LES FILMS DE FANTASIA 1998

du 10 juillet au 9 août au Cinéma Impérial

Affiche illustrée par Donald Caron

AIRBAG - Juanma Bajo Ulloa, 1997

Petit chef-d'oeuvre d'action espagnole, cette comédie hautement loufoque nous présente des personnages tordus qui vivent des aventures rocambolesques à un rythme plutôt dément. Pour vous donner une idée, les problèmes commencent quand le futur marié à une Marquise perd le jonc dans le rectum d'une pute sado-maso. Réalisation coup-de-poing, soleil espagnol et fusillades exacerbées au menu. Orloff

An AUTUMN'S TALE aka Chou tin dik tong wah - Mabel Chung, 1987, Hong Kong 

Dans l'abondante filmographie de Chow-Yun Fat, on ne parle pas toujours de ce film de Mabel Cheung, une réalisatrice qui s'est surtout spécialisée dans les drames. Réalisé en 1987, ce film se déroule à New York, en plein automne.

Jennifer, une jeune chinoise, y débarque pour aller étudier, espérant rencontrer son amoureux Vincent, qu'elle n'a pas vu depuis un bout de temps. Mais voilà, Vincent ne s'attendait pas à la voir surgir, et elle l'aperçoit au bras d'une compagne. Rupture et larmes. Pour ne rien arranger, elle tire le diable par la queue, habite dans un logement minable et ne parvient pas à oublier son bellâtre.

Heureusement, Figgy, un locataire de l'immeuble (Chow-Yun Fat), la prend en considération, l'aide à s'installer, la soutient dans ses efforts. Elle se trouve quelques boulots minables où on la considère plus ou moins. Le temps passant, la rupture avec Vincent paraît moins à vif, et les attentions de Figgy laissent de moins en moins d'ambiguïté : il s'est épris de Jennifer.

Voilà, en gros, un résumé d'une partie du film. On aura compris qu'on a affaire ici à un film intimiste et psychologique, loin des gunfights propres à un certain cinéma hong-kongais. Le risque du film était de verser dans le mélo, un autre penchant du film de Hong Kong qui lui a valu beaucoup de détracteurs.

Cependant, la réalisatrice opte pour la sobriété au lieu de gros effets et aboutit à une oeuvre " douce-amère " qui ne sacrifie pas à la démagogie ou à la facilité. On reconnaît d'ailleurs la touche féminine tout au long des 98 minutes, par les extérieurs et le climat.

AN AUTUMN'S TALE n'est évidemment pas destiné à tous les publics. La sobriété du film confine parfois à l'austérité et, puisqu'il s'agit d'un drame réaliste comme il s'en déroule chaque jour, on ne cherchera pas une originalité surréaliste au tout. Cependant, comme réflexion sur le déracinement de certains immigrés en Amérique, comme témoignage de l'errance dans les relations amoureuses contemporaines, le film est tout à fait valable et supplante une flopée de films de répertoire. En le prenant de cette manière, AN AUTUMN'S TALE est une réussite, mais il faut le visionner au moment propice pour en apprécier les composantes. Howard Vernon

 

ANGST aka SCHIZOPHRENIA aka FEAR - Gerald Kargl avec Erwin Leder, Rudolf Götz, Silvia Rabenreither, Edith Rosset, 1983, Allemagne/Autriche

Cherchez pas vous le trouverez nulle part, car ce film nordique est d'une rareté à faire peur. En norvégien ou suédois, je me rappelle plus trop, on a droit au fantasme d'un tueur fou du début à la fin, le film étant raconté par son "héros".  Qui entre dans une maison habitée par une gentille petite famille alors que cette dernière est absente et qui les tue tous, un par un, lorsqu'ils rentrent.  Et dont le but ultime est de montrer les cadavres à d'autres, afin de les tuer à leur tour et de progressivement augmenter sa collection. Avec une fin à tout casser. Orloff

Gerald Kargl, retrace ici vingt-quatre heures de la vie de Werner Kniesek, un authentique tueur, remis en liberté après avoir purgé une peine de 10 ans de prison.

Dans un style très dépouillé, filmé à la manière d'un reportage, mais sans jamais céder à une morbide et facile fascination pour le personnage, il nous convie à une véritable descente aux enfers, avec le retour de ses pensées meurtrières, (magnifiquement rendus par une voix off glaciale). C'est dans une maison isolée habitée par un handicapé, sa mère et sa fille que l'horreur va commencer...

Le réalisateur ayant opté pour un lieu unique et clos renforce le malaise du spectateur réduit au rang de simple voyeur, sans échappatoire aucune. De plus les crimes (assez violents) y sont filmés en temps réels, ce qui rend "Schizophrenia" aussi dérangeant qu'éprouvant, aussi déroutant qu'oppressant. Bref, un de ces films qui laissent un une sensation de mal être des heures après son visionnement. (en 1978, "I spit on your grave" de Meir Zarchi m'avait provoqué les mêmes symptômes.)

Loin, très loin des confortables conventions du genre. Pour initier uniquement. Marc Evil

the BLACK ANGEL aka Kuro no tenshi - Takashi Ishii, 1997

Le prolifique Takeshi Ishii s'est engagé dans une bien drôle de voie depuis peu. Il s'est mis en tête de raconter les histoires de pègre japonaise les plus sombres qui soient... Et a ma foi très bien réussi. Après les GONIN vient donc cette "série" de deux films, THE BLACK ANGEL 1 & 2. J'ignore de quoi à l'air le 2 mais celui-ci se laisse regarder comme un charme. Bourré de plans-séquences imaginatifs, de personnages à l'âme trouble, de séquences de tueries à couper le souffle, il incarne tout le renouveau dans le cinéma japonais moderne. Comment oublier ce blondinet amateur de rap et de breakdance, cette Ikko si mignonne qui flingue tous ceux qui barrent sa route, et leur chorégraphie si incongrue ? Définitivement une bonne conjugaison de plaisir et de réflexion. Orloff

The BLADE aka Dao - Tsui Hark avec Xin Xin Xiong, Moses Chan, Man Cheuk Chiu, 1995, Hong Kong, 101m

Une jeune femme est la narratrice et pendant qu'elle commence à nous parler de sa vie, on nous montre un chien qui est pris au piège, du genre métallique qui se referme tel une mâchoire sur le membre. Dans ce monde cruel, on aborde cette femme qui vit dans une fabrique de sabre, seule fille du maître, secrètement amoureuse de deux hommes, Ding On et Iron Head, qu'elle verrait bien se battre en duel pour elle. Mais les deux hommes vont assister au village à la mise à mort d'un moine qui a osé affronter une bande de bandits qui rôdent dans les parages. Outrés, Iron Head entraîne Ding On dans une expédition pour venger la mort du moine, mais au final, Ding On y perd un bras dans ces fameux pièges. Recueilli par un jeune orphelin, il nourrit sa vengeance et apprendra à maîtriser le Kung Fu et le sabre avec un seul bras.

