LES NOUVEAUX VISIONNEMENTS CULTES

mise à jour le 5 juin 2017

AMERICAN HORROR STORY: ROANOKE - Brad Falchuk & Ryan Murphy avec Kathy Bates, Sarah Paulson, Cuba Gooding Jr, Lily Rabe, Evan Peters, Wes Bentley, Angela Bassett, Lady Gaga, 2016, États Unis, 10 épisodes

Pour sa sixième saison l'équipe de la série a multiplié les fausses pistes pour accoucher d'un format étonnant. On nous présente une série documentaire ou un couple qui a acheté une maison a subit des évènements paranormaux plus que troublants. Entre les témoignages supposément réels, des acteurs interprètes les personnes et leurs aventures soi-disant réelles. Ils ont donc acheté une très vielle maison à Roanoke, subissant les menaces de gens des environs qui la convoitaient. Fin octobre, après de nombreux évènements qui les invitent à partir au plus vite, arrive la lune rouge, qui permet pendant quelques jours chaque année aux survivants de la colonie perdue de Roanoke de revenir hanter, tuer, brûler ou démembrer les occupants de la maison depuis des décennies. On conclut en cinq épisodes et on change complètement de format, pour surprendre encore dans le dernier épisode. On en dira pas plus.

La méta fiction, ou fiction qui présente le faux pour du vrai et qui joue constamment sur ce fil de rasoir, ne m'a jamais parue comme étant une bonne façon de fasciner et de faire peur. Comme dans un certain Nightmare on Elm Street ou les acteurs et le réalisateur font semblant de savoir que Freddy n'est que de la fiction, pour le faire réapparaître. Difficile de s'attacher au sort des pseudo vrais et faux personnages. Pourtant, au coeur de cette histoire, en faisant abstraction de la fausse réalité, l'histoire de la colonie de Roanoke est a elle seule drôlement intéressante et porteuse de tension. Qui plus est, on continue de croiser des personnages d'autres séries, construisant une saga plus vaste. Sans le gimmick de téléréalité, on revisite le thème de la maison fantôme et des sorcières. On y va encore d'effets gores trop bien réalisés et on pousse jusqu'à la Torture Porn dans un épisode ou les angles de caméra sont en principe impossibles, faut voir pour saisir. En fait c'est un grand exercice pour surprendre constamment le spectateur, qui doit démontrer une bonne dose de connivence pour embarquer dans le jeu. Évidemment, les acteurs sont encore une fois remarquables. Intéressant, mais vivement le retour à une narration plus directe, sans artifices. Mario Giguère

BÉBÉ VAMPIRE aka Grave of the Vampire - John Hayes avec Michael Pataki, William Smith, Lyn Peters, Diane Holden, 1972, États Unis, 85m

Au moment ou un jeune couple s'amuse entre adultes consentants dans un cimetière, coquinerie sacrilège, une tombe s'ouvre et en sort un vampire. Il s'agit de Caleb Croth, un tueur et un violeur mort par électrocution dans les années 30, qui manque un peu d'énergie, pas trop, car il frappe à mort l'homme et viole la femme. Elle donne naissance à un bambin qui refuse de se nourrir comme tous les bébés, seul le sang l'intéresse. Le temps passe et James est devenu un adulte, à la recherche de vengeance envers son père qui lui a légué une vie misérable. Il le retrouve en professeur de cours du soir pour adultes et le confronte.

Mettons tout de suite les choses au point, malgré le titre français et l'affiche, ce n'est pas vraiment le bébé qui est la vedette du film. On le voit très peu et très rapidement on le retrouve adulte. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le ton est très sérieux. On pourra toujours rigoler des us et coutumes, sans parler des costumes, en ce début des années 70, mais on est plus proche de la Hammer, qui sortait la même année Dracula A.D. 1972. Michael Pataki est surprenant en vampire qui ne se contente pas de séduire ses victimes. Kitty Vallacher est également dramatique dans le rôle de la mère qui semble accepter l'étrangeté de son enfant sans vraiment sourciller. Comme beaucoup de films de l'époque la fin surprend et est résolument ouverte. Il me reste surtout en tête ces images étonnantes d'un véritable bébé qui semble intéressé par les gouttes de précieux liquide rouge. Rien pour gagner un oscar, mais de quoi passer un bon moment. Le réalisateur est aussi connu des amateurs pour ses films Garden of the Dead, End of the World et on le retrouve sur un épisode de Tales from the Darkside.

 Le dvd d'Artus Films offre en supplément La tombe du Vampire, par Eric Peretti, toujours bourré d'anecdotes intéressantes, et les bandes annonces de la Collection Horror US. Offert avec pistes anglaise et française, avec sous-titres français optionnels. Mario Giguère

Les CAVALIERS DU CRÉPUSCULE aka The Sundowners - George Templeton avec Robert Preston, Robert Sterling, Chill Wills, Cathy Downs. 1950, États Unis, 81m

Tom Cloud, propriétaire d'un ranch avec du bétail, a de la difficulté avec son voisin qui aimerait posséder ses terres. Débarque alors James, mieux connu sous le surnom de Wichita Kid, un homme à la réputation sulfureuse. James veut aider Tom en partant littéralement en guerre avec l'ennemi, ce qui s'avère une influence néfaste sur le jeune frère de Tom, Jeff. Par surcroit James s'intéresse beaucoup trop à la femme de son frère, Kathleen. La tension monte rapidement dans la région et on se doute que tous ne survivront pas à l'escalade de violence et au triangle amoureux.

Une belle brochette d'acteurs en commençant par le charismatique vétéran Robert Preston dans la peau de Wichita Kid, dont on se méfie rapidement. On retrouve le jeune John Drew Barrymore dans la peau de Jeff, partagé entre les deux hommes, prêt à devenir le vigilante  que semble être Wichita Kid. Cathy Downs est la femme qui redoute les avances du rustre personnage tant bien que mal. Loin d'être prévisible, on avance dans ce long métrage avec un intérêt continu, jusqu'à un final satisfaisant.

En supplément sur le dvd d'Artus Films: Duel au Texas par George Ramaïoli; un diaporama d'affiches et photos ainsi que les bandes- annonces de la collection Western. Offert en version originale anglaise avec sous-titres français en option. Mario Giguère

CLASS Saison 1- Patrick Ness avec Katherine Kelly, Greg Austin, Fady Elsayed, Sophie Hopkins, Vivian Oparah, Jordan Renzo, 2016, Royaume Uni, 8 épisodes

En attendant la dernière saison de Doctor Who orchestrée par Stephen Moffatt, voici qu'arrive un nouveau spin-off de la série culte. Class, comme son nom l'indique, se déroule dans une école, mais pas n'importe laquelle, Coal Hill High School. C'est de là que tout a débuté pour la série du §seigneur du Temps en 1963 et ou il est revenu régulière, notamment quand Clara y travaillait comme enseignante. À force de subir des brèches dans l'espace temps, les menaces extraterrestres commencent à s'accumuler autour de l'établissement et une bande d'étudiants ainsi qu'une de leurs professeurs, extraterrestre, vont devoir défendre l'institution et la Terre, après un coup de main du Docteur. On verra principalement les Shadow Kin, que connaissent les exilés d'outre espace du groupe.

