LES NOUVEAUX VISIONNEMENTS CULTES

mise à jour le 12 janvier 2018

ANT-MAN - Peyton Reed avec Paul Rudd, Michael Douglas, Evangeline Lilly etCorey Stoll, 2015, États Unis, 117m 

Scott Lang est un petit criminel, selon lui injustement emprisonné, qui vient de sortir de prison et qui veut une vie honnête comme tous les autres citoyens. Sauf que voilà, personne ne veut donner une chance à un ancien prisonnier et la seule façon de survivre pour Scott se trouve à retourner dans la criminalité. Alors qu'il pense être arrêté suite à un petit cambriolage, il se rend compte que tout a été orchestré par le Dr. Hank Pym, un scientifique de génie qui a besoin d'un cobaye pour tester un incroyable costume pouvant rétrécir à la demande de son hôte. Pym a besoin de Lang pour empêcher un rival d'utiliser la formule de son costume pour mettre le monde en guerre.

Beaucoup de gens n'avaient pas tant d'espoir en ce film, surtout avec le départ de Edgar Wright qui a fait peur a beaucoup de gens par rapport au produit final. Mais honnêtement, c'est bien! En ce moment, la cote est pour les films de super-héros sortant du moule et ANT-MAN est parfaitement dans ce cadre. Énormément d'humour, mais aussi un héros qui n'entre pas dans le moule des autres Marvel. Du début à la fin, ANT-MAN est un solide divertissement. Ça n'atteint pas le côté épique d'un Avengers, ça n'a pas le script audacieux d'un WINTER SOLDIER, mais le désir de faire un film sympathique et de plus petite facture est parfaitement réussi. Avec en plus au final, un superbe combat en climax, original, drôle et excitant. C'est léger, mais en même temps, ça entre parfaitement dans l'univers Marvel avec des clins d'oeil. Les performances sont à noter, Paul Rudd étant absolument parfait dans le rôle principal, lui qui n'a simplement qu'à jouer ses personnages habituels dans un autre registre alors que Michael Douglas est lui aussi absolument spot on dans le rôle du Hank Pym vieillissant. Certains diront que ANT MAN manque d'ambition et de mon côté, je pense que c'est exactement ce qui rend le film aussi intéressant. Abba

ATTACK OF THE MONSTERS - Noriaki Yuasa, 1969, Japon, 82m 

Des aliens qui ont l'air bien gentilles au départ, kidnappent trois jeunes enfants pour gagner leur confiance au départ, mais manger leur cerveau au final. Sauf que voilà, Gamera a suivi les deux vilaines et vient sauver les enfants. Les méchantes mangeuses de cervelles ont par contre, Guiron comme garde du corps pour les protéger de la gentille tortue.

Je ne suis pas le plus calé en Daikaju, j'aime beaucoup Godzilla, mais les autres séries ne m'ont jamais accroché. Je sais que les films de Gamera sont destinés à un public plus jeune, ce que j'ai très rapidement compris en voyant la chose. Je pense que, pour enfants ou non, ce ATTACK OF THE MONSTERS est décevant, parce qu'il n'offre pas beaucoup de choses. Les meilleurs moments sont évidemment entre Gamera et Guiron, mais même là, le film n'est pas tellement généreux. Les deux créatures s'affrontent souvent et assez longtemps, mais dans un environnement ennuyant et redondant. Sinon, la partie que j'ai beaucoup aimée est dans le doublage anglais complètement affreux du film, qui ne cessait de me surprendre à chaque scène. Malgré que j'ai été déçu, j'imagine que pour un enfant ou un fan fini avec le coeur jeune, ça demeure sympathique. Pour ma part, j'ai constamment comparé le film à d'autres plus intéressants et plus généreux. Abba

AU-DELÀ DE DEMAIN aka BEYOND TOMORROW - A. Sutherland avec Harry Carey, C. Aubrey Smith, Charles Winninger, Alex Melesh, 1940, États Unis, 75m

Un soir de réveillon, trois hommes d'affaires fortunés mais sans famille décident de lancer une invitation particulière, jetant par la fenêtre trois portefeuilles avec un billet de banque et leur carte d'affaires. Deux jeunes gens, James et Jean, sonnent à la porte pour redonner l'argent aux messieurs qui les invitent sur le champ pour réveillonner. Les jeunes tombent amoureux et continuent de fréquenter les trois mécènes. Appelés sur un chantier, leur avion s'écrase, créant la consternation. Le trio se réveille, transparents, et doivent admettre qu'ils sont maintenant de simple fantômes. Ils auront le temps et le devoir de réunir à nouveau le jeune couple, qui s'est séparé depuis leur départ.

La deuxième guerre mondiale est débutée et le monde est sur le point de basculer. Heureusement il y a des gens qui ont encore le sens de la fête. Cette bonhommie contagieuse est virale et il est réconfortant de voir cette histoire sombrer dans le drame pour continuer sur des rebonds inattendus. Je retiens surtout une conception de l'au-delà ou les morts semblent jouir de leur vie de fantôme juste le temps qu'il faut pour que parent et amis de l'autre côté les appellent à les rejoindre. Le bon Dieu, comme on l'appelle à l'époque aura faire des exceptions à ses règles strictes selon le bon vouloir d'une mère qui veut voir son fils et le bon vouloir des scénariste, évidemment. Le jeu des acteurs est enjoué et dramatique, la descente rapide aux enfers terrestres de James étonne, mais ola met sur le dos d'une jolie blonde et de sa naïveté de campagnard. Alors, oui, il y a une dose de clichés bon enfant symptomatique d'une époque lointaine. N'empêche qu'il fait bon de voir les domestiques bien traités, spécialement l'actrice Maria Ouspenskaya, qui jouer l'inoubliable Maleva, un an plus tard, dans le classique Wolfman. Un plaisir non coupable.

Le dvd D'Artus Films offre la version anglaise et les sous-titres français. Mario Giguère

AVENGERS : AGE OF ULTRON - Joss Whedon avec Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Mark RUffalo, Chris Evans, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Samuel L. Jackson, James Spader, Aaron Taylor-Johnson et Elizabeth Olsen, 2015, États Unis, 141m

Après avoir fait un raid dans une base de HYDRA, Tony Stark et Bruce Banner créent une intelligence artificielle supposé améliorer grandement leur capacité à aider tous les gens dans le besoin dans le monde. Sauf que voilà, l'intelligence artificielle nommée Ultron, calcule la race humaine comme une menace et décide de se rebeller contre ses créateurs.

Faire un film aussi bon que le premier AVENGERS était presque impossible. Pas que le film était parfait, mais il a eu un impact considérable et a cimenté la position de Marvel dans le monde cinématographique moderne. Sans vouloir affirmer que ce deuxième volet est une déception, car je l'ai ultimement beaucoup apprécié, j'ai eu l'impression que Marvel s'est un peu gaussé de leur propre histoire, en balançant beaucoup trop de trucs au détriment de la qualité du métrage. AGE OF ULTRON est aussi amusant et a autant d'action que le film précédent, mais il semble vouloir beaucoup trop préparer les prochains films en lieu de se concentrer sur ce qui se passe dans le métrage. Sinon, niveau emballage, c'est d'une impressionnante qualité. Les scènes d'action sont splendidement montés et c'est plus que jamais, nos fantasmes de jeunes lecteurs de comic book, parfaitement mis à l'écran. La plus belle surprise a été Hawkeye, très bien représenté, avec au passage, les meilleurs moments dramatiques et comiques du film. La question ultime cependant est au niveau scénaristique. En admettant le fait que CIVIL WAR n'allait pas être une suite directe, quel aurait été le réel intérêt de AGE OF ULTRON? Pas si grand honnêtement et il est dommage de voir un film autant s'éparpiller considérant tout son potentiel. Abba

BAKTERION aka MONSTER OF BLOOD aka Panic aka Panico - Tonino Ricci alias Anthony Richmond avec David Warbeck, Janet Agren, Jose Lifante, Roberto Ricci, 1982, Italie/Espagne, 91m

Dans une petite ville d'Angleterre, une alarme sonne dans un laboratoire d'une grande compagnie. Un virus sur lequel le professeur Adams travaillait a contaminé le labo. Le professeur disparait et la police le recherche en menant l'enquête sur ce qui a pu arriver à une victime totalement défigurée. Adams est infecté, complètement déformé et se lance, via les souterrains de la ville, à la recherche de chair et de sang. Le Capitaine Kirk  (mais ou vont-ils chercher ces noms) avec l'aide de la police locale tente de localiser rapidement Adams, surtout qu'il est au courant que la ville sera mise sous quarantaine et éventuellement détruite, citoyens compris, si on tarde à l'attraper.

