mise à jour le 15 mars 2013

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Brigitte Lahaie

JE BRÛLE DE PARTOUT aka Dossiers mineures aka Rapt de Nymphettes, 1978, France

Une autre oeuvre jouissive... Ce bon vieux Jess m'amuse à chaque fois. Le prétexte derrière ce film est très mince : un couple "libéré" séduit des jeunes filles, puis les envoie se balader sur un bateau et puis sur une île, où les nymphettes deviennent des esclaves sexuelles (il y a même une scène où un gaz aphrodisiaque est sécrété dans une salle pleine de jeunes femmes, ce qui les rend folles et les contraint à se brouter à qui mieux- mieux...). Seulement, un bon après-midi ils séduisent la fille d'un riche môssieur et se rendent compte trop tard qu'ils pouvaient demander une rançon : elle est partie sur le bateau.  Suivent des scènes abracadabrantes, une histoire pas toujours crédible et des moments jouissifs. Il doit exister une version porno de ce chef-d'oeuvre, car chaque fois que l'action semble vouloir se mettre de la partie on coupe. Brigitte Lahaie y est toujours aussi sculpturale, et les dialogues sont en général à se tordre. Pour rire, pour pleurer et pourquoi pas tiens, pour se rendre compte. Orloff

 

WOMEN IN CELLBLOCK 9 aka Frauen für Zellenblock 9 aka Tropical Inferno, Suisse, 1977

Trois filles révolutionnaires se font capturer par une grosse salope et un Howard Vernon vicieux. Et hop, on les enferme à poil dans la cellule 9 (un carton grossièrement découpé et fixé au mur dans la hâte indique le chiffre 9 - première grosse poilade). Fatiguées et enchaînées par le cou, les filles sont contraintes de rester debout pendant des heures. Il s'agit là de la première torture d'un festival macabre. Par la suite, nous assistons aux déboires d'une prisonnière qui n'a pas bu depuis 3 jours devant brouter le minou de la gardienne en chef pour un verre de champagne au sel, à Howard Vernon, les yeux écarquillés, pratiquant des tortures vaginales sur nos trois poulettes, etc. ... Mais celles-ci trompent un garde en l'excitant grâce à une habile mise en scène de lesbianisme et s'échappent. Survient alors une chasse à l'homme qui se terminera par un véritable massacre.
Vu sur grand écran en allemand sous titré avec un public mort de rire, le film a forcément fait bonne impression. Les dialogues sont débiles, les gardes sont fabuleusement comiques, la mise en scène typique et les filles nues. Bref, on s'éclate. Kerozene

FRAUEN OHNE UNSCHULD aka Women without Innocence, 1977

VOODOO PASSION aka Der Ruf der blonden Göttin, 1977, Suisse

Encore une fois, voici la confirmation que les années 70 ont été une manne étonnante pour Jess Franco. VOODOO PASSION est l'histoire d'une femme, Susan, dont le mari est ambassadeur de l'Angleterre à Haïti. Elle vient donc l'y rejoindre et ils vivent quelques instants brûlants (comme sait si bien les filmer Franco) avant que cette dernière ne sombre dans une curiosité toute légitime qui l'amènera à découvrir quelques facettes du vaudou. Le film débute sur un ton documentaire et se poursuit lentement mais sûrement, à un rythme parfait. Les images sont captivantes et bien léchées et la musique obsédante, comprenant presque uniquement des rythmes de tambours tropicaux agrémentés de motifs musicaux menaçants. Voici un film où il est naturel d'être nu et où l'appel de la spiritualité est plus fort que tout. Même la transition en histoire de meurtres se fait tout en souplesse et la caméra du vieil espagnol n'a jamais été aussi amicale. Un bijou. Orloff

LOVE CAMP aka Camp Érotique aka Frauen Im Liebeslager aka Camp d'Amour pour Mercenaires aka Mujeres en el Campo de Concentración del Amor - Jess franco, 1977, 79m

Différentes femmes d'un milieu à un autre se font enlever par des guérillas pour être ensuite conduites de force au fin fond de la jungle et ainsi servir de prostituées dans un bordel pour soldats. Dans ce camp, une gardienne sadique (Nanda Van Bergen) les obligera à suivre le régime ou sinon la mort les attend ou encore pire... Mais voilà qu'un soir Gino De Guerra (Waldemar Wohlfaart) - un soldat en chef - se pointe au camp pour s'amuser avec une des nouvelles recrues, Angela (Ada Tauler), avec laquelle il formera une relation malgré leurs réticences. La gardienne garde l'oeil ouvert... 

Nous voilà donc en terrain connu pour ce film de femmes en prison sorti de l'époque Dietrich de Franco (le 4e et dernier WIP de ce temps) et tristement, ce n'est pas le meilleur. Certes, on ne s'ennuie pas, mais le film ne démontre rien de bien exceptionnel sauf quelques scènes ici et là et une photographie parfois expérimentale qui fait rêver. On retrouve plusieurs thèmes chers à notre petit espagnol prolifique (la domination et la force de la femme envers l'homme étant l'un des plus évidents) et quelques détournements tout de même audacieux pour l'époque (quoique pratiquement une habitude dans le cinéma de mister Manera) dans un film un tantinet trop prévisible. Quelques séquences subissent une diminution d'intensité due au talent douteux de certaines actrices comme la scène de punition au fouet, ridicule sur l'une des femmes et droit au point avec l'autre (Monica Swinn, égale à elle-même). Bien sûr, la nudité abonde et les paysages sont pour la plupart à couper le souffle, mais on demeure tout de même dans un film de Franco acceptable, ce qui n'est pas déplaisant, mais on espérait plus.

N.B. Le DVD VIP/Elite de Dietrich est une fois de plus garni d'un transfert impeccable incluant les pistes audios en langue allemande, anglaise et française. Au début du film, la piste française coupe pour tomber dans de brefs moments en allemand probablement dû à une piste endommagée. On aurait préféré un retour à la piste anglaise comme c'est le cas sur leur édition de BARBED WIRE DOLLS, mais ce n'est qu'un simple détail pas agaçant du tout. Une autre belle édition ! Bad Feeble

BLUE RITA aka Das Frauenhaus - Jess Franco avec Martine Flety, Sarah Strasberg/Catherine Coutet, Dagmar Bürger, Pamela Standford/Monique Delaunay, Ester Moser, Eric Falk, Angela Ritschard, Guy Delorme, Olivier Mathot, Henri Guégan, Néné Kaò, Betty Laure, Karine Martin , 1976, Suisse, 75m

Derrière un bar parisien, le plus branché de l'époque où s'émoustillent des effeuilleuses avec de l'électro funky jazz (Walter Baumgarter), se dissimule un lieu de tortures tout aussi esthétique et high-tech dirigé par Monique Delaunay. Blue Rita (Martine Flety) la plus remarquée des danseuses (cheveux pourpre) est chargée avec l'aide de ses comparses, qui lui ont juré entre-autre lesbianisme, de rendre avides, fous de sexe des présumés espions mis en cage par un discret intermédiaire (Guy Delorme). Promesse est faite de les combler bien sûr qu'une fois l'information remise... et chèque signé. Toutefois, tout n'est pas si simple car après l'initiation d'une blonde (Dagmar Bürger), les magouilles de Blue Rita (dont le chèque est un exemple) à l'encontre de certains dirigeants risquent de lui causés bien des problèmes.

