TOUR DU DIABLE & POUPÉE DIABOLIQUE 
2 nouveautés dans la collection British Horror chez Artus - La Tour du Diable par le réalisateur Gwangi et La Poupée Diabolique...                lire

HORREUR BRITANNIQUE AU RENDEZ-VOUS
Artus arrive avec sa collection DVD British Horror avec trois films: Le sang du Vampire - La nuit des maléfices - Horror Hospital...               lire

On célèbre la grande époque des studios anglais et le renouveau des indépendants. Aussi en ligne les pages des réalisateurs Freddie Francis, Pete Walker, des compagnies HAMMER, AMICUS et de JAMES BOND, NIGEL KNEALE et MICHAEL CAINE. Nous avons regroupé ici les films dont l'origine est la Grande Bretagne ou le Royaume Uni, deux termes qui incluent l'Angleterre.

mise à jour le 5 juin 2017

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8 1/2 WOMEN - Peter Greenaway, 1999, 120m, Angleterre/Allemagne 

À la suite de la mort de sa femme, un riche excentrique se fait convaincre par son fils de réunir dans leur manoir un harem (de 8 femmes et demi) afin de d’assouvir leurs fantasmes sexuels.

Peter Greenaway est non seulement un réalisateur, mais un architecte et un peintre. Alors, tous ses films exploitent à fond le cadre de l’image et de la photographie pour donner des œuvres riches visuellement. Ce film-ci ne fait pas exception. Il y a de magnifiques plans très bien travaillés et des images de grand art. Il y a notamment un plan où une femme nue lave un gros cochon à l’intérieur d’une baignoire, le tout avec un miroir qui est suspendu au-dessus de la femme afin de nous montrer une 2e perspective à l’image (son dos et ses fesses). Du grand art, je vous dis. Mais contrairement à THE COOK, THE THIEF, HIS WIFE AND HER LOVER, nous n’avons pas droit aux magnifiques longs panoramiques que le réalisateur nous avait habitué. Presque chaque plan est tourné en plan fixe. Pour ce qui concerne le scénario du film, il y a de nombreuses longueurs malheureusement et le film se révèle donc une légère déception. A voir donc pour le contenu visuel, mais soyez en forme parce que c’est lourd ! Black Knight

13th SIGN - Jonty Ancton et Adam Mason, 2000, Angleterre, 85m

Une jeune femme retourne dans le village où son père, 15 ans plus tôt a fait un véritable massacre en tuant une dizaine de personnes avec son fusil de chasse. Elle découvre l'existence d'une secte étrange et avec l'aide d'un jeune homme au passé trouble, va tenter d'expliquer la raison d'être de cette secte et va ainsi mieux comprendre les agissements de son père. Ce qui va la mener à un complot satanique où elle aura son rôle à jouer pour la survie de l'humanité.

Voilà un petit film anglais, pas du tout prétentieux et bien sympathique qui serait en fait un film étudiant réalisé par deux jeunes passionnés. On prend donc la chose avec ses qualités et ses défauts et même si certains usagers d'IMDB semblent s'entendre sur le fait que c'est mauvais à en foutre le film aux ordures, j'ai bien aimé. Le premier trente minutes n'est vraiment pas bon je dois dire, c'est ennuyeux, tout s'installe mais rien ne se passe et on peut appuyer sur le fast forward sans aucun problème. On entre ensuite dans le surnaturel, tout s'explique et même si c'est loin d'être original, le film s'en tire quand même bien avec visiblement pas grand chose. Plus ça avance, plus il y a d'action, plus y'a de sang et plus on s'amuse. Oui c'est fait de façon très amateur, mais de voir des amateurs se lâcher lousse dans leur folie, ça a quelque chose de très sympathique, surtout quand c'est saupoudré d'un humour pas désagréable. On a même droit à un monstre bien moche à la fin! 13TH SIGN n'est certainement pas le film qui va vous faire trembler par son génie, mais c'est une belle façon de perdre son temps. Abba

28 DAYS LATER - Danny Boyle, 2002, Angleterre

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en allant voir ce film en salles. D'une part, j'en avais entendu beaucoup parler, parfois de façon élogieuse. D'autre part, certains fans paraissaient mitigés. Je n'avais pas trop lu, pour éviter les " spoilers " qui abondent souvent sur Internet - que j'essaie toujours d'éviter dans mes comptes-rendus.

Tout le monde (ou presque) connaît le sujet de départ : Jim se réveille 28 jours après un accident qui l'a plus ou moins plongé dans le coma. Il ouvre les yeux dans une ville déserte. Ce début ressemble bien sûr à celui du roman de Richard Matheson I am a legend, un classique du fantastique US qui a donné lieu à quelques adaptations cinématographiques (The Omega Man entre autres) et a inspiré Night of the Living Dead à George A. Romero.

Par la suite, Jim rencontrera des survivants et tentera d'en trouver d'autres dans la ville dévastée et infestée de zombies aux yeux rouges.

Ce qui m'a le plus agacé dans 28 Days Later, c'est le plagiat éhonté que le scénariste Alex Garland a fait de la trilogie des morts-vivants de Romero. Il a pillé les trois volets et les a fondus dans un brouet parfois pénible. J'imagine que ceux qui n'ont pas vu les 3 classiques de Romero n'y verront aucun inconvénient, mais ça m'a franchement irrité, d'autant plus que le thème du zombie a été abordé, ces 20 dernières années, de façon souvent plus originale.

Ensuite, les actions des personnages sont vraiment bêtes et incohérentes, sans que ces protagonistes ne soient présentés comme des imbéciles. Les réactions les plus invraisemblables abondent, comme ce bon père de famille sensible et intelligent qui entraîne des gens à la catastrophe en passant dans un tunnel encombré de voitures défoncées. On dirait tout à coup que le bonhomme se croit dans The Fast and The Furious 2. Je pourrais donner d'autres exemples, mais, par crainte de trop en dévoiler, je m'abstiendrai de le faire.

L'acteur qui interprète Jim (Cillian Murphy) est d'une rare inexpressivité. Même quand il joue des scènes où il est supposé être effrayé, il a l'air sur le Prozac. Et d'une inconscience rare, en plus, à en juger par les imprudences nombreuses qu'il commet, malgré que tous semblent l'estimer. En termes de héros involontairement non-charismatiques, on ne fait pas mieux.

Alors, c'est nul, 28 Days Later ? Peut-être pas à ce point-là. Il y a quelques aspects qui rachètent un peu le film : la bande son est bien utilisée, l'esthétique du film est généralement intéressante, de même que le look des zombies, et le film n'est pas ennuyant. Cependant, encore une fois, c'est loin d'être un chef-d'œuvre et je m'imagine mal voir un tel démarquage un peu approximatif passer à l'histoire du cinéma. Si l'on doit voir un film de Danny Boyle, c'est plutôt Shallow Grave (1994) qui, pour être un film branché, avait au moins le mérite d'être original. Howard Vernon

28 WEEKS LATER - Juan Carlos Fresnadillo avec Robert Carlyle, Catherine McCormack, 2007, Angleterre/Espagne, 99m

À la fin de 28 DAYS LATER, l’Angleterre est mise en quarantaine, décimée par le virus de cette «rage zombiesque» mise en scène. 28 semaines plus tard, comme son nom l’indique, des survivants et leurs proches repeuplent tranquillement Londres, dans un quartier protégé par l'armée américaine. Robert Carlyle interprète Don, un père de famille qui a survécu, laissant sa femme aux mains des infectés, retrouvant ses deux enfants, un jeune garçon de 12 ans et sa soeur de 16-17 ans. Parce que le petit veut une photo de sa mère, les deux jeunes partent en cachette vers leur demeure familiale. Au moment ou ils se rendent compte que leur mère a survécue, l’armée les retrouvent et les ramènent avec la maman, porteuse du virus, mais non affecté par lui. Alignant une suite de mauvaises décisions, d’erreurs de communication et de paresse congénitale d’américains au-dessus de leurs affaires, le virus se répand à nouveau.

Comment écrire une suite à l’original qui laissait supposer un retour à la normale ? On a choisit ici un scénario catastrophe qui a obligé ses personnages à démontrer une ignorance crasse et un manque de professionnalisme aberrant. Dans un bon scénario du genre, une série de malchances, de coïncidences malencontreuses ou de mauvaise plaisanteries du destin replonge de nouveaux protagonistes dans le pétrin. Ici c’est plutôt ces deux enfants, complètement irresponsables, abandonnés à eux-mêmes, tout comme leur mère porteuse du virus et laissée sans surveillance, un comble, doublé du fait que le père est pour ainsi dire le concierge de la ville et en a toutes les clefs, qui cause la perte de l’humanité. La pilule est énorme à avaler et démontre plus une paresse scénaristique attristante que l’exploration des conséquences parfois néfastes de l’amour familial comme on semble vouloir nous vendre le concept. On ne parlera pas du montage frénétique ou l’on ne sait plus trop ce qui se passe, c’est peut-être voulu, j’en doute, ni de la musique que l’on ne remarque que lorsqu’on reprend le thème du film original. Mais je peux témoigner du fait que j’avais tellement envie de voir mourir les deux gosses, insupportablement égoïstes et chialeur, que s’en était une frustration constante. Reste une vision de Londres déserte très efficace à laquelle on peut se raccrocher, mais ca ne va pas à la cheville de l’original qui recyclait déjà pas mal de classiques. Mario Giguère

En voila un sur lequel on ne va pas être d'accord, je me le suis maté un samedi soir et me suis renversé mon café partout sur mon T shirt bien blanc, pour moi un véritable choc au montage ultra frénétique certes mais définitivement incroyable. La scène d'introduction notamment relève pour moi du jamais vu et se révèle être un moment de cinéma épique comme je l'ai rarement vu.Et puis quelle noirceur!! Ici l'espoir n'a pas place, on sacrifie des personnages clés de manière extrêmement brutale, et la vision de l'humanité que l'on nous dépeint fait vraiment froid dans le dos...Quant a la musique, que dire je suis un fan de John Murphy et en ce qui me concerne aux cotés de la BO de sunshine il signe ici son plus beau score.

Mais enfin bon cela dit ce film divise pas mal, d'un coté ceux qui adorent et de l'autre ceux qui détestent, rare sont ceux qui se trouvent au milieu, mais finalement n'est ce pas la les qualités d'un grand film?

Pour moi définitivement mieux que l'original (qui a les défauts de son auteur, a savoir certes un talent incroyable (j'adore Danny Boyle) mais une propension a se perdre dans des méandres narratifs inutiles) Kitano Jackson

The 51st STATE aka Formule 51 (Québec) aka Formula 51 aka Chemical 51 aka Le 51e État (France) - Ronny Yu avec Samuel L. Jackson, Robert Carlyle, Emily Mortimer et Meat Loaf, 2001. Angleterre/Canada, 93m

Elmo McEllroy. biochimiste, se rend en Angleterre pour vendre son petit bébé, la formule 51, qui serait selon ses dires, 51 fois plus percutante et trippante que n'importe quelle drogue. Son plan de tout vendre rapidement est compromis quand on tente de l'assassiner et qu'il se coltine, un hooligan dément comme partenaire et pire encore, l'ex copine de ce dernier, tueuse à gages qui doit remplir son contrat en les tuant les deux.

Ronny Yu s'en va dans la frénésie et le trash avec cette comédie/actioner. THE 51ST STATE est un petit film bien sympathique, qui remplit doublement son mandat tant au niveau comique que celui de l'action. Faut dire que non seulement les répliques sont plutôt bien, mais le rythme de la chose ne nous laisses jamais la chance de respirer. Yu offre plein de scènes d'action intenses, de morts bien violentes et filme ses méchants en gros plans, pour amplifier le fait qu'ils sont souvent que des gros cochons. L'élément le plus intéressant du film reste le casting et surtout la chimie bien vivante entre Robert Carlyle et Samuel L. Jackson. On compte Emily Mortimer en tueuse à gage drôlement efficace et Meat Loaf en méchant très méchant. Évidemment, la connerie évidente du film le limite un peu, mais on sent que Yu s'est fait un petit plaisir et faisant un actioner déglingué, bien con, bien court et bien amusant. Abba

1984 - Michael Anderson avec Edmond O'Brien, Michael Redgrave, Jan Sterling, Donald Pleasance, 1956, Royaume Uni, 90m

Trente ans après une guerre nucléaire mondiale, il reste trois blocs de pays réunissant des populations toujours en guerre et contrôlées par l'état. Winston Smith travaille au ministère de la vérité dans la section fiction. Il réécrit l'histoire selon les directives du gouvernement dirigé par Big Brother. Rédigeant en secret son journal intime, il aimerait bien comploter pour renverser Big Brother et tombe en amour avec Julia. Ils doivent se cacher car les relations entre adultes sont contrôlées comme tout le reste.

Adapté par la BBC deux ans plus tôt, voici la version cinéma, aussi produite en Angleterre, avec un meilleur budget mais légèrement édulcorée. Ce qui frappera le plus c'est la présence fort timide de la chambre 101, endroit ou l'on rééduque les citoyens récalcitrants en les confrontant à leur plus grande peur. Sinon, on reconnait le récit classique et très prophétique du roman de George Orwell. Edmond O'Brien a probablement le physique trop imposant pour le rôle, comparé à Peter Cushing ou John Hurt. Mais le message est toujours aussi fort et on a le regret de percevoir encore et toujours les similitudes avec notre temps moderne. Dans notre époque ou Big Brother est devenu une simple émission de téléréalité, il fait bon se rappeler des enjeux de société plus important que ce voyeurisme continuel. Moins efficace donc que le téléfilm, mais visuellement très intéressant, on pense souvent à une télésérie britannique comme The Prisonner aux motifs et scénario fort similaire. Un classique peu vu car sans fusée ou extraterrestre qu'il fait bon découvrir. Mario Giguère

ABDUCTED BY THE DALEKS aka ABDUCTED BY THE DALOIDS - Don Skaro, 2005, Royaume Uni  

Quatre grognasses sont en route vers on ne sait où. Mais elles tombent en panne dans un bois après avoir heurté un extra-terrestre roswellien. Et manque de pot, dans ce bois sévit un serial killer dont la côte s'avère grandissante. Suite à quelques prétextes aussi stupides que grotesques, nos nanas se déshabillent sans rechigner au milieu des bois avant de se faire kidnapper par les Daleks qui les téléportent dans leur vaisseau actuellement en orbite.
Cette petite connerie torchée en vidéo ne mise en fait que sur une seule et unique idée: celle de confronter des gonzesses nues aux fameuses boîtes de conserve préférées du Docteur Who, le tout sur du Pink Floyd (!). La rencontre en question ne fait finalement que très peu d'étincelles et ni les décors pourris, ni les daleks en carton, ni même les filles à poil ne parviennent à masquer la médiocrité de l'entreprise. Le casting semble tout droit sorti de la série débile des FANTOM KILER (bimbos importées d'Europe de l'Est, nichons en plastique et foufoune rasée) et en 55 minutes, le spectateur n'a finalement qu'une envie: piquer un gros roupillon. A noter que les 10 dernières minutes réservent une "surprise" qui laisse finalement penser que les mecs derrière ce truc sont bel et bien les même que ceux de la série des FANTOM KILER.