Scénario des plus classiques, qui semble sortir tout droit des années 50, monstre inclus. Janet Agren est l'assistante du professeur, que l'on imagine amoureuse, mais on osera pas le mentionner. Comme dans les clichés du genre, la police locale ne peut rien contre les ultimatums du gouvernement qui agit sans informer la population. Le monstre sera tenu dans l'ombre jusqu'à la dernière minute, histoire de ne pas perdre les spectateurs un brin intéressés, car il ne vaut pas vraiment le détour. UN petit peu de nudité lorsque le monstre s'attaque tout d'abord de jeunes couples en chaleur, éliminant les mâles avant de s'amuser, on ne sait guère, avec sa nourriture avec de la tuer. Tourné en Espagne avec quelques plans d'Angleterre pour créer l'illusion. Le rythme est lent, le scénario peu engageant. On se fait du mauvais sang pour la belle Jane (Janet Agren bien sage), les acteurs font de leur mieux, mais la pâte ne lève pas. Tonino Ricci a connu de meilleurs moments dans sa carrière, c'est le moins qu'on puisse dire. Mario Giguère

CAMP BLOOD 666 - Ted Moehring avec Quinton J. Alexander, Cedric Crouch, Anthony Edward Curry, Julie Ann Hamolko, Shoshanna Hill, Tina Krause, 2016, États Unis, 76m

Le tueur au masque de clown est de retour des enfers et débarque au Camp Blood bien décidé à trouver de nouvelles victimes. Betsy et un ami partent à la recherche de son frère, disparu après avoir entré dans une secte de clown sataniques.

Je ne m'attarderai pas longtemps sur ce petit film indépendant au minuscule budget. L'interprétation va du dramatique à la quasi satire, surtout au niveau des forces de l'ordre. Les effets spéciaux sont de base, les personnages prennent toutes les mauvaises décisions d'usage et la grande surprise finale, comme on dit, on s'y attendait. Le son est pourri. Le clown à la machette a des éclairs qui lui sortent des yeux! Shoshanna Hill tire son épingle du jeu en restant sérieuse au travers d'un ensemble plus loufoque qu'efficace. Mario Giguère

Les CINQ SURVIVANTS aka FIVE - Arch Oboler avec William Phipps, Susan Douglas Rubes, James Anderson, Charles Lampkin, Earl Lee, 1951, États Unis, 87m

Une femme enceinte, seule, déambule dans un décor dévasté, après que les bombes atomiques aient détruit l'humanité. Dans une montagne, elle découvre un survivant, puis deux hommes en voiture les rejoignent, suivis  d'un dernier homme. Ces gens de milieux et de pensée différentes vont avoir beaucoup de difficulté à cohabiter. La femme traumatisée espère retrouver son mari, le jeune professeur  essaie maladroitement de la séduire, un homme de couleur est détesté par le néo-nazi débarqué à la dernière minute et un banquier malade, on est loin de la cellule familiale ou coopérative d'entraide. Les derniers survivants vont-ils s'entretuer pour terminer la folle histoire de l'auto-destruction anticipée de l'humanité ?

Un petit budget noir et blanc tourné dans la maison du producteur, réalisateur et scénariste, des visages inconnus, tout concours à mettre en place un drame post-apocalyptique, annonciateur d'une vague de films dans ce genre rapidement codifié. Le personnage de Susan Douglas Rubens n'est d'ailleurs pas sans rappeler la future Barbara dans La Nuit des Morts Vivants, presque catatonique, incapable de s'adapter à son sort certes traumatisant. James Anderson est parfait en salaud qui refuse de collaborer aux efforts d'agriculture du groupe, se contentant de piller, tuer et de convoiter la femme. Le scénario avance de drame en drame, le nihilisme parcourant le récit de manière implacable.  Le film fut défendu à l'époque par nul autre que François Truffaut dans les Cahiers du cinéma, pour son côté nouvelle vague, tourné loin des studios d'Hollywood. Arch Oboler, plus prolifique écrivain que réalisateur, a entre autres réalisé en 1953 Twonky, un comédie de science fiction sur un homme qui se rend compte que son téléviseur est possédé par une entité du futur, qui m'intrigue pas mal.  Une pièce intéressante pour tout amateur de post apocalyptique.

Offert en version originale anglais avec sous-titres français en option sur le dvd de la compagnie Artus Films. Mario Giguère

COLD GROUND - Fabien Delage avec Gala Besson, Philip Schurer, Doug Rand, 2017, France, 86m 

1976: Deux jeunes journalistes, Melissa et David, se rendent à la frontière des alpes Suisses et Françaises pour faire un reportage sur des mutilations de bétail. L'équipe scientifique qu'ils doivent rejoindre manquent à l'appel. Avec un guide, une biologiste et un enquêteur américain, ils vont graver la montagne pour se rendre au camp de l'équipe et affronter l'inconnu.

Il y a belle lurette que je ne m'attends plus à voir un found footage intéressant. Énorme surprise donc, de découvrir ce petit budget français qui corrige tout ce qui m'agace dans ce genre rapidement répétitif. Ici, des personnages intéressants, pas de jeune adultes partis rigoler. Un cameraman qui ne sera pas le rigolo qui filme n'importe quoi. On est aussi dans un survival noir et nihiliste qui est de plus en plus stressant en se dirigeant vers une fin angoissante. Il faut dire que tous les acteurs sont bons et dramatiques mais naturels. La présence d'américains va donc forcer les petits français à sortir leur langue de Shakespeare, ce qui nous vaut des sous-titres anglais lorsqu'ils parlent français dans cette version internationale. Il y a bien quelques séquence qui jurent un brin, au lendemain d'une tempête de 50 cm de neige, la montage n'a pas changée, comme après l'avalanche, budget oblige, mais on ne s'offusquera pas. Les dépouilles de cadavres d'animaux mutilés augmentent la tension continuellement. Dès qu'on se rend compte qu'il y a effectivement une ou plusieurs créatures qui rôdent dans les parages, les morts s'accumulent dans une série de scènes chocs au montage rapide. On ne verra longtemps que des formes poilues féroces et implacables. Je ne raconterai pas tout en détails, mais la séquence dans des grottes est surréalistes. Excellent montage.

On apporte de minces pistes d'explication pour comprendre comment et pourquoi ces quasi yetis cannibales qui découpent avec précision leurs victimes sont apparus.

Fabien Delage, réalisateur et scénariste, a auparavant réalisé la Rage du Démon, astucieux documenteur et les deux téléséries Dead Crossroads qui présentaient les endroits les plus hantés de France. Belle carte de visite, Cold Ground accumule les prix dans les festivals de cinéma. Gala Besson, présentée dans ses plus beaux atours en prologue, offre une performance superbe dans un rôle qu'on imagine facilement éprouvant, comme cela a dû l'être pour toute l'équipe d'ailleurs. Oui, le cinéma français produit à l'occasion d'excellents films, en voilà un. Mario Giguère

The CRAZIES aka Cosmos 859 - George Romero avec Lane Carroll, Will MacMillan, Harold Wayne Jones, 1973, États Unis, 113m

Après La Nuit des Morts Vivants, George Romero a réalisé deux films, There's Always Vanilla et Hungry Wives aka Season of the Witch. En s'éloignant du cinéma de genre et de l'horreur en particulier, le succès n'a pas été au rendez-vous et le réalisateur s'est retourné vers son premier succès pour nous donner The Crazies.

Les militaires essaient de contenir un virus créé par l'armée qui cause une folie meurtrière suivie de la mort pour les infectés. Dans cette petite ville de Pennsylvanie touchée, quelques personnes se rendent compte que ça cloche et décident de contourner les barrages pour survivre.

Encore un virus tombé du ciel, ici d'un avion, contre un satellite dans la Nuit des Morts Vivants. Quelques personnes tentent tout pour survivre, mais le prochaines heures seront éprouvantes et les signes avant coureur de la maladie se rapprochent du stress résultant de la chasse à l'homme. Qui est fou, qui peut retourner son arme contre ses amis ? Tout le monde est rapidement hystérique, malade ou non, et les militaires, tel la horde de chasseurs qui traquaient les zombies, sont sans pitié. SI Romero est toujours efficace pour monter la tension, on frôle parfois la caricature, surtout du coté des militaires et des scientifiques, débordés. La musique, spécialement les tambours militaires, rythment toutes les scènes et peut tomber sur les nerfs. Le casting est, comme souvent à l'époque, doté de comédien inconnus qui campent bien leur rôles, mais on sent une distanciation dans la réalisation, là ou les bouffeurs de chairs restaient dans le drame absolu.

