1936-1999

Joe D'Amato alias Aristide Massaccesi, directeur de photographie de talent et réalisateur qui a surfé sur les succès populaires, terminant sa carrière dans les tournages vidéo érotiques.  

mise à jour le 15 décembre 2011


George Eastman

 

ANTHROPOPHAGUS aka Grim Reaper - Joe D'Amato, 1980, Italie

Gloire à toi, Anthropophagus Man, car en deux mois, toi seul est capable de bouffer un village complet! Quel grand gourmand tu fais.

L'Anthropophage est un p'tit film pas très poussé en terme d'histoire, mais ce n'est qu'un détail car il est judicieusement rempli d'ambiance et de gore. George Eastman y fait office de père de famille qui a pété les plombs après un naufrage et un coup de soleil trop fort. Après cette petite aventure océanique, il retourne vraisemblablement sur son île pour y dévorer toute la populace locale et même les touristes occasionnels, dont nos joyeux protagonistes de passage. Ces jeunes gens atterrissent sur l'île sans, bien sûr, se douter qu'ils serviront d'hors d'oeuvre au barbu looké façon zombie.

Cinématographe de genre, s'il en est un, Joe D'Amato donnait dans l'horreur et le cul. Original, n'est-ce pas? Sa filmographie regroupe pas loin d'une centaine de titres dont les éloquents "Porno Holocaust", "Killing Birds (Zombie 5 - ???)" et une couple d'Emanuelle. Anthropophagus ne laisse pas croire que le D'Amato se spécialise dans la fesse, car il n'y a pas de, ne serait-ce qu'une seule, paire de tétons. Avouons toutefois que les scènes de bla-bla "construction de personnage" ressemblent certes à de mauvais dialogues entre-coïtaux de softporn ennuyeux. Ceci dit, Monsieur Cannibale fout sérieux les jetons grâce à sa gueule à la fois "guy next door" et "undead bûcheron". Ses victimes, dont Tisa Farrow (la soeur de Mia), se font adroitement croquer le cou, trancher la gorge ou extraire le foetus. Et on y croît dur comme fer. L'atmosphère étrange est appuyée par la curieuse trame musicale qui varie entre folklore grec électro et obscure space musique.

Bref. Anthropophagus, c'est un must pour le fan d'euro-horreur tendance gore, malgré l'aspect 1970 qui vieillit mal et le scénario pauvre. À voir en version uncut, évidemment (pour ce faire, évitez la version américaine intitulée "The Grim Reaper").

"Va t'en! Je ne t'ai rien fait! Regarde, ma femme est enceinte! Ne lui fais pas peur!" Anthropophaluc


Sabrina Siani

Miles O'keefe

Laura Gemser

ATOR, de David Hills, alias Aristide Massacessi, alias notre vieux pote aka Joe d'Amato, 1982.

"mode spiritisme on"

Non, franchement, Aristide, t'aurais pas dû. Les films de cul, c'était ton truc, éventuellement les films gore, mais les pompages éhontés de Conan, visiblement, ça t'inspirait pas. Je sais que Michele Soavi a contribué au scénario, mais sans rire, ça devait pas être son truc non plus, parce que ça, Aristide, c'est une sombre bouse. Je tenais à te le dire.

"mode spiritisme off"

Bon ... Alors, ça commence par des vues de la montagne. Pendant le guide touristique, une voix off vachement pompeuse nous explique que l'éternel maître opprime le peuple depuis mille ans, qu'un guerrier est venu, Torenn, pour l'affronter, mais qu'il a été vaincu. Heureusement, les légendes disent que le fils de Torenn, Ator, lui, vaincra, et que ce sera le jour où la montagne crachera ses entrailles, et bla bla bla.  On enchaîne sur une scène d'accouchement. Vous allez rire : c'est un garçon, et même qu'on l'appellera Ator.  Mis au courant, le grand prêtre de l'Araignée (dite l'Éternel Maître), qui n'arrête pas de caresser de grosses mygales, ordonne qu'on fasse mettre à mort tous les nouveau-nés. Cet Hérode à la petite semaine est joué par un dénommé Dakkar, Dakkar tout court, qui fait de son mieux pour ressembler à Tulsa Doom.

Donc, ses sbires, les Cavaliers Noirs, partent dévaster la région pour massacrer les mouflets et leurs parents par la même occasion. Heureusement pour la suite du film, un type à l'air pas marrant, Griba (Edmund Purdom), qui semble ne pas porter le grand-prêtre dans son coeur, a déjà arraché le petit Ator à sa mère pour le confier à des parents d'adoption, dans un village aux confins du royaume. La mère sera décapitée quand même, probablement sans autre raison que celle de Conan l'a été, alors bon. Sur ce, paf, vingt ans passent et nous retrouvons Ator en compagnie de sa soeur de lait, Sunia, à laquelle il offre un ourson. Ator, c'est Miles O'Keefe, qu'on a vu aussi en Tarzan dans l'opus avec Bo Derek et (je crois bien) en Malko Linge dans SAS à San Salvador. Il passe souvent pour un des plus mauvais acteurs du monde. Je m'inscris en faux : ce type a du génie ! Là, il réussit l'exploit d'avoir l'air pendant tout le film aussi con que n'importe quel Monty Python en paysan sorcièricide, et en plus IL NE LE FAIT PAS EXPRES. Du génie, je vous dis. Pour le reste, il a un peu la tronche de Roger Daltrey dans Tommy, et un physique de culturiste de base.

Bref, visiblement, Ator et Sunia en pincent vachement l'un pour l'autre, mais pas de pot, ils se croient frère et soeur et se disent donc qu'ils ne pourront jamais se marier. (Si, si, se marier.) Ator, en se tortillant comme un premier communiant, va trouver son père et lui demande si on ne pourrait pas réactualiser les vieilles coutumes et faire une exception. Et paf ! le vieux lui apprend qu'en fait il n'est pas son fils, et bla bla bla. Donc, on les marie. Mais juste à la fin de la cérémonie, voilà-t-il pas que les méchants attaquent le village, vu que ce connard de Griba a été aperçu juste à côté.

C'est Griba qu'ils cherchent, hein, pas Ator, qu'ils croient trucidé en bas âge. Pourtant, ils tuent tout le monde (sauf Ator, qu'ils se contentent d'assommer, ce qui est très logique, et Sunia qu'ils prennent en otage, ce qui est encore plus logique vu qu'ils ne peuvent pas savoir qui elle est. Bon, elle est plutôt mignonne, mais c'est pas une raison.) A son réveil, notre héros décide évidemment d'aller récupérer sa soeur/femme. C'est là qu'il tombe sur Griba, qui lui révèle une partie de ses origines, mais pas son identité, et qui le prend comme élève. Au bout d'un temps X, Ator est considéré comme prêt et son maître disparaît mystérieusement en lui laissant l'épée de Torenn (le père d'Ator, donc). Très content, notre jeune ami repart en quête et se fait capturer par une tribu d'amazones. Séduites par sa tronche de mongolien, elles décident que ce sera le père de la prochaine reine, et les meilleures se battent pour avoir l'honneur de porter l'enfant. C'est Roone, une blonde platinée (Sabrina Sianni, dans le rôle de Sandahl Bergman, donc) qui l'emporte. Comme par hasard, Ator avait déjà eu l'occasion de lui sauver la vie un peu avant dans le film. Bref, elle est amoureuse de lui, même si elle refuse de le montrer par fierté. Du coup, elle l'aide à s'échapper, et ils provoquent une diversion grâce au nounours du début qui fait rien qu'à suivre notre héros pendant le film. Une fois libre, Ator reprend encore un coup sa quête, et Roone décide de l'accompagner 'pour piller les trésors du temple' et pas du tout parce qu'elle l'aime, non non non ...

Attendez ! Bougez pas ! Y avait pas une scène avec une jolie sorcière, dans Conan ? Même qu'elle devenait vieille et moche, à la fin ? Hop-là, on a droit à la scène avec la jolie sorcière : Laura Gemser, à contre-emploi (j'entends par là qu'elle reste habillée). Ator succombe à son charme tandis qu'elle lui passe de l'huile parfumée sur le torse. Il a alors cette réplique fantastique : "Je ne sais pas pourquoi, ta présence me rend étrangement heureux. Et tes doigts sur mon corps me font pâmer. Aaaaaah ! Oui ... Aaaah !" On jurerait du Audiard. Heureusement notre amazone veille. Se servant à nouveau de l'ourson comme élément de diversion, elle réussit à faire passer la sorcière devant un miroir, dont elle arrache le voile protecteur d'une flèche bien placée. Laura se voit dedans et, donc, devient vieille et moche. On se demande un peu pourquoi elle gardait un objet aussi redoutable pour elle bien en vue, pour que tout le monde puisse y toucher, mais cherchons pas. Quand Ator s'échappe, elle gueule que sa vengeance sera terrible, mais on ne la reverra plus.