Tsui Hark reprend le célèbre personnage du combattant à un bras avec un brio et un nihilisme effarant. Les hommes sont cruels, les femmes aussi, la vie est une suite d'épreuves dont on sort meurtri, mais ou la justice peut triompher, avec un gout amer dans la bouche. Les combats sont absolument spectaculaires et impressionnants et le montage est efficace, un défaut qui revient trop souvent dans les productions de Tsui Hark. Man Cheuk Chiu, que j'avais découvert dans ONCE UPON A TIME IN CHINA 4 ou il remplaçait Jet Li dans le rôle titre, est renversant et d'une rapidité à couper le souffle. Les combats finals sont à la fois jouissifs tout en laissant un sentiment d'inévitabilité, de destinée d'une tristesse profonde qui laissera toutefois poindre une certaine paix ultérieure un peu manichéenne. On imagine en effet que l'assouvissement ultime de la vengeance laisse le coeur noircit plus que l'âme purifiée. J'ai pensé à quelques reprises à BULLET IN THE HEAD, un des films les plus nihilistes que j'ai vus, ou plutôt ou la fatalité est implacable et sans lendemain. D'ailleurs le destin de la narratrice, qui participe malgré elle à la cruauté de ce monde, ne l'aura pas facile.

Un film furieux que j'ai hâte de revoir. Mario Giguère

CANNIBAL : THE MUSICAL aka Alfred Packer: The Musical - Trey Parker, 1996, États Unis

Réalisé par Trey Parker (SOUTH PARK), CANNIBAL part d'une idée originale, mais les idées originales ne suffisent pas toujours à garantir un bon livre ou un bon film.

Se situant à la fin du 19e siècle, dans l'Ouest américain, CANNIBAL raconte les tribulations de chercheurs d'or qui passent d'un état américain à l'autre en quête du pactole. On y retrouvera des Améridiens, des trappeurs et quelques autres personnages pittoresques qui hantent l'imaginaire yankee traditionnel.

L'idée de base du film est de souligner l'élément absurde propre à la comédie musicale : le fait de se mettre à chanter tout à coup à propos de tout et de rien.

À cet égard, il faut bien admettre que certaines des chansons sont rigolotes et qu'elles surgissent à des endroits où on ne les attendait pas.

Pour le reste, le film a un look très cheap, et, pour une comédie, il manque singulièrement de mordant. De longs passages sont plutôt sérieux et, par le fait même, manquent de relief et provoquent l'ennui. Avec un tel scénario, il aurait d'ailleurs été bon de délirer un peu plus, et le fameux cannibalisme promis par le titre n'arrive qu'à la toute fin, et rappelle le fait divers relaté dans le film LES SURVIVANTS.

C'est clairement un film très mineur, regardable une fois, à la rigueur, mais dont on peut se passer. Comme il n'est pas très drôle ni très original ni mémorable, on peut probablement lui préférer autre chose de plus substantiel. Howard Vernon

CRIPPLED AVENGERS aka CAN QUE aka RETURN OF THE 5 DEADLY VENOMS aka MORTAL COMBAT -  Chang Cheh avec Kuan Tai Chen (Tu Tin Tao). Philip Kwok (Blind Man), Meng Lo (Deaf-Mute Man), Chien Sun (Legless Man), Sheng Chiang (Idiot) and Feng Lu (Armless Son), 1978, HongKong.

Tu Tin Tao (Chen Kuan Tai) est un prince qui sème la terreur dans la région par un règne des plus cruels. Pour un oui ou pour un non, il fait souffrir les villageois de la manière la plus cruelle possible ! Un jour 3 intrépides héros assiègent son palais, mais malheureusement pour eux, Tu Tin Tao est absent. Les 3 courageux héros décident ni plus, ni moins de s'en prendre à la famille de Tu Tin Tao. Ils découpent les jambes de sa femme et ensuite ils décident d'amputer son fils de ses bras ! Tu Tin Tao fini par arriver et tue les 3 courageux justiciers. Des années plus tard, Tu Tin Tao donne des bras mécaniques à son fils. Des bras avec lesquels il peut lancer des projectiles meurtriers !

Tu Tin Tao n'a pas quitté, non plus, ses mauvaises habitudes et est même plus cruel que jamais ! 4 pauvres villageois subissent ses foudres : L'un se fait crever les yeux, le second devient sourd et muet, le troisième se fait tronçonner les jambes et le dernier, un héros expert en kung-Fu, se fait tordre le cerveau avec une barre en acier, ce qui le laisse idiot. Les 4 pauvres handicapés réussiront à trouver un maître expert en Kung-fu qui leur donnera un entraînement qui pourra leur permettre de se venger du cruel et sadique Tu Tin Tao ! ! !

Il ne s'agit pas vraiment d'une suite de THE FIVE DEADLY VENOMS. Plusieurs des comédiens de ce film se retrouvent ici mais l'histoire est complètement différente. Ce film de la SHAW BROTHERS est un vrai plaisir à regarder puisque nous avons droit à pleins de combats assez innovateurs avec des héros vraiment particuliers ! Nous avons même droit à un type qui contrôle une boule en acier et à un autre qui possède un torse invincible qui peut résister à tous les coups ! Le réalisateur Chang Cheh est un vrai expert en Kung-fu et est l'un des plus important de sa profession avec plus de 100 films comme THE SWORD STAINED WITH ROYAL BLOOD, GOLDEN SWALLOW et ONE-ARM SWORDMAN. Ce film confirme son expertise. Même s'il est un expert en Art Martiaux, il n'oubli jamais son scénario et parvient même avec plusieurs personnages à leur rendre justice individuellement et à offre les prises de vues les plus adéquates pour que le spectateur ne puisse manquer rien à l'action. C'est un film vraiment divertissant. Puis le dvd de Celestial est vraiment superbe. Black Knight

The DEVIL RIDES OUT - Terence Fisher, avec Christopher Lee -Charles Gray -Leo Greene, 1968, Angleterre

Deux hommes, Le Duc de Richleau ( Lee) et Rex (Greene), rendent visite au fils d'un grand ami disparu à qui ils ont promis de veiller sur celui-ci ( pas le disparu, le fils).

À leur arrivée chez lui, ils trouvent un Simon mal à l'aise qui ne semble vraiment pas enchanté de les recevoir. La maison grouille de personnes, 13 pour être exact. C'est ce chiffre et l'attitude de Simon qui inquiète le Duc et lui fait penser que Simon est sous l'emprise d'un groupe Satanique. Simon, prétextant faire partie d'un groupe d'astronomie, les empresse de quitter les lieux, leur disant qu'il s'agit d'une réunion privée. Le malin Duc réussi quand même à monter à l'étage où se trouve l'observatoire et trouve dans la pièce ce qu'il redoutait, un pentagamme au sol reprenant l'iconographie de Satan.

Ils réussissent tout de même à tirer Simon des griffes de Mocata ( Gray ) qui semble être le leader du groupe. S'en suit un combat sans merci afin de libérer Simon et une jeune fille, Tanith, du grand pouvoir du maléfique prêtre Mocata.

