
Ils sont difficiles à trouver, mais ils valent la peine, les films du Mexique. D'ailleurs on a déjà Santo qui a sa page et d'autres lutteurs en ligne sur la page de Lucha Libre, sans parler de Guillermo Del Toro
mise à jour le 18 mai 2008
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ALIEN TERROR aka The INCREDIBLE INVASION aka The SINISTER INVASION - José Luis González de León / Jack Hill, 1971, Mexique/États Unis A la fin de sa carrière, Boris Karloff joua dans quatre coproductions mexicaines au budget plutôt ridicule. ALIEN TERROR est de l'une d'elles. A la fin du siècle dernier, un génial savant (Karloff) et son assistante défigurée suite à une périlleuse expérience, mettent au point un rayon laser capable de détruire à peu près tout, ceci dans le but d'éliminer des obstacles divers pour l'avancée d'un chemin de fer par exemple. Bien sur, jamais il n'aurait imaginer que sa découverte aurait pu être utilisée comme arme. Alors quand l'armée montre son intérêt, il n'est pas content. A peu près au même moment, un extra-terrestre débarque avec sa soucoupe au design pour le moins inattendu. A l'aide d'entité ectoplasmique, il prend la possession du corps d'un psychopathe, un tueur ne s'attaquant qu'aux femmes. Le savant se verra aussi posséder à son tour. Car ces extra-terrestres ont peur de voir un jour l'homme assez puissant pour causer des problèmes dans l'univers. Même si Karloff semble fatigué, le plaisir de le voir à l'oeuvre est toujours présent. Le film est par contre un peu faible. La mise en scène est confuse, on se demande si les deux réalisateurs se sont concertés de façon sérieuse pour mettre le tout en boite, sachant que l'un se trouvait au Mexique et l'autre aux USA. Les personnages sont très naïfs et peuvent même navrer les spectateurs les plus exigeants. Malgré cette confusion et la maladresse générale de la mise en scène, le film se regarde sans trop de déplaisirs. Les femmes, toutes fort jolies, dévoilent très discrètement leur charmes. Les effets spéciaux sont réduits au minimum syndical. Le pervers tueur de femmes est assez fabuleux, toujours prêt à sortir son rasoir, et possède surtout une tronche assez marquante. Pas une oeuvre indispensable, mais intéressante tout de même. Kerozene |
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ALUCARDA - Juan Lopez Moctezuma, 1975 Justine, une jeune fille, est amenée dans un couvent pour y suivre des cours. Elle y fait la connaissance d'Alucarda, une jeune fille très nature qui aime gambader et parler d'amour... Leur relation devient un poil ambigu, et les deux comparses flânent ensemble en retrait du couvent, passant du temps dans une drôle de crypte aux murs ornés de sculptures païennes. Un jour, elles rencontrent un couple de gitans. Suite à cette rencontre, leur comportement change, et lors d'une prière au couvent, elles entament un discours sataniste qui ne manquera pas de semer la panique au sein des bonnes soeurs et autres élèves. Pas de doute, les filles sont possédées. Afin de se laver de ces horribles paroles, les nonnes et moines se flagellent. Puis les filles sont attachées, puis torturées... Justine, laissée pour morte, s'échappera, éloignant les responsables du couvent de leur demeure et laissant Alucarda seule faire régner la terreur... Simplement hallucinant, ce film est une sacré claque, le style narratif et le rythme sont uniques et profèrent au film une atmosphère particulièrement fascinante. Nudités et scènes gores s'alternent parfaitement. Les décors sont superbes, la musique envoûtante... Un film surprenant et indispensable ! Kerozene |
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AMAZONIE, TERRE D'ENFER aka MANAOS aka SLAVES FROM PRISON CAMP MANAOS - Alberto Vasquez Figueroa, 1978
À
l'intérieur d'un camp particulièrement sadique de