Le film a donc prit un bon coup de vieux, mais je me rappelle aussi qu'à l'époque en salles au Québec sous le titre Cosmos 859, il ne m'avait jamais impressionné autant que Night of the Living Dead, qui ne prend pas beaucoup de rides. Mario Giguère

CREEPSHOW 2 - Michael Gornick avec George Kennedy, Lois Chiles, Domenick John, Dorothyy Lamour, Stephen King, 1987, États Unis, 92m

Cinq ans plus tard, le succès de Creepshow nous amène une suite avec George Romeo au scénario d'après des histoires de Stephen King et au poste de réalisateur Michael Gornick, jadis assistant et producteur de Romero. Trois histoires dans le moule des célèbres EC Comics, chers aux créateurs.

Primo: Old Chief Wood'nhead ou une statue d'indien à la porte d'un commerce tranquille est pour ainsi dire témoin du meurtre crapuleux des propriétaires et va s'occuper de les venger. Secundo: The Raft voit des jeunes aller s'amuser sur un radeau au milieu d'un lac.. Ils seront attaqués par une masse biologique qui flotte à sa surface. Tertio: The Hitchhiker ou l'on introduit une femme qui quitte son amant et, retournant à la maison, frappe par accident un autostoppeur qui réapparait sans cesse.

C'est cette dernière histoire qui m'avait le plus frappé, c'est le cas de le dire, l'humour noir et les effets spéciaux étant particulièrement efficaces et Lois Chiles dans le rôle d'Annie, ma foi, bien en formes. La première histoire est trop prévisible et la deuxième, le radeau, malgré les costumes de bain qui ne laissent rien à l'imagination, souffrent du maigre budget de la production et on appréciera plus la nouvelle, terriblement efficace, de King. Vu au cinéma à sa sortie, car dans les années 80, les séries B avaient encore leurs salles dédiées aux programmes permettant à l'amateur de voir autant les productions américaines que celles d'Europe, principalement les Italiens qui savaient nous surprendre. Nostalgie, quand tu nous tiens... Mario Giguère

DAY OF THE DEAD - George Romero avec Lori Cardille, Terry Alexander, Joseph Pilato, Jarlath Conroy, Anthony Dileo Jr., Richard Liberty, Greg Nicotero, 1985, États Unis, 96m

Dans un bunker sous terre, un groupe de militaires protège une équipe de scientifiques chargés d'étudier les morts-vivants. La tension est vive, autant les soldats ne veulent que détruire en masse les zombies pendant que l'équipe qui les étudie cherche à les apprivoiser, autant la tension sexuelle entre une bande de soldats misogynes et une seule femme dans ce lieu on ne peut plus propice à la promiscuité fait monter le thermomètre. Lorsque le nouveau chef des militaires découvre les dernières expériences en cours, il pète les plombs.

C'est sur cassette vhs que la plupart des fans de Romero ont finit par voir le troisième film de la saga des morts-vivants. Il faut savoir que Romero, refusant farouchement de soumettre ses films à la commission de la censure, a accepté de réduire considérablement son budget. Déjà aux États Unis, les bonzes de la production cinématographique contrôlent les chaines de cinéma et ont fait fermier une bonne quantité d'indépendants. Il n'y a donc presque plus de salle pour montrer un film non classé, au contraire de la sortie de Dawn of the Dead, à peine sept ans auparavant. Voilà pour le décor réduit au bunker et le scénario amputé de ses scènes les plus dispendieuses. Comme dans Crazies particulièrement, mais partout dans la filmographie de Romero, les forces de l'ordre passent pour des fachos hors de contrôle et c'est dans un climat hystérique permanent que se déroule l'histoire. La vedette inattendue est certainement Bub, le zombie rééduqué par le spécialiste, qui redécouvre des réflexes oubliés de sa vie précédente. Quelques scènes frappantes comme le moment ou il est en train de redécouvrir comment se servir d'une arme ou de saluer correctement les militaires sont annonciatrices de la perte de contrôle totale qui approche. Moment fort, lorsque le plus hargneux des militaires finit entre les mains et les dents des zombies. Anecdotiquement, Greg Nicotero qui travaille de nos jours sur The Walking Dead, est un des soldats. La fin est un mince mélange d'espoir et de nihilisme. Dans un monde ou il n'y a peut-être plus de survivants, comment vont pouvoir vivre quelques naufragés ? À tout le moins le final renvoie à la fin de Dawn of the Dead en montrant les derniers humains se rendant à destination. S'il n'est pas aussi mémorable que Dawn of the Dead, Day of the Dead est un immanquable pour les amateurs du réalisateur et les aficionados de genre. Mario Giguère

L'ÉTRANGE MR SLADE aka MAN IN THE ATTIC -  Hugo Fredonnes avec Jack Palanque, Constance Smith,  Byron Palmer, Frances Bavière,  1953, États Unis, 78m

Londres 1888. Celui que l'on surnomme déjà Jack L'Étrangleur a deux victimes à son compote. Mr Slade, pathologiste, arrive très tard dans la demeure des Harley pour louer une chambre et un espace de grenier pour travailler en solitaire sur des expériences. Mme Harley le soupçonne rapidement d'être le tueur recherché, pendant que sa nièce Lilly est attirée par l'homme. Les victimes de Jack s'accumulent pendant que Lilly continue à apprivoiser Slade et commence à le craindre, au moment ou un de ses prétendants, inspecteur de Scotland Yard, veut le coincer coûte que coûte.

Déjà adapté à plusieurs reprises, entre autres par Alfred Hitchcok sous le titre du roman original du roman original de Marie Belloc Lowndes: The Lodger. Cette version reprend les décors, des séquence et la musique de la version de 1944. Le spectateur, comme la mère Harley, se doute dès le début de l'identité de Slade, là n'est pas l'enjeu. Outre la fascination pour le jeu de Jack Palance, c'est bien de savoir quand Mr Harley va ouvrir les yeux et surtout quand la séduisante Miss Lilly va se réveiller. C'est que le personnage, artiste affriolante de cabaret, que l'on peut considérer comme femme volage, ou très indépendante et forte pour son époque, est hautement intriguée par un homme complexe, visiblement tiraillé par son passé. On essuiera pas une larme sur la crapule, mais on tente de le peinturer comme un grand malade mental, torturé psychologiquement pas sa mère, dont il voit un reflet  rédempteur chez Lilly.

La vedette incontestée du film, dans un casting d'ensemble superbe, est évidemment Jack Palance, parfait, qui sera piégé par son physique et cantonné dans des rôles de vilains. Il est triste de lire une courte biographie de Constance Smith pour mesurer le destin tragique de cette écossaise qui avait tout pour connaître une brillante carrière. Toujours est-il qu'elle est elle aussi parfaite dans son rôle. Un film à découvrir. Le dvd d'Artus films offre la version originale anglaise et des sous-titres français. Mario Giguère

The EVIL FACE - Sergio Garrone avec Klaus Kinski, 1974, Italie, 87m  

Un scientifique fou avec des invités dans son manoir, tue et utilise la peau de ses victimes féminines dans le but de les transplanter à sa femme défigurée.

Avec pas grand chose sauf Klaus Kinski, ce EVIL FACE s'avère bien pénible avec un rythme mollasson et une absence presque total d'élément un tant soit peu attirants. Oui y'a Kinski en méchant, oui y'a quelques jolies femmes, mais bon sang ce qu'on se fait chier, malgré un film fort court. La réalisation est molle, Sergio Carrone ne semble jamais inspiré, sauf quand il décide de montrer un peu de gore, qu'il allonge avec complaisance, comme pointer du doigt qu'il fait un effort. Avec en plus de ça, des scènes de dialogues interminables et qui font cogner des clous, on peut dire qu'on est en présence d'un beau ratage. Ça ne vaut donc pas du tout le visionnement, sauf si vous êtes des invétérés de Kinski qui de toute façon ici, ne fait rien d'intéressant. Abba

FRANKENSTEIN - Bernard Rose avec Xavier Samuel, Carrie-Anne Moss, Danny Huston, Tony Todd, 2015, États Unis/Allemagne, 89m

Los Angeles. Un couple de chercheurs créent un être humain artificiel qu'ils nommeront Adam. Malheureusement sa condition se dégrade rapidement et ils décident de mettre fin au cobaye, de détruire le résultat de leurs travaux pour recommence à nouveau. Malgré son cerveau un peu lent, il a la force de dix hommes et la perspective de perdre la vie qu'il débute ou de quitter sa mère adoptive ne fait guère son affaire. Il s'enfuit donc et va croiser des gens qui l'aideront à comprendre sa vie et le monde qui l'entoure, spécialement un aveugle qui l'accueille comme un être normal. Les forces de l'ordre et la fatalité du destin vont s'acharner sur son sort. 

