LES NOUVEAUX VISIONNEMENTS CULTES

mise à jour le 15 novembre 2016

2012 - Roland Emmerich avec John Cusack, Amanda PEet, Chiwetel Ejiofor, Thandie Newton, Oliver Platt et Woody Harrelson, 2009, États Unis, 158m

Jack Curtis est un divorcé un peu blasé qui va en vacances avec sa petite famille au Yosemite. Sur place, il rencontre Charlie Frost, un paranoïaque qui dit à tout le monde que la fin du monde est proche. Le problème, c'est que Charlie a raison et la fin du monde arrive subitement et sans prévenir. Tout s'écroule, les inondations font rage, les tempêtes arrivent et Jack sauve sa famille et suite aux conseils de Charlie, va en direction de la Chine où l'évènement aurait été prévu.

Emmerich, c'est l'expert quand on a besoin d'un film au scénario louche, mais avec de l'explosion et de la catastrophe. Alors on est dans ce mélange pas toujours digeste, d'effets spéciaux gigantesques et évidemment, de survie à la dernière seconde de par le courage débordant d'hommes et de femmes ordinaires se battant pour leur survie. Les acteurs ont l'air complètement laissé à eux-mêmes, avec des rôles absolument sans subtilité, on sait qui est le méchant et le gentil à la première vue. Je dois dire par contre, qu'Emmerich connaît ce qu'il fait de bien et c'est quand même assez efficace en tant que film d'action, bien rythmé, sauf que le film est au moins 20 minutes trop long. Le petit message pro-humanité et tout le tralala est hyper maladroit, mais on se s'attendait pas à plus de toute façon. 2012, c'est du popcorn d'assez basse gamme, où le budget démesuré des effets spéciaux, vient gober toute tentative de faire plus qu'un film d'attraction. Abba

AUTOSTOP ROSSO SANGRE aka Hitch-Hike aka La Proie de l'Autostop - Pasquale Festa Campanile avec Franco Nero, Corinne Clery, David Hess, 1977, Italie, 99m

Eve and Walter sont un couple en voyage aux États Unis, au volant de leur voiture à laquelle est attaché leur roulotte. Madame conduit et ce n'est pas la joie, le couple est dépareillé, Walter (Franco Nero) journaliste alcoolique, toujours en train de la dénigrer et Eve (Corinne Clery), fille de papa riche, toujours en train de se plaindre. Pourtant, lorsque Walter essaie d'avoir une relation sexuelle non consensuelle, ça se termine dans la luxure ou les deux y trouvent leur pied. Pas évident à cerner ces deux là. Au hasard de leurs pérégrinations, ils prennent en stop un gaillard, Adam (David Hess) qui semblera louche dès le départ. Pour cause, c'est un criminel endurci qui va mener la vie dure au couple. Mais tout n'est pas si simple, comme on s'en rendra compte rapidement.

Je l'avoue d'emblée, ce type de film d'exploitation, le Rape and Revenge, comme on le dit si bien en français, n'est pas généralement ma tasse de thé. J'ai toujours en tête le visionnement en salle de cinéma du film de Wes Craven: La Dernière Maison sur la Gauche, avec David Hess justement, que je n'ai jamais apprécié, le film, pas Hess. Je me rappelle cependant que depuis des années, on me recommande ce Hitch-Hike qui s'avère drôlement plus intéressant. C'était une autre époque, comme on le dit trop souvent, ou le cinéma n'avait pas peur de mettre en scène des personnages antipathiques, désabusés, bourrés de défauts, mais qui nous gardent collés à notre siège. Avec raison, l'intrigue est savamment menée à coups de revirements inattendus, avec une tension à couper au couteau. Les acteurs, au jeu hyper tendu limite hystériques, y vont à fond de train et sont tous excellents. Corinne Cléry est étonnante en sulfureuse vamp au tempérament bouillant, limite sado masochiste qui en bavera. Franco Nero est adorablement détestable et la partie d'échecs qu'il joue avec David Hess nous garde sur le qui vive. La conclusion m'étonne encore. J'adore la trame sonore d'Ennio Morricone. Chapeau à Pasquale Festa Campanile, plus connu pour ses comédies, allez comprendre. J'ai énormément apprécié son film Il Ladrone avec la cultissime Edwige Fenech ou il met en scène le Larron qui finit aux côtés de Jésus sur la croix.

L'édition dvd d'Artus Films comprends un livre de 64 pages " Un genre maudit : le Rape and Revenge " de David Didelot, exhaustif, il mentionne l'effort Québécois: SHE DEMONS OF THE BLACK SUN. Didelot y va aussi d'un supplément dvd: L'autoroute rouge sang. On complète l'offre avec le diaporama d'affiches et photos et les films-annonces de la collection Thriller. Offert en Italien et en français, sous-titres français en option. Mario Giguère

BATMAN : ASSAULT ON ARKHAM - Jay Oliva, 2014, États-Unis, 86m 

Amanda Waller, chef d'une escouade anti-terroriste est prêt à tout pour récupérer dans l'asile d'Arkham, des documents retenus par le Riddler. Elle forme une escouade avec plusieurs super-vilains, dirigé par Deadshot. Sauf que sur les lieux, l'équipe découvre que le Joker a planté des bombes partout sur l'île et évidemment, Batman est là et se retrouve avec deux boulots, arrêter le Joker et l'escouade qui envahit l'île.

Bonne idée de faire un film qui s'intéresse au Suicide Squad, un projet avec énormément de potentiel mettant les vilains de l'avant. Avant de parler du film d'animation, je me permettrai de glisser un mot sur l'horrible blockbuster sorti au mois d'août, une farce monumentale, sans structure qui se retrouve à être un interminable vidéoclip de deux heures, chiant à mort. Heureusement, le film d'animation, sorti une année plus tôt, est tout le contraire et est meilleur sur tous les points.  Intéressant  de mettre un peu Batman de côté pour explorer plus en profondeur d'autres personnages. Si ASSAULT ON ARKHAM en présentera plusieurs franchement oubliables, ce charmant film d'animation met en lumière certains personnages moins exploités comme Captain Boomerang, Killer Frost et le très sympathique King Shark (mon préféré). On donne ici une grosse place au très populaire personnage de Harley Quinn et celui de Deadshot, qui est clairement le personnage principal ici. Si on s'intéresse à l'univers, ASSAULT ON ARKHAM est certainement intéressant, mais le film n'est pas sans ses défauts. L'animation n'est pas très belle tout le temps, l'histoire est parfois incohérente (Il y a un gigantesque plothole avec un échange de costume) ) et ça perd de son souffle vers la fin. Par contre, c'est violent et sans compromis. On se permet de tuer des personnages à tous les vents et parfois de façon inusité. Le produit est adulte et c'est tant mieux. Ça a du charme et c'est fait avec une passion visible. . On se retrouve avec une incursion sympathique dans un univers qui prend de l'expansion de belle façon avec ses nombreux films d'animation de belle qualité. Abba

BEAST OF BLOOD - Eddie Romero avec John Ashley et Celeste Yarnall, 1970, Phillipines, 90m 

Quelques heures après l'attaque sauvage de la bête mi-homme mi plante, le docteur Axley voit la bête faire un massacre sur le bateau après s'être échappé. Un an plus tard, Axley retourne sur l'île de sang pour enquêter sur des faits étranges et ce malgré la mort du Docteur Lorca. Mais voilà! Ce dernier n'est pas mort et il fait des expériences sur la bête, dont il tient la tête découpé, dans un bocal.