Manaos en Amazonie. Les esclaves sont obligés de trouver du
caoutchouc (qui Cette co-production Mexicaine-Italienne-Hispannique est une habile variation sur le thème de l'Amazonie sauvage. Ici, le danger ne provient pas de dangereux cannibales, mais d'horribles exploiteurs de caoutchouc ! Armés de fusils et de chiens, ils ne veulent certainement pas que leur "main d'oeuvre" retrouve leur liberté. La partie "camp de la mort" ne dure qu'une quinzaine de minutes, l'accent est mis ici sur la fuite des héros vers l'Équateur. Ce qu'il y a d'intéressant ici est que les échappés sont armés et qu'ils peuvent prendre l'offensive comme de faire un détour de plusieurs jours pour attaquer un camp de gardiens pour prendre possessions d'armes et de nourritures. Malgré quelques petites imperfections au niveau technique et à la direction photo. Ce film se veut un bon divertissement. À noter, aussi, une très bonne trame sonore de Bixio-Frizzi-Tempera. Black Knight |
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AMORES PERROS aka LOVE'S A BITCH aka AMOURS CHIENNES - Alejandro Gonzàlez Inarittu, 2000, 2h27 Un accident de voiture mortel à Mexico est l'élément autours duquel les 3 histoires d'AMORES PERROS s'articule. Les thèmes : Les amours tortueux des personnages et de leur profonde relation avec les chiens ! Ce premier film d'Alejandro Gonzàlez Inarittu est une uvre habile. La photographie abonde de grain et de couleurs vives. La caméra n'est pratiquement jamais fixe, ca peut sembler bizarre mais on dirait presque que nous assistons à un point de vue canin ! Comme un croisement entre le style de mise en scène utilisé dans TRAFFIC et de celui utilisé dans les films de la nouvelle vague. C'est très fort, que je vous dis. Les 3 histoires se recoupe habillement et s'emboîte les unes aux autres un peu à la manière de PULP FICTION. J'avoue que la 2e histoire est inférieure aux autres, mais les 2 autres sont très fortes et l'interprétation est magistrale. Si vous ne pouvez pas supporter la violence faite aux animaux vous pouvez fuir ce film. Pour les autres, c'est un grand moment de cinéma qui vous attend ! Violences, amours déchirés, un ton politiquement incorrect et une mise en scène sublime. AMORES PERROS est l'une des révélations de l'année ! Black Knight |
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ATTACK OF THE MAYAN MUMMY - Rafael Portillo / Jerry Warren, 1964, Mexique/États Unis Ouch, Ayoye ! La version de ce film offerte par la compagnie RHINO est en fait une très mauvaise adaptation américaine d'un original qui semble avoir de la gueule. On se retrouve avec des acteurs américains très mauvais qui content en flash-back l'histoire extraordinaire de la découverte d'une momie maya à la suite d'une régression hypnotique. Entre les dialogues américains interminables on a droit à quelques reconstitutions de cérémonies mayas de pacotille et d'un scénario qui renvoie à l'histoire de la momie de la Universal. Le tout se termine de façon abrupte et incroyable. On espère tout simplement avoir la chance de voir l'original un de ces jours. Il reste une actrice fort séduisante et une momie laide à souhait. Premier film d'une trilogie, le dernier incluant un robot ! Mario Giguère |
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The BERMUDA TRIANGLE aka Le triangle des Bermudes aka El Triángulo diabólico de las Bermudas aka The Secrets of the Bermuda Triangle - René Cardonna Jr., Mexique/Italie
Jamais je n'aurais
pensé remettre la patte sur ce petit bijou, que je n'avais pas
vu depuis au moins 15 ans. Étant jeune, j'avais vu ce film a
Télé-métropole, il m'avais vraiment foutue la
frousse. Encore aujourd'hui c'est assez dérangeant. Au
début, tout commence avec un bateau qui a de sérieux
problèmes avec une tempête. On voit une petite fille
