
Hayao Miyazaki, c'est une poésie, un amour de la nature, une joie de vivre et des drames écologiques qui coupent le souffle. On inclut les films réalisés par son studio.
mise à jour le 5 juillet 2010
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HORUS PRINCE DU SOLEIL aka Taiyo no oji: Horusu no daiboken aka Prince of the Sun: The Great Adventure of Horus - Isao Takahata, 1968, Japon, 82m, version originale sous-titres anglais Horus retire l'épée du soleil d'un géant de pierre, qui promet de l'aider lorsqu'il aura réussit à reforger l'épée de métal. Son père lui demande de rejoindre ses semblables lorsqu'il se sait sur son lit de mort. Horus part donc et trouve un village en proie aux attaques d'un démon qui contrôle des hordes de loups. Il ramène au village une jeune fille orpheline comme lui, mais il s'avère qu'elle est la soeur du démon et qu'elle mène tout ce beau monde à sa perte. Production réputée difficile, ne connaissant pas le succès à sa sortie, Horus est ègalement réputé pour être le premier anime des temps modernes, s'éloignant des productions Disneyennes et enfantines de l'époque. On sent la transition, avec les chansons omniprésentes, les animaux qui parlent, mais on voit aussi les qualités à venir des films de Takahata et des studios Ghibli, car on retrouve au générique Hayao Miyazaki, au design et à l'animation. On reconnaît les thèmes qui vont revenir en force dans la série CONAN BOY FROM THE FUTURE et l'importance des animaux et de la nature, par les futurs créateurs de Pompoko et Princesse Mononoke. Plus surprenant, certaines scènes d'action sont racontées en montage d'images statiques, que l'on imagine des concessions au budget. Visuellement aussi, on est entre les influences d'Osamu Tezuka et les futurs directions artistiques des créateurs. Un film de transition qui recèle son lot de jolies scènes et qu'il fait plaisir de voir. Indispensable pour les fans de Takahata et Miyazaki. Mario Giguère |
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CONAN THE BOY IN FUTUR aka Mirai Shounen Konan - Hayao Miyazaki, Isao Yakahata, Keiji Hayakawa, 1978-79, Japon, 26 épisodes de 30m, version originale, sous-titres anglais En 2008 éclate la troisième guerre mondiale. Les cinq continents sombrent dans l'eau. Un vaisseau, remplit de scientifiques, endommagé, est retombé sur une île. 20 ans plus tard, il ne reste qu'un viel homme et le seul gamin né sur l'île, Conan, 11 ans, doué d'une force incroyable. Un jour il découvre une jeune fille naufragée sur la plage, Lana. Une réelle amitié naît immédiatement et la découverte d'un monde au-delà de son domaine. Voilà qu'arrivent les gens du domaine de Lana, venus la kidnapper, dans l'espoir qu'elle les aide à retrouver son grand-père, seul homme capable de faire fonctionner les panneaux d'énergie solaire capables de relancer la civilisation. Mais le méchant Leibuka veut ni plus ni moins que relancer les machines de guerre et reconquérir la terre, ou ce qu'il en reste. C'est sans compter sur Conan, héros increvable et plein des ressources et ses nouveaux amis. Première série signée par Miyazaki, on y retrouve bien des thèmes chers à L'auteur, de l'écologie, la folie meurtrière des hommes, de l'espoir annoncé en fin de monde. Du vieux capitaine de bateau qui est un pitre de premier ordre, de son ami amateur de grenouilles et de porcs, du grand-père qui se cachait, plein de personnages pittoresques et adorables défilent sous nos yeux. L'humour est omniprésent, désamorçant un récit apocalyptique aux périls sans cesse renouvelés. Car des situations sans issues, des moments ou nos jeunes frôlent la mort, se multiplient dans un scénario rocambolesque ou l'obsession de Miyazaki pour l'aviation y trouve sa belle part. Design simple, pure, véhicules et mécaniques fascinantes et décors naturels de toute beauté. Lorsque le grand-père, mourant, demande à Lana de "voler", on a droit à un moment magique. Un divertissement de grande qualité qui fait réfléchir, la recette de Miyazaki, en somme. Mario Giguère |
