Mise à jour le 21 septembre 2009

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Dans la série "Observons un moment de silence pour les années '80 / on claire nos cassettes cheaps" ...

FINAL EXAM - Jimmy Huston, 1981, USA, 89 minutes.

Stationné dans une clairière, un quart arrière typique des high schools américains bécote sa petite amie, qu'il essaie d'amener sur la banquette arrière de sa décapotable afin de pratiquer sur elle des choses inavouables. Bien sûr, dès que la chose est mise en branle, un tueur se pointe la gueule et les élimine sans manières. Changement de cap vers un autre high school situé non loin, où certains élèves types se préparent à leur dernière journée d'examens. Ils ont bien hâte de rentrer chez eux après une session difficile et le spectateur, lui, a bien hâte qu'il se passe quelque chose. Ça tombe plutôt bien, car le tueur fou de la première scène a décidé de bouger de ville et de venir s'installer sur leur campus ...

Slasher typique des années '80, FINAL EXAM n'est pas sans maladresses. Dès le générique d'ouverture on peut entendre une mélodie, jouée au piano, qui n'est pas sans rappeler celle de HALLOWEEN, de Carpenter, elle-même une resucée du thème de DEEP RED de Simonetti. Passée la première scène, qui n'a malheureusement rien à offrir côté gore, car chez les sans-budget on s'égorge dans le noir, nous avons droit à une heure complète de développements malhabiles. Le réalisateur essaie d'insuffler une âme quelconque à ses personnages pourtant constamment au bord du cliché. Les membres de l'équipe de football sont des brutes séductrices passablement niaises, les filles sont naïves, le shérif est un pur fanfaron mâcheur de chewing gum et on a même droit au nerd de service. Puis, comme on est sur le point de s'endormir devant ce flagrant manque de rythme, le tueur déboule et se met en tête de décimer la population entière du campus. Ça crie, ça se poignarde à tout va, exit l'entraîneur de foot qui traîne pourtant dans les parages depuis le début du film, exit le prof de chimie qui se tape une belle blonde - d'ailleurs la seule femelle à se dévêtir de tout le film, et ce fort brièvement - et exit toute crédibilité.

On a droit à une finale ahurissante où le tueur, un gros chevelu "pas rapport", après avoir exterminé tout ce qui bougeait, se tape l'inévitable poursuite finale et court après la dernière jeune femme. Un gros type non identifié se pointe en pick-up au beau milieu de la nuit, se rend compte que quelque chose cloche et s'empare vite de son arc et d'une flèche !?! Dans un face à face absolument grotesque avec le forcené de tueur, il lui lance sa flèche que ce dernier ATRAPPE pour ensuite aller le poignarder !!! Si ce n'est pas beau ! Où sont les motivations de ce "tueur" de pacotille, qui n'est jamais présenté, jamais justifié, jamais expliqué ? Nulle part ! On ne sait même pas qui c'est, ce qu'il fout là... Il y a bien le petit nerd qui tente une explication : "Chaque jour, des fous dangereux tuent des gens sans raisons". Et paraît que, dans les années '80, chaque jour, des gens tournaient des films sans raisons... Orloff

FINAL STAB - David DeCoteau, 2001, Étâts-unis 

Ah, DeCoteau. Plein de revirements dans cette petite soirée organisée par une fille aux cheveux très courts pour se venger du copain de sa soeur aux cheveux très longs qui l'a un jour repoussée alors qu'elle lui faisait un quasi-striptease (ça on le voit pas, mais on nous laisse l'imaginer). Alors que les amis de la fille aux cheveux très courts sont sensés mettre en scène un tas d'assassinat afin de faire sauter une coche au copain de sa soeur aux cheveux très longs (c'est qu'il a vu ses parents être assassinés dans son jeune temps le pauvre) et ainsi le rendre fou (?), celle-ci (je parle bien sûr de la fille aux cheveux très courts) les assassine tous pour vrai (!!!!) en espérant plutôt lui faire porter le chapeau (c'est qu'il a un passé de psychanalysé ce mec, personne ne va le croire s'il dit que c'est pas lui mais bien la fille aux cheveux très courts qui a assassiné tout le monde), entre autres du meurtre de sa soeur aux cheveux très longs, ce qui lui permettra d'empocher seule un considérable héritage (ZZZzzz). Mais elle se fait prendre à son propre jeu et quand le semi-fou met en scène l'assassinat de la soeur aux cheveux très longs, la connasse aux cheveux très courts n'y voit que du feu et avoue tout, mais sa soeur se relève et l'assassine. Soudainement, le semi-fou a assez de crédibilité pour convaincre la police que ce n'est pas lui qui a assassiné tout ce beau monde. Manque de rave dans ce film. Attention, un des acteurs ressemblent étrangement à Bates Battaglia... Mais qui a tué les parents du semi-fou? (ahah!).

Commentaire du commis : "je l'ai pas vu, mais paraît que c'est pas pire"  Memorial BBQ

The FINAL TERROR - Andrew Davis avec Rachel Ward pour la brune, Darryl Hannah pour la blonde, 1983, États Unis, 82m

THE FINAL TERROR raconte les mésaventures d'un groupe de campeurs encadré par des rangers, qui se retrouve bientôt pourchassé par un tueur sanguinaire. Pas de chi-chi, c'est aussi simple que ça ! Comme tout survival digne de ce nom, ce film respecte tous les clichés du genre sans en oublier aucun : La scène de pré-générique, nous prouvant qu'au fond de cette forêt de séquoias vit quelque chose de mauvais qui n'hésite pas à tuer (ici un couple à moto), les veillées autour du feu de camp ou l'on se raconte des histoires effrayantes, la batterie de blagues potaches habituelles, les scènes de remplissage, baignade en rivière, promenade dans les bois, parties de jambes en l'air (très soft)... et par conséquent l'attente interminable, que nous devons supporter, avant que le tueur se décide à frapper (...de nuit à la 34ième minute) !

Et lorsqu'on je vous dirais qu'il ne faut certes pas s'attendre à trop de gore non plus... quelques éclaboussures sanguines tout au plus, on aura compris que ce terreur finale promise par le titre est bien loin de se matérialiser.

On a certes vu pire en tant que slasher, mais ce qui choque avec celui-ci, c'est qu'on a la désagréable impression que le réalisateur ne s'est même pas donné la peine de nous offrir une réalisation décente. Comparé au nombre de slashers de qualité sortis au début des années 80, celui-ci ne vaut pas grand-chose...

Je n'aurais donc qu'un slogan : Jason... Jason... Jason... revient, Jason revient parmi les tiens !... Marc Evil

FLASHBACK aka Flashback - Murderous Vacation aka Flashback - Mörderische Ferien - Michael Karen, 2000, Allemagne, 98m

Gamine, Jeannette est témoin du massacre à la serpe de ses parents. Ce qui est advenu du tueur vêtu d'une robe de femme, elle ne s'en souvient plus. 10 plus tard, dans un établissement psychiatrique, elle est guérie et son psy lui a trouvé un job de prof de français (elle est bilingue) pour des ados crétins durant leur vacances d'été dans les Alpes. Arrivée dans la propriété, il ne faut pas 10 minutes avant qu'elle commence à voir un tueur à la serpe. Des flash-backs du meurtre de ses parents lui reviennent et les ados cons commencent à être pourfendus.