Inutile de dire que les petits malins qui ont pondu cette chose ne s'en sont pas sortis si facilement, la BBC ayant bien évidemment peu apprécié l'idée de voir ses robots à roulette se faire détourner de la sorte. Du coup, le film a été rebaptisé ABDUCTED BY THE DALOIDS. Kerozene

the ACID HOUSE - Paul McGuigan, 1998, Angleterre

Je devais être l'un des seuls à ne pas l'avoir vu et bien maintenant c'est fait! J'ai eu beaucoup de plaisir avec ce film. La première histoire offrait de magnifiques plans malgré que l'histoire était assez banale. Pour le 2ème sketch, j'ai trouvé amusant de voir ce pauvre gars se faire jouer autant dans l'dos par sa femme, c’était un vrai abruti! Mais la meilleure partie pour moi, demeure le 3ème sketch: un gigantesque BAD TRIP avec un gars qui hallucine tellement qu'il se réincarne en Bébé ! C'est certain que le bébé à l'air d'une grosse marionnette mécanique, mais j'ai trouvé que ca allait avec le film. J'ai trouvé cette utilisation judicieuse en raison que c'est un gros film trash. Pour moi, du Voice Over sur un vrai bébé aurait ressemblé trop à la série des LOOK WHO'S TALKING et aurait demandé trop de prises pour donner un bon résultat. Bref, pour moi THE ACID HOUSE demeure un film bien léger et divertissent. ! Black Knight

An ADVENTURE IN TIME AND SPACE - Terry McDonough avec David Bradley, Jessica Raine, Sacha Dhawan, Lesley Manville, Brian Cox, 2013, Angleterre, 83m, TV

Le 23 novembre 2013 était la date du 50ème anniversaire de la plus longue série de science fiction télévisée: Doctor Who. Dans la ribambelle de spéciaux et d'évènements qui ont souligné l'occasion, j'ai particulièrement apprécié ce téléfilm qui relate la naissance de cette émission devenue culte. Belle reconstitution d'époque avec une musique swingante et un rythme de comédie trépidante de l'époque. Ce n'est que vers la fin que l'on comprendra que le scénariste Mark Gatiss a choisi de suivre principalement William Hartnell, le lien qui a unit, ne serait-ce que pour le spectateur de la série, de son triomphe à son départ, trois ans plus tard, pour des raisons de santé. On verra bien l'arrivée rapide d'un Patrick Troughton, mais c'est Hartnell, de plus en plus sujet à oublier ses textes, au grand dam des réalisateurs et producteurs, qui est la vedette, magnifiquement interprété par David Bradley. Idem pour Jessica Raine, qui joue une Verity Lambert, productrice, en véritable tornade féminine, qui va bousculer la vieille BBC et ses dinosaures masculins. Chapeau aussi à Brian Cox dans le rôle de Sidney Newman, géniteur du projet, pionnier de cette série pour la famille, qui a su placer sa confiance dans une productrice et un réalisateur peu expérimentés et fort jeunes. Un délice pour tout amateur de la série et un instantané d'une époque qui semble déjà bien lointaine. Mario Giguère

ALIEN BLOOD - Jon Sorensen avec Francesca Manning, Rebecca Stirling, Glyn Whiteside, 1999, Royaume Uni, 81m

Y a des films qu'il faut se dépêcher de commenter avant de les oublier. Celui-ci est déjà confus et facilement oubliable pendant qu'on le regarde. Tentative de résumé: le 31 décembre 1999, deux mères et leurs enfants sont poursuivit par des hommes masqués. Hélène, enceinte, et sa fille arrivent dans une maison ou a lieu une soirée thématique, à ce qu'il nous semble, tout ce beau monde est en vampire. Hélène est une extraterrestre, la preuve, elle parle français, et cherche à retourner sur sa planète d'origine.

Violence, nudité, français, rayons laser, tête d'extraterrestre digitale à rabais, filtres pour avoir le ciel rouge, on semble prendre soin du look du film plus que de tout le reste. Le réalisateur, qui a refusé de travailler sur deux James Bond pour débuter cette nouvelle carrière, écrit, réalise et produit et nous donne des leçons dans un entretien trop long pour rien. Il se passe pratiquement vingt minutes avant qu'on ait droit à du dialogue. On injecte quelques blagues qui passent mal dans un ensemble un peu, pas mal, prétentieux. Distribué sur dvd par l'équipe de Troma qui essaie tant bien que mal de nous emballer le tout pour le rendre intéressant. Bien essayé, mais non merci. Mario Giguère

ALIEN PREY aka Le Zombie venu d'Ailleurs - Norman J. Warren, 1978, Angleterre

LE ZOMBIE VENU D'AILLEURS est un authentique somnifère et il est, bien entendu, à fuir. 

Le zombie est en fait un extraterrestre qui vient vivre dans une petite maison dans une campagne isolée ou résident 2 lesbiennes et il a pour mission de dire si les humains peuvent être une bonne source de nourriture pour les habitants de sa planète!

Au début, il se fait passé pour un voyageur qui ne demande que pour passer quelques jours avec elles afin de se reposer et par la suite, il séduit l'un d'entre elles et il sème, bien entendu, le bordel. L'un des problèmes du film est que le titre (français ou anglais) donne l'identité de l'étranger avant même que l'on voit le film. Au niveau de la sexualité, nous n'avons droit qu'à une poitrine plate (selon le film tel que je l'avais vu à la télévision, MAIS selon certains commentaires de l’Intenet Movie Data Base, il y aurait 2 scènes de lesbianisme assez explicite, alors la version française peut être cut ?). Puis au niveau de la violence, c'est simplet (le plan est tourné dans le dos du zombie qui est face à sa victime et on voit un jet de sang qui éclabousse le mur de derrière la victime). En tout cas, voici un film qui va au moins vous permettre de tester le mode fast-forward de votre télécommande ! Une merde. Black Knight

ATTACK THE BLOCK - Joe Cornish avec John Boyega, Jodie Whittaker, Alex Esmail, 2011, Royaume Uni/France, 88m

Une infirmière, Sam, se fait voler son cellulaire, son sac et sa bague par une bande de jeunes voyous qui prennent la fuite. Surgit l'impensable, un objet tombe du ciel et nos cinq lascars vont affronter et tuer une créature probablement extraterrestre, puisqu'elle est tombée du ciel. On ramène alors le "gollum" dans le bloc appartement, la cité de ces jeunes rebelles. Alors que Sam a alerté la police, d'autres extraterrestres arrivent et ceux-ci sont pas mal plus coriaces, nombreux et ils se dirigent tous vers le bloc !

Une comédie d'horreur extraterrestre assez jouissive, mais au scénario pas mal gentil avec ses délinquants. La bande fort nombreuse et leur cousines, sans compter des émules encore plus jeunes qui sont tordants, méritent-ils autant de sympathie à cause de leur jeunesse difficile ? En tout cas, c'est ce qu'on nous amène sur un plateau d'argent, avec un petit message anti-drogue de bon aloi et une explication pour cette invasion ciblée qu'on a vue venir rapidement. Si on oublie toutes ces considérations, la réalisation est efficace, la photographie excellente et les créatures, somme toute simples au niveau design, font le travail. Le film ne s'éternise pas et on passe un bon moment. Les acteurs principaux sont excellents et les jeunes sont tous dans le ton. On ne réinvente pas la roua, mais on s'amuse fort. Mario Giguère

AU PAIR GIRLS - Val Guest, 1972, Angleterre, 1h21 

Quatre jeunes femmes, de diverses provenances ethniques, arrivent à Londres pour servir de domestiques à diverses familles anglaises. Elles sont toutes bien jolies, et prêtes à découvrir les joies du swingin' London dès qu'elles s'établissent. L'une d'entre elles servira de secrétaire à un richissime playboy, l'une sera bonne pour un couple conservateur, l'autre sera le jouet d'un attardé de bonne famille, et la dernière servira de compagne à une jeune clubbeuse gâtée. Les demoiselles au pair découvriront que Londres n'est pas une ville grise pour rien, et en une journée vivront beaucoup d'événements qui les conduiront, entre autres, à perdre leur travail.

Sexy comédie british sans prétention, bourrée de moments comiques et de sculpturales beautés, qui passent une bonne partie du film à poil, AU PAIR GIRLS est une rigolote rigolade, qui demande au spectateur de se mettre le cerveau à off et de profiter de la vue. Val Guest (THE ABOMINABLE SNOWMAN, WHEN DINOSAURS RULED THE EARTH) parvient quand même à injecter ici une certaine critique sociale, qui sans être corrosive dépasse la simple anecdote.

Nos beautés ont eu des carrières diversifiées, nous réservant quelques surprises. Astrid Frank, la belle suédoise blonde, est apparue en '71 dans LA FOLIE DES GRANDEURS, auprès de Louis de Funès (!!), et en '79 dans L'ASSOCIÉ, de René Gainville, co-écrit par Jean-Claude Carrière et mettant en vedette Michel Serrault !

Gabrielle Drake, dont la poitrine hallucinante menace sans cesse de faire exploser la robe, pendant les quelques scènes où elle en apparaît vêtue, a eu une carrière télé en montagnes russe...

Le plus surprenant est la présence de Me Me Lai, qui a eu une carrière plus que singulière. Débutant sa carrière avec entre autres CRUCIBLE OF TERROR, son troisième film a aussi été le premier film de cannibales italiens, le MAN FROM DEEP RIVER d'Umberto Lenzi, avec qui elle allait retourner en 1980 dans EATEN ALIVE. Elle a fait un détour par le JUNGLE HOLOCAUST (1977) de Ruggero Deodato, un caméo dans REVENGE OF THE PINK PANTHER, et son dernier film répertorié fut THE ELEMENT OF CRIME... de Lars Von Trier !

AU PAIR GIRLS est donc un curieux document d'époque, où on promène le spectateur à travers diverses classes sociales de l'Angleterre de 1972, de la bourgeoisie pincée au mouvement beatnik hippie, en effectuant quelques détours vers la fantaisie pure, le tout avec une certaine intelligence. Il serait donc superflu de vous le recommander. Orloff

BANE - James Eaves, 2008, Angleterre   

Le coup des personnes qui ne se connaissent ni d'Adam ni d'Eve et qui se réveillent dans un lieu qui leur est inconnu, on commence à en être un peu familier. Après CUBE, SAW ou encore AQUARIUM, voici donc BANE, qui opte pour ce pitch de départ forcément avantageux quand on n'a pas un rond en poche. Ici, ce sont quatre filles qui se retrouvent dans une pièce cernée d'un grillage et de bâches blanches derrière lesquels s'animent des types en tenues de chirurgien - ou de boucher vu le sang répandu un peu partout. Elles ne se connaissent donc pas, ne savent pas où elles sont, n’ont même plus aucune mémoire, mais elles vont rapidement subir les désagréments d'une détention brutale animée de nombreuses tortures aussi bien physiques que psychologiques. C'est violent, méchant, très gore par moment (on a droit à quelques énucléations, coups de machettes, dépeçages, électrocutions) sans que l'on sache vraiment où tout cela veut en venir ; les filles pleurent, hurlent, et éventuellement meurent, et c'est au bout de 45 longues minutes qu’un nouvel élément vient enfin relancer l’intérêt de la chose sous la forme d'une créature extra-terrestre au physique vaguement "cthulhuïen". Et c'est repartit pour 45 autres minutes de hurlement, de paranoïa et de longs plans sur les aiguilles d'une horloge... jusqu'au quart d'heure final qui s'avérera plus surprenant que prévu. James Eaves semblent avoir de bonnes idées, et la chute de son scénario en témoigne en parvenant même à justifier les sévices gratuits précédemment montrés à l'écran (ce qui n'est pas une évidence), mais il n'a malheureusement pas su doser raisonnablement un métrage qui tire méchamment en longueur. Une longueur d'autant plus pénible que les acteurs - et surtout actrices - ne sont pas des plus convaincants, alors qu'hormis les effets de barbaques saignantes, le film est majoritairement dépendant de leur interprétation. Difficile en effet de ressentir les effets de la torture mentale sous l'oeil d'une DV et d'un éclairage clinique si on n'en a pas le talent nécessaire. Trop gourmand James Eaves? Sans doute. Trente minutes de moins auraient franchement été bénéfiques à tout ceci. Kerozene

BEAR ISLAND aka Le Secret de la Banquise - Don Sharp avec Donald Sutherland, Vanessa Redgrave, Richard Widmark, Christopher Lee, Lloyd Bridges, Barbara Parkins, Lawrence Dane, August Schellenberg, Bruce Greenwood, Patricia Collins, 1979, Royaume-Uni/Canada, 110m

Une expédition scientifique soutenue financièrement par l'ONU s'est installée sur un île de l'Arctique pour une durée de six mois afin d'étudier les changements climatiques. Un des savants de l'expédition, le docteur Lansing, a cependant un objectif personnel: découvrir la vérité sur la mort de son père, un officier nazi aux commandes d'un sous-marin allemand ayant trouvé refuge dans une base secrète aménagée sur cette île pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Quelques incidents amènent Lansing à conclure qu'il n'est pas seul sur cette île à s'intéresser à cette base secrète, et c'est de justesse qu'il échappe à la mort à quelques reprises. En cherchant à démasquer les agresseurs qui ont tenté de l'éliminer, Lansing découvre que le sous-marin de son père a servi à transporter une imposante quantité de lingots d'or volés par les Nazis à la Norvège. Cachée quelque part sur la banquise, cette fortune en lingots excite donc bien des convoitises alors que divers autres accidents et actes de sabotage se multiplient, décimant certains membres de l'expédition.