pour qui son heure est arrivée. Ensuite, plusieurs
années plus tard, une bande de vacanciers, sur le Black Whale
III, aperçoivent quelque chose flotter au large. Ils
s'approchent pour y trouver une poupée, dont le visage
ressemble étrangement a la petite fille du début. C'est
là que commence les problèmes: tout d'abord, une
équipe de l'aviation Américaine disparaît en
traversant les Bermudes, les messages de détresse que le Black
Whale envoie ne se rendent pas. Pendant une Depuis le temps que j'en entendais parler, voici enfin la version française de ce " Bermuda Triangle ", une co-production Mexique-Italie avec une flopée de bons acteurs du bis européen : John Huston dans le rôle du père qui veut explorer les ruines d'une cité engloutie ; Hugo Stiglitz, le fameux acteur sans expression qui joue le capitaine du bateau, sans expression; Gloria Guida, la sculpturale déesse des comédies érotiques italiennes en victime tragique; Marina Vlady en épouse de John Huston qui monte sur le pont du bateau même quand on lui dit qu'elle va se noyer; Claudine Auger, ex-miss James Bond en épouse sage d'un ex-médecin alcoolique et l'authentique Puma Man responsable des machines ! L'atmosphère est lourde, bercée par un thème mélancolique de Stelvio Cipriani et le récit s'enfile sur une série de malheurs sans fin. les aspects documentaires détonnent mais ont fait peur à plein de spectateurs, énumérant les disparus du triangle des Bermudes. Ils sont rares et souvent latins, les cinéastes qui nous offrent des films si sombres et nihilistes. Un bon moment recommandé. Du coup, à cause de la poupée et des manifestations bizarres identiques, il semble bien que le film de Tonino Ricci sur le même thème soit une suite de ce film: à confirmer. Mario Giguère |
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BRING ME THE VAMPIRE aka Échenme al vampiro - Alfredo B. Crevenna, 1961, Mexique Dans la série des héritiers qui doivent passer la nuit dans la maison du défunt: Mc Dermott est décédé et ses héritiers ont une heure pour regagner le manoir sous faute de perdre leurs millions. Ils arrivent à reculons, parfois après avoir parlé avec le fantôme de Mc Dermott. Les domestiques semblent agacés par leur présence et l'avocat annonce que la dernière partie du testament est cachée dans la maison et que l'on saura en temps et lieu qui héritera de combien. Voilà que les hommes meurent les uns après les autres pendant qu'au sous-sol des hommes portant cagoules forment de malins plans. Énorme pantalonnade que voilà, avec tellement de personnages que l'on s'y perd. Notons trois petits gros aux allures de trois STOOGES et une séance de spiritisme cocasse. On mélange assez bien la comédie et le suspense et la fin nous jettent à terre. C'est tout de même moins réussi que PHANTOM OF THE RED HOUSE, réalisé 5 ans auparavant. Et le vampire ? Il s'agit du frère du défunt, un peu fou et qui se prend gentiment pour un vampire, on retrouvera l'acteur dans les derniers films de Boris Karloff réalisés au Mexique. Mario Giguère |
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CEMENTERIO
DEL TERROR aka Le Cimetière de la Terreur - Rubén
Galindo Jr. avec Hugo Stiglitz, Usi Velasco, 1985, Mexique, 90m,
version originale sous-titres anglais Si durant la première heure on a droit à une copie, hommage à HALLOWEEN de John Carpenter, Hugo Stiglitz reprenant de rôle de Donald Pleasance et Devlon reprenant le look et la démarche de Michel Myers, c'est dans le dernier tiers, lorsque les morts se réveillent, que ça devient jouissif. Comme si Lucio Fulci terminait un film commencé par John Carpenter ! Je sait pas pour vous, mais Hugo Stiglitz est en train de devenir pour moi un plaisir coupable. Son visage grave et tragique en toute circonstance commence à me faire craquer. La conclusion, pas tout à fait inattendue, nous offre un moment de délice pour tout amateur du grand Hugo. Je suis pas certain par contre pour la recette pour exciter les dames, et un cimetière en hiver c'est pas aussi chouette. Un bon moment de délice pour amateur de bisseries à qui on recommande chaudement. Mario Giguère |
