LES FILMS DE FANTASIA 1999

du 23 juillet au 15 août 

Affiche de Ruppert Gottenberg et Dave Cooper

the ACID HOUSE - Paul McGuigan, 1998, Angleterre

Je devais être l'un des seuls à ne pas l'avoir vu et bien maintenant c'est fait! J'ai eu beaucoup de plaisir avec ce film. La première histoire offrait de magnifiques plans malgré que l'histoire était assez banale. Pour le 2ème sketch, j'ai trouvé amusant de voir ce pauvre gars se faire jouer autant dans l'dos par sa femme, c’était un vrai abruti! Mais la meilleure partie pour moi, demeure le 3ème sketch: un gigantesque BAD TRIP avec un gars qui hallucine tellement qu'il se réincarne en Bébé ! C'est certain que le bébé à l'air d'une grosse marionnette mécanique, mais j'ai trouvé que ca allait avec le film. J'ai trouvé cette utilisation judicieuse en raison que c'est un gros film trash. Pour moi, du Voice Over sur un vrai bébé aurait ressemblé trop à la série des LOOK WHO'S TALKING et aurait demandé trop de prises pour donner un bon résultat. Bref, pour moi THE ACID HOUSE demeure un film bien léger et divertissent. ! Black Knight

THE BLACK CAT - Edgar G. Ulmer avec Boris Karloff, Bela Lugosi, 1934, États Unis, 70m

The Black Cat demeure l'une des pièces maîtresses du metteur en scène Edgar G. Ulmer, proposant certains décors " art-déco " devançant leur temps. Le premier vrai duo Bela Lugosi-Boris Karloff ne fait pas vraiment de maître ici, les deux excellents en personnages doués de plusieurs facettes. Leur partie d'échecs décidant du sort d'une innocente fille demeure une pièce d'anthologie du cinéma d'horreur américain des années trente, ainsi que la cérémonie satanique. Cette histoire d'une vengeance couvée pendant quinze ans est remplie d'épouvante latente et de sous-entendus sexuels assez dérangeants. Et pourquoi pas un petit soupçon de nécrophilie? En dire trop sur le scénario serait une erreur; laissons aux spectateurs le soin d'en découvrir les multiples surprises. Peut-être la seule occasion pour les fans d'entendre Lugosi dire à haute voix le mot " baloney "! Ce film demeure le plus gros succès pour Universal en 1934. Blundering Man

BULLET BALLET - Shinya Tsukamoto, 1998, Japon

Tsukamoto fonce tête baissée dans une exploration tout à fait personnelle des bas-fonds de Tokyo et nous ficelle une histoire attachante qui ne laisse personne indifférent.  Après que sa petite amie se fut suicidée, un homme d'affaires déconnecté descend dans les ruelles sombres de son quartier afin d'y acheter une arme - probablement pour se venger de l'amorphisme général des japonais - et fait par la même occasion d'étonnantes rencontres. Noise japonais, expérimentations, coups de feu et sueur; voilà un joli programme. Orloff

Le COUVENT DE LA BETE SACREE aka SEI JU GAKUEN aka SCHOOL OF THE HOLLY BEAST aka CONVENT OF THE SACRED BEAST - Norifumi Suzuki, Japon, 1974

La belle actrice Yumi Takigawa débute ce récit en s'envoyant gentiment en l'air avec un inconnu, avant de lui faire savoir qu'il s'agit de son dernier "écart de conduite" avant de rentrer au couvent. Mais pas n'importe quel couvent: il s'agit d'un établissement dans lequel les jeunes soeurs subissent une éducation stricte mais surtout, où la mère de notre héroïne a terminé sa vie en la mettant au monde. Elle découvre ainsi un monde pervers dans lequel mensonges et hypocrisie règnent en maître. Victimes, mais aussi bourreaux, Yumi, les soeurs mais également la mère supérieure dévient toutes du droit chemin. Déplorable ? Ce n'est rien en comparaison de quoi est capable le prêtre, hiérarchiquement au-dessus de la mère supérieure; un homme démuni de toute morale.

Punitions corporelles auto-infligées ou imposées se suivent, lacérant en long et en large les corps de femmes nues à la peau de satin immaculée, humiliation publique et scènes de lesbiennes au milieu de fleur colorées, font de ce film une référence incontournable en matière de nunsploitation. Magistralement filmé en cinémascope, le film est tout simplement époustouflant de beauté, contrastant ainsi sèchement avec la violence du sujet. Film blasphémateur qui vise des fois très justement (mais peu subtilement) la rigueur du clergé, LE COUVENT DE LA BETE SACREE et tout bonnement superbe. Kerozene

CURE aka Kyua - Kiyoshi Kuosawa avec Kôji Yakusho, Masato Hagiwara, Tsuyoshi Ujiki, Anna Nakagawa, Yoriko Douguchi, Yukijiro Hotaru, 1997, Japon, 111m

À Tokyo, des meurtres sanglants défraient la chronique, chacune des victimes ayant un "X" tracé au couteau sur le corps. Le détective Takabe croit que ces meurtres sont l'oeuvre d'un tueur en série, mais à chaque meurtre, un nouveau suspect est arrêté sur les lieux des différents crimes. Or, bien que le modus operandi soit le même pour tous les assassinats, rien ne relie entre eux les différents suspects arrêtés, ce qui complique l'enquête. Lorsque Takabe arrête un vagabond nommé Mamiya, l'attitude étrange de celui-ci laisse supposer au policier qu'il est peut-être le seul lien entre les différents meurtres. Avec l'aide d'un psychiatre, Sakuma, Takabe essaie de savoir qui est vraiment Mamiya et s'il est bien le coupable qu'il recherche. Malgré les nombreux interrogatoires du policier, Mamiya demeure une énigme. Takabe ne se rend pas compte qu'à force de parler avec Mamiya, celui-ci le manipule pour le pousser à tuer sa femme, car le vagabond maîtrise un étrange art hypnotique qui influence chacune des personnes avec qui il parle.