L'Allemagne vient de pondre son SCREAM à elle. Classique, prévisible, déjà vu, le film aurait gagner en intérêt avec plus de cul et d'hémoglobine. Mais les temps étant ce qu'ils sont, le film est un peu pasteurisé et ne surprendra personne. Il reste parfait pour une soirée slasher déconnade avec des potes et des bières. Kerozene

Jeanette fut terrorisée lors de son enfance en étant témoin de la mort de ses parents aux mains d'un fou furieux vêtu d'une robe fleurie et armé d'une serpe. Aujourd'hui, elle est dans un asile psychiatrique depuis dix ans, mais son docteur la trouve juste à point pour la faire sortir vers le monde à petits pas. Elle ira donc enseigner le français à de jeunes rejetons d'une famille riche durant un été. Bien sûr, le tueur décide de se repointer la gueule, toujours en robe fleurie, pour terminer ce qu'il avait commencé... 

Difficile de dire si j'ai apprécié le film, disons qu'il est amusant. Pourquoi?! Eh bien, j'ai visionné le truc sur un DVD screener et on nous oblige à écouter la piste audio anglaise plutôt que la version originale en langue allemande. Nous avons donc droit à un doublage extra cheesy réduisant le peu de sérieux que le film pouvait contenir malgré son humour noir bien en évidence. Alors on s'amuse, sourire en coin, surtout avec ce meurtrier en robe fleurie qui apparaît dans tous les coins jusqu'à ce qu'un twist final se pointe et que le tout devienne plus sérieux (ridicule et facile en fait), mais rendu où on en était, on s'en fou et on embarque. La mise en scène tente quelques trucs ici et là, mais en demeurant majoritairement de métier, le cast est dans le ton avec des exceptions exécrables et on y retrouve même Elke Sommer dans le rôle de la bonne. L'interprète rouquine de Jeanette (Valerie Niehaus) est particulièrement jolie ce qui aide au visionnement lorsqu'on pourrait être tenter de s'emmerder... Un slasher récent, préférable à ses cousins américains, mais n'apportant rien de nouveau. Bad Feeble

The FOREST aka TERROR IN THE FOREST aka LE CARNAGE aka LA FORÊT (titre Québecois) - Donald M. Jones, 1982, États Unis

Un ermite pouilleux, clone de George Lucas et cannibale, bouffe du campeur en se plaignant sur son sort: sa femme l'ayant fait cocu avec la moitié de la ville, le malheureux "presque impuissant" (mais père de deux gamins) lui a fracassé la tête contre le bord de la table nuit. Depuis, il végète comme une merde sur un fauteuil planté au fond d'une grotte illuminée par un chandelier. Le film suit deux couples de campeurs décérébrés tentant de survivre lamentablement aux mous assauts de notre psychopathe tout en étant aidés par les fantômes de ses deux enfants qui se sont suicidés. Le fantôme de la mère adultère, quant à lui, intervient une ou deux fois en lâchant un répétitif "où sont mes enfants" avant de disparaître...

Incroyable d'imaginer que ce film ait connu une distribution internationale. L'histoire est extrêmement mal amenée, les acteurs sont pathétiques (et le doublage français catastrophique), les scènes horrifiques sont aussi minables que rares (outre un couteau planté dans le bide, une gorge tranchée et une fracture ouverte, le film est avare en bidoche) et la musique est horripilante. En bref: on se fait chier comme des rats morts devant un pareil étalage de médiocrité et dont le pic d'intensité est atteint durant... le prologue. Kerozene

Sûrement le film le plus minable et stupide que j'ai vu depuis belle lurette. Deux couples partent faire du camping en forêt. Ils seront traqués et tués par un ermite qui pratique le cannibalisme. Les fantômes de ces deux enfants essaient d'avertir les campeurs de la folie meurtrière de leur père. Une idée de base absolument nulle, et de voir les campeurs qui ne sont pas apeurés de voir des fantômes en plein milieu des bois la nuit... ouin ouin ouin, me semble. Rana

FREDDY CONTRE JASON - Ronny Yu, 2003, États Unis

Freddy est triste : il a perdu ses pouvoirs parce que personne ne se rappelle de lui... Il s'immisce donc dans un rêve de Jason, enfoui dans le sable, en se faisant prendre pour sa mère et lui dit d'aller commettre un meurtre sur Elm Street, de façon à faire renaître la peur chez les " enfants " et par là redonner des pouvoirs à Freddy. Le premier meurtre, commis dans l'ancienne maison de Nancy où habite maintenant Laurie, est donc celui d'un gars qui vient d'avoir du sexe avec sa blonde et qui est saoul de surcroît (tiens donc...). Le petit manège de Freddy fonctionne, puisque les adolescents vont se remettre à avoir peur de lui. Par contre, Jason ne sait pas où s'arrêter et Freddy est très très très fâché, parce qu'il aurait voulu commettre plus de meurtres... S'en suivront donc des combats dans les rêves et dans le réel entre les deux méchants garçons.

Ayant pour seul mérite de nous faire faire le saut à quelques reprises grâce à l'utilisation approximative d'un synthé dont on monte subitement le volume, ce film est décidément le pire nanar que j'ai visionné cette année. Tous les personnages sont des stéréotypes, les acteurs ados jouent plus que mal, Freddy arrête pas de cabotiner : " Fait chier ", " J'suis allé l'chercher dans les chiottes de l'enfer ", " Mauviette ", on accumule cliché par-dessus cliché, gros succès rock industriel et rap métal... Ah, j'allais oublier l'humour épais, l'absence de suspense, le grotesque, les passes de king-fu des deux personnages principaux, les poupounes siliconées (même une morte, qu'on voit passer dans l'eau, est siliconée !) et surtout, les maudits effets spéciaux par ordinateur ! Quand je vais voir un slasher, je ne veux surtout pas voir Terminator, encore moins La Matrice : il faut voir le passage ou Freddy se transforme presque en Keanu Reeves et où Jason rebondit entre des structures métalliques comme un ballon de basket, ridicule !

Bref, ce Freddy contre Jason, qui aurait pu donner quelque chose de bon, n'est qu'un gros film pour ados sans aucune originalité. Ronny Yu, pourtant réputé pour faire du bon travail, n'a sans doute pu rien faire face à un scénario si vide qui se résumerait à " Quand Freddy est pus capable, Jason prend la relève, et vice-versa "... Pourtant tourné en widescreen, ce film a même le mérite d'avoir la photo la plus moche et la plus banale de l'année. Décevant... Si jamais vous projetez de visionner ce film, soyez disposé à assister à une comédie : vu comme ça, ça doit être pas si pire ! Madame Atomos

FREEWAY MANIAC aka Breakdown, Terreur sur l'autoroute, Paul Winters, 1989, États Unis

Arthur, jeune garçon qui assassina sa maman et son amant, va se retrouver enfermé dans un hôpital psychiatrique. Plusieurs années plus tard, il va s’évader, tuer quelques personnes (étrangement pas assez d'argent pour du sang) et rencontrer un mannequin qui connaît des déboires dans sa vie. En la voyant, il croit voir sa mère. Après une course dans un dépotoir de voiture, il sera arrêté et remis a son hôpital. La jeune mannequin décroche un rôle dans un film de série B avec un ringard qui produit et un Mr muscle qui le réalise. Arthur, par les journaux, va apprendre la nouvelle et va encore s’enfuir pour retracer cette même femme.