Si la série cible les jeunes adultes et les met en vedette, la BBC sera surprise par la violence, le gore et le sexe abordé durant les scénarios. Au travers de personnages divers, parfois stéréotypés, le public a surtout eut le béguin pour le professeur Quill, blonde sulfureuse qui démontre une force de caractère qui rend les élèves un peu fades en comparaison. Le conflit entre les deux extraterrestres du groupe, les invasions extraterrestres, l'homosexualité et l'éveil de la sexualité rapprochent la série de Torchwood, spin off résolument adulte cette fois-là. La première diffusion sur internet et sur le lecteur vidéo de la BBC n'a pas touché autant de spectateurs que prévu, et la diffusion télé qui est prévue au créneau de 22h45, font craindre pour sa survie. Espérons que la BBC saura continuer ces aventures intéressantes. Je veux revoir Quill! Mario Giguère

Les COLLINES NUES aka The Naked Hills - Josef Shaftel avec David Wayne, Keenan Wynn, James Barton, , États Unis, 1956, 70m

En 1849, en pleine ruée vers l'or, Tracy Powell part tenter sa chance en Californie, avec son ami Bert Killian. C'est Burt, en voix off, qui nous raconte la vie tumultueuse et les choix difficiles de Tracy, Il abandonnera son ami, sa future femme, son enfant et sa santé mentale, obnubilé par la fièvre de l'or.

On est ici à la limite du film éducationnel, comme on appelait les pamphlets anti-alcool, anti-drogues et anti-sexe qui ont pullulé jusqu'au début des années 50. L'histoire avance donc rapidement, les scénettes retraçant les bons et les mauvais choix d'un homme torturé par l'appât du gain qui devrait, en principe, lui faciliter la vie. Il est difficile d'imaginer aujourd'hui, ou à l'époque, qu'une femme, amoureuse, va le reprendre constamment, ou que son fils ne lui reproche pas ses absences répétées qui peuvent durer des années. Sa relation la plus conviviale sera avec un vieux prospecteur, Jimmo, interprété par un James Barton avec succès. Josef Shaftel n'aura réalisé que deux films, ceci étant le second, mais aura connu une carrière prolifique en tant que producteur.

Le dvd d'Artus Films offre un diaporama d'affiches et photos ainsi que les films-annonces de la collection Western. Offert en version originale anglaise avec sous-titre français optionnel. Mario Giguère

CREATION OF THE HUMANOIDS - Wesley Barry avec Don Megowan, Erica Elliot, Frances McCann, Don Doolittle, États Unis, 81m

Dans un futur ou les humains ont de plus en plus de difficulté à se reproduire, les androïdes sont devenus une source indispensable de main d'oeuvre et plus. On rencontre un frère et une soeur aux antipodes regardant les robots à forme humaine. Lui est membre actif d'une milice qui surveille les machines, réprouvant leur utilisation de plus en plus répandue. Elle, à son grand l'étonnementi, a développé des sentiments pour son serviteur. Dans une série limitée de décors, on a droit à énormément de dialogues sur le sens de la vie, de la conscience, de ce qui différencie ou non les androïdes des humains. En parallèle se prépare une rébellion mystérieuse des androïdes qui veulent faire reconnaitre leurs droits.

Voilà une petite production tout à fait étonnante. Budget limité mais plein d'imagination et pour tout dire, un film fascinant même à notre époque ou les minorités dans le sens le plus large possible, cherchent à faire valoir leurs droits. Un film étonnant qui mérite un public plus large. Notons au maquillage des androides nul autre que Jack Pierce, jadis le spécialiste qui créa pour la Universal la créature de Frankenstein, le Loup-Garou ou la Momie entre autres. Un film surprenant et à l'avant-garde pour son époque..

Offert en v.o.s.t.f. dans le coffret La Guerre des Robots d'Artus Films. Mario Giguère

CRÉPUSCULE aka Sundown - Hathaway Henry avec Bruce Cabot, Gene Tierney, George Sanders, 1941, États Unis, 84m

Au Kenya, pendant la seconde guerre mondiale, une mystérieuse femme arrive par avion et est accueillie par une caravane de marchands qui semble l'attendre. Pendant ce temps, William Crawford commande la garnison anglaise qui gère le territoire. Il est venu à ses oreilles que la tribu des Shenzi est depuis peu armée, mais par qui ? Un nouveau commandant débarque, Coombes, qui soupçonne rapidement Zia, la jeune femme fraîchement débarquée, dirigeante d'un vaste réseau panafricain de distribution de marchandise.

On reconnait avec plaisir Bruce Cabot dans la peau de Crawford, vedette du King Kong de 1933, ainsi que George Sanders, un autre visage bien connu. Quand à Gene Tierney, elle est absolument sublime et sensuelle dans un de ses premiers rôles. Les costumes, le maquillage et la photographie noir et blanc la mettent en valeur dans un rôle important, mais abordé dans la première partie avec peu de dialogues. On a donc affaire à une machination bien orchestrée et on doute longtemps que les différents protagonistes sauront collaborer pour la déjouer. L'intrigue prend du temps à démarrer, mais une fois qu'un certain prisonnier sympathique s'en mêle, le rythme augmente. La morale chrétienne surprend, de nos jours, mais l'ensemble a assez de panache, d'acteurs chevronnée et la superbe Gene Tierney, pour nous garder en haleine.

Le dvd d'Artus Films offre un diaporama d'affiches et photos ainsi que les films-annonces de la collection Hollywoodienne. Offert en version originale anglaise avec sous-titre français optionnel. Mario Giguère

CYBORG 2087 - Franklin Adreon avec Michael Rennie, Karen Steele, Wendell Corey États Unis, 78m

Après le grand succès du film Le Jour ou la Terre s'arrêta, Michael lRennie a été trop souvent cantonné dans des rôles d'extraterrestres persécutés. Ici, rappelant un épisode de The Outer Limits ou évident le célèbre Terminator, il est un cyborg qui remonte le temps et veut empêcher un savant de faire connaitre son invention, capable de permettre de capter les pensée d'autrui. En 2087, la police de la pensée arrête toute rébellion dans l'oeuf, ou dans le cerveau, si vous voyez ce que je veux dire. En 1966, pas de mauvaise volonté de la part du savant, inventeur de l'appareil, ni de sa charmante fille, mais l'armée a bien envie de s'emparer de cette arme redoutable. On occulte un peu le fait qu'en changeant le passé, le cyborg risque de disparaitre, mais bon, on est en présence d'un film qui s'inscrit dans une série préparée pour la télévision, mais qui eu une diffusion en salles. On sent la photographie trop éclairée et la musique de série télévisée faite à la chaine. L'ensemble, bien que très léger, se regarde avec le sourire, on aime bien voir à nouveau Michael Rennie et Karen Steele est mignonne à souhait. On pense souvent à Arnold Schwarzenneger dans son rôle iconique de Terminator, il va sans dire.

Offert en v.o.s.t.f. dans le coffret La Guerre des Robots d'Artus Films. Mario Giguère

DOOMSDAY MACHINE - Harry Hope et Lee Sholem avec Bobby Van, Ruta Lee, Mala Powers et James Craig, 1972, États Unis, 83m

La Chine a crée une machine infernale, capable de détruire la surface de la Terre et elle compte bien l'utiliser bientôt. Pendant ce temps aux USA, la mission pour la découverte de Vénus va débuter, mais au dernier moment, la moitié des hommes du vaisseau sont remplacés par des femmes. Quelques moments après le décollage, on comprend la nature du changement quand la Terre explose. L'Équipage doit maintenant, tenter de survivre et rebâtir la race humaine.