Mais ou était donc passé Bernard Rose depuis son magnifique Candyman ? Hé bien, à part un certain Snuff Movie que je n'ai pas eu l'occasion de voir, il exerce son métier en refusant d'être coincé dans un genre. On ne peut pas lui en vouloir, mais je suis drôlement heureux de le revoir dans un genre qui m'intéresse, réinterprétant le livre de Mary Shelley de manière superbe. Il reviens à l'essence du mythe, le personnage torturé par un monde dans lequel il est jeté trop rapidement, une puissance de la nature, sans le vernis de la civilisation. Une figure tragique, plus près de l'interprétation de Karloff, en ce sens qu'il est le personnage le plus humain dans une histoire peuplée de gens sans morale, cruels. Rose reprends des scènes classiques, comme celui de la petite fille et de l'eau ou l'amitié avec l'aveugle, les réinventant et arrivant à nous surprendre constamment. Il arrive aussi à faire passer la voix off d'Adam, un procédé souvent discutable, pour essentiel dans ce contexte: le monstre pense normalement mais s'exprime verbalement avec difficulté.

Xavier Samuel est extraordinaire dans ce rôle difficile. Physiquement et mentalement il est torturé, dysfonctionnel. Le maquillage le dépeint plus comme une victime du sida, sa peau étant de plus en plus malmenée, son corps se dégradant. Paradoxalement, son cerveau absorbe la civilisation de la pire manière, croisant des hommes brutaux, le traitant comme une bête sauvage, sans merci. Le scénario intègre la technologie moderne et Adam saura écouter un gps pour retrouver le labo qui l'a vu naître. On devine que la fin ne peut qu'être dramatique et c'est avec une séquence un peu rapide que le drame se conclut. Pour sa part Carrie-Anne Moss est magnifique en mère par procuration, Adam sera déchiré de s'en séparer et cherchera à la retrouver sans cesse. Danny Huston est Victor Frankenstein, reprenant à sa manière le célèbre It's Alive de Colin Clive. Tony Todd est encore une fois remarquable en musicien aveugle, son destin comme celui de bien des personnages secondaires, n'en sera que plus poignant. L'ensemble des rôles secondaires sont efficaces, mention spéciale à Maya Erskine en prostituée touchante.

Si les adaptations de la créature de Frankenstein pullulent au cinéma, le film de Bernard Rose peut être placé parmi les réussites. Mario Giguère

INSIDIOUS - James Wan avec Patrick Wilson, Rose Byrne, Ty Simpkins, Lin Shaye, Barbara Hershey, 2010, États Unis, 103m

Une famille déménage dans une nouvelle maison, Josh et Renai et leurs trois enfants. Danton tombe d'une échelle dans le grenier, sans trop de mal apparent. Mais voilà qu'il ne se réveille pas le lendemain. Panique, examens à l'hôpital, retour à la maison ou on gave et surveille le gamin. La mère a des impressions de moins en moins furtives, une présence, quelqu'un rode autour et dans la maison, qui semble définitivement hantée. Déménagement en vitesse, rien n'y fait, le cauchemar les suit, comme dans les suites d'Amityville. Après la visite d'un prêtre, rapidement chassé par le mari, lui aussi se rend à l'évidence et l'arrivée en apparence fortuite de sa mère va permettre de dévoiler une partie sombre de sa jeunesse oubliée. C'est alors que l'on fait appel à des spécialistes en paranormal.

James Wan et le scénariste Leigh Whannell, qui interprète le spécialiste du paranormal à lunette, ont beau vanter l'originalité de leur démarche, les rapprochements avec le classique L'Exorciste et une foule de films de maison hantées vont s'accumuler. Dès les premières minutes, les situations, le montage et surtout la musique, sont en référence évidente avec le film de William Friedkin. Heureusement le mélange, fantômes et possession, est habilement ficelé et on embarque à fond de train. Bémol pour ma part avec les deux spécialistes aux allures de faire valoir comiques, bardés de gadgets aux allure farfelues, qui ont tendance à me faire décrocher. Heureusement, comme dans Poltergeist, leur patronne qui sent les esprits, est sérieuse et dramatique. Wan en profite pour délirer un peu en se rapprochant d'un final qui laisse voir une dimension plus fantastique et colorée au niveau des éclairages. Les références, également à la Dame en Noir classique laissaient entrevoir un final frappant. Le film a donc connu un succès mérité et les suites n'ont pas été balancées trop rapidement, comme pour la franchise Activités Paranormales dont un des producteurs, Oren Peli et présent ici. Loin d'être original mais sacrément efficace, de quoi réjouir l'amateur ! Mario Giguère

INSIDIOUS CHAPTER 2 - James Wan avec Patrick Wilson, Rose Byrne, Tty Sampis, Lin Shayne, 2013, États Unis, 106m

On s'en doutait, à la fin du premier Insidieuse, Josh Lambert n'est pas totalement revenu de l'au-delà. C'est la suite des choses normales dans un film d'horreur. On débute en 1986 ou l'on voit une jeune Elise aider Lorraine Lambert, mère de Josh, dont le fils , qui fait des voyages astraux, semble avoir ramené un esprit malveillant de ses périples nocturnes. Retour au présent, la famille s'est installée chez Lorraine pendant que la police enquête sur la mort d'Elise. Renai trouve le comportement de Josh de plus en plus singulier pendant que se manifeste des présences paranormales. Lorraine se résoudra à appeler à la rescousse Specs et Tucker, espérant qu'ils peuvent contacter Elise dans l'autre monde.

C'est un casse-tête astucieux qui s'étale devant nos yeux, entre autre parce que les fantômes peuvent voyager d'un monde à l'autre et qui plus est dans le temps. Voilà une règle pratique pour un scénariste. On continue, avec moins d'originalité, à essayer de réinventer un peu le genre, ici un médium va se servir de dés qui ont des lettre sur les surfaces, pour communiquer avec Elise, au lieu du sempiternel tableau de Ouija. Sachant que c'est un homme qui a interprété la dame en noir dans le premier film, on est pas trop surprit d'apprendre qu'il s'agit bel et bien d'un homme travesti qui est le grand vilain. On remonte à Dario Argento et le film Ténèbres et son actrice hermaphrodite dans le rôle de femme fatale, puis à Mario Bava et Opération Peur et son jeune acteur qui interprète la jeune fille fantôme pour rappeler les influences de James Wan et son scénariste. On aura donc droit, surtout dans la deuxième partie du film, à une course effrénée pour comprendre qui en veut à Josh et surtout pourquoi. Moins efficace niveau trouille que le premier, avec un ennemi moins spectaculaire, mais on ne s'ennuie pas et on laisse la porte ouverte. À la trame sonore, Joseph Bishara récidive, mais il semblait plus inspiré lorsqu'il jouait aussi le démon. Mario Giguère  

INSIDIOUS: CHAPTER 3 - Leigh Whannell avec Dermot Mulroney, Stefanie Scott, Angus Sampson, Lin Shaye, 2015, États Unis/Canada, 97m

L'action se déroule quelques années avant le premier film. Quinn Brenner accepte toujours mal le décès de sa mère, morte du cancer 18 mois plus tôt. Elle essaie de la contacter mais va se rendre compte que ce n'est pas elle qui a répondu à ses appels. Elle ira à la rencontre d'Elise Rainier, recluse, encore traumatisée par ses derniers contacts avec l'au-delà, qui refuse poliment de l'aider. Elle changera heureusement d'idée, après un terrible accident qui a laissé Quinn en piètre état. Elise joindra ses force au duo d'enquêteurs bien connus, Specs et Tucker, dépassés sur le coup.