Enfin la version James Bond tant entendue, celle racontée par un Dr No féminin. 

Tout y est: l'introduction enjôleuse, le fameux générique innovateur (aquarium), de l'action (courses à pieds et tortures aux cris de douleurs insupportables), la fameuse machine demandant une adéquate manipulation (un peu trop Flash Gordon, mais on s'arrange), les gadgets (Sarah Strasberg concoctant aphrodisiaques et onguents aux couleurs presque phosphorescentes ayant des effets renversants d'abus de machines à boucanes), les décors dernier-cris (meubles gonflables), chic vêtements (capes et masques à gaz), un beau mec ayant la tronche de Sean Connery et à la belle finale avec la blague du chef. Outre mes fantaisies associées à Bond, ce film d'espionnage à surtout comme préoccupation l'esthétisme, plus que Bond. Bien qu'ayant peu de moyens, sir Franco travaillant couleurs, angles et autres besoins transmet un réel plaisir à sa réalisation. Le résultat est plus qu'intéressant. Les comédiens eux, ce fut mentionné, hurlent avec plaisir. Deadmonton

LOVE LETTERS FROM A PORTUGUESE NUN aka Die Liebesbriefe der portugiesischen Nonne - Jess Franco, 1977, Allemagne/Suisse

La petite Maria flirt innocemment avec un ami lorsqu'un prêtre vicelard décide de sauver son âme en l'emmenant au couvent. Il en profite également pour démunir sa mère de ses maigres économies au nom de l'église (le prix pour sauver l'âme de sa fille tentée par le
Diable). Une fois arrivée au couvent, la jeune vierge se voit dans l'obligation d'expier des pêchés qu'elle ignore elle-même et doit dormir avec une ceinture d'épine lui écorchant le corps pendant que les nonnes s'adonnent à de chaudes pratiques sexuelles. Le prêtre se
tripote en entendant les confessions de la pauvre fille, la prêtresse aime se faire toucher par les autres soeurs du couvent, bref, il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Seigneur. Et pour cause, cette communauté voue un culte à Satan, à qui la virginité de Maria sera offerte en sacrifice...

Superbe poème de noirceur et de sadisme, étonnement sobre dans sa forme, alors que Franco aurait pu s'étaler dans le sordide, le film est à découvrir sur le DVD récemment sorti chez VIP (Suisse, Zone All, NTSC). L'image y est somptueuse, les couleurs sont belles à mourir et le son est impeccable. Une réussite, dans laquelle l'église s'en prend plein les dents, produite par ce vieux briscard de Dietrich et qui devrait plaire à tous les amateurs francophiles. Kerozene

Maria, une jeune fille de quinze ans ayant osé passé du bon temps avec son amoureux se fait expédier par sa mère dans un couvant dirigé par un prêtre aux pratiques douteuses. Rapidement, la soeur se rendra compte que la bâtiment pratique en fait des rites sataniques auxquels elle sera forcée de participer.

Jess Franco retrouve ici ses thèmes favoris ( la religion corrompue, les personnages importants pervers ainsi qu'un érotisme omniprésent ) pour donner l'un de ses meilleurs films. Le scénario n'est certes pas très original, il ressemble à plusieurs films de femmes en prison, mais l'ambiance est fort réussie. On arrive en effet à ressentir l'angoisse et la solitude de la pauvre Maria prisonnière des murs du couvent. Notons également une photographie soignée donnant ainsi des scènes efficaces qui font frémir d'horreur. Le montage rapide des scènes de satanisme vient briser le rythme lent du film, créant ainsi un choc de malaise chez le spectateur se retrouvant face à une succession d'images horrifiantes. Les acteurs sont tous fantastiques, particulièrement Susan Hemingway qui interprète le rôle principal avec une sensibilité qui la rend touchante. Une très belle réussite du grand maître. Oncle Freak

ILSA, ULTIME PERVERSION ou GRETA, ULTIME PERVERSION aka Greta - Haus ohne Männer aka GRETA LA TORTIONNAIRE 1977, États Unis/Allemagne/Suisse

Réalisé par Jess Franco, ce film aurait pu effectivement figurer dans la série des "Ilsa". Les différents titres ont défilé, apparemment pour l'exploitation, mais la gonzesse s'appelle "Greta" et ça se passe en Amérique du Sud!

C'est une "prison de femme" assez agréable, si l'on peut dire, et qui décline à la lettre tous les clichés du genre : douches, crêpages de chignon, lesbianisme, cheftaine très très méchante, petite fayote détestable chez les détenues, etc...

Le prétexte à toutes ces choses plus rigolotes que vraiment ignobles est le suivant : une fille essaie de comprendre ce qui est arrivé à sa soeur enfermée dans la prison. Voila. C'est maigre mais ça suffit au bon vieux Jess, et à nous aussi!

Pour le casting, on est pas déçu, Lina Romay (craquante avec les cheveux courts) fait la fayote méchante, Dyanne Thorne fait la cheftaine à gros seins (et pour une fois, on la voit bien à poil! merci Jess!!), et Franco lui-même s'octroie un sympathique rôle de docteur gentil!

Bon, pour résumer, un bon prison de femme... Franfran 

DORIANA GRAY aka Die Marquise von Sade, 1976, Suisse

Lina Romay est Doriana Gray, une femme étrange qui semble éviter l'épreuve du temps, et qui vit seule avec son domestique. Une journaliste s'intéresse à elle et tente de percer son secret, en fait elle se ravitaille de flux vital par voie sexuelle (ça vous rappelle rien?) et a aussi une soeur jumelle à l'hosto qui morfle pendant que l'autre baise à qui mieux-mieux.

Le film possède une ambiance glauque et particulière que ne vient même pas trop gâcher les quelques scènes hard du film...

