
Mario Caiano, scénariste et réalisateur qui a touché à tous les genres du péplum au western en passant par l'horreur et le policier !
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ANTIGANG aka La Malavita attaca... la polizia risponde ! - Mario Caiano avec Leonard Mann, Maria Rosaria Omaggio, John Steiner, Corrado Gaipa, Chris Avram, Ettore Manni. Italie, 1978, 1h16 (la VHS française serait-elle "cut" ?) A Rome, une affaire d'apparence anodine (le braquage nocturne d'une bijouterie) amène le chef de l'Antigang à lutter contre les agissements d'un mystérieux bandit, surnommé "le Prince". L'omelette ne se fera pas sans casser d'ufs, cela va sans dire... Réalisé par un vieux routier de l'artisanat de genre italien, ce "poliziesco" de 1978 n'a malheureusement rien de très remarquable dans son point de départ ni dans ses péripéties. Quelques personnages bien troussés servent de base à l'intrigue : le jeune flic incorruptible portant veste de daim et Ray Ban miroir (Leonard Mann, déjà vu dans l'excellent ASSAUT SUR LA VILLE du même Caiano), la faible femme victime de chantage (Maria Rosaria Omaggio, dont le regard de biche apeurée convient bien au rôle), le richard raffiné et malfaisant (l'acteur roumain Cristea Avram) et surtout le "hitman" qui pète les plombs plus vite que son ombre. Dans ce dernier rôle, le toujours savoureux John Steiner emporte le morceau, s'assurant les meilleures scènes violentes du film, tout en dévoilant une collection de vestes aux couleurs aussi vives qu'improbables. Ajoutons pour finir que la trame sonore electro-funk de Coriolano Gori ne vaut pas celles des sieurs Cipriani, De Angelis ou encore Micalizzi qui rehaussent les meilleurs films du genre. Cet ANTIGANG n'en fait hélas pas partie, même s'il n'a rien de déshonorant. Stelvio |
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ASSAULT SUR LA VILLE aka NAPOLI SPARA aka WEAPONS OF DEATH - Mario Caiano, 1977 Le réalisateur des AMANTS D'OUTRE TOMBE livre ici un polar spaghetti comme on les aime. Le début commence fort. Des salauds braquent une banque, au passage, l'un d'eux n'hésite pas à flanquer un coup de pied sans le bide d'une femme enceinte. Ils se feront coffrer par le flic héros, histoire de l'introduire comme il faut. Son rêve, à notre flic, c'est de coincer Santoro, une ordure pleine de fric incarnée par cette gueule d'Henry Silva. Gunfights plutôt sanglants, poursuites en voiture dans les rues de Naples, musique jazzy endiablée (on aurait préféré qqch de plus funky), trahison, meurtres... On ne sennuie pas une seconde, mais le film n'est pas aussi prenant que L'EMPIRE DU CRIME avec le même Silva par exemple. Le discours habituel est tenu: mafia qui règne, toutes ces ordures se tirent dans le dos, irrespect total du citoyen (voir la poursuite ou un camion citerne percute une Fiat Topolino dont les occupants seront réduis en bouillis, totalement gratuit) et flics impuissants face aux alibis bidons du mafieux. Pas un must, mais un chouette film. La fin est aux antipodes d'une production US. Même si le gentil gagne, le happy end n'est vraiment pas au rendez-vous. Kerozene |
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COMMANDO TERREUR aka Bloody Payroll aka Milano Violenta - Mario Caiano, 1976. Yeehaa!! Un autre excellent crime flick!! Il est vraiment à recommander, on ne s'ennuie pas une seconde. Résumer l'histoire n'est pas vraiment nécessaire vu la similarité entre les films de ce genre, mais le tout tourne autour d'un vol de banque et du mec qui essaie d'avoir l'argent. La mise en scène de Caiano est impeccable et apporte une certaine fraîcheur (enfin, ça donne cette impression avec la rafale d'Euro-crime que je me tape ces temps-ci) à ce genre qui peut être palpitant tout comme d'un grand ennui. On ne se trompe pas ici et on peut également admirer Silvia Dioniso dans toute sa splendeur alors il n'y a pas de quoi se plaindre. À voir. Bad Feeble |
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L'IL DU LABYRINTHE aka L'OCCHIO NEL LABIRINTO - Mario Caiano, 1971, Italie Ne me rappelant plus de la fin, j'ai décidé de revoir ce giallo. Rien de mieux que ces oublis pour bien profiter une deuxième fois de ce genre de films !!! Un homme est poursuivi dans un labyrinthe, et agressé à coups de couteau... Au même moment, une femme se réveille. Un rêve ? Toujours est-il qu'elle est seule et que son compagnon, un psychiatre, est introuvable. Elle décide de mener son enquête afin de le retrouver, ce qui va l'amener à un village, puis à une villa fréquentée pas des personnes plutôt étranges. Etant invitée à séjourner dans cette maison, elle va découvrir différent éléments, notamment que son compagnon est un habitué des lieux, mais pas vraiment un des plus appréciés... J'arrête ici mon résumé (très vague il est vrai)pour ne pas gâcher le visionnement des éventuels intéressés. Réalisé par Mario Caïano, L'OCCHIO NEL LABIRINTO regroupe un casting plutôt sympathique : Adolfo Celi, Sybil Danning, Horst Frank, Alida Valli... Pas vraiment des inconnus dans ce genre de film ! L'histoire est plutôt intéressante à suivre, le rythme du film, plutôt lent, correspond bien au... cadre dans lequel il est tourné et à l'esprit oisif des habitants de la villa. Le dénouement est assez surprenant (pour être franc il tient debout avec des béquilles mais j'ai vu pire). Abronsius |