Basé sur un scénario écrit par Richard Matheson, celui-là même qui nous a donné le fabuleux roman LA MAISON DES DAMNÉS, THE DEVIL RIDES OUT s'inscrit dans la tradition des films de la Hammer. Certaines scènes sont très intéressantes visuellement. Entre autre, celle où l'on voit apparaître un messager de Satan qui prend la forme d'un homme noir au regard saisissant. Malheureusement, le film s'essouffle rapidement, s'égare et se retrouve heureusement à la toute fin. Chapeau à la vieille actrice bigleuse qui rend un personnage vraiment dérangeant. Somme tout un bon film pour ceux qui aiment les films de la Hammer. Ils possèdent leur propre rythme et sens de l'esthétique. Frankenboris

ENCOUNTERS OF THE SPOOKY KIND aka Spooky Encounters aka Gui da gui aka L'EXORCISTE CHINOIS - Sammo Hung avec Sammo Hung, Yuen Biao, Chan Lung, Wong Ha, Lam Chin-Ying, Cheung Ti-Hong, Leung Suet-Moi, Billy Chan, Wu Ma, Tai Po, 1980, Hong Kong, 102m

Bien qu'il ait une réputation de courage, le gros Cheung fait continuellement des cauchemars où des fantômes l'attaquent, ce qui agace son épouse, d'autant plus que celle-ci trouve Cheung lénifiant et peu intéressant dans la vie de tous les jours. Travaillant comme chauffeur pour une importante personnalité de la ville, Mr. Tam, Cheung ignore que son patron est l'amant de sa femme. Cheung ayant cependant failli les prendre sur le fait, Mr. Tam décide de se débarrasser de l'encombrant mari mais comme celui-ci est doué pour les arts martiaux, il engage sur la suggestion de son conseiller un maître en matière de sorcellerie pour liquider Cheung qui a peur des fantômes. Attiré par défi dans un sanctuaire car il a parié sottement pouvoir y rester toute la nuit, Cheung subit les attaques d'un mort-vivant contrôlé par le sorcier engagé par Mr. Tam. Grâce toutefois au frère de ce sorcier, lui aussi détenteur de pouvoirs surnaturels, Cheung réussit à s'en sortir mais Mr. Tam s'arrange pour le faire accuser du meurtre de son épouse avec la complicité de celle-ci. Emprisonné par les autorités, il parvient néanmoins à s'évader et avec l'aide de l'ami sorcier qui lui a porté secours, il essaie de se protéger des pouvoirs maléfiques du magicien qui veut le tuer. Le tout se terminera dans un duel de magie entre les deux frères sorciers tandis que Cheung constatera la fourberie de son patron et de son épouse qui l'a trompé.

Mélange ordonné et fantaisiste d'arts martiaux et de magie noire (avec un soupçon de vaudou), ce film de Hong-Kong est tout simplement ébouriffant. Ayant emprunté une partie du titre de son film à celui de Spielberg, l'acteur et réalisateur Sammo Hung a conçu un long-métrage où il insère pour la première fois des éléments fantastiques à l'intérieur des ingrédients traditionnels du cinéma de kung-fu. Évidemment, Hung prend soin d'injecter beaucoup d'humour dans l'intrigue, ce qui lui permet d'aborder les séquences de sorcellerie avec une imagination débridée plutôt que de s'efforcer inutilement à les traiter avec sérieux pour nous y faire croire. Le film se présente donc comme un feu d'artifice roulant de gags loufoques, d'affrontements à mains nues souvent burlesques impliquant des fantômes et des morts-vivants contre des humains, ainsi que d'étonnants duels de magie plus farfelus que crédibles. Si les effets de maquillage s'avèrent corrects bien que parfois frustes, les effets spéciaux sont assez réussis en plus d'être judicieusement employés grâce à un excellent jeu d'éclairages et une belle palette de couleurs. Le tout se déroule à une cadence endiablée et procure un plaisir continuel distrayant et savoureux. En plus d'assurer avec succès la mise en scène, Sammo Hung compose avec amusement son personnage de peureux naïf et il a su s'entourer de très bons partenaires qui se prêtent au jeu avec conviction et drôlerie. À ne pas manquer si vous avez la chance de le voir. Mathieu Lemée

GHIDRAH, THREE HEADED MONSTER aka San daikaijû: Chikyu saidai no kessen - Ishirô Honda avec Yosuke Natsuki, Yuriko Oshi, Akiko Wakabayashi, Emi et Yumi Ito, 1965, Japon

Après le succès public et artistique de Godzilla affronte la Chose, on vit un âge d'or du film de monstre Japonais. Voici que se pointe le plus grand ennemi de Godzilla, le monstre à trois têtes, le dragon GHIDRAH !

Une journaliste pour une émission sur les phénomènes inexpliqués, Naoko, est en compagnie d'illuminés qui attendent des soucoupes volantes. En pleine vague de chaleur au milieu de l'hiver, ce ne sont que des météorites qu'ils aperçoivent. Pendant ce temps, la reine d'un royaume indépendant des Himalayas est "kidnappée" en plein vol d'avion, avion qui explose immédiatement suite à un attentat politique. Retrouvée par un détective, elle est devenue prophète sur la voie publique, se déclare martienne en annonçant des catastrophes à venir ! Effectivement, un des météorites récemment tombées a d'étranges propriétés. Parallèlement, la mère de la journaliste, vous me suivez, écoute une émission télé ou on ramène des idoles disparues. Lorsque deux enfants de 5 ans veulent voir Mothra, on a plutôt droit à une chanson de la part des fées miniatures jumelles, les "peanuts". Godzilla arrive en ville pendant que Rodan s'est réveillé, la confrontation inévitable des deux monstres arrive rapidement. Le météorite qui enflait se révèle porteur du monstre Ghidrah ! Ghidrah commence à tout détruire sur son passage. Seul espoir, mince, si les "peanuts" peuvent demander à Mothra, sous sa forme de chenille, de rassembler Godzilla et Rodan pour combattre la menace qui a jadis exterminée la planète Mars ! Mais Godzilla et Rodan ne veulent pas aider les terriens qui ne font que leur envoyer des missiles par la tête !!!

Une histoire à saveur science fictionelle, matinée d'attentat politique, avec les premiers dialogues de monstres. Car les jumelles miniatures comprennent la discussion entre Mothra, Godzilla et Rodan et la traduisent pour les humains. Le détective, déçu que les monstre ne veuillent dans un premier temps coopérer, lance un: " Les monstres sont aussi stupides que les hommes !" de dépit. Il a tort, évidemment, devant la combat tout à fait inégal que Mothra livre à Ghidrah, Godzilla décide de s'en mêler ! L'honneur des monstres est sauf.

Ghidrah est effectivement une création exceptionnelle, gigantesque, plus grand que Godzilla, aux ailes démesurées, présenté comme le destructeur de la planète Mars. Il va s'avérer l'ennemi que l'on reverra le plus souvent dans la saga. Les scènes de destruction sont furieuses et très bien faites. Les moments humoristiques lors des combats de titans, inaugurés lors de King Kong vs Godzilla, continuent ici, avec des plans de bustes qui semblent petits et utilisés pour démontrer les émotions des monstres de caoutchouc. Ni Godzilla, ni Rodan n'ont l'air très intelligents dans ces plans courts, orchestrés par Tsuburaya, qui a mainte fois déclaré qu'il visait les enfants. C'est donc aussi la première apparition de Godzilla comme sauveur des hommes, un retournement spectaculaire, qui va durer de longues années et ne sera renversé qu'en 1984.

Les séquences humaines sont très sérieuses et la mise en scène de Honda d'une justesse à toute épreuve. La musique d'Ifikube ajoute une dimension dramatique, une ampleur étonnante et lyrique jouissive. Pas de temps mort. L'ensemble des acteurs joue dans le ton. On remarque l'actrice Akiko Wakabayashi, dans le rôle de la princesse, prophétesse, d'une beauté et d'une grâce rare. Elle a jouée aux côtés de James Bond dans YOU ONLY LIVE TWICE et a connu une carrière prolifique et diversifiée.