Sur ce, Ator retrouve Griba, qui lui dévoile enfin son identité et lui donne de nouvelles instructions : 1) Aller chercher le Bouclier de Modur qui rend invincible, dans la montagne qui crache le feu. 2) Aller buter le grand prêtre dans le temple de l'araignée.

Hop, c'est parti. La montagne qui crache le feu, elle n'est pas très active, disons-le, mais elle abrite des cavernes. Avant de s'y engager, Ator et Roone se frottent la peau à l'aide de feuilles pour déguiser leur odeur, car ils devront traverser la salle des Guerriers Aveugles, dont l'odorat est très développé. Je ne voudrais pas avoir l'air de chipoter, mais ne pourraient-ils aussi sentir l'odeur des feuilles ? D'autant que nos héros se la jouent décontractée : un petit coup sur le bras, un petit coup sur la cuisse, et hop ! notre odeur est déguisée, dis donc.

Ils réussissent quand même à traverser la caverne, effectivement remplie de guerriers aveugles, qui ont l'air de forger des armes, on sait pas trop pourquoi (et même pas du tout). Dans une autre caverne, ils trouvent le fameux bouclier, qui a la particularité d'irradier une lumière aveuglante (d'ailleurs, quand on l'a en face à l'écran, ça fait mal aux yeux. Merci, Aristide.). Ator est attaqué par son ombre, que la lumière du bouclier fait surgir. Heureusement, Roone, pas con, met un linge dessus, et on n'en parle plus. Ce pouvoir du bouclier ne sera plus jamais évoqué, il ne devait fonctionner qu'une seule fois.

Au retour, nos deux héros doivent avoir transpiré, parce que ce coup-ci, les Guerriers Aveugles les attaquent - et se font massacrer. Des héros qui tuent des aveugles après les avoir volés, et même un ou deux par derrière, j'ai bien vu, vous appelez ça comment, vous ?

Étape suivante, le temple de l'araignée. On les retrouve à l'intérieur. Comment ont-ils fait pour déjouer la vigilance des nombreux gardes qu'on nous a montrés à l'extérieur, mystère. Hop, baston général. Ator et Roone refont un massacre, mais de vrais méchants, cette fois. Et enfin, notre bellâtre affronte le grand prêtre (Dakkar... je vous jure... ) en combat singulier. Ils échangent deux ou trois coups d'épée, et puis le vilain pas beau se voit dans le bouclier, ça fait boum, et il disparaît.

Ah bon ... Là, il a pas ri, Dakkar. (Désolé ... )

A cet instant, retentit un cri perçant, dans une autre salle. C'est Sunia, évidemment. "Va !" ordonne Roone à Ator avant d'affronter seule le reste des Cavaliers Noirs.

La pauvre petite Sunia a été attachée à une grande toile d'araignée en chanvre, dans laquelle s'ébattent deux ou trois mygales. On distingue à l'arrière plan quelques pattes géantes velues du plus mauvais aloi. Alors qu'Ator va libérer celle qu'il aime, Griba s'interpose et révèle son vrai visage : il est l'ancien prêtre du culte et il ne voulait que récupérer sa place. Bon, on va pas en parler trois heures : Ator le bat et le félon se retrouve englué dans la toile, jusqu'à servir de repas à la grosse araignée géante en peluche que j'évoquais plus tôt, tandis que nos jeunes amis s'enfuient.

Après avoir conduit Sunia dehors, Ator retourne bravement dans le temple pour affronter l'éternel maître (la peluche, donc.) Coup de taille sur une patte, coup de taille sur une autre patte, deux ou trois fois de suite, et puis coup d'estoc, et paf ! plus d'araignée géante. De toute façon, on ne voit pas grand chose du combat, vu qu'on a la lumière de ce putain de bouclier en pleine poire. Bouclier qui, d'ailleurs, tombe en miettes.

Reste la grande scène d'émotion : Ator retrouve Roone, blessée, qui expire dans ses bras après lui avoir avoué son amour. C'est beau !

Ah oui, le nounours rejoint nos deux tourtereaux.

Et ça se termine par des vues du volcan qui entre en éruption. Mais pourquoi ça, hein, Aristide ? "Ma que, on avait les stock shots gratos, et puis la légende, elle dit qu'il faut que le volcan, il entre en éruption pour que l'araignée, elle soit vaincue." Bon, d'accord.

J'avoue que j'ai rigolé deux ou trois fois grâce aux dialogues, même si à ma grande déception, personne ne s'exclame jamais "Ator a raison". Pour le reste, le scénar est tellement pompé sur Conan que même Miles O'Keefe a dû s'en rendre compte ; le jeu des acteurs est minimaliste ; les scènes de combat sont réglées au poil, mais de mammouth laineux, hélas ; Tout le monde reste habillé ; les trucages... quels trucages ? Et le rythme est un brin poussif. Une daube, quoi. Et il paraît qu'il y a trois suites ! Michel Pagel

BLACK COBRA aka EVA NERA aka Emmanuelle Goes Japanese, 1976

Laura Gemser joue Eva Nera, une danseuse exotique qui attireras l'attention de Jules et Judas, joués par Gabriel Tinti et Jack Palance. Jack collectionne les serpents et invite Eva à venir habiter avec lui et ses serpents, le pauvre célibataire riche à l'os. Mais Eva préfère les dames, et Jules est jaloux et sadique. Tout cela finira d'une façon surprenante. Joe D'amato mélange le policier et l'érotisme avec un certain bonheur, le tout baigné d'exotisme, le film étant tourné à Hong Kong. Pas désagréable du tout... Mario Giguère

Le BORDEL aka Paprika aka Last Italian Whore - Joe D'Amato, 1995, Italie, 97m 

Un bordel. Les années 30. Une nouvelle venue du nom de Rose, surnommé tout de suite Anna Paprika, se joint à l'écurie de Gisèle pour ensuite passer tous les clients à son lit. C'est ça. D'Amato tournant un porno sans rien d'exceptionnel agissant très bien en tant que somnifère chez le spectateur. D'autant plus que la même petite musique cheesy se voulant des années 30 joue pendant la durée complète du film. Aussi répétitif que les coups de reins. Bad Feeble


Franca Stoppi

BUIO OMEGA aka BLUE HOLOCAUSTaka BEYOND THE DARKNESS, 1979, Italie

Un jeune gars riche voit sa douce périr d'une mystérieuse maladie au fond de son lit d’hôpital. Sa maladie est causée par une femme possessive usant d'une sorte de vaudou, la femme voulant posséder le jeune et riche garçon. Celui-ci, décontenancé par la perte de sa chère et tendre, part la déterrer dans le but de l'empailler. A chaque fois qu'il ramène une fille à la maison par la suite, il trouve pas mieux que de se la faire à coté du corps et ensuite de carrément bouffer un morceau de sa victime vivante, ce qui ne manque pas de provoquer quelques hurlements poussifs. Ou alors, il torture les filles sans grandes raisons apparentes, en arrachant les ongles un à un par exemple.

Le scénario est super mince, mais l'intérêt du film réside dans ses scènes de gore extrême. Éviscération, démembrements, arrachage d'ongle, énucléation, dissolution dans un bain d'acide, incinération... D'Amato se complaît à la façon d'un Fulci clinique et diablement froid, ce qui détourne le spectateur de l'image baveusement pâle du film emportée par une musique de Goblin peu convaincante.

Super malsain. Kerozene

Shriek Show DVD

Il y a de fortes chances pour que la majorité d'entre vous aient déjà vu le film en question. C'est, après les Fulci et les Argento, un petit classique du genre, réalisé à l'époque de l'explosion gore en Italie. Cette période de la fin des années 70-début 80 se singularisait par une surenchère certaine. C'était à qui ferait le plus sanglant, le plus nauséeux... et il faut dire que la compétition était féroce, qu'on pense à Lenzi (Cannibal Ferox), Deodato (Cannibal Holocaust) et autres joyeux lurons. Même Jess Franco a contribué au genre par un slasher parodique, Lunes de Sang.

Ce film de d'Amato a la particularité d'être à la fois sobre et excessif. C'est-à-dire qu'hormis les scènes de meurtre, il baigne dans une ambiance maussade et feutrée, en adéquation complète avec son sujet : un jeune taxidermiste perd son amante, décide d'embaumer son cadavre et de le garder près de lui pendant qu'il continue à mener une vie très bizarre en compagnie de sa sœur Iris.

L'horreur façon Joe d'Amato a toujours été très viscérale. Cette fois, il y a infusé une curieuse touche de poésie, par les décors de la campagne italienne, un climat psychologisant assez trouble et la musique de Goblin (particulièrement une pièce au piano, le reste étant parfois un peu disco).