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CHANOC
EN LAS GARRAS DE LAS FIERAS aka Chanoc en el tesoro de los Mayas -
Gilberto Martínez Solares avec Barbara Angely, Guillermo
Ayala, 1970, Mexique, 86m, version originale Censé être un des bons films de la série des Chanoc, qui en compte sept, adapté d'une bande deSsinée populaire, le film avance tranquillement dans des décors naturels, avec un humour bon enfant. Heureusement il y a de jolies femmes et un Chanoc fort musclé, parce que le scénario ne pêche pas par excès d'originalité, loin de là. Il ne se passe finalement pas grand chose et la bagarre finale semble improvisée, Chanoc n'étant pas aussi agile que musclé. Bref, cet ersatz de Jim la Jungle ou lointain cousin de Tarzan n'est au mieux qu'un petit divertissement pour gamins qui s'identifieront au jeune orphelin, un très mauvais acteur. La musique est omniprésente et souligne à gros traIts quand il faut rire et quand il faut atTendre l'action. Mario Giguère |
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CHANOC
EN LAS TARANTULAS aka Las Tarántulas - Gilberto
Martínez Solares avec Humberto Gurza, Ramon Le film d'aventures mélangeant la comédie se déroule à un bon rythme, avec des scènes intéressantes de combats avec animaux. Du tigre, qui semble s'amuser avec Chanoc, au léopard, que l'acteur a bien de la misère à garder sur lui, au crocodile la gueule bien fermée et pas spectaculaire, mais surtout avec les tarentules, qui semble chatouiller Tin Tan plus qu'autre chose, les animaux volent presque la vedette, en particulier le chimpanzé Chucho Chucho, sans qui ils auraient bien de la difficulté à défaire des liens qui les attachent. Encore une fois les actrices latinos sont affriolantes, plus que la réalisation, juste correcte, dans ce film plus familial que génial. On ne s'ennuie pas trop et on remarque encore que Chanoc, quand il arrive à la taverne locale, commande toujours un grand verre de lait ! Mario Giguère |
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CHANOC
CONTRA EL TIGRE Y EL VAMPIRO - Gilberto Martínez Solares avec
Germán Valdés, Gregorio Casal, Lina Marín, 1972,
Mexique, 86m, version originale Pas moins de trois chansons de Tzekub alias Tin Tan parsèment le film qui ne ferait peur qu'à de petits enfants. Le tigre a plus l'air d'une grosse peluche qui ne menace jamais, sauf au montage, nos comparses. Chanoc commande toujours son verre de lait à la taverne, mais il n'en prend pas une seule gorgée ! Ca sent l'arnaque. Beaucoup de tournage de jour que l'on fait passer pour la nuit, de manière peu convaincante. Lina Marin semble avoir des arguments de taille pour attirer n'importe quel homme et on comprend peut-être pourquoi Chanoc est attiré par le lait, si vous voyez ce que je veux dire. J'ai jamais vu une mise à mort de vampire aussi rapide, et on note le vieux Tzekub qui, pendant une séquence, place une jeu ado comme écran entre lui et le tigre, loin d'être politiquement correct ! Plus proche des pantalonnades d'Abbott et Costello que des classique mexicains de l'horreur. Mario Giguère |
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Autre film d'une longue série qui reprend le mythe de la Llorona. Un film au rythme assez lent et aux rebondissement assez prévisibles. Il y a anguille sous roche et notre détective à cheval va tranquillement découvrir le pot aux roses. Il y a tout de même une belle atmosphère, une crypte vaste avec ce curieux système d'alarme et ce village presque fantôme. Maria est fort belle et on comprend mal le bellâtre de ne pas s'y intéresser ne serait-ce qu'un instant. L'édition chez Bach Films offre une belle copie en version originale ou française. J'ai regardé avec la langue de Molière, un fort bon doublage. Mario Giguère |