Cette fois-ci Whannel ne se contente plus d'écrire et de jouer dans cette suite, il réalise également. Il y a quelques bons moments, mais l'ensemble manque de panache comparé au travail de James Wan. Même si on retrouve avec plaisir la médium Elise, on met au centre de l'histoire une jeune adolescente naïve qui n'a pas l'impact de la famille Lambert. On sait que les adolescentes sont de plus en plus nombreuses à s'intéresser au cinéma fantastique, mais on les montre à l'écran souvent trop fragiles et stéréotypées, à l'aube de leurs premiers amours. Le nouveau vilain est aussi moins effrayant que les démons précédants. Specs et Tucker, avant de rencontrer Elise, sont aussi unidimensionnels que dans toute la franchise. Sans être déplaisant, le film a son lot de bons moments chics, on sent l'essoufflement. Transformer Elise en Wonder Woman parmi les esprits, faut la voir lancer dans les airs la Dame en Noir qui viens faire un tout, peut être jouissif un instant mais enlève justement de la puissance à son ennemi, devenue sur le coup ridicule. Et puis disons-le: une jeune fille qui contacte l'au-delà et qui se retrouve à avoir reçu une réponse d'un démon, c'est pas mal le film l'Exorciste. Ça vaut le détour, mais on s'éloigne de l'efficacité du premier film. Mario Giguère

INSIDIOUS: THE LAST KEY aka Insidieux 4 La Dernière Clé - Adam Robitel avec Lin Shaye, Leigh Whannell, Angus Sampson , 2018, Canada, 103m

Deuxième film explorant l'avant INSIDIEUX, relatant les origines de la médium Elise et se terminant juste au moment ou le premier film débute. La parapsychologue Elise Rainier et ses deux comparses vont aider un homme qui habite dans la maison ou Elise a grandi et découvert ses dons, au grand dam de son violent père. Elle renouera avec son frère et rencontrera pour la première fois ses deux nièces.

Moins efficace que le premier film signé James Wan, mais avec son lot de surprises et de scènes-chocs qui pourront satisfaire l'amateur de frissons. Les malaises humoristiques causés par les assistants sont encore de trop à mon goût, leur cabotinage et leurs avances peu subtiles envers les deux jeunes femmes tiennent plus du harcèlement qu'autre chose. La musique est beaucoup plus conventionnelle, mais l'histoire mélange cette fois-ci le film de fantôme avec un autre genre surprenant. Ce qui n'est pas sans rappeler un petit film canadien: The Pact, mettant en vedette Caity Lotz. Comme quoi on réinvente rarement la roue. Alain Robitel, comme Leigh Whannel, est un jeune écrivain, acteur et réalisateur qui a entre autre écrit Activité paranormale: La dimension fantôme, l'autre franchise produite par Oren Peli. Mario Giguère

K-11 - Jules Stewart avec Goran Visnjic, Kate Del Castillo, D.B. Sweeney et Portia Doubleday, 2012, États Unis, 88m 

Raymond Saxx Jr, un puissant recorder dans l'industrie de la musique se réveille d'un blackout dans la prison K-11... Spécialisé pour les maniaques sexuels et les transgenres. Dirigé d'une main de fer par Mousey, un transsexuel sanguinaire, Raymond doit trouver un moyen de contacter le monde extérieur pour qu'il puisse sortir de cet enfer.

Quel film étrange, mais c'est probablement ce qui a fait que je l'ai trouvé pas du tout désagréable ce K-11. D'abord, je m'attendais presque à un film d'exploitation, mais il n'en est vraiment rien, car le film n'est pas si violent et il n'y a pas vraiment beaucoup de cul non plus. Je vais l'avouer, je n'ai jamais rien vu de tel, ça commence en B-Movie pour lentement se diriger vers le drame et tous les personnages, d'apparence manichéenne, deviennent beaucoup plus intéressants au fil de l'histoire. On sort même une finale assez cheezy qui détonne avec l'ambiance générale du métrage, mais honnêtement, ça commence de façon tellement infernale que l'on est pas mécontent de voir que ça se termine bien. Ce n'est pas pour les âmes sensibles, car certaines scènes sont horribles, mais on dirait que le film a volontairement voulu montré qu'il était plus que ça. Honnêtement, j'ai bien aimé. Abba

LAST KNIGHTS - Kazuaki Kiriya avec Clive Owen, Morgan Freeman, Cliff Curtis et Aksel Hennis, 2015, Angleterre, 115m 

Geza Mott est un gouverneur corrompu et détestable. Il exige une augmentation des taxes à un seigneur de guerre, qui refuse l'augmentation et tente même de l'assassiner. L'empereur demande l'exécution du Seigneur de Guerre par son propre commandant, ce que ce dernier fait, sans par contre, en souffrir pendant de longs mois, devenant alcoolique et en pleine déchéance. Le commandant par contre, reçoit l'opportunité d'une vie, celle de diriger la révolte contre Geza Mott pour venger leur seigneur.

À la base, je trouvais que ça avait l'air vraiment sans intérêt. En fait, je ne m'attendais même pas à un film se passant durant l'ère médiéval! Plus le film s'est déballé devant moi, plus j'ai trouvé qu'au final, c'était franchement pas mauvais et divertissant. C'est exécuté avec rigueur, l'histoire avance continuellement sans jamais être chiante. Je ne suis pas historien et j'ignore à quel point il pouvait y avoir dans un même endroit autant de diversités culturelles, mais c'est un changement de cap intéressant des autres films du genre. Ça ressemble énormément en termes de style à 47 RONIN, que j'avais aussi bien aimé, mais cette fois dans un cadre plus réaliste. Les scènes d'action, pas si nombreuses sont également très travaillées, avec une bataille finale vraiment haletante. Très recommandable donc, un film intéressant, un peu sorti de nulle part. Abba

LEGIONNAIRE - Peter Macdonald avec Jean-Claude Van Damme, Adewale Akinnuoye-Agbaje et Stephen Berkoff, États Unis, 1998, 99m 

Alain Lefebvre est un des meilleurs boxers de la France. Il refuse de l'argent pour se coucher contre un boxeur de la pègre et pour arranger les choses, prévoit le soir même de quitter la France avec la femme du chef de cette dite pègre. Le plan échoue et pour sauver sa peau, Lefebvre doit joindre la Légion française. Une décision qui ne viendra pas avec sans son lots de difficultés, mais aussi sa part d'amitié et de rencontres marquantes. Sauf que voilà, la pègre a découvert l'enrôlement de Lefebvre et envoi un tueur régler le problème.

LEGIONNAIRE n'est pas un bon film parce qu'il mélange bien les ingrédients d'un bon film de Jean-Claude Van Damme, mais bien parce qu'il ne ressemble en rien à un film de l'acteur belge. Aucun Kung-Fu évidemment et la majorité des scènes d'action se font au fusil et faut le dire, ces scènes pas si nombreuses sont extrêmement bien faites et prenantes. Ça n'a rien d'un film à grand déploiement épique, mais on peut dire sans se tromper que LEGIONNAIRE contre son manque de moyen évident en faisant beaucoup avec peu. Van Damme fait un beau travail, comme la totalité du cast d'ailleurs et on se trouve à apprécier autant l'action que la camaraderie grandissante entre ces personnages. Si LEGIONNAIRE avait eu le budget d'un blockbuster ou d'un film à grand déploiement, je suis certain que le potentiel aurait été là pour un très gros succès. Mais peut-être bien aussi que c'est ce côté limité qui donne autant de charme à ce projet. Abba

A NIGHTMARE ON ELM STREET PART 2 - 1985

 Nancy Thompson. Immédiatement à son arrivée, Jesse est victime d'horribles cauchemars au visage brûlé et affublé d'une main pleine de griffes acérées. Jesse se rend compte que Freddy Krueger lui-même semble avoir pris possession de son corps et semble le forcer durant la nuit, à commettre des actes horribles! Avec l'aide de sa charmante voisine, Jesse fera tout pour se laver de la possession qui semble le manipuler.

Probablement le volet de la série avec la moins bonne réputation, je me suis surpris à trouver cette suite pas si pire du tout! Je serai le premier à dire que le film n'a pas du tout la puissance de certains autres volets bien supérieurs, mais il y a quand même plusieurs éléments intéressants à retenir ici. Le film commence avec une bonne séquence de rêve, longue et élaborée qui met immédiatement dans l'ambiance. S'en suit la descente aux enfers du personnages principal, intéressante, quoi que trop planté dans le réel à mon goût. Ce film manque une ou deux séquences de rêve originales, probablement pourquoi beaucoup de gens n'ont pas tant apprécié cet effort. C'est malgré tout rythmé et la réalisation ne perd pas une seconde, tout est dans le but d'alimenter l'atmosphère sinistre qui règne durant tout le métrage que ce soit la canicule qui fait exploser un oiseau, les horribles chiens au visage humain qui hantent le boiler room de Freddy ou la chaleur qui semble faire fondre la chambre du personnage principal. Les deux scènes les plus impressionnantes à mon avis, sont assurément celle où Freddy explose du sol pour trucider des dizaines d'adolescents durant une boum et surtout, quand Freddy traverse le corps de Jesse dans une splendide scène d'effets spéciaux. J'Ai bien aimé donc, mais je reconnais que ce n'est pas un grand film d'horreur ni le plus marquant de la série. Abba

NIGHTMARE ON ELM STREET 3 : THE DREAMS WARRIORS - Chuck Russell avec Heather Langenkamp, Craig Wasson, Patricia Arquette, Ken Sagoes, Rodney Eastman et Jennifer Rubin, 1987, États Unis, 96m

Nancy Thompson, la seule survivante du tout premier film de la série, vient d'être engagé comme assistante dans un hôpital psychiatrique. Elle travaille avec des adolescents qui ont tous quelque chose en commun. ils sont tous victimes des terreurs nocturnes causées par Freddy Kruger. Nancy n'est pas là par hasard, elle veut éveiller les jeunes à leurs pouvoirs dans le monde des rêves pour ainsi vaincre Kruger une bonne fois pour toute.