L'interprétation est assez surprenante, en particulier celle de Franca Stoppi, absolument remarquable dans le rôle d'Iris. Elle est à la fois démoniaque, folle et toute en retenue. En fait, elle représente un cas rare de démente cinématographique réussie. Souvent, et en particulier dans les films hollywoodiens démagogiques, on a tendance à présenter les meurtriers comme des clowns hystériques qui sautent, s'agitent et sont presque victimes du syndrome de la Tourette. Ici, rien de cela, le jeu de Stoppi étant tout en retenue et en subtilité, en étant en même temps sinistre et macabre.

Le film compte suffisamment de scènes horribles pour venir secouer le spectateur et l'agresser presque physiquement. Il s'inscrit un peu dans la tradition du grand-guignol, où les mutilations physiques allaient de pair avec la description de déséquilibres mentaux et d'atmosphères malsaines. On ajoute beaucoup de sang et le résultat est joué.

Le DVD contient quelques bandes-annonces intéressantes, et deux curieuses entrevues. La première, avec Cinzia Monreale (qui joue la jeune femme morte) nous fait découvrir une actrice assez joyeuse, mais aux prises avec un interviewer nerd qui refuse tout dialogue, ce qui semble consterner la Monreale. Elle lui pose des questions et il ne répond jamais ! Elle paraît assez condescendante vis-à-vis le film de d'Amato, d'ailleurs.

L'autre document est une interview audio de Donatella Donati, en définitive assez longue et pénible, où l'on n'apprend pas grand'chose... Howard Vernon

The CONVENT OF SINNERS aka LA MONACA DEL PECCATO aka ON L'APPELLE SOEUR DESIR - Joe D'Amato avec Eva Grimaldi et Gabriele Tinti, 1986, Italie

Après avoir été violée outrageusement par son père, Susanna est envoyée dans un couvent pour expier ses terribles péchés et pour entrer dans les ordres contre son gré. Rapidement, la mère supérieure fait d'elle sa favorite et y fait des attouchements sexuels. L'aspirante mère supérieure a alors peur de perdre sa place au titre de favorite et organise un plan pour se débarrasser d'elles. Son plan : Faire passer Susanne pour une possédée du diable ! De plus, Susanne tombe amoureuse d'un jeune prêtre et s'attire la jalousie des autres religieuses. Susanna survivra t'elle aux sévices corporels qu'elle subit comme d'être fouettée, battue, mis dans un donjon avec des rats ou encore de subir un exorcisme en recevant un instrument (ressemblant à un dildo) remplit d'eau bouillante ?

Encore une fois inspirée par LA RELIGIEUSE de Diderot, THE CONVENT OF SINNERS est une charge importante contre l'hypocrisie de l'église et de l'absurdité de l'inquisition. Le message est tellement clair que ce film constitue presque un film d'auteur et est certainement son film le plus personnel. D'autant plus, que ce film est l'un de ses derniers avant qu'il ne tourne que du Hardcore. Ce film verse moins dans l'érotisme explicite qu'IMAGES IN A CONVENT (précédente entrée de D'Amato dans la nunsploitation) mais comporte quand même tous les éléments du genre. Au menu : De nombreuses scènes de bains en groupe (l'équivalent des scènes de douches des films de Femmes En Prison), une religieuse qui baise une statue du christ, scènes lesbiennes et les indispensables scènes de flagellation. Le casting est très bien assurée.. Il y a parmi eux, l'une des 2 sœurs cuisinières de SUSPIRIA et Gabriele Tinti dans le rôle d'un puissant prêtre. Au niveau de la photo et de la réalisation, D'Amato assure comme d'habitude avec sa grande compétence. En conclusion, le film est certainement moins beau et lyrique qu'IMAGES IN A CONVENT mais il est nettement plus pensé que ce dernier. Voir les 2 films « back a back » doit certainement être une bonne expérience. VIVA D'AMATO ! Black Knight

ELEVEN DAYS, ELEVEN NIGHTS 2 aka Undici giorni, undici notti 2, 1990  

Un film érotique très soft de sieur D'Amato. Une bimbo blondasse qui se retrouve facilement les cuisses écartées est chargée d'enquêter sur une famille de pourris afin de savoir quel membre mérite l'héritage du grand-père multi-millionaire. Dans son enquête, elle se tapera tous les représentants de la gente masculine de la famille. Ce n'est pas folichon. Laura Gemser y tient un petit rôle où elle ne dévoile même pas ses avant-bras. Kerozene

  EMANUELLE AROUND THE WORLD European XXX Version aka Emanuelle - Perché violenza alle donne? aka Le vice dans la peau - Joe D'Amato avec Laura Gemser, Ivan Rassimov, Karin Schubert, George Eastman, Don Powell, Brigitte Petronio et Joe D'Amato, 1977, Italie

De retour à la civilisation après son dernier reportage, Emanuelle est envoyée en Inde afin de faire un reportage sur un gourou du sexe (George Eastman) qui initie ses membres à atteindre l'orgasme ultime. Lors de son périple, elle rencontre Mary (Brigitte Petronio, vue dans THE HOUSE ON THE EDGE OF THE PARK) qui avait réussie à s'échapper d'une bande de criminels de Rome qui sont spécialistes dans le trafic de femmes. Cette rencontre, l'incite à poursuivre cette voie afin de faire un reportage choc et afin de mettre fin à ce réseau. Emanuelle fera donc équipe avec une journaliste rivale (Karin Schubert) afin d'élucider l'affaire.

Il s'agit d'un excellent épisode de cette série. Non seulement nous avons de gros canons de l'euro-exploitation (Ivan Rassimov en employé à l'ONU et George Eastman en gourou du sexe en autres), nous avons aussi Emanuelle qui parcours plusieurs locations (San Francisco, New York, Rome, L'Inde et Hong Kong). Ici, elle tente de mettre à jour un réseau international de trafic de femmes. La version que je viens de voir compte 102 minutes et compte plusieurs scènes hardcore et surprenantes. Évidemment Laura Gemser est doublé pour les plans hardcore. Moi qui pensait avoir vu le pire avec Pedro le cheval dans EMANUELLE IN AMERICA, j'en ai pris pour mon rhume quand j'ai vu le chinois sadique torturé 2 femmes... Avec l'une, il verse du lait sur son sexe pour que le serpent le suce et dans l'autre, il donne une femme à un chien pour une scène de bestialité. Sinon, les trafiquants sont bien cruels et représentent un réel danger pour Emanuelle qui est encore une fois une journaliste intrépide à la tintin, mais en plus volage. En bonis, notre Joe D'Amato fait une très rare apparition dans le rôle très bref d'un baron du crime. À voir absolument pour tous les fans de cette magnifique série. Black Knight

  EMANUELLE E FRANCOISE LE SORELLINE aka Emanuelle's Revenge aka Blood Vengeance - Joe D'Amato avec George Eastman, Rosemarie Lindt, Patrizia Gori et Annie Carol Edel,1975, Italie

Françoise (Patrizia Gori) fraichement laissé par son chum Carlo (George Eastman) se jette devant un train. Dans sa lettre à sa soeur Emanuelle (Rosemarie Lindt), elle lui décrit sa relation turbulente avec Marco. Celui-ci criblé de dettes, n'avait pas hésité d'abuser d'elle afin de recouvrir son argent comme de l'envoyer tourner des court-métrages pornos ou encore de la baiser de force devant ses amis. Si elle s'est suicidé, c'était qu'elle était trop éprise de lui pour vivre seule. Emanuelle concocte alors un plan pour se venger.

Cette Emanuelle, n'a que le nom qui peut se rapporter à la célèbre série. Les personnages, les acteurs et l'histoire sont tout autres. Le film se veut davantage un thriller ou un giallo de manipulation sexualisé qu'un film érotique. Les acteurs sont excellents. Notamment la délicieuse Patrizia Gori à l'intérieur de flashbacks qui illustre sa relation tortueuse avec son chum qui l'aime mal. Au niveau exploitation, nous avons George Eastman qui est attaché avec des chaines et qui est drogué. Et il subit un long et lent supplice destiné à le tuer. Emanuelle n'hésite pas à l'aguicher sexuellement pour le faire souffrir et les drogues agissants, notre Carlo délire en imaginant un festin cannibale, de voir Emanuelle se faire pénétrer par une bouteille de vin ou en s'imaginant la tuer et la démembrer avec un couteau de boucher. Il s'agit d'un film exceptionnellement réussi et la musique est vraiment sublime. Black Knight


EMANUELLE IN AMERICA - Joe D'Amato, Italie

La compagnie BLUE UNDERGROUND fait vraiment des merveilles auprès des amateurs de séries B européennes, depuis un bout de temps. Après avoir notamment sorti un incunable de Jess Franco impeccablement remastérisé (EUGENIE), la firme de Bill Lustig nous propose le décadent EMANUELLE IN AMERICA de Joe D'Amato.