Ressemble pas mal a une parodie de films d'horreur ou de thriller : acteur nul, scusez pourri, mauvaise production ,ex: on voit l'ombre de la camera, pi on réussi a s'endormir après 20 minutes. Rana

FRIDAY THE 13TH aka Vendredi 13 - Sean S. Cunningham avec Betsy Palmer, Adrienne King, Jeannine Taylor, Robbi Morgan, Kevin Bacon, Harry Crosby, Laurie Bartram, Mark Nelson, Peter Brouwer, 1980, États Unis, 95m

En 1958 au camp de vacances de Crystal Lake, deux jeunes moniteurs sont assassinés par un meurtrier inconnu. Le camp est demeuré fermé pendant 22 ans jusqu'à ce qu'un groupe de jeunes moniteurs travaillent à le remettre en état pour sa réouverture. Les habitants du coin les encouragent à renoncer car le camp serait maudit. Au cours d'une nuit d'orage et de pleine lune un vendredi 13, les jeunes moniteurs sont tués sauvagement et successivement par un mystérieux tueur. L'unique survivante restante, Alice, tente de trouver du secours lorsqu'arrive une certaine Pamela Voorhees, une femme de la région qui a déjà travaillé comme cuisinière au camp de Crystal Lake en 1958. Alice apprend que c'est elle qui a commis tous ces meurtres pour venger la noyade de son fils Jason, suite à une négligence des moniteurs en 1957. La jeune monitrice encore en vie tente tout ce qu'elle peut pour échapper aux griffes de cette dame psychopathe.

Avec le remake sorti en salles en février 2009, il est toujours bon de revoir le matériau d'origine. Financé grâce à un coup de bluff des producteurs, où une publicité mentionnant que "FRIDAY THE 13TH" était le film le plus sanglant jamais tourné, alors qu'aucun scénario n'était encore écrit, cette production, à partir d'un investissement minimal, est devenu le plus gros succès cinématographique de l'année 1980 après la suite de "STAR WARS". Si on reconnaît volontiers que l'intrigue minimaliste, qui reprend ouvertement l'argument de base du tueur fou du film "HALLOWEEN" de John Carpenter avec des éléments clés du "PSYCHO" d'Hitchcock (comme la musique entre autre), n'est pas d'une originalité dramatique confondante, c'est évidemment le décalage entre l'univers conventionnel du récit et la sauvagerie des meurtres au gore omniprésent qui contribua largement à sa popularité. Une telle réussite a, comme on le sait, donné naissance à un sous-genre horrifique baptisé "slasher" ou "stalker film", puisqu'il fût à l'origine d'une flopée de productions coulées du même moule, dont pas mal de titres ont été d'ailleurs rapportés sur le site du club. Le plus étonnant dans le cas de "FRIDAY THE 13TH", qui a non seulement été distribué par un Major (la Paramount) malgré son faible budget, est que la censure américaine y ait accordé la cote "RATED R", alors que les effets sanglants conçus par le réputé Tom Savini dans les scènes de meurtres y sont nombreux. Même dans les suites à venir, malgré d'excellents effets gore, on ne pourra retrouver pareil violence. Tout ceci étant dit, voilà un film-culte que l'on revoit avec le même plaisir que le bon copain que l'on retrouve après une longue absence et qui nous a manqué, n'en déplaise aux méchantes langues qui trouvèrent à l'époque le film trop brutal et pernicieux pour notre saine jeunesse équilibré. À coup sûr, c'est la performance de Betsy Palmer, dans le rôle très à contre-emploi de la mère psychopathe, qui constitue la surprise la plus inattendue aux yeux du public, étant donné sa carrière antérieure sur les écrans dans la peau de gentilles femmes angéliques. Mathieu Lemée

VENDREDI 13, largement inspiré du succès de LA NUIT DES MASQUES (J.CARPENTER), est une histoire de vengeance. Jason, le fils mongol de Mme VOORHEES, s'est noyé dans le camp de vacances de Crystal lake pendant que les moniteurs faisaient l'amour (bin!!! tant qu'a faire). La chère maman, n'a pas du tout appréciée cette négligence et le démontre en massacrant une bonne demi-douzaine d'ados cucul la praline (encore!!!). Un couple de jeunes est même empalé en pleine séance de fornication (une scène sans doute pompée du fameux film de M. BAVA, LA BAIE SANGLANTE). Donc ce jour sera maudit et mortel pour quelques teenagers Américains...

Je pense (ça m'arrive quelques fois) que les effets spéciaux du grand TOM SAVINI, souvent bien gores, sont certainement le seul intérêt du film. Mais le film a connu un énorme succès aux USA à son époque. Il y a eu en tout pour l'instant, huit suites dont une dernièrement avec un Jason dans l’espace (qu'il y reste, nom d'une pipe!!!). Et bientôt, paraît-il, un tome 10 avec l'autre vilain du cinéma d'horreur, Freddy.

Il ne manquerait plus qu'un VENDREDI 13 N°11.

-JASON VS Céline DION et son mari René.

Et un VENDREDI 13 N°12.

-Maman, JASON a encore raté l'avion.

Comme ça, la boucle sera bouclée... Badboy 6893

FRIDAY THE 13TH PART II aka Le Tueur du Vendredi - Steve Miner avec Amy Steel, John Furey, Adrienne King, Kirsten Baker, Stu Charno, Warrington Gillette, Walt Gorney, Marta Kober, Tom McBride, Steve Daskawisz, 1981, États Unis, 87m

Alice, l'unique rescapée ayant survécu aux meurtres sauvages commis au camp de Crystal Lake il y a un an, se fait tuer chez elle par un mystérieux tueur. Pendant ce temps, un autre groupe de jeunes moniteurs se prépare à ouvrir un nouveau camp de vacances en bordure de Crystal Lake, à quelques kilomètres du camp maudit où a eu lieu tout ces meurtres. À la nuit tombée, les moniteurs sont brutalement et successivement tués par un maniaque errant dans les parages. Il s'agit de nul autre que Jason Voorhees, qui a échappé miraculeusement à la noyade lorsqu'il était enfant et qui cherche à venger la mort de sa mère. Celui-ci vit tel un sauvage dans les bois avoisinants, et cache son affreux visage déformé sous un sac de patates pour commettre ses meurtres. Deux jeunes moniteurs, Ginny et Paul, s'étant absentés du camp, ceux-ci tentent à leur retour d'échapper à la vengeance sans pitié de Jason.