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Kaze no tani no Naushika aka Nausicäa, version alternative Warriors of the wind aka Le combat des princes de l'Espace- Hayao Miyazaki ,1984 Nausicäa est la princesse d'une vallée qui est à l'abri des insectes et de la mauvaise végétation qui a détruit la majorité de la terre il y a 1000 ans. Voilà que débarque une armée qui a retrouvé le dernier des anciens guerriers, de véritables machines de guerre biologiques. Nausicäa devra se battre contre l'ignorance et la haine tout en essayant de sauver les animaux qui peuplent à nouveau ce monde. Film écologiste et humaniste par excellence, Nausicäa est le premier film que Miyazaki réalise avec toute l'équipe de créateurs avec lesquels il formera plus tard le studio Ghibli. Cette histoire a d'abord été créée en partie en bande dessinée, puis le dessin animé a été réalisé et ce n'est qu'après la sortie du dessin animé que Miyazaki a terminé la bande dessinée de plus de 1000 pages. Si l'histoire est simplifiée, la version américaine éclipsant tout le chapitre qui ressuscite le guerrier antique, l'essentiel est conservé dans un des rares films approuvés par le WORLD WILDLIFE FUND. C'est un véritable cri du coeur pour le respect de la nature, de la faune et de la flore par les hommes, qu'offre ce merveilleux dessin animé. Notons la facilité avec laquelle le réalisateur sympathise avec les enfants et les vieillards, sous le regard chaleureux de son héroïne. Décors et créatures fabuleuses et une musique envoûtante accompagnent un film à voir et à revoir. Mario Giguère |
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Tenku no shiro Rapyuta aka LAPUTA Castle in the sky - Hayao Miyazaki, 1986 Sheeta et Pazu fuient les bandits et l'armée qui veulent s'emparer de Sheeta et la pierre magique qui lui permet de léviter. Du fond des mines au milieu du ciel, tout ce beau monde recherche la cité légendaire de Laputa, décrite dans les "voyages de Gulliver" mais qui existerait vraiment. Miyazaki frappe encore dans le mille avec cette enfant qui flotte, cette famille de bandits qui nous rappelle les Dalton et cette cité volante mystérieuse si belle. L'imagination déborde, la musique nous berce, les nuages sont magnifiques. Un scénario solide qui se balade entre l'action, l'humour et le fantastique. L'obsession de Miyazaki pour les avions bat son plein, pour notre plus grand plaisir. Magnifique. Mario Giguère |
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Hotaru no haka aka Le tombeau des lucioles - Isao Takahata, 1988 Un frère et sa jeune soeur cherchent à survivre dans un Japon ravagé par la deuxième guerre mondiale. Troisième film des studios Ghibli, Le tombeau des lucioles est un film à la charge émotive très forte. Rapidement orphelins de mère, le père étant en mission avec la marine japonaise, les enfants vont d'abord se faire héberger chez une tante, puis, se sentant rejetés, ils vont s'installer dans un abri de fortune. C'est à la fois l'émerveillement et la joie de vivre de cette petite fille qui est si prenante. Le destin fatal étant annoncé dès le début, on se refuse à voir mourir cette enfant. Un film qui nous hante, un réquisitoire contre la guerre, un dessin animé d'une force rare. On pense évidemment à l'autre film proche de cette thématique: Barefoot Gen, mais ici tout est en douceur, avec un dessin et des expressions d'une justesse qui nous prennent au coeur. Émouvant. Mario Giguère |
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MON VOISIN TOTORO - Hayao Myiazaki avec les voix de Noriko hidaka (Satsuki), Chika Sakamoto (Mei), Shigesato Itoi (Tatsuo Kusakabe), Sumi Shimamoto (Yasuko kusakabe), Tani Kitabayashi (Kanta no ôbasan), Hitoshi Takagi (Totoro), musique de Joe Hisaishi 1988, Japon Deux jeunes soeurs et leur père déménagent dans la maison ancestrale, à la campagne, question de se rapprocher de l'hôpital ou la mère est en convalescence. Dans la forêt et l'immense arbre qui est près de la maison, la jeune Mei va rencontrer TOTORO, un immense toutou qui ne dit mot. Seuls les enfants voient l'esprit de la forêt et lorsque Mei se perd, seul Totoro pourra aider sa soeur Satsuki à la retrouver. Dès le générique, Totoro respire la joie et la vitalité de l'enfance. Satsuki et Mei ont une énergie débordante qui ne semble pas surprendre du tout leur père, même lorsqu'ils arrivent avec cette histoire de Totoro. Un vrai délice du début à la fin, avec une musique enjouée et un autobus bien particulier. Rien que du bon ! Mario Giguère Deux Petites filles , Mei et Satsuki , quittent la ville pour s'installer à la campagne avec leur père. Tous les émerveille: La nature , Les animaux.... ET leurs nouveaux voisins!! Elles découvrent en effet l'existence de Créatures merveilleuses, de drôles de personnages au ventre rebondi. Accompagnées de ces gardiens de la forêt, elles vont découvrir des passages secrets dans des arbres géants, voler en chat bus et faire pousser des graines magiques....