Pas trop mal comme truc quand même... Franfran

DIE SKAVLINNEN aka Swedish Nympho Slaves aka Sexy Sisters aka Satanic Sisters aka Die Teuflischen Schwestern, 1976, Suisse

Eh non, c'est pas un film de ska, mais bien une petite production bien sympathique réalisée par nul autre que le maître de l'image lui-même, ce bon vieux Jess Franco.  Je dois avouer que je n'ai absolument rien pigé, le film étant tourné dans un allemand indéréglable, mais je me suis quand même laissé bercer par les superbes prises de vue et les jolies femmes nues des années 70 qui abondent ici.  L'intrigue tient probablement en quelques lignes : il y est question de rapt, de rançon, d'un Jess Franco blême et risible qui administre la fessée avec un sérieux hilarant à Lina Romay, d'un obèse lecteur de BD, et d'une impressionnante galerie de miss dénudées qui n'en ratent pas une.  Comme d'habitude avec Franco lorsque le film se termine on se demande ce qui vient de se passer, et mon visionnement s'est terminé à 1h09 avec la ferme impression de m'être fait refiler une version cut.  Cependant le merveilleux sentiment d'admiration cinématographique ressenti durant ces courts instants ne s'estompera pas de sitôt. Orloff

DIE TEUFLISCHEN SCHWESTERN aka Sexy Sisters, 1976

UNE CAGE DORÉE aka Razzia sur le Plaisir, 1976

LA NOCHE DE LOS ASESINOS aka Suspiri, 1976

JACK L'EVENTREUR aka Jack The Ripper, 1976, Allemagne/Suisse 

Dans la série, "on va finir par tous les mettre les Franco", voici ce "Jack l'éventreur"!

Alors voila, tout le monde connaît cette histoire, c'est un deglingo qui zigouille des putes. Ici le personnage est joué par Klaus Kinski en plein dans sa période "j'ai pas de ronds et j'accepte tous les rôles".

Une des putes est jouée par Lina Romay qui danse un peu cul à l'air dans un cabaret, y a une vieille râleuse rigolote au commissariat, des pêcheurs qui récupèrent des mains au bout de leur hameçon (assez marrant), etc... On peut signaler une petite "goritude" avec la mutilation du corps de Lina Romay, mais bon, ça reste léger! Ce film est donc relativement moyen, ça se laisse regarder, mais ça s'oublie assez vite tout compte fait... Moins marrant que les productions ultra Z pour eurociné ou autres du pépère!

Enfin, on dirait que c'est quand même mieux que son Dracula antérieur qui était bien mou et ennuyeux!! Franfran

MADCHEN IM NACHTVERKHER aka Wild Desire, 1976


Pamela Stanford

LES GRANDES EMMERDEUSES aka Les EMMERDEUSES aka Les PETITES VICIEUSES FONT LES GRANDES EMMERDEUSES aka The 2 BIG ASSHOLES, 1974, France, 1h29

Ça commence avec Pina (Lina Romay) et sa copine Tina (l'incroyable Pamela Stanford, plus sexy que jamais), qui sont complètement nues, étendues chacun sur leur lit, s'adressant directement à la caméra. Elles nous informent qu'elles vivent de menues escroqueries en se faisant passer pour une détective privée, la Panthère Dorée. Mais rien n'est simple; Martin la Moumoute (Jesus Franco), chef de l'Interpol - rien que ça ! - les fait surveiller. Elles se tirent au Portugal pour refourguer des diamants volés à leur propriétaire initial - qu'elles se dissimulent dans la chatte - moyennant une commission de 200 000$. Là-bas, pour passer inaperçues, elles se font engager dans une boîte de nuit et y donnent un numéro érotique vaguement étrange pour faire diversion.

Produit par le Comptoir Français du film et réalisé par un certain Clifford Brown, pseudonyme courant de Franco, ce film incroyable ne démarre pas sur les chapeaux de roues... Et pourtant. On a droit à une scène d'ouverture où les comédiennes s'adressent directement à la caméra, en tenue d'Ève. Pamela Stanford écarte les jambes, provocante, et Romay lui dit : "n'exagère pas, tu vas te faire couper par la censure !". Il n'y a que Manera, versatile de la réplique amusante, pour aller chercher ça. Il a d'ailleurs fait passer le scénario pour une adaptation de David Khunne, prétendu romancier, qui n'a en fait jamais existé et qui fut inventé pour extorquer encore plus de frics aux producteurs. Le film est bourré de répliques anthologiques, et on se rend rapidement compte que toute l'attention a été mise là-dedans, car le scénario ne semble mener nulle part, mais est tout de même constitué d'une série de rebondissements plus qu'amusants qui ne s'étirent jamais en longueur. On a droit à une galerie de personnages débiles, personnifiés par, entre autres, une bonne partie des comédiens déjà présents dans LE JOUISSEUR ('74) - Franco vient aussi faire son tour, mais ne reste pas très longtemps - et l'inévitable Lina Romay, dont la bonne humeur et l'enthousiasme font plaisir à voir, surtout alors qu'elle est si jolie. Je dois avouer que sans elle, le film ne serait plus le même. Pour donner une idée de son caractère insatiable, dans une scène où elle se fait violer par un homme bien bestial afin qu'elle révèle où sont planqués les diamants, elle prend plaisir à son tourment et à force de bonne volonté finit par faire fuir le violeur ! Que demander de plus d'une actrice que cette incroyable énergie que Romay dégage dans chaque plan ? Jesus a ici recours a un concept qu'il a déjà utilisé dans plusieurs films, le duo de détectives féminines n'hésitant pas à se servir de leur charme pour faire avancer l'enquête (qu'on a croisé entre autres dans SADISTEROTICA & KISS ME MONSTER et que Franco réutilisera dans TWO FEMALE SPIES WITH FLOWERED PANTIES). Cette idée lui permet de pousser à fond le voyeurisme et les zooms languissants sur des corps nus qui s'étreignent. La bande son jazz, sans être endiablée, est très agréable à l'oreille et adoucit le manque de tact passager de la mise en scène, le film ayant visiblement été tourné très rapidement. Plusieurs des acteurs étant étrangers, les producteurs français ont eu recours à un doublage dément, qui donne une petite voix fluette à un obèse attachant et une voix insupportable et inaudible à une asiatique. Un grand moment, vite tourné, mais difficile à oublier. Orloff

MIDNIGHT PARTY aka La Coccolona aka Lady Porno, 1975, France/Italie/Espagne 

Voici un Franco qui m'a laissé perplexe. Il se veut plein d'humour mais je trouve que cela floppe totalement. C'est une des rares fois où je me suis vraiment emmerdé à mater un Franco.

L'histoire se résume à une strip-teaseuse obligé d'aller dans une partie fine d'amis de son patron, en l'occurrence Yul Sanders & Evelyn Scott(superbe, comme d'ab ... d'ailleurs vous connaissez sa filmo ?). Après ladite partie, elle les retrouve mort à côté d'elle. Franco qui joue le rôle d'un allemand d'après son accent lui prend la tête et menace de la buter. Elle se casse et va retrouver un de ses amants détective privé (Olivier Mathot). Mais en fait, ils sont pas morts et puis je sais plus trop, car c'est super embrouillé.

Il y a pas mal de nudité dedans pour les amateurs. A noter aussi le rôle d'un autre amant de Lina Romay qui est jeune chanteur contestataire (refrain d'une de ses chansons : merde, merde, merde, la vie est une merde ... Un de seuls moments vraiment marrants). Il paraît qu'il s'appelle Alain Petit et a écrit une bio complète sur Franco. (Manacoa Files)

Peut-être fait-il être dans des conditions favorables pour apprécier ce film ...  Effix

Le film est peut-être confus, mais il est loin d'être un flop, mon vieux. L'humour qu'on y retrouve est assez savoureux quand on connaît un peu le reste de l'oeuvre de ce bon vieux Jesus.