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CURSE OF THE CRYING WOMAN aka La Maldición de la Llorona - Rafael Baledón, 1961, Mexique Une jeune femme et son mari arrivent dans la maison ancestrale, perdue dans la forêt, avec une réputation sinistre. Elles est la descendante d'une sorcière et cette maison sinistre risque de devenir le site d'une résurrection préparée depuis des années. Au départ on a droit à des images sorties tout droit du film de Mario Bava, BLACK SUNDAY, sorti un an auparavant, et l'impression demeure tout au long du film, différent, mais très inspiré. Il y a beaucoup d'atmosphère, une bonne photographie, des personnages bien typés dans un scénario un peu confus. Somme tout du déjà vu, mais bien fait. Mario Giguère |
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CYCLONE - René Cardona Jr., 1978, Mexique/Italie Le père Cardona junior signe avec CYCLONE le film catastrophe ultime en mélangeant allègrement tout et n'importe quoi. Oubliez donc THE DAY AFTER TOMORROW et son orgie de CGI et visez un peu cette histoire beaucoup plus intimiste et surtout beaucoup plus inattendue. Attention, spoilers ! Au large des côtes mexicaines, un cyclone provoque la chute (impressionante) d'un avion en mer, le naufrage d'un bateau de pêche et la perte d'un petit bateau touristique. Par un hasard inconsidéré, les survivants des trois parties se retrouvent au milieu de l'océan, privés d'eau potable et de nourriture sur le bateau touristique à la dérive. Une panoplie de caractères différents se voie alors contraint de cohabiter: le héros baroudeur, le pêcheur bourru, la femme enceinte, le curé, la chieuse bon chic bon genre, etc. ... Petit à petit, les tensions montent, les humeurs s'effritent et les plus faibles meurent. Une fois le clébard de la pimbêche de service mangé par les plus affamés, la chaire des morts est utilisée comme appâts pour la pêche. Malheureusement, celle-ci n'attire que de voraces requins aux dents affûtées. La question houleuse du cannibalisme se pose alors, on en profite pour faire un gros clin d'oeil à la fameuse équipe de football qui se dévora pour survivre dans la Cordilière des Andes (et donc au passage un coucou à papa et à son film SURVIVRE), puis tout le monde fini par se détester avant de faire sombrer l'embarcation pour se faire dévorer par un banc de requins affamés au moment où les secours arrivent. Cardona Jr. est un sadique. Il traite ses personnages avec cruauté. Il commence d'abord avec une approche façon film catastrophe histoire de bien installer les bases de son récit, puis on vire vers le drame claustrophobique sordide qui dérape sur la farce macabre pour ensuite terminer sur l'horreur pure ! Le plus drôle est de comparer ce film à TINTORERA du même réalisateur, sorti une année plus tôt et qui se voulait être une resucée des DENTS DE LA MER. TINTORERA s'avérait alors n'être rien de plus qu'une boutade érotique vulgaire et non un film sur la gastronomie des poissons carnivores, ceci malgré un ou deux plans de requins gloutonnant. Car le final de CYCLONE, métrage vendu comme un film catastrophe rappelons le, dévoile un véritable festin sous-marin sanglant dans lequel la moitié du casting se fait déchiqueter alors que les secours tant attendus sauvent ceux qui peuvent l'être. Ironique et sadique, on ne se surprend évidemment pas à y prendre du plaisir. Kerozene |
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DON'T
PANIC aka Dimensiones Ocultas - Ruben Galindo Jr. avec Jon Michael
Bischof, Gabriela Hassel, 1989, Mexique, 90m version originale
