ailleurs, Ace, la chanteuse, vient de perdre la vie. Le manager engage une nouvelle braillarde et décroche un passage sur la scène du Radioactive Dream, la boite branchos de l'univers, et accessoirement le titre d'un autre film de Pyun. Ils ont une journée pour traverser la galaxie avec à leur bord un monstre sanguinaire. Pas de bol, un météore les forcent à se crasher sur la planète du plaisir (?!?"ç&!?/!). Et là, rien ne va plus. La nouvelle Ace pète un câble après avoir fumé de l'herbe martienne !!!

Quelle poilade ! Super Z, super naZe. Le budget ne devait pas dépasser le budget PQ d'une production Full Moon, c'est dire. Les maquillages des chanteuses style LIQUID SKY, les extraterrestres ringues (dont une pute à trois seins, TOTAL RECALL n'a pas innové) et surtout la musique des Vicious Lips, à tomber à la renverse. Pas facile de le voir d'une traite sans faire une pause. Kerozene

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Web www.clubdesmonstres.com

Bruno Mattei

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