C'est Franco qui s'auto-réfère plutôt du début à la fin, par exemple quand il torture Lina, et finit par se tourner vers la caméra, baisser ses lunettes fumées et dire "Je ne suis qu'un acteur"...

Moi, en tout cas, ça m'a bien plu, ce festival de la rigolade ringarde. Orloff

 "Torture chènoise!!..... Claquez le bignet!!"

ahahahahaha!! Sacré Jess!! Et c'est lui qui gueule ces paroles avec un fort accent comique dans ce film plein de joie de vivre et d'humour. Mister Franco se promène avec une jambe métallique et une cane en plus. Seulement de le voir comme ça, se promener en parlant avec son accent mérite le visionnement.

On se laisse porter sans aucun problème dans ce monde vachement amusant avec Lina Romay qui fait de la narration à poil dans son lit.

Et quelle finale!! Bad Feeble

VISA POUR MOURIR aka Frauengefängnis aka PRISON DE FEMMES aka Women Behind Bars aka Des Diamants pour l'enfer, 1975, France

Lina Romay se retrouve en prison après avoir tué son amant qui vient de voler une mallette supposée pleine de diamants. Bien sûr, le lubrique directeur de la prison souhaite en savoir plus sur ces diamants, de même que le propriétaire des diamants - par l'intermédiaire d'un homme de main incarné par Franco. En réalité, toute cette histoire s'avérera être un grossier coup monté.

Dans ce WIP, il y a peu de crêpage de chignons, il y a peu de baise, mais il y a des nus féminins. Pour la baise, il me semble que ma copie est bien charcutée de même que pour les tortures. Peut-être que je me trompe, mais tout ce que l'on voit est une femme se faire fouetter et un plan de Romay attachée sur une chaise sans qu'il ne se passe rien. En plus, les bandes noires du widescreen semblent avoir été rajoutées sur l'image, ce qui donne des cadrages totalement disgracieux. Le film lui-même est simplement mauvais. Franco est grisonnant et Lina Romay est toujours charmante. Kerozene

DOWNTOWN, DIE NACKTEN PUPPEN DER UNTERWELT aka Downtown, 1975

BARBED WIRE DOLLS aka Caged Women aka Frauen-Gefängnis, 1975

JESS FRANCO me déçoit rarement et encore une fois la potion passe comme un  charme avec ce WIP particulièrement sick.  Ça commence avec une fille enchaînée à un mur par le cou qu'un "méchant" gardien fouette et prive de nourriture jusqu'à ce qu'elle se déclare prête à "faire n'importe quoi" pour lui.  Bon départ pour une série de tortures, scènes de lesbiennes et de viols, concoctées avec un soin maniaque que seul le vieux JESS peut y mettre.  Des prisonnières qui portent une chemise longue avec rien dessous et qui se font électrocuter sur un vieux lit rouillé à la moindre escarmouche, voilà qui me fait sourire. Elles finissent bien sûr par s'évader, menées par LINA ROMAY elle-même, pour être rattrapées puis abattues froidement par la BUTCH de service... La technique est la même que d'habitude, longs plans à peine travaillés, sur-utilisation du zoom, ambiance tropicale avec musique de circonstance...  Et les acteurs fétiches de Jess y sont en partie, ce qui fait que le visionnement de ce joyau nous apporte une sensation de rare chaleur, comme on en a si peu dans toute l'expérience cinématographique globale... Orloff


Erwin C Dietrich


Jesus Franco

les GARDIENNES DU PÉNITENCIER aka JAILHOUSE WARDRESS, 1975

Les gardiennes du pénitencier/Un paradis pour des brutes, un enfer pour les femmes    

Production Eurociné « réalisée » en 1975, Les gardiennes du pénitencier, comme bien des produits Eurociné, échappe, par sa nature singulière, à la critique de cinéma ordinaire. En effet, ce film, pour bien des raisons, se situe en marge du cinéma « normal », puisqu'il constitue un patchwork cinématographique assez déroutant. On ne saurait donc en parler et le décoder en appliquant les règles du cinéma standard à ce long-métrage typiquement Eurociné. En fait, ce film est constitué d'une trentaine de minutes du film Frauengefangnis de Jess Franco, auquel se trouvent ajoutés des extraits de Train spécial pour Hitler et, visiblement, d'une autre production Eurociné (Elsa, fille SS, sauf erreur) en plus de comporter des scènes cette fois spécialement tournées pour l'occasion, avec Roger Darton (présent dans le film de Franco), pour assurer le lien entre toutes les scènes. Comment démêler le tout ? Dans le quatrième tome de son excellent et imposant travail sur l'oeuvre de Franco, Manacoa Files, Alain Petit a consacré quelques pages à l'analyse comparée de Frauengefangnis et des gardiennes du pénitencier. Nous ne nous arrêterons donc pas à cette approche, pour nous pencher plutôt sur le film en soi.

Dès le début du film, le ton est donné. Un criminel de guerre nazi (Roger Darton), déclare à l'un de ses agents : « Bien entendu, vous et moi savons qu'il ne s'agit là que d'un prétexte ». Et, en effet, tout ce film n'est qu'un gigantesque prétexte-Eurociné. Désireux de faire fructifier au maximum leur modeste investissement au film de Franco Frauengefangnis déjà vendu dans le monde entier (à l'exception de la France) par Erwin C. Dietrich, les « Lesoeur Brothers » ont préféré, plutôt que de l'exploiter dans une simple version française, se livrer au travail de démolition/reconstruction décrit plus haut afin de pouvoir le diffuser en France et aussi l'exporter sous une nouvelle identité. D'où une histoire incroyablement dadaïste, eurocinesque par excellence. Le début du film nous apprend que le nazi incarné par Roger Darton est devenu directeur d'une prison de femmes. On peut déjà là se sentir assez confus, car on le désignera par la suite comme le « gouverneur ».