On ne revient pas sur la sphère lumineuse qui a enlevé la princesse de l'avion en plein vol. Il faut imaginer que des descendants des martiens sont encore actifs, conscients de leur héritage et bien équipés. Mais on se demande si l'idée a inspiré Chris Carter pour une idée identique dans X FILES.

Il fait bon se retaper un bon classique de Honda, en grande forme et de s'amuser avec les monstres. Chaudement conseillé. Mario Giguère

GONIN - Takashi Ishii, 1995

Première grande réussite de Takeshi Ishii, Gonin se veut un compte rendu nihiliste et violent de l'état de l'homme japonais de classe moyenne. Le film raconte l'histoire de cinq individus au bout du rouleau, qui n'ont pour ainsi dire plus rien dans la vie, et qui décident de s'attaquer à un chef de triade pour lui voler son argent. Ils y parviendront, mais seulement pour se rendre compte qu'ils ont commis une erreur, une grave erreur. Car Takeshi Kitano est à leurs trousses !  Grand film, émouvant par sa violence jamais gratuite, impressionnant par son climat oppressant et l'atmosphère sombre qui règne en maître pendant toute sa durée, Gonin en vaut vraiment la peine. Orloff

 

 

ERCOLE AL CENTRO DELLA TERRA aka Hercules in the Center of the Earth aka HERCULES CONTRE LES VAMPIRES avec Reg Park, Christopher Lee, 1961, Italie

Hercules doit aller chercher une pierre aux vertus guérisseuse dans les profondeurs de l'enfer pour sauver sa fiancée devenue neurasthénique pendant son dernier périple. Pluton sera très agacé que son compagnon parte avec une de ses filles et se vengera sur tout le peuple, l'effronté. Hercules affrontera avec succès toutes ses épreuves grâce à sa force dite Herculéenne, comme de raison, et son sens du pratique, moins connu ! Il terminera glorieusement avec les méchants vampires de Christopher Lee, des morts vivants qui ne font pas le poids.

Sur un scénario plein d'actions typiques, Bava soigne les éclairages et les effets spéciaux de cette descente aux enfers imaginative. Seul un monstre de pierre ne tient pas le coup, mais les morceaux de bravoure, tel cet arbre géant ou cette traversée au-dessus d'une rivière de lave, et les ambiances morbides des caveaux de Christopher Lee sont remarquables. J’ai eu le plaisir de visionner la version complète avec la séquence pré-générique, véritable catalogue des effets gothiques de l'époque. Cette seconde écoute m'a également permis d'apprécier les raccourcis scénaristiques employés par Bava pour sauver le budget et se concentrer sur les scènes d'action et de terreur. Une belle démonstration et un des meilleurs peblums produits à cette belle époque ! Mario Giguère

Je me souviens surtout d'un film décousu au montage approximatif plutôt comique et il me semblait qu'il n'y avait pas de vampires du tout.... Ma mémoire doit me jouer des tours.

C'était sur grand écran avec une bobine bien datée, un vrai bonheur. Kerozene

Ce film du légendaire Mario Bava s'inscrit dans le courant des péplums (films mythologiques) en vogue, dans l'Italie du début des années 60. Ce courant donna naissance à beaucoup de films, dont la majorité sont hélas médiocres et ont très mal vieilli. Demeurent quelques exceptions, comme Hercule à la conquête de l'Atlantide, probablement le meilleur du genre.

Cet Hercule contre les vampires comporte de nombreuses belles qualités, mais ce n'est décidément pas le chef-d'œuvre du genre. La mise en scène de Bava n'est plus à souligner : on connaît les grands talents du bonhomme, son sens du visuel, de la composition et de la photographie. C'est là l'un des points forts du film. Pour le reste :

Le titre français est trompeur : aucun vampire en vue. Quant au titre anglais (Hercules in the Haunted World ou Hercules at the center of the Earth), il induit un peu en erreur aussi. Le spectateur s'attend à un voyage incroyable en Enfer, alors que ce passage constitue seulement à peu près ¼ (ou 1/3, au mieux) du film en question. Le reste se déroule " sur le plancher des vaches ". En fait, la mission d'Hercule au centre de la Terre prend du temps à démarrer, et il s'en acquitte si aisément qu'on le voit ressortir triomphant avec un peu d'étonnement. On savait Hercule imbattable, mais à ce point-là ? N'empêche...

Cette partie est, du reste, la meilleure du film. Beaucoup de belles idées (un arbre qui saigne et hurle, une traversée au-dessus d'un lac de lave, etc.), mais souvent réalisées de façon assez rudimentaire : le monstre Procuste est assez ridicule, et encore plus quand Hercule le lance contre un mur de pierres, façon assez primaire de vaincre le mal sans efforts ! La mission d'Hercule semble peu périlleuse, vu sa façon expéditive de régler tous ses problèmes. Chaque fois que notre culturiste est confronté à un problème il le résout de la manière suivante : lancer quelque chose sur son assaillant... ou lancer son assaillant sur quelque chose.

Il aurait été intéressant de confronter le héros à des situations plus inextricables, dangereuses ou complexes.

Les épisodes se déroulant hors de l'Enfer sont du niveau d'un péplum traditionnel. Le méchant, campé par Christopher Lee, ne semble pas particulièrement impressionnant, mais je préfère quand même voir Lee interpréter le rôle qu'un acteur italien de troisième ordre, qui jouent souvent ces rôles de tyrans.

En bref, c'est loin d'être le meilleur Bava, mais ça se laisse regarder, surtout pour la section " infernale ". Howard Vernon

Attention, chef d'oeuvre. 

Classique du péplum 100% Fantastique, ou un gothique antique télescope le genre péplum, pour donner une oeuvre d,une indéniable beauté horrifique.

Hercule interprété par l'excellent et massif Reg Park, traverse une aventure complètement baroque, part à la recherche d'une pierre aux vertues magiques au fond des enfers, se heurte à un monstre de pierre, croise les amazones du jardin des Hespérides et combat nerveusement un Christopher Lee qui venait de trouver une gloire internationale dans l'écurie Hammer, en interprétant le rôle du Prince des vampires, Dracula.

Ici Lee, endosse à nouveau la tenue sombre, toute en cape, d'un prince des enfers, commandant une armée de non-morts, horribles ghoules, sortant de leurs sépulcrales demeures, sinistres caveaux de pierre, dans un plus pur style film d'horreur, n'allant pas sans rappeler "SANTO CONTRE LES FEMMES VAMPIRES" (entre autres...) ou, la saga Templière d'Ossorio, film à la photo, aux éclairages soignés (les terribles bleus / rouges de Bava, qui, rappelons-le, fut directeur  de la photo de formation-palette de couleurs baroques et oppressantes, qui furent le canevas de l'écriture du style Giallo, quelques années plus tard, et dont Bava fut le mentor, initiateur.

Car il est vrai que le passage ou une servante est égorgée dans les sombres allées tout en colonnes du palais, reste un must de l'épouvante gothique. L'héroïne se penche sur le corps de la défunte et... soudainement, le visage de Christopher Lee, sinistre, se dessine dans la flaque de sang s'écoulant de la gorge de la malheureuse, flaque macabre devenant miroir... Du grand boulot... que seul, ce cinoche italien-fou-baroque-ultime pouvait nous proposer.