sous-titres anglais Tentative de percer le marché américain en formatant un film dans la lignée des Freddy et Jason. ce Don't Panic fait malheureusement piètre figure. La faute principalement au personnage de Michael, qui semble avoir écrit pour un gamin de treize ans, d'une naïveté et d'une candeur qui détonnent pour son âge, c'est le moins que l'on puisse dire. Sinon on joue la carte du gore, le sang coule à flot, mais on est aussi loin des délires visuels d'un Freddy ou de la violence d'un Jason. Ajoutons le couple Michael-Gabriela qui se la joue Roméo et Juliette et on se rend compte que si l'ambition y était, la recette ne fait pas lever le gâteau. Dans le genre, j'apprécie cent fois plus LE CIMETIÈRE DE LA TERREUR où Galindo Jr. a su mieux marier le fantastique à l'américaine aux traditions mexicaines. On en voit d'ailleurs des extraits sur les postes de télévision. Mario Giguère |
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Dr TARR'S TORTURE DUNGEON aka The Mansion of Madness - Juan López Moctezuma avec Claudio Brook, Arthur Hansel, Ellen Sherman, 1972, Mexique, 88m Gaston arrive en Europe pour visiter un institut pour malades mentaux aux méthodes nouvelles. Le Docteur Maillard est plutôt excentrique et ce sera assez rapidement évident que ca cloche et pas juste dans la tête des patients. En fait, pas besoin d'avoir lu ses classiques, on nous averti rapidement que les patients ont fait révolution et pris la place des autorités ! Avec de drôles de résultats, évidemment... Superbe. Visuellement splendide. Moctezuma, réalisateur d'Alucarda, créée un monde fou aux décors, costumes et plans de caméra inventifs et excentriques sur une musique de fanfaronnade tragi-comique aux personnages psychédéliques. La démesure du faux directeur d'hôpital psychiatrique n'est pas sans rappeler le futur Marlon Brando dans Apocalypse Now. Que dire de ces décors fous, mi-institut inhumain, mi-usine d'engins inconnus. Il suffit de se laisser entraîner dans cette histoire à la base simple, une idée forte d'après la nouvelle d'Edgar Allan Poe. sans rencontrer les docteurs Goudron et le professeur Plume, on verra le résultat dans un final hystérique. À déguster. Mario Giguère |
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FANDO Y LIS - Alejandro Jodorowsky, 1967, Mexique Finalement, je me suis régalé hier soir sur le visionnement de ce chef-d'oeuvre Jodorowskien! Quel film frappant comme première oeuvre. D'accord, son montage entre les nombreuses séquences (une alternance rapide de plans de chaques séquences) est un peu redondant à la fin, peut-être un peu de manque de créativité sur ce côté, mais le film emprunte énormément (à mon avis) au surréalisme, bien qu'exposant une construction beaucoup plus claire, sensé et évidente que les films de ce courant des années 20 et 30. Dur, orgasmique, magique et fantastiquement irréel et poétique, Fando & Lis est un "must" pour tout fan d'Alejandro Jodorowsky... Ce n'est pas comme son "TUSK"! Gore Monger |
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GUYANA : LA SECTE DE L'ENFER aka La SECTE DE L'ENFER aka : GUYANA : CRIME OF THE CENTURY aka GUYANA: CULT OF THE DAMNED aka GUYANA: EL CRIMEN DEL SIGLO - René Cardona Jr., 1979, Mexique/Espagne/Panama En 1978, le révérend Jim Jones conduisit à la mort plus de 900 fidèles, provoquant ainsi le suicide collectif le plus tristement mémorable de l'histoire moderne. C'est le récit de ce dangereux illuminé que René Cardona Jr. retranscrit ici dans ce qui s'avère être au final plus un film d'exploitation opportuniste douteux qu'une étude sociologique du phénomène des sectes et de leurs conséquences. Probablement pour "le bien" des survivants, le révérend est ici renommé James Johnson. Le Révérend Johnson (Stuart Whitman), prêchant sa bonne parole dans son église en portant une paire