Dans les extraits du film de Franco, il vient de temps en temps à la prison ; dans les scènes Eurociné, il agit véritablement en temps que directeur-résidant. Quoi qu'il en soit, sa compagne de la deuxième guerre mondiale (Monica Swinn) est devenue directrice de la prison. Un militaire est chargé de retrouver le couple maudit, de les observer (pourquoi ?) et de « les éliminer, le moment venu ». Après cette laborieuse contextualisation, l'écriture cinématographique de Jess Franco éclate à l'écran. Générique, sur fond de décors de la prison de femmes, à grands coups de zoom comme Franco les affectionne. Une musique de Daniel White achève de compléter cette filiation franquienne puisque, comme les fans du maître espagnol le savent, White fut le collaborateur musical # 1 de Jess Franco. Le lugubre thème entendu a d'ailleurs servi dans une multitude de productions Eurociné, notamment pour les inserts de Jean Rollin dans Une vierge chez les morts- vivants, et comme thème du Lac des morts-vivants (Cette pièce intitulée Avoriaz Suspense, se retrouve sur le CD Ambianza Acoustica édité par les Éditions Corélia). Nous assistons ensuite à l'arrivée d'une détenue (Lina Romay) à la prison. Dans une cellule, les prisonnières parlent de la nouvelle venue. Nous quittons alors le film de Franco pour l'une des scènes tournées spécifiquement pour l'occasion : une discussion entre Teresa (Pamela Stanford) et Lola ( Nadine Pascal) sur fond bleu. Teresa et Lola se retrouveront sporadiquement tout au long du film pour d'insipides dialogues, et pour de nombreux éclats de fous rires dont on chercherait longtemps et en vain la raison d'être. Teresa, prisonnière à l'optimisme débordant, très maternelle à l'égard de sa co-détenue, ne manque jamais de s'esclaffer pour les raisons les plus incongrues (notamment le fait qu'elle doive purger vingt ans pour avoir assassiné son mari).

Retour au film de Franco : les détenues (Martine Stedile et autres) parlent. De temps en temps, un rapide insert (une ou deux secondes) de Pamela Stanford qui regarde dans le vide cherche à justifier l'« insertion » de Lola et Teresa dans le film de Franco : par ce procédé, on tente de faire croire au spectateur à la présence des deux filles dans la même cellule que Stedile et ses compagnes. Toutefois, ce procédé est absurde et contradictoire dans la mesure où l'on voit souvent des plans éloignés des deux filles, pris de derrière les barreaux, où l'on voit bien qu'elles sont seules en prison. Ah ! L'insouciance domine l'oeuvre de Marius Lesoeur et ses comparses. Mais n'est-donc pas là l'une des raisons pour visionner un « Eurociné » ? Suit la convocation de Lina Romay auprès de la directrice. Cette scène (de Franco) très réussie joue sur l'inadéquation entre les propos paternalistes tenus par la directrice (qui prétend agir pour le bien des détenues) et ses véritables motivations dominatrices. Il s'agit là d'un thème à maintes reprises exploré par Franco (99 Women, son chef-d'oeuvre dans le genre, à mon avis, ou Prison de femmes, entre autres). Mais retournons à Eurociné pour une scène « zérotique » rythmée par une samba kitsch de Daniel White capable de hanter le spectateur pendant des heures après la fin du film (et n'est pas sans rappeler le thème de l'île paradisiaque des 12 travaux d'Astérix !). Suit le traditionnel cameo franquien quand Lina rêve à son oncle incestueux, l'oncle Jess (surnom d'ailleurs donné à Franco par ses fans espagnols, voit à ce sujet European Trash Cinema numéro hors-série # 1), le tout sonorisé par une musique hallucinante de Daniel White, sorte de carillon feutré et énigmatique. Vient alors l'exposition de la principale partie des gardiennes : une lettre de délation envoyée au gouvernement par l'une des détenues, pour solliciter la venue d'un inspecteur, qui devra inspecter une sinistre cellule de punition où des horreurs se produisent. Dans une tradition typiquement Eurociné, nous ne verrons jamais cette cellule de punition, par ailleurs (Alain Petit croit que ces scènes du film de Franco ont été coupées des gardiennes par crainte de la censure). La directrice convoque alors les détenues (scène tournée par Franco) pour une impressionnante harangue. À ce moment du film se développe (dans les scènes Eurociné) une intrigue secondaire concernant le gardien Nestor, au visage perpétuellement marqué par un sourire satisfait et bête. Sous les yeux de ce personnage béat, les deux détenues eurocinéennes s'ébattent sur fond de musique kitsch. De temps en temps, nous avons droit à un insert de Nestor, regardant la scène. Ces inserts évoquent irrésistiblement ceux de Bela Lugosi contemplant d'un oeil hagard les scènes ajoutées par le producteur dans Glen or Glenda d'Ed Wood Jr, et sont d'un irrésistible comique involontaire. Au terme de ces ébats, comme dans un James Bond classique, Lola avoue à  Teresa être l'auteure de cette lettre de dénonciation. Teresa, espionne du gouverneur/directeur de prison, s'empresse de tout avouer, bien vite suivie par un Nestor croyant détenir la primeur de cette information. Lola est convoquée et, pour punition, condamnée à... recopier sa lettre de dénonciation avec des crayons de couleur !!!! Le gouverneur la prévient cependant que « demain, la punition sera plus sévère ». Ouf ! Avec des sanctions laxistes à ce point, on se demanderait où s'en va l'autorité, et on se perdrait en conjectures sur les possibilités de la fameuse cellule de punition... Retournons à Franco : Paul Muller croit avoir découvert l'auteure de la lettre : c'est une détenue, Bertha. Le médecin devra la tuer... S'il refuse, la prévient une Monica Swinn glaciale, on le tuera et on le remplacera par... Karlos Manera (le véritable nom de Franco étant Jesus Franco Manera) ! Survient alors (scène tournée par Franco) la visite du gouverneur à la prison qui demande à s'entretenir avec la coupable auteure de la lettre. Dans les gardiennes, cette scène laisse pantois par son absurdité, puisqu'elle vient de survenir dans un cadre différent, comme on l'a vu (Dans le film de Franco, elle se justifie sans problèmes, car le « double emploi »  de Darton est éliminé, et que le gouverneur se révèle être un politicien corrompu, acceptant de fermer les yeux sur les crimes commis par les dirigeants de la prison, à condition de pouvoir disposer des prisonnières comme il l'entend). Un peu plus tard, l'oeil en feu, dans un grand moment de surréalisme, le gouverneur évoquera son désir de former un État-prison gigantesque dans lequel chaque individu serait un espion ! Mais Lola s'enfuit, bientôt poursuivie par Teresa qui prend à coeur de la rattraper sans qu'on sache trop pourquoi. Tout cela culminera dans une bagarre pas triste dans le sable, scrutée par un Nestor hilare, le tout sur une musique légère de Daniel White ayant servi de thème de générique au Prison de femmes de Franco. À partir de ce moment, nous assistons presque entièrement au final de Frauengefangnis de Franco, à peine coupé par un insert Eurociné où Teresa et Nestor s'unissent derrière les barreaux. Le tout s'achèvera sur un carton rouge : « The End » (comme le chanterait Jim Morrison).

Incroyable film de prison de femmes dadaïste et incohérent, Les gardiennes du pénitencier est un grand moment Eurociné par ses dialogues incongrus et incompréhensibles, par les contre-performances des vedettes des inserts, pour l'amusement de voir Franco mêlé involontairement à ces manigances, et par les tentatives maladroites des frères Lesoeur de faire de ce brouet incohérent un film compréhensible. Il s'agit, on l'aura compris, d'une « oeuvre » dénuée de toute subversion, sans audace graphique ou idéologique, vision très « sage » de l'univers des prison de femmes, à cent lieues d'oeuvres noires comme le magnifique House of Whipcord de Pete Walker ou de l'insoutenable L'Ultima Orgia Del III Reich de Cesare Canaveri. Cette tentative fut peut-être couronnée de quelque succès puisque ce ne fut pas là l'unique incursion d'Eurociné dans le domaine (voir notamment Helga la louve de Stilberg, cf Cine-Zine-Zone 105, p. 84-85). Ainsi va l'exploitation !