MAD DOCTOR OF BLOOD ISLAND m'avait laissé complètement froid, trop long, trop lent et un effet de zoom incessant à donner mal à la tête. Voilà qu'arrive une suite directe, qui je dois l'avouer, m'est apparu bien sympathique. Le gros problème reste le même, il n'y a aucun rythme entre les scènes fortes et les dialogues se font souvent en un seul interminable plan. Malgré tout, y'a quelque chose à en tirer, pour la folie de certaines scènes contenant la fameuse bête, qui a toujours une gueule aussi affreuse, mais qui ici PARLE! Y'a quelques scènes d'action correctes sans plus, il y a un laboratoire cheapette et un méchant très méchant et des femmes aux moeurs légères. C'est le total package, mais ce n'est jamais vraiment bon. J'ai tout de même trouvé la chose plutôt bien et le style approché est fort différent du premier film, ce qui est audacieux. Abba

CHARLEY-ONE-EYE aka Charley le Borgne - Don Chaffey avec Richard Roundtree, Roy Thinnes, Nigel Davenport, 1973, Grande-Bretagne, 84m

Ben, un soldat noir, déserte l'armée après avoir tué un officier. Traqué par l'armée et par les Mexicains, il se retrouve perdu en plein désert, où il rencontre un Indien avec lequel démarre une relation difficile. Lorsque Ben se fait capturer par un chasseur de primes, l'Indien, qui s'est lié d'amitié avec Ben, lui porte secours.

Du réalisateur Don Chaffey, plus connu pour le classique de la Hammer One Million B.C., ou JASON et les Argonautes. Le quasi huis-clos dans le désert, centré sur deux personnages à première vue antipathiques s'avère étonnant et au final on se sera attaché à ces hommes dépareillés. Le mince budget aura probablement à l'équipe de mettre sur pellicule ce drame nihiliste comme il s'en faisait plus souvent à l'époque. Très peu vu à sa sortie, il met pourtant en vedette Richard Roundtree qui était en pleine gloire, suivant sa prestation dans Shaft. Totalement surprenant, Roy Thinness, méconnaissable vedette de la série Les Envahisseurs, est l'indien aux dialogues quasi inexistants. Tout un numéro d'acteur. Nigel Davenport est le chasseur de primes, un homme dont la cruauté n'a d'égal que le racisme bien détalé dans ce désert. La trame sonore viens ponctuer le récit de quelques morceaux de flute lancinants. Un film étonnant que l'amateur de western saura apprécier à sa juste valeur.

Le dvd d'Artus Films offre en suppléments Le blanc, le noir, le rouge, par le spécialiste Alain Petit, un diaporama d'affiches et photos ainsi que les bandes annonces de la collection Western européen. Version originale anglaise avec sous-titres français en option. Mario Giguère

DAWN OF THE PLANET OF THE APES - Matt Reeves avec Jason Clarke, Andy Serkis, Keri Russell, Gary Oldman et Toby Kebbell, 2012, États Unis, 130m

10 ans après les évènements de Rise of the Planet of the Apes, les singes contrôlent maintenant la Terre et ces derniers pensent que la race humaine a été éradiquée après la grippe simienne. Sauf qu'un groupe de singes rencontre une bande de survivants humains et après un face à face tendu, Ceasar, chef des singes, tente de faire la paix alors que son rival voulant le pouvoir, Koba, met de l'huile sur le feu en tentant de tuer les humains. Cette attaque fait en sorte que les humains comptent bien se venger pour reprendre le contrôle de leur planète, Ceasar et un allié humain, Malcom, sont les deux seuls pouvant faire comprendre à leur peuple que la meilleure voie à prendre est celle de la paix.

Très intéressant de voir cette suite de RISE OF THE PLANET OF THE APES, qui se projette dix ans plus tard dans un tout autre univers. Autant la base de DAWN est plus audacieuse que son prédécesseur, autant le traitement se révèle finalement extrêmement convenu et c'est malheureux. L'histoire est véritablement à 100% prévisible, que ce soit les punchs ou dans l'évolution des personnages. Autant le dire tout de suite également, on en a rien à battre des humains ici, car les vedettes sont véritablement ceux qui ont fait les effets de ces singes qui ont des looks et une fluidité incroyables. On a droit à davantage de scènes d'action qui ici sont à très grands déploiement avec en fer de lance, ce singe barjot de Koba qui détruit tout sur son passage et se permet de pourfendre des dizaines d'humains avec une mitraillette dans chaque patte! Je suis donc un peu tiraillé entre plusieurs scènes fortes face au scénario bourré de clichés enmerdants. Au final, c'est bien fait, c'est pas ennuyant et on passe un assez bon temps, mais je crois cependant que le film précédent a mieux fait avec ce qu'ils avaient sous la main scénaristiquement parlant. Abba

The FEAR - Vincent Robert avec Eddie Bowz, Heather Medway, Ann Turkel et Vince Edwards, 1995, États Unis, 98m 

Un groupe de patients en thérapie de la peur se retrouve dans un chalet en pleine nature, habité seulement par une étrange et inquiétante poupée en bois grandeur nature. Alors que les participants révèlent leurs angoisses et leurs peurs, l'étrange jouet prend vie et élimine chacun des participants en utilisant leur peur profonde.

Quand même pas mal honnêtement comme base, une version un peu plus twisted de Nightmare on Elm Street. Mais outre la base intéressante, c'est là que s'arrête tout le plaisir que vous aurez de la chose. Y'a la créature, qui honnêtement porte un costume franchement génial et qui apparaît finalement assez peu en mouvement dans le film et je pense que c'est pour le mieux. D'abord, la créature ne fait pas peur et ensuite, le costume semble être franchement difficile à porter. C'est mal filmé , avec des couleurs dégueulasses et pratiquement aucun travail au niveau de l'image. On atteint le comble de la nullité avec les personnages, tous cons comme des veaux, détestables, sans aucun motif aucun et avec des scènes qui semblent contredire leurs motivations à mesure qu'elle avance, comme pour annuler tout tentative de comprendre les gens qui forment ce groupe. Le film est endormant, tout comme les dialogues au final et ce film qui promettait beaucoup a tout l'allure d'un projet mal exploité et au résultat final assez médiocre. Abba

FIRST MAN INTO SPACE aka LE PIONNIER DE L'ESPACE - Robert Day avec Marshall Thompson, Marla Landi, Bill Edwards, 1959, États Unis, 73m

Deux frères sont impliquée dans un programme pour construire un avion capable de se rendre plus haut, plus loin que les appareils existants. Le plus jeune, le lieutenant Dan Milton Prescott, est pilote expérimental et a tendance à en pas écouter ses supérieurs, voulant dépasses ses limites et celles de l'appareil. L'autre est le commandant Charles Ernest Prescott, son supérieur immédiat, concerné par la sécurité de son frérot. L'inévitable se produit, le dernier modèle est poussé trop loin et le pilote perd conscience pendant que son avion quitte l'atmosphère terrestre et traverse un champ de météorites. On retrouve l'appareil écrasé au sol, sans retrouver le corps du pilote qui semble avoir miraculeusement survécu, mais dans quel état ?

Il est bien évident que First Man into Space s'inspire du célèbre Quatermass de la Hammer, avec des différences qui rendent cependant le tout intéressant. Un budget de toute évidence restreint, des acteurs américains pour mieux vendre le film au pays d'Oncle Sam, cette production britannique offre un monstre inquiétant qui tarde à apparaitre, mais qui vaut le détour. On se rappelle de Marshall Thompson, qui est mieux connu pour Daktari, It The Terror Beyond Space ou Fiend without a Face tandis que la belle Marla Landi aurait méritée une carrière plus prolifique. Décidément la conquête spatiale aura inspiré son lot de films horrifiques et celui-ci n'Lest pas loin de The Incredible Melting Man de 1977. Une belle découverte, ce petites productions britanniques n'ont souvent jamais été traduites ou distribuées.

Le dvd d'Artus offre donc le film en version originale avec sous-titres français en option, un livre 64 pages: La Science-fiction anglaise, le supplément d'Alain Petit: Satellite sanglant, un diaporama d'affiches et photos ainsi que les bandes-annonces de la collection SF Vintage. Mario Giguère

FIRST MAN ON MARS - Mike T. Lyddon avec Benjamin J. Wood, Marcelle Shaneyfelt, Sam Cobean, Kelly Murtagh, Kirk Jordan, Gavin Ferrara, Jeffrey Estiverne, Candace McAdams, 2016, États Unis, 85m

"The countdown to terror has begun! Astronaut Eli Cologne became the first man on Mars, but something went horribly wrong. Infected by an alien organism, he returned to Earth a savage monster with an unquenchable thirst for human flesh."