Avec le succès mondial inattendu de "FRIDAY THE 13TH", son producteur se devait de mettre en chantier une suite rapide. Les auteurs ont cette fois imaginé que le jeune Jason Voorhees serait le tueur sadique du film, celui-ci ayant échappé à la mort et vivant primitivement, caché dans la forêt façon "DELIVRANCE". Pour le reste, l'intrigue reprend grosso modo les éléments d'horreur et de gore qui ont fait le succès du premier chapitre. À cause toutefois des censeurs américains, cette fois sur leurs gardes et attendant le produit final de pied ferme, cette deuxième partie a visiblement été plus coupée que l'original dans les scènes de meurtres violents, si bien que le sang n'y coule pas autant qu'on le souhaite. En revanche, les victimes y sont plus nombreuses et l'amateur de "slasher" ne devrait donc pas être déçu. Si le sac de patates, porté par Jason pour caché son visage difforme, n'a pas eu l'impact terrifiant maximal espéré chez le public lors de la sortie en salles du film, il semble que ce premier masque soit reconsidéré plus positivement aujourd'hui, si l'on en croit certains documentaires récents et les réactions des fans lors des conventions. Les jeunes acteurs se débrouillent comme ils peuvent. Mathieu Lemée

FRIDAY THE 13TH PART III aka Friday the 13th 3-D aka Meurtres en Trois Dimensions - Steve Miner avec Dana Kimmel, Richard Brooker, Paul Kratkas, Nick Savage, Larry Zerner, Rachel Howard, David Katims, Tracie Savage, Jeffrey Rogers, 1982, États Unis, 95m

Ayant survécu à ses mortelles blessures, le tueur psychopathe Jason Voorhees refait des siennes dans la région de Crystal Lake. Caché dans une ferme du nom de Higgins Haven, il commence à s'en prendre à un groupe de jeunes venu y passer leurs vacances sous l'initiative de Chris Higgins. Cette jeune adolescente a déjà vécu auparavant dans cette ferme, et elle a décidé d'y revenir pour confronter un traumatisme qu'elle a subi autrefois. Lorsque Chris découvre ses amis tués et massacrés, elle comprend que le responsable, Jason Voorhees, est aussi celui qui l'avait agressé il y a quelques années dans les bois près de la ferme, ce qui avait provoqué son traumatisme. Chris devra donc vaincre ses peurs afin de venir à bout du maniaque assassin si elle veut survivre.

Procédé 3-D à la mode oblige en ce début des années 80, la saga "FRIDAY THE 13TH" ne pouvait pas y rester insensible et comme beaucoup d'autres films d'horreur de cette période, c'est évidemment la troisième partie qui profite de ses avantages et de ses inconvénients. C'est ainsi que le réalisateur Steve Miner (le seul à avoir réalisé plus d'un film dans cette série) exploite avec assez de flair les effets tridimensionnels dans la conception des scènes de meurtres (on n'oubliera pas la scène de l'oeil d'une des victimes de Jason jaillissant hors de son orbite). Sauf qu'il ne parvient pas non plus à camoufler les carences techniques habituelles du procédé (floues dans les contours de l'image, mouvements limités de la caméra) avec ses erreurs de montage franchement évidentes (le plan de la victime tuée d'un fulgurant coup de machette et qui s'écroule au sol sans trace de sang dans le plan suivant). Le film apparaît en bout de ligne avoir été fait à la va-vite, mais cette spontanéité a permis aux auteurs d'avoir trouvé en cours de tournage l'idée du masque de gardien de but de hockey porté par Jason Voorhees qui devait accroître sa popularité, et qui est demeuré une marque de commerce pour le reste de la saga. Pour le reste, le déroulement du métrage va bon train et contient sa part d'effets gore et d'éléments à recette exploités dans les deux premiers tomes, ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas trop, surtout si on trouve les lacunes du film amusantes. La musique thème d'Harry Manfredini profite aussi d'une autre mode de l'époque, en mettant les synthétiseurs en avant-plan dans l'instrumentation musicale. Quant aux jeunes acteurs, ils se contentent de remplir le mandat défini par le genre, alors que Richard Brooker a de la présence dans la peau de Jason Voorhees. Mathieu Lemée

  FRIDAY THE 13TH: THE FINAL CHAPTER aka Friday The 13th Part 4 aka Vendredi 13: Chapitre Final - Joseph Zito avec Kimberly Beck, Erich Anderson, Corey Feldman, Barbara Howard, Ted White, Joan Freeman, Crispin Glover, Peter Barton, Lawrence Monoson, Judie Aronson, 1984 - États Unis, 91m

Officiellement mort, le tueur sauvage de Crystal Lake, Jason Voorhees, est emmené à la morgue de l'hôpital. Arrivé là-bas, il revient à la vie et tue le docteur ainsi que l'infirmière de garde, pour ensuite revenir à Crystal Lake. Il commence alors à s'en prendre à une bande d'adolescents ayant loué une maison dans la région pour faire la fête. Après les avoir tous tués, Jason s'attaque aux habitants de la maison voisine, où habite la famille Jarvis. Jason parvient à tué la mère, mais ses enfants, Trish et Tommy, obtiennent l'aide d'un campeur venu dans la région pour tuer Jason définitivement. Lorsque celui-ci est tué à son tour, le jeune Tommy Jarvis essaie alors de faire appel à ses connaissances en maquillages de cinéma, pour tromper Jason afin de sauver sa vie et celle de sa soeur Trish. Le maniaque au masque de hockey se révèle cependant coriace et difficile à éliminer.

Annoncé à tort comme étant le dernier film de la saga, le scénario et l'illustration en donnait pourtant l'impression, malgré une fin ouverte décidée à la dernière minute lors du tournage. Ayant sans doute vu le slasher indépendant "THE PROWLER", les producteurs ont aussitôt confié le mandat de la réalisation de cette quatrième partie à Joseph Zito. Au vu du résultat, il semble évident que celui-ci est plus à l'aise dans le gore horrifique que dans le film d'action patriotique, version "CANNON GROUP INC" et Chuck Norris. En effet, son film est mené à vive allure, les effets sanglants de maquillage, en plus d'être fort présents, sont les meilleurs depuis le film original, grâce au retour de Tom Savini dans leur conception, et la mise en scène nous présente un Jason expéditif envers ses victimes (en plus d'avoir les mains sales et les ongles longs et noirs). À noter que le cascadeur qui l'incarnait, Ted White, avait affirmé à l'époque ne pas avoir aimé l'expérience de jouer devant les caméras ce meurtrier psychopathe. Mais il semble maintenant avoir changé son fusil d'épaule à ce sujet, si l'on en croit les nouveaux bonus de la nouvelle édition DVD du film. Certains clins d'oeil sont bien amenés (l'hommage aux films sexys d'avant la période du Code Hays, la conception des masques dans les films fantastiques) sans être originaux, et l'humour fonctionne plutôt bien. En somme, il s'agit de l'un des meilleurs épisodes de la série, même si le récit reprend des recettes déjà usées. L'interprétation n'est ni mémorable, ni insupportable, mais on soulignera la présence de Crispin Glover, alors jeune, qui se fait trucider par Jason de mémorable façon. Mathieu Lemée

FRITT VILT aka COLD PREY - Roar Uthaug avec des montagnes enneigées, des jeunes et un tueur au pic à glace ! 2006, Norvège, 97m
 
La Norvège est sans doute plus connue pour ces fameuses omelettes que pour ces Slashers ! Et ce n'est pas avec Roar Uthaug, que ce rapport de force changera !... Et pour cause, son film n'est qu'une accumulation de clichés ne parvenant jamais à se démarquer de ce qui se fait de plus naze outre atlantique. Jugez-plutôt :
Cinq jeunes partent faire du snowboard en hors piste lorsque le pépin arrive. L'un d'entre eux, Morten Tobias (pas de doute, on est en Norvège !) chute brutalement et se fracture le "Tibias Mortel" (d'ou son nom sans doute)... Pas de choix pour ces potes, que d'investir, en attendant d'hypothétique secours, un vieil hôtel abandonné croisé peu de temps auparavant. Manque de pot, un psychopathe à élu domicile depuis les 70's dans la cave... et il n'aime apparemment pas être dérangé !