(article publié à l'origine dans la revue SHOCKING spécial "prisons de femmes")  Monstre des Oubliettes

Alan W. Steeve n'existe pas. Qui, alors, a réalisé ce film ?  On ne le retrouve étrangement dans aucune filmographie.  Et c'est aisément explicable : on en a changé le titre à plusieurs reprises, lot commun des films d'exploitation méconnus, que l'on trimballe d'une compagnie de distribution à l'autre sans considération aucune... Et le film est tellement nul, ici, que le réalisateur s'est dissimulé sous un pseudonyme. Il a cependant commis une erreur regrettable : il joue un caméo dans son propre film, et il n'a même pas pris la peine de s'inventer un nom de personnage. "Viens, oncle Jess...".  C'est l'histoire d'un improbable criminel de guerre nazi (Franco récupère encore une fois une scène de son film "À l'est de Berlin", pourtant peu digne d'attention) traqué par une hypothétique agence de juifs en colère. Le criminel est, ainsi que sa femme, directeur d'une prison pour femmes en Amérique du Sud, et des choses "horribles" se passent dans ce haut lieu de culture. Quelles choses horribles ?  Nous ne le saurons jamais. Nous apprendrons cependant que le monteur était grandement influencé par une substance psychotrope quelconque quand il a fait son boulot, car le film n'a aucun putain de sens. Le commando est pratiquement absent de l'histoire, on a multiplié les scènes faciles pour que les actrices soient déshabillées le plus souvent possible, ces dernières sont mauvaises comme la peste et leurs gestes sont faux, tout comme leur jeu. Peut-être a-t-on coupé ici et là quelques scènes, parce que la compréhension du récit est nulle, et le spectateur reste étonné devant tant de non-sens. Le scénariste a dû s'absenter pendant, avant et après le tournage, parce que toute les scènes ou presque tombent dans un ridicule effrayant, comme si l'équipe de tournage avait été dirigée par un adolescent libidineux de onze ans...  il y a même une scène ou une prisonnière endormie rêve aux événements qui l'ont fait emprisonner; les événements en question, c'est son oncle Jess qui essaie de la violer... au ralenti.  Les personnages courent et bougent au ralenti, et Jess glisse malencontreusement (?!) et se cogne la tête sur un coin de commode... au ralenti.  Et il tombe... au ralenti. Ils n'auraient pas pu tourner tout cela à une vitesse normale et tout ralentir par la suite ?  Manque de budget ?  Je ne crois pas, car l'emplacement est superbe et les actrices se déshabillent...  Décidément le pire film qu'il m'ait été donné de visionner. Orloff

LA MARQUE DE ZORRO, 1975

SHINING SEX aka La FILLE AU SEXE BRILLANT, 1974 

 "La fille au sexe brillant" comme ils disent dans le sous-titre des fois que...

Voici un film pour fan de Lina Romay étant donné qu'on la voit 100% du temps du film à l'écran, et à poil cela s'entend (vous avez déjà vu Lina Romay habillée vous?). On a droit aux éternelles scènes de masturbation en amuse-gueule, à une danse sensuelle, etc... Ajoutons quand même quelques gros plans X mais très rares quand même, c'est un "érotique"!

Pour ce qui est de l'histoire, c'est vaguement inspiré d'un thème SF connu, à savoir qu'une gonzesse (Lina) est contrôlée psychiquement par des gens pas cools d'une autre dimension, et qui cherchent à éliminer les petits malins de notre monde qui auraient compris leur existence!

Ils se servent alors de Lina, en enduisant son sexe d'un produit huileux (et brillant!?) destiné à occire la cible humaine qui, comme tout le monde, aimerait bien se la farcir. Évidemment, le produit doit bien rentrer partout par des massages et autres pénétrations (c'est là le "X"), cela va s'en dire!

Signalons aussi que Franco tient encore une fois un personnage d'infirme un poil casse couille, mais fendard avec sa tête de fou habituelle...

Bon finalement, ce film au budget ultra serré, se regardera surtout pour la performance de Lina Romay, d'autant que tout ça se résume à 4 acteurs et deux pièces comme décor! Mais c'est là tout le charme de cette série Z Eurociné! Franfran

 La COMTESSE PERVERSE aka THE PERVERSE COUNTESS aka Les Croqueuses aka Sexy Nature - Jess Franco avec Alice Arno, Lina Romay, Howard Vernon, Tania Buselier, 1974, France, 73m

Un "Zarrof movie" de plus, mais cette fois réalisé par le grand Jess.

Une comtesse (Alice Arno et sa face de chatte persane insensible) est isolée dans une grande demeure lugubre située sur une île déserte avec son mari (Howard Vernon) et ont pour principale occupation de bouffer la chair humaine de jeunes filles fraîchement rabattues par un couple pervers du continent.

Une jeune fille écervelée, magnifiquement interprétée par Lina Romay toujours à l'aise dans les rôles de conne, s'éprend du mari du couple, et dont les charmes agissent aussi sur la femme, la très charmante Tania Busselier.

Après de multiples scènes softcore comme Franco les affectionne (un petit zoom de foufoune par ci, une petite pipe par là), la scène finale est excellente où l'on voit Alice Arno à poil chasser avec un arc Lina Romay à poil aussi à travers l'île.

Un film très sympathique avec une musique du tonnerre genre groovy-psyché qui passe, indépendamment de ce qui se passe à l'écran, de thèmes macabres en thèmes enjoués et guillerets.

Chouettos, rien à dire... Franfran

  Sylvia (Lina Romay) ne dédaigne pas les plaisirs à trois et c'est avec un couple d'amis qu'elle se dirige vers une île isolée ou elle rencontre le Comte et la Comtesse Zaroff. Ils ne tarderont pas è goûter à la chair de cette nouvelle proie dans plus d'un sens. Le jeune couple agit en tant que rabatteur de jeunes femmes pour alimenter les chasses de la Comtesse. Elle donne chaque fois la chance à ses futures victimes de s'enfuir, si elles en ont le temps, sinon, elles ont l'habitude de finir rôties dans l'assiette de ces pervers.