Le décompte vers l'horreur a commencé ! L'astronaute Eli Cologne deviens le premier homme sur Mars, mais une éraflure sur une roche qui ressemble à de l'or précipite le cauchemar. Infecté, Cologne décide de revenir sur Terre. Transformé, il va hanter les bayous de la Louisiane. Les morts s'accumulent et l'arrivée d'une équipe scientifique à sa recherche, ainsi que deux filles en bikini et le propriétaire du magazine Bullets and Bimbos, le Shériff et son assistant et les colons de la place ne feront que compliquer les choses. 

Réalisé, écrit, produit, co-photographié, trame sonore et plus par Mike T. Lyddon. Présenté comme une satire des films de monstres à petits budget présentés dans les ciné-parcs américain dans les années 70, le film se veut léger et drôle. Bourré de références, du savant qui se nomme Fritz Lieber, comme l'écrivain classique, aux mentions de films et séries populaires du genre au scénario qui n'est pas sans rappeler le classique de la Hammer - Quatermass, le nom du cosmonaute: Cologne, rappelle Carroon dans Quatermass, on a de toute évidence affaire à un fan de science fiction et de cinéma Bis. Tous les personnages sont caricaturaux, sauf peut-être Porscha, modèle bimbo qui a un peu plus de cervelle que prévue. Le casting a eu l'air de bien s'amuser. Quelques effets gore s'accumulent en fin de métrage tandis que les bikinis restent bien en place. Idéal pour une soirée entre amis, pizzas et bière.

Mike T Liddon est un producteur, scénariste, réalisateur et spécialiste d'effets spéciaux connu pour ses films de genre tel Creepers, Zombie! vs Mardis Gras et Cut Up. Mario Giguère

GALLANTS aka KUNG FU MASTERS aka FISTS OF DIGNITY - Clement Cheng & Derek Kwok, 2010, Hong Kong 

Avec son physique de freluquet à lunettes, Cheung possède le profil type du souffre-douleur. Employé dans une société d'immobilier, il est humilié par ses collègues, ridiculisé par son boss, et est incapable de faire valoir ses droits. C'est malgré lui qu'il est envoyé en pleine campagne pour un job non rémunéré. Il y fait la connaissance de deux vieilles gloires du kung fu physiquement diminuées et scotchées au chevet de leur maître plongé dans un coma depuis trois décennies. Forcés à faire face à une bande de malfrats désireux de mettre la main sur leur maison qui sert de restaurant après avoir été une école d'arts martiaux, nos vieux champions désespèrent méchamment d'autant plus que leur maître enfin réveillé ne les reconnaît pas, et les confond en la personne de Cheung. Tous les deux. En une seule personne.

Selon la note d'intention, Clement Cheng et Derek Kwok veulent ici rendre hommage au cinéma d'arts martiaux classiques de l'ancienne colonie britannique. Grace à leur bagage historique, les acteurs Chen Kuan Tai ("Le justicier de Shangai", Chang Cheh, 1972), Michael Chan ("The Heroes", Wu Ma, 1980), et surtout l'ancienne star de la Golden Harvest Bruce Leung ("Les 8 invincibles du kung fu", Lo Wei, 1971) - qui fait le show pratiquement à lui tout seul, que ce soit au niveau de la comédie ou de la prouesse martiale - font plus ou moins office de garantie. On navigue alors entre humour téléphoné et nostalgie déplacée tout au long d'un récit à la structure volontairement banale qui ne parvient jamais à se dépasser lui-même ; et ce, malgré la volonté évidente de ses faiseurs de vouloir faire de "Gallants" un hommage de référence. Les quelques scènes d'action sont certes joliment faites, mais l'humour constamment plat, le récit boiteux et les acteurs souvent décevants ne permettent pas une très haute appréciation de la chose. Plutôt que de tirer avantage de la présence des anciennes gloires, Cheng et Kwok ressassent de vieilles rengaines ankylosées dans l'ennui et ne font que fournir un film sans relief et un peu chiant. Ce qui n'empêcha pas " Gallants " de devenir un gros succès local et une bête de festival. Kerozene

HIGH LONESOME aka La VALLÉE DU SOLITAIRE - Allan Le May avec John Barrymore Jr, Chill Wills, John Archer, Lois Butler, 1950, États Unis, 77m

Un jeune étranger rôde autour d'un ranch. Coincé, il raconte avoir tué en légitime défense un homme et avoir prit la fuite. Son histoire est cependant fort curieuse, puis qu'il décrit deux personnes qui l'ont prit en chasse et ces deux hommes sont morts depuis des années. Le patriarche de ses hôtes décide de l'héberger, le temps de comprendre ce qui se passe et de résoudre ce mystère.

Ce jeune cowboy, rapidement surnommé Cooncat, est interprété par nul autre que le fils de John Barrymore et sera donc le père de la célébre Drew Barrymore. Il a des allures de jeune rebelle et naturellement la jeune fille du vieux s'amourache du bel homme. Produit par Republic Pictures, le scénario avance à un rythme très rapide. On est pas loin des serials de la célèbre firme et on ne s'ennuie pas une minute, surtout qu'on a décidément envie de comprendre ce qui se passe dans cette histoire insensée. Les acteurs vétérans sont très bons, tout comme les seconds couteaux qui interprètent les méchants. J'ai donc été un peu étonné d'autant dévorer le film, un bel exemple de western américain classique comme on les aimait tant à une certaine époque.

Le dvd d'Artus Films offre en suppléments La grande solitude, par Georges Ramaïoli, un diaporama d'affiches et photos ainsi que les bandes annonces de la collection Western. Offert en version originale anglaise avec sous-titres français en option. Mario Giguère

The HOBBIT : THE DESOLATION OF SMAUG - Peter Jackson avec Martin Freeman, Ian Mckellen et Richard Armitage, 2013, États Unis, 161m

Les 13 nains commandés par Thorin et accompagnés de Bilbo Baggins et de Gandalf le Gris se rendent dans les montagnes solitaires pour retrouver l'Arkenstone gardé par le dragon Smaug. Mais le chemin est bourré d'embûches comme des araignées géantes, des elfes ainsi qu'une horde d'Orcs toujours à leur poursuite.

Peter Jackson a vraiment pressé le citron autant qu'il le pouvait avec sa trilogie du Hobbit. Alors que le premier film était assez distrayant et permettait de bien connaître les personnages, sa suite offre davantage de scènes d'action. Nos héros affrontent une chaudrée d'ennemis durant leur périple, dans des scènes d'action, ma foi assez réussites dans l'ensemble. Le problème demeure quand même, alors que la trilogie des Seigneurs des Anneaux ne m'a jamais ennuyé, tous les films de cette trilogie me semblent trop longs et trop étirés. Vers la fin, alors que les personnages sont dans le village près de la montagne, mon intérêt était au zéro absolu et j'ai toujours cette impression que les scènes de baston sont toujours trop longues. Mais bon, il ne faut pas bouder notre plaisir pour autant, les personnages sont attachants, l'univers toujours très beau. Pour ce qui est de ce fameux dragon, il est probablement le plus effrayant et menaçant de l'histoire du cinéma et tout ce build up ne m'a pas tant déçu. Au final, un bon film, mais qui abuse un peu trop par moments.

Les 13 nains commandés par Thorin et accompagnés de Bilbo Baggins et de Gandalf le Gris se rendent dans les montagnes solitaires pour retrouver l'Arkenstone gardé par le dragon Smaug. Mais le chemin est bourré d'embûches comme des araignées géantes, des elfes ainsi qu'une horde d'Orcs toujours à leur poursuite.