Conte
moderne sur l'enfance , réflexion sur la disparition du
merveilleux et ballade nostalgique et écologique, mon voisin
Totoro est sans doute le film le plus accessible de Miyazaki en
même temps que son plus beau, L'universalité des
thèmes qu'il développe et la manière subtile et
naturelle avec laquelle est amenée la magie font de mon voisin
Totoro un film a touché par la grâce, un poème
sur l'enfance qui risque de toucher grands est petits de
manière puissante mais également complètement différente. Ainsi loin d'être l'oeuvre innocente dont tout le monde a bien voulu parler , mon voisin Totoro est une voyage mélancolique dans les vestiges de l'enfance, bourré d'image fantasmé par tout enfant, empreint d'une tristesse caractéristique de l'adulte qui rêve d'être un enfant , le film dépeint en sous texte la perte de l'innocence , a l'image de ses noiraudes , créatures que seuls les enfants peuvent voir du fait de leur innocence , et qui partent lors d'une scène sublime , appuyée par la partition (comme toujours) grandiose de Joe Hisaishi , vers d'autres horizons.
Ainsi
ce n'est pas un hasard si tous les âges et sexes sont
représentés dans le film du grand Hayao, Mei la plus
petite des deux jeunes filles est la première a apercevoir les
créatures , et puis la magie contamine Satsuki , petite fille
ayant grandi trop vite du fait de la maladie de sa mère , au
sein d'une des plus belles scènes du film ,Totoro
(baptisé ainsi par Mei en hommage au personnage de son livre
favori) lui apparaît Toi , moi et tous ceux qui laisseront leur cynisme de coté pourront ainsi revivre leur enfance l'espace d'une heure trente, faire pousser des arbres avec Satsuki , Mei et Totoro (LA plus belle scène du film , elle va vous faire chialer je vous le garantis) s'envoler dans les arbres sur une toupie volante et voyager en chat bus au son d'une musique sublime ("je suis le vent!!!" rah putain ce que c'est beau) et se laisser petit a petit contaminer par un beau souvenir d'innocence que l'on aimerait nous faire oublier , Miyazaki voit la beauté simple des choses et nous la fait partager avec humilité tendresse et passion et créé le film de tous les paradoxes , un film joyeux mais désespérément triste, drôle mais aussi teinté d'une certaine amertume. Bien sur on pourra toujours se dire que Miyazaki a depuis construit des oeuvres infiniment plus complexes (Princesse Mononoké, Porco Rosso, le Voyage de Chihiro , le Château Ambulant) mais rien n'y fait , narration simple et poésie bouleversante font de Totoro le plus beau film de Miyazaki, incontestablement une oeuvre majeure dans l'historie du cinéma d'animation, autant par sa technique (animation fluide , dessins incroyables etc..) que par son propos universel, mon voisin Totoro est de ses oeuvres qui vous font aimer un peu plus encore le septième art, une oeuvre de cinéaste mature , qui comprend que le rêve n'est pas forcément synonyme de niaiserie et que la nostalgie se mêle forcément a une certaine amertume. SUBLIMISSIME. Kitano Jackson |
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Majo no takkyubin aka Kiki's delivery service - Hayao Miyazaki, 1989, Japon Kiki a maintenant l'âge de treize ans et, comme toute bonne sorcière, elle doit passer un an dans une ville ou il n'y a pas de sorcière, de manière autonome. Elle se trouve une belle ville au bord de la mer et ouvre un commerce de livraison, mais les débuts sont difficiles dans cette grande ville ou tout le monde n'apprécie pas de voir arriver la jeune sorcière qui a des difficultés avec son balai ! Pas de collège de sorcière pour Kiki et son chat Jiji ! Un bel apprentissage dans un monde merveilleux ou la population connaît et accepte les sorcières. Un monde qui ressemble aux années 40-50 ou Kiki rencontre des gens fort sympathiques. Ca débute avec Kiki qui regarde les nuages, une obsession de Miyazaki, comme le vol, ici sur plus d'un balai, enchanteur. Ca se termine trop rapidement, on en redemande. Mario Giguère |
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Omoide poro poro aka Only Yesterday - Isao Takahata, 1991, Japon Une habitante de Tokyo décide d"aller passer deux semaines de vacances chez la parenté à la campagne. Elle se remémore constamment son enfance, ayant pour ainsi dire amené avec elle sa cinquième année élémentaire. Chronique d'une jeunesse japonaise et voyage dans une campagne resplendissante, Only Yesterday surprend par la douceur et la joie de son approche d'un personnage complexe. Les décors et la lumière sont magnifiques. Un film qui aurait tout aussi bien pu se tourner avec des acteurs, mais la magie du dessin animé opère. Touchant. |