Connu aussi sous le titre "Les Croqueuses" et c'est cette version que j'avait vue il y a des années. Une version dont on nous laisse voir les séquences en extras, des inserts hard d'une part, mais surtout un prologue et un épilogue d'une légèreté incongrue par rapport è l'original. L'époque se voulait pleine de changement d'habitudes rapides et le public des salles obscures demandait de plus en plus de scènes hard, ce que Franco tournait rarement avec entrain, mais le sujet étant le cannibalisme, il enrobe le tout dans une version ludique étonnante. Mais concentrons nous sur La Comtesse Perverse, mettant en vedette la sublime Alice Arno, une Amazone magnifique avec presque rien sur la peau que son arc et ses flèches, telle une déesse grecque. La production se contente de peu, mais surtout d'un décor formidable, une maison au design quasi digne des délires d'Escher. Lina Romay est bien utilisée et est autant à l'aise en gibier humain que dans les scènes de saphisme. Howard Vernon est presque en retrait par rapport à Alice Arno, mais ses dernières paroles transforment le drame glauque en poème d'une noirceur troublante.

Pour le scénario, on ne se fait pas d'illusion, on est devant une nouvelle variation sur les Chasses du Comte Zaroff, revu et intégrant un érotisme au goût du jour. Seul bémol la musique très éclectique qui va du bon à un morceau au synthétiseur qui m'a franchement déplu et qui revient comme une mouche à nos oreilles. Le dvd d'Artus Films contient outre les scènes des Croqueuses déjà mentionnées, un entretien avec Jean-François Rauger de la cinémathèque française qui en rajoute sur le travail de remontage des films de Franco. Instructif et passionnant. Une belle galette ! Mario Giguère

  PLAISIR À TROIS - Jess Franco avec Alice Arno, Robert Wood, Lina Romay, Howard Vernon, 1974, France, 63m 

Martine de Bressard (Alice Arno) sort d'un séjour d'une durée d'un an dans un institut psychiatrique. En attendant son mari Charles, elle descend prestement dans le sous-sol de sa vaste demeure ou elle renoue avec les jeux pervers en compagnie d'une jolie brunette muette (Lina Romay) qui se plis à ses envies masochistes. Charles arrive et ensemble ils espionnent la nouvelle voisine d'en face, la séduisante Cécile (Tania Busselier), ingénue naïve qui se fait plaisir devant de grandes vitres aux rideaux ouverts! Martine et Charles organisent une rencontre fortuite avec les parents de la jolie Cécile et offrent de l'accueillir dans leur maison pendant le voyage qu'ils planifient. Tout ce beau monde va s'adonner à des jeux érotiques de plus en plus dangereux.

Cette adaptation libre d'un roman du Marquis de Sade a le casting complet du film La Comtesse Perverse pour une bonne raison, il s'agit encore d'un deux pour un dont Franco avait l'habitude. Pour le même budget ou une petite rallonge, il était toujours partant avec ses acteurs et son équipe pour faire un tournage continu ou simultané avec une histoire plus personnelle. Franco semble obsédé ou fasciné par les oeuvres du Marquis de Sade et il trouve ici l'occasion de mettre sur pellicule des jeux sadiques malsains. Le début fort intriguant de cette sortie d'institut et les quelques scènes ou l'on re4voit Charles parler avec le psy de Martine laissent soupçonner que tout n'est pas limpide. En effet, cette version de "Fenêtre sur Cour" qui rencontre De Sade cache de toute évidence quelque chose que l'on comprendra au final seulement. Alice Arno est fort crédible et toujours séduisante avec son corps et son regard de féline. Il est étonnant de voir Line Romay dans un rôle muet et c'est à se demander si son personnage n'a pas été rajouté après l'écriture du scénario. Tania Busselier est d'une beauté qui transparait à l'écran et on ne peut s'empêcher de craindre pour elle.

Le dvd offre en bonus "La genèse de Plaisir à trois", ainsi que "Sade et Jess Franco", tout deux par Alain Petit. Une source inépuisable de renseignements qui aident, et en ce qui concerne Franco on a l'impression parfois d'en avoir besoin, pour comprendre le travail du réalisateur et s'y retrouver dans sa production prolifique. Un plaisir qui ne se refuse pas. Mario Giguère

les CHATOUILLEUSES aka Les Nonnes en Folie - Jess Franco, 1974, 1h37

En Espagne, un retournement politique vient d'avoir lieu et il fait déjà des mécontents. Un révolutionnaire maquereau qui se cache dans un bordel avec ses putes y est arrêté, et ses "protégées" sont envoyés dans un camp de soldats pour servir "la cause"; ayant d'autres plans, les putes s'enfuient et trouvent refuge dans un couvent abandonné, où elles parviendront tant bien que mal à se déguiser en religieuses et à vivre cloîtrées en attendant que les choses se calment. Encore une comédie de situations produite par Robert de Nesle pour Franco, qui n'a décidément pas chômé en 74... Celle-ci se distingue des autres par  ses dialogues particulièrement juteux; les perles pleuvent et on y entend  des éclairs de génie. Tous les mots d'esprit tournant autour du sexe y passent, et la truculence bon vivant de Franco est loin d'ennuyer. Lina Romay est particulièrement déchaînée en Loulou, soeur nymphomane; elle ne peut pas rester un moment sans cabrioles. Elle suggère même, à un moment, de recycler les pendus, qui dit-elle "conservent leur érection même après la mort". Fred Williams revient à la charge dans le rôle d'un souteneur révolutionnaire avec "le plus beau braquemard en ville", d'après Miss Romay. Olivier Mathot est en feu dans le rôle d'un gouverneur grisonnant et maniéré. La technique est typiquement franquiste, allant des plans fantaisistes aux nombreux zooms, mais restant avant tout au service du récit. Restent tout de même quelques marques de commerce de Jésus, dont cette hilarante où il est minuit en plein jour. Des intertitres, complètement fantaisistes viennent ponctuer le récit, et amènent le spectateur, pendant un bref instant, dans des landes inexplorées. On ne s'ennuie pas dans ce voyage au coeur de la fertile imagination de Jess Franco, réalisateur de comédies coquines - et on se surprend même à trouver que le film paraît plutôt court, car quand on s'amuse bien, le temps s'envole... Orloff

MAIS QUI DONC A VIOLÉ LINDA ? aka aka Plaisir Solitaire, Les Nuits Brûlantes de Linda, La Felicità nel Peccato, 1973

Un autre film érotico-bizzaro-porno comme seul Jess Franco sait en faire. Disons que Franco a le mérite d'écrire des petites histoires torturées pour mettre un peu de piment dans ses divagations pornographiques et voyeuristes.

Dans ce film, une jeune femme est dépêchée pour faire la gouvernante dans une famille composée d'une paralytique (la Linda en question), d'un vieux déglingo, d'une nymphomane (Lina Romay) et d'un serviteur demeuré.

Je vous passe les détails de l'histoire puisque la plus grande partie du film s'axe sur Lina Romay comme souvent chez pépé Franco. Des scènes de masturbation à n'en plus finir (s'il pouvait y enfourner sa caméra dans tous les trous on sent bien qu'il se gênerait pas) et quelques plus rares scènes pornographiques hard. Et oui, à cette époque on pouvait encore faire un film avec deux ou trois scènes hard seulement!