Peter Jackson a vraiment pressé le citron autant qu'il le pouvait avec sa trilogie du Hobbit. Alors que le premier film était assez distrayant et permettait de bien connaître les personnages, sa suite offre davantage de scènes d'action. Nos héros affrontent une chaudrée d'ennemis durant leur périple, dans des scènes d'action, ma foi assez réussites dans l'ensemble. Le problème demeure quand même, alors que la trilogie des Seigneurs des Anneaux ne m'a jamais ennuyé, tous les films de cette trilogie me semblent trop longs et trop étirés. Vers la fin, alors que les personnages sont dans le village près de la montagne, mon intérêt était au zéro absolu et j'ai toujours cette impression que les scènes de baston sont toujours trop longues. Mais bon, il ne faut pas bouder notre plaisir pour autant, les personnages sont attachants, l'univers toujours très beau. Pour ce qui est de ce fameux dragon, il est probablement le plus effrayant et menaçant de l'histoire du cinéma et tout ce build up ne m'a pas tant déçu. Au final, un bon film, mais qui abuse un peu trop par moments.Abba

The INCREDIBLE MELTING MAN aka L'Incroyable Homme qui fond - William Sachs avec Alex Rebar, Burr Debenning, Myron Healey et Michael Alldredge, 1977, États Unis

De retour de l'espace, un astronaute qui a été exposé à des rayons cosmiques,  voit son corps fondre à vue d'oeil, devenant ainsi L'INCROYABLE HOMME QUI FOND! Il s'échappe de l'hôpital et semble débuter une série de meurtres crapuleux où il bouffe ses victimes.

Vous en avez probablement déjà entendu parler de cet homme fondant, peut-être pour les mauvaises raisons. Une chose à dire et à donner au film dès le départ, les effets spéciaux sont sensationnels pour la créature et le concept de base est hyper intéressant. Cela étant dit, incroyable qu'un si bon potentiel soit gâché par un scénario aussi débile et une réalisation aussi mal foutue! Le film n'a d'abord pas de rythme, on n'en a que pour la bête et les autres scènes, du bon vieux padding de série B, qui tombe toujours à plat. Ensuite, le film se passe plus souvent qu'autrement  la nuit et l'éclairage est dégueulasse. Finalement, y'a plusieurs moments extrêmement douteux. D'abord, l'infirmière qui a si peur qu'elle traverse comme si de rien n'était UNE PORTE DE VITRE! Sans sourciller rien, elle défonce une porte en trottinant et en gueulant, du jamais vu. Ensuite, le climax qui entre dans le n'importe quoi avec un mannequin lancé sur des fils électriques qui explosent comme une grenade, ça aussi c'est fort. Finalement, un couple de personnes âgées qui parlent dans une voiture et n'en plus finir et qui tombe en pleine nuit sur un citronnier (?) et qui décident d'en cueillir pour une tarte, meilleure contexte de meurtre ever. D'ailleurs, il tue pourquoi ce pauvre astronaute? Parce qu'il... fond?  On se retrouve donc, avec un nanar solide, mal fait, hyper con, avec une créature absolument magnifique. Je vous en parle et j'ai déjà le goût de le revoir.Abba

INVASION OF THE STAR CREATURES - Bruno VeSota avec Robert Ball, Frankie Ray, Dolores Reed et Gloria Victor, 1962, États Unis, 70m

Deux soldats crétins enquêtent sur un mystérieux cratère, contenant deux extraterrestre bien charmantes qui veulent conquérir le monde avec des hommes végétaux.

On voulait faire une comédie, une comédie est née, une assez nulle par contre. Je ne veux néanmoins pas être malhonnête avec vous, oui c'est pas vraiment bon, mais ce n'est pas chiant et plus le film avance, plus on entre dans dans cette atmosphère débile et enfantine qui lentement  fait effet. On a ici, un duo comique bien con et les vingt premières minutes du film, pleines de gags physiques dignes du Coyotes et du Road Runner, sont épouvantablement pénibles. Sauf qu'ensuite, les extraterrestres arrivent, le registre change et le film tourne en marivaudage de science-fiction. La réalisation est complètement basique, le montage est épouvantable, mais la volonté est visible et le fun, finit par se présenter. Un mauvais film donc, où j'ai quand même trouvé du bon au final. Dernière réalisation de Bruno Vesota, après seulement deux autres films.

Un homme emprisonné par erreur fait l'expérience de l'enfer carcéral hongkongais. Dès son générique, "Invincible Enforcer" plonge dans le trash et l'abjecte. Les prisonniers sont mis à poil, puis humiliés par une horde de gardiens vociférant qui entament une fouille rectale toute en délicatesse qui vaut à un maton d'origine indienne de se faire asperger la face de matière fécale (un plan certes aussi hilarant que dégoûtant, mais aussi purement raciste). Vient l'accueil hostile des copains de chambrées obligeant leur nouveau colocataire à boire un verre de pisse. La cruauté du parrain des geôles capable de soudoyer une horde de gardiens crétins corrompus jusqu'à l'os. Le héros innocent fait au mieux pour conserver son honneur, et c'est avec l'aide d'une avocate commise d'office et clairement lucide quant à la gestion de la prison, qu'il va tenter de s'en sortir. Abba

INVINCIBLE ENFORCER - Kang Cheng, 1979, Hong Kong

Un homme emprisonné par erreur fait l'expérience de l'enfer carcéral hongkongais. Dès son générique, "Invincible Enforcer" plonge dans le trash et l'abjecte. Les prisonniers sont mis à poil, puis humiliés par une horde de gardiens vociférant qui entament une fouille rectale toute en délicatesse qui vaut à un maton d'origine indienne de se faire asperger la face de matière fécale (un plan certes aussi hilarant que dégoûtant, mais aussi purement raciste). Vient l'accueil hostile des copains de chambrées obligeant leur nouveau colocataire à boire un verre de pisse. La cruauté du parrain des geôles capable de soudoyer une horde de gardiens crétins corrompus jusqu'à l'os. Le héros innocent fait au mieux pour conserver son honneur, et c'est avec l'aide d'une avocate commise d'office et clairement lucide quant à la gestion de la prison, qu'il va tenter de s'en sortir.

Avec "Invincible Enforcer", la Shaw Brothers semble vouloir dénoncer les dérives d'un système pourri jusqu'à l'os en adaptant l'histoire apparemment vraie d'un type visiblement considéré aujourd'hui comme un héros. Pas sûr que le message soit la motivation première de l'entreprise tant le film se plaît à sombrer dans l'exploitation crasse dans sa première moitié. La meilleure à mon sens. La seconde, plus sage mais aussi plus confuse, prend le chemin maladroit d'un militantisme de pacotille. La tonalité s'aggrave, la vulgarité s'assagit et la narration s'emmêle les pinceaux, comme si Kang Cheng, réalisateur de "Les 14 Amazones", voulait boucler son film au plus vite. Mais peut-être était-ce juste moi qui m'en foutais, trop déçu de la direction prise par le film? Pas impossible. Et pourtant ça commençait si bien... Kerozene

LEVIATHAN - George P. Cosmatos avec Peter Weller, Richard Crenna, Amanda Peys, Daniel Stern et Ernie Hudson, 1989, États Unis, 98m

Une équipe de mineurs sous-marins trouve une épave soviétique et décide de ramener la cargaison à bord. Peu de temps après, le membre de l'équipage qui a ramené la cargaison se retrouve malade et débute une étrange mutation qui va mettre l'équipage en danger.

On comprend rapidement qu'on a ici une version série B mélangeant ALIEN et THE ABYSS! Le pire dans tout ça, c'est que le résultat est pas si mal! Ça commence bien, les personnages sont intéressants et les décors sont pas du tout laids. L'histoire est intéressante et donne graduellement des informations pas du tout surprenantes, mais bien menés sur la fameuse cargaison. Sauf que c'est un peu mollasson et l'aspect horreur démarre beaucoup trop lentement à mon goût. La réalisation ne semble pas toujours savoir quoi faire des scènes, comme si l'histoire devait constamment tourner autour de ce fameux pot alors que toute l'intrigue est hyper prévisible. Au final, c'est passable, mais jamais très intéressant. Abba

LOST IN SPACE - Stephen Hopkins avec William Hurt, Mimi Rogers, Gary Oldman Heather Graham, Lacey Chabert et Jack Johnson, 1998, États Unis, 130m

La Terre manque d'énergie naturelle. Heureusement, John Robinson, important scientifique, prépare une mission d'exploration vers la planète Alpha Prime, qui devrait faire l'affaire et fait embarquer dans l'aventure, sa famille, un pilote arrogant et un espion  dont ils n'apprennent l'existence que trop tard. Sur Alpha Prime, le vaisseau se voit attirer par le champ magnétique du soleil et doit utiliser l'Hyper-Drive pour s'en sortir, ce qui les propulse au fin fond de la galaxie. Autant dire que ça ne va pas bien.