D'emblée, les fans se méfiaient. On s'attendait à le découvrir dans une version tronquée. Pensez-y : un film impensable dans lequel on retrouve un (faux) snuff film convaincant, quelques scènes hard et une femme qui masturbe un cheval ? Allons donc...

Pourtant, Blue Underground a cloué le bec à tous les oiseaux de mauvais augure avec cette édition irréprochable du film en question. Oui, c'est complet, dans une version widescreen aux couleurs vives et d'une clarté imbattable. Le DVD contient en plus 3 pistes audio : français, anglais et italien.

Le film lui-même est doté d'un scénario assez lousse qui saute du coq à l'âne, suivant la logique du rêve propre au cinéma européen. Journaliste de choc interprétée par Laura Gemser, Emanuelle (un seul " M " s'il vous plaît, afin d'éviter des poursuites d'Emmanuelle Arsan) voyage autour du monde en quête de scoops et de photos dénonciatrices. Elle traque un trafiquant d'armes, un réseau de snuff films et d'autres déviants en tous genres...

Le tout est traité assez légèrement, malgré le caractère délicat de certains sujets et situations. D'Amato semble s'amuser, miser sur la carte de l'exotisme et du roman-photo trash. Gemser, plus vivante et joyeuse qu'elle en a parfois l'habitude, se promène dans des décors de rêve magnifiques et cadrés par D'Amato. Ce dernier nous prouve qu'en plus d'être un technicien doué, il sait également promener un oeil d'esthète sur les décors qui l'environnent.

Ce long-métrage étonnant n'est pas à proprement parler un film érotique, malgré les diverses scènes du genre qui l'épicent. Elles sont souvent escamotées pour laisser la part belle à l'intrigue, et les quelques plans hard seraient bien insuffisants à satisfaire les pornocrates en tous genres. Bref, une curiosité intéressante de la part de D'Amato. Howard Vernon


Gabriele Tinti

EMANUELLE E GLI ULTIMI CANNIBALI aka Emmanuelle et les derniers cannibales aka VIOL SOUS LES TROPIQUES aka BLOODY TRACK - Joe D'amato avec Laura Gemser et Gabriele Tinti, 1977, Italie, 90m

Emmanuelle - sublime Laura Gemser - enquête undercover dans un asile où une patient bouffe le sein d'une infirmière. Intriguée, Emmanuelle remarque que la fille possède un étrange tatouage sur le ventre et entame une enquête. Le directeur d'un musée - Gabriele Tinti - l'informe qu'il s'agit de la marque d'une tribu cannibale d'Amazonie disparue il y a 100 ans. Qu'à cela ne tienne, ensemble, ils partiront sur le terrain, non sans une partie de baise pour se mettre d'aplomb. Sur le terrain, accompagnés de guides, d'amis et d'une bonne soeur, le petit groupe subira les assauts des sauvages sanguinaires qui iront même jusqu'à découper et bouffer un sein de façon super gore. La blondasse de service va se faire sacrifier à la déesse de l'eau, mais pour ça il faut qu'elle soit enceinte: solutions, on la drogue et on lui fait subir un gangbang en bonne et due forme. C'est alors que Laura surgit de l'eau et délivre la pauvre fille.

Tout le film est entrecoupé de scènes érotiques de moyenne facture. Mais rien de bien surprenant, on profite de la plastique de Laura, superbe. Ce qui est surprenant, c'est que ce film est plus captivant et mieux foutu que n'importe quel autre film de D'Amato qu'il m'a été donné de voir. Ca mérite tout de même d'être souligné. Kerozene

À la fin des années 70 et au début des années 80, certains cinéastes pratiquaient abondamment le mélange des genres. Ce n'était bien sûr pas la première fois qu'une telle pratique existait (on a mélangé très tôt la comédie et l'épouvante, par exemple), mais les hybrides devenaient assez particuliers (Dr. Butcher, M.D., mélangeait ainsi les films de zombie et de cannibales). Le film dont nous parlons aujourd'hui se veut un cocktail de cannibalisme, d'aventures et d'érotisme, mais, bizarrement, Joe d'Amato semble ne pas trop l'avoir touillé à l'aide de sa cuiller scénaristique, puisque tout l'érotisme est au début, et le cannibalisme, à la fin.

Le début, donc, suit la vie d'Emanuelle (Laura Gemser), journaliste d'élite et femme " libérée " toujours sur la piste d'un nouveau scoop. Internée dans l'aile psychiatrique d'un hôpital pour les besoins de la cause, la belle découvre une curieuse patiente qui croque le sein d'une infirmière. Émoi dans la baraque, et pour cause ! C'est en remontant la piste de ce cas curieux qu'Emanuelle s'interroge sur le cannibalisme, et qu'elle décide de partir en expédition dans des contrées " sauvages " pour en savoir plus.

La première heure nous montre surtout une pléiade de scènes érotiques gentillettes entre Gemser et différents protagonistes (on y retrouve entre autres Susan Scott). L'ambiance y est généralement bon enfant et inoffensive. Par la suite, cependant, ça se corse un peu avec l'arrivée de cannibales affamés et très peu disposés à la discussion. S'ensuivent gore et autres méchancetés.

Comme d'habitude, d'Amato prouve qu'il est un technicien honnête, même s'il signe un film de série somme toute assez négligeable. De nombreux travellings soulignent avec une certaine élégance son usage d'une technique traditionnelle, mais vivante. La musique de Nico Fidenco (éditée en CD, d'ailleurs) confère à l'ensemble une atmosphère de langueur et d'exotisme.

J'ai préféré Emanuelle in America, plus fou et imprévisible. Quant aux films de cannibales, hélas, d'Amato a été surpassé par les Lenzi, Deodato et autres. Un bon point, cependant : pour une fois, il n'y a aucun massacre d'animal, et on peut donc apprécier notre visionnement en ayant bonne conscience. C'est déjà ça de gagné...

Le DVD contient très peu d'extras : quelques affiches et lobby cards, et des bandes-annonces de trois films. Howard vernon

Emanuelle qui se fait passer pour une dingue, effectue un reportage dans un asile de fou lorsqu'un incident éclate : Une jeune fille internée mord très profondément le sein d'une infirmière lesbienne et se délecte de sa chair. Selon Emmanuelle, pas de doute possible : elle a dû être en contact avec une tribu de mangeurs d'hommes, pourtant supposés disparus aujourd'hui. Après avoir multiplié les galipettes, Emanuelle, intriguée par cette affaire, décide de se rendre dans la forêt amazonienne pour y percer ce mystère en compagnie d'un anthropologue dragueur. Comme attendu, elle va découvrir entre deux scènes de culs (eh oui fait chaud et moite dans la jungle..) que les cannibales sont aussi avides de chair fraîche et de boyaux fumants... que d'elle de bite !! ça promet donc !

Emanuelle, c'est la bien foutu Laura Gemser, qui n'est pas à son "coup" d'essai avec le très prolifique D'Amato quant aux derniers cannibales ce cher Joe connaît aussi très bien.. le cocktail avait donc des chances d'être digeste. En effet qui n'aime pas les films d'aventures exotiques, d'érotisme et de gore ici ? Avouons le, pour ma part ce film est sûrement l'un des meilleurs de d'Amato, et, malgré un rythme assez lent, caractéristique des films de cannibales, et l'absence de vrai scénario (une pseudo enquête pour son journal, la recherche de diamants disparus et de cannibales ?!...) il se laisse voir sans déplaisir. Malgré l'abondance de faux raccords, de stock-shots ou d'incohérences diverses( elle crie en baisant un blanc... mais pas en baisant un noir !), on se laisse prendre, au jeu... Laura Gemser loin d'être repoussante, contribue à faire avaler le fait que les forêts amazoniennes ressemblent énormément aux nôtres !! c'est pour dire !

Joe d'Amato connaît bien son métier, l'alchimie tient et il nous offre ici un bon moment de bis italien. 

Pour rassurer les plus sceptiques tout ce que l'on coupe dans cette version ce sont les têtes, des bouts de seins et de sexes ! Alors à bas la censure et vive D'Amato-Ketchup... Marc Evil

EMMANUELLE ET LES FILLES DE MADAME CLAUDE aka La Via della prostituzione La , 1978

LAURA GEMSER dans un rôle de reporter (how original). elle se fait baiser par tout ce qui bouge.....D`AMATO STYLE !!!......et par le fait même nous fait quasiment oublier la TRÈS FAIBLE intrigue qui se devait de nourrir le film...

