1909 - 1999

Sur une suggestion de Robert Monell, le regretté Riccardo Freda 

mise à jour le 14 décembre 2012

CALTIKI aka Caltiki, il mostro immortale - Riccardo Freda / Mario Bava aka Robert Hampton, 1959, Italie

Lors d'une expédition dans des ruines maya, des chercheurs découvrent une grotte qui les mènent à un temple de sacrifice souterrain. En explorant le lac souterrain à la poursuite des bijoux qui recouvrent les squelettes, on découvre Caltiki, un montre antédiluvien qui se nourrit de chair humaine et qui devient énorme sous l'influence de la radioactivité. Heureusement on le détruit avec l'aide du feu, mais un membre de l'expédition en a une partie d'attachée à son bras ! Ramené aux États Unis, le bougre devient amer et méchant, convoitant la femme de son collègue, sapristi. Par-dessus le marché, une comète revient vers la terre, comète qui aura pour effet de faire grandir à un rythme effarant le monstre immortel !

Dans le sillon de THE BLOB et du premier Quatermass, Riccardo Freda débute le tournage de cet excellent film de monstre, avec des pseudonymes américains pour tout le monde. Mario Bava, qui assumera le tournage après la quatrième journée, sous le pseudo John Foam, tourne efficacement les scènes d'horreur. Caltiki est beaucoup plus organique qu'un Blob et les scènes ou il a partiellement digéré un visage ou un bras nous ont effrayés dans notre jeunesse et tiennent le coup encore aujourd'hui. Le travail d'éclairages est merveilleux, je note encore une scène de confrontation, comme dans Blood and Black Lace, entre le vilain et la femme courtisée, ou les deux acteurs avancent dans la pièce tout en gardant un éclairage dramatique, soulignant tour à tour le visage monstrueux de l'homme et le visage apeuré de la femme. Le tout se termine rapidement, le feu ne pardonnant pas, mais comme le titre nous annonce l'immortalité de la créature... Mario Giguère

COPLAN OUVRE LE FEU A MEXICO - Riccardo Freda, 1967, France/Espagne/Italie

Dans sa cinquième aventure cinématographique (sur six), Coplan, l'agent FX-18 et éternel second après OSS 117, fait face à une organisation criminelle internationale qui finance ses opérations en revendant à prix d'or les inestimables œuvres d'art volées par le IIIe Reich pendant la deuxième guerre mondiale et que tout le monde croyait perdues. Chargés de l'affaire, Coplan et un collègue se rendent là où les indices les mènent, c'est-à-dire à Mexico. Censés arriver incognito, les deux agents sont immédiatement attaqués par des tueurs au volant de voitures lancées à toute allure dans le parking de l'aéroport ou par des tireurs isolés au moment où ils font trempette dans l'océan. Mais Coplan connaît la chanson et est du genre à répliquer sur le champ. Lorsqu'il s'adonne au delta-plane ascensionnel vêtu de son maillot de bain, il sort son flingue et bute les méchants au volant de leur voiture. Lorsqu'il pilote un avion et qu'il est pris en chasse par un appareil ennemi, il saute en plein vol sur le siège arrière d'une décapotable ! Gonflé, invincible, arrogant, macho et séducteur, Coplan assure décidément à tous les niveaux. En fait, c'est un peu le Bob Sinclar qu'incarnait Belmondo dans LE MAGNIFIQUE, à la différence qu'il se prend ici très au sérieux.

Malheureusement, COPLAN OUVRE LE FEU A MEXICO semble avoir été produit à vitesse grand V par une équipe soucieuse de livrer un film dans un délai très court et pour un budget des plus serrés. Le scénario (signé Bertrand Tavernier) est affreusement confus et le découpage du film n'est pas fait pour arranger les choses. Riccardo Freda, dont c'est le deuxième Coplan après COPLAN FX 18 CASSE TOUT réalisé l'année précédente, ne se montre pas très inspiré non plus, que ce soit durant les scènes de dialogues ou les scènes d'action molles en plus d'être brèves. Le spectateur pas trop indulgent trouve tout de même matière à rigoler face aux nombreuses et grossières maquettes de voitures et d'avion qui terminent dramatiquement leur course dans des décors miniatures. Sinon, il reste un casting féminin qui tend à prouver que les Coplan-girls n'ont pas à rougir face aux Bond-girls. Dans le rôle principal, on trouve Lang Jeffries (Perry Rhodan dans 4, 3, 2, 1, OPERATION LUNE), qui adopte le comportement du parfait espion héroïque mais détestable : antipathique, misogyne et méprisant. A côté de lui, le James Bond version Sean Connery, c'est le Père-Noël. Au final, pas grand chose à garder. On préfère penser à cela comme l'un des titres anecdotiques de la filmo d'un réalisateur qui a su se montrer autrement plus inspiré dans d'autres genre, mais aussi comme le film sur lequel Yves Boisset se fait les dents comme réalisateur de seconde équipe avant de s'attaquer à sa première réalisation pour le cinéma : COPLAN SAUVE SA PEAU (1968). Kerozene