En voilà un film bien profondément oublié et qui pour 1972, fait sacrément pitié au niveau de la production. Pourtant, je ne considère pas THE DOOMSDAY MACHINE comme un mauvais film, mais comme un effort réel fait avec absolument rien. Le film s'écoute bien et devient peu à peu intéressant, avec son histoire très sombre où tout va toujours de plus en plus mal. Sauf que malgré la tournure intéressante du film, la pauvreté visible des moyens empêche de répondre aux besoins de base du spectateur. La Terre qui explose et qui s'enflamme comme du feu sur un copeau de bois? Une salle de contrôle qui a l'air d'une chambre d'hôtel avec des papiers peints en background et deux ou trois gadgets? Cette limite empêche au film d'utiliser un potentiel qui je crois était là. Une scène est particulièrement réussie et c'est celle avec le mec devenu fou qui tente de violer une membre de l'équipage et qui de ce fait, précipite une mort qui n'a pas l'air bien heureuse. Pour le reste, un film raté, mais aux intentions belles, sans rien pour bien les exploiter. Abba

The EXORCIST TV Series - Jeremy Slater avec Alfonso Herrera, Ben Daniels, Hannah Kasulka, Brianne Howey, Kurt Egyiawan, Alan Ruck, Geena Davis, 2016, États Unis, 10 épisodes

Angela Rance, mère de deux filles, Casey et Kat, contacte le curé de sa paroisse, certaine qu'une de ses filles a besoin d'un exorcisme. Curieusement, si le père Tomas lui demande des preuves qui tardent à venir, il va rapidement faire les démarches pour tenter le rituel. Pendant ce temps on rencontre le père Marcus, qui pratique un exorcisme difficile qui va mal tourner et qui lui vaudra plus tard d'être excommunié. Effectivement, Casey a maintenant des symptômes de plus en plus graves et les pères Tomas et Marcus vont s'attaquer au démon, contre l'avis de l'église, occupée à préparer la venue du Pape.

Contre toute attente, je ne m'attendais pas à grand chose et le premier épisode allait un peu dans tous les sens, l'intrigue sera riche en rebondissement. Le casting est particulièrement efficace, à l'exception de Geena Davis, qui en fait trop régulièrement. On comprendra un peu pourquoi plus tard, mais le jeu plus naturel et dramatique des autres personnages est beaucoup plus apprécié. Hannah Kasulka est remarquable en possédée, tout comme Alfonso Herrera et Ben Daniels en prêtres incertains de leur foi, mais prêts à tout pour sauver la jeune fille. La galerie de personnages est riche et toujours intéressants. C'est une belle production: image et trame sonore soignée, d'ailleurs un générique qui n'est pas sans rappeler l'excellente série Penny Dreadful, tournée dans un Chicago qui semble ténébreux. Les rebondissement sont bien étalés sur l'ensemble de la saison que l'on dévore de plus en plus rapidement. La surprise majeure, que je me garderai de dévoiler, soude l'histoire à celle originale de William Peter Blatty pour le premier film iconique. Les effets gore sont nombreux et bien faits, l'église y semble rongée de l'intérieur et évidemment, si on boucle le scénario de manière très satisfaisante, on place aussi la table pour des saisons à venir. Comme beaucoup de critique l'ont mentionnés, la diffusion sur le réseau Fox n'a pas aidé les cote d'écoute et j'aurais moi aussi préféré la voir sans les interruptions planifiées pour les commerciaux, une distraction dans une série intense. Le sort de la série est pour le moment nébuleux.

Jeremy Slater est malheureusement connu pour avoir écrit le scénario du Fantastic Four, et a complété le scénario du remake américain de Death Note, qui laisse songeur. Mario Giguère

HOCHELAGA - Michel Jetté avec Dominic Darcueil, David Boutin, Ronald House et Jean-Nicolas Verrault, 2000, Québec 130m

Marc est un petit criminel de pacotilles qui aspire à plus grand. Il reçoit une étonnante proposition de joindre un gang de bikers, les Dark Souls pour des petits boulots alors qu'ils sont en guerre contre les Devil's Soldier. Alors qu'il doit faire ses preuves, Marc remet en questions ses choix de vie, mais est-ce qu'il est simplement allé trop loin pour revenir en arrière?

Ce film, tout en simplicité, aborde le sujet des gangs de motards avec beaucoup moins de charme que l'a fait une série culte au Québec, OMERTA. HOCHELAGA est un film dur et déprimant, qui ne perd jamais sa ligne directrice réaliste, ce qui est pour le mieux. Ce n'est certainement pas un film enlevant, mais c'est un portrait honnête et intéressant d'un milieu dégueulasse. Ce que j'apprécie tout particulièrement est la lente progression en enfer du personnage principal et tout ce qui le travaille alors que sa vie va carrément dans un puits sans fond. Ce n'est certainement pas aussi travaillé et intriguant que TRAFIC de Soderbergh par exemple, mais c'est un effort québécois louable et qui a aujourd'hui gagné un certain statut. Abba

HOUSE ON HAUNTED HILL - William Malone avec Famke Janssen, Geoffrey Rush, Taye Diggs, Peter Gallagher, Ali Larter, Bridgette Wilson-Sampras et Jeffrey Combs, 1999, États Unis, 93m

Jusqu'où êtes-vous à aller pour un million de dollars? Passeriez-vous la nuit dans une maison hantée? Quand Stephen Price, un millionnaire excentrique, se monte un petit jeu en choisissant 6 inconnus avec comme enjeu le million, on a toutes les bases d'un cocktail explosif. La seule règle, survivre, ce qui ne risque pas de s'avérer facile, car l'endroit est véritablement hanté par les fantômes d'une institution psychiatrique sadiques.

Honnêtement, je m'attendais à un film bien ordinaire, car mes souvenirs du film étaient bien peu convaincants. C'est peut-être pas effrayant autant que ça veut l'être, mais c'est savoureusement creepy. Les fantômes ont des visages et des apparences grotesques et dégoûtantes, le montage vidéoclip et le l'esthétique de la chose est très réussit. Si au départ, c'est intéressant sans être vraiment prenant, ça devient vraiment un espèce de cirque, sans grande cohésion narrative, mais très convaincant. Beaucoup de bons moments à savourer donc, malgré un climax devenant solidement ridicule avec une espèce de brouillard style blob. Les acteurs sont tous plutôt bons, surtout Geoffrey Rush, complètement en roue libre dans un rôle de milliardaire. Abba

The INFINITE WORLDS OF H.G. WELLS - Robert Young avec Tom Ward, Katy Carmichael, Barry Stanton, Raymond Coulthard, Eve Best, 2001, Royaume Uni / États Unis, 265m

Londres, 1946: Ellen McGillivray débarque chez le célèbre écrivain H.G. Wells pour lui demander des explications sur une série d'évènements étranges remontant plusieurs années auparavant. Wells sera généreux dans ses récits qui ont inspiré ses nouvelles et ses romans, tout en relatant la relation qu'il développe avec Jane Robbins.

La production Hallmark est librement inspiré par l'oeuvre du romancier bien connu, entre autre, pour avoir écrit La Guerre des Mondes, mainte fois adapté au grand écran. Six nouvelles sont ainsi adaptées: "The New Accelerator" "The Queer Story of Brownlow's Newspaper "The Crystal Egg, "The Remarkable Case of Davidson's Eyes," "The Truth About Pyecraft" et "The Stolen Bacillus.