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Kurenai no buta aka Porco Rosso - Hayao Miyazaki, 1992, Japon Dans la mer Adriatique, durant les années 30, un pilote d'avion solitaire a le malheur d'avoir une tête de porc, fruit d'une mésaventure inconnue. Suite à une bataille aérienne, son avion sera réparé par des femmes, à sa très grande surprise. Mais toute l'armée italienne est à ses trousses... Hayao Miyazaki est un grand amateur d'aviation et ce film est son préféré, plein de combats dans les airs et de pilotes les plus sympathiques, soit bandits soit réguliers, sans compter la belle Gina dont tous les pilotes sont amoureux. L'arrivée de Fio, la jeune femme qui sera l'ingénieur de son avion reconstruit, éclaire la vie de Marco, du vrai nom de Porco Rosso, comme celui des méchants bandits. La recette Miyazaki dans toute sa splendeur, une joie de vivre communicatrice ! Quel plaisir ! Mario Giguère |
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Umi ga Kikoeru aka I can hear the sea aka OCEAN WAVES- Tomomi MOCHIZUKI, 1993, Japon TV Premier dessin animé produit par les studios Ghibli pour la télévision, OCEAN WAVES est une chonique de l'adolescence mettant en vedette un lycéen qui se remémore le triangle amoureux abracadabrant qu'il a vécu, presque à son insu. C'est l'arrivée de Muto, une fille de la ville, qui bouleverse l'école. La jeune Muto, tranquille, orgueilleuse, menteuse, frondeuse, snob et un mystère sur deux jambes. Plus conventionnel que n'importe lequel des films réguliers de Miyazaki ou Takahata, on passe tout de même un bon moment grâce aux péripéties de miss Muto, une garce qui attire peu notre sympathie au début. Ceci dit, il n'y a pas la magie Ghibli, mais ca reste intéressant et bien fait. Mario Giguère |
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Heisei tanuki gassen pompoko - Isao Takahata, 1994, Japon Les Tanukis sont des espèces de raton laveurs qui ont le pouvoir de se transformer. Lorsque leur territoire est détruit pour faire place à une nouvelle ville, ils mettent en place un plan de cinq ans pour éviter l'extinction. Les dessins animés de Takahata sont vraiment différents, ici ces tanukis ressemblent à d'irréductibles gaulois condamnés à se transformer en humains ou à disparaître. La chronique est tour à tour virulente, méchante, joyeuse ou féerique, constamment ponctuée par le narrateur omniprésent. La séquence ou toute la troupe crée un phénomène de POLTERGEIST sur la ville est tout simplement ravissante et enchantrice. Takahata n'hésite pas à mettre en scène l'abstinence sexuelle que les Tanukis ne pourront maintenir bien longtemps et l'usage de leurs couilles magiques est politiquement incorrect mais tellement drôle. Un dessin animé atypique mais jouissif. Mario Giguère |
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Mimi O Sumaseba aka Whispers from the heart - Yoshifumi Kondo, scénario et storyboards Hayao Miyazaki, 1995, Japon Shizuku, une jeune adolescente qui doute beaucoup d'elle-même, mais qui a un talent certain pour l'écriture, se pose plein de questions sur son avenir. Avec l'aide de ses parents et de son nouveau copain, elle apprendra à mieux se connaître et à se réaliser en écrivant son premier roman. Je résume beaucoup, mais on pense à une version réaliste de KiKi's Delivery, ici pas de magie, sauf dans les écrits de Shizuku, et des adultes qui la supportent et la naissance d'un amour joyeux. En toute simplicité. Chronique du passage de l'adolescence à l'âge adulte. C'est beau. Mario Giguère |
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PRINCESS MONONOKE aka Mononoke-hime - Hayao Miyazaki, 1997, Japon Dans un monde ou les dieux de la forêt existent encore, un jeune homme, frappé par un mal qui l'amène vers la mort, fera tout pour réconcilier les animaux et les hommes. Il rencontrera sur son chemin Mononoke, élevée par les dieux-loups comme une des leurs, en guerre avec les villageois qui exploitent le bois et le minerai. Il se trame aussi un drame extraordinaire lorsque l'on veut coupe la tête du plus grand des dieux pour avoir la jeunesse éternelle. Réalisé comme son film testament, ce qui ne sera heureusement pas le cas, Mononoke-hime réunit tous les thèmes