DOUBLE FACE aka Puzzle of Horrors aka A Doppia Faccia aka Das Gesicht Im Dunkeln - Riccardo Freda, 1969, Italie/Allemagne de l'Est, 1h25

Klaus Kinski rencontre une femme aux sports d'hiver devant un bluescreen, ils tombent en amour et se marient. Mais sa femme, une riche héritière qui aime lui casser les couilles en s'envoyant sa meilleure amie sous ses yeux, finit par le mettre à bout. Puis elle meurt mystérieusement dans un accident de la route. Kinski en fait son deuil, mais un jour où il se sent coquin, il la reconnaît dans un sordide softcore amateur projeté dans un bar "underground". Peu après, les signes de vie de sa femme décédée se multiplient. Il mène son enquête.

Truffé de bons moments mais souffrant d'un manque de rythme manifeste, et réalisé n'importe comment par un Ricardo Freda visiblement fatigué, à la caméra conventionnelle, ce thriller ne se porte bien que grâce à la présence de Kinski. Sa présence fascinante ne rachète cependant pas tout, et le passage à l'écran de Margaret Lee est beaucoup trop bref. Comme dans beaucoup de films italiens de l'époque, une obsédante chanson-thème est associée avec la disparue, et Freda l'utilise à bon escient. Le film demeure moyen ou divertissant selon votre niveau de tolérance du moment. Le scénario est adapté d'un roman d'Edgar Wallace et Lucio Fulci a co-écrit le scénario avec Freda.

Paraîtrait que les distributeurs français, en 1976, avaient ajouté des inserts hards pour en faire une version exploitable en salle X, et qu'Alice Arno était de la partie ! Je demande à voir ! Orloff

  L'EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOCK aka L'Orribile segreto del Dr. Hichcock aka The Horrible Dr Hichcock - Ricardo Freda avec Robert Flemyng, Barbara Steele, Silvano tranquilli, Harriet Medin, 1962, Italie, 84m

En 1885, en Angleterre, le docteur Hichcock utilise un puissant anesthésique qu'il a créé pour ralentir le rythme du coeur de son épouse, Margherita, parce que c'est la seule manière dont il semble pourvoir remplir son devoir de mari, si vous voyez ce que je veux dire. Un soir, il abuse sur la dose et sa femme meurt. Douze ans plus tard, il revient dans son manoir ancestral avec une nouvelle .épouse, Cynthia (la ravissante Barbara Steele), Cynthia se remet d'un traumatisme qui l'a laissée fragile psychologiquement et pour compliquer le tout, elle croit voir un fantôme. C'est peut-être la soeur de la gardienne des lieux, mais elle est supposément internée depuis peu. Son mari ne la croît pas et seul un jeune médecin lui donne son appui et son épaule. Hichcoik est tenaillé par ses vieux démons et projette de droguer sa femme pour assouvir sa passion inavouable.

Dans le sillon des films gothiques de la Hammer, Ricardo Freda, avec l'aide de la muse de La Marque du Démon de Mario Bava, le splendide Barbara Steele, évoque l'impensable et tourne le scénario d'Ernesto Gastaldi qui évoque une déviance sexuelle rarement exploitée à l'époque, la nécrophilie. Avec des éclairages magnifiques dans un décor de choix et des acteurs solides, il joue sur les attentes et sur le non-dit. Il y a des clins d'oeil entre Margherita et la bonne, entre les médecins qui travaillent avec Hichcock, qui en disent long, ou qui restent mystérieux. On a droit à une prestation magnifique de Steele, toujours aussi fascinante, qui sait doser sa frénésie et faire parler son regard et son corps, surveillez ses mains qui disent parfois ce que ses lèvres ne peuvent exprimer. Plus sobre que l'autre Hichcock de Freda, Le Spectre du professeur Hichcock, sorti un an plus tard, ce film n'a rien à envier aux meilleurs films gothiques de la firme Hammer.