Le prolifique auteur anglais Alistair MacLean, qui s'est surtout spécialisé dans les romans de guerre, d'action, d'espionnage et d'aventures, a vu bon nombre de ses oeuvres adaptées au grand écran depuis les années 60. Le présent échantillon se veut pratiquement un amalgame des genres auxquels l'écrivain a établi sa popularité. Situé dans d'impressionnants décors glacés (tournés en Alaska et en Colombie-Britannique), le récit n'offre cependant que bien peu de surprises pour en tirer profit et accouche d'un suspense grand luxe de molle constitution. Les scénaristes se contentent d'utiliser des recettes éprouvées afin de donner le souffle minimal conventionnel à cette aventure glacée aux rebondissements convenus. Connu pour avoir réalisé le film-culte d'horreur THE KISS OF THE VAMPIRE pour le compte de la HAMMER et quelques FU MANCHU, Don Sharp (décédé en 2011) s'acquitte ici de sa tâche avec un métier éprouvé sur le plan technique avec la collaboration de Vic Armstrong aux commandes de la seconde équipe impliquant les cascadeurs. Il est d'ailleurs agréable de voir dans ce film de bons vieux trucages à l'ancienne mode plutôt qu'une orgie de CGI. On notera tout particulièrement à cet égard une impressionnante séquence impliquant une avalanche. Il est donc dommage que l'intrigue n'ait pas été à la hauteur des moyens mis en oeuvre, car l'intérêt faiblit entre chaque scène d'action. Le choix des acteurs apparait également incongru pour dire le moins, car on a bien du mal à croire que Donald Sutherland incarne un héros aux origines germaniques et que l'Américain Richard Widmark puisse jouer un ex-criminel de guerre nazi à l'accent teuton défaillant. BEAR ISLAND est donc un film inégal qui contient sa part de moments enlevants, rien de plus. Mathieu Lemée

The BED SITTING ROOM aka L'ultime garçonnière - Richard Lester avec Dudley Moore, Ralph Richardson, Rita Tunshingham, Grande Bretagne, 1969

La guerre-éclair n'a duré que 2 minutes et 28 secondes. Résultat : la destruction est totale et le monde n'est plus. C'est en tout cas ce que nous commente le "speaker itinérant", un homme buste se plantant derrière des cadres de télévision détruits afin d'entretenir à ceux qui veulent bien l'entendre, cette mémoire collective qui commence à faire défaut. Seul 22 survivants ont échappé à l'apocalypse nucléaire à Londres. Trois ans plus tard, ils s'accrochent aux conduites du passé dans un univers de désolation, fait de désert de rocaille et de boue, où subsistent quelques objets hétéroclites, vestiges surréalistes d'une civilisation anéantie. Dans leur recherche des habitudes anciennes ils se sont tous attribué un rôle : L'homme-électricité pédale inlassablement persuadé qu'il sera le nouvel embryon d'une ère technologique nouvelle, le médecin, lui est en quête du patient idéal, le policier tente de régir ce qu'il reste à régir, l'Infirmier (le génial Marty Fredman) ne pense qu'a supprimer afin de délivrer des certificats de décès, bref, tous ont bien pété les plombs ! Ces gestes quotidiens étant aussi absurdes que le trajet en rond de la rame de l'ancien métro de Circle Line, entreposée au n° 29 de l'Impasse Cul-de-sac.

Plus qu'une simple comédie futuriste, Lester nous dépeint un univers loufoque, une galerie de portraits excentriques ou des personnages plus délirants les uns que les autres se côtoient plus par instinct que par réelle nécessité. Véritable peinture surréaliste, "The Bed sitting room" est plus qu'un film, c'est un essai sur ce qu'il restera toujours de plus humain chez l'homme...

Drôle, pathétique et effrayant... A méditer. Marc Evil

BERSERK ! - Jim O'Connolly, 1968, Angleterre

Titré LE CERCLE DE SANG en français (ben oui...), cette (plutôt petite) production se déroule intégralement dans un cirque dirigé par Joan Crawford (re-ben oui...). Jusque-là tout va bien. Mais quelques "accidents" vont faire un peu bouger ce petit monde. C'est qu'ils sont mortels, ces "accidents" !!! Dingue, non ?  Bref, on voit en alternance, des numéros de cirque (nombreux) et ces meurtres (moins nombreux)...ben oui, je vous l'apprends ce sont des meurtres. Alors bon, je ne me suis pas vraiment ennuyé, mais faut quand même être motivé parce que le rythme n'est pas haletant. Des acteurs plutôt sympathiques (ce bon Michael Gough, qui quitte le film bien vite...), les meurtres ont principalement lieu durant les numéros les plus dangereux, ce qui n'est pas une surprise, et l'assassin est dingue (et pas vraiment détectable avant la fin). Agréable une fois, mais vite vu, vite oublié. Abronsius

BLACK DEATH - Christopher Smith avec Eddie Redmayne, Sean Bean, Carice van Houten, 2010, Royaume Uni/Allemagne, 102m

Sean Bean interprète Ulrich, un chevalier, au début de l'épidémie de peste noire en Angleterre. Avec quelques hommes et un jeune moine, il part à la recherche d'un peuple qui est miraculeusement épargné par la terrible maladie ou on pourrait de surcroit ressusciter les morts. L'endroit est idyllique et on se doute qu'il y a anguille sous roche surtout quand on voit Langiva (Carice van Houten, la Mélisandre de Game of Thrones dans un rôle, ma foi, fort similaire).

S'il y a quelques rebondissements un peu inattendus, l'ensemble est prévisible, mais il est bon de retrouver des acteurs que l'on apprécie, dans un contexte similaire par-dessus le marché. Tim McInnerny, plus connu pour ses comédies (Black Adder) s'en tire bien en homme d'apparence pacifique dont on se méfie, avec raison. Pas de quoi gagner un oscar, mais je ne me suis pas ennuyé. Christopher Smith avait réalisé l'intéressant CREEP en 2004 et SEVERANCE en 2006. Mario Giguère

BLACK PLAGUE aka Anazapta - Alberto Sciamma avec Lena Headey, David La Haye, Jason Flemyng, 2002, Royaume Uni, 115m

1348, Angleterre, tel Penelope dans l'Odyssée d'Homère, Lena Headey est Lady Matilda Mellerby, une épouse qui attends impatiemment le retour de son mari parti à guerre. Elle a en plus un gros évêque libidineux avec lequel elle a contracté une dette que monsieur est prêt à se faire payer en nature dans des délais assez brefs. Mais malheur, le mari a été fait prisonnier et le cousin de madame a ramené un otage français qui devrait permettre de faire un échange contre l'époux et rapporter assez d'argent pour payer ses dettes. Alors elle va protéger cet homme mystérieux, pendant que la peste frappe à la porte et qu'une série d'incidents laisse croire que le bonhomme est bien plus important qu'il ne parait et est porteur de malheur à plus d'un égard.

SI la jaquette du dvd nous montre Lena Headey en blonde sur un trône ressemblant à un autre fort connu, question de profiter de la popularité de Game of Thrones, ses cheveux sont noirs et le siège sur lequel on la rencontre est bien différent. Mais j'ai bien aimé ce film un peu tordu grâce aux acteurs et au montage dont les flashbacks sont bien utilisés. Heady est bien chaste comparativement à sa libidineuse et incestueuse création plus connue et David La Haye est ici fort intéressant et charismatique. Idem pour Ian McNeice en ecclésiastique pervers pas loin d'un Baron Harkonnen. Le montage n'a pas de temps mort. On reste dans une reconstitution d'époque sobre, donc loin des décors et costumes plus stylisés de films de fantasy et la menace concrète de la peste noire nous rappelle que l'on vit en général une époque pas si mal, quand on y pense. J'ai bien aimé. Ce n'était que le deuxième film d'Alberto Sciamma qui avait auparavant également écrit et réalisé KILLER TONGUE. Mario Giguère

BLOOD - Charly Cantor avec Adrian Rawlins, Lee Blakemore, Phil Cornwell, 2000, Royaume Uni, 84m

Mais quelle merde ce truc!

Soi-disant le maître Jean-Pierre Dionnet "un film de vampires moderne", refrain souvent entendu et pas vraiment justifié dans le cas présent.

Une jeune fille, sorte de "cobaye" génétique, se fait régulièrement vider de son sang (avec une seringue, normal quoi!) car sa structure chimique sert de drogue hyper aphrodisiaque dans le milieu huppé des junky dans le vent.

Bon, mais deux gus libèrent la gonzesse au début du film, et l'un deux (qui est marié et a un gosse d'ailleurs) se propose de lui offrir une nouvelle vie en l'hébergeant chez lui.

Toutefois, ce con-là va tomber amoureux d'elle, puisqu'elle est plus bandante que sa femme, et va se laisser tenter tout doucement par l'absorption de son sang chimiquement modifié.

Voila, je vous passe la fin, mais on s'emmerde ferme, ça dure 2 heures, et la scène finale est carrément soporifique et ridicule, tout ceci agrémenté d'un doublage à faire trembler l'équipe des Alvaro!

Encore 2 heures de perdues ou on aurait mieux fait de faire autre chose, une pétanque ou une partie de petits chevaux par exemple. Franfran

Carl Dyson a créé génétiquement Lix, une fille dont le sang devait aider à guérir toutes les maladies, sang qui s'est révélé être un puissant narcotique. A l'âge de cinq ans, elle fut kidnappée. Quinze ans plus tard, il la retrouve et la ramène à la maison, ce qui causera des malaises avec sa femme et son jeune fils. Carl finira par goûter au sang de Lix.

Je précise tout de suite que j'ai regardé la version dvd présentée par Asylum, qui est plus courte que l'original, qui fait 123 minutes, soit une trentaine de plus. Le film a tout même un rythme lent et ressemble plus à un téléfilm à petit budget, un film d'auteur certes ambitieux mais aussi frustrant par moments, qu'à un blockbuster. Par contre j'ai vraiment apprécié revoir le comédien Adrian Rawlins, découvert dans la première version de  A WOMAN IN BLACK. Il dégage encore ici un malaise constant. La nudité abonde, Lix n'a évidemment aucune pudeur et Carl est attiré par une relation qui tiens beaucoup du vampirisme. On se demande aussi comment une fille découverte attachée et muselée depuis tant d'années peut marcher aussi facilement, sa musculature devrait être sérieusement handicapée. On pense parfois aux premiers Cronenberg et la fatalité de ses histoires mélangeant sexe, science et mort. Mario Giguère

BLOOD AND CHOCOLATE - Katja Von Garnier avec Agnes Bruckner, Olivier Martinez, 2007, 98m, Royaume Uni/Allemagne/Roumanie

Vivian se rappelle avec émotion de la mort de sa famille, tuée et brûlée alors qu'elle était une enfant. Élevée par sa tante, elle est promise au chef de son clan, elle est une loup-garou, de ces derniers représentants réfugiées en Roumanie. La meute obéit aux ordre de Gabriel, qui voit d'un mauvais oeil Aiden, un jeune dessinateur américain qui tourne autour de la belle Vivian. Par peur qu'elle en dise trop sur leur condition, et pour se la garder, il veut faire éliminer Aiden, lors d'une des chasses rituel;es dans les bois.

Adapté d'un roman éponyme, le titre fait référence au travail de Vivian, l'actrice Agnes Bruckner (THE WOODS), qui est chocolatière. Ca ne joue pas un grand rôle dans le récit, â part que c'est par son métier, qu'il découvre, que le jeune Aiden la retrace. Les décors de la ville de Bucarest sont enchanteurs. Les transformations sont simplettes, des trucages optiques et une métamorphose rapide d'humain habillé à loup nu. Les séquences de chasse de la meute sont belles, mais l'ensemble est convenu. Roméo et Juliette entre une loup-garou et un humain, c'est pas ce qu'il y a de plus original. Des producteurs d'UNDERWORLD, mais qui nous ont aussi amenés THE COVENANT. Je ne saurait dire pourquoi on ne reconnaît pas l'actrice principale sur l'affiche, on a l'impression qu'on a voulu la rendre plus angélique, alors qu'elle est fascinante dans le film. Mario Giguère

BLOOD OF THE VAMPIRE aka Le SANG DU VAMPIRE aka Der Dämon mit dem Blutigen Hände - Henry Cass avec Donald Wolfit, Barbara Shelley, Vincent Ball, 1958, Grande Bretagne, 84m

Transylvanie, 1874, un homme est enterré, mais pas avant qu'un long pieu ne lui soit enfoncé dans le coeur. Un ami au visage déformé amène le corps à un médecin qui, suivant les consignes du défunt, lui redonne la vie. Quelques années plus tard, à Carlstadt, en Croatie, on rencontre le docteur Callistratus, le ressuscité, qui fait des expériences de transfusion sanguines avec les patients de son asile pour criminels dangereux. Il s'arrange pour avoir dans son établissement le docteur John Pierre, accusé d'avoir causé la mort d'un homme à qui il faisait une transfusion de sang. Pierre est en réalité réquisitionné pour aider Callistratus à étudier les groupes sanguins et découvrir un remède au mal qui l'afflige. La fiancée de Pierre, Madeleine, persuadée de son innocence, va tout faire pour le sortir de cet enfer.

Sur un scénario du toujours efficace Jimmy Sangster, un habitué de la Hammer, se déroule sous nos yeux une histoire assez singulière, qui tiens plus du drame médical, enrobée dans une atmosphère gothique remarquable. Callistratus est donc plus un mort vivant qu'un vampire, joué par un Donald Wolfit avec maestria. Victor Maddern, un habitué de la série Carry On, est surprenant dans le rôle de l'assistant au visage déformé, qui va évidemment avoir un béguin pour la belle Barbara Shelley qui joue la fiancée. Shelley qui est trop peu présente à l'écran et qui n'a besoin que de se dénuder une épaule pour être affriolante, dans le contexte de l'époque. Le rythme est rapide, le drame du prisonnier innocent n'est pas nouveau, mais bien exploité. Le réalisateur n'a pas touché souvent à l'horreur, pourtant il est drôlement efficace. Bref, un classique gothique britannique qu'il fait bon découvrir!

Le dvd d'Artus Films offre en extra "Le vampire Callistratus" par Alain Petit, un diaporama d'affiches et de photos et les bandes-annonces de la collection British Horror. Langues : français, anglais, sous-titres : français Mario Giguère

BLOOD ON SATAN'S CLAW aka La NUIT DES MALÉFICES aka Satan's Skin - Piers Haggard avec Patrick Wymark, Linda Hayden, Barry Andrews, Michele Dotrice, Wendy Padbury, 1971, Grande Bretagne, 92m

Angleterre, 18ème siècle, un jeune fermier trouve des ossements étranges après avoir labouré sa terre. Il court chercher le juge, mais à leur retour, tout a disparut. Débute alors une série d'actes répréhensibles commis d'abord par les jeunes auxquels se joindra une partie grandissante de la populace. Pendant que le juge, sceptique, étudie un ouvrage sur la sorcellerie qui lui a prêté le docteur, les meurtres et la recherche de la marque du diable continue pendant que la belle Angel Blake est pour ainsi dire devenue la sorcière en chef, qui prépare le retour du diable.