Le débat tient toujours sur quel est le meilleur film de cette franchise, le premier ou le troisième film. En tous les cas, le troisième est certainement celui qui est le plus original! On va beaucoup plus du côté de la comédie que lors du deuxième et 1ier film et on se retrouve avec un film bien fait et vraiment amusant. Et ce n'est pas que Freddy qui s'occupe du divertissement, quoi que ses façons de tuer les gens deviennent de plus en plus loufoques, mais c'est aussi la riche banque de personnages du film, tous assez attachants qui fait bien le boulot. Ce qui impressionne le plus définitivement est la qualité des effets spéciaux et des scènes de meurtre. Freddy se transforme en vert géant, a des seringues à la place des doigts, devient une télé meurtrière etc. C'est complètement dingue! Sans oublier un squelette en CGI tiré tout droit de JASON AND THE ARGONAUTS! Ma scène préférée demeure par contre la première scène de meurtre avec Freddy extirpant les veines d'un jeune camé pour le contrôler ensuite comme une marionnette pour le pousser à se jeter du haut de l'immeuble, extrêmement original. C'est donc un film bourré de moments inattendus et riches en moments forts et c'est peut-être un des slashers les plus généreux en termes d'effets spéciaux jamais fait, même encore aujourd'hui. Peut-être pas aussi bon en termes de qualité que le premier film, mais un film super efficace. Abba

OCULUS - Mike Flanagan avec Karen Gillan, Brenton Thwaites, Katee Sackoff, 2013, États Unis, 104m

Kaylie attends son frère Tim qui sort enfin d'une longue thérapie. Accusé de meurtre, il a finit par admettre qu'il avait perdu contact avec la réalité pendant des années. Kaylie le ramène dans la maison ou leurs parents sont décédés et elle a réussit à mettre la main sur un miroir antique qu'elle croit responsable de tous leurs malheurs. Objectif: documenter la nature surnaturelle de l'objet, de son influence sur les plantes, les animaux et les humains qui s'en approchent, innocenter définitivement son frère et détruire le miroir maudit.

Belle surprise que ce film à l'idée de base pourtant déjà vu: un miroir hanté, maudit ou possédé par un démon, ca sent le réchauffé. Pourtant Mike Flanagan, qui adapte ici un court-métrage qu'il a réalisé et qui a remporté du succès, trouve une formule bien intéressante. Karen Gillan a le rôle difficile, celui de commencer à faire douter le spectateur. Le choix de parsemer jusqu'à la fin la narration de flashbacks permet aussi d'étaler la lente progression qui nous amène à un final en boucle dont la fatalité peut étonner. Annalyse Basso et Garrett Ryan sont bons dans le rôle des jeunes versions de Kaylie et Tim et Rory Cochrane est absolument parfait dans le rôle du père au bord de la folie meurtrière. Sans réinventant la roue, mais en travaillant son scénario et sa mise en scène avec précision, jouant constamment entre réalité et illusion, Flanagan a réussit à me faire passer un bon moment. Mario Giguère

La PASSION DE JEANNE D'ARC - Carl Theodor Dreyer avec Maria Falconetti, Eugene Sylvaib, André Berley, 1928, France, 82m

En 1431, Jeanne d'Arc subit son procès pour hérésie. 

Je me rappelle encore après la sortie du film de Luc Besson sur Jeanne d'Arc, l'émission Apostrophe recevait le réalisateur et trois historiens qui débattaient sur les faits historiques et la pertinence de diagnostiquer ou non la Pucelle D'Orléans en tant que schizophrène. J'étais curieux de voir cette version de Dreyer.

Dreyer se concentre sur le procès, tel que rapporté méticuleusement à l'époque. Le film, censé être parlant, sera muet au vu des difficultés des débuts de technique d'enregistrement. On a donc droit à énormément de plans de personnages qui parlent, avec de courts cartons. La magnifique Maria Falconetti, en Jeanne D'Arc, est essentiellement cadré en gros plans sur son visage regardant vers les cieux, transcendée, lumineuse. Aucune question ne semble possible, elle est en état de grâce pour le spectateur. Autour d'elle une galerie de personnages tous plus grotesques les uns que les autres. La tyrannie, la machination patente est évidente, la chute de l'accusée préméditée, les fourberies n'en sont que plus pénibles. Pendant que la foule de paysans se masse autour du château de Rouen ou se passe le simulacre de justice, Jeanne flanche, pas longtemps, et est inévitablement condamnée au bucher. La caméra étire les minutes cruelles sur son visage et son corps en proie aux flammes.

Un sort funeste qui attend le premier montage qui passe aux flammes également. Dreyer remonte le film avec des plans précédemment écartés. Le film sera alors perdu pendant des années, retrouvé et restauré. La version que j'ai vue, sur une magnifique musique d'orgue en direct, ne durait que 82 minutes. Parfois près de l'expressionnisme allemand, malgré les coupes, le film demeure un incontournable pour qui s'intéresse au cinéma, à l'histoire et à ce personnage singulier. Mario Giguère

The PERFECT WEAPON - Mark DiSalle avec Jeff Speakman, John Dye, Mako, James Hong et Professeur Toru Tanaka, 1991, États Unis, 83m 

Jeff revient dans sa ville natale après plusieurs années à l'extérieur où il a été envoyé dans une école de Kempo où il est devenu une quasi machine à tuer. De retour aux sources, il assiste impuissant au meurtre de son mentor aux mains d'un molosse travaillant pour la mafia coréenne. Jeff devient donc une armée d'un seul homme, affrontant les criminels un par un pour se rendre jusqu'au responsable de la mort de son maître.

Jeff Speakman cherchait dans les années 90 à suivre les traces d'un certain Steven Seagal. Acteur limité, mais très habile au niveau des combats, il n'a malheureusement jamais trouvé la gloire et THE PERFECT WEAPON n'a pas seulement été son véhicule pour le pousser vers la gloire, il est également une série B d'action fort agréable. Si le scénario est extrêmement faible, voir même ultra recyclé, le charme du film se base sur les nombreuses présences de scènes d'action. Car oui, ça se bat aux dix minutes et Speakman fait honneur à sa réputation se montrant fort athlétique. La réalisation de Mark DiSalle s'avère maîtrisée, à défaut de tenter des choses et on voit bien que le réalisateur a une certain touche pour les scènes où ça bouge. On se ramasse donc avec un film limité et aux gros traits, mais fort distrayant avec un gros samoa méchant, qui ne dit pas un mot, mais qui offre un climax superbe contre un Speakman qui méritait un bien meilleur sort pour sa carrière. Abba  

QUEEN OF THE DAMNED - Michael Rymer avec Stuart Townsend, Marguerite Moreau, Vincent Perez et Aaliyah, 2002, États Unis, 101m 

Après plusieurs années de sommeil, le vampire Lestat se réveille pour se rendre compte que le monde dans lequel il vivait a bien changé. Voulant maintenant en refaire partie, il devient une star internationale du Rock et sa musique subjective réveille la Princesse des vampires, Akasha, possédant des pouvoirs énormes. Maintenant, elle veut de Lestat comme roi, pour prendre contrôle du monde des hommes.