Le dvd de la compagnie Artus Films offre en supplément "Dr Hichcock et Mr Freda", par Gérard Lenne, un auteur dont j'ai apprécié les écrits, un diaporama d'affiches et photos en plus des bandes-annonces de la collection Gothique. Le film est offert en version originale et française, Steele est doublée par Mireille Darc, et avec sous-titre. Mario Giguère

FEAR aka L'Ossessione che uccide aka The Wailing - Riccardo Freda avec Anita Strindberg, Laura Gemser, 1980, Italie/France/Espagne, 92m

Deux hommes et deux femmes font du repérage de tournage dans le domaine ou jadis, l'acteur principal a vécu son enfance, y tuant son père dans un accès de folie. Mais il n'en a aucun souvenir et toute l'équipe se fera trucider rapidement. Est-il vraiment fou, qu'est-ce que ces semblants de messe noire ? Pourquoi sa mère le drague ouvertement ?

Sorti en 1980, soit cinq ans après Profondo rosso, les références au film de Dario Argento sont assez nombreuses pour que l'on devine tout ce qui se passe. C'est enrobé de sorcellerie, d'une très mauvaise musique, des effets spéciaux amateurs et de mauvais acteurs, à part la mère qui fait un bon numéro, mais ce n'est rien d'original, rien de bon. Il y a bien un 3 minutes vers la fin avec soudainement de la musique à la Goblin, mais la séquence finit en douceur, et le film finit platement. Non d'une bobinette que le film est plate !! Mario Giguère

IGUANA DALLA LINGUA DI FUOCO aka Iguana With the Tongue of Fire - Riccardo Freda avec Luigi Pistilli, Dagmar Lassander, Anton Diffring, 1971, Italie 

La nuit tombe doucement. Dans une demeure cossue une jeune femme fume près de la fenêtre. La poignée de la porte d'entrée pivote, et quelqu'un pénètre dans la maison, observe la demoiselle par une porte entrouverte. Elle se redresse, à l'écoute, puis se détend. Elle monte dans sa chambre, toujours surveillée par l'inconnu. Elle s'asseoit sur le lit, essaye de téléphoner, mais pas de tonalité : le cable du téléphone à été sectionné. Une main gantée de noir coupe les fusibles, plongeant les lieux dans l'obscurité. La donzelle tente une sortie, ouvre la porte. Gros plan sur un visage caché par des lunettes noires... vous devinez la suite.

Au matin, un cadavre en fort piteux état est retrouvé dans le coffre de la voiture d'un ambassadeur. La présentation des personnages qui suivra les montrera évidemment tous en possession d'une paire de lunettes noires ah ah ah...

Il s'agit donc d'un giallo dont j'ai du mal à penser que certains passages ne sont pas parodiques. En plus du coup des lunettes, une autre scène quasi comique : la mère du flic qui enquête sur les meurtres trouve dans leur armoire à pharmacie un rasoir coupe choux (arme utilisée pour les meurtres) sanguinolent enveloppé dans un mouchoir tout aussi imbibé : musique tendue, l'inspecteur rentre chez lui (c'est à dire chez sa maman). Sa vénérable lui montre l'objet, et il lui dit qu'il s'est coupé en se rasant, montrant un minuscule bout de sparadrap sur son cou.

D'un autre coté, le film est d'une violence graphique plutôt rare pour l'époque, et certains aspects donnent à l'ensemble une tonalité très sombre. Outre les éléments habituels au genre tels que frustration sexuelle, décadence des classes aisées, le personnage chargé de l'enquête porte un souvenir douloureux illustré par une scène bien glauque et brutale qui reviendra plusieurs fois. Mention spéciale aussi au final assez sauvage.

La distribution est bonne, et on a plaisir à voir ces acteurs, même si certains personnages semblent un peu à coté de l'intrigue (notamment l'ambassadeur joué par Anton Driffing).La copie que j'ai vue ne me permet pas de juger la photo, la réalisation est honnête, mais certaines transitions (de lieu notamment) paraissent étrangement brutales. La résolution finale est à placer assez haut sur l'échelle du n'importe quoi, ce qui n'est pas forcément un gros défaut pour un giallo.