Impossible, sans le savoir auparavant, que l'on visionne un film Norvégien.. Et le principal problème se situe sans aucun doute là! Même si le film prend les couleurs de sa glaciale terre natale et nous offre de magnifiques images de montagne, la consolation au final restera plutôt maigre, tant la ressemblance avec les films américains est proche. Roar Uthaug ne parvient pas totalement à créer un climat de paranoïa et de stress, qui pourtant, au vu du lieu où se tient l'action, aurait pu s'y prêter parfaitement. COLD PREY s'attache longuement à présenter ses personnages. Inutile de chercher à percer la psychologie du tueur, il n'est là que pour terroriser les jeunes héros auxquels on aura eu largement le temps de s'habituer, le premier meurtre ne survenant qu'à la demi heure bien entamée. Le nombre de participant étant de six en comptant le maniac du piolet, on aura vite fait le total, en épargnant le survivant final, du nombre de mort qu'il nous restera à nous mettre sous la dent... Faut dire que Jason, de ce côté-là au moins, fait de deux à trois fois mieux !!

Dommage que Uthaug ait lui, refusé d'emprunter le hors piste pour réaliser son film. Marc Evil

GRADUATION DAY - Herb Freed avec Christopher George, Patch Mac Kenzie, Danny Murphy, Michael Pataki, Richard Balin, Carmine Argenziano, 1981, États Unis, 1h33 

" 200 candidats de l'école supérieure de Midvale doivent patienter une semaine jusqu'au jour de la remise des diplômes. Dans les gradins du stade, leurs cris de joie saluent la victoire de leur représentante qui vient de remporter la course inter-lycées. Mais sitôt la ligne passée celle-ci s'effondre... morte. Dès lors la fête tourne au cauchemar, d'autres morts horribles font suite à cet accident et provoquent un climat de peur et de méfiance..."

Le résumé au dos de la jaquette française (édition Delta Vidéo Diffusion) est clair comme de l'eau de roche : c'est bien d'un slasher pur et dur qu'il s'agit. Unité de lieu (le campus de Midvale), ados crétins, maniaque insaisissable : tous les éléments fondateurs du genre sont apparemment là pour notre plaisir de cinéphage pervers. Verdict du visionnement ? On ne s'ennuie pas, le body-count est élevé, le doublage en français ajoute à la saveur "nanardesque", l'ensemble bénéficie d'un montage nerveux jusqu'à un dénouement plus macabre que d'ordinaire dans ce type de films. Très caricaturaux, les personnages nous tirent quelques sourires, comme Christopher George en prof de gym psycho-rigide, ou la blonde Linnea Quigley en gourgandine prête à tout pour obtenir son diplôme. Il convient juste d'avoir une certaine tolérance pour les invraisemblances chronologiques (le scénario en compte plusieurs), et le gros son "FM" du début des années 80. Bilan final : pas de quoi courir après, mais pas de quoi passer son chemin non plus donc ! Stelvio

Lors d'une course, une étudiante du secondaire s'effondre sur le sol après en avoir été la gagnante. Son équipe arrive en vitesse: elle est morte. L'entraîneur dur à cuire (Christopher George) de l'équipe se verra pointer du doigt et l'événement amènera une légère tristesse sur la graduation qui doit se dérouler quelques jours plus tard. Maintenant, les membres de l'équipe se mettent à disparaître un à un, mais que se passe-t-il ?! Ben, ils se font bousiller la gueule, on est dans un slasher !

Petit film tourné dans la vague immense de slashers du début des années 80, le résultat est bien de son temps. Musique, coiffure, vêtements et Linnea Quigley y sont tous. D'ailleurs, la dame est rarement à l'écran, mais elle réussie tout de même à dévoiler sa poitrine une fois de plus comme si ses vêtements la gênait dans chacun de ses films. Les meurtres sont plutôt classiques avec la dose nécessaire de sang, mais on ne trouve ici rien de bien exceptionnel sauf peut-être toute la finale qui remet un peu d'huile dans les roues un peu sur le tard. Sinon, on peut voir l'oeuvre d'un monteur épileptique qui insère pratiquement des plans subliminaux à chaque séquence d'action ou lors des numéros musicaux où un band douteux joue lorsque des étudiants s'amusent à " rollerskater "... Un slasher correct faisant passer le temps sans trop ennuyer, mais on l'aura oublié la semaine suivante. Bad Feeble

Une jeune fille meurt d'un anévrisme au cerveau pendant une course à pied scolaire, selon certains "poussée à bout" par son coach, et plus probablement médicalement condamnée d'avance. Toutefois, ce genre de logique ne s'applique pas au pays du slasher, alors sa soeur, militaire sexy, en profite pour revenir en ville pour quelques jours afin de pointer ses petits doigts accusateurs dans toutes sortes de mauvaises directions. Elle a vraiment envie de consoler l'ex-petit ami de sa défunte soeurette, et d'une façon un peu plus appuyée que le film ne le laisse supposer. Toutefois, elle n'est pas la bienvenue chez sa maman, qui est macquée avec un espèce d'alcoolique simiesque, et par-dessus le marché les membres de l'équipe de course de sa soeur tombent comme des mouches aux mains d'un mystérieux tueur ganté. Quand ça va mal...

Le slasher est certes un art mineur, mais néanmoins plutôt intéressant à étudier de près, et ce GRADUATION DAY est une pièce à conviction tout à fait savoureuse. Les situations pleines de potentiel ne sont jamais développées, et il est curieux, à ce niveau, de visionner le produit final. Le thème de la jeune femme qui revient en ville pour "enquêter" sommairement sur la mort de sa soeur est traité avec une telle désinvolture que ça en devient presque ridicule : en fait d'enquête, la belle se contente de socialiser en jupe, sacoche sous le bras, et d'essayer de séduire / consoler le beau-frère ! Elle paie bien une visite au coach qu'elle croit responsable de la mort de sa chère soeurette qu'elle songe déjà à cocufier, dans l'atelier de travail de ce dernier, où des machines se mettent en marche sans crier gare et sans que personne ne les ait actionnées ! Et on n'en entendra plus jamais parler par la suite, des machines et de cette potentielle menace surnaturelle !

Le personnage du directeur de l'école, à la psychologie pas très affinée - il en a ras-le-bol des parents et ne dédaigne pas forniquer avec sa secrétaire blonde après les cours - nous est présenté et revient dans le décor de façon sporadique, sans jamais servir à quoi que ce soit de constructif. Les élèves, quant à elles, sont trucidées dès qu'on les a vues plus de deux ou trois plans. On nous présente même un fabuleux personnage de professeur de piano libidineux, ancienne star du show business cheap à l'Américaine... Celui-ci, bien entendu, ne tiendra pas deux minutes vivant !!