Dans le documentaire de la BBC "A History of Horror", Mark Gatiss vantait les mérites de ce film peu connu. Il mentionnait alors le sous-genre qu'il appelait "Folk Horror". Un genre dont les films phare sont "Witchfinder's General" et "The Wicker Man" ainsi que cette Nuit des Maléfices. Des films ancrés dans le paganisme d'une autre époque et des croyances que l'on croit perdues. La facture est d'ailleurs assez sobre en général, si on fait abstraction d'un peu de nudité et de la scène ou le docteur découpe la "marque du diable", une plaque à la pilosité débridée sur une partie cachée par les vêtements. La sexualité faisant partie des tabous de l'époque, la luxure est partie intégrante des armes du malin, que l'on verra, à ma grande surprise. D'ailleurs s'il y avait un mince reproche à faire à ce film singulier, fort réussit, ce serait une fin plutôt rapide. Le "juge" interprété par Wymark est aux antipodes de Vincent Price en grand Inquisiteur, puisqu'il repousse ce qu'il croit être des superstitions de villageois fort naïfs. Pendant ce temps Linda Hayden joue la sorcière en chef, aux sourcils qui poussent avec sa ferveur satanique, qui se dénude, qui veut attraper la jeune Cathy qui porte la marque sans avoir de symptômes. Je n'ai reconnu Wendy Padbury dans le rôle qu'au générique final, elle qui a été Zoe, une compagne dans Doctor Who. La photographie est fort naturelle, on ne cherche pas à éblouir, on veut visiblement rester sobre et montrer l'inexplicable sous un jour réaliste, une approche qui va bien à ce film que j'ai beaucoup apprécié. Piers Haggard, incidemment un descendant de H. Ridder Haggard, l'écrivain à qui l'on doit les classiques King Solomon's Mines, la série Allan Quatermain et She, a surtout oeuvré pour la télévision et on lui doit les dernières aventures de Quatermass.

L'édition d'Artus films offre le film en version originale, française et sous-titrée, "Le sang et le Diable", par Alain Petit, le beau court-métrage "Hyrcania", un diaporama d'affiches et de photos ainsi que les bandes-annonces de la collection British Horror. Mario Giguère

La BOMBE aka The War Game - Pater Watkins, 1965, Grande-Bretagne

Faux documentaire mais véritable pamphlet sur l'ère atomique et la course à l'armement qui en découle, LA BOMBE se penche sur les conditions de vie de la population Britannique et cas de menace nucléaire. Peter Watkins, surtout connu pour son excellent PUNISHMENT PARK, n'y va pas par quatre chemins et opte pour un scénario catastrophe réellement terrifiant. Le pays vit sous la menace d'une attaque soviétique. Afin d'éviter des pertes humaines trop élevées, les centres villes se voient vidés d'une grande partie de leur population - seuls les hommes de plus de 18 ans sont confinés dans leurs propres domiciles. Les habitants des petites villes sont obligés d'abriter ces extradés de force de manière chaotique. Watkins en profite pour mettre en avant certaines préoccupations réprimandables (" je dois accueillir des gens chez moi ?- dit une mère de famille l'air inquiète - sont-ils de couleur ? ") et la situation économique guère favorable. Pire encore, la perspective de l'attaque pousse le gouvernement à procéder au rationnement des denrées alimentaires, rappelant les états d'alerte de la deuxième guerre mondiale. Dans un élan protecteur, les autorités expliquent également comment protéger sa demeure en cas d'explosion nucléaire, en aménageant des sacs de sable, des planches et des palissades. Là encore, la situation sociale des victimes potentielles fait la différence: confort et sécurité aux personnes aisées qui peuvent se permettre de se fournir en matériel nécessaire, tandis que les plus pauvres ne peuvent plus qu'espérer que la bombe tombe le plus loin possible d'eux. La gestion d'une telle tâche à l'échelle nationale entraîne forcément un certain chaos qui génère de son côté une forte inquiétude.

Prévention, information, protection (aussi relative soit-elle), autant d'éléments qui finalement n'empêcheront pas l'inévitable. L'attaque est lancée et lorsque la bombe s'écrase sur le sol de sa Majesté, l'intensité lumineuse de l'explosion, des dizaines de fois supérieure à celle du Soleil, provoque les pires atrocités : les rétines des enfants hypnotisés par le spectacle brûlent, les globes oculaires fondent et les douleurs sont intolérables. L'onde de choc parvient enfin, précédée d'une vague de chaleur qui grille les habitants les moins protégés. Une fois le cataclysme passé, la vie de chacun se voit irrémédiablement transformée, non seulement par le choc traumatique inaltérable mais aussi par la mise en action d'activités policières extrémistes en vue d'éviter d'éventuels débordements. Les malheureux qui tenteront de voler une boîte de conserve - seules denrées alimentaires désormais comestibles, sont fusillés sur-le-champ. Les cadavres des victimes de la bombe sont entassés dans des impasses en vue d'alimenter des charniers macabres. Watkins, qui opte pour un noir et blanc très contrasté au grain très prononcé, s'est directement inspiré des scènes de désolation qui suivirent les bombardements de Dresde, Berlin, Hiroshima et Nagasaki pour illustrer de manière aussi réaliste que possible l'absurdité et le danger de l'utilisation d'une aberration telle l'arme atomique, illustration qui met en évidence une politique inhumaine et forcément grotesque. Ce film de 48 minutes initialement prévu pour être diffusé sur la chaîne BBC effraya tellement ses commanditaires - officiellement en raison de sa violence, qu'il fut interdit de diffusion télévisuelle pendant une vingtaine d'années. Le film connu néanmoins une distribution en salle et se fit particulièrement remarquer dans le circuit des festivals. Un film brillant qui n'a rien perdu de son impact et qui fut récompensé par l'Oscar du meilleur documentaire en 1967. Kerozene

BROKEN - Simon Boyes & Adam Mason, 2006, Royaume-Uni  

Voici un torture porn made in Britain qui se veut aussi malin que sadique en malmenant des femmes kidnappées par un ermite vivant au fond d'un bois crasseux. Le pervers, un mec un peu maladroit visiblement mu par une volonté de vouloir briser sa solitude de puceau névrosé sans pour autant savoir comment s'y prendre, ligote des femmes à des arbres et leur laisse une chance de se libérer à l'aide d'une lame de rasoir subtilement placée dans une plaie grossièrement recousue au niveau du ventre. Les prisonnières doivent alors s'ouvrir la plaie pour en sortir la lame et découper leurs liens. " Saw " est visiblement passé par là... Et c'est la blonde Hope qui parvient à surmonter l'épreuve avec succès. Une réussite qui lui vaut de vivre 40 jours ligotée à un arbre auprès de notre ermite débile. 40 jours de tortures physiques et psychologiques lors desquels elle souffrira le calvaire, se cassera une jambe, apprendra à se nourrir de racines et luttera contre les intempéries, et tout ça sans jamais saloper son parfait brushing, ni faire couler son maquillage ou même salir son chemisier blanc ! Voila une performance remarquable qui ne manque pas de nuire à la crédibilité d'un film qui mise principalement sur le réalisme de la situation. Rayon atrocités gratuites, " Broken " nous offre une chute de tube digestif, un arrachage de langue, des sectionnements de talons d'Achille, bref, des trucs qui devraient faire mal et qui n'ont pourtant aucun impact. Le duo Mason/Boyes avait été un poil plus convaincant avec " The Devil's Chair " sorti la même année. Kerozene

BURKE & HARE aka The Horror of Burke and Hare - Vernon Sewell avec Derren Nesbit, Glynn Edwards, Harry Andrews et Françoise Pascal, Angleterre, 1971, 91m

Deux petits escrocs sans ambition, décident de tuer des gens pour fournir les universités en cadavres. Sauf que le jour où un des étudiants voit, sur la salle d'autopsie, la prostituée dont il était tombé follement amoureux, il décide de faire sa petite enquête.

Avec la sortie récente d'un remake à gros budget, je me suis intéressé à la vieille VHS moisie du film qui traînait sur mon étagère. On se croirait dans un film de la Hammer, tellement les décors sont jolis, et fait avec une légèreté pas du tout désagréable. Ce n'est pas vraiment un film d'horreur, pas vraiment une comédie, pas vraiment un thriller, pas vraiment un film de sexploitation c'est tout à la fois sans jamais s'investir à fond dans aucun genre, ce qui rend la chose moins conventionnelle et de ce fait plus intéressante. Le scénario est intéressant et semble séparer d'une ligne claire les scènes entre les deux criminels et celles concernant le bordel, qui ont une attention égale entre elles. On est d'ailleurs gâté par plusieurs plans nichons, mais par aucune scène moindrement gore. C'est donc un petit film bien agréable, agrémenter de plus, par une sympathique introduction où on passe une chanson ma foi, fort joyeuse pour présenter le sujet. Abba

CENTURION - Neil Marshall avec Michael Fassbender, Dominic West, Olga Kurylenko, 2010, Royaume Uni, 97m

En l'an 117, l'empire romain s'étends un peu trop et ses limites commencent à être confrontés à de puissants ennemis. C'est le cas au nord de l'Angleterre ou les sauvages guerriers Pictes tiennent tête aux légions. Marcus Dias, unique survivant d'une attaque, rejoint la neuvième légion romaine et part accomplir sa vengeance. Défaits, seule sept hommes vont survivre et essayer de secourir le général retenu prisonnier, pour être par la suite pourchassés sans merci.

Je pars avec un préjugé favorable pour Marshall depuis le premier film que j'ai vu de lui, DOG SOLDIERS et le puissant THE DESCENT. On retrouve ici toutes ses qualités: un film visuellement splendide, des personnages forts, autant féminins que masculins et un scénario qui évite les moments triomphalistes obligatoires du cinéma populaire américain. Les Pictes, qui avaient aussi inspiré Robert E. Howard, créateur de Conan, n'ont résolument pas l'air d'enfants de choeur et on est évidemment partagé entre la défense des droits territoriaux d'un peuple autochtone bafoué par les envahisseurs et le pauvre sort de ces soldats romains qui veulent éviter d'être chair à massacre. Sur ce, le film est ambivalent, il me semble, dénonçant la brutalité des deux camps, une autre attitude bienvenue de la part du réalisateur-scénariste. L'affrontement final entre la proie et la chasseresse sera plus rapide que l'on aurait aimé, mais là encore, faire autrement aurait probablement fait pencher le film vers une violence spectacle qui est trop courante. Des amis lui ont reproché une photographie trop esthétisante, ce qui personnellement ne m'a pas dérangé. Je vais continuer de suivre la carrière de Marshall ! Mario Giguère

Le CERCLE INFERNAL aka FULL CIRCLE aka THE HAUNTING OF JULIA aka LA MAISON MAUDITE - Richard Loncraine, 1977, Grande-Bretagne/Canada

Julia (Mia Farrow), qui se considère comme responsable du décès de sa fille, quitte son mari et investit une vieille demeure avec la ferme intention de refaire sa vie. Suite à une séance de spiritisme dans sa maison, la présence de l'esprit d'un enfant se fait alors ressentir...

Ce film d'épouvante atmosphérique dans la lignée de ROSEMARY'S BABY (Mia Farrow en a d'ailleurs conservé la coupe de cheveux) commence on ne peut plus efficacement avec la mort tragique de la fille de Julia, blonde adolescente vivant dans une bonne famille londonienne que rien jusqu'ici n'était venu perturber. Par la suite, le film parvient à distiller quelques frissons ici et là, notamment lors de la séance de spiritisme ou de l'impensable final. Pour le reste, Loncraine prend soin de ses personnages et plus particulièrement de son héroïne, jeune mère tourmentée par la perte de sa fille unique qui reporte son amour maternel sur une présence hypothétique, elle est heureusement aidée par un ami compréhensif mais est harcelée par un mari orgueilleux lui-même aidé de sa soeur qui ne sait de quel côté tendre la main.

Honnête réussite récompensée par le Grand Prix du festival d'Avoriaz en 1978. Étonnamment, le film ne connut pas de distribution avant 1982 sur le sol américain où il fut retitré THE HAUNTING OF JULIA. Kerozene

Le CHACAL aka THE DAY OF THE JACKAL - Fred Zinnemann avec Edward Fox, Michael Lonsdale, Delphine Seyrig, Jean Sorel hélas victime d'un gros malaise au bout d'un quart d'heure, Michel Auclair, Jacques François, Howard Vernon à entre apercevoir, Vernon Dobtcheff, Olga Georges-Picot, le général de Gaulle qui n'a pas peur, 1973, Grande-Bretagne/France, 2h20

La police française est fortiche, à partir d'une machine à écrire, d'un pot de café, et de 3 coups de fils, le meilleur commissaire français traque à la culotte n'importe quel monsieur X qui se mettrait en tête de shooter dans le Président. Ah oui j'oublie un accessoire qui fait son effet : la gégène.
Sur la longueur, nous suivons 2 parties : 
1/ l'organisation qui organise (un attentat contre le Président, donc, avec réexplication du contexte historique local lié à l'indépendance de l'Algérie, ancienne colonie française),
2/ et puis la chasse à grand renfort de motards de la police, qui se resserre autour du Chacal, le tireur d'élite qui avait répondu à la petite annonce de l'organisation.
Au début, j'ai paniqué quand j'ai découvert le portemanteau blondinet débarquer à l'aéroport, QUOI C'EST LUI LE CHACAL le dégingandé avec son air constipé et son insupportable accent breton, aie aie j'ai flairé de me retrouver dans un dessin animé de Tintin avec des espions. D'autant que les tronches des gendarmes, des agents des services secrets et des ministres auraient assuré dans l'Affaire Tournesol.
Par bonheur, j'ai été complètement rassuré, et même impressionné, parce que le chacal porte parfaitement son surnom : le film enchaîne les séquences où sont méticuleusement détaillées sa ruse, ses manières froides et calculatrices, sa détermination.
L'accordéon, les bérets, les moustaches, les peugeots attestent du talent des étrangers à filmer la France.

Amusons-nous dans le potager comme le moralise Voltaire dans Candide, je vais réclamer au père noël le fusil spécial qui éclate des pastèques. Bigeyes

  CHARLEY-ONE-EYE aka Charley le Borgne - Don Chaffey avec Richard Roundtree, Roy Thinnes, Nigel Davenport, 1973, Grande-Bretagne, 84m

Ben, un soldat noir, déserte l'armée après avoir tué un officier. Traqué par l'armée et par les Mexicains, il se retrouve perdu en plein désert, où il rencontre un Indien avec lequel démarre une relation difficile. Lorsque Ben se fait capturer par un chasseur de primes, l'Indien, qui s'est lié d'amitié avec Ben, lui porte secours.