De toutes façons, j'aime bien le giallo. Riton

I VAMPIRI aka The devil's commandment - Riccardo Freda et Mario Bava (non crédité) avec Gianna Maria Canale, Carlo D'Angelo, 1957, Italie, 78m

Paris en 1957. Un pêcheur récupère le cadavre d'une étudiante flottant dans la Seine. Peu de temps après une comédienne est enlevée dans sa loge...  Un mystérieux tueur en série, rapidement surnommé "I Vampiri" s'en prend à des jeunes femmes dont le seul point commun semble être leur groupe sanguin...

Parallèlement à l'enquête de la police, menée par l'inspecteur Santel, le jeune journaliste Pierre Valentin couvre l'affaire pour son journal, de manière beaucoup plus efficace. Il retrouve rapidement la trace d'un drogué, Joseph Segnoret, qui n'est autre que le bras armé du célèbre Professeur Du Grand. En effet, Julien du Grand, médecin qui ne s'embarrasse pas de scrupules, utilise le sang frais de jeunes filles pour assurer la vie éternelle à Giselle du Grand.

Rarement décor d'un film contemporain sera allé aussi loin dans la description d'une horreur aussi graphique : de la pièce où est retenue captive la pauvre Laurette, digne d'une véritable chambre des tortures, à la crypte ornée de têtes de squelettes blafards, chaque pierre semble imprégnée de la personnalité morbide de la Duchesse. Ici l'utilisation du noir et blanc explose littéralement, merveilleusement mise en valeur par une photographie d'exception qui renforce l'aspect malsain du film de Freda. Le film hésitant constamment entre polar noir et film d'horreur gothique, aura cependant du mal à trouver son rythme.

Suite à une opposition sur une vista plus "commerciale" qu'avait sa production sur le film, Freda quitte le tournage au bout de 10 jours, laissant sa place à Mario Bava qui le terminera. Cependant l'échec commercial retentissant du film lors de sa sortie en Italie, poussera Riccardo Freda à s'initier à la mode des pseudos Anglo-Saxon et réalisera son prochain film, "Caltilki" en 1959, sous le nom de Robert Hampton.

Malgré tout, "I Vampiri" et sa plastique envoûtante reste sans aucun doute une référence dans le paysage cinématographique de l'époque. Marc Evil

MACISTE EN ENFER aka Maciste all'inferno aka The Witch's Curse - Ricardo Freda, 1962, Italie 

On se trouve en pleine inquisition - alors que je pensais voir un péplum standard - et une sorcière se fait brûler dès le début. Sa descendante est accusée elle aussi de sorcellerie, et on prépare le bûcher. A ce moment arrive MACISTE, l'homme le plus fort du monde,
épris de justice, l'ennemi juré du mal ! Afin de sauver la pauvre innocente, il part faire un tour en Enfer. Là, il y découvre des pauvres bougres portant des cailloux et d'autres se faisant bouffer par des vautours. Mais les obstacles sont innombrables: vilains serpents, vilain lion, vilain oiseau... Maciste leur montre que même en Enfer, c'est lui le plus fort. Et le spectateur de se fendre la poire à la vue de ces combats aussi impressionnants qu'une partie d'échecs dans un asile de vieux. Le lion, selon les plans du dantesque duel, se trouve être une adorable lionne mal déguisée, ou un gros matou empaillé. Vraiment ridicule. Bien entendu , Maciste gagne, sauve la belle, et ne fait même pas la morale aux vilains de l'inquisition qui semblent convaincus que Maciste est un type bien.

Le film débute vraiment bien, avec ces scènes de bûcher, cette ambiance peu marrante et cette église vraiment cruelle. Mais dès que le film prend place en Enfer, on assiste à une hécatombe: les scènes rivalisent de ridicule entre elles, principalement à cause de Kirk
Morris dans le rôle du héros mythologique, mort de trouille pendant le tournage. Ce qui est dommage, car les décors (naturels !) et la photographie flattent le regard en un sublime cinémascope. Kerozene

SAMSON AND THE SEVEN MIRACLES OF THE WORLD aka MACISTE ALLA CORTE DEL GRAN KHAN - Riccardo Freda, 1961, Italie/France