Donc, un bon film pour les fans de Lina Romay en tout cas... enfin, c'est en tout cas pas dans celui-là qu'on la verra habillé!! Ca existe Lina Romay habillé!? Franfran


Fred Williams


Pamela Stanford

Le JOUISSEUR aka L'Homme le Plus Sexy du Monde aka Roland aka Der Sex Playboy - Jesùs Franco Manera, 1975, France / Allemagne de l'Ouest, 1h40

Roland, un jeune Comte qui s'ennuie, se retrouve bien malgré lui marié à une jeune femme "Docteur ès pornographie" qui voyage constamment, occupée qu'elle est par sa position de représentante européenne des ventes du PSA (Pornographic Shop Associated). Son domestique, un Breton à la langue bien pendue, devient rapidement son complice et lui trouve des "emplois" où le Comte se laisse aller à ses penchants libertins sans aucune retenue. Il décide un jour d'écrire ses mémoires.

Comédie burlesque des plus divertissantes produite par Robert de Nesle & Le Comtoir Français du Film, et filmée avec maïstria par Jess Franco, ce film mérite qu'on s'y attarde. Le scénario est bâti autour d'une série de moments forts complètement délirants, et les menus détails glissés un peu partout durant le récit nous empêchent de nous y ennuyer. Fred Williams excelle dans le rôle-titre, en beau gosse amateur des plaisirs simples, et on peut aussi y voir Lina Romay en folie, Olivier Mathot en gangster moustachu belliqueux, et une série de jolies filles moins connues (dont Pamela Stanford et Caroline Rivière), et toutes dévêtues.

La vision de la virginité du vieux Jess demeure toute particulière; dans une scène où notre Jouisseur s'attaque à une jeune fille polynésienne, quand il lui demande si elle est toujours vierge, celle-ci lui répond "Bien sûr. Sinon papa t'arracherait les couilles. Ainsi nous ferons comme d'habitude" pour ensuite lui tourner le dos. On a déjà vu semblable mise en scène dans JE BRÛLE DE PARTOUT (1978) avec Susan Hemingway qui adopte un semblable comportement.

On peut aussi noter, à quelques occasions, une philosophie xénophobe typiquement française, alors que le domestique du Jouisseur compare les Polynésiens à des sauvages ou encore lors du souper avec les Japonais, qui mangent de la cervelle de singe, alors que la femme de Fred Williams lui assure qu'il s'agit d'une de leurs "spécialités". Franco ne résiste pas à l'immense plaisir de s'auto-référer, alors que pendant une série de travelings qui s'attardent sur les devantures de commerces des "quartiers chauds" parisiens, nous avons le loisir d'apercevoir un superbe poster d'un autre film produit par Robert de Nesle, LES ÉBRANLÉES.

Curieusement, bien que ça soit une de ses "marques de commerce", el senòr Jesùs ne fait aucune apparition dans le film. Malgré un retournement de situation final complètement absurde, ce film demeure tout de même fort divertissant pour les profanes, et devient un joyau si l'on connaît le moindrement l'univers délirant de Franco. Orloff

Monsieur le Comte doit marier la fille d'un riche industriel américain pour refaire la santé financière de la famille. Mais voilà que l'on apprend que l'empire industriel en question est l'industrie de la porno et madame a plein d'exigences qui coupent l'appétit sexuel de monsieur. Son valet, Malou, va lui trouver des contrats ou, se faisant passer tous les deux pour des valets, Monsieur le Comte va retrouver sa vigueur sexuelle d'antan avec des patronnes polissonnes.

Divertissement léger avec les recettes habituelles, numéro de cabaret, Lina Romay, mafiosos ineptes, zooms incessants et scènes de saute mouton simulées, le film se regarde le sourire au coin. Une seul regret, pas de cameo de sire Jess. Cabotinage de bon aloi. Mario Giguère

TANGO AU CLAIR DE LUNE aka Kiss Me Killer aka Embrasse-Moi, 1973, France/Espagne, 1h40.

Quatre voyous planifient un dernier coup fumant censé leur permettre de prendre une semi-retraite du crime organisé. Les choses tournent mal et deux compères, dont le musicien de jazz Freddy Carter (Alberto Dalbès), sont abattus par le cerveau de l'équipe, Radeck (Francisco Acosta), gêné qu'ils en sachent trop. Deux ans plus tard, Radeck et son partenaire survivant (Olivier Mathot) sont installés ailleurs en Espagne et se la coulent douce, Radeck s'étant remarié avec la femme de son défunt associé. Un soir, dans une boîte de nuit, un musicien inconnu interprète un blues qui les replonge dans les mauvais souvenirs...

Remake pour Eurociné d'une production antérieure de Franco, 007 OPÉRATION JAMAÏQUE (La Muerte Silba un Blues), ce film atmosphérique bénéficie des valeurs de production précaires, qui font cependant tout le charme de l'opération. On y retrouve une présence massive de réguliers de Franco; Bigotini apparaît ça et là en bras droit de Carter, accompagné de Pierre Taylou; Paul Müller est le policier de service; Antonio Mayans et Jacques Marbeuf font aussi acte de présence. Lina Romay est parfaite dans le rôle d"une flic "undercover" jouant les gourdes. On retient particulièrement un numéro de strip-tease farfelu, où Miss Romay folâtre avec une statue grecque immobile, évoquant le numéro de strip d'Amber Newman dans TENDER FLESH. Le personnage de Freddy Carter fait écho à Betty Carter, pseudonyme qu'a utilisé Franco quelques années plus tard pour réaliser les trois pornos des productions Phalo Crest. Alice Arno, troublante et vaporeuse, personnifie l'épouse de Freddy, déchirée entre ses deux amours. On a même droit à un caméo de Franco, qui en profite une fois de plus pour cabotiner dans la peau de "Marcel le Gourou", psamoldiant des insanités et des prédictions farfelues lors de chacune de ses apparitions. Franco a comme toujours l'étincelle artistique requise pour trouver les plus beaux immeubles où tourner, créant un climat de familiarité avec le reste de son oeuvre. Je retiens particulièrement la courte scène où Radeck et son épouse discutent en haut d'une falaise surplombant la ville, une image tout simplement superbe. Les thèmes musicaux de Daniel White sont en parfaite harmonie avec l'ambiance feutrée et jazzy du film. Un seul bémol vient partiellement gâcher la sauce : la longueur inutile des scènes d'accouplement. Mais reprocher son voyeurisme à Franco, c'est comme en vouloir à un ours de chier dans les bois... Orloff

LORNA L'EXORCISTE aka Les Possédées du diable, 1974, France

Ils écrasent des crabes qui sortent supposément de la chatte d'une femme... 0 sur 10  Baron Blood

Mouhahaah! Au fait, je l'ai regardé la semaine dernière. J'avoue que cette scène m'a fait bien rire! Au moins, le casino était bien filmé ! À bas, les pères incestueux! Black Knight

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Jess Franco sur Internet movie Database: imdb.com | mondo-erotico | Affiches sur MOVIEMANIA

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Web www.clubdesmonstres.com

ALLEMAGNE

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