Le film est donc une succession de scènes qui "auraient pu" être intéressantes. Pas qu'elles soient un gâchis total, loin de là, mais il y avait tellement de viande juteuse autour du scénario, et il est dommage qu'elle ait été ainsi broyée par ces indélicates mâchoires scénaristiques...

La règle du tueur qui agit de façon parfaitement équilibrée et qui devient grimaçant et irrationnel dès qu'il est découvert s'applique ici, bien entendu. Et les jeunes qui se font trucider sont souvent en cours de fornication, pour ajouter au cliché. Il y en a d'ailleurs toute une galerie, dont la blondasse Linnea Quigley, qui se tape son prof de piano pour lui jouer ensuite une mauvaise blague, et qui a bien du mal à tenir son chandail en place.

Christopher George, le "coach", a une gueule d'américain typique, ce qui l'a catapulté dans le rôle du journaliste yankee Peter Bell, en '83, dans le GATES OF HELL de Fulci... Il tournait la même année pour le talentueux Juan Piquer Simòn dans PIECES... Il a combattu un ours dans GRIZZLY en '76 et sa carrière s'est absurdement arrêtée en '87, juste après le tournage de la séquelle imaginativement nommée GRIZZLY 2... Il fait ici de son mieux pour ne pas être aimable, hurlant après ses petites gymnastes et représentant l'image typique du "mâle" comme on l'aime, viril et manuel, gosseux de bois dans un atelier anonyme et maussade comme pas un.

GRADUATION DAY est donc à ranger dans la catégorie des slashers où on ne s'emmerde pas, ce qui est déjà un grand pas pour l'humanité, même si je n'irais pas jusqu'à prétendre que le visionnement est transcendant et changera votre vie.

Phrase culte du film : 

Une demoiselle jalouse reproche à un gars la facilité avec laquelle il peut pisser où il veut, ce à quoi le mec répond :

-The world's my toilet ! Orloff

GUTTERBALLS - Ryan Nicholson, 2008, États Unis   

C'est dans un bowling arpenté par une poignée d'individus bigarrés (chef de bande nerveux, chaudasse provocatrice, travelo au look voisin de la regrettée Divine, punk buveur de bière, ...) qu'une jeune donzelle se fait violer à tour de rôle par un gang de gros frustrés avant de se faire peu délicatement défoncer la chatte à coup de quille. Le lendemain, toutes les personnes qui étaient présentes la veille sont de retour pour un match de bowling visiblement de grande importance, mais un tueur coiffé d'un sac de boule de bowling élimine nos protagonistes un à un...

Slasher fauché rempli de gore craspec et de scènes de sexe quasi explicite (on a droit à une fellation et quelques plans discrets de foufounes et de quéquettes), GUTTERBALLS mise sur la provoc facile et la vulgarité crasse. Les dialogues, qui volent au ras des pâquerettes, débordent de douceur (on ne compte plus le nombre de "fuck", "shit", "asshole", etc....) et dévient régulièrement vers un lexique homophobe plutôt embarrassant qui ne saura réjouir que les rednecks conservateurs et les partisans d'extrême-droite (et pourtant je ne suis pas du genre à me braquer sur ce genre de choses, mais là c'est un peu abusé). Et tout ça ne semble servir qu'à combler les carences d'un script quasi-inexistant. Niveau meurtres, Ryan Nicholson ne fait pas dans la dentelle: visage broyé à la polisseuse de boule, double étouffement d'un couple en position 69, découpage en gros plan du sexe du travelo, décapitation, et j'en passe, GUTTERBALLS est un festival de charcutages vomitifs et réussis. Très réussis même, ceci grâce à des effets de maquillage d'une grande efficacité qui laissent penser que la quasi intégralité du budget y est passée (et ceci au détriment d'une photo convenable). Rien d'étonnant à cela puisque Ryan Nicholson officie depuis quinze ans comme maquilleurs, de la série X-Files au blockbuster GHOST RIDER, en passant par SCARY MOVIE ou encore DREAMCATCHER, le monsieur s'est forgé un CV long comme le bras, rempli de titres plus ou moins recommandables, dont beaucoup de gros budget pour un homme qui, visiblement, semble plus porté vers le cinéma trash que sur le standard hollywoodien. Mais GUTTERBALLS est-il recommandable pour autant ? Malheureusement pas, et ceci pour les raisons évoquées ci-dessus. Kerozene

HACK! aka FANATIQUE - Matt Flynn, 2007, États Unis  

Matt Flynn est un gros fan de films d'horreur et il n'hésite pas à le faire savoir au travers de ce slasher référentiel. Voila qui n'est certes pas bien nouveau, mais si Dario Argento, Hitchcock, SHINING ou même VENDREDI 13 sont des références relativement communes, celles relatives à la vague des néo-slashers post SCREAM ou à HOUSE OF 1000 CORPSES le sont nettement moins. Comment ? Un fan d'horreur qui ose citer SOUVIENS-TOI L'ÉTÉ DERNIER ? Il y en a qui n'ont vraiment honte de rien... Et c'est une classe de jeunes bellâtres étudiants en cinéma qui se rend sur une île pour y tourner un film dont le sujet n'a absolument aucun intérêt. Le groupe de jeunes rassemble les clichés de rigueur (le noir fumeur de joints, la lesbienne féministe, la coincée pas si moche, etc...) avant de se voir réduire de façon progressive par un meurtrier relativement imaginatif qui aime varier les plaisirs en adaptant ses connaissances du slasher sur le terrain, ce qui donne évidemment accès à un riche panel d'instruments meurtriers (croc de boucher, tronçonneuse...).  Cerise sur le gâteau, la quasi intégralité du casting est constituée de belles gueules de sitcom, tous ces jeunes ou presque ont en effet traînés leurs guêtres sur The Bold and the Beautiful, Charmed ou je ne sais quelle autre abomination télévisuelle, et ça se voit ! Du coup, le dépeçage de boyaux en devient plus délectable que jamais et le plaisir est sans doute partagé par ces acteurs probablement un peu usés par ces séries aseptisées. Et comme en général on ne fait pas de film référentiel sans guests, ce sera ici Ken "Jason Voorhees" Hodder et William Forsythe qui s'y collent.

Mais à force de citer à tout va, Matt Flynn oublie de raconter une histoire, et ce qui aurait pu devenir une sympathique gaudriole sanglante à destination des amateurs de boucheries filmiques fini par devenir un lassant exercice de touche-pipi nombriliste. Matt Flynn a vu plein de films, on est content pour lui. Mais HACK ! fini par ne plus en devenir un. Le récit part en couille à mi-chemin, le montage est confus, les meurtres sont bâclés et le final est décevant. Et puis en fait, tous ces acteurs de soap opera pourris finissent vraiment par casser les burnes et pire que tout, il est évident qu'il en restera sur la fin. Finalement, mieux vaut se revoir un bon vieux VENDREDI 13. Kerozene

HACK-O-LANTERN aka Halloween Night aka The Damning aka Death Mask - Jag Mundhra, 1990, États Unis, 1h27

Un genre de slasher cheap pure 80s avec des hairdos horribles, du naked flesh, énormément de bad acting, un peu de gore et une secte satanique. Fort amusant et cheezy à souhait. Vous avez vu?!