Je me souviens d'avoir regardé ce film à 11 ans et d'avoir trouvé le tout d'un ennui mortel, bien des années plus tard je retente le coup et non, rien à faire. Pourtant ce n'est pas si mauvais, je me suis même surpris à beaucoup apprécier la première heure avec la présentation des personnages, une escapade avec des araignées extraterrestres tueuses, le vaisseau avec ses superbes décors. Et là, il s'écrase et tout part en couilles. On s'en va où avec ça? Un vortex spatial, une sous-intrigue avec Gary Oldman (Toujours bon en méchant par contre), une planète polaire, oups on a voyagé dans le temps etc. Tellement d'éléments, aucune base narrative solide et en plus, c'est chiant. Plus rien d'intéressant, du blabla, du reblablabla et on en arrive au climax, qui semble complètement sorti de nulle part pour bien surprendre le spectateur avec en prime une grosse bestiole dont je ne vais pas vous révéler l'identité.  Dommage donc, car le potentiel de divertissement du film se perd complètement dans un scénario éparpillé comme une roche qu'on lance dans la soupe, en plus d'être franchement trop long. Hurt est hyper sérieux et a l'air de penser qu'il joue dans LE PARRAIN, Oldman se la pète pas possible, LeBlanc ne fait que la belle gueule et tombe sur les nerfs. Honnêtement, c'est très dommage, car je voulais aimer ça, mais c'est tellement brouillon et confus, que ça fini par tomber sur le coeur. Abba

MAN OF TAI CHI - Keanu Reeves avec Tiger Hiu Chen, Keanu Reeves et Karen Mok, 2013, États Unis/Hong Kong, 105m 

Tiger Chen est un adepte du Tai Chi et assez rebel, il défie les conseils de son maître et utilise le Taï Chi pour le combat. Alors que le temple où il étudie doit être rénové sinon vendu, Tiger Chen décide de faire des combats illégaux pour ramasser l'argent nécessaire, mais son employeur a d'autres motifs derrière son embauche.

J'avoue avoir été très craintif pour ce premier film réalisé par l'homme qui joue avec ses sourcils, Keanu Reeves. Je vais vous admettre que pense que je le préfère derrière que devant la caméra! Keanu Reeves signe ici un film de Kung Fu moderne qui montre un grand respect pour le genre, tout en essayant d'y amener un bonne dose de dynamisme. L'histoire est on ne peut plus banal, mais ce qui compte ici c'est le splendide soucis du détail dans les très nombreux combats qui parsèment le film. Le film est peut-être un poil trop long et l'intérêt n'y est plus autant qu'il devrait l'être quand Tiger Chen met enfin la main sur le vilain, joué par Reeves qui ne foule rien encore en interprétation. C'est joliment chorégraphié et Reeves touche les scènes de transition de combat avec une certaine délicatesse qui est belle à voir. MAN OF TAI CHI est un film très intéressant, quoi que dispensable, car malgré tout l'effort de Reeves pour en mettre plein la gueule, l'acting de mauvaise qualité et le manque de rythme vers la fin viendront à bout de plusieurs spectateurs. Malgré tout, une très agréable surprise. Abba

NOM DE CODE: OIES SAUVAGES aka Code Name: Wild Geese aka Geheimcode: Wildganse - Antonio Margheriti avec Klaus Kinski, Lee Van Cleef, Ernest Borgnine, Lewis Collins, Mimsy Farmer, 1984, Italie-Allemagne, 97m

Si les films de guerre sont moins produits qu'à une certaine époque, les films de mercenaires ont assuré une relève dans les années 80, sans parler de la guerre à la drogue. Antonio Margheriti nous offre donc une bande d'ex soldats recrutés par un milliardaire Hongkongais pour combattre des trafiquants de drogues, loin des autorités, qui ne peuvent ou ne veulent trop s'en mêler. Après un entraînement rude, la mission débute sans surprises, jusqu'à ce qu'ils soient confrontés à la milice paramilitaire du cartel. Une belle brochette d'acteurs va donc se retrouver dans des rôles de prime abord stéréotypés, dans des séquences d'action abondantes. Au milieu de cet univers machiste Mimsy Farmer, en victime du cartel, amène une touche de sensibilité non larmoyante et l'incontournable Klaus Kinsky. du côté des bons pour une fois, n'est pas celui que l'on pense. Qui s'en étonnera ?! Ajoutez Lee Van Cleef, lui aussi à contre-emploi, et çà commence à attirer le public.

En naviguant dans le cinéma italien, on ne peut que repérer des artisans plus aptes à tirer leur épingle du jeu que certains de leurs confrères. Margheriti fait partie de ces gens fiables, qui, en se promenant dans les genres bis, n'oublient jamais de bien ficeler son scénario et d'obtenir le meilleur de ses acteurs et de son budget. Outre Kinsky, on retrouve avec plaisir Ernest Borgnine dans un petit rôle important pour l'intrigue. Lewis Collins aura joué les matamores à quelques reprises et assure le minimum syndical tandis que Mimsy Farmer est toujours dramatique dans un rôle pas facile. Pas de romance préfabriquée non plus, c'est une opération survie et on se demande tout le long qui va survivre. Un bon cru de Margheriti.

En suppléments sur le dvd D'Artus Films: Une poignée de mercenaires, par l'incontournable Curd Ridel; un diaporama d'affiches et photos ainsi que les bandes annonces de la collection Guerre. Mario Giguère

PENNY DREADFUL Saison 3 -John Logan avec Josh Hartnett, Timothy Dalton, Eva Green, Reeve Carney, Rory Kinnear, Billie Piper, 2016, 9 épisodes 60m

On aura laissé Miss Ives (Eva Green) seule en Angleterre, tous ses amis l'ayant désertée par choix ou par obligation et on se doutait bien que ce n'était pas une bonne idée. Si certains retours sont rapides, si certaines intrigues aboutissent sur un autre continent, c'est bien Eva Miles qui est au centre de cette ultime et dernière saison. John Logan aura bouclé la boucle, revenant toujours sur le vilain aux noms multiples, Nosferatu - Dracula. Au passage il termine les aventures de la Fiancée de Frankenstein et Dorian Gray de manière abrupte, laisse voir un avenir indécis à d'autres personnages. La chute du côté obscur de Miss Ives est d'autant plus tragique qu'elle apparait presque artificielle. dictée par le besoin de finir cette histoire d'une noirceur quasi impénétrable. La brochette d'acteurs est toujours aussi impressionnante, la réalisation, la direction artistique, la musique, la photographie, le rythme européen, l'ensemble de la série est d'une classe exceptionnelle et même si j'aurais bien aimé en avoir pour plus longtemps, je remercierai les créateurs et les acteurs pour ce trajet fascinant dans un monde obscur. Adieu Miss Ives. Mario Giguère

POLICE STORY - Jackie Chan, 1985, Hong Kong

Un policier exemplaire doit maintenant laver son nom quand un géant de la pègre utilise ses pouvoirs pour lui mettre sur le dos le meurtre d'un policier corrompu.