de Ray-Ban, invite ses fidèles à le suivre en Guyane, gouvernement marxiste correspondant à son idéologie juste et chrétienne auquel il a acheté un terrain grâce aux dons de ses fidèles. Sur ledit terrain, il fonde Johnsonville, une société qui se subvient à elle-même. Les membres de la communauté s'occupent des récoltes alors qu'un enregistrement s'évertue à leur apprend le Russe, les enfants suivent une éducation stricte et rigoureuse, le sexe est interdit avant une union reconnue par le révérend lui-même, etc... Évidemment, l'amour chrétien pré-marital, au sens physique du terme, est un privilège que se réserve principalement ce filou de Johnson. Et Cardona Jr. de nous dresser une série de scènes décrivant les déviances du prédicateur charismatique : Johnson puni des enfants avec le consentement de leurs parents en les ligotant puis en les plongeant dans l'eau, il enduit leur corps de serpents avant des les enfermer dans une grange, nus comme des vers. Le lendemain, les pauvres gosses rampent à ses pieds, les fesses à l'air et Johnson leur dit : " Je vous pardonne car je vous aime. Et je vais même faire plus pour vous le prouver. " (sic). Lorsque Johnson découvre un jeune couple folâtrer dans les hautes herbes, il impose à la fille de se faire culbuter devant tous les fidèles par le gros black de service. A cet instant, il pose une main accusatrice sur l'épaule du compagnon de la fille en lui disant que son tour viendra... Manipulations, lavages de cerveaux et punitions corporelles viennent à bout de quelques individus qui tenteront vainement de s'évader avant de périr sous les balles des gardes armés de Johnson. C'est alors qu'arrive un groupe d'américains composé d'un sénateur et de son équipe ainsi que de quelques journalistes (le groupe compte Gene Barry, John Ireland et Joseph Cotten, qui ne semblent pas y croire un instant) bien décidés à mettre à jour les odieuses pratiques de la secte de Johnson... Si nos têtes d'affiche de has been désuvrés ne semblent guère croire en cette entreprise, il en est définitivement de même pour le spectateur. Difficile en effet de plonger dans cette histoire certes sordide mais terriblement male foutue. Cardona Jr. Aurait mieux d'aborder son sujet de manière purement sociologique et montrer plus efficacement les pratiques de manipulations du révérend mégalo, ou alors - et ça aurait sans doute été plus approprié vu le relatif talent du réalisateur - plonger dans l'exploitation la plus pure en nous offrant une palette plus généreuse et plus graphique de sévices divers et de sexe déviant. La version américaine (distribuée par Universal) est paraît-il accompagnée d'une voix off appartenant à un survivant du suicide final, narrant les événements au cas où on aurait du mal à comprendre ce qu'il se passe sous nos yeux... Voilà qui est limite insultant... Kerozene |
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The HOLY MOUNTAIN - Alexandro Jodorowsky, 1973, Mexique/États Unis Alexandro Jodorowsky n'est pas un cinéaste traditionnel. Son but n'est pas d'amuser ou de divertir le spectateur, mais bien de lui faire part d'une démarche initiatique et ésotérique. Il ne faut donc pas aborder Holy Mountain comme on le ferait pour Friday the 13th, par exemple. Le film n'est pas très commercial, pour dire le moins, et accumule pendant 120 minutes tant d'idées et d'images baroques qu'on en sort un peu ahuri, écrasé par le poids de ce délire gigantesque en forme de parcours spirituel en trompe-l'il. L'histoire est simple (mais la façon de la raconter ne l'est pas) : une équipe d'élite doit se rendre sur une montagne sacrée, afin d'y trouver les 10 immortels qui y règnent, et leur arracher le secret de l'immortalité. Avant d'y parvenir, les membres de l'équipe devront subir différentes épreuves qui les aideront à laisser