"I like every film genre, especially action. I like movement." Riccardo Freda 

China, 13th Century: during the time of the Mongol invasion a superhero appears to assist the true rulers to rout the occupiers. He is Maciste (Gordon Scott) (named SAMSON in US versions) and in this exciting, energetically edited and vividly composed peplum he makes an uneasy alliance with the stunning Helene Chanel and a sect of monks which involve him performing a series of "miracles": stopping a mass execution, ringing an ancient bell and, most spectacularly, causing an earthquake when he frees himself from his underground tomb. Gordon Scott makes for an engaging Maciste but Riccardo Pallotini's richly textured cinematography and Freda's spatially complex set ups really bring us into another world. Unfortunately, the 2004 Alpha DVD, which has better colors than some previous VHS models (which unfolded through a pink haze, fullscreen) is only partially "letterboxed", meaning that it's a reduced version of the Pan & Scan noticably sqeezed into an aprroximately 1.75:1 frame, which results in Pallotini's carefully wrought compostions being broken up by the pan & scan process. But at least they tried, and a trailer with better definition, color and more legitmately, but still not completely, letterboxed is available. More Freda sword and sandal, in OAR, is a must! Robert Monell

Le SPECTRE DU PROFESSEUR HICHCOCK aka Lo spettro de Dr. Hichcock aka The Ghost - Riccardo Freda alias Robert Hampton avec Barbara Steele, Peter Baldwin, Elio Jotta, Harriet Medin, 1963, Italie, 91m

Dans une vielle demeure en Écosse réside le professeur John Hichcock et sa jeune épouse Margaret (Barbara Steele). Hichcock est gravement malade et est soigné par le jeune docteur Charles Livingstone, et il est rapidement évident que madame Hichcock est follement amoureuse de Charles, au point ou elle lui demande de causer la mort de son vieil époux. Voilà qui est fait et surprise, Catherine Wood, la vielle gouvernante, est en partie sur le testament et de toute façon la fortune du monsieur est dans un coffre dont la clef a disparue. Margaret commence cependant à voir le spectre de son mari, pendant que monsieur le curé, également sur le testament, y voit des problèmes de surmenage suite aux épreuves récentes.

Fausse suite de L'Orribile segreto del dottor Hichcock de Freda, le film met encore en vedette la reine du gothique italien, la fascinante Barbara Steele. Si le prétexte scénaristique est plutôt commun, la maîtrise de la mise en scène et l'efficacité des acteurs assurent l'intérêt de ce classique. Si au final Freda n'aura touché directement le fantastique qu'à quelques reprises, on ne peut nier sa maîtrise du genre, la photographie et la musique ajoutant énormément à l'ambiance. Barbara Steele est simplement envoutante, son regard hypnotisant semble déformé tellement ses yeux percent l'écran. On croit facilement et rapidement sa perfidie sans fin tandis que son amant semble bien sage devant une telle pécheresse. On retiendra une scène douloureuse ou Margaret taillade au couteau une victime dont le sang va s'accumuler sur l'objectif !

Un excellent documentaire sur Freda et le Fantastique accompagne l'édition d'Artus Films. À voir ou revoir pour la sublime Barbara Steele. Mario Giguère

TRAGIC CEREMONY aka Estratto dagli archivi segreti della polizia di una capitale europea - Riccardo Freda avec Camille Keaton, Tony Isbert, Luigi Pistilli, Luciana Paluzzi et Paul Muller. 1972, Italie

Quatre jeunes hippies (dont Camille Keaton, star de I SPIT ON YOUR GRAVE) font du bateau et du camping. Bill (le seul qui provient d'une riche famille) donne à Jane (Keaton) un médaillon, qui selon un medium, aurait des vertus diaboliques. Par la suite, ils prennent leur voiture pour revenir, mais tombent en panne d'essence. Ils rencontrent un étrange pompiste qui leur donne un peu d'essence, mais retombent en panne quelques minutes plus tard. Désespérés par la panne et l'énorme tempête, ils trouvent refuge à l'intérieur d'un château où a lieu une messe noire dans la cave... En effet, le maitre des lieux et ses invités désirent faire un sacrifice humain et Jane est tout désignée.

Il s'agit d'un drame d'horreur gothique dans la tradition des films de Fredda, mais ici, le tout a lieu à l'époque moderne. Le château et les lieux ont l'air particulièrement vieux et usés. La musique de Cipriani est inégale et les effets spéciaux de Carlo Rambaldi (E.T et PROFONDO ROSSO) sont assez moyens mais efficaces. Il reste, alors, un film qui traine un peu en longueur, mais comporte quand même de bonnes scènes de Camille Keaton nue avec de longues bougies dont Fredda s'applique à bien filmer. Pour le reste, c'est loin d'être bon. C'est même terrible, mais le tout pourra vous distraire malgré tout. Black Knight

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