Il ne faut pas oublier le "music video" rêvé par un des personnages pour faire de la pub à un groupe...  Bad Feeble

Dans un village américain, un ado faisant partie d'une secte satanique se met à commettre des meurtres le soir de l'Halloween.

Slasher conventionnel avec meurtres violents, nudité, musique des années 80 et coupe de cheveux Longeuil, le tout se regarde bien, on s'amuse par bout, mais ça ne reste pas dans la mémoire bien longtemps. Oncle Freak

Le jour de l'Halloween, le petit Tommy, un blondinet angélique, reçoit la visite de son grand-père (Hy Pyke), qui lui remet un pendentif et une citrouille avant de se sauver. Lorsque sa mère apprend que la citrouille vient du vieux, elle pique une crise et la fait éclater, avertissant ses enfants de se tenir loin de cet "homme maléfique". Son mari apprend que le vieux s'est approché de ses enfants, pique lui aussi sa petite crise et va trouver le vieux pour s'expliquer. Il ne reviendra jamais.

13 ans plus tard : Tommy a maintenant les cheveux noirs, est une grosse brute musclée qui écoute du "hair metal" et fréquente la traînée du village. Son frère est maintenant apprenti flic, et sa soeur est une collégienne naïve comme seule la campagne américaine sait en forger. Sa mère est toujours aussi blonde, et son grand-père toujours aussi obsédé par Satan. Et la nuit de Halloween arrive à grands pas.

Corrigez-moi si je me trompe, mais Jag Mundhra est un personnage fascinant. Réalisateur indien dont le premier film fut OPEN HOUSE, avec la toujours resplendissante Adrienne Barbeau, en 1987, il a eu une carrière discutable dans l'érotisme à deux sous, parsemée ça et là de quelques slashers de bas étage. HACK-O-LANTERN est l'un d'eux, avec un look tellement fauché et authentique que l'on jurerait qu'il a été tourné au milieu des années '80.

L'intrigue ne laisse place à aucun suspense, en ce sens qu'on sait dès le départ qui est le méchant et que lorsque les meurtres commencent, on n'a donc aucun doute quant à l'identité "secrète" de l'assassin ! Mundhra est habile au niveau du rythme et du "métissage" : il incorpore des conflits familiaux, de l'ardeur sexuelle typiquement adolescente, un espèce de "coming of age" primitif, l'héritage familial de l'adoration satanique, et un témoignage culturel frappant de la vague de mauvais goût sévissant à l'époque : vêtements, coupes de cheveux, attitudes, et hair metal !!

Peut-être est-ce dû à son passé dans l'industrie cinématographique indienne, mais ce bon Jag incorpore un clip heavy metal tout à fait gratuitement lors d'une scène de rêverie, et il y a une scène de party tout à fait incroyable, sur la fin, où il laisse un groupe de laiderons s'en donner à coeur joie sur scène, nous infligeant au moins trois de leurs incroyables chansons.

Parlons-en, de cette scène de party, supposément une fête de "high school" avec des collégiens costumés, où on voit une effeuilleuse faire son numéro tout à fait tranquillement tandis que le policier de garde, qui semble bien aimer sa soirée, la regarde enlever son slip d'un oeil amusé. Ne sommes-nous pas dans une petite ville de bouseux américains puritains ? Et on laisse une danseuse nue faire son numéro devant une bande d'acteurs demeurés tentant de passer pour des adolescents ? Je n'y comprends plus rien !

À la sortie du party, on a droit pendant trois très longues minutes au numéro d'un humoriste, visiblement un ami du réalisateur en mal de publicité, qui raconte des blagues idiotes pendant qu'une audience, plantée dehors pour on ne sait quelle raison, probablement payée pour rire, se demande comment résister à l'envie de lui arracher les yeux.

Qu'en est-il des acteurs, me direz-vous... Ces individus grâce à qui nous CROYONS aveuglément à ses histoires sans queue ni tête - mais toujours avec quelques seins ça et là - et qui sont probablement convaincus, sur chaque plateau fauché, de participer activement à une oeuvre globalement géniale, ces acteurs sans qui notre amusement cinématographique serait rare...

Je peux vous dire qu'Hy Pyke, ce grand-père zézèyant, qui a fait ses débuts dans LEMORA, puis dans le DOLEMITE de Rudy Ray Moore, pour crocheter par BLADE RUNNER le temps d'un petit rôle, a terminé sa carrière avec cet affligeant testament. Comme dernier film sur un CV rempli de navets, ça n'est pas tellement brillant !

Je pourrais ajouter que Gregory Scott Cummins, le Tommy satanique et musclé, est à sa manière resté fidèle à la série B, enchaînant des petits rôles dans BATMAN RETURNS ou CLIFFHANGER, et ce jusqu'à tout récemment avec une apparition dans le remake douteux de THE ITALIAN JOB...

Que la maman sexy, Katina Garner, dont les cheveux blonds pendent jusqu'aux fesses malgré son grand âge, et dont la poitrine sensiblement fort développée n'est pas suffisamment exposée à mon goût, est surtout célèbre pour avoir joué dans THE TOMB ('86) de Fred Olen Ray, et CANNIBAL HOOKERS ('87) du tristement célèbre Donald Farmer.

La véritable surprise du film, c'est la petite amie de Tommy, une blonde au cul flasque dont le nom d'actrice est Angel Rush, et dont la mort dans le film est fort amusante. Ma surprise fut grande en consultant IMDb, et en constatant que ce cul ne m'était pas inconnu. Car il s'agit de Jeanna Fine, actrice porno à la filmographie gigantesque, qui a débuté sa carrière en '85 et que l'on peut encore voir ici et là sur l'étagère des nouveautés dans la section XXX de notre club vidéo favori !

Alors si le rythme rapide du film et les multiples tribulations des personnages hauts en couleur ne vous suffisent pas pour proclamer que ce film mérite un visionnement, rabattez-vous sur Jeanna, une véritable curiosité dans un film déjà fort curieux. Orloff

HAUNTS aka THE VEIL - Herb Freed avec May Britt, Cameron Mitchell, Aldo Ray, 1977, États Unis, 97m

Petite ville américaine paisible. Un tueur masqué sévit, tuant et découpant sa victime. Ingrid, grande blonde d'un certain âge, d'origine européenne, qui vit seule avec son oncle, a peur. Agressée sexuellement par celui qu'elle soupçonne, le boucher local, elle se confie au curé. En fait il y a plusieurs personnes suspectes, ce boucher, le shériff, un inconnu arrivé depuis peu, son oncle ! Et Ingrid est hantée par des visions qui ne seront compréhensible qu'en toute fin...