Après INTERVIEW WITH A VAMPIRE, Hollywood pensait que la base littéraire de Anne Rice était de l'or en barre pour l'industrie cinématographique. Quelques années après le film Neil Jordan, voilà qu'on en remet avec QUEEN OF THE DAMNED, présentant encore une fois Lestat, mais dans un contexte complètement différent. Le résultat n'est pas très alléchant, on tente de créer une ambiance un peu langoureuse avec un côté bien hip et cool et le mélange ne prend tout simplement jamais. C'est brouillon, c'est un fouillis, le film se cherche constamment et le personnage principal est absolument détestable. La mise en scène essaye bien des choses, mais que ça soit dans les scènes d'action pas crédibles pour deux sous, dans les scènes d'érotismes fades ou dans les dialogues interminables, on regarde au final plus la montre que le film. La chose la plus intéressante dans l'entreprise est Aliyah, dans son dernier rôle avant sa mort tragique, qui crève l'écran par sa démarche de serpent, son costume aguichant et sa performance en générale. Les effets spéciaux sont assez hideux et c'est assez dommage qu'ils soient présents dans des scènes clés. On a donc ici un ratage avec des beaux décors et des beaux costume. Abba

SCANDALE À PARIS aka A SCANDAL IN PARIS - Douglas Sirk avec George Sanders, Signe Hasso, Carole Landis, Akim Tamiroff, 1946, États Unis, 95m 

D'après les mémoires du célèbre Vidocq. De sa naissance en prison à sa longue carrière de gentleman cambrioleur, jusqu'à emprunter le nom de François Vidocq, aperçu sur une pierre tombale. Avec son comparse Vernet, il se fais inviter dans la maison de la Marquise De Pierremont. Il est désemparé d'apprendre que le beau fils de Madame est commissaire de police, mais enchanté de rencontre sa petite fille, la charmante Thérèse. Vidocq réussit à se faire engager comme chef de police, ce qui lui permettra de faire travailler toute la famille de Vernet à la banque de Paris dans le but de la cambrioler. Mais voilà qu'une ancienne conquête réapparait, devine qui il est et le fait chanter.

Que voilà une version toute joyeuse, pleines de péripéties, de quiproquos, de charme, de jolies femmes, de naïveté exploitée mais aussi de drames mortels. George Sanders est parfait dans ce rôle qui lui va comme un gant. Son cabotinage et ses réparties savoureuses le rendent sympathique dès l'introduction. Tout le casting est idéal, on notera les femmes, de Carole Landis en jeune femme amoureuse d'une peinture vivante, toute en retenue, ou de Jo Ann Marlowe qui interprète sa jeune soeur Mimi, qui semble tout connaitre et dont les répliques sont parfaites. La poussée dramatique dans le dernier tiers est aussi prenante et on ne sera pas surprit d'apprendre que le réalisateur sera surtout connu pour ses mélodrames. Il excellait pourtant dans cette comédie frivole.

Le dvd d'Artus Films offre la version originale anglaise avec sous=titres français en option. Mario Giguère

SHARKANADO 5: GLOBAL SWARMING - Anthony C. Ferrante avec Ian Ziering, Tara Reid, Cassandra Scerbo, 2017, États Unis, 93m

Alors que l'Amérique est en ruines, Fin est en Angleterre au moment ou, surprise, de plus puissants ouragans débarquent. Cette fois c'est un voyage autour du monde qui attend Fin pour retrouver son fils, siphonné par un ouragan à requins. Tout ça un peu à cause de Nova qui a entraîné Finn dans un temple sous Stonehedge, oui, y a de la place, ou se trouve un artefact censé pouvoir contrôler les sharknados.

Après cette longue intro qui pige sans vergogne dans Indiana Jones, c'est parti cette fois pour des ouragans encore plus puissants qui ont le pouvoir de vous déplacer instantanément sur Terre, ce qui nous donne droit à un tour du monde de Finn et sa femme April. C'est aussi le départ d'un festival d'artistes invités absolument monstrueux. Des connus de tous et de vieilles connaissances parfois méconnaissables.

Charo: musicienne, actrice et comédienne en Reine D'Angleterre.

Fabio: l'ancien mannequin est nul autre que le Pape.

Chris Kattan: un ancien de Saturday Night Live, Premier Ministre d'Angleterre.

Olivia Newton-John et sa fille en scientifiques qui combattent les requins.

Al Roker, Kathie Lee Gifford et Hoda Kotb dans leur propre rôle.

Porsha Williams est une des filles de la "Sharknado Sisterhood".

Brett Michaels y va de son clin d'oeil à Mad Max Fury Road.

Samantha Fox que je n'ai absolument pas reconnue. Et plusieurs autres

On a droit à un hommage plus que direct à Q de James Bond et son arsenal de gadgets et on termine avec une incroyable pirouette en gros clin d'oeil à Retour versa le Futur avec nul autre que Dolph Lundgren. Bref ça part dans toutes les directions, ça ne se prends toujours pas au sérieux et tout le monde et sa cousine veulent jouer dans le prochain. Idéal pour se relaxer le cerveau. Mario Giguère

The SHEPERD - Isaac Florentine avec Jean-CLaude Van Damme et Stephen Lord, 2008, États Unis, 95m 

Un policier du Texas transféré à la frontière mexicaine est rapidement impliqué dans une enquête bien musclée où il est confronté à d'ancien Navy Seal devenus trafiquants de drogues.

À défaut d'être original, ce SHEPERD a au moins l'avantage de ne pas être chiant et de nous en donner pour notre argent. Alors que Van Damme a habitué bien des gens a des films dégueulasses durant sa période noire, il semblerait que ce film fasse partie de son renouveau niveau qualité. Évidemment, l'histoire du flic qui est transféré et qui règle tout par lui-même n'a rien d'exceptionnel, mais le soucis des scènes d'action est tel, qu'on entre très rapidement dans la danse avec ce Van Damme en forme, ces méchants bien méchants et dans le petit commentaire social, bien sirupeux sur l'immigration. On pourrait dire donc que le réalisateur a eu le flair de capitaliser sur nos attentes, en stylisant sa tatane et en étirant ses scènes d'action pour nous investir. Sinon, plein de personnages gentils pas intéressants et Van Damme a comme meilleur ami un lapin (...) et un Van Damme stoïque comme jamais. Cependant, c'est une petite réussite surprenante quoi que manquant beaucoup d'inspiration. Abba

SPECIES aka La Mutante aka Espèce - Roger Donaldson avec Michael Madsen, Natasha Hendridge, Ben Kingsley, Alfred Molina, Forest Whitaker et Marg Helgenberger, 1995, États Unis,  108m

1993, des scientifiques reçoivent une étrange transmission leur donnant une structure d'ADN extraterrestre, mais ce n'est pas tout, ils reçoivent également la formule parfaite pour la combiner à l'ADN humain. Le résultat est Sil, l'être parfait qui peut se transformer en quelques secondes de la plus belle beauté en une créature meurtrière. Alors que Sil s'évade du complexe scientifique, l'agent du gouvernement Xavier Fitch monte une équipe d'experts pour la traquer avant qu'elle ne s'accouple.

Faut applaudir des efforts de ce genre de mélanger horreur/sci-fi et érotisme dans un même lot. SPECIES n'est pas un grand film, mais il s'avère un divertissement assez solide sur plusieurs points et qui n'est jamais chiant. Le film n'est qu'une succession de moments de traque avec le personnage de Natasha Henstridge qui ne cherche qu'à se mettre! Le casting est assez impressionnant avec au menu Michael Madsen, Alfred Molina, Robert Whitaker et Ben Kingsley, mais le plus surprenant, c'est que les personnages sont intéressants et bien détaillés. La structure du film demeure un peu banal, mais au final, SPECIES est sans véritable prétention outre que celle de faire passer un bon moment tout en respectant les codes généraux de la science-fiction. Recommandé. Abba

STAR WARS: Episode VII - The FORCE AWAKENS - J.J. Abrams avec Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac, 2015, États Unis, 136m

Une pilleuse d'épaves, un stormtrooper déserteur et un petit droid contenant de l'information vitales partent à la recherche d'une légende, Luke Skywalker. Épaulés par la Résistance, qui combat contre le Premier Ordre, mouvement née des cendres de l'Empire, ils devront tout faire pour arrêter la nouvelle arme qui menace la galaxie.