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SHANGHAI JOE aka the Fighting Fists of Shanghai Joe aka My Name Is Shanghai Joe aka To Kill or to Die aka Il-Mio nome è Shanghai Joe - Mario Caiano, 1972, Italie Un chinois maître ès Kung Fu débarque aux États-Unis pour recommencer sa vie et choisit le Texas pour s'établir. Risible prétexte s'il en est pour Mario Caiano, mais ce dernier se contente, à ce que j'ai cru comprendre, de très peu. Notre Joe se heurte au racisme des texans et se frotte mine de rien à des trafiquants d'esclaves mexicains (qui ont l'air de tout sauf de mexicains), qu'il décidera de combattre, se souvenant soudain qu'il appartient à un ordre moral chinois qui ne vit que pour lutter contre l'injustice à travers le monde. Maintenant, si vous n'avez jamais envisagé le pire, préparez-vous. Car s'est là que commence la débandade : combats au ralenti "featuring" Shangaï Joe qui lance des assiettes à la tête de cow-boys complètement ahuris, bonds spectaculaires filmés en "reverse" et pimentés du cri inoubliable du chinois en guerre, et effets spéciaux à donner mal à la rate. Sur la pochette, on peut lire "Klaus Kinski dans... Shangaï Joe". Et effectivement, à environ une heure du début du film, on a droit à sa brève présence dans le rôle d'un somptueux scalpeur fou qui s'en prend à notre héros. Mal lui en prend, car personne ne survit à l'expertisekaratécate de Joe; Kinski meurt dans d'atroces souffrances à peine deux minutes après son arrivés à l'écran. Un bijoux de spaghetti western différent, une féroce comédie qui s'ignore, bref du baume au coeur des tristes sires pour une soirée de pluie aux larmes. Orloff Chen Lee est Shangai Joe, un jeune chinois rempli de sagesse qui pose le pied sur les Etats-Unis à la glorieuse époque de la conquête de l'Ouest. Désireux de mener une vie nouvelle, il refuse de faire comme les siens en ouvrant une blanchisserie. Son rêve à lui, c'est de devenir cow-boy. Malheureusement, déjà que ce n'est pas facile pour les noirs de se faire entendre, inutile de préciser à quel point c'est pas évident pour un chinois, surtout si celui-ci vise le job le plus couru des rednecks conservateurs et des hors-la-loi sans foi ni loi. Suite à plusieurs malheureuses rencontres à l'issue desquelles Shangai Joe s'en sort à grands coups de pied dans la gueule (car il est bien entendu expert en art martiaux), sa tête est mise à prix, poussant les pires mercenaires à ses trousses. Ainsi rencontrera-t-il de fortes gueules, comme celles de Cameron Mitchell ou Klaus Kinski, mais aussi l'amour, incarné par Christina, jeune et belle mexicaine méprisée des vilains hommes blancs. Ne trouvant adversaire à sa taille, un acolyte japonais ayant trahi les codes d'honneur viendra lui faire face. Mario Caiano nous a concocté ici un bon petit western bien fou comme on les aime. Le mélange kung-fu - western italien prend merveilleusement bien. L'histoire est extrêmement simple et permet d'étaler une galerie de personnages décalés tous aussi délicieux les uns que les autres : Pedro le cannibale, Mitchell le faiseur de pièges, Kinski le scalpeur, etc... Le tout mené sur une musique de Bruno Nicolai qui lorgne inévitablement sur le grand Ennio, c'est un véritable petit bonheur pas prétentieux pour un sou, qui nous fait rapidement oublier les piètres qualités d'acteurs de Chen Lee. Kerozene |
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...a TUTTE LE AUTO DELLA POLIZIA - Mario Caiano avec Antonio Sabato, Enrico Maria Salerno, Elio Zamuto, Luciana Paluzzi, 1975, Italie Le point de départ : une jeune fille de bonne et riche famille disparaît, le père fait jouer ses relations pour qu'on la recherche instamment. J'ai du mal à en raconter plus sans spoiler. Dès le début, Caiano dépeint une grande bourgeoisie à la ramasse : la mère ne connaît rien de sa fille, c'est le personnel de maison qui donnera les détails demandés à la police à son sujet, et le père est un affairiste suffisant et autoritaire. A mesure qu'on avance dans l'histoire, c'est de pire en pire, et le tableau en devient même un peu trop appuyé, frisant le populisme moraliste. L'inspecteur joué par Sabato fronce beaucoup les sourcils devant toute cette débauche, mais là où on commence à rigoler, c'est que vu que c'est un film d'exploit, faut bien montrer tous les tenants et les aboutissants de ce laisser-aller moral. Alors du coup on y va à grands renforts de chair fraîche adolescente, pile et face à taux assez élevé. Certains plans sont même d'un racoleur édifiant en regard du propos du film. Le métrage se partage assez nettement entre une partie policière assez classique et une autre typiquement giallesque. La réalisation n'est pas extraordinaire, quelques jolis plans cependant, notamment pendant la partie giallo. Certainement pas un chef-d'oeuvre, mais le décalage entre ce qui y est dit et ce qui y est montré en fait une curiosité pour l'amateur d'exploitation. Le dvd italien de Alan Young présente une copie dite uncut (je veux bien les croire) en 1.85 anamorphique, version italienne avec sst italiens. Riton |
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