A voir pour les fans de D`AMATO ou de GEMSER. Baron Blood

EROTIC DREAMS OF ALADDIN aka EROTIC ADVENTURES OF ALADDIN X - Joe d'Amato. Avec Tabatha Cash, Lydia Chanel, Christoph Clark, Ingrid Tarpe et Simona Valli, 1995, Italie

Un mec s'endort dans un garage (enfin ce n'est que ce que je crois car ce film ça fait quand même 3-4ans que je l'ai vu ) je me rappelle, j'étais couché sur mon divan, un coussin cachant mon pénis en érection. Pourquoi ce coussin? Pour cacher mon membre érectile si jamais quelqu'un me surprenait, eh ben personne ne verrait mon pénis se dégonfler à la vitesse de la lumière et comme ça, peut-être, aurais-je le temps de l'enfiler dans mes culottes rapidement. D'ailleurs, j'ai pris l'habitude de me masturber en boxer, mettant ma main dans mes boxers, comme ça, j'aurai le prétexte de me gratter... mais bon... Heu pis y'a Aladdin... Il a une lampe... y'a un génie.. Le génie exécute ses souhaits.. Aladdin bande dur, il se tape ses nanas (scène finale remarquable, les nanas sont sur le divan, il les fait venir une par une pour se les taper chacune à tour de rôle). À la fin, Aladdin demande de sauter 100 femmes, le génie refuse.. Le mec se réveille, il se fait foutre à la porte de ce pseudo-garage imaginaire (du moins, il l'est dans ma tête) par un gros gras qui est la réplique exacte du génie.

D'Amato n'aura jamais totalement cessé de faire du cinéma fantastique et ce film en est une belle démonstration. Joli cocktail de conte oriental fantastico-érotique (avec justement cette fin, où s'imagine t-on que tout cela n'était qu'un rêve, on est pas loin de l'univers d'un Lenzi ici) avec ses jolies mais pas très belles donzelles, ses pénis en érections et ses broutte-broutte sympathiques mais sacrément répétitifs. Les couleurs sont bien belles, le sperme est d'un éclat rarement atteint et le membre viril du mec sait se faire parfois discret pour laisser la part belle aux gros-plans de poil vaginaux. Une très belle réussite !

8/10

(3) EROTIC DREAMS OF ALADDIN

It. 1995. Drame érotique de J. D'Amato.- Mise en scène fort inventive, pleine de charmes. Montage bizarre, original, insolite, curieux et étrange présentant des points de vue résolument féminins. "Born to Run" est un bon album de musique mais pas assez pour être la trame sonore de ce film. Présence discrète du membre viril du gars qui fait Aladdin.- Choucroute Melba

FRANKENSTEIN 2000 aka Ritorno dalla morte, 1991

Un tournage vidéo pour Joe D'amato qui date de 1991. Un peu de Carrie, suivi de Death Wish et un grand bout de Patrick mélangé à Frankenstein. Des acteurs mauvais, à part l'actrice principale qui s'en tire bien, et probablement une coproduction avec un pays teutonique, car la moitié des acteurs est doublée dans un anglais incroyable. Quelques bonnes séquences dans un ensemble quelconque.  Mario Giguère

IMMAGINI DI UN CONVENTO aka IMAGES IN A CONVENT aka LES AMOURS INTERDITES D'UNE RELIGIEUSE - Joe D'Amato avec Paola Senatore. Marina Hedman, Paola Maiolini, Angelo Arquilla et Donald O'brien, 1979, Italie

Isabella est envoyée dans un couvent afin de la protéger de l'emprise de son oncle adepte du péché. Bientôt, après son arrivée, un jeune libertin à la pensée libre et artiste est retrouvé blessé dans la cours. Il est recueilli et soigné. Ce dernier n'hésite pas à exercer une envie sexuelle auprès des religieuses de moins en moins purs. Ces dernières ont peine à contenir leur envie de tentation et s'accouplent lentement entre elles en plus de se masturber allégrement dans le secret. De plus, une étrange statue du diable ornée dans la cours semble amener des visions de Satan dans le château. Une soeur est alors envoyé pour demander à un exorciste de venir combattre la présence du diable. Avant d'arriver à destination, cette religieuse sera violée par 2 chasseurs dans les forêts dangereuses.

IMMAGINI DI UN CONVENTO est inspiré de LA RELIGIEUSE de Denis Diderot et est une oeuvre très accomplie de Joe D'Amato. La photographie est superbe, les décors magnifiques et la musique de Nico Fidenco est envoûtante. Il y a de plus quelques scènes d'amour assez explicite. Donald O'Brien en exorciste est d'un sérieux redoutable, tellement, qu'il est inébranlable lorsqu'il subit l'assaut de religieuses nues et assoiffées d'une pulsion sexuelle. La scène de la religieuse violée dans les bois amène un élément comique lorsqu'elle recrache le pénis qu'elle ne tient pas à avoir dans sa bouche. Le film est lyrique à souhait et tout à fait merveilleux. La version sortie par Media Blaster est coupée. Il y manque une longue scène de masturbation. Il existe des copies uncut ici et là et bien entendu il existe la "composite print" sorti chez Mouni Vidéo. Un film à voir et à avoir. Black Knight

JOE D’AMATO TOTALLY UNCUT, 1999

Sympathique documentaire sur le défunt réalisateur, qui se considère comme un artisan professionnel plutôt que réalisateur, sympathique et humble. Quelques anecdotes savoureuses: après le succès international du film d'Hong Kong SEX AND ZEN, D'Amato s'en vas tourner 5 films aux philippines, sous pseudonyme ( ne parlant pas la langue de ses acteurs, actrices, il leur demande de compter: là, tu compte jusqu'à trente, on doubleras une phrase intéressante après ! ), un journaliste futé dira: " évidemment que ce n'est pas des films tournés à Hong Kong, l'histoire est mauvaise, les acteurs sont mauvais, la réalisation est mauvaise: voilà bel et bien des films japonais ! " Ah ah, il dit que lorsqu'on lui parle de Rocco Siffredi ( acteur renommé d'hardcore, aperçu dans Romance) et de Ferrari, il est fier d'être italien. Il termine disant ne pas comprendre que les gens paient $10.00 à un congrès du New Jersey pour avoir sa photo autographiée, au lieu de s'acheter un T shirt ou d'aller voir un film, là je me suis senti visé, sacré Joe ! Mario Giguère

JUSTINE aka Justine and The Whip aka De Sade's Justione - Jess Franco/Joe D'Amato - 1975 

Quel bordel ce truc??!!

En gros c'est un montage de diverses séquences de films de Jess Franco sans liens les unes avec les autres (Midnight Party, Shining sex, etc...), agrémentées de scènes pornos avec Lina Romay (qui nous gratifie au passage d'autre choses que des turlutes).

En fait, c'est n'importe quoi, à regarder seulement pour les fans de Romay-porn-acting. Sur ma copie (italienne) le film est signé Joe d'Amato, mais ça sent l'embrouille quand même. Une bizarrerie de plus. Franfran

KILLING BIRDS aka UCCELLI ASSASSINI aka RAPTORS aka ZOMBIE 5 aka L'ATTAQUE DES MORTS-VIVANTS aka DARK EYES OF THE ZOMBIES - Joe D'Amato & Claudio Lattanzi, 1987, Italie

C'est vrai qu'en règle général, on aime bien les films de zombies torchés par le bon vieux Joe. Ils ont beau être maladroits, on y trouve toujours notre compte, notamment grâce à une bonne dose de cochonneries à base de femmes à poil et de scènes cochonnes entre des scènes de boucheries et des dialogues à rallonge. Seulement dans KILLING BIRDS, pas de sexe, peu de sang, et beaucoup de dialogues aussi creux que le cerveau d'un animateur télé.

La scène d'ouverture présente un homme de retour du Vietnam qui pète un plomb en découvrant un homme allongé dans son lit aux côtés de sa femme. Forcément, ça fâche, et notre vétéran charcute à grands coups de couteau tranchant les gorges du couple adultère mais épargne tout de même son fils avant de se faire arracher les yeux par un oiseau présent dans sa volière. 19 ans plus tard, des jeunes ornithologues souhaitent faire une étude aux côtés du professeur Brown (Robert Vaughn), un étrange ornithologue aveugle qui semble leur cacher bien des choses... Mais de vilains zombies tuent les jeunes un par un...