Les scénarios imaginent donc les histoires supposément réelle qu'aurait vécu Wells, interprété par un Tom Ward efficace, autant en vieillard qu'en jeune premier flirtant avec sa future épouse. EN fait tous les acteurs sont excellents et manient bien l'humour et le drame, dans une reconstitution d'époque de belle facture. On aborde évidemment les grands thèmes de la science fiction tel le voyage dans le temps ou l'invasion extraterrestre, qu'une histoire plus fantastique ou il faut faire attention à ce que l'on souhaite ou la propagation d'un dangereux virus. Proposé en 6 épisodes de 43 minutes ou en trois compilations réunissant chacune deux histoire, tel que je l'ai vu. J'ai eu plaisir à retrouver Eve Best, entrevue dans la série Nurse Jackie et je suis tombé sous le charme de Katy Carmichael, resplendissante. Une belle réussite. Mario Giguère   

INSIDIOUS : CHAPTER 2 - James Wan avec Patrick Wilson, Rose Byrne, Barbara Hershey, Steve Coulter, Leigh Whannel et Angus Sampson, 2013, États Unis/Canada, 106m

Immédiatement après les évènements du premier film, la famille Lambert déménage chez la mère de Josh. Ce dernier a un comportement étrange qui semble prendre peu à peu le contrôle de lui alors que Renai est hanté par des apparitions cauchemardesques d'une femme en blanc. Les enquêteurs paranormaux du premier film sont de retour de leur côté, pour percer le mystère de cette famille toujours tourmentée par les fantômes.

Si vous avez aimé INSIDIOUS, vous allez aimer sa suite, voilà pour une critique simple. Je trouve que ça n'a pas l'impact du premier volet, mais ça demeure quand même de l'horreur super divertissante et bien mis en boîte. Le problème, comme je l'ai mentionné, c'est que c'est pratiquement la même formule que le premier, à quelques changements près que le film présente une histoire différente, mais des effets horrifiques assez semblables. C'est bien joué et on a les mêmes personnages que le premier film avec de retour évidemment, nos deux inspecteurs paranormaux lourdaud et aussi Lin Shaye en bon fantôme aidant, elle qui avait volé le spectacle dans le premier film. Ça manque de magie et de terreur, même si c'est bien niveau atmosphère. le film n'a plus la même force et j'avoue que je suis très peu tenté de voir le troisième film ou le quatrième quand il sortira. Abba

INTERSTELLAR aka Interstellaire - Christopher Nolan avec Matthew McConaughey, Anna Hathaway, Jessica Chastain, Matt Damon et Mackenzie Foy, 2014, États Unis, 169m

Le futur de la Terre est en péril. La famine, la sécheresse et les tempêtes de sable rendent la survie de plus en plus difficile. Un énorme trou noir permet à un groupe d'astronautes de s'y insérer pour explorer la galaxie plus loin qu'aucun autre humain, dans le but ultime de trouver une autre planète pour la race humaine.

Quand on parle de Sci-Fi à grand déploiement, je pense qu'on peut dorénavant considérer INTERSTELLAR parmi les fleurons modernes de ce terme qui avait beaucoup perdu de son lustre au cours des dernières années. C'est un film d'abord avec un scénario extrêmement travaillé. Est-ce que le film se perd dans un délire complet durant sa très longue durée, peut-être que oui, peut-être que non, mais il faut au moins avouer que cet univers et que ces risques scénaristiques valent le détour au final. Que l'on pense comprendre ou pas où le film s'en va, tous les ingrédients sont là pour une expérience prenante. Les personnages sont également à la base très attachants, que ce soit notre Matthew (qui est un sacré acteur faut l'avouer) à la splendide Jessica Chastain qui joue sa fille, ces deux personnages, très forts et très symboliques envoient du rêve. Au final, INTERSTELLAR est à mon sens une des expériences hollywoodiennes les plus complètes et ambitieuses depuis longtemps et Christopher Nolan, qui peaufine dangereusement son art, devrait nous offrir bien d'autres films somptueux dans le futur. Abba

INTO THE STORM aka Dans la Tempête - Steven Quale avec Richard Armitage, Sarah Wayne Callis, Matt Walsh, Max Beacon, Nathan Kress et Alicia Debnam-Crey, 2014, États Unis, 89m

Silverton Colorado, des tempêtes sont sur le point de converger entre elles. Alors qu'une groupe de documentaristes y voit leur choux gras, les locaux font tout pour se mettre à l'abris. La tempête ne fait cependant que s'aggraver et la vie de tout le monde se retrouve en danger.

Faudrait rappeler aux producteurs que même quand on a de beaux effets spéciaux, c'est bien également de s'attarder un peu au scénario et aux personnages, car dans INTO THE STORM, on est pas gâté du tout. Parce que oui et je vais l'admettre, y'a de très belles tornades, probablement plus belles que dans TWISTER qui aura bientôt 20 ans. Le problème, c'est que c'est un film catastrophe avec de jolies catastrophes, mais la plus effrayante se retrouve dans l'acting dégueulasse de tout ce groupe de personnages tous aussi nuls les uns que les autres. On sait déjà qui va survivre, qui va mourir, qui va finalement coucher avec qui... c'est digne d'un très mauvais téléfilm. Honnêtement, si vous aimez le genre, ce qui n'est pas mon cas, alors oui, INTO THE STORM est clairement un incontournable. Mais si vous voulez simplement voir un bon film, je ne peux le recommander. Abba

JUPITER ASCENDING - Wachowskis avec Mila Kunis, Channing Tatum, Eddie Redmayne et Sean Bean, 2015, États Unis, 127m

Plus loin que la Terre et le soleil, une famille royale possède la totalité des planètes de l'univers. Après la mort de la matriarche, les trois enfants héritiers se combattent dans le but d'avoir le contrôle total. Sauf qu'une héritière oubliée, possédant une génétique pure et n'ayant aucune conscience de ce qu'elle est vraiment, pourrait renverser la situation. Accompagnée d'un chasseur mercenaire qui tente de la garder en vie, la jeune femme sera confrontée à sa véritable destinée.

Quand on parle d'un film complètement oubliable, je pense que JUPITER ASCENDING est devenu une de mes nouvelles base de référence! Le pire, c'est que ce n'est même pas mauvais, mais rarement j'ai eu devant moi une histoire procréant autant d'indifférence dans mon esprit. Visuellement, on voit que les Wachowski, comme toujours, on fait du gros travail. Les scènes d'action sont soignées, les décors et les costumes sont splendides. Donc, niveau production, c'est clairement pas de la merde. C'est tout le reste qui m'a laissé froid. Que ce soit les performances forcés, l'histoire compliqué pour absolument rien, les répliques ridicules ou Channing Tatum en homme-chien, on dirait que c'est bourré de mauvaises idées! Mila Kunis a l'air perdue dans le rôle principal et la jeune femme semble accepter très rapidement tout la shit surnaturelle qui arrive constamment à la gueule, en tout cas, beaucoup mieux que nous. Pour un spectateur peu exigeant, c'est peut-être très bien, mais on dirait que rien ne colle vraiment. Vraiment dommage, parce que les gros projets ORIGINAUX en sci-fi se font de plus en plus rares! Celui-là par contre, est très oubliable. Abba

LOST SOUL : THE DOOM JOURNEY OF RICHARD STANLEY'S ISLAND OF DR. MOREAU - David Gregory, États Unis, 97m 

Le film présente les coulisses, les mauvaises décisions, le désintérêt généralisé, l'enfer météorologique et l'horrible production derrière le remake de L'ÎLE DU DOCTEUR MOREAU.