Le final montrant un Hercule jusqu'auboutiste, anéantissant l'armée de ghoules et écrasant le prince vampire sous un menhir, dans un décor lugubre, sorte de Stonehenge macabre, sous les rayons blafards d'une lune complice, clos, un film grand, un classique en somme. Vince Rogers

HOUSE BY THE CEMETERY aka Quella villa accanto al cimitero avec Catriona MacColl, Paolo Malco, 1981, 84m, Italie

La famille Boyle, Papa, Maman ( Catriona Mac Coll ) et blondinet fiston, s'installent dans une maison en banlieue de Boston. Papa a six mois pour compléter une recherche sur le suicide, recherche entamée par le type qui y habitait, qui s'est suicidé après avoir tué sa femme. Mais l'ancienne demeure appartenait au docteur Freudstein et sa maison semble porter malheur à tous ses occupants, comme l'annonce une petite fille, que seul le blondinet fiston semble voir...

Après ses délires zombiesques, Fulci s'attaque à créer un nouveau mythe dans le sous-sol d'une maison peu commune. L'horreur venant du sous-sol, on ne compte plus les descentes dans le lieu maudit, toutes plus énervantes les unes que les autres. Je n'avais pas revu le film depuis sa sortie en salle et je dois admettre qu'il tient bien le coup. Les meurtres sont sanglants, l'atmosphère macabre à souhait et le final dérange encore. Probablement le dernier des grands films de Fulci, il a le défaut du môme que l'on a envie de trucider, mais Fulci restera dans la veine pour un Manhattan Baby malheureusement sans l'efficacité de ce film. Un incontournable. Mario Giguère

the KILLER CONDOM aka Kondom des Grauens - Martin Walz, 1996, Allemagne/Suisse    

Je n'étais pas très convaincu en voyant le poster, l'été dernier, chaque fois que j'allais prendre une bière sur la terrasse des Foufs. J'avais le choix entre ça et Rabid Dogs, et j'ai bien sûr opté pour Bava... Je n'ai jamais regretté mon choix et je suis retourné me saouler l'âme en paix tout de suite après la projection. 1999. Je trade Killer Condom avec un de mes amis psychotroniques et je le fous sur la pile des films "à écouter", peu convaincu que ça va être bon (j'ai encore cette horrible gueule dentée en tête et le visage de Toxie clique dans ma face, "Movies of the future", Troma étant habituellement de la pure merde). Alors, il passe donc quelques temps sur la pile sans que je l'insère impatiemment dans mon vidéo. Ce soir je cherchais un film écouter avec ma mère et je suis tombé sur le titre. J'ai eu envie de la faire rire en la niaisant un peu et j'ai dit : "on écoute ça !". Elle a dit : "huh...", très peu convaincue, et j'ai pesé sur play, peu convaincu moi-même. Puis, nous avons été surpris. Je ne sais pas trop comment décrire ce film divertissant au possible qui fait référence à plein d'autres oeuvres tout en gardant une profonde originalité, mais je peux dire qu'il vaut la peine d'être vu. Je ne vous raconterai rien de l'histoire, car c'est le concept même du film : un titre accrocheur, un condom denté assez laid... qui nous laisse pantois : "Quelle histoire ils vont sortir avec ça ??". Eh ben ils parviennent à en sortir une, et pas n'importe laquelle. Rires garantis. Y a même un pastiche de la scène de la douche de PSYCHO. Le plus drôle dans le film c'est les comédiens qui parlent tous allemand alors que ça se passe à NEW YORK sacrement... Un peu plus de nudité n'aurait pas fait de tort non plus, mais enfin, mon avis ne compte pas, parce que je suis qu'un petit pervers irrévérencieux et surtout, irrécupérable. Orloff

The KUNG FU CULT MASTER aka Yi tian tu long ji zhi mo jiao jiao zhu aka EVIL CULT- Wong Jing, 1993 

Dans la Chine médiévale, des clans cherchent à obtenir le pouvoir par l'acquisition d'épées magiques. L'une d'elle est conservée par un roi, or personne hormis son fils et sa belle-fille ne savent où il se trouve. A cause de ça, ils sont forcés de mettre fin à leur jour en laissant un orphelin blessé. Sept ans plus tard, ce petit orphelin et devenu grand et a pris les traits de Jet Li. Protégé par un grand maître au sein de son école d'arts martiaux, le pauvre ne peut pas pratiquer à cause de sa vieille blessure. Mais une série d'événements et de rencontres feront de lui le chef de tous les clans, le maître des techniques de toutes les écoles, bref, le gars qui assure un max.

L'histoire est un peu confuse, on se perd dans tous les noms des clans, sectes, écoles, etc. ... De même que les noms des protagonistes. Mais on s'en tape, le spectacle est total. Jet Li vole dans les airs et balance des boules d'énergie, un vieux maître est attaché à une énorme boule volante, les filles sont superbes et balancent des coups de savates avec énergie, bref, c'est le pied et on ne s'ennuie pas une seconde. Kerozene

LADY OF THE LAKE - Maurice Devereaux avec Erik Rutherford, Tennyson Loeh, Emidio Michetti, 1998, Canada 

David a hérité du chalet de son oncle et il compte bien passer l'été. Son voisin l'avertit des dangers de l'endroit et de la légende de la dame du titre, réputée sorcière enchaînée au fond du lac, qui sort des eaux pour séduire les hommes qu'elle noie par la suite. Come son oncle. Comme David, qui sera séduit par la belle femme ou démon...

Premier film pour Maurice Deveraux tourné dans des conditions difficiles. Si dans un premier temps on sent le film plus laborieux que réussit, le jeu d'acteur incertain, on risque de tomber sous le charme de la dame du lac. Erik Rutherford dans le rôle principal ne passe pas la rampe. L'histoire est somme toute très convenue. Mais il faut dire que la photographie-chorégraphie sous-marine est très belle et que les retours au passé sont assez réussit, tout comme la musique. Le film sera distribué par FANGORIA, un appui qui n'a pas dû lui nuire pour enchaîner avec le thriller SLASHERS. Mario Giguère

LEGEND OF THE 7 GOLDEN VAMPIRES aka Les 7 VAMPIRES D'OR - Roy Ward Baker et Chang Cheh avec Peter Cushing, 1974, Hong Kong/Angleterre

On retrouve Peter Cushing (La guerre des étoiles) dans son rôle de Van Helsing (Maîtresses de Dracula, Dracula 73, etc. ...). Cette fois Dracula a décidé de faire une visite en chine afin de régner sur les 7 vampires d'or. Ces derniers forment une sorte de secte meurtrière dont Dracula est le chef sous les traits d'un grand-prêtre dans un village maudit ou il peut à sa guise faire sortir de terre une armée de zombies aux longs-cheveux.

Van Helsing accompagné de son fils sont justement en Chine pour parler des vampires, contactés par un guerrier chinois et sa troupe (un groupe de guerriers dont chacun à son arme précise et recouverte d'argent) ils vont se diriger vers ce village pour combattre le mal (et donc, à leur grande surprise y retrouver ce bon vieux Dracula).