Du réalisateur Don Chaffey, plus connu pour le classique de la Hammer One Million B.C., ou JASON et les Argonautes. Le quasi huis-clos dans le désert, centré sur deux personnages à première vue antipathiques s'avère étonnant et au final on se sera attaché à ces hommes dépareillés. Le mince budget aura probablement à l'équipe de mettre sur pellicule ce drame nihiliste comme il s'en faisait plus souvent à l'époque. Très peu vu à sa sortie, il met pourtant en vedette Richard Roundtree qui était en pleine gloire, suivant sa prestation dans Shaft. Totalement surprenant, Roy Thinness, méconnaissable vedette de la série Les Envahisseurs, est l'indien aux dialogues quasi inexistants. Tout un numéro d'acteur. Nigel Davenport est le chasseur de primes, un homme dont la cruauté n'a d'égal que le racisme bien détalé dans ce désert. La trame sonore viens ponctuer le récit de quelques morceaux de flute lancinants. Un film étonnant que l'amateur de western saura apprécier à sa juste valeur.

Le dvd d'Artus Films offre en suppléments Le blanc, le noir, le rouge, par le spécialiste Alain Petit, un diaporama d'affiches et photos ainsi que les bandes annonces de la collection Western européen. Version originale anglaise avec sous-titres français en option. Mario Giguère

Les CHIENS DE GUERRE aka THE DOGS OF WAR - John Irvin avec Christopher Walken, Tom Berenger, Colin Blakely, Paul Freeman, Hugh Milliais, Jean-François Stévenin, Winston Ntshona' 1991, Grande Bretagne, 1h42

Basé à New York, Jamie Shannon est un mercenaire. Il parcourt le monde de conflit en conflit, de barbouzerie en barbouzerie et se fait grassement payer pour cela. Il accepte de se rendre, pour le compte d'une grande compagnie britannique, au Zangaro, petit Etat d'Afrique de l'Ouest dirigé par un despote sanguinaire. Son but : sonder le terrain préalablement au renversement du dictateur en place et à son remplacement par un dirigeant fantoche à la solde de la grande entreprise susmentionnée...

Le film de mercenaires (contemporains, pas LES SEPT MERCENAIRES et ses dérivés, qui étaient des westerns...) eut son heure de gloire à partir du milieu des années soixante-dix. Ce sous-genre d'ascendance britannique eut pour "founding father" Andrew McLaglen, auteur des OIES SAUVAGES, œuvre emblématique et séminale. Le film de mercenaires a le mérite de désacraliser le pseudo-héroïsme des bidasses, ce travers qui rend bien des films de guerre absolument insupportables à regarder, en mettant en scène des protagonistes davantage mus par l'appât du gain que par un quelconque idéal, même si, comme l'on s'en doute, ce ne sont que rarement des grands humanistes.

Ces CHIENS DE GUERRE s'imposent comme un petit classique à réévaluer. Basé sur un roman de l'alors très bankable Frederick Forsyth, le film de l'Anglais John Irvin (CITY OF CRIME) a beaucoup de qualités, outre son script robuste et bien (co-)écrit (Michael Cimino est annoncé "uncredited" par imdb, je n'en sais pas plus) : un juste équilibre entre tension et action proprement dite, une description minutieuse de la préparation du raid (ailleurs souvent sacrifiée au profit de la baston), des décors exotiques bien choisis (censé se passer en Afrique de l'Ouest, LES CHIENS DE GUERRE ont été en partie tournés au Belize, l'ex-Honduras britannique), une très belle photographie signée Jack Cardiff et surtout un casting remarquable. On reconnaît notamment un Tom Berenger juvénile et sévèrement burné à défaut d'être déjà passablement buriné, un Paul Freeman d'avant la gloire spielbergienne, ainsi que Jean-Pierre Kalfon et Jean-François Stévenin, subtilement utilisés pour leur "francité". Mais le film ne serait rien sans la prestation majuscule de Christopher Walken dans le rôle principal, impressionnant de présence et de justesse dans tous les registres requis. Pour Shannon, administrer la mort équivaut à sauver sa vie, et Walken donne la pleine mesure de ce funeste paradoxe tout au long du film. Stelvio

La CIBLE HURLANTE aka SITTING TARGET - Douglas Hickox avec Oliver Reed, Ian McShane, Jill St John, Edward Woodward, Frank Finlay, 1972, Grande-Bretagne, 1h30

Bandit de grand chemin, Harry Lomart (Oliver Reed) purge une longue peine de prison. Lors d'un parloir avec sa femme Pat (Jill St John, la Bond Girl de DIAMONDS ARE FOREVER), celle-ci lui avoue qu'elle a décidé de refaire sa vie avec un autre homme. Dès lors, Lomart n'a plus qu'une obsession : s'évader pour tuer son infidèle épouse...

Après Michael Caine dans GET CARTER et Richard Burton dans VILLAIN, c'était au tour d'Oliver Reed, autre grand acteur anglais, d'incarner un gangster, à cette époque où le film noir anglais était en plein renouveau. Plus encore que ses deux prédécesseurs, cette CIBLE HURLANTE est une série noire, tendue et nerveuse à souhait. Le scénario est simple et sans fioritures, ordonné autour de cette sainte trilogie : évasion-cavale-vengeance. Et la fin n'offrira aucun happy-end, cela va sans dire ! Les scènes de prison figurent parmi les meilleures jamais tournées - elles le furent à "Arbour Hill et Kilmainham, deux institutions pénitentiaires tristement célèbres dans l'histoire de l'Irlande", précise la jaquette de la VHS française d'époque. La cavale se déroule à un rythme soutenu, avec notamment une fuite par la voie fluviale, en bateau de tourisme (!). Quant à la vengeance, elle sera implacable, mais comment pourrait-il en être autrement lorsque c'est Oliver Reed, bestial et furibard comme jamais, un vrai bloc de testostérone, qui en est le bras armé ? Plus connu des amateurs de cinéma de genre pour son excellentissime THÉÂTRE DE SANG avec un génial Vincent Price, Douglas Hickox prouvait là qu'il avait bien du talent pour faire parler la poudre ! Stelvio

CIRCUS OF FEAR - John Llewellyn Moxey avec Christopher Lee, Leo Genn, Margaret Lee, sUZY kENDALL, kLAUS kINSKY, 1966, Royaume Uni/Allemagne, 90m

Un audacieux vol est commis sur le pont de Londres, malheureusement avec un mort non prévu. Une partie de l'argent est cachée dans les quartiers d'hiver d'un cirque. C'est dans cet endroit rempli de gens louches qu'un inspecteur de police calme et détaché va rapidement chercher le voleur et accessoirement le coupable d'une série de meurtres tous commis avec des coüteaux de lanceur de cirque. Parmi les suspects, Mr Big, un nain qui fait chanter Gregor (Christopher Lee), dompteur de lion défiguré qui porte toujours sa cagoule, Mario, lanceur de coüteaux très jaloux de Gina (Margaret Lee), qui le triche effectivement ou un vagabond (Klaus Kinsky) qui garde son identité secrète et qui recherche l'argent caché !

Si le synopsis est quelquepeu excitant et basé sur un roman d'Edgar Wallace, la réalisation est molle et on ne parvient pas a vraiment créer le suspense auquel on s'attend. Quelques questions irrésolues n'ajoutent pas au change et on se demande encore comment Christopher Lee a pu se laisser convaincre de jouer la majeure partie du film cagoulé ! Les performance des ravissantes Margaret Lee et Suzy Kendall ajoutent un charme bienvenue. Klaus Kinsky a un second röle a la présence limitée mais il dégage comme souvent une aura de malveillance palpable. Pas vraiment une réussite, mais ça vaut en partie le détour. Mario Giguère

CODE 46 - Michael Winterbottom, 2003, Angleterre

Dans quelques années, et ce n'est un secret pour personne, nous seront tous suivis, fichés, classés, et si par malheur nous nous trouvons être des personnes socialement instables, on nous mettra "de côté". Bien entendu les lois auront quelque peu évoluées. Dans CODE 46, le monde ne semble être plus qu'un seul et même état divisé en deux. D'une partie nous avons le monde "dirigé" où il fait bon vivre, de l'autre le monde "reclus" dans lequel il n'est pas toujours aisé de trouver tous les jours de quoi manger. Les peuples du monde entier parlent le même langage, un amalgame de toutes les langues existantes avec une forte dominance anglaise. Le code 46 en question est une loi une qui fut élaborée suite à la prolifération des êtres humains créés via fécondation in vitro ou clonage. Les conséquences de ces pratiques ont été de créer à travers le monde des humains à la chaîne ADN identique mais qui ne se connaissent absolument pas. Le code 46 interdit à toutes personnes de même ADN d'avoir des relations sexuelles. Si les personnes en question ne sont pas au courant de cet état de fait, des mesures seront prises pour leur faire oublier leur aventure pour que leur relation n'ait plus de suite. Dans le cas où l'un ou l'autre des partis serait effectivement au courant de la situation et qu'ils copulent malgré tout, ils encourront de graves représailles.

William (Tim Robbins), inspecteur doté de dons quasi télépathiques, se rend à Shanghai pour mener une enquête sur une affaire de faux papiers. Il rencontre Maria (Samantha Morton) qu'il sait coupable mais ne peut s'empêcher de la protéger. Ils tomberont amoureux sans savoir bien entendu qu'ils enfreindront le code 46... 

Le réalisateur de BUTTERFLY KISS signe ici une histoire d'amour sur fond d'anticipation. On ne s'attarde pas trop sur l'aspect moral ou social des règlements ou modes de vie existants dans ce futur potentiel tant ceux-ci semblent justifiés au cours du récit. Le spectateur s'attache avant tout aux deux personnages principaux sans vraiment prendre en compte l'aspect science fictionnel qui reste une toile de fond nécessaire au récit certes, mais il évite d'en coller plein la vue avec une quantité d'artifices inutiles comme le ferait Spielberg. On assiste à une histoire d'amour belle et désespérée, illustrée par une photographie en scope absolument magnifique, dont on sait l'issue malheureusement impossible. CODE 46 n'est pas un grand film de science-fiction, ni un grand film d'amour... ni un grand film tout court en fait, mais il est très beau, aussi bien au niveau visuel que narratif, et apaise d'une certaine manière l'esprit malgré son aspect dramatique et malheureux. Kerozene

site officiel: www.mgm.com/ua/code46 

COLD AND DARK - Andrew Goth, 2005, Angleterre   

John Dark est un bon flic. Ses méthodes sont peut-être un peu dures, mais elles ne sont rien en comparaison de celle de son coéquipier, Mortimer Shade dit " le Gouverneur ". Le Gouverneur, c'est un mec qui ne se fringue qu'avec des frusques grande classe, du sur-mesure tiré à quatre épingles, et qui cogne sur les raclures comme un combattant de free-fighting. Le duo possède une réputation de flics borderline mais personne ne coffre les méchants aussi bien qu'eux. Leur objectif : coincer une saloperie surnommée Einstein. Et c'est en suivant une piste menant à ce criminel notoire que nos compères tombent dans un traquenard glauque à l'issu duquel le Gouverneur se retrouve mort... Mais quelques gouttes du sang d'une victime suspendue dans les airs tombent dans sa bouche... Le Gouverneur se relève brusquement, atteint d'une forme de vampirisme inédite : son appendice suceur d'hémoglobine surgit de la paume de sa main pour pénétrer le corps de ses victimes. Dès lors, impossible pour Shade de ne pas tuer pour se nourrir, et convaincu que ce nouveau don est une sorte de divine providence, il se croit investit d'une mission consistant à ne bouffer que du criminel dégueulasse. Dès lors, Dark et Shade vont laisser une série de cadavres déchiquetés derrière eux au point de mettre la puce à l'oreille de l'IGS.
Ce film, mi polar stylisé, mi vampire flick new wave, a un potentiel évident. Le sujet de base n'est pas sans intérêt, en particulier lorsque le personnage de Dark accepte la condition de son partenaire et cautionne ses actes sanglants. Malheureusement, outre un final gentiment moralisateur, le film accuse d'un manque de savoir faire évident. Le scénario est bordélique et la mise en scène hésitante, le spectateur se perd entre la voix off de Dark et une accumulation de scènes liées entre elles de manière maladroite créant ainsi des confusions de temps et de lieu - rien que ça. On ressent également une volonté certaine de dépeindre un milieu glauque et sordide, comme en témoigne le type qui pompe des bites dans des chiottes miteuses ou les corps lacérés pendus au bout de chaînes, mais le film ne va pas au bout de ses ambitions et peine à convaincre à ce niveau. Autrement dit, narrativement parlant, on assiste à un four total. Le réalisateur, qui signe ici son premier film, semble plus attaché à soigner sa photo. Mais même si son cinémascope fait illusion par moment, certains cadrages laissent à désirer. Pour le reste : un peu de gore, un soupçon de sexe et un ou deux personnages qui se démarquent du lot, comme le chef de la police portant un kilt et qui pousse des balles de golf dans un crâne de chien posé sur le sol de son bureau ou encore ce chauve rondouillard au faciès de poupon, sorte de détective spécialisé dans les affaires paranormales.

Site officiel: www.sheerfilms.com  Kerozene

The COLD ROOM - James Dearden, 1984, Royaume Uni 

1984. Carla, une adolescente anglaise dont les parents sont divorcés, part rejoindre son père à Berlin. Leur relation est plutôt houleuse et il s'agit là de leur première rencontre depuis des années. Ils se rendent alors à Berlin Est où il mène des recherches à titre professionnel et entretient une relation avec une femme bien plus jeune que la mère de Carla. Le père et la fille s'installent dans un petit hôtel austère et assez rapidement, Carla entre dans un mode conflictuel que son père tente de gérer de la manière la plus diplomatique qui soit. Très vite, la jeune fille commence à avoir des visions étranges. Notamment celles d'un boucher hachant de la viande dans une échoppe visiblement fermée depuis des années. Puis elle découvre une pièce condamnée en arrachant les planches du mur derrière son armoire. Cette pièce, en réalité l'ancienne chambre froide de la boucherie, abrite un jeune dissident affaibli par la faim et la fatigue. Carla se lie alors d'amitié avec lui, vole de la nourriture pour le sustenter et fini par en tomber amoureuse. Mais cette romance possède quelque chose de bancale, elle ne tourne pas très rond, et pour cause: le jeune homme était un juif qui avait trouvé refuge dans la chambre froide durant la deuxième guerre mondiale et il avait été aidé par la locataire de la chambre de Carla, une certaine Christa. Carla, possédée par l'esprit de Christa, rétablira bien malgré elle la vérité sur un drame sordide.