J'adore les documentaires qui retracent les productions de film et je peux vous dire que ce celui-là est 100 fois plus intéressant que le film dont il est question. J'ai rarement eu des histoires de tournage aussi délicieuses! Le film est séparé en deux parties, la première où on présente le réalisateur originel du projet, ses visions, son vécu et pourquoi au final, il a été tassé complètement du projet après quelques jours de tournage. Ensuite, s'en suit une ribambelles de mésaventures avec le nouveau réalisateur, les acteurs, les extras, la météo et tout le bataclan... C'est littéralement hilarant. Le film va dans toutes les directions, des directions pas toujours intéressantes, mais au final, c'est franchement du bonbon. Je demeure très indécis sur le sort du réalisateur d'origine, injustement évincé du film oui... Mais qui avait l'air d'un bien étrange personnage pas du tout facile à travailler avec. Quand au reste, John Frankenheimer, Marlon Brando, Van Kilmer méritent à eux seuls le film pour les meilleurs crises de diva que j'ai pus voir. Brando et Kilmer avaient placés leur loge une en face de l'autre et au moment de tourner, aucun ne voulait sortir tant que l'autre n'avait pas quitter en premier! Des heures de plaisir pour l'équipe de tournage! À voir absolument. Abba

The MEATEATER aka Le Charognard - David Burton Morris avec Peter Spitzer et Dianne Davis, 1979, États Unis, 85m 

Alors qu'une famille de banlieue décide de se payer un vieux cinéma décrépit, une série de meurtres sur des adolescents, dans la salle, vient mettre en danger l'entreprise.

Vous ne risquez pas d'avoir bien peur avec MEATEATER, vous risquez non-seulement de vous endormir, mais également de faire une indigestion esthétique, CAR BON DIEU QUE C'EST LAID! Série Z visiblement fait à la va vite, on sent que la réalisateur n'était pas un manche, parce que certaines scènes de meurtre sont pas mal, c'est tout ce qu'il y a entre les meurtres qui est chiant et toute cette histoire de mystère autour du tueur. Ça a ce bon vieux feel du film fauché des années 70, sans aucun fun par contre. Rien de renversant ni d'intéressant. Abba

NIGHT OF THE LIVING DEAD 3D: RE-ANIMATION - Jeff Broadstreet avec Andrew Divoff, Jeffrey Combs, Sarah Lieving, Robin Sydney, 2012, États Unis, 88m

L'embaumeur Gerald Tovar (Andrew Divoff), qui a hérité du salon funéraire de son père, est aux prises avec une invasion de morts-vivants dont il est en partie responsable. Il continue d'accepter des morts que lui apporte l'armée, pour les incinérer, mais comme il a toujours eu peur du four crématoire, il empiles les corps. La dernière livraison s'est faites dans des sacs qu'il n'a jamais vu et qui dégagent un liquide au contact duquel les morts ressuscitent. C'est le moment qu'a choisi son frère (Jeffrey Combs) pour le visiter, espérant avoir sa part de l'héritage. C'est aussi le moment ou il engage une nouvelle embaumeuse, qui sera rapidement impliquée dans le drame que l'on devine imminent.

Vu en version 2D, le scénario s'étire à une vitesse très lente. Malgré des acteurs intéressants, Divoff et Combs, la tension se lève bien tard et les effets spéciaux n'étant pas particulièrement géniaux et les zombies étant très lents, on regarde le tout avec peu d'intérêt et c'est bien dommage. Une séance de délire sous marijuana est intéressante, mais la courte scène de pseudo nécrophilie n'arrive pas à racheter le reste. Comme la prémisse sent bon le plagiat et que l'ensemble ressemble plus à un mauvais film des années 80, le film est, il faut l'avouer, bien dispensable. Il y a des références directes à George Romero, mais l'hommage est on ne peut plus superflu. Mario Giguère

NINJA ASSASSIN - James McTeigue avec Rain, Ben Miles et Naomie Harris, 2009, États Unis, 99m 

Entrainé depuis l'enfance pour être une machine à tuer, Raizo a depuis longtemps tourné le dos au clan des Ozunu, de sauvages assassins. Constamment poursuivi, il décide de régler le problème et avec l'aide qu'une enquêteur d'Interpol, fait son chemin de sang jusqu'à son ancien maître.

Je m'attendais à une claque, on m'avait parlé à sa sortie de presque le meilleur film d'action de la décennie. Je décide m'y mettre et bon sang, j'ai trouvé ça, mais d'un ennnuuuiiii. Pas de doute que c'est sanglant, c'est hyper violent et y'a bien des galons de sang en CGI qui coulent, mais on vient ici rendre l'excès complètement banal. Non seulement les scènes d'action sont extrêmement difficiles à suivre, mais chaque fois que notre héros rencontre un obstacle, on sait exactement ce qui va se passer. J'avais de l'attente parce que McTeigue avait quand même fait V FOR VENDETTA, mais ce film n'y ressemble en rien.    L'attrait principal du film, l'action,  est donc gâché par excès et n'espérez pas mieux dans tout ce qui touche les dialogues et l'intrigue mince comme un fil. Je suis donc amèrement déçu, car NINJA ASSASSIN ne focus que sur l'emballage et il ne suffit pas d'envoyer que du CGI cinglé pour m'enchanter, ça manque cruellement d'âme. Abba

The O.A. - Zal Batmanglij, Brit Marling avec Brit Marling, Emory Cohen, Jason Isaacs, États Unis, 2016, 8 épisodes

Prairie Johnson réapparaît après sept ans d'absence. Aveugle lorsqu'elle a disparue, elle voit très bien aujourd'hui. Que s'est-il passé durant ces années ? Elle ne dit presque rien à ses vieux parent adoptifs, pas plus à la police ou au F.B.I.. Elle choisira plutôt cinq étrangers auxquels elle confiera un histoire pour le moins abracadabrante.

Je ne vous en dirai pas plus sur l'intrigue, d'autant plus que l'histoire se déconstruit constamment et que pleins de questions subsistent lorsque cette saison se termine. Je vous avoue d'entrée que j'ai eu énormément de difficulté à passer au travers et que le semblant d'épilogue m'a laissé complètement froid. Je n'ai jamais arrivé à ressentir d'empathie pour ces personnage mésadaptés sociaux antipathiques, en presque totalité, ces surprises qui tombent à plat constamment, cette pseudo science paranormale qui abouti sur un monde incohérent et fantaisiste, qui plus est déprimant. On va entre autre passer un épisode complet pour ajouter un personnage féminin que l'on va complètement ignorer par la suite. Évidemment, tout va peut-être devenir clair dans une autre saison, mais je ne suis pas certain d'avoir autant de temps à perdre. Tel quel, il y a tellement d'incohérences que s'en est renversant. Le ton excessivement dramatique adopté par la production semble masquer un vide qui n'est pas sans rappeler des séries comme Lost. Rien à voir avec Stranger Things, au final, à part une série de, on l'imagine, soyons magnanimes, coïncidences scénaristiques fortuites. Certains ont apprécié, certains ont été excités de voir ou ça menait, quelle était la clé du mystère. Ce n'est pas mon cas. À chacun ses plaisir télévisuels. Mario Giguère

La RAGE DU DÉMON aka Fury of the Demon - Fabien Delage avec Alexandre Aja, Dave Alexander, Jean-Jacques Bernard, Christophe Gans, Christophe Lemaire, Pauline Méliès, Jean-Pierre Putters, Philippe Rouyer, 2016, France, 60m

Le film français le plus rare et controversé de l'histoire du cinéma des premiers temps : un court-métrage fascinant, perdu et dangereux qui provoquerait de violentes réactions chez ceux qui le visionnent. Qualifié d'ésotérique, le film aurait été réalisé par Georges Méliès en 1897. Le film est aujourd'hui perdu, il n'existe aucune copie.

Une enquête captivante qui nous emmène sur les traces d'émeutes violentes ayant eu lieu tout au long des XIXème et XXème siècles, provoquées par un film rare, fascinant et dangereux : La Rage Du Démon, attribué au cinéaste Georges Méliès.  A travers des entretiens avec des journalistes, cinéastes, historiens, experts et psychologues, ce nouveau long métrage documentaire lève le voile sur le film le plus inquiétant de l'histoire du cinéma.