derrière eux leurs faiblesses et leurs habitudes. Jodorowsky utilise énormément le sens symbolique, à la fois par le montage, les images, les associations d'idées, la narration fragmentée et les dialogues. Lire cette Montagne sacrée au premier degré constitue donc une aberration : on n'y comprendrait rien. Soyez-en prévenus... Les ruptures de ton sont fréquentes (ce qui est typique de l'esthétique baroque, à laquelle Jodorowsky sacrifie, comme son homologue anglais Ken Russell, moins spirituel mais tout aussi extravagant). On passe du burlesque au tragique, du solennel au farfelu, du surréalisme à la tragédie. Jodorowsky s'en prend à plusieurs idées occidentales : impérialisme, capitalisme, despotisme, conditionnement, publicité, uvres d'art produites en série pour un public de faux-connaisseurs, etc. Mon passage favori est sans doute celui où chaque membre de l'équipe explique d'où il vient (chacun d'entre eux habite une " planète " - lire : une sphère, car les noms des planètes correspondent à ces des dieux antiques qui défendent une idée précise, tel Mars, le Dieu de la guerre). On a droit à des séquences ahurissantes qui font parfois songer (encore une fois) à Ken Russell, dans sa période la plus extravagante. C'est, en définitive, une grande mystification surréalisante dont la narration ne commence qu'après une bonne demi-heure (à l'instar du 2001 de Kubrick). Par la suite, Jodorowsky allait faire encore mieux avec ce qui, selon moi, demeure son meilleur film : Santa Sangre (1989), qui retrouve l'imagerie baroque, mais avec un scénario beaucoup plus resserré, accessible et capable de susciter une émotion chez le spectateur. Howard Vernon |
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KILOMETRO
31 aka KM31 - Rigoberto Castañeda avec Iliana Fox,
Adrià Collado, 2006, Mexique, 103m Excellent film de fantômes qui, bien que suivant les traces de nombreux films récents et anciens dans le genre, offre une réalisation prenante et efficace. La seule chose qui me chicote encore est la mention "basée sur des faits vécus" au début du film, j'aurait presque apprécié plus sans ces désormais incontournables petits mots. Les fantômes, pas toujours détectables, deviennent des créatures à foutre les jetons plus on s'approche du noeud de l'intrigue, du drame originel qui a causé tant de malheurs. Ajoutez une relation trouble de Catalina avec son "beau-frère" et le malaise est omniprésent. Sans renouveler le genre, Castañeda nous offre un film à l'ambiance et aux scènes chocs qui viennent nous prendre aux tripes, ce que bien d'autres ne savent plus faire. Du coup, on est content de voir une nouvelle page du cinéma fantastique mexicain. Mario Giguère |
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LADRONES
DE TUMBA aka Grave Robbers - Rubén Galindo Jr. avec Fernando
Almada, Edna Bolkan, 1990, Mexique, 87m, version originale
sous-titres anglais Voilà un film fantastique matiné de slasher gore qu'il est bon. J'apprécie le sérieux de l'entreprise, pas de chansonnettes, pas de blagues, de la musique surprenante et toujours dans le ton, un moine imposant comme un culturiste ou un Hercules fou, de jolies actrices latino, du shériff et du prêtre au jeu dramatique, jusqu'aux décors typiques mais plein d'ambiances, Galindo Jr réussit un bon film d'épouvante. Rien de bien nouveau, le cinéma mexicain de genre recyclant à profusion ses quelques idées de scénario, mais un scénario efficace, une tension qui monte et des effets gore tout aussi efficaces. Il manque de nudité pour compléter le film d'exploitation, mais Edna Bolkan en sous-vêtements fera l'affaire. De la recette connue mais efficacement mise en boîte, ça fait toujours du bien. Mario Giguère |
THE MEXICAN FILM RESOURCE PAGE | K. GORDON MURRAY
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