Le fantastique de "The Cold Room" est un fantastique sobre, traité un peu à la manière du "Locataire" de Polanski. Sauf que Dearden n'est pas intéressé par les sentiments d'oppression et de paranoïa comme le fut le réalisateur franco-polonais. Lui est plus motivé par un discours sociopolitique et tient à marquer la rupture qui existe entre l'Allemagne nazie et l'Allemagne de l'Est, comme pour briser les éventuels amalgames qui existeraient dans l'esprit des spectateurs. Pas franchement passionnant pour autant, "The Cold Room" aura tout de même raflé le Prix Spécial du Jury au festival d'Avoriaz en 1985 qu'il partagea avec "La Compagnie des loups" de Neil Jordan. Kerozene

COMPANY OF WOLVES - Neil Jordan, 1984, États Unis/Angleterre

L'histoire du petit chaperon rouge, avec des loups-garous, j'ai trouvé ca très intéressant et ca sort de l'ordinaire. Il y a même la mère-grand qui n'arrête pas de mettre en garde la petite chaperonne de ne pas faire confiance aux hommes dont les sourcils se touchent ,et de ne jamais quitter le sentier : une sorte de morale qu’il faut faire attention aux homme dans la vie ? Y a également les célèbres phrases du genre : comme vous avez de grandes oreilles , grandes dents, de grands bras?? connaissez pas celle-là ? La fin est surprenante, pas du tout la même fin que dans le conte, loin de là. Les décors sont féeriques, les FX sont très bien réussis. Le seul point faible du film sont peut-être les moments poétiques chiants et longs, mais ca ne brise pas le charme du film. Rana

The CONTRACTOR- Josef Ruznak avec Wesley Snipes, Lena Headley, Eliza Bennett, Charles Dance et Ralph Brown, 2007, Angleterre, 105m

Un tueur à gages, James Dial, est engagé pour aller à Londres et éliminer un terroriste qui lui a échappé quelques années plus tôt. Après avoir réussi sa mission, les employeurs de Dial se tournent contre lui et il est embarqué dans une histoire où il est à tord accusé du meurtre du flic le plus respecté de Londres. Notre héros doit donc se cacher pour préparer sa vengeance et il aura droit, à l'aide inattendue d'une jeune fille de 12 ans et d'une jeune policière.

Vraiment, j'ai pas aimé. On s'attend à un film d'action, merde, pas à un drame mou saupoudré de trois scènes d'action qu'on a l'impression d'avoir vu 100 fois. En plus, il y a de quoi être déçu par un scénario qui a déjà été utilisé maintes fois avant et avec un bien meilleur traitement. Le pauvre Wesley Snipes a l'air vraiment perdu dans un rôle qui offre très peu de défis et d'intérêt. En fait, la seule personne qui se démarque dans ce film très fade, c'est la jeune Eliza Bennett qui aura probablement un très bel avenir. Josef Rusnak, aura relevé le défi de faire un film encore plus plate que son dernier, 13TH FLOOR, faut le faire. À éviter. Abba

CREEP- Christopher Smith avec Franka Potente et Vas Blackwood, Angleterre, 2004, 85m

Kate, jeune femme fortunée et au train de vie Paris Hiltonien, a l'occasion de sa vie en sachant où George Clooney, de passage à Londres, va passer sa soirée. Malheureusement, elle ne pourra pas rencontrer le fameux acteur car le sommeil la gagnera en attendant le métro. Kate se retrouve donc prisonnière du Métro, les portes étant tous fermées. Peu de temps après, une de ses connaissances masculines tente de la violer et heureusement/malheureusement, un étrange individu attaque le salopard mais ensuite, part à la recherche de Kate, tuant tout le monde sur son passage.

Le premier long métrage de Christopher Smith, CREEP, laissait prévoir de belles choses pour le futur du jeune réalisateur anglais. Y allant par la suite avec SEVERANCE, une comédie-horreur plutôt efficace, Smith s'était d'abord intéressé au slasher plus conventionnel. CREEP est LOIN d'être parfait et comporte quelques aspects agaçants mais il réussi quand même à se rattraper avec une deuxième partie merveilleusement excitante. Quand même assez étrange de voir un film aussi bipolaire, chiant à fond dans la première partie mais hyper intéressant et bien foutu dans la deuxième. Premier problème de la première partie, ça n'avance pas du tout, le rythme est d'une lenteur somniphérique et on passe pas mal trop de temps à s'attarder sur le personnage de Franka Potente. Vous me direz que c'est une étape presque obligatoire que de vouloir approfondir le personnage principal pour ensuite le voir progresser, effectivement. Mais même mon profond respect pour Franka Potente, une excellente actrice, n'a pas pu me faire m'attacher à un personnage aussi antipathique et énervant que celui que doit jouer notre actrice. Sincèrement, elle aurait pu crever au milieu du film que je m'en serais autant bien porté. Quand en plus, un personnage intéressant vient s'ajouter à l'histoire et qu'on doit le voir mourir on se dit '' BEN MERDE TUE L'AUTRE GARCE SALE CON''. Autre chose énervante, ÇA MANQUE DE SENS À EN DEVENIR NIAISEUX ! Va falloir m'expliquer comment de un, on peut s'endormir dans le métro et qu'aucun garde ne puisse venir vous réveiller, mais bon sans ça y'a pas de film mais qu'un énergumène décide d'attendre quoi, une heure sans lui non plus se faire sortir du métro, pour ensuite tenter de violer la fille, faut vraiment vouloir. D'autres éléments sont douteux mais bon, j'ai pas le goût de m'y attarder. Les bons côtés maintenant car il y a en beaucoup. D'abord, le film prend son envol à le seconde même où on voit le tueur, qui a un look d'enfer et qui est joué avec une belle intensité par Sean Harris, dont j'ignorais l'existence avant ce film. Le spectateur se tient sur le bout de son siège, on assiste à une accumulation de scènes pas tellement innovatrices, mais efficaces qui ne font que rendre un intérêt croissant au film. Smith ne rentre dans le piège de miser son suspense sur le '' BOO LE TUEUR SORT DE NULLE PART ET TE FAIT LA PEAU'', il va plutôt laisser son tueur maltraiter une pauvre SDF pour ensuite, laisser le spectateur comprendre que l'affrontement final entre lui et notre héroïne doit et va arriver. Le film est assez généreux en sang et en effets gore, avec un superbe dénouement bien sanglant à la fin. Dernier hic, cette espèce de fin que je trouve malheureusement un peu trop prétentieuse à qui on voit un désir d'être originale, mais qui se révèle à mon sens complètement à côté de la plaque. Abba

CRESCENDO aka Le Mannequin Défiguré - Alan Gibson avec Stefanie Powers et James Olson, 1970, Angleterre, 96m 

Une infirmière américaine est envoyée dans un manoir en Angleterres pour s'occuper d'un jeune homme infirme surprotégé par sa maman. La femme de ménage de l'endroit est par contre très louche et maintient une étrange relation avec le jeune homme, le tenant accro à de la drogue pour lui faire oublier ses malheurs. Mais quand cette dernière meurt et que notre infirmière développe des liens étroits avec son patient, tout annonce qu'elle pourrait être la prochaine sur la liste.

Dans la série des thrillers de la Hammer, CRESCENDO n'est pas très connu, mais néanmoins, ce film assez court est très agréable. L'histoire est très confuse, ne donne pas beaucoup d'indices et se dirige vers une fin assez étrange ou on entre dans un over the top assez exagéré mais quand même plaisant et qui fait qu'on termine un film ordinaire avec une fin amusante, qui donne au film un titre qui se justifie. Le reste de la progression n'est pas mauvaise mais on manque cruellement de scènes fortes et un passage à vide remplit d'ennui se forme au milieu du film. La musique est magnifique et baigne le film dans une belle atmosphère classe avec des côtés un peu décadent. Stefanie Powers est absolument splendide et malheur, j'avais la version censuré où ne voit pas ses merveilleux atouts! Déception car quand voit peu de sang, on aimerait voir un peu de peau! Thriller dans la moyenne donc, plaisant. Abba

CROSS OF IRON aka Croix de Fer Sam Peckinpah avec James Coburn, Maximilian Schell, James Mason, David Warner, Klaus Löwitsch, Vadim Glowna, Roger Fritz, Dieter Schidor, Fred Stillkraut, Senta Berger, 1977, Grande-Bretagne/Allemagne/Yougoslavie, 133m

1943: sur le front russe en Crimée. Les armées allemandes battent en retraite devant les soldats soviétiques et ne se font plus d'illusions sur l'issue de la guerre. Le sergent Steiner et son peloton continuent toutefois de se battre pour survivre en attendant de pouvoir rentrer en Allemagne. Arrive alors le capitaine Stransky, qui a demandé à se faire muter sur le front russe dans le but d'obtenir la Croix de fer, la plus haute distinction et décoration militaire du Reich pour bravoure au combat. Steiner a déjà obtenu cette croix depuis longtemps et comme en plus Stransky n'aime pas l'attitude de celui-ci, une antipathie profonde et dangereuse se développe entre les deux hommes. Lors d'une contre-attaque allemande, Steiner est blessé et transporté à l'hôpital pour six mois. Lorsqu'il revient à son poste, Steiner refuse de signer un témoignage permettant à Stransky d'obtenir la fameuse Croix de fer car Stransky a menti dans son rapport afin de pouvoir l'obtenir. Furieux envers Steiner, Stransky se venge en omettant volontairement de lui transmettre un ordre de repli lors d'une attaque des Soviets. Steiner et son peloton réussissent toutefois à se faufiler difficilement à travers les lignes ennemies pour rejoindre leur camp. Ayant appris leur probable retour, Stransky profite de la confusion pour ordonner que l'on ouvre le feu sur eux. Steiner échappe au massacre et il force Stransky, dans un éclat de rire cynique, à venir avec lui attaquer l'armée soviétique au lieu de battre en retraite pour "lui montrer comment se gagne une Croix de fer".

Sous l'égide d'un producteur allemand spécialisé dans le cinéma pornographique et d'un groupe de producteurs britanniques, Sam Peckinpah a réalisé un chef-d'oeuvre du film de guerre. En tant qu'artiste du cinéma se spécialisant notamment sur l'exploration de la violence, Peckinpah se devait logiquement de réaliser un film de ce genre très populaire. Il a toutefois eu l'idée géniale d'en contourner plusieurs codes et clichés pour offrir un portrait férocement cynique et antimilitariste de la guerre. C'est ainsi que l'auteur a évacué l'héroïsme guerrier, la reconstitution historique des évènements et le manichéisme habituel opposant les soldats alliés face à ceux de l'Axe au profit d'un conflit humain entre deux protagonistes allemands (une première dans le genre!) face un univers qui s'écroule ou se décompose physiquement et moralement devant eux. Les scènes de batailles (truffées d'effets de style que l'on retrouve généralement dans les autres films de Peckinpah) sont donc paroxystiques et secouent vraiment le spectateur par leur extrême violence, plus encore que la séquence d'introduction de "SAVING PRIVATE RYAN" de Spielberg tournée pourtant 20 ans plus tard. L'intrigue est magnifiquement écrite car elle cultive l'ambiguïté et la complexité avec maestria dans sa façon d'explorer les relations entre les deux principaux personnages (Stransky et Steiner of course!) pour s'autoriser des développements surprenants et originaux dans le récit qui le font sombrer dans un pessimisme et une ironie totalement absolus généralement chers à Peckinpah. Par ailleurs, la mise en scène, en plus d'être personnel, s'avère techniquement efficace car on n'a jamais l'impression que le budget du film est très ordinaire en le regardant. À la fois rigoureux et impertinent, maîtrisé et libérateur, tragique et mordant, "CROSS OF IRON" est du grand cinéma comme on n'en fait plus. Un vrai joyau du septième art où tous les acteurs sont formidables. Voici pour conclure la citation de Bertold Brecht employée par Peckinpah vers la fin du film qui en résume très bien l'esprit:

"Ne vous réjouissez pas de la défaite du monstre car, à travers le monde qui l'installa, puis l'arrêta, la putain qui l'a engendré est toujours en chaleur." Mathieu Lemée

CUL-DE-SAC - Roman Polanski, 1966, Angleterre 

Ce film de Polanski est plus représentatif de ses débuts que de ce qui allait suivre, même si certains moments indiquent néanmoins la route qu'allait prendre le cinéaste à la fin des années 60 et au début des années 70.

La trame de base peut rappeler légèrement celle de What : deux truands blessés tombent en panne près d'un château bizarre. L'un d'eux s'y rend et persuade les habitants du château de leur venir en aide, mais toute une faune de personnages bizarres s'agite dans ce décor inusité.

Beaucoup de dialogues souvent drôles et un esprit proche du théâtre de l'absurde (on pense parfois à Ionesco ou Beckett) signalent les influences de Polanski à cette époque. Côté interprétation, on a notamment droit à un Donald Pleasence encore jeune (mais chauve comme d'habitude) qui s'en tire très bien dans le rôle d'un pleutre peu reluisant. Françoise Dorléac (la sœur " sans-succès " de Catherine Deneuve) a dû émoustiller le public international par ses poses suggestives et ses scènes de nudité fréquentes (mais furtives) ce qui, dans le cadre d'un cinéma de répertoire noir et blanc, a sûrement aidé l'aspect commercial du film. Ou y retrouve aussi une débutante : Jacqueline Bisset, dans le rôle d'une femme superficielle qui lâche deux répliques témoignant de son obsession pour les marques de commerce.