Voila un pitch pour le moins classique malheureusement traité de façon catastrophique et dans lequel on ne sera bien sûr pas surpris d'apprendre que le survivant n'est autre que le fils rescapé du début. L'action est quasi inexistante, les personnages sont inintéressants, les effets gores rares et pas originaux pour un sous, quant aux zombies eux-mêmes, ils affichent un look de vieille descente de lit poussiéreuse pas vraiment menaçant. Dommage, même si la scène d'ouverture n'était pas vraiment bien filmée, elle promettait un film méchamment sanglant. Kerozene


Renzo Montagnani


Paola Senatore

LADIES' DOCTOR aka Il Ginecologo Della Mutua - Joe D'Amato, 1977, 1h17

Franco Giovannardi (Renzo Montagnani), gynécologue paumé travaillant dans une clinique populaire et cocufiant au passage quelques maris sur une base régulière, vivote tant bien que mal entre l'argent de sa femme, dont le beau-père est un obstétricien influent, et le maigre salaire qu'il gagne avec ses doigts habiles. Lorsqu'un gynécologue avide de fric et criblé de dettes (Massimo Serrato) doit quitter le pays pour éviter d'être incarcéré, son avocat (Aldo Fabrizi) envisage Franco pour le remplacer, partant du fait qu'il est idiot et inoffensif.

Serrato est donc envoyé en Papouasie, et Montagnani prend les rennes de sa clinique de luxe et de sa Mercedes. Il découvre que la clientèle du gynéco exilé est plutôt frivole, et s'occupe du mieux qu'il peut de combler tous leurs besoins, sous l'oeil bienveillant de sa secrétaire sexy en diable (Paola Senatore).

On connaît D'Amato surtout pour ses films gore ou pornos, et on sait qu'il s'est essayé à virtuellement tous les styles lors de son imposante carrière, mais on ne peut s'empêcher d'être surpris en visionnant cette sexy comédie. C'est vif, rythmé, et par-dessus le marché bourré de beautés qui se dénudent en un clin d'oeil !

Le propos est certes bien éloigné du politiquement correct; la classe moyenne est ici dépeinte comme une masse de gens sans éducation, mal habillés, tandis que la bourgeoisie regorge de belles femmes pleines d'esprit. De plus, on y glorifie somptueusement l'adultère, ce qui était certainement perçu à l'époque, en Italie, comme de la rébellion.

Montagnani se démène comme un diable dans l'eau bénite (?) en devenant une machine à satisfaire ses patientes. Il empaffe tout ce qui bouge, travaillant dans deux cabinets à la fois, embrochant autant les jeunes dames de la haute que les femmes d'ouvriers. Il se tape la belle Paola dans sa voiture, émerveillé devant sa poitrine il est vrai merveilleuse, admiration qu'il a singé à peu près à la même époque dans Le CON CHEZ LES FOLLES.

Massimo Serrato, se dissimulant quelquefois sous le pseudonyme John Barracuda, a tourné l'année précédente dans QUI COUCHE AVEC MA FEMME, aux côtés de la belle Edwige, et allait enchaîner quelques gialli (KILLER NUN, THE BLOODSTAINED SHADOW) avant de mourir en '89, sa belle gueule d'aristocrate toujours intacte, laissant derrière lui une carrière plutôt impressionnante.

Daniela Doria, habituée du Fulci de l'avant-dernière heure (NEW YORK RIPPER, THE BLACK CAT), a aussi tourné dans le BEING TWENTY de Di Leo. Elle interprète dans le film une bourgeoise que Montagnani engrosse pour du fric.

LADIES' DOCTOR est donc une comédie rapide et où il est difficile de s'emmerder. Recommandé pour les soirs de déprime. Orloff


La NUIT FANTASTIQUE DES MORTS VIVANTS aka Erotic nights of the Living Dead aka DEMONIA aka Le Notti erotiche dei morti viventi, 1980

Je viens enfin d'avoir (dans ma collection de VHS) et de voir le film LA NUIT FANTASTIQUE DES MORTS VIVANTS de Joe D'AMATO. Moi qui le recherchais depuis des lustres car le film est rare chez nous en France, j'avoue que j'en suis déçu. Étant assez fan de films gores Italiens, surtout de FULCI, ARGENTO, LENZI, SOAVI, D'AMATO et même MATTEI (oui, j'ai bien dit MATTEI et non je n'ai pas honte de le dire haut et fort), j'ai trouvé ce film très faible. Malgré un titre accrocheur, on se dit plutôt que D'AMATO a voulu plus en faire 1 film érotique que d'horreur. Faut dire tout de même, que toutes les 5 minutes, il y a en gros plan, une femme qui se touche sa partie intime (pour être précis, qui se doigte). Je comprends mieux maintenant pourquoi d'AMATO dans les années 90 a réalisé que des films X. En plus, le budget du film devait être à ras des pâquerettes (pas 1 sous) car tous les plans des morts vivants sont filmés dans le noir absolu, pas moyen de voir à quoi ils ressemblent. La seule scène gore est celle d'une tête de zombie qui dévore le mollet d'1 acteur archi mauvais voir même terriblement mauvais, j'aurais du dire une scène comique !!!!

Je conclue car il le faut, malgré mon fanatisme a Joe, ce film est décevant !!!  Le ZOMBIE

Un homme d'affaires achète une île - l'île du Chat - sur laquelle il compte bâtir un gros hôtel et lancer un attrape-touristes très lucratif. Cependant, l'endroit a mauvaise réputation et il lui est difficile de trouver un guide capable de le guider là pour une visite de repérage. Il finit cependant par trouver son homme, qui le conduit à destination, en compagnie d'une prostituée de luxe à temps partiel. Mal leur en prend, car l'île est maudite, étant habitée par Laura Gemser, un vieux bonhomme et une horde de zombies.

Drôle de film que cette Nuit érotique des morts-vivants. Il circule en plusieurs versions, plus ou moins érotiques. J'ai vu l'intégrale, assaisonnée de scènes X pas trop hard, cependant. On y retrouve la fascination de D'Amato pour les gorges croquées, ses scènes gore et l'ambiance de fatalité claustrophobique propre à ses films d'épouvante.

C'est un film un peu bancal, surtout dans sa version longue, où les scènes érotiques (?) semblent finalement assez superflues, d'autant qu'elles ne sont pas particulièrement inventives (sauf peut-être le moment " anthologique " de la danse d'une propriétaire de bar avec une bouteille de champagne... Je vous laisse découvrir... ). Le rythme y est lent, et D'Amato a entassé les scènes érotiques au début du film, comme pour s'en débarrasser et mieux pouvoir raconter son histoire par la suite.

Le résultat n'est pas inintéressant, il comporte même quelques scènes surprenantes (qu'arrive-t-il quand on jette une amulette par terre ?). Les inserts d'un matou noir à qui on essaie de donner des airs de bête féroce sont plutôt amusantes, comme c'est souvent le cas pour les films qui tentent de faire passer les chats pour des animaux vomis par la gueule même de l'Enfer : un chat n'est pas un tigre... du moins, pas pour moi.

Signalons la présence du vétéran George Eastman dans un rôle conséquent. Eastman, pas plus que Gemser d'ailleurs, ne figurent dans les scènes " hard ". Ces deux acteurs ont su les éviter au cours de leur carrière...

Il faut s'attendre à moins de scènes-choc que dans les autres d'Amato, à un film qui se veut d'atmosphère avant tout, et à ces trous scénaristiques propres aux films italiens du début des années 80. Cela n'est pas une mauvaise chose en soi, pour peu qu'on sache dépasser les acquis académiques d'une certaine vision du 7e art : c'est-à-dire qu'il n'y a pas qu'une façon d'envisager le cinéma. Une fois certaines compétences techniques acquises, le reste est une question de goût ou de vision personnelle. Howard Vernon

Les ORGIES DE MESSALINE - Joe d'Amato avec Kelly Trump( Messaline), Olivia Del Rio (l'esclave), Hakan Belkiran

A la fin sanglante du court règne de Caligula, Claude son oncle est nommé empereur. Cette distinction lui permet de célébrer ses noces avec Messaline sa superbe cousine, qui s'en réjouit.

Mais elle doit bientôt déchanter, Claude tout à ses nouvelles fonctions ne semble plus porter la moindre attention à son épouse, mais uniquement à son "mémoire" sur la civilisation étrusque. D'une nature incandescente, Messaline multiplie les aventures avec sa propre garde, puis, avec la complicité d'une servante elle se rend dans une taverne afin d'assouvir ses désirs avec des brutes avinées, avant de terminer ses joutes sexuelles avec les esclaves de la femme répudiée par son mari.

Dénoncée, elle se venge de "l'âme damnée" de Claude en le séduisant puis en l'accusant de l'avoir violée. Elle connaîtra les joies d'une idylle véritable dans les bras d'un fougueux centurion.