Voilà un film de plus dans la lignée du comte Dracula. Mais cette fois ça se passe en chine. On a un donc un croisement entre les films habituels de Dracula et ceux de kung-fu des années 70 comme les anciens Jackie Chan. La façon de filmer est la même ainsi que le son affreux des combats et le bruit des épées. On a droit à donc des combats entre chinois armés avec la bonne vieille chorégraphie. Tous ceux qui ont vu au moins un vieux film de kung-fu savent de quoi je parle.

Le film est co-produit par la Hammer et les frères Shaw. Dragonvolfied

The LONGEST NITE - Patrick Yau, 1997, Hong Kong

A Macao, deux chefs de gang, M. K et M. Lung, se tirent dans les pattes afin de s'accaparer un maximum de part de marché. Mais leur petite guerre fatigue M. Hung, chef de triade redouté qui leur demande de cesser ces activités meurtrières finalement néfastes au business de chacun. Ni une ni deux, les deux pontes s'exécutent et s'inclinent devant M. Hung. Tant de pouvoir n'est pas compréhensible aux yeux de Sam (Tony Leung Chiu Wai), flic corrompu au service de M. K qui s'interroge sur la réelle influence d'un individu qui n'est aujourd'hui plus qu'un vieillard. Mais rapidement une rumeur comme quoi la tête de M. Lung a été mise à prix par M. K se fait connaître. Effrayé, M. K demande à Sam d'identifier la source de cette rumeur et de rétablir la situation. C'est alors qu'arrive Tony, homme solitaire mystérieux au crâne rasé et tatoué... sans doute un tueur attiré par la prime offerte contre la tête de M. Lung.

Ce polar sombre et violent, parfois même sadique, est officiellement signé Patrick Yau. Mais comme le stipule le livret accompagnant le DVD français sorti chez HK Video, THE LONGEST NITE est d'avantage un film de Johnny To qu'un film de Patrick Yau. Produit par la compagnie de To et War Kai-fai (Milky Way Image), le film marque l'un des premiers films de la nouvelle ère du polar hongkongais qui fait plus ou moins suite à la rétrocession de la colonie britannique à la Chine. Et il est vrai qu'à y regarder de près, il est permis de croire que ce chaînon manquant entre le polar à la John Woo et la vague de film style INFERNAL AFFAIRS semble contenir tous les tics propres aux films de gangsters de To: deux fortes têtes jouent au jeu du chat et à la souris tout en se mettant tout le reste du milieu à dos. Et il en va de même au sujet de l'esthétisme du film dont la photo est parfaitement soignée malgré un budget moindre. Patrick Yau n'aurait-il donc rien à voir avec le succès du film? Difficile à dire, et on semble trouver là un écho à l'ultra violent THE BIG HEAT (1988), signé Johnny To, mais produit par un Tsui Hark auquel on attribua tous les mérites. Au-delà de ça, THE LONGEST NITE n'est pas non plus le polar ultime qui estomaquera le spectateur, il s'agit d'un bon film mais dont l'impact reste moindre par rapport à celui d'un THE BIG HEAT justement. Les scènes de folles poursuites en voitures et de violences crues ne manquent cependant pas. En particulier les scènes de tortures infligées par Sam avec écrasement de main et arrachage d'ongle au programme. THE LONGEST NITE affiche également un côté misogyne particulièrement douloureux, spécialement envers une serveuse alcoolique ayant la fâcheuse habitude de vomir partout et qui ne cessera de se prendre des pains dans la face de manière aussi brutale que gratuite. Le final du film marque le point fort du métrage, lorsque les deux personnages principaux se font face dans un entrepôt rempli de miroirs, permettant d'alimenter un gunfight fracassant. Gros point négatif cependant, la bande originale du film est proprement horripilante, hormis une sorte de plagiat douteux du thème principal de MIDNIGHT EXPRESS, et gâche quelque peu le plaisir que l'on peut avoir à se faire transporter par cette histoire violente, désespérée mais intelligemment écrite. Kerozene

MAN BEHIND THE SUN aka CAMP 731 aka Hei tai yang 731 - Tun Fei Mou, 1988

Ce film maudit traite des supplices ignobles qu'ont pu faire subir les japonais aux chinois durant la seconde guerre mondiale. C'est une part horrible de notre histoire qui est dénoncée ici, lorsque des médecins militaires testaient sur cobayes humains les armes bactériologiques et réalisaient toutes sortes d'expérimentations à vifs. Ceci d'ailleurs comme les nazis en Europe.

Le film s'axe autour de jeunes recrues japonaises (des ados de 14-16 ans), qui vont découvrir peu à peu l'horreur du camp durant leur formation.

Ici, tout est cruellement explicite, et on peut dire que 4 ou 5 scènes sont extrêmement difficiles à supporter, ils ont même jeté réellement un chat vivant en pâture à des rats pour (je pense) accentuer le côté cinéma-vérité!

On pense également à cette scène où une jeune femme se fait arracher la peau des avant-bras jusqu'au squelette après des tests de résistance au froid.

D'après le réalisateur, on est encore loin du compte par rapport à la réalité de l'époque, mais c'est un film qu'on découvre plutôt par curiosité, où parce qu’on en a entendu parler"... On ne sait plus si c'est du cinéma, ou du documentaire romancé!

Un film à ne pas mettre entre toutes les mains en tout cas tant il est... "trop" bien fait. Je doute qu'on puisse regarder ce genre de chose par plaisir en tout cas! Franfran

NAKED KILLER aka CHIKLO GOUYEUNG , Clarence Ford, 1992

Tinam (Simon Yam) reprend du service après avoir subit des traitements en psychothérapie parce qu'il avait accidentellement tué son frère en service. Il enquête sur une série de meurtres violents où les victimes sont composés de criminels où leurs testicules ont été éclatés par des impacts de balles. Il rencontre Kitty et il en devient amoureux. Le père de Kitty surprend sa femme en plein adultère avec un membre de la mafia et en essayant de le tuer, il meurt accidentellement avec un couteau dans l’cœur en tombant dans des escaliers. Kitty s’arrange ensuite pour se trouver un gun et elle va attaquer le criminel et sa gang pour venger son père. Elle tue pas moins d'une armée de criminels. Recherchée par la police, elle est recueillie par "Sister Cindy", une lesbienne qui l’entraîne à devenir une assassin professionnelle. Après voir remplit sa première mission, elle est interrogée par Tinam qui est convaincu qu'il s'agit de la même personne. Lorsqu’elle refuse de le tuer, parce qu’il en sait trop, les problèmes commencent...