Le film est donc imprévisible, intellectuel, doté d'un humour singulier et d'une fin imprévisible. J'avoue préférer les œuvres ultérieures et plus sérieuses (comme The Tenant), mais Cul-de-sac vaut quand même un visionnement. Howard Vernon

DALEKMANIA, documentaire de Kevin Davies, 1995, Angleterre

En 1965, Milton Subotsky produit une adaptation du serial Dr Who and the Daleks pour le grand écran. Au moment de sa sortie les Daleks sont à la télévision dans un serial légendaire de douze épisodes et la folie DALEK s'empare de toutes le cours d'écoles en Angleterre. Le documentaire retrace la réalisation des deux films produits, le deuxième, DALEK INVASION EARTH 2150 A.D., au budget plus considérable, ne rapportant pas autant de revenus. Témoignage d'acteurs, de collectionneurs, bande annonce originale et bande annonce américaine, française et italienne, extraits d'un métrage amateur, entrevue avec TERRY NATION, le créateur des robots qui ont fasciné des générations. J’aurais espéré quelques mots sur le succès de ces mutants au cours des décennies qui ont suivi, mais le documentaire est très centré sur les deux films. 57 minutes bien tassées. Mario Giguère

The DAY OF THE TRIFFIDS aka REVOLT OF THE TRIFFIDS - Steve Sekely, 1962, Angleterre 

C'est à la suite d'une pluie d'astéroïdes provoquant un festival céleste de lumières chatoyantes, que l'humanité se voit atteinte de cécité. Seuls quelques chanceux qui n'ont pu assister au spectacle nocturne s'avèrent capables de constater l'étendue de la catastrophe: les villes sont arpentées par des non-voyants effrayés, des voitures accidentées encombrent les rues, les avions en volent ne peuvent atterrir, les trains ne peuvent s'arrêter en gare et des incendies se déclarent un peu partout dans le monde. Une catastrophe ? Et pourtant, ce n'est pas tout. La planète se voit en plus de cela envahie par les triffides, d'infâmes plantes carnivores extraterrestres capables de se déplacer de façon autonome et dévorant les êtres humains en les saisissants entre leurs tentacules visqueux. Hideuses, hautes de plus de deux mètres, résistantes aux balles et à l'électricité, quelques survivants tenteront de découvrir le moyen de leur faire face.

Un film de SF catastrophe aux relents d'apocalypse avec des monstres extraterrestres au look de poireaux déglingués ? Comment donc résister à un concept aussi alléchant... Évidemment, le réalisateur inclut différents éléments dramatiques témoignant de la détresse engendrée par la cécité à grande échelle: on rencontre une horde de voyous fornicateurs, on assiste aux peurs d'une femme sur le point d'accoucher, etc. ... L'ambiance générale est prenante, les créatures aussi étranges qu'originales et le rythme efficace, autrement dit un petit must de la SF du début des sixties, auquel Freddie Francis aurait, paraît-il, officieusement participé à la réalisation. Kerozene

The DAY OF THE TRIFFIDS - avec Dougray Scott, Joely Richardson, Eddie Izzard, Brian Cox, 2009, Royaume Uni, 180m

La terre a été soulagée des gaz à effet de serre grâce au bio-carburant produit à partir des plantes nommées triffids. Arrive un évènement astronomique rare qui promet un spectacle visuel magnifique. Lorsque pratiquement tout le monde regarde ces lumières dans le ciel, un flash plus intense rend tout le monde aveugle. Pire, les Triffids, parqués dans des milliers de fermes hautement gardées car les plantes carnivores peuvent attaquer les humains, s'évadent et le chaos est total. Nous suivront un spécialiste des Triffids qui a gardé la vue parce qu'il était soigné suite à une attaque de triffid, une journaliste et les survivants voyants qui se regroupent sous l'emprise d'un militaire, mégalomaniaque.

Excellent adaptation du roman classique, déjà mis en film en 1962 et également en minisérie en 1981, également par la BBC. Des effets spectaculaires, des triffids encore plus grands et impressionnants et des acteurs de calibre pour un drame qui, malheureusement peut sentir le réchauffé. Ce n'est pas tant la faute de l'équipe en place, mais bien d'un autre film britannique très connu qui a littéralement pompé le livre de Wyndham: 28 DAYS LATER. Le spectateur est donc devant une intrigue et des motifs familiers, mais le scénario est bien ficelé et la fin ouverte évite un happy ending. J'en redemande. Mario Giguère

A DAY OF VIOLENCE - Darren Ward, 2010, Royaume Uni 

Mitchell est un dur à cuire. Son job: récupérer les créances de son boss mafieux. Ses méthodes sont radicales, voire brutales. Et le jour où il débarque chez Hopper, un vieux fumeur de bong menteur comme un arracheur de dents, il décroche le jackpot en mettant la main sur 100'000£ cachées dans un pauvre pouf miteux. Plutôt que de se la jouer profil bas, Mitchell empoche le butin, tranche la gorge du vieux Hopper, plaque son boss, et postule chez un autre mafieux qui est justement sur le point de vouloir récupérer 100'000£ chez ce vieux pourri de Hopper...

A l'opposé des films de truands britanniques cool et stylisés d'un Guy Ritchie où tout le monde - même les méchants - sont attachants, "A Day of Violence" s'impose comme un gros uppercut crasseux et putassier qui n'a qu'une seule et unique raison d'être: rentrer dans le lard. Et pour ce faire, Darren Ward y va tête baissée en misant à fond sur la vulgarité et l'hémoglobine qui éclabousse, un peu à la manière de Lucio Fulci avec sa fameuse "Guerre des Gangs" en son temps, mais avec moins de moyens, un tournage en vidéo et un tempérament autrement plus provocateur. S'étalent ainsi à l'écran quelques scènes hyper sanglantes dignes des torture-porn les plus extrêmes à commencer par la gorge tranchée du pauvre Giovanni Lombardo Radice ("Cannibal Ferox") qui pisse le sang comme un porc à l'abattoir. Suivent alors une éprouvante émasculation, un arrachage de dents, de multiples pains dans la gueule et des impacts de balles qui font passer le "Scarface" de DePalma pour une séquelle de "The Naked Gun". "A Day of Violence" n'est certainement un modèle de mise en scène, bien que Ward ne se débrouille pas si mal compte tenu du peu de moyens qu'il a à sa disposition, mais la motivation est clairement orientée vers les excès de bidoche qui raviront n'importe quel amateur de pelloches gores, et certainement personne d'autre. Kerozene

DEAD MAN'S SHOES - Shane Meadows, 2004, Angleterre

De retour chez lui après sa destitution de l'armée, Richard (l'excellent Paddy Considine, Bourne Ultimatum, In America), décide de régler ses comptes avec les trouducs qui font mauvais parti à son frère simple d'esprit.

Petit film indépendant et par le fait même passé inaperçu en nos contrées, je dois avouer que ce fut un uppercut. Mené par une mise en scène sobre mais d'une efficacité redoutable, de jeux d'acteurs d'un grand naturel a la limite du cinéma-vérité, d'un scénario qui ,sans réinventer le ''Vigilante Flick'', ne recule devant rien pour nous montrer les châtiments avec ce côté dark maintes fois mal exploité (ou carrément risible) dans ce genre de cinéma... Meadows et Considine (les deux scénaristes) ne font définitivement pas dans la dentelle et c'est parfait pour moi...Car malgré un sujet casse gueule et une toile de fond dont plusieurs s'y serait cassé les dents, Meadows nous trace un portrait pessimiste de cette jeunesse anglaise en manque d'avenir et de leur combat quotidien pour une place au soleil... Considine qui, tel un ange exterminateur, promène son faciès particulier de anti-héros impitoyable mais ô combien émouvant, nous montre l'étendu de son immense talent (même avec un masque a gaz)...  

Il est impératif de découvrir Dead Man's Shoes, il fait partit de ces petits films qui n'arrivent ici qu'en direct-to-dvd. La quantité astronomique de bouzes et de mauvais films présentés dans nos salles obscures nous fait vraiment regretter d'être si près du pays de Barack....Pierre Beaulieu

DEAD OF NIGHT aka AU COEUR DE LA NUIT - Alberto Cavalcanti avec Charles Crichton, Basil Dearden, Robert Hamer, 1945, Grande-Bretagne

AU COEUR DE LA NUIT est en quelque sorte l'ancêtre de bien des films et séries: il s'agit de l'un des premiers (le premier ?) film fantastique à sketchs, formule qui fit les gloires de l'Amicus. Ici, un groupe de personnes se racontent des histoires à caractère paranormal qu'ils ont vécues. On passe ainsi d'anecdotes lugubres à de véritables récits d'épouvante comme cette histoire de miroir hanté en passant par de rocambolesques aventures comiques comme celle d'un golfeur poursuivit par le fantôme de son ancien ami devenu son rival en amour. L'histoire la plus mémorable est celle d'un ventriloque (Michael Redgrave) littéralement obsédé par sa poupée. Une histoire fascinante et effrayante qui sera reprise dans les grandes lignes dans le MAGIC de Richard Attenborough.

Inévitable donc de se dire que les films de l'Amicus qui suivirent furent directement inspiré par AU COEUR DE LA NUIT, mais on pense également à la série Twilight Zone, puis à Au-Delà du Réel, aux Contes de la Crypte. D'une certaine manière, toutes ces déclinaisons sont les "petits" d'AU COEUR DE LA NUIT. Mais sa force ne réside pas seulement dans son aspect de film précurseur mais aussi et surtout grâce à sa grande efficacité. Car 60 ans après sa sortie, le film n'a pas pris une ride et tient parfaitement la route. A voir absolument donc. Kerozene

DEATH MACHINE - Stephen Norrington avec Brad Dourif, Ely Pouget, William Hootkins, John Sharian, Martin McDougall, Andreas Wisniewski, Richard Brake, Alex Brooks, Stuart St-Paul, 1995, Angleterre, 100m

Dans un futur proche, une entreprise spécialisée dans la fabrication d'armes de haute-technologie, la Chaank Armaments, est vigoureusement critiquée par la population à cause de la mort d'innocents lors de l'expérimentation du projet Hardman visant à créer une machine de combat mi-humaine mi-robot. Nouvellement promue comme chef-exécutive de l'entreprise, Hayden Cale cherche à faire la lumière sur l'échec du projet. Elle découvre que son patron a engagé un véritable cinglé comme responsable de la conception des nouvelles armes, Jack Dante. Lorsque celui-ci tue son patron, Cale voit enfin l'occasion de le renvoyer de l'entreprise. Pour se venger d'elle, Dante lui envoie sa nouvelle création, le "Warbeast", une machine quasi-invulnérable extrêmement rapide pouvant détecter la peur de ses victimes et munie de mâchoires et de griffes métalliques puissantes. Au même moment, trois terroristes écologiques désireux d'exposer publiquement la Chaank pénètrent dans les bureaux de l'entreprise et prennent Cale et le chef de la sécurité en otages. Cale parviendra à s'allier avec les agresseurs afin d'échapper au monstre métallique de Dante tout en cherchant un moyen de quitter le bâtiment en vie.

Après avoir travaillé comme concepteur de trucages dans quelques oeuvres fantastiques et de S-F, Stephen Norrington passe à la réalisation pour la première fois avec un film à petit budget où il rend hommage à plusieurs films comme "ALIENS", "PREDATOR", "EVIL DEAD", "TERMINATOR" et j'en passe. Si les clins d'oeil sont évidents et les références faciles à deviner (par exemple certains personnages ont des noms de réalisateurs assez connus), cela ne gâche absolument pas le plaisir du spectateur devant la respectabilité du résultat. Le suspense se maintient bien, il y a suffisamment de variations neuves dans l'intrigue pour éviter la copie conforme, la conception du monstre métallique s'avère assez convaincante dans l'ensemble et par dessus-tout, l'auteur a eu l'idée d'injecter une forte dose d'humour de bonne venue dans son récit. Le métrage contient quelques scènes gores mais pas plus que d'habitude. Quant aux personnages, ils ont beaucoup de piquant dans leur conception. La mise en scène est énergique grâce à une variété de plans et un montage effervescent. Chez les interprètes, Ely Pouget a une certaine prestance dans le rôle de l'héroïne sans toutefois égaler une Sigourney Weaver et Brad Dourif est tout simplement sardonique et dément dans le rôle du scientifique fou Jack Dante. En résumé, ce film est une agréable surprise. À recommander! Mathieu Lemée

Une envie subite de revoir ROBOCOP, DIE HARD ou SATURN 3 ? Ne perdez pas de temps, visionner donc DEATH MACHINE, 

"un-trois-en-un signé" Stephen Norrington...

Dans un futur proche, la multinationale Chaank, spécialisé dans l'armement de pointe, expérimente une nouvelle arme baptisé "Hardman". Ces soldats mi-homme, mi-machine se révèlent être un vrai fiasco, et bientôt des bavures sur des innocents se multiplient. Devant la pression des médias, Hayden Cale, la vice présidente de Chaank, stoppe tous les projets en cours. Jack Dante, ingénieur loufoque et psychotique responsable de ces projets, pète alors son plomb et lâche sur sa hiérarchie sa dernière trouvaille. Un exo-squelette de métal à la mâchoire d'acier baptisé le "Warbeast" ! Hayden Cale restée tard se retrouve pris au piège de la tour Chaank avec un petit groupe de terroristes venus cette même nuit visiter les coffres de l'entreprise... Tous les ingrédients sont donc en place pour une action non-stop...

Et bien vous me croirez peut-être pas, mais ce curieux mélange ne fonctionne plutôt pas mal. Sans budget conséquent, Norrington nous concocte un petit film d'action assez sympathique, bien rythmée, aux effets spéciaux (domaine qu'il connaît très bien) plus qu'honorable. Le robot, à qui il manque de toute évidence une cervelle, est bourrin à souhait, les explosions fréquentes et les dégâts imposants... Un humour bien volontaire (il fallait oser appeler les principaux personnages Dante- John Carpenter ou même Sam Raimi !) parachèvera de belle manière cette série B qui mérite que l'on y jette un oeil ! Marc Evil

DEATH SHIP aka Le bateau de la mort - Alvin Rakoff, 1980, Angleterre/Canada 

Une bande de naufragés d'un bateau de croisière se retrouvent sur un bateau de torture Nazi hanté. Au menu archive de guerre: une femme devient transmutée en mangeant un bonbon; mort suspect et le capitaine (George Kennedy) devient fou allié, entend des voix et se prend pour un Nazi. Un film long et ennuyant avec quelques bons rares moments, en revanche la jaquette est super. Rana

The DESCENT - Neil Marshall, 2005, Angleterre

Sam, la quarantaine, est une femme qui fait régulièrement des escapades de sports extrêmes avec son groupe de copines. Et un jour se produit un drame irréparable lors duquel son mari et son enfant périssent dans un accident de voiture. Un an plus tard, histoire de la sortir de sa léthargie dépressive, ses amies lui préparent une aventure qui lui changera définitivement les idées: un trip de spéléologie dans des grottes aux profondeurs insoupçonnées au milieu des Appalaches. Commence alors une impressionnante descente dans les entrailles de la Terre... Mais suite à un malheureux éboulement il leur est impossible de rebrousser chemin. Et pire encore, ces grottes menaçantes renferment d'étranges créatures qui n'ont rien, mais absolument rien d'amicales... 