L'art du documenteur a cela de captivant qu'il réussit à petite ou grande échelle, à persuader ou semer le doute sur sa véracité chez les spectateurs anodins. Averti à l'avance, on pourra soit déprécier ou apprécier d'autant plus la magie du cinéma, celle de nous embarquer dans des histoire somme toutes toujours fictives. C'est avec un plaisir évident et devant une production de qualité que l'on aborde La Rage du Démon. Rappelant certains pseudo documentaires sur le paranormal et l'ufologie, on aborde les faits proposés avec une multitude de témoignages, ma foi, fort bien amenés. D'accorder la paternité du court-métrage dans un premier temps à Georges Méliès permet d'apporter une dose importante de vraies informations, nécessaires à ce genre de propos, tel un politicien qui tentera de nous faire croire à l'impossible en mélangeant faits et mensonges. D'autre part, il existe des films qui ont provoqué des formes d'hystérie et des spectateurs qui sont malheureusement décédés dans des salles offrant du cinéma fantastique.  C'est rare et c'était surtout à une époque d'avant la vhs et le dvd qui permettent aujourd'hui de vérifier la véracité des allégations, qui enlèvent de facto une partie de la magie du cinéma. Que l'on pense aux improbables versions longues alléguées de The Exorcist ou à la fin imaginée par les spectateur du film Rosemary's Baby. SI pour The Exorcist, il s'avère que l'hystérie a été vécue uniquement au début des représentations à New York, nombreux ont été ceux qui juraient avoir vu la version de quatre heures ou le bébé de Rosemary. Ici on parle essentiellement de trois représentations de La Rage du Démon, une fois par siècle, et toujours la copie disparait de manière mystérieuse et inexpliquée. SItuer la dernière représentation en 2012 force un peu le scepticisme du spectateur, certain qu'il aurait dût en entendre parler. Mais si...

Le seul petit bémol, et je ne saurais dire s'il est voulu, comme un clin d'oeil au cinéphile, est l'origine du court métrage qui devrait sa paternité à un élève de Méliès, adepte de spiritisme. En effet, plusieurs documents photographiques d'époque semblent visiblement trafiqués, ayant recours à un contemporain, inséré dans des photos d'un autre siècle. Mais c'est suffisamment bien fait pour berner qui veut bien y croire ou voir ce qu'il veut bien voir. Alors je pense aussi à toutes ces émissions télé sur les chasseurs de fantômes ou passionnés d'ufologie, qui vont traquer des témoignages qui seront surtout véridiques aux yeux des croyants.

Évidemment, j'ai pensé à quelques occasions à Cigarette Burns, un excellent épisode de la série Masters of Horror réalisé par John Carpenter, ou il est question d'un film maudit, présenté une fois en Europe, qui a créé l'hystérie collective et qu'un collectionneur recherche.

Par la multiplicité de ses témoignages, la qualité de ces interventions, de sa réalisation et par le choix judicieux de ne pas montrer ni images ni découverte du court-métrage, La Rage du Démon réussit son tour de magie et nous fait rêver. Avouons-le, une partie du plaisir de l'amateur de cinéma fantastique n'est-elle pas d'espérer trouver enfin le film de trouille par excellence, celui dont on ne se remet jamais ? Mario Giguère

RAPE ZOMBIE : LUST OF THE DEAD - Naoyuki Tomomatsu, 2012, Japon, 73m 

Après une attaque nucléaire, les mâles de Tokyo se transforment en zombies assoiffés non pas de sang humain, mais de femmes pour assouvir leur bas instincts. Alors que le chaos est total, une infirmière bien courageuse accompagné d'une jeune femme timide se réfugient dans un temple défendu par Kanae, une mère de famille abusée et Tamae l'écolière. Armé de quelques armes, pourront-ils survivre à cette invasion?

Bon alors, que sont nos attentes quand on est sur le point de regarder un film nommé RAPE ZOMBIE? Des attentes basses, je l'espère de votre part. RAPE ZOMBIE se classe dans un sous-genre qui a beaucoup gagné en popularité, le pink film. Les pink film sont des soft core souvent de bien mauvais goûts habillés en film de genre et fait avec des budgets et des moyens riquiqui. Un genre très spécial donc, qui n'est pas la tasse de thé de tout le monde. RAPE ZOMBIE va un petit peu plus loin l'aspect porno et s'en permet un peu, ce qui n'aide définitivement pas le film qui s'avère peu convaincant à plusieurs niveaux en donnant une aussi grande priorité au cul.

L'histoire d'une simplicité extrême n'est pas plus compliqué que le résumé. Y'a des zombies, quatre filles se cachent et on apprend que la seule façon de tuer les zombies n'est pas de leur couper la tête, mais de leur couper le pénis. Cette base complètement conne est évidemment un peu parodique, mais on se surprend à comprendre qu'un tente bel et bien de construire quelque chose autour de ce phénomène, je vous dirai qu'on essaye en vain, mais malgré tout, on sent un désir de bâtir un univers un tant soit peu crédible. Le problème est que c'est tellement léger et que certaines scènes s'allongent pour absolument rien dans un film d'à peine 75 minutes, qu'on a davantage l'impression à voir une démonstration de paresse que d'audacité.

Dommage donc de voir beaucoup de beaux éléments de film, comme les personnages féminins intéressants et la base fantastique du récit, complètement plombé par le manque de rigueur scénaristique d'un film avec un bon potentiel. RAPE ZOMBIE ne s'avère au final qu'un vulgaire film d'exploitation fauché, alors qu'il présente un commentaire social parfois intéressant et des liens avec la mythologie japonaise complètement laissés de côté ou inexpliqués.

Les scènes d'action peu nombreuses sont frénétiques et filmés avec une certaine compétence, même si l'action est parfois découpé au couteau, ce qui est souvent le cas dans des métrages de la sorte. Les effets spéciaux sont cependant d'une qualité exécrable, en démarrant par les looks craignos des zombies, mais surtout pour les douteux effets digitaux qui apparaissent parfois à l'écran.

Ce résultat étrange et parfois choquant s'avère donc décevant, car malheureusement baissé au strict minimum de la qualité dans plusieurs départements. RAPE ZOMBIE aurait pu être un bon film, il ne s'avère qu'une incursion hardcore dans un sous-genre qui manque de véritables fleurons au niveau de la qualité. Pour les amateurs de l'excès du cinéma japonais, vous y trouverez peut-être votre compte. Abba

[REC]  4 APOCALYPSE - Jaume Balagueró avec Manuela Velasco, Paco Manzanedo, Héctor Colomé, Ismael Fritschi, 2014, Espagne, 95m

Ca débute après la fin du deuxième film et une équipe de soldats va poser des bombes pour faire exploser l'édifice et ainsi contenir l'épidémie démente. Ils entendent et portent secours à Angela, la journaliste, toujours vivante. Angela et ses deux sauveteurs se réveillent sur ce qui s'avère un bateau. Au travers de soldats pas trop sympathiques à leur cause, Ils sont soumis à des tests pour savoir s'ils sont infectés et rencontreront la seule survivante du mariage de Barcelone, vu dans Rec 3. Les scientifiques à bord tentent de trouver un vaccin au terrible virus, mais leur patient zéro , malgré toutes leur précautions, s'échappe. Tout deviens chaotique et Angela cherche des appuis pour s'en sauver, le médecin en chef menaçant, selon le protocole établi, de faire sauter la bateau s'ils ne parviennent pas à produire l'antidote.