Si les premières minutes annoncent un slasher typique, le scénario, bercé par la musique de Pino Donaggio, vogue presque vers les drames italiens de l'époque. Visions troublantes, la palme revient à cette première scène ou Ingrid voit un couple faire l'amour, pendant qu'elle extraie le lait de sa chèvre, un montage grotesque. Mais les apparences sont trompeuses, et on se rendra compte que l'on s'est fait promener en bateau tout le long du film. Cameron Mitchell a un rôle assez court mais il fait le travail. May Britt est efficace dans un personnage trouble dont on se rappellera. Elle a d'ailleurs commencé sa carrière cinématographique en Italie, pays dont semble parfois venir le film. Une belle surprise. Mario Giguère

HOME SWEET HOME aka Slasher in the house aka La nuit du saigneur - Netie Pena, 1981, États Unis

Un armoire à glace s’évade d'un institut psychiatrique et assassine tout le monde qui se trouve sur son passage et émet un rire vraiment strident quand il tue ses victimes. Notre psychopathe se retrouve dans une maison isolée, ou des gens s’apprêtent a fêter l'action de grâce. Parmi les habitants, un ado vraiment irritant au visage blanc qui joue de la guitare électrique avec sa caisse de son attaché dans le dos, deux femmes vont faire des commission et se perdent ??, le père de la maison se fait tuer sous son capot de voiture: le meilleur meurtre du film, l'ado se fait électrocuter et plusieurs autres meurtres auront lieu. Don Edmonds, réalisateur de Ilsa, Harem keeper of the oils Sheik, a produit le film et y joue même un rôle. Un film qui s’écoute bien, pour amateur de B bien sur. Rana

I'LL ALWAYS KNOW WHAT YOU DID LAST SUMMER aka SOUVIENS-TOI L'ÉTÉ DERNIER 3 - Sylvain White, 2006, États-Unis

Fini les villages côtiers et les îles paradisiaques, notre tueur et son crochet s'attaquent désormais aux montagnes du Colorado ! Pourquoi pas après tout, on n'est plus à une aberration près. Toujours est-il que pour cet épisode, ses cibles sont des jeunes responsables de la mort d'un de leur pote suite à une blague qui tourna mal il y a un an. Une blague ayant pour thème... le mythique pêcheur psychopathe au crochet, puisque figurez-vous que son histoire est devenue une véritable légende urbaine... enfin, dans le film.

Après un mauvais premier film et une séquelle terriblement médiocre, que pouvait-on décemment attendre de ce troisième épisode qui ne bénéficie même pas du fantastique bonnet D de Jennifer Love Hewitt ? Pas grand-chose. Et pourtant cette cochonnerie s'avère plutôt divertissante ! Non pas qu'elle révolutionne le genre, ni qu'elle fasse preuve d'une véritable originalité, au contraire même, tout ici a déjà été vu et revu mais Sylvain White sait donner un minimum de panache à ce scénario passablement crétin. Et finalement, c'est peut-être ce qui le rend regardable : des situations connes, voire improbables (l'attaque du tueur dans une télécabine), avec des personnages stupides, le tout mis en image de façon très clippesque sur une bande son de jeunes rockers qui en ont dans le caleçon. Bref, tous les ingrédients pour faire une bouse sont ici réunis, sauf que cette bouse a un joker et pas des moindres : bien malin sera celui qui saura deviner l'identité du tueur caché sous le lugubre ciré noir. Une révélation pour le moins gonflée que la majorité des spectateurs refusera sans doute d'accepter mais qui est la seule vraie bonne idée de ce slasher qui, sans ça, aurait été totalement quelconque. Kerozene

I'LL KILL YOU, ILL BURY YOU, AND I'LL SPIT ON YOUR GRAVE, TOO ! - Tom Koba, 1995, États Unis

25 ans plus tôt un couple a été tué à la scie à chaîne. Oh, 3 étudiants un peu plus tard aussi. Aujourd'hui une bande de jeunes et leur mentor arrivent sur ce qui était une ferme de recherche scientifique abandonnée et ils se feront tuer un à un...

Scénario simple et repompé sur tout ce qui est venu avant pour une production vidéo qui a un soupçon de panache. On remarque le shérif effrayant, avant coureur du remake du MASSACRE À LA SCIE et le tueur joué par un acteur au look vraiment méchant malade. Quelques bons mouvements de caméra, mais un ensemble d'acteurs quelconques et pas beaucoup de surprises, trop de maquillages et des stéréotypes pleins la tronche. Aucun rapport avec I SPIT ON YOUR GRAVE. Tom Koba serait l'amalgame de deux réalisateurs qui ont entre autre travaillé sur ROBO VAMPIRE. Le film n'est toujours pas recensé sur Internet Movie data Base. Mario Giguère

L'INITIATION aka The Initiation - Larry Stewart avec Daphne Zuniga, Vera Miles, Clu Gulager, James Read, Marilyn Kagan, Robert Dowdell. 1984, États Unis, 1h34

La jeune Kelly Fairchild souffre d'amnésie. Par ailleurs, l'étudiante, membre de la sororité Delta-Ro-Kai, fait toujours le même cauchemar, dans lequel elle tente de tuer son père. Grâce à l'hypnose, son psychologue lui fait découvrir que le mari de sa mère n'est pas son véritable père. Celui-ci a été enfermé dans un hôpital psychiatrique dont il vient de s'évader...

Sortie en 1984, cette INITIATION est réputée pour être le premier film de cinéma de la starlette 80's Daphne Zuniga. Il s'agit aussi et surtout d'un slasher dans les règles de l'art, respectant tous les canons de ce genre souvent limité mais ô combien jouissif. Rien ne manque ici. Nous avons un traumatisme remontant à l'enfance, illustré par une scène d'ouverture coup de poing. Mais aussi un cauchemar récurrent, donnant lieu à des "transferts" psychanalytiques plus ou moins capillotractés. Sans oublier des adolescentes assoiffées de sexe, et peu avares de leurs charmes (j'ai guetté Linnea Quigley, en vain, mais ai surtout remarqué les longues jambes et les gros seins de l'appétissante Deborah Moreheart). Et, last but not least, un mystérieux tueur revenu du passé pour se venger sur ce petit monde - au sein duquel on remarque la star hitchcockienne déchue Vera Miles. La première partie s'avère plus bis que la moyenne du genre, avec notamment une scène assez hilarante tournée dans un asile d'aliénés (dont s'échappe le susdit père biologique de l'héroïne). La seconde, mieux foutue, voit le métrage revenir sur les voies balisées du genre, avec le respect des trois unités : temps (une soirée bizutage, la fameuse initiation du titre), lieu (un centre commercial, au sein duquel les bizutes se sont introduites en loucedé) et action (tueur vs. gourgandines). Le twist final est gros comme une maison, mais dans ce genre prévaut souvent la règle du "plus c'est gros et plus ça passe"... Un slasher finalement aussi amusant que peu original. Stelvio

I STILL KNOW WHAT YOU DID LAST SUMMER - Danny Cannon, 1998, États Unis

Depuis la fin des années 80, tout le monde le sait, aux États-Unis l'horreur est morte. Les merdes aseptisées qui sortent des studios suivent les modes vestimentaires et ne sont souvent qu'une vaste infopub à peine sanglante. Les réalisateurs ne se démarquent plus, les climats sont ratés, et tout baigne dans une médiocrité bien incompréhensible.  Car il existe de bons scénaristes. Mais passons. Ce que nous avons ici, c'est la suite, magnifiquement photographiée encore une fois ($$$ oblige), du premier. Encore la même Jennifer très en forme et surtout défiant toute gravité - sa poitrine resplendissante sauve le film - et encore un peu de sang et un capitaine crochet à peine inquiétant. Ce que j'en dis ?  Ça vous plaira si vous êtes peu exigeant. Et si vous aimez les jolis seins.  Sinon... éliminez. Orloff

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