Après le très sympathique DOG SOLDIERS, Neil Marshall laisse tomber la testostérone gros calibre et revient avec une pelloche gratinée pleine de femmes, de frayeurs et de fureur. Fini le second degré des bidasses flinguant du loup-garou dans les forêts britanniques, et bonjour l'horreur pure et dure, le premier degré radical et la pétoche à faire bondir le plus blasé des spectateurs. Et côté efficacité, il n'y a rien à dire, jamais un film n'avait été aussi oppressant depuis le DARK WATERS d'Hideo Nakata, le must inégalé en matière de trouillomètre. Le film parvient dans un premier temps à créer un climat claustrophobique via l'avancée spéléologique de ses six femmes. Quasiment insupportable lors d'une scène dans un boyau aussi large que la cuvette de mes chiottes, le spectateur crispé et entièrement tendu en vient presque à en avoir la respiration coupée. Diablement efficace ! Sentiment rare au cinéma, il sera suivit par la découverte d'un monde souterrain fascinant mais radicalement hostile qui plongera le récit dans un ballet de violence cruelle et d'hémoglobine poisseuse. Et là où Marshall fait très fort, c'est qu'en plus de parvenir à faire un vrai film d'horreur sérieux, il emprunte des directions totalement inattendues en s'attachant réellement à ses personnages et crée ainsi une double intrigue aux conséquences ravageuses. Incroyable à la vue du résultat de constater que le film a connu une aussi grande distribution en salles, car tous les critères commerciaux en vigueur au sein du cinéma fantastique actuel semblent avoir été éradiqués: pas de jeunisme débilitant, pas de musique fun techno, neo-metal ou hip-hop, pas de têtes d'affiche en provenance de séries populaires, pas de montage vidéo-clippé, quasiment aucune image de synthèse et surtout un final étonnant. Cela tient presque du miracle. THE DESCENT est le premier film exclusivement féminin et qui possède une aussi solide paire de couilles ! Kerozene

www.thedescentthemovie.com

The DEVIL DOLL aka La POUPÉE DIABOLIQUE - Lindsay Shonteff avec Bryant Hollyday, Yvonne Romain, William Sylvester, Sandra Dorne, 1964, Grande-Bretagne, 77m

Mark, journaliste, assiste au numéro du célèbre Grand Vorelli, un hypnotiseur doublé d'un ventriloque qui a une poupée qui arrive à parler quand il boit et qui a le culot de marcher, sans artifice apparent. Décidé à trouver son secret, il demande à sa copine Marianne de suggérer à sa mère, qui organise une activité caritative, d'inviter le mystérieux homme et de l'occuper quelques minutes, le temps qu'il examine le pantin. Il ne découvre rien, mais continue son enquête, demandant à un ami sur le continent de fouiller son passé. Pendant ce temps, l'assistante de Vorelli meurt dans des circonstances troublantes et le spectateur assiste à des séquences qui laissent entrevoir un mystère déroutant.

Le rythme est lent, on est au début des années 60 et le tournage est en noir et blanc. Je suis par contre intéressé par la participation de la sensuelle Yvonne Romain, égérie de la firme Hammer. Tranquillement le climat deviens sordide, le vilain sadique hypnotise facilement les jolies femmes qui tombent dans son lit. Il n'hésite pas à éliminer ses adversaire et on peut se rendre compte qu'il porte une fausse barbe de manière discrète. C'est le genre d'indice que le scénario ne va pas nous expliquer comme si on ne se rendait compte de rien. on va aussi se rendre compte que sa nouvelle assistante, sans qu'on le dise ou le montre, est elle aussi rapidement tombée sous son emprise. La prestation de Bryant Hallyday est excellente et son regard et son langage non verbal subtil et laissent entrevoir des perversités inédites. Au coeur du film, l'idée du transfert d'esprit d'un corps vivant à un objet inanimé rappellera certaines lectures de la première moitié du 20ème siècle et les théories exotiques d'autres mondes. C'est donc bien plus intéressant que la prémisse annoncée peut le laisser supposer et j'ai été agréablement surprit par ce film. Une belle découverte qui récompense le cinéphile curieux.

En supplément sur le dvd d'Artus Films: Ventriloques et pantins, par Alain Petit; scène coupée et scène alternative, essentiellement de la nudité pour le public d'autres pays friands en la matière; diaporama d'affiches et photos, films-annonces de la collection British Horror. Audio français et anglais et sous-titres français disponibles. Mario Giguère

The DEVIL'S CHAIR - Adam Mason, 2006, Angleterre 

Nick West est un gars qui semble aimer les situations un rien incongrues. Et sans doute est-ce pour cela qu’il emmène sa copine, une jolie blonde un peu cochonne, dans un asile désaffecté. Là, normal, ils bouffent de l’acide et commencent à se faire des papouilles. Mademoiselle pose son joli popotin sur une chaise qui ressemble à une sorte de chaise électrique au design un peu rustique, et alors que le couple commence à triper en se tripotant, la miss est soudainement faite prisonnière par le meuble qui lui enfonce des tubes dans les bras et le cou et lui pompe le sang dans un mélange de hurlements et de gargouillis peu ragoutants.

Quatre ans plus tard, on retrouve notre pote Nick dans un asile psychiatrique. Pendant ces quatre années, des toubibs lui ont fait entendre raison, et il sait aujourd’hui que les chaises qui bouffent les gens, ça n’existe pas. Que tout cela n’était que le produit de son esprit malade. Et que sa copine a bien été découpée en morceaux, mais par ses propres soins. C’est alors qu’un toubib un peu illuminé entreprend de le faire libérer, en échange de quoi Nick doit le suivre lui et ses assistants sur les lieux du drame. Car il semblerait qu’il y a quelques décennies de cela, le directeur de l’asile en question menait des expérimentations mystérieuses autour de l’âme humaine, et que notre toubib barbu s’y intéresse de très près. Comme on peut s’y attendre, l’étude des lieux ne sera pas sans dommage pour le petit groupe, en particulier lorsque les protagonistes se verront propulser dans une dimension parallèle par la maudite chaise, une dimension où rôde une sorte de démon tentaculaire surmonté d’un crâne de mouton.

Cette petite série B n’a pas franchement la prétention de révolutionner quoi que ce soit, et c’est tant mieux, parce qu’elle n’y parvient pas du tout. Ceci dit, elle possède certains aspects pas désagréables, comme son décors de vieille bâtisse insalubre, son casting féminin forcément bien gaulé, ses effets gores parfois bien trash, son monstre complètement Z... mais les auteurs de la chose empruntent un ton étrange, décalé, dont on ne sait s’ils ont décidé de prendre les spectateurs pour des cons (on insulte ouvertement les amateurs de films d’horreur) ou si c’est pour déconner. A l’écoute du commentaire audio, et au vu de la filmo de ces messieurs, on penche pour la deuxième option. Mais tout de même... si le final se termine dans un bain de sang d’une brutalité plutôt effarante, celui-ci se voit précéder d’un twist à la con qui donne tout de même l’impression que certains n’assument pas complètement leurs fantasmes de réalisateur bisseux. Quoi qu’en disent les principaux intéressés. Kerozene

The DEVIL'S MEN aka land of the Minotaur aka La Secte des Morts-Vivants- Kostas Karagiannis avec Peter Cushing, Donald Pelasance, 1976, Royaume Uni/.tats Unis/Grèce

Des touristes disparaissent mystérieusement alors qu'ils visitent des sites archéologiques de la Grèce antique, enlevés par des cultistes vénérant un minotaure déifié auquel ils fournissent de nombreux sacrifices humains. Un prêtre irlandais accompagné d'un de ses vieux amis officiant en temps que détective privé décide d'enquêter sur ces obscurs évènements&ldots;

Que vous ayez déniché ce film sous son titre US, Land of the Minotaur, ou français, La secte des morts-vivants, autant vous prévenir tout de suite, ne vous attendez pas à la présence d'un monstre cornu sanguinaire et encore moins à celle de zombies en vadrouille. Ce The Devil's Men (enfin un titre qui correspond à son contenu) est un film fantastique tout ce qu'il y a de plus classique. Sous fond de rites païens et de sacrifices en tout genre, nous suivons les agissements d'un groupe de satanistes, vêtus de toges aux couleurs criardes et psalmodiant à tue-tête. Mené par le Baron Corofax (Peter Cushing), les affreux vénèrent un monstre légendaire élevé au rang de divinité, qui n'est autre qu'une statue de minotaure crachant des flammes et de la fumée par son museau. Voyez où mène l'abus de psychotropes... D'autant plus que ces derniers vont être traqués par un prêtre chrétien, le frère Roche (Donald Pleasance), armé de sa seule foi et de sa croix, sans oublier de se munir d'un peu d'eau bénite, ça peut toujours servir face à de vils serviteurs de Satan. Histoire un peu confuse donc, mais complètement à l'image du film qui mélange sans se soucier de quelque cohérence que ce soit le paganise, le satanisme et le catholicisme au petit bonheur la chance, autour une enquête ennuyeuse et manquant singulièrement d'ambition tissée par scénariste étant sans doute lui aussi sous l'emprise de substances prohibées.

Le film ne s'embarrasse donc pas d'une quelconque crédibilité, voulant juste profiter de l'engouement de la vague occultiste ayant débutée durant la fin des années 60 au travers de productions comme l'intemporel et terrifiant Rosemary's Baby, l'excellent The Devil Rides Out, eux-mêmes ayant engendrés de nombreux rejetons plus ou moins réussis dans les années 70, parmi lesquels on trouve par exemple The Demon Lover, To the Devil a Daughter, The Devil's Rain, et bien entendu The Devil's Men qui fait parti des moins intéressants, évitant tout de même de sombrer dans la nanardise la plus totale. On sent réellement que tout a été bouclé vite fait bien fait avec un budget qui semble plus que limité pour une production comme celle la, la plus grande partie de celui-ci étant sans doute destinée à payer la promotion du film, bâti sur la présence de Cushing et de Pleasance. Deux noms comme ceux la sur une affiche ne manqueront pas d'attirer le spectateur peu regardant, d'autant plus que ces derniers avaient déjà partagé l'affiche dans The Flesh and the Fiends ou From Beyond the Grave, deux films d'horreur vraiment réussis. Le reste du casting est en grande partie composé d'acteurs passables, surjouant la moindre expression sans se préoccuper d'une quelconque crédibilité. Ajoutons à cela que le doublage a été enregistré en post-production, ce qui n'arrange bien évidement pas les choses ici, avec des accents à couper au couteau qui changent d'une scène à l'autre.

Ne profitant absolument pas des merveilles architecturales et des superbes paysages de la Grèce pour donner un cadre historique solide à l'ensemble, le réalisateur se focalise entièrement sur les décors d'une caverne éclairée par des torches, un peu léger donc, même si par moments les parties musicales composées par l'excellent Brian Eno parviennent à instaurer une ambiance assez lugubre. Le film est également avare en ce qui concerne les effets spéciaux, quelques mannequins, du sang que l'on n'apercevra que sur la lame du couteau sacrificiel, voila tout ce à quoi l'on aura droit pendant que le récit se traîne en longueur, avant de se clôturer subitement à coups de vociférations du prêtre, brandissant un crucifix et balançant de l'eau bénite à tout va. Tout finit bien dans le meilleur des mondes donc, l'église nous a encore une fois débarrassée de ces vilains cultistes adorateurs du diable&ldots; Une production médiocre à réserver aux inconditionnels des deux acteurs principaux, bien que ces derniers n'excellent en rien ici, ou aux personnes intéressées par cette thématique tournant autour de pratiques occultes. Nachthymnen

Les DIABLES aka The Devils - Ken Russell, 1971, Angleterre 

Film historique trash et provoq à mort. C'est une production anglaise assez importante qui se passe en France pendant les guerres de religion, ce qui permet aux anglais de se foutre de notre gueule, mais bon l'intérêt n'est pas là. Rapidement, l'histoire (vraie !) est celle de l'abbé Grandier (joué admirablement par Oliver Reed) qui s'est fait dégommer par des sales types qui étaient dégoûtés qu'il aide les protestants. Vu qu'il est assez fornicateur sur les bords, il va se faire accuser d'être le diable. Bon ca semble pas délire mais bon, faut voir les gueules des personnages plus graves les uns que les autres, les costumes, les décors et les cadrages hallucinants. En plus, les séances d'exorcisme sont le top du film car super tarées (ce qui ne devait pas être loin de ce qui se passait à l'époque).

En résumé un excellent film qui est passé sur le câble, sur TCM dans la série "Film à scandales". C'est pas une série B mais un rareté dans le monde du cinéma "mainstream".  Effix

DIAGNOSIS: MURDER aka DIAGNOSTIC: MEURTRE - Sydney Hayers avec Christopher Lee, Jon Finch, Judy Geeson, Tony Beckley, Dilys Hamlett, Jane Merrow, 1975, Angleterre, 1h23

Disparue, Mrs Hayward reste introuvable. Son mari (Christopher Lee), un psychiatre de renom, se trouve accusé de meurtre par une série de lettres anonymes. Indices après indices, l'inspecteur Lomax (Jon Finch) est persuadé de la culpabilité de ce psychiatre aux accès de violence incontrôlés. Sans répit le flic se lance sur les traces du couple qu'Hayward forme avec son adorable secrétaire (Judy Geeson)...

Réalisateur de nombreux épisodes de séries anglaises cultes, au premier rang desquelles CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR (The Avengers & The New Avengers - dont le compositeur Laurie Johnson signe aussi la trame sonore de ce DIAGNOSTIC : MEURTRE), Sydney Hayers a parallèlement livré dans les années 60-70 plusieurs longs métrages de genre, dont LE CIRQUE DES HORREURS (1960). Ce DIAGNOSTIC : MEURTRE - rien à voir avec la série TV éponyme - fait partie des tous meilleurs.

Le scénario est suffisamment astucieux pour garder le spectateur sous tension tout le long du film. Le doute sur le coupable est levé vers le milieu du film, qui passe rapidement du "whodunit" au thriller, ponctué d'une longue course-poursuite automobile dans la campagne anglaise. La mise en scène s'avère simple et sans fioritures, digne d'un bon artisan comme Sydney Hayers. Le principal point fort du film demeure son interprétation, des seconds rôles aux personnages principaux. Ainsi Jon Finch, vu notamment dans FRENZY d'Hitchcock et LES DÉCIMALES DU FUTUR de Robert Fuest, est remarquable en flic intègre et obstiné. Quant à Christopher Lee, il livre la prestation anxiogène attendue, ce qui est bien la moindre des choses pour un acteur de genre de sa trempe. Les performances d'acteurs sont servies par des dialogues spirituels, avec un humour "tongue in cheek" très anglais. Film réaliste, débarrassé de toute propension à au gothique, ce DIAGNOSTIC : MEURTRE est au final un remarquable suspense, à la très savoureuse chute finale ! Stelvio

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