Jackie Chan fait tout dans son POLICE STORY et pas seulement que les cascades, car il se paye le luxe de la production et de la réalisation. Ce n'est certainement pas une mauvaise chose, parce que le style de POLICE STORY fait d'un scénario à la base remâché, un des fleurons du film d'action des années 80. Le film est un parfait véhicule pour mettre en valeur ses qualités. Un humour slapstick, des poursuites excitantes et de l'action bien géré. Jackie Chan en prend des caisses pour les cascades, au point où on se demande si le type n'est pas complètement cinglé parfois! Parce que si les combats sont très bien, de voir Jackie Chan descendre une pole bourré de lumières, de vitres et d'ampoules qui lui explosent à la gueule saura vous ébahir et vous lever de votre chaise. Ce n'est peut-être pas le meilleur film de Jackie Chan, mais POLICE STORY est tout simplement un incontournable. Abba

The QUATERMASS EXPERIMENT - Sam Miller avec Jason Flemyng, Adrian Dunbar, Mark Gatiss, David Tennant, 2005, Royaume Uni, 97m

Les téléfilms en direct sont rares, alors que pour des raisons technique, ils étaient la norme au début de la télévision. C'est pour célébrer un anniversaire que l'on a mis en branle ce remake, mise à jour, de la série originale qui avait tant effrayée le public anglais en 1953. Belle brochette d'acteurs avec en vedette Jason Flemyng dans la peau de Bernard Quatermass, que l'on retrouvera plus tard dans la série Primeval, ou David Tennant, qui apprit sur ce plateau qu'il avait obtenu le rôle de Doctor Who. Changement d'époque, on ne terminera pas dans une église et on ne verra pas non plus la présence extraterrestre monstrueuse de la série télé originale. La transformation du cosmonaute sera aussi plus sobre. Si l'original, dont seulement deux épisodes sur quatre existent encore, était meilleur, plus ancré dans son époque, cette adaptation vaut le détour.

Dans le making of, on apprend les angoisses des acteurs qui ont rarement l'occasion de jouer en direct et se remémorent les moments les plus anxiolytiques, comme une perte de mémoire courte mais traumatisante, que je n'ai pas repérée en regardant la prestation. Le direct est rare de nos jours, du moins pour les dramatiques, et ça semble dommage à la vue de cet exercice bien réussit. Mario Giguère

RAIDERS OF OLD CALIFORNIA aka L'ULTIME CHEVAUCHÉE - Albert C. Gannaway avec Jim Davis, Lee Van Cleef, Faron Young, Arleen Whelan, 1957, États Unis

Fin de la guerre Mexique - États-Unis, au moment ou une garnison a eu le dessus sur une forteresse mexicaine, le commandant apprends que la guerre est terminée. Mais il semble avoir un compte à régler avec le dirigeant des latinos. Bond en avant dans le temps, un juge et son fils, shérif, apportent la justice et font des procès en bonne et due forme d'une ville à l'autre. Ils vont donc se rendre compte que d'honnêtes citoyens affirment avoir perdu leur maison et leur terrain, tous au même propriétaire d'une vaste étendue, l'ex-commandant Angus Clyde McKane. La quête de la vérité et la justice sera difficile et meurtrière.

Voilà une période américaine qui m'est peu familière, mais le motif du riche propriétaire qui abuse et vole son prochain pour son profit n'est pas né d'hier et on se retrouve vite en terrain connu. Au centre de ces complot, un jeune acteur, Faron Young, qui est avant tout un chanteur country de son véritable métier, qui se tire bien d'affaire. Entouré de vétérans et d'un réalisateur qui connait ben son métier, on concocte une intrigue intéressante qui va se culminer avec la dite chevauchée, un stampede spectaculaire et meurtrier en plein village. Les personnages sont certes stéréotypées, mais on aime toujours détester les méchants et applaudir les justiciers. Une belle découverte.

En supplément sur le dvd d'Artus Films: Les chasseurs de la Californie, par le spécialiste du genre Georges Ramaïoli, un diaporama d'affiches et photos ainsi que les bandes annonces de la collection Western. Offert en version originale anglaise avec sous-titres français en option. Mario Giguère

SAVAGE WEEKEND aka The Killer Behind the Mask aka The Upstate Murders- David Paulsen avec Christopher Allport, Jim Doerr, David Gale, Devin Goldenberg, William Sanderson, 1979, États Unis, 83m

Un groupe part à la campagne superviser la finition d'un bateau. Deux soeurs, Marie, la plus âgée récemment séparée, à nouveau en couple, mais très perturbée, et sa jeune soeur volage Shirley vont se retrouver au coeur de jeux de séductions malsains. Il y a un bucheron que Marie allume un peu trop souvent et Shirley qui ne manque pas de se faire bronzer intégralement et qui aguiche tout mâle qui bouge, y comprit leur ami homosexuel, qui a provoqué les villageois, toujours une mauvaise idée. Un tueur masqué commence à rôder dans les parages.

Tourné en 1976, ce proto-slasher présente des acteurs peu connus, sauf William Sanderson, célèbre dans le rôle de Sebastian dans le film Blade Runner, dans le rôle d'Otis, un fêlé de la place qui en veut aux citadins. Les femmes sont belles et la nudité abonde, mais l'atmosphère est sordide, certaines scènes étonnent, comme lorsque Marie se met à flatter le pis d'une vache d'une manière équivoque pour Freud et le bucheron près d'elle. SI les apparence peuvent être trompeuses, Marie semble une véritable maniaco-dépressive qui aura de la difficulté à se tirer d'affaire. Le tueur masqué, dont on semble connaitre l'identité à cause d'une séquence pré-générique en forme de flash-forward, va évidemment tarder à enlever ce masque. Petit budget et premier de deux films pour Paulsen, on lui doit par la suite Schizoid, qui connaitra une carrière prolifique à la télévision américaine. Un film à découvrir.

En suppléments sur le dvd d'Artus Films: Le tueur derrière le masque, par l'encyclopédique Eric Peretti, une courte intervention d'Alain Petit sur la tronçonneuse au cinéma, succulent, un diaporama d'affiches et photos ainsi que les bandes annonces de la collection Horror US. Offert en version originale anglaise Mario Giguère

SHIN GODZILLA aka Shin Gojira aka Godzilla Resurgence - Hideaki Anno & Shinji Higuchi avec Hiroki Hasegawa, Yutaka Takenouchi, Satomi Ishihara, Akira Emoto, 2016, Japon, 120m

Premièrement j'avoue mon étonnement, la dernière fois que les américains ont réalisé leur Godzilla, la Toho ne pouvait pas redémarrer la franchise aussi rapidement. En attendant donc un King Kong vs Godzilla annoncé par Legendary Pictures, voici donc Shin Godzilla Shin aka Godzilla Resurgence. Aux effets spéciaux et la co-réalisation, le maître qui nous a offert Attack on Titan et a travaillé sur la trilogie des Gamera avec Kaneko: Shinji Higuch. A la co-réalisation et au scénario, on retrouve avec bonheur Hideako Anno, créateur de la série animée Evangelion.

La claque. Un évènement qui ressemble à une éruption volcanique dans la baie de Tokyo met les autorités en état d'alerte. Après moult spéculations, une créature immense et grotesque sort de l'eau et rampe dans les rues de la ville, créant une destruction monumentale. Le monstre, une mutation due au largage illégal de matériel radioactif dans l'eau, va rapidement évoluer jusqu'à un stade final impressionnant et plus familier. Les politiciens, réunis en comité d'urgence, tergiversent, mais le temps presse, chaque manifestation du la bête est catastrophique pour le Japon. Naturellement, le monde et particulièrement les États Unis s'en mêlent, voulant aider, en proposant la bombe atomique. Pas question, mais lorsqu'une partie des parlementaires trouvent la mort, la pression monte. L'immense créature, Godzilla, s'avère encore plus dangereuse et pleine de ressources que prévu.