Wow ! Voici un scénario bien compliqué pour un drame d’action made in Hong Kong. Le film est largement inférieur que les gros hits populaires venus d’Asie comme : RED TO KILL ou FUDHO. Mais les asiatiques savent comment tourner des scènes d’actions et mêler agréablement quelques scènes chaudes à travers cela. Il y a des influences de NIKITA, VERTIGO et de BASIC INSTINCT là dedans et le tout se laisse regardé avec plaisir. Le flic incarné par Simon Yam (DR LAMB et A BULLET IN THE HEAD) est hilarant. Suite à son traumatisme, il ne peut tenir un gun sans vomir ! Un film très divertissant si on ne s’attend pas à une bombe. Black Knight

RABID DOGS aka CANI ARRABIATI - Mario Bava, 1974, Italie 

Je l'avais déjà vu à FantAsia l'été dernier, et j'en avais alors fait une critique, et je me rends compte aujourd'hui après l'avoir revu qu'elle manquait un peu de substance...  Ce film un peu bavard démarre sur les chapeaux de roues avec un vol à main armée que commettent Luigi Montefiori et sa bande.  Le départ donne le ton à tout le film, qui se situe presque en temps réel et qui se passe, chose inusitée, presque entièrement dans une voiture.  Oh bien sûr Bava utilise d'autres lieux, mais l'essentiel de l'action se déroule à l'intérieur de la carlingue et captive son spectateur malgré une diarrhée verbale et la couleur peu évidente des sous-titres (jaunes, et le film n'est pas widescreen).  Les thèmes abordés sont la déshumanisation animale de l'homme traqué et la détresse morale de leurs otages, en passant par quelques références fétichistes qui font sourire.  Le tout, traité avec la caméra nerveuse et majestueuse de Bava, se savoure comme un Big Mac après un jeûne de six jours. Les acteurs sont dans le ton, et la musique (bien qu'un peu redondante) est tragiquement inoubliable.  Le thème musical nous reste longtemps dans la tête après le visionnement, ainsi que le destin de ces personnages de fiction et le "punch" si habile que Bava nous fait exploser au visage, presque aussi efficacement que dans BAY OF BLOOD, mais avec cette fois-ci un sentiment de réelle surprise qui plane dans l'esprit du spectateur.  Une grande oeuvre négligée. P.A. Buisson

RUBBER'S LOVER - Shozin Fukui, 1996, Japon

Des scientifiques mènent des recherches douteuses au sein d'un bâtiment insalubre pour des commanditaires plus qu'impatients. En effet, la livraison de leur Digital Direct Drive (DDD), drogue de synthèse à base d'éther censée attribuer des pouvoirs psychiques, aurait du avoir lieu il y a bien longtemps de cela. Afin de leur annoncer la coupe des budgets et l'arrêt des recherches, une jeune fille est envoyée dans leur labos. Mais nous savants fous pètent un boulon...

Incompréhensible bordel filmique dans lequel des zouaves à lunettes injectent des doses massives de drogue dans l'anus d'un cobaye vêtu d'une combinaison de latex noir luisant et agressé par de violentes fréquences sonores. Le cobaye hallucine et en redemande, la jeune fille se fait violer par l'un des chercheurs allumés dont l'assistante est une nymphomane déguisée en collégienne. Tout le monde hurle du début à la fin. Ca pisse le sang sans qu'on sache trop pourquoi. Bref, c'est l'anarchie totale au sein d'un foutoir cyber-punk vaguement sado-masochiste qui ne semble pas du tout savoir où il va. La photo noire et blanc est par moment superbe (c'est du 16mm et certains plans sont réellement excellents) et par moment extrêmement sombre au point que le spectateur scrute incrédule un écran dégorgeant de bien mystérieuses images. Fukui prouve après PINOCCHIO 964 qu'il ne sait toujours pas raconter une histoire. Dommage, car les idées ne sont pas forcément mauvaises, mais encore faut-il pouvoir les mettre à plat de manière cohérente et réfléchie pour ne pas perdre ses spectateurs en route. Kerozene

GÉNESIS - Nacho Cerdà, 1998, Espagne, 29m 

Un sculpteur, traumatisé par le décès de sa conjointe dans un accident de voiture, sculpte son corps... avec des effets inattendus.

On devine rapidement ce qui se passe et au final, il n'y a donc aucune surprise. Le film est certes d'une beauté évidente tant au niveau de la réalisation que de la photographie ou des effets, mais personnellement j'ai trouvé l'ensemble trop long pour une idée si simple. Mario Giguère

Je suis dans le total opposé de ton sentiment, cher BC. J'avais adoré ce court sur grand écran et j'adore toujours autant après plusieurs visionnements. Certes, l'idée est simple mais le film est si beau et d'un lyrisme si envoûtant que j'attends son arrivée en DVD impatiemment (en mars 2005). Bad Feeble


Shintaro Katsu

HANZO THE RAZOR: THE SNARE aka KUNG FU HARA KIRI aka Goyôkiba: Kamisori Hanzô jigoku zeme aka HANZO THE RAZOR l'enfer des supplices- Yasuzo Masumura, avec Shintaro Katsu, Kei Sato, Ko Nishimura, Toshio Kurosawa, 1973, Japon

Hanzo, le flic le mieux membré du Japon féodale revient après SWORD OF JUSTICE réalisé l'année précédente. Tout comme dans le précédent film, Hanzo se frappe le sexe à coup de bâton, pilonne un sac de riz comme s'il s'agissait d'une vieille rombière, et tient tête à ses supérieurs incapables de respecter un véritable code de l'honneur. Hanzo, lui, sait le respecter, et protéger la veuve et l'orphelin est sa vocation. Et lorsque la loi lui empêche de mener à bien une enquête, il n'hésite pas à la transgresser. Ici, il apprend qu'un drôle de trafic de femmes prostituées de force et vendue à des parties de sado-masochisme brutal est organisé par de viles bonnes soeurs. C'est en découvrant le cadavre de l'une des filles fraîchement avortée qu'il découvre l'affaire, et si la loi lui interdit de se rendre au couvent, il n'en a que faire. Pas dupe, il se doute bien que la mère supérieure n'est pas le cerveau de l'opération, et c'est grâce à son fameux coup de bite vrillée qu'il obtient les réponses à ses questions. Pour les curieux, la technique consiste à suspendre la femme dans la position de l'oeuf dans un filet qui est ensuite tour à tour élevé puis abaissé sur la verge d'Hanzo par ses serviteurs. Au bout d'une minute, et après avoir fait tourner la nonne sur son sexe comme une toupie, il menace de s'arrêter et obtient ainsi réponses à ses questions... Et si Hanzo viole (mais procure du plaisir) pour le bien, Hanzo n'hésite pas non plus à tuer. Les coups qu'il porte sont violents et révèlent parfois l'étonnante pression artérielle de ses adversaires qui vont jusqu'à repeindre un pan de mur entier de leur sang.

La saga de HANZO THE RAZOR touche ici à son paroxysme et révèle un Japon empreint d'une incroyable perversité: les autorités sont corrompues jusqu'à l'os, l'église est prête aux pires perfidies pour s'enrichir, les méchants sont de la pire espèce (ça viole et ça tue) et le reste de la population est opprimé, appauvrie et misérable. Seul Hanzo, brute empreinte de justice, semble avoir la tête sur les épaules, et tel un Inspecteur Harry féodale, on s'attache à ce psychopathe tant il nous apparaît comme juste (enfin presque) et attachant. Masumura signe comme à son habitude un film à la beauté plastique irréprochable: les décors, les costumes et les éclairages sont superbes, magnifiés par un cinémascope exploité à merveille. Quant à Shintaro Katsu, il parvient sans peine à faire oublier qu'il est surtout connu pour être Zatoichi... A tel point que pour ma part, il est le flic violeur et brutal avant d'être le sabreur aveugle. Kerozene

Une banale affaire d'avortement Clandestin va conduire L'inspecteur Hanzo aux portes d'un mystérieux couvent: De riches marchands s'y réunissent pour assouvir leurs fantasmes sexuels les plus refoulés avec de jeunes vierges endormies. Hanzo emprisonne la mère supérieure et lui fait subir le supplice du filet, celle ci passe vite aux aveux: un Haut dignitaire du château d'Edo (Tokyo) est l'instigateur de ce trafic. Hanzo va mener l'enquête contre l'avis de sa hiérarchie.