Dû au roublard Jo D'Ambato, ce film est l'un des  derniers rejetons d'une longue lignée un moment bénie ( des Dieux): le "pornopeplum", sous genre apparut dans le giron du fameux et paroxystique "Caligula" de Tinto Brass, qui nous a valu de nombreux avatars mettant en scène les personnages les plus cruels ou les plus extravagants de l'empire romain qui n'en a  pourtant pas manqué: à savoir Caligula, Néron,Tibère et consorts!

Sachant pertinemment que l'érotisme et le sanglant sont les deux mamelles du péplum, et ce depuis ses débuts avec son cortège de danses des sept voiles et ses supplices byzantins, certains trublions vont explorer cette voie jusque dans ses derniers retranchements et offrir des spectacles dérangeants mêlant allègrement tout l'éventail des pratiques amoureuses aux sévices les plus extrêmes, Joe d'Amato est de ceux là. Mais si le gore est particulièrement jouissif, il s'avère dans la grande majorité des cas (?) assez peu excitant.

Logiquement on évitera dorénavant toute incursion trop "malsaine"et l'on se bornera à peindre des copulations de "bon goût", c'est cette ligne de conduite que s'est fixé d'Amato en se consacrant exclusivement au porno dans la dernière partie de sa carrière. Même expurgées, ses productions conservent sa "patte ", filmée en 35 mm, plans séquences parfois très longs en plan fixe, goût pour les trognes, pour les actrices toujours belles et non siliconées, prédilection pour les sujets historiques et le pastiche comme le prouvent des titres tels que "sexe à Venise","homo erectus"ou encore "les sexe mercenaires"avec Rocco Brynner.

C'est amusant certes, mais très vite lassant, y compris lorsque l'on s'attelle à dépeindre les moeurs d'une putain impériale ; Ceci dit malgré leurs platitudes certaines scènes sont efficaces, Kelly Trump gémissant, les yeux mis-clos, un pectoral d'or battant au rythme des roulements d'une poitrine somptueuse ou Olivia del RIo impeccable fellatrice comblant un esclave, sont de toutes beautés.

Le reste est filmé mais inexistant !         

Saluons tout de même au passage la vitalité animale de la vorace Messaline Valeria, qui mène une vie impérialement dissolue depuis ses débuts sur et sous la toile, en 1910 avec Stacia Napierkowska dans le rôle titre, et qui a connue pas moins de seize aventures, dont d'Amato avec "Messaline orgasme impérial "en 87 avec Tiffany Roussos et ces "orgies"un peu étriquées, aura été jusqu'à présent le dernier chantre . Marc le Houis

PORNO HOLOCAUST, 1981 

Sacré Joe d'Amato... Dire que je ne m'attendais pas à ça serait un peu mentir, mais disons simplement que je ne m'étais pas imaginé un film de ce genre.  Ça commence avec des déblatérations infinies en italien (il n'existe pas de version anglaise ou française, post-synchronisée ou sous-titrée) et des événements qui m'auraient sans doute passionnés si je les avais compris. George Eastman entre en scène dans un grand bureau où on discute sans doute du gros type sans jambe que l'on retrouve mort, au port, au tout début. La musique est sublime... Faut vraiment je mette la main sur la trame sonore quelquepart.  Les événements avancent très lentement, même lorsque la belle "équipe" se rend sur l'Île du Danger. On a droit à quelques scènes softcore pour commencer, mais à un certain moment une fille se fait défoncer par deux noirs bien membrés et à partir de là ça dégringole dans le hardcore.  Le concept du film est simple : un indigène sauvage fait la loi sur une île tropicale en tuant les mâles et en violant les femelles avec sa grosse bite (ce qui, parfois, les tue). On a droit à une scène hilarante où une fille est tuée par l'indigène qui lui fout son zob dans la gueule. La mort de George est aussi plutôt minable. À voir ne serais-ce que pour le mythe, la musique et les (très mauvaises) scènes hardcore. Orloff

Un mélange extrême de gore et de porno? Sounds good to me! Une petite voix me disait toutefois que j'anticipais trop pour ce que finalement le film me laissera comme impression. Qu'à cela ne tienne, hop le magnéto en marche et le PLAY dans le piton. C'est alors qu'une granuleuse image grise et puante s'affiche à l'écran, sur fond de musique abracadabrante. Le ton est donné à l'aide d'une photographie non-existante et de mauvais (très mauvais) acteurs. Il n'y aura que George Eastman qui paraîtra un tant soit peu captivant à l'écran. Ai-je mentionné "captivant"? Oubliez ce mot, car la maigre histoire ne tient pas la route entre les innombrables passes de sexe hardcore. Lorsque le "capitaine" ne besogne pas mesdames les scientifiques (ou mamzelle la Comtesse), nos peu convaincants protagonistes tentent d'avoir l'air surpris devant les répercussions écologiques d'essais atomiques survenus sur une île ensoleillée. "My God, look at the size of that crab", ces exclamations ne serviront qu'à appuyer le degré insoupçonné de la catastrophe, dont le meilleur exemple est ce black qui terrorisera la populace à l'aide de son gigantesque crabe... euh, j'veux dire bite, enfin engin... son gourdin quoi. Eh oui, le seul zombie de cette histoire tuera les messieurs par ses mains et les demoiselles par sa graine. Tabaslak, où ont-ils allé chercher une idée pareille. Et ce n'est même pas traité avec une once d'ironie! la chose est tourné comme le plus typique des soft européens. Porno Holocaust est une curiosité totale, un grand exemple de "what the hell is that?"... mais l'écoute est tellement pénible qu'on regrette un peu d'avoir été si curieux. Anthropophaluc

ROSSO SANGUE aka Antropophagus 2 - Peter Newton aka Joe D'amato, 1982, Italie, 90 min.

Un homme (Luigi Montifiori aka George Eastman) s'échappe d'un centre de recherche. Il se blesse sévèrement (ses intestins sont à nu !)sur une clôture après avoir tenté d'échapper à un prêtre. À l'hôpital où il est soigné, les médecins découvrent qu'il a la faculté de régénérer ses cellules mortes. Il est donc immortel, mais la régénération se fait mal et l'homme est donc un fou meurtrier. Après avoir tué une infirmière avec une seringue électrique, le carnage débute...

Voilà un film que je voulais voir depuis longtemps. Et comme je suis tombé devant un pre-record en français du film (intitulé PSYCHOSE INFERNAL édité par Sovicom) c'était le moment pour moi de le voir. Et je dois avouer que je suis assez déçu. Pourtant, tous les éléments étaient là pour donner un bon slasher: Une réalisation de Joe D'Amato, les présences de Georges Eastman, Annie Belle et de Michele Soavi et du bon gore bien rouge. Mais comment dire... Même avec les meilleurs ingrédients, il me semblait pour moi que la sauce ne prenait pas. Annie Belle, notamment, ne se dénude même pas ! Et c'est vraiment impardonnable pour un film bis! D'autant plus que c'est D'amato (le king du Softcore) qui est derrière la caméra. Par contre, Luigi Montifiori se débrouille bien avec ce qu'on lui donne à faire. Mais, il était vraiment plus menaçant dans Anthropopagus qu'ici. De plus, il y a un petit garçon avec un chandail de laine rouge qui est vraiment infligeant que l'on voit partout dans le film. Enfin, le film à quand même de bons moments Gore mais c'est vraiment peu à mon avis. C'est dommage parce que j'aurais aimé apprécier le film. Black Knight

STRIP-TEASE - Joe D'Amato, 1997, Italie

Las Vegas. Un mec est dans le pétrin. Son établissement de strip-tease à 3 balles commence à lui donner des dettes, je ne me rappelle plus pourquoi, c'est que, je crois, selon moi, qu'il n'en parle pas... m'enfin.. alors dès le début, notre larron de raconter à ses deux super-donzelles qu'il est dans la merde, qu'un mec à qui il doit 50 000 DOLLARS .. woah c'est 50 000 DOLLARS (dollars américains j'imagine, puisque, ne l'oublions jamais, ce sera important pour la suite de l'histoire, la mienne, que l'histoire se situe à Las Vegas). ... donc ce mec a qui il doit des tonnes d'oseilles, il va lui faire la peau.. Nos deux jeunes femmes de compatir et de le sucer (toutes les deux.. d'ailleurs gros-plan assez sympa sur la quéquette du mec) et de lui promettre son argent. Les filles suceront quelques mecs (y'a une blondasse qui apparaît en plein milieu d'une sauterie... je ne comprends pas trop pourquoi.. mais c'est la moins moche alors...). À la fin, il y a une méga-baise (la méga-baise habituelle de D'Amato) et tout est bien qui finit bien.