Si l'original faisait référence aux bombardements de Nagasaki et Hiroshima, tout en rappelant le sort de marins exposés aux radiation d'essais nucléaires, ici c'est bel et bien la catastrophe de la centrale de Fukushima qui est évoquée. Les interminables discussions au parlement ne cessent d'évoquer le chaos et le manque d'action du gouvernement de l'époque. Certains reprochent cette partie du film, elle me semble essentielle au propos et à l'actualisation du récit et de sa parabole. Là ou j'ai été renversé c'est l'audace de la nouvelle menace. La première apparition de Godzilla est tellement inattendue, son aspect est de prime abord incompréhensible. Son stade final permet des scènes de destruction d'une férocité qui font passer la version de Gareth Roberts pour un conte pour tous. C'est inventif, c'est furieusement apocalyptique et même si la solution est un peu facile, j'ai été tout simplement ravi de retrouver la bête légendaire dans une toute nouvelle splendeur. Chapeau aussi au mélange des légendaires trames sonores d'Akira Ifikude et des pièces tirées de la saga Evangelion écrits par Shiro Sagisu. Le succès retentissant au Japon de ce nouveau Godzilla, le plus rentable depuis des lunes, assure une suite dont on se demande bien à quoi elle pourra ressembler. Les dernières images du film ne cessent de titiller notre imaginaire. Chapeau. Mario Giguère

The SIXTH SENSE - M. Night Shyamalan avec Bruce Willis, Haley Joel Osment, Toni Collette et Olivia Williams, 1999, États Unis, 107m

Malcom Crowe est un pédopsychiatre réputé qui le soir de la consécration de carrière, est attaqué vicieusement par un ex-patient. Quelques mois plus tard, Malcom retourne au boulot et s'intéresse au cas du jeune Cole qui est en communication avec les esprits. Alors que les problèmes de Cole augmente de façon dangereuse, Malcom devient le seul aide possible de Cole pour s'en sortir.

Je vais vous l'avouer, je n'avais non seulement jamais vu le film avant tout récemment, je ne savais pas non plus l'histoire et évidemment comme dans tout Shyamalan de l'époque, le foutu twist. C'est vraiment bien à mon sens et avec UNBREAKABLE, c'est dans ce que le réalisateur a fait de mieux. L'atmosphère est lourde, très intrigante, mais Shyamalan joue assez bien avec son récit pour l'on veuille véritablement savoir ce qui se passe. Après 45 minutes par contre, j'avais compris où ça se dirigeait, mais le scénario a le mérite de bien brouiller les pistes au départ. Le film n'est pas effrayant, mais utilise le surnaturel avec une quasi élégance, avec quelques fantômes assez perturbants quand même. Bruce Willis est tout en retenu ici, laisse beaucoup de place à Haley Joel Osment qui joue le petit garçon avec une très belle justesse. Vous l'avez tous vu le foutu film, mais je te conseille à toi, dernière personne de la planète qui ne l'a pas vu, à le visionner illico! Abba

STRANGER THINGS - Matt Duffer & Ross Duffer avec Winona Ryder, David Harbour, Finn Wolfhard, Millie Bobby Brown, 2016, 8 épisodes

En 1983, dans une petite ville américaine nommée Hawkins, un jeune garçon disparait mystérieusement. Sa mère et ses copains font tout en leur pouvoir pour le retrouver, en vain. Le Shérif croit d'abord à une fugue mais se rend compte rapidement qu'il se passe plus de choses curieuses qu'il ne le croit dans sa ville et les environs. Une jeune fille sans nom apparaît de nulle part.

Énorme succès sur Netflix pour cette série originale qui a justement comme principal intérêt qu'elle est loin d'être originale, s'inspirant de manière avouée des films des années 80. Hommages répétés, donc, à Spielberg, Carpenter, Cameron, Hooper, De Palma et bien plus, mais dans un amalgame qui nous garde en haleine et une distribution remarquable. Chapeau à Millie Bobby Brown, jeune actrice anglaise qui joue le rôle de la mystérieuse Eleven et qui tiens la série sur ses épaules. Une intensité dans le regard et un jeu physique admirable. Les autres gamins ont des rôles plus stéréotypés, entre autres le petit comique de service, dans des épisodes souvent dramatiques ou ils s'en tirent bien. Wynona Rider et David Harbour sont également très bons. Le personnage de Ryder n'est pas sans rappeler Richard Dreyfuss dans Rencontres du Troisième Type. J'avoue ne pas avoir immédiatement reconnu Matthew Modine, grisonnant. Les férus de conspirations et de paranormal auront entendu parler des expériences du gouvernement avec les personnes qui disaient avoir un don, d'autres auront en mémoire Fury de Brian de Palma. Mais étaler la longue liste de références serait fastidieux et les créateurs de la série ne s'en cachent pas et l'hommage est une belle réussite. Le suspense vous accroche dès le début et le crescendo ne lâche pas jusqu'à la fin. Le pari des frères Duffer est une réussite. Vivement le retour de la bande de copains sur une autre aventure ! Mario Giguère

TALES THAT WITNESS MADNESS - Freddie Francis, 1973, Angleterre, 90m

Le Dr Tremayne ne s'occupe que des cas vraiment spéciaux, et quand il est visité par un collège, il décide de lui expliquer en détails les cas qu'il traite. Le premier, c'est le petit Paul, qui complètement délaissé de ces parents se fait un ami imaginaire, en fait, un tigre imaginaire, menant à une bien triste conclusion. L'autre, c'est celui de Timothy, qui utilise un vélo antique pour remonter dans le temps, le tout menant à une conclusion funeste. Le troisième c'est Brian, qui un jour ramène un arbre chez lui qu'il sculpte comme une femme, au grand déplaisir de sa femme. Voilà que l'arbre prend vie et que l'obstacle devient la femme de Brian. Le quatrième, c'est celle d'Aurio, une agente qui tente d'impressionner son nouveau client, qui malheureusement pour elle, pratique le voodoo et a bien l'intention d'ajouter la fille d'Auriol au menu.

Alors un film à sketchs, ce que je n'aime pas particulièrement, mais ici, on est vraiment en présence d'histoire foutrement étranges, pas effrayantes vraiment et un brin débile. La qualité des histoires va en montagne russe, l'histoire de jeune garçon et son tigre invisible et très rigolote et permet une finale bien sanglante et violente. L'histoire avec Mel, la femme arbre est vraiment bien et a une conclusion bien creepy. Pour le reste, c'est très très ordinaire pour ne pas dire inintéressant malheureusement. Freddie Francis donne difficilement du souffle à son récit, et on a l'impression qu'on a pas assez de ce qui est bon et trop de ce qui est nul. l'attrait du film est globalement pour la folie des histoires, qui se permettent à peu près n'importe quoi, ce qui s'avère assez amusant, mais outre cet élément, pas grands choses à sortir de ce film. Sympathique au mieux. Abba

TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES - Jonathan Liebesman avec Megan Fox, Will Arnett et William Fitchner, 2014, États Unis, 101m

Le Foot clan domine complètement la ville de New York : Police, médias, politiciens. 4 tortues mutantes deviennent le seul moyen pour une reporter de mettre un fin à cette menace.

Que dire... Je ne serai pas long, parce que malheureusement, je me suis endormi sur le film durant la moitié de la projection. Probablement parce que la connerie a un niveau assez avancé a un effet soporifique sur moi. Le SEUL élément que j'ai trouvé le moindrement intéressant pour ce film, est le fait que les tortues demeurent quand même assez attachantes. Sauf que l'histoire hyper cliché et ultra giga prévisible, Megan Fox joue comme une savate et les scènes d'action sont à peines compréhensibles. Le traitement Michael Bay à cette franchise qui a joyeusement animé mon enfance m'a simplement dégoûté. Quelques sourires parfois, mais un ratage presque total et un film complètement oubliable. Abba

The VAMPIRE LOVERS - Roy Ward Baker, 1970, Royaume Uni 

Au XVIIIe siècle, dans une région reculée en terres germanophones, une sulfureuse beauté nommée Marcilla (Ingrid Pitt) est confiée par sa mère la comtesse Karnstein aux bons soins de la famille du général von Spielsdorf (Peter Cushing). Si Marcilla fait tourner les têtes de tous les mâles aux cervicales alertes, elle jette son dévolu sur Laura, la fille du général. L'opération séduction est imparable et Laura succombe aux charmes saphiques de la sublime Marcilla qui lui suce le sang en lui plantant ses crocs de vampire dans le sein gauche avant de disparaître. Autre jour, autre victime. La mère de Marcilla confie sa fille désormais appelée Carmilla à une famille bourgeoise dont la fille se prénomme Emma. Fascinée par la sensualité de sa nouvelle camarade, Emma se découvre un intérêt soudain pour le sexe féminin - tout comme sa gouvernante française qui ne cesse d'observer Carmilla avec un regard salement lubrique.