chers à Miyazaki. De l'amour de la nature, des animaux et des plantes, de la difficulté de communiquer, de la cupidité des hommes, de la force des femmes et du destin inéluctable qui les emportent. Tout cela animé avec des décors sublimes et une musique enchanteresse. Jusqu'au final qui refuse les conventions. Merci Miyazaki. Mario Giguère Un horrible démon attaque un petit village. Heureusement un jeune garçon réussi à tuer l'animal avant qu'il ne détruise tout sur son passage. Comble de malheur, la créature touche le bras du jeune Ashitaka qui est maintenant marqué par l'empreinte du mal. L'infection se propageant, Ashitaka doit aller à l'Est pour trouver le moyen de se sauver de l'infection. Il arrive dans un lieu où les Dieux de la nature sont en conflit avec un village minier. Dans ce conflit Ashitaka tentera de faire la paix dans un conflit où les hommes et la nature ne veulent faire aucun compromis. Magnifique, incroyable et franchement déroutant. Personne ne quitte Princesse Mononoke sans une lourde charge d'émotions. Il faut le dire, c'est grâce à l'histoire incroyable qui accompagne le film. Un conte moralisateur et écologiste qui fait ouvrir nos yeux sur la nature humaine et sur la corruption que nous pouvons apporter à la nature. Et on se laisse porter par le récit, par les moments d'action qui ne sont pas en majorités heureusement, et par des scènes magnifiques qui sont symboliquement frappantes. L'animation est terriblement efficace, enlevante et fluide. L'expérience est assez longue, 2h20 mais qui passe beaucoup trop rapidement. On ne s'ennuie pas un instant, toutes les scènes montrent l'homme dans son meilleur ou son pire jour et la morale reste, pour notre plus grand bonheur. Abba |
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SEN to Chihiro no kamikakushi aka Spirited Away aka Le voyage de Chihiro - Hayao Miyazaki, 2001, Japon En route vers sa nouvelle maison, Chihiro et ses parents visitent un village fantôme. Son père et sa mère transformés en porcs, la jeune Chihiro voit apparaître de mystérieux personnages à la tombée de la nuit. Elle devra travailler dans une maison de bains qui accueille 700 dieux, tout en retenant son nom, car si elle l'oublie, elle oublie son passé et ses parents. Magnifique film d'animation, Spirited Away nous offre un voyage aux mille surprises et à l'enchantement permanent. Il y a, comme toujours chez Miyazaki, de belles leçons de vie dans ce film, mais sans prêcher, sans appuyer. L'imagination déborde, les personnages multiples ont une personnalité bien définie, mais sont pleins de surprises. Le scénario n'a aucun temps mort et l'animation est sublime. Je note au passage le voyage en train, presque silencieux, d'une beauté rare. On incorpore de l'animation par ordinateur qui se marie avec l'animation traditionnelle comme rarement vu. Un voyage féerique. Mario Giguère |
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Sofi
est une jeune chapelière qui va vivre deux
évènements extraordinaire durant la même
journée. Elle rencontre Hauru, un Magnifique et ce à plusieurs niveaux. Évidemment l'animation et les personnages sont fascinants, mais aussi tout le déroulement et la psychologie des personnages. Prenez Sofi, surprenamment, elle se réveille un premier matin en grand-mère et se dit que ce n'est pas si pire. Aucun misérabilisme, tandis que la méchante sorcière ou le magicien sombrent dans la dépression et le nihilisme s'ils perdent leur couleur de cheveux ! Et c'est bien à propos des apparences trompeuses que tout s'articule. De ce château qui marche et dont les pièces bougent, qui occupe des espaces dans quatre endroits différents. De ce feu qui demande à Sofi de l'aider à briser son propre mauvais sort, de la grande vilaine qui s'avère petite et presque aimable aux yeux de Sofi, une Sofi qui voit au-delà des apparences et qui, sans qu'il en soit jamais fait mention, rajeunit lorsqu'elle dort ou tombe amoureuse. On y retrouve aussi les obsessions de Miyazaki, ses machines volantes, ses démons informes, son propos anti-guerre renforcé par le début de la guerre en Irak au moment ou il commence à travailler sur ce projet, d'abord prévu pour un autre réalisateur. Miyazaki adapte et fait sien le roman original que l'on dit fort différent. À voir, pour toutes ses qualités, ses messages jamais appuyés et sa Sofi si merveilleuse. Mario Giguère |
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