Plus réussi que son The Erotic Adventures of Aladdin X où D'Amato avait plutôt raté son mélange de fantaisie orientale et d'érotisme fantaisite à l'Orient, Strip-Tease se regarde assez bien. Par sa mise en scène discrète et ses images léchées, cette petite parodie érotique des films de maison de strip-tease réussit à nous donner quelques érections assez solides (c'est le but, je crois) et de nous procurer une ou deux éjaculations précoces (mon problème). Une petite bande musicale agrémente le tout et les actrices possèdent des seins assez gros pour ce genre de production. Certes, on pourrait se lamenter sur la répétition des scènes (fellation, cunnilingus, pénétration profonde, par en avant, par derrière puis éjaculation sur le vagin ou dans le visage) mais on ne gâchera pas notre plaisir. D'ailleurs, la scène finale nous donne droit à des bottes de cuir (l'actrice les portant fait d'ailleurs une sucette pendant qu'elle est pénétrée par l'arrière)

8/10 Choucroute Melba

STRIP-TEASE It. 1997. Drame érotique de J. D'Amato.- Fantaisies sexuelles bien mises en valeur. Mise en scène discrète et pleine de charmes. Actrices bien chevauchés par des acteurs au jeu plus physique qu'autre chose mais bien sympathiques.-

TOUGH TO KILL aka Duri a Morire - Joe d'Amato, 1978, Italie, 1h28

Un bellâtre mafieux nommé Martin (Luc Merenda) se déguise en plouc, et part se faire engager par un groupe de mercenaires installés en Afrique. Dès son arrivée il constate que le major (Donald O'Brien) règne sur le petit groupe d'une main de fer, allant même parfois jusqu'à les terroriser... et les brutaliser. Macho, macho men. Mais le beau Luc n'est pas là pour se faire emmerder, il est là pour kidnapper un gros barbu, qui se trouve à être un assassin politique, et pour la tête duquel on offre 1 million de dollars de récompense.

Voilà encore un film "d'hommes" réalisé par ce bon vieux Joe d'Amato. On voit bien une fille fugitivement, et bien entendu elle fait la pute, la jungle dans laquelle les mercenaires s'entraînent étant impitoyablement misogyne. Les personnages sont impeccablement établis, ayant une psychologie certes sommaire, mais bien définie; ils savent se montrer imprévisibles lorsqu'il le faut et leurs personnalités aussi fortes que diverses font que les étincelles ne sont jamais loin. Luc Merenda est particulièrement nuancé, sans que son jeu en soit responsable; il est taciturne et peu bavard, ce qui semble donner une dimension "intellectuelle" à son Martin.

Les comédiens sont tous en excellente forme physique, tant pour le challenge qu'a dû représenter le tournage dans la jungle que pour bien paraître lors d'une scène où, tout le monde ayant pataugé dans un marécage, on doit se les sécher autour du feu en boxers. Donald O'Brien, pourtant presque cinquantenaire au moment du tournage, comme en témoigne la dureté des traits de son visage, a les muscles noueux et le ventre plat. Son impitoyable rôle de commandant dans DEADLY MISSION, de Castellari, en '77, a sans doute inspiré d'Amato à lui confier celui du major, rôle de militaire sans pitié qu'il allait plus tard reprendre dans l'édifiant PANTHER SQUAD (1984) de Pierre Chevalier.

La musique de Stelvio Cipriani, souvent associée avec les péripéties que vit Luc Merenda par un hasard récurrent, est ici plutôt "funky" et répétitive, mais néanmoins agréable, et sied à merveille aux brèves explosions d'action, qui ne durent hélas jamais très longtemps.

On aurait cru que d'Amato allait réaliser un film d'action sans cervelle, comme bien des artisans de son époque, mais il parvient quand même à insérer ici un certain propos social, certes malhabile, mais qui vient du fond du coeur d'un humaniste dans l'âme. En parler davantage relèverait de la trahison, et je tiens à vous laisser découvrir de quoi il retourne.

Encore une fois Joe s'occupe de la cinématographie, tâche à laquelle il excelle, ce qui nous donne droit à de très beaux cadrages, des scènes routinières où l'éclairage naturel de l'Afrique est mis en valeur, et des mouvements savamment calculés pour servir l'action. Une formule certes déjà vue, mais ici diablement efficace pour les amateurs de série B sans prétention.

Il est ahurissant de noter que le film a été distribué au Canada, dans son doublage anglais, par les distributeurs "Lettuce Entertain You Inc.", qui semblent avoir distribué exclusivement de la série Z, entre autres quelques Adamson et THE OTHER HELL de Mattei !! Orloff

TROLL 2 - Fragasso/D'Amato, 1990 

Je vous jure, j'ai aimé ca. Quel est mon PUNISHMENT??? 

HAHAHAHHA . Le kid qui pisse sur la table à manger! hahahahahahahahahahahah. 

Je vous le jure ,,, du rire et du plaisir garanti!! TRY IT!! Mouni

Bwaahahahahahaha!!!

Ça fait longtemps en maudit que j'ai pas ris de même avec un "soooooooo bad, it's good"!!! 

ahahah!!! Watch out les trolls arrivent!! Je partais à cramper chaque fois que celui-là se montrait la fraise!!

Tout le monde est mauvais là-dedans, c'est écoeurant!! Même le ti-cul!! C'est vraiment grave!! À voir absolument pour pisser dans ses culottes! Yeehaa!!

Ya des bonnes shots là-dedans, mais faites moi pas croire que D'Amato a co-réalisé avec Fragasso!! Oh non!

Les dernières minutes sont très réussis ce qui nous fait demander ce qui se passe. hehe. Bad Feeble

P.S. ll semble bien que Joe D'amato n'a pas participé à ce film !

2020 TEXAS GLADIATOR aka Anno 2020 - I gladiatori del futuro, 1982

Ère post nuke.

Une bande de justiciers éliminent la vermine et protège la veuve et l'orphelin. Un des justiciers tente de violer une blonde, son collègue (Al Cliver) s'interpose. La fille le convainc alors de venir avec elle dans son village pacifiste.

Quelques années plus tard, ils ont un gosse. La vie est belle. C'est alors que débarque une bande de motards-cow-boy dirigé par le justicier banni du début. Ils prennent d'assaut le village, sans grand succès. Viennent ensuite les renforts: une milice armée, munie de bouclier thermo magnétique résistant aux balles. Tout ce petit monde est dirigé par un nazillon chauve et boiteux d'une grande laideur. Al Cliver y laissera sa vie.

Encore plus tard, des rangers, héros de la révolution, vont tout mettre sur pied pour faire tomber les méchants. Pour ce faire, ils font appel aux indiens (!) dont les flèches traversent les boucliers thermo-magnétiques !

Les indiens sont de toutes beautés, avec du poil au menton, des cheveux longs et tous les clichés imaginables.

Les dialogues sont à hurler, et les figurants formant les armées se comptent sur les doigts de nos deux mains.

Super Z, super fauché, terriblement drôle, je l'ai trouvé moins chiant que ENDGAME, pour le comparer à un autre post-nuke de D'Amato.

Par contre, il n'y a aucun gladiateur en vue, malgré le titre du film. Kerozene

Après un conflit atomique, le monde est détruit, et les rares gens honnêtes qui essaient de faire fonctionner des petites usines (ça pollue ça non ? Ils ont rien compris) se font attaquer par des hordes de barbares en 125 cm3.Un TEXAS GLADIATOR nommé Nisus renonce à la violence et va s'installer dans un de ces havres de paix avec Maida, une jeune femme plutôt bien foutue, y a un gosse, jusqu'à ce que une bande de méchants en 125 et d'autres méchants avec des boucliers anti-balles les attaquent. Ils tuent Nisus ( !) et après avoir violée Maida, la vendent à un type qu joue à la roulette russe dans un bar. Alors arrivent trois des Texas Gladiators qui la sauvent et décident, avec l'aide des Indiens, de botter le cul aux méchants.

Ah, mes amis un sympathique nanar sauce MAD MAX que voilà !Que ceux qui adorent les poursuites en 125 et les gunfights à deux euros se repaissent avec cette œuvre cinématographique, car elle en est garnie. En gros, des barbares et des cow-boys se tirent dessus pendant une heure et demie, et des fois une fille se fait péter le soutif pour égayer le tout. Le truc de d'Amato c'est quand même le sadisme et on trouve dans son film des scènes qui, dans un film moins ridicule, deviendraient franchement dérangeante :un gros barbare viole un jeune ado, une nonne se tranche la gorge pour ne pas se faire agresser par des barbares au fond de teint vert, un gros shériff qui rappelle Roscoe P.Coltrane torture George Eastman en l'assoiffant puis en lui faisant boire de l'eau dans laquelle il a pissé...

Mais hormis ces fautes de goût,2020 TEXAS GLADIATORS est un film qui se laisse assez bien regarder .Cool. The Masqué

images et infos : Kerozene Moviemania | alexvisani.com | cinebizarre.com | capitantrash.com | intercardslr.com

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