"The Vampire Lovers" marque un tournant dans l'histoire de la Hammer Films. Si on reste dans l'horreur gothique qui a fait la gloire du studio britannique, avec sa taverne de poivrots superstitieux et ses châteaux lugubres, elle est ici largement agrémentée d'un érotisme sulfureux imposé par une concurrence toujours plus rude. Plutôt audacieux pour l'époque, sa dimension homosexuelle ne manqua pas d'irriter les commissions de censure qui ont crié à l'obscénité. Néanmoins, Roy Ward Baker - adaptant ici un scénario inspiré du "Carmilla" de Sheridan le Fanu - se sent visiblement très à l'aise pour filmer ses superbes actrices aux robes aussi légères qu'échancrées, au moins aussi à l'aise que pour filmer des décapitations. La chair est belle et voluptueuse, elle est sans conteste l'atout majeur de " The Vampire Lovers ", un film qui n'a rien perdu de son culot si j'en crois certaines productions plus récentes. C'est en effet par hasard que j'ai regardé "The Vampire Lovers" juste après avoir vu "Lesbian Vampire Killers" (Phil Claydon, 2009). Près de quarante ans d'écart entre ces deux titres. L'un d'eux est l'un des initiateurs du "mythe" des lesbiennes vampires, l'autre un héritier. Un parallèle qui donne raison au triste adage "c'était mieux avant", et qui laisse songeur quant à une certaine mouvance politiquement correcte peu bénéfique au cinéma de genre actuel. Kerozene

VIDEO GEISTEKRANK - Ronny Carlson, 2008, Suède, 20m 

Un mec regarde des snuffs pour voir de ses yeux, si ils sont aussi pires que l'on en dit. Le visionnement le pousse à aller plus loin et à faire ses propres actes barbares.

Ce court-métrage suédois bien obscur dont le profil IMDB vient d'apparaître,  est fait par le réalisateur, Ronny Carlson, qui oeuvre depuis un moment avec des courts-métrages où il fait absolument tout. On mélange bien des choses ici de façon pas toujours digeste, on a parfois l'impression de voir un excès de gore pour le plaisir de le faire comme dans VIOLENT SHIT et parfois, on change complètement de registre pour aller dans l'expérimental. Le film est conçu et pas très rythmé et les tentatives expérimentales tombent malheureusement à plat. En fait, malgré la tentative bien gentille d'en mettre plein la gueule avec des scènes de torture over the top, VIDEO GEISTESKRANK n'a vraiment rien à offrir de particulièrement marquant outre une expérience un peu trash dans une forme peu conventionnelle. Pour les amateurs de bizarreries maisons. Abba

WER - William Brent Bell avec A.J. Cook, Sébastien Roché, Stephanie Lemelin et Brian Scott O'Connor, 2013, États Unis, 89m

Durant un voyage en France, la famille Porter est sauvagement attaquée par un homme d'une force et d'une violence inégalée. Claire Porter est la seule survivante et donne sa version des faits, ce qui amène l'arrestation du simple, mais mystérieux Talan. Kate Moore se voit donner la responsabilité de défendre Talan et veut tout faire pour prouver son innocence. Mais quelque chose cloche avec Talan et ses origines.

Voilà probablement le meilleur film de loup-garou que j'ai vu depuis belles lurettes. Genre difficile à gérer  et qui semble s'être soudainement complètement éteint avec la série de films TWILIGHT. WER est un thriller d'enquête correcte, quoi que très générique, mais surtout un film d'horreur efficace et bien réalisé. Le film transporte une grande atmosphère de mystère sur le personnage de Talan, qu'on soupçonne évidemment très rapidement d'être le tueur. La lycanthropie ici n'est pas exploré de la façon dont on l'a pratiquement toujours vu dans les films, c'est ici une espèce de mutation nucléaire, ce qui fait qu'il n'y a pas de grosses transformations, mais le look de la bête demeure splendide. Le film est particulièrement sanglant et barbare et on croit véritablement que le mec est une machine à tuer terrible tellement ses scènes d'exécution sont filmées et montées avec brio. Les maquillages et les effets spéciaux sont simples, mais très convaincants et il fait bon de voir un film d'horreur de la sorte, qui ne s'attarde nullement aux effets digitaux pour donner une expérience plus crue et réaliste. Point négatif cependant : le found footage utilisé en intro est insupportable. Pour le reste, un film très efficace et de très belle qualité. Abba

X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST - Bryan Singer avec Hugh JAckman, James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer LAwrence, Halle Berry, Nicholas Hoult, Peter Dinklage, Shawn Ashmore, Omar Sy et Evan Oeters, 2014, États Unis, 132m

Dans le futur, des robots créés par les humains pour détruire les mutants n'ont pas anéanti que ces derniers, mais pratiquement toute l'espèce humaine également. Les rares survivants : Wolverine, Professeur Xavier, Magneto et une bande de jeunes mutants dirigés par Kitty Pryde se rencontrent dans un monastère en Chine pour trouver une solution au problème. Comme les sentinelles ont été créés du sang de Mystique suite à sa tentative ratée de tuer leur créateur, Boliver Trask, la seule solution pour empêcher leur création est d'envoyer Wolverine dans le passé en utilisant le don télépathique de Kitty pour empêcher Mystique d'agir.

QUELLE HISTOIRE COMPLEXE! Mais quel très beau pari réussi pour cette adaptation d'un BD fort audacieuse. J'irais à dire que X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST n'est pas que le meilleur film de toute la franchise, il est également en liste avec GUARDIANS OF THE GALAXY comme meilleur film de super-héros de l'année 2014. Parce que ça se regarde avec une belle nostalgie pour quiconque comme moi a apprécié la première trilogie et qui a la chance de revoir les nouveaux acteurs joués dans la même histoire que les personnages de la première mouture. L'occasion était belle et on ne l'a vraiment pas échappé ici pour faire un film très ambitieux, mais très rigide scénaristiquement pour bien tout rattacher ensemble. On joue sur cette nostalgie dans quelques moments clés du film et le fait d'utiliser des personnages des trois premiers films, sans reniés le troisième film (clairement raté malheureusement) témoigne de toute l'amour de Bryan Singer pour cet univers qui gagne en épaisseur et en qualité ici. Les scènes d'action sont évidemment splendides, très bien dosés dans un film assez long, mais qui ne se répète jamais. Mon moment préféré demeure la présence courte, mais marquante de Quicksilver avec une splendide scène au ralenti qui vaut le détour. Dommage que la présence de Quicksilver soit ternie par la présence d'un autre Quicksilver dans le dernier Avengers, guerre de deux studios qui refusent de simplement s'entendre ensemble. Pour en revenir au film par contre, à voir absolument : pour les clins d'oeil, pour le casting démentiel, pour la qualité de la production et par le fait que cette franchise allait dans la bonne direction avant ce très décevant X-MEN : APOCALYPSE. Abba

Vous pouvez participer en écrivant sur notre forum - clubdesmonstres.actifforum.com/

Google
 
Web www.clubdesmonstres.com

100 FILMS | INTRODUCTION | ART | ARCHIVES | BESTIAIRENOS CHOIX | COURRIER | DICTIONNAIRE VISUEL | EDWIGE FENECH | FIGURINES | FORUM | GAZETTE | LECTURES | LIENS | LUTTE | MP3 - WAV | MUSIQUE | MYSPACE | REPORTAGES | RESSOURCES | PHOTOS | VISIONNEMENTS | VENTE