Troisième saga produite par la mythique société de production du non moins mythique Shintaro katsu (Zatoichi) la Katsu prod, Hanzo the Razor reste comme l'une des plus mythiques sagas du cinoche d'exploitation japonais. Violent, noir, gore, malsain et surtout très SEXE, Hanzo the Razor est une saga a déconseiller aux culs serrés qui ne jurent que par le chambara classique.

Shintaro Katsu y incarne Hanzo, un policier en conflit constant avec sa hiérarchie, sorte d'équivalent médiévalo japonais de l'inspecteur Harry, mais la plus grande particularité d'Hanzo c'est d'être doté d'un sexe ÉNORME qui lui servira à mettre en oeuvre des tortures quelques peu "particulières".

Dès le générique d'intro, le ton est donné, Hanzo se tient debout et nu, il déverse de l'eau glacée sur son pénis avant de le frapper à coup de marteau pour ensuite l'enfiler dans un appareil d'entraînement d'un genre nouveau (le genre que vous ne trouverez dans aucune salle de musculation ou alors celle de Rocco Siffredi... et encore je rappelle que le pénis n'est pas un muscle mais un corps spongieux, qui a pour particularité de se remplir de sang provoquant ce que l'on appelle couramment l'érection [ ceci était une intervention des frères bogdanovs], une scène hilarante (car complètement folle et vraiment osée, je rappelle qu'on est dans les années 70 au japon) sur fond de musique bien seventies, le ton est donné, Hanzo est un film qui ne donne que peu de crédit aux règles classiques du chambarra, on est dans un univers qui n'a pour seul objectif que de montrer sexe, violence et gore en cherchant au maximum la subversion. De ce point de vue Hanzo apparaît être une véritable bouffée d'air frais, les conflits opposants Hanzo et le pouvoir au-dessus de sa tête étant prétextes a de nombreuses joutes verbales dans lesquelles Hanzo apparaît être un bad mother fucker comme on les affectionne, défiant le shogun ( comme katsu défie les règles du cinéma japonais) a grand coup de répliques qui claquent, n'écoutant rien ni personne le personnage créé par Katsu se dessine comme un personnage trouble aux méthodes hallucinantes, le meilleur exemple de ceci ? Hanzo arrête la mère supérieure du couvent, refusant de parler celle ci fait preuve d'un véritable courage, jusqu'a ce que Hanzo décide de passer aux choses sérieuses, il l'attache dans un filet, l'empale sur son sexe géant et la fait tournoyer dessus (What the fuck???? ) bien sur le film fait preuve d'un machisme a toute épreuve ( "tu as connu l'enfer, je vais te faire connaître le paradis") qui ne manquera pas de faire hurler les ligues féministes, mais on est ici dans de la pure provocation, racoleur?

Bien sur, mais c'est le propre du cinéma d'exploitation que de racoler un minimum, de cette manière le scénario n'est qu'un prétexte a une débauche de déviances sexuelles sadiques dans laquelle les fantasmes masculins sont passés aux cribles ( bondages, sado masochisme, déflorages etc...) par un réalisateur extrêmement talentueux qui soigne ses cadres et fait preuve d'un sens de la mise en scène vraiment nouveau (même s'il n'atteint pas le niveau de génie d'un Kenji Misumi autre réalisateur nippon bien frappé du cerveau), du coup le pseudo machisme du film a vite fait de tourner à la dénonciation du refoulement sexuel propre à la société japonaise, en effet si Hanzo peut faire parler des prêtresses de Buddha avec sa bite et lutte sans ménagement contre des marchands obsédés sexuels qui achètent de jeunes vierges endormies (j'avais dit que c'était malsain) c'est bel et bien parce que tout ce petit monde est une belle bande de frustrés, Katsu à la barre de producteur se permet donc d'en balancer une belle couche sur les travers regrettables d'une société qui encore a l'époque souffrait de ses règles rigides, il le fait bien sur en jouant la carte de la provoc, la nudité étant très mal perçue au japon, on a donc droit a des plans à hurler de rire comme celui d'un Hanzo allongé au sol suite a son intense entraînement dans ses sous-vêtements trône fièrement un énorme chibre turgescent (!!!!)... FOU??

Assurément, mais tout cela ne serait rien sans l'immense talent de mise en scène Masumura qui filme brillamment en jouant sur les profondeurs de champs et la lumière (à ce titre Hanzo the Razor -l'enfer des supplices - fait partie des films les mieux photographiés jamais réalisés) car qu'on ne s'y trompe pas si le cinoche d'exploitation a souvent été considéré comme racoleur et intéressant par des culs serrés qui n'y voyaient que des spectacles déviants pour pervers décérébrés, on en oublie souvent que nombres d'avancées cinématographiques ont été opérées sur ses terres, le cinéma d'exploitation japonais étant particulièrement représentatif de ce constat, (voir ou revoir des films comme sex and fury, female yakuza tale ou encore On l'appelait scorpion pour s'en convaincre) en effet il s'agit la de véritable CONDENSÈS de culture pop, Hanzo ne déroge pas a cette règle, véritable monument de cinéma d'exploitation qui racole à fond sans oublier de faire du VRAI cinéma, fun et décomplexé, provoquant, repoussant les limites des codes qu'il investit et carrément frappé d'alignement ( torturer une prêtresse en la faisant tournoyer sur son sexe fallait y penser quand même), tout cela n'oublions pas de le dire, on le doit au complètement sonné Shintaro Katsu qui livre ici une performance comme toujours géniale et vraiment hallucinée, remercions ce grand bonhomme du cinoche japonais pour sa folie et sa générosité, et savourons ce Hanzo the Razor (l'enfer des supplices étant le second épisode d'une trilogie et j'ai toujours pas vu le premier aaaaarghhhhhh!!!) véritable apothéose d'un cinoche bien dans sa peau et insolent, sorte de mix improbable entre le film érotique, le polar et le chambara, qui s'il ne peut prétendre à détrôner la monumentale saga Baby Cart (avec le frère de Katsu, Tomisaburro Wakayama) n'en reste pas moins une référence, gloire a toi ô grand Shintaro. Kitano Jackson

VAMPIRE$ - John Carpenter, 1998, États Unis

J'ai maté ce petit film de Carpenter il y a de cela presque trois semaines, et je dois le dire d'emblée, je n'ai pas été déçu.  On m'en avait dit tellement de mal que je l'ai même trouvé agréable.  Certes, quelques détails agacent, comme les longueurs inutiles (la répétition dans les scènes de "tueries de vampires", la façon dont ils explosent) et le côté "biblique" du chef de clan habillé à la dernière mode gothique, mais la musique géniale de Carpenter, la performance de James Woods et la jolie poupée viennent sauver le tout.  Un Baldwin bedonnant, des scènes gores qui réjouissent et le soleil du désert, voilà exactement ce à quoi on s'attendait, et il n'y a pas lieu d'être déçu.  Mon seul souhait, c'est que le maître ne claque pas trop vite, histoire de nous jeter encore quelques oeuvres en pâture... Orloff

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