Pas facile de plaire à tout le monde et la deuxième trilogie de Star Wars a bien prouvé que si on veut ramener Star Wars, on doit prendre le temps de respecter la qualité de la trilogie originelle, tout en en donnant plus. Je pense bien honnêtement que THE FORCE AWAKENS a remplit ce mandat, n'en déplaise à d'autres personnes. Une chose est certaine, J.J. Abrams adorait la trilogie et a fait un film qui respectait en tous lieux cet univers. Le look un peu rétro, l'utilisation d'anciens personnages, le repompage de certains plans. C'est super rapide, rythmé à la moelle, offrant ici et là des scènes d'action de qualité et des rencontres toujours très prenantes entre les personnages. John Williams offre encore une fois une superbe trame sonore, retenue et épique à la fois, berçant parfaitement cette belle aventure. C'est un trip très nostalgique et c'est aussi spécial parce que l'on sent que l'on voit le renouveau de quelque chose que l'on a adoré. Disney prévoit un film de Star Wars par année, ce qui ne fait aucun sens et assurément que la qualité en payera le prix au final, mais bon, on peut toujours se dire que ce film-là, aura été une vraie réussite. Abba

TERROR IS A MAN aka Creature from Blood Island aka Blood Creature aka La Isla del Terror - Gerardo de Leon & Eddie Romero avec Francis Lederer, Greta Thyssen, Richard Derr1959, Philippine/États Unis, 91m 

William Fitzgerald est naufragé sur une île ou il va rencontrer le Docteur Charles Girard, sa femme Frances, son assistant Walter et ses domestiques. Frances semble s'ennuyer royalement car son mari est continuellement en train de travailler sur ses expériences. William va se rendre compte qu'il tente de prouver ses théories en transformant une panthère en être humain. Les indigènes s'enfuient de l'île quand la bête se sauve. William et Charles la rattrapent. Frances semble tenter de séduire William qui est prêt à passer à l'acte, mais surprise, tout ce qu'elle veut c'est partir, quitter l'endroit et son mari.

37 ans après l'adaptation du roman L'Île du Dr Moreau, Island of Lost Souls, on aura rapidement deviné que le scénario est une autre adaptation libre du roman de H.G. Wells. L'homme panthère restera sous ses bandages pendant trop longtemps, mais son dévoilement demeure efficace dans ce qui est visiblement un petit budget pour l'époque. Greta Thyssen est une vamp prédatrice et sa pudeur n'en sera que plus étonnante. C'est qu'elle s'habille, se coiffe et se maquille pour séduire, malgré les années passées en isolation dans cet endroit maudit. Elle assiste de mauvaise grâce son mari mais souhaite qu'il abrège les souffrance de l'homme-animal. On reste dans un scénario classique mais un triangle amoureux curieux, pour ne pas dire un quatuor avec la créature qui n'arrive pas à réprimer ses instincts. J'avais vu le film des années auparavant sous le titre Blood Creature, mais le revoir n'a pas été déplaisant. Mario Giguère

The THREE MUSKETEERS - Paul W.S Anderson avec Logan Lerman, Matthew MacFayden, Luke Evans, Ray Stevenson, Milla Jovovich, Orlando Bloom, Till Sweiger, Christopher Walz et Madds Mikkelsen, 2011, Allemagne/États Unis/France/Angleterre, 110m 

Les mousquetaires ne sont plus, séparés par le Cardinal de Richelieu. Le jeune D'Artagnan, revenant de devenir mousquetaire, se rend à Paris sans savoir la mauvaise nouvelle et trouve le moyen d'offenser en une avant-midi les trois plus grands mousquetaires de sa majesté : Athos, Portos et Aramis. Alors qu'il doit les affronter en duel durant la même journée. les gardes du Cardinal tentent d'arrêter les trois hommes pour duels illégaux. D'Artagnan et les mousquetaires battent les gardes et D'Artagnan et les trois mousquetaires forment ensuite une équipe qui découvre un complot que le Cardinal de Richelieu planifie d'éliminer le Roi de France pour prendre son trône.

Le roman d'Alexandre Dumas est un morceau fétiche de mon adolescence. Je l'avais adoré et j'ai bien aimé je pense toutes les adaptations faites au cinéma. Eh bien, c'était avant celle-là. On peut toujours compter sur Paul WS Anderson pour plomber quelque chose qui semble avoir du potentiel. C'est comme une version sur le speed du roman d'origine, c'est vite, bourré d'effets visuels inutiles et ça se bat continuellement et ce, au détriment du scénario. C'est absolument indigeste de bout en bout Les dialogues sont constamment douteux et on se dit qu'outre de beaux environnements et de beaux costumes, le film échoue vraiment pour nous plonger dans cet univers d'époque, quoi que ce n'était peut-être pas le but. Anderson veut tellement offrir son film sur le mythe des mousquetaires qu'il Residentevilise le roman d'Alexandre Dumas en ajoutant du Steam Punk et des combats ridicules, mais qui lui permettent de mettre des ralentis sur à peu près tout ce qui bouge. Il n'y a honnêtement rien à voir ici, sauf si vous voulez voir un réalisateur très imbu de lui-même offrir la pire version possible d'un grand roman d'aventure. Abba

The WITCHERY aka La Casa 4 aka Ghosthouse 2 aka Evil Encounters aka Witchcraft - Fabrizio Laurenti avec David Hasselhoff, Linda Blair, Catherine Hickland, Annie Ross, Hildegard Knef, Leslie Cumming, 1988, Italie, 95m

À 50 milles des côtes de Boston, il y a une île avec une immense bâtisse abandonnée à vendre. Alors qu'un couple d'un certain âge sent la bonne affaire et veut faire une offre, un jeune couple squatte temporairement la place, lui est photographe, elle traduit un livre allemand qui parle d'une sorcière qui y serait morte et d'étranges phénomènes lumineux observés. Les acheteurs potentiels décident de visiter  la place avec le fils du vendeur, une architecte,  ainsi que leur fille enceinte (Linda Blair) et de son jeune frère. Une mystérieuse femme en noir apparait à l'occasion et rapidement, pendant un orage qui oblige tout le monde à passer la nuit sur l'île, la dame réunit ce qu'il lui faut pour ouvrir une porte vers l'enfer.

Le qui était vendu en Italie comme une suite de Evil Dead 1-2 et Ghosthouse, mais évidemment qu'il n'a aucun rapport avec les films précédents. Production de la firme Filmirage de Joe D'Amato, le film offre quelques scènes gore et un brin de nudité dans un ensemble assez convenu. Les scènes sanglantes arrivent à étonner car elles ont des effets spéciaux efficaces et que, ma foi, le reste est tranquille. On ne se préoccupe pas trop des personnages plongés dans ce cauchemar de sorcellerie, on nous explique peu les scènes de flashback, qui semblent pointer la cérémonie requérant une femme enceinte, les nouveaux nés étant prisés par les sorcières. Blair et Hasselhoff sont égal à eux mêmes, ce n'est pas encore ici qu'ils remporteront un oscar. Hildegard Knef est plus efficace en femme mystérieuse, la clé de l'énigme. Le reste des acteurs fait son boulot correctement sans plus, mais il faut dire que Catherine Hickland, en architecte nymphomane un peu prude sur le coup, est fort jolie et elle connaîtra une longue carrière à la télé américaine. On retiendra plus les horribles scènes de couture et un viol par un fantôme ou un esprit mal intentionné, c'est un peu flou. La présence de Linda Blair m'intriguait, content de l'avoir vue, sans plus.  Ca se termine et on dort sans faire de cauchemars. Mario Giguère

YAKUZA APOCALYPSE - Takashi Miike, 2015, Japon/France

Dans sa grande mansuétude, Takashi Miike aborde le monde des yakuzas comme une problématique sociale. A force de fanfaronner, l'élite du banditisme nippon serait-elle devenue l'apanage de n'importe qui? Les yakuzas, problème de mode sociétal? C'est ce que cet excentrique délire cinématographique semble vouloir nous dire. Dans "Yakuza Apocalypse", les gangsters japonais sont présentés comme une sorte de virus. Un truc agaçant dont il est difficile de se défaire et qui se propage comme une mauvaise grippe. Un virus incarné par le vampirisme: aveugle, brutal, sanglant, et  désirable en même temps. Les gangs de yakuzas suceurs de sang utilisent la population lambda pour se remplir les artères, les intérêts (la soif) individuels prennent le pas sur celui du groupe, et l'honneur (cité en ouverture) n'est plus que le souvenir de traditions obsolètes. "Yakuza Apocalypse", ou les funérailles du code d'honneur en ce début de XXIe siècle qui bafoue les traditions autrefois si chères aux (antis) héros de Kinji Fukasaku.

Point d'inquiétude, Miike n'est pas du genre à crier " c'était mieux avant " et son film n'a rien de solennel. Au contraire, le réalisateur nous offre un florilège de cinéma bouillonnant et frapadingue, nous conduit dans des délires toujours inattendus où des prisonniers condamnée à faire du tricot dans le sous-sol d'un bar ne sont qu'un aperçu des folies à venir. On aurait envie d'en dire plus sur les personnages et les situations invraisemblables, mais cela ne servirait qu'à gâcher les surprises... Violent, drôle absurde et furieux, l'auteur de "Sukiyaki Western Django" continue de tracer sa voie au sein d'un cinéma de genre codifié qu'il respecte, assume, et détourne avec audace et délice. Kerozene

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