SI le mot Apocalypse est un peu galvaudé, tout le film se passe pratiquement sur ce bateau, l'ambiance est réellement apocalyptique. Jaume Balagueró excelle dans le suspense et l'horreur, le rythme est trépidant et les menaces constantes. Pas grand temps pour se reposer et Angela semble détenir un secret qu'on ne comprends pas dans un premier temps. Les acteurs sont encore une fois excellents dans leur rôles, mentions spéciales au docteur en chef avec sa mine patibulaire ainsi que le second du capitaine, héros bien malgré lui. Si on connait bien le modus operandi du film de zombie, on pense aussi, plus le film avance, à un certain Alien de Ridley Scot. En dire plus pourrait vous gâcher votre surprise, mais l'atmosphère d'anxiété permanente en font une autre réussite pour le réalisateur. Recommandé. Mario Giguère

ROBIN COOK'S INVASION aka INVASION - Armand Mastroianni avec Luke Perry, Kim Cattrall, Rebecca Gayheart, Jon Polito, Neal McDonough, 1997. États Unis, 175m

Et tout à coup une pluie de toutes petites météorites tombe sur la Terre. Des pierres polies qui attirent l'attention. En l'occurrence, un jeune travailleur, Beau Stark (Luke Perry), qui planifie un avenir radieux avec une jolie femme, Cassy (Rebecca Gayheart), ramasse une de ces pierres. Il sera le premier humain à être infecté, ce qui ressemble d'abord à une très mauvaise grippe. Il sera par la suite tranquillement transformé en extraterrestre. Il s'associe à d'autres infectés pour préparer l'arrivée d'êtres venus d'ailleurs, qui ont préparé leur coup depuis des millions d'années (la disparition des dinosaures, c'est de leur faute, les salops!). Cassy, comprenant que quelque chose cloche, se fera aider par son meilleur ami et par le Dr. Sheila Moran (Kim Cattrall).

Télésérie d'invasion extraterrestre très convenue. L'histoire est très classique, les éléments scientifiques tiennent peu la route, les laboratoires étant peu équipés et les recherches de vaccin trop rapides et peu crédibles. Les acteurs sont dans l'ensemble peu inspirés. Moi qui apprécie depuis longtemps Kim Cattrall, on ne la croit pas dans son rôle de scientifique, très mineur. Luke Perry en a lourd sur les épaules et arrive peu souvent à être convaincant. Rebecca Gayheart, aperçue auparavant dans la télésérie Earth 2, est avec quelques seconds rôles, plus dramatique. J'ai apprécié la présence trop courte du vétéran Jon Polito ou de voir un jeune Neal McDonough, qui allait par la suite avoir un rôle récurrent dans l'univers de la série Arrow.

En regardant tout cela 20 ans plus tard, on est étonné que l'internet semblait si mystérieux et capable de miracles pour dénouer le récit. Malheureusement les effets spéciaux numériques ont évidemment mal vieillit, seuls les transformations et effets pratiques tiennent un peu la route. Le suspense ne décolle pas, le décompte des millions d'infectés n'étant pas soutenu par de quelconques courtes scènes qui auraient pu simuler des réactions à l'international. D'ailleurs les scènes de foules semble symptomatique d'un tournage rapide de seconde équipe, beaucoup de badauds sans consignes nous font décrocher. Bref, c'est pas le Klondike et ça m'a prit du temps à l'achever. Mario Giguère

SANTA CLARITA DIET - Victor Fresco avec Drew Barrymore, Timothy Oliphant, Liv Hewson, Skyler Gisondo, 2017, États Unis, 10 épisodes

Sheila et Joel vendent des maison dans la petite ville de Santa Clarita, Californie. Quand Sheila meurt et revit mystérieusement, leur couple, avec leur fille Abby, va prendre un virage dramatique, ou presque. Leur maison coincée entre celles de deux policiers n'aidera rien, car Sheila n'a d'appétit que pour la viande, de préférence fraichement tuée, de préférence humaine. Sheila est une zombie, et le couple va tenter de continuer comme si de ren n'était. Bonjour les complications.

Netflix multiplie les séries et de toute évidence, ne frappera pas le gros lot à tout coup. Après un magnifique Stranger Things et un pénible The O.A., voici une comédie d'horreur pas vraiment horrifique et pas très drôle. Évidemment que Drew Barrymore et Timothy Oliphant sont bien, c'est vraiment les scénarios, qui ne plairont pas nécessairement aux fans de comédie ni d'horreur, qui pêche par manque d'excès ou de folie. Peut-être que les deux premières saisons de l'excellent EVIL DEAD m'ont gâté. Plus féroce et surtout plus sanglant et plus drôle. C'est qu'on en a déjà vus des films d'horreur à l'humour noir mordant, ici c'est plutôt une histoire de famille de banlieue comme en en voit depuis des année, l'épouse qui croque des hommes en plus. Il y a bien un début de mythologie intéressant sur les racines du mal, mais à la fin de cette première saison, c'est bien peu. On verra bien si d'autres saisons sauront trouver le grain de folie manquant pour en faire un incontournable. Mention spéciale au deux jeunes acteurs, Liv Hewson et Skyler Gisondo, qui jouent la fille de Sheila et le garçon de la famille voisine respectivement, pas mal plus intéressants que leurs parents. Mario Giguère

SUPERMAN/DOOMSDAY - Lauren Montgomery, Bruce Timm et Brandon Vietti, 2007, États Unis, 80m 

Lex Luthor, dans sa quête obsessionnelle de détruire Superman, utilise un guerrier mutant nommé Doomsday, qui se révèle presque l'égal de l'Homme D'Acier. Superman cependant, bat Doomsday, mais meurt suite de ses blessures. Luthor utilise l'ADN de Superman et se crée un clone du justicier qui lui obéis au doigt et à l'oeil... Qui est la seule personne capable de contrecarer Luthor?

Il y a de belles choses qui sont présentées dans SUPERMAN/DOOMSDAY. D'abord, l'animation qui respecte ceux de la Justice League et des Animated Superman et faut dire aussi que la qualité de l'animation a pris du mieux. Les séquences de combat sont splendides et ce sont définitivement les points les plus positifs à sortir du métrage. Certain seront surpris du fait que malgré le fait que Doomsday soit du titre du film, il n'a pas un très grand rôle outre que celui de la créature qui élimine Superman. Je pense que le concept était de mélanger Doomsday dans la première partie et les répercussions horribles du clone de Superman qui ensemble font un concept de fin du monde dans les deux cas. On se prend quand même au jeu du scénario, mais tout ce qui touche aux éléments dramatiques sonnent parfois faux, surtout les moments avec Lois Lane et les dialogues un peu trop rose bonbon. Je pense aussi que le film a beaucoup d'ambition pour un maigre 80 minutes, honnêtement, il y avait assez de matériel pour un film de deux heures et tout semble rapidement lancé à l'écran et vite bouclé. C'est agréable malgré tout et passablement divertissant, mais ce n'est pas un film solide. Abba

TARGET EARTH aka Objectif Terre - Sherman A. Rose avec Richard Denning, Kathleen Crowley, Virginia Grey, 1954, États Unis, 72m

Une femme se réveille. Elle a visiblement avalé plusieurs comprimés la veille. Ses voisins ne répondent pas et ne semblent pas en ville. En fait la ville semble vidée de ses habitants lorsqu'un homme la surprend. Il est aussi dubitatif qu'elle. Ils rejoignent un couple qui a décidé de rester pendant que la ville était évacuée pour se payer du bon temps en buvant et mangeant comme des rois. Ces quatre personnes seront attaquées par un robot, les grandes villes étant envahies par une armée mécanique venue d'outre espace!

Film de science fiction à petit budget que je ne connaissait pas. Il a un casting limité et la présence de militaires se contente d'un  salle de commandement factice et de stockshots d'armement et d'avions militaires. L'arrivée d'un homme mal intentionné pimente le tout. On ne reconnait que la vedette masculine, Richard Denning, vu dans une flopée de films de science fiction des années 40-50 tel Unknown Island, Creature from the Black Lagoon, Day the World Ended, Creature with the Atom Brain ou The Black Scorpion. Cette invasion de Venus vue par le biais d'un groupe restreint de personnes a une bonne ambiance et pallie à l'absence de budget conséquent avec un robot au design simple mais imposant. Petite série B que j'ai eu du plaisir à voir, sans conteste.

Offert en v.o.s.t.f. dans le coffret La Guerre des Robots d'Artus Films. Mario Giguère

TRAIN TO BUSAN aka Dernier train pour Busan aka Busanhaeng - Sang-ho Yeon avec Yoo Gong, Soo-an Kim, Yu-mi Jung, 2016, Corée du Sud, 118m

Yoo Gong, un patron d'entreprise, demande à un employé de vendre toutes ses actions dans la compagnie. Il part rejoindre sa jeune fille Soo-An Kim pour son anniversaire et lui donne le même cadeau que l'an dernier. Le petite aimerait mieux aller voir sa mère dont elle s'ennuie énormément. Papa promet que le lendemain ils prendront le train pour Busan. Au moment ou se termine l'embarquement, le spectateur va voir une personne infectée monter subitement dans l'appareil, sans être repérée. Ce qui doit arriver arrive, ce sera bientôt, wagon après wagon, une horde de zombies qui nait et on verra les différentes façons de réagir des passagers, pendant que les nouvelles se répandent: la pandémie frappe rapidement tout le pays.

Un train, des personnages aux motivations pas toujours évidentes de prime abord, des zombies furieusement violents et rapides, une cruauté ambiante qui laisse peu d'espoir de voir quelqu'un survivre. Excellent film de morts vivants qui rappelle évidemment les classiques du genre, mais avec une énergie du tonnerre et un ensemble d'acteur attachants et souvent surprenants. On prend tout son temps pour expliquer le pourquoi et le comment, on ne donne pas toute l'information pré-digérée comme dans trop de films du genre. Quelques morceaux de bravoure et d'effets spéciaux étonnants frappent l'imagination. Évidemment le duo père fille donne droit à quelques moments mélodramatiques qui ralentissent un peu le rythme ou qui laissent souffler le spectateur plus horrifié. On est collé sur notre siège jusqu'à la fin. Un grand succès au festival Fantasia en 2016. Un film à voir. Le réalisateur aura aussi réalisé un film d'animation, Seoul Station, qui explore une invasion de zombies dans la station de train de Seoul, dont on dit le plus grand bien. Mario Giguère

TRANSFORMERS : AGE OF EXTINCTION - Michael Bay avec Mark Wahlberg, Nicola Peltz, Stanley Tucci, Shane Dyson, Kelsey Grammer et Titus Welliver, 2014, États Unis 165m (!)

Cinq ans après l'invasion ratée des Décepticons à Chicago, les Autobots sont des réfugiés sur Terre, vivant assez paisiblement. En fait, c'est ce qu'ils croient puisqu'un autobot déchu fait équipe avec la CIA pour tous les éliminer. Blessé et en ferrailles, Optimus Prime est sur le point de quitter la planète, quand un mécanicien le trouve et le répare. Alors que la CIA le pourchasse, OPtimus Prime et ses nouveaux alliés tentent d'arrêter le massacre.

Oh que je me suis fait chier... Vous allez me dire, tu t'attendais à quoi? À rien justement et c'est moins que rien. C'est non seulement interminable, mais à la limite du tolérable pour les neurones. Oui la formule reste la même, mais on sent un besoin presque enfantin de toujours en ajouter plus, plus de robots, plus de vannes de merde, plus de pitounes, plus d'action incompréhensible et surtout, de plus en plus de personnages et d'éléments scénaristiques. Après deux heures où tout semble résolu, on continu d'en ajouter avec une autre couche d'histoire et fort seront ceux qui vont tout endurer ça. Faut pointer aussi que l'humour est franchement lourd, autant que les opus précédents je vous dirais, mais on dirait que mon cerveau ne peut simplement plus l'endurer. Ce quatrième montre clairement une franchise fatiguée, à court d'idées et qui persiste à offrir un produit de plus en plus con et chiant, j'ai de la difficulté à croire que des gens vont encore voir ça. Abba

Le TRÉSOR DES COLLINES ROUGES aka Treasure of Ruby Hills - Frank McDonald avec Zachary Scott, Carole Mathews, Barton MacLane, Lee Van Cleef, États Unis, 1955, 69m

Durant la conquête de l'Ouest, les conflits sur la propriété de terrains, de terres, de régions entières, ont inspiré bien des scénariste de l'âge d'or du western. C'est ainsi que Ross Haney débarque dans le patelin des Collines Rouges et s'immisce dans une féroce bataille entre deux propriétaires terriens entourés de tueurs. Haney s'acoquine avec un frère et une soeur, Robert et Sherry, qui ont aussi de l'ambition, et met la main sur la seule source d'eau qui est nécessaire pour tout ce monde.

Des interprètes solides et une histoire pleine de surprises, en débutant par la difficulté de savoir pourquoi et dans quel but Ross joue-t-il à ce jeu possiblement mortel. On remarque parmi les brutes à la gâchette facile  Lee Van Cleef, qui joue toujours aussi bien les crapules. Carole Matthews est Sherry, qui ne sait trop quoi penser de Ross, qui se révèle une femme intègre et indépendante, loin des femmes serviles de certains films de l'époque. Le rythme est rapide et le film se regarde avec un réel plaisir. Un bon cru.

En supplément sur le dvd d'Artus Films: Une épopée sanglante, par le spécialiste du genre Georges Ramaïoli; un diaporama d'affiches et photos ainsi que les bandes-annonces de la collection Western. Offert en anglais avec sous-titres français en option. Mario Giguère

The VANISHING aka La Disparue - George Sluizer avec Jeff Bridges, Kiefer Sutherland, Nancy Travis et Sandra Bullock, 1993, États Unis, 109m

Barney n'est pas qu'un enseignant de chimie, c'est un psychopathe dans l'âme. Chaque jour, il développe ses astuces un peu plus pour commettre l'enlèvement parfait. Il trouve finalement l'occasion parfaite et enlève une splendide jeune femme innocente. Mais son copain qui l'accompagnait refuse d'accepter la situation et abandonne (Jusqu'à sa santé mentale)  tout pour tenter de trouver le coupable et peut-être revoir celle qu'il aime.

Ce remake américain du célèbre film Néerlandais ne fait toujours pas l'unanimité. Bizarre étant donné que le réalisateur du film d'origine est au commande du remake.  Pourtant, malgré quelques éléments discutables au niveau du scénario, THE VANISHING est certainement un thriller psychologique intéressant et surtout bien mené par Jeff Bridges dans le rôle du vilain. Ça demeure très convenu dans l'exécution je dois dire et j'ai cette curieuse impression qu'on a tenté de trop simplifier une histoire qui a plus de profondeur que le matériel d'originel. Il est intéressant de voir autant le héros que le tueur, les deux personnages partageant l'écran de façon sensiblement égale. Sauf qu'il faut avouer que Sutherland peine à être pris au sérieux ici, surjouant au max, alors que Bridges maîtrise totalement son rôle. Alors que l'histoire est intéressante et l'intrigue progresse lentement, mais sûrement, on perd totalement l'intérêt dans la finale qui s'avère typique du thriller américain, dommage donc. Malgré tout, film intéressant et bien emballé. Abba

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