Ce thriller japonais ne manque pas d'impressionner le spectateur de par sa solidité dramatique, la qualité de ses rebondissements et sa profondeur psychologique. Le film trace avec précision le portrait d'un homme sans mémoire ni identité, dont le comportement et les agissements étranges sèment le doute et la confusion parmi les gens de son entourage, ce qui réveille en eux des pulsions homicides refoulées, dont le caractère hypnotique fait référence aux théories du magnétisme animal de Mesmer (dont le nom est mentionné dans le film). Les éléments de suspense sont adroitement ménagés, de sorte que la tension progresse tout le long du film en crescendo jusqu'à une conclusion atteignant une rare et très forte puissance dramatique. La réalisation de Kurosawa (aucun lien de parenté avec le maître du même nom) se veut tout aussi diabolique que le scénario dans sa manière peu commune d'illustrer autant les conflits intérieurs du héros Takabe que l'inquiétante étrangeté du mystérieux vagabond Mamiya. À l'intérieur de ce cadre insolite et dérangeant, le travail des interprètes n'est rien de moins qu'exemplaire. Un film de qualité très fortement recommandé (disponible en DVD en Amérique et en Europe). Mathieu Lemée

DOLEMITE - D'Urville Martin, 1975, États Unis

Parce que la cocaïne fait des ravages dans la communauté, la police décide de libérer Dolemite, faussement accusé de trafic de drogue, et de le laisser mettre un terme à ce fléau destructeur. Dolemite récupère ses costards disco aux couleurs criardes, ses chapeaux tout droits sortis du placard de Madame de Fontenay, sa canne de macro, et s'en va fièrement en caressant les culs d'un groupe de femmes folles de lui. Entre deux parties de jambes en l'air, Dolemite mène son enquête avec panache, il n'hésite jamais à lever du pied et à faire des démonstrations d'art martiaux que son gabarit de pépère rondouillard rendent légèrement gauche. Mais qu'importe, le bien être des siens prime avant tout ! Il remonte ainsi la piste jusqu'à un certain Willie Green.

DOLEMITE marque les débuts au cinéma du chanteur provocateur Rudy Ray Moore, et entame ainsi une page de l'histoire de la blaxploitation. Véritablement underground par rapport aux autres films du genre qui étaient écrits, produits et réalisés par des blancs (exit l'oeuvre de Melvin Van Peebles bien entendu), DOLEMITE est en effet un film 100% blacks. D'Urville Martin, le réalisateur, incarne également le bad guy du film, Wilie Green. Sa mise en scène n'est certes pas remarquable, mais elle dégage un charme primaire qui va droit au coeur de la même manière que les John Waters de cette époque. Quant à Moore, son cabotinage excessif est un véritable spectacle à lui seul. Son physique semble en contradiction totale avec son rôle de playboy kickboxeur rouleur de mécanique dont le manque de souplesse et d'élégance force le respect. Le film s'avère profondément moraliste, la position anti-drogue adoptée par les auteurs est un véritable message sincère. Et il vaut mieux écouter le père Moore, car s'il dénonce la consommation de drogue, il prône celle du sexe à outrance et de la disco ! Kerozene

DR. BUTCHER MD aka la TERREUR DES ZOMBIES aka Zombi Holocaust - Marino Girolami, 1979    

Du bon Z rital qui tache, qui pioche autant dans le ZOMBIE de Fulci que dans le CANNIBAL HOLOCAUST de Deaodato, sans pour autant atteindre le niveau de ses inspirateurs, cela va de soi. Dans la morgue d'un hôpital new-yorkais, de morceaux de cadavres disparaissent. La raison: un employé bouffait des morceaux. Celui-ci, une fois découvert, se jette par une fenêtre. Un tatouage qu'il arborait sur la poitrine indique qu'il vient d'une île tropicale peuplée de cannibales. Ni une, ni deux, une équipe de journalistes et d'autres personnes partent pour l'île en question. Et bien sur, ils y croisent des cannibales. Et ces cannibales ont faim. Alors, ils bouffent les porteurs pour commencer, puis quelques héros. Mais voila que certain héros seront sauvés in extremis par l'arrivée de zombies peu convaincants qui font "hunnnnnnnnnnnnnnnn" (autrement dit, un long et pénible râle de fatigue. Ces zombies sont en fait le fruit des expériences d'un savant fou qui expérimente sur l'île. Le film fini par la mort de celui-ci, qui se fait buter par les cannibales, et brûler son labo pourri. Les scènes gores ne manquent pas: les yeux sont crevés, les ventres éventrés (!), les tripes étripées (!!), des têtes sont trépanées, etc... Dans le dernier Craignos Monster, JPP dit qu'à la fin du film, il reste 3 survivants, or dans le film que j'ai vu, il n'en reste que deux. Alors, JPP se serait-il lamentablement gouré, ou a-t-il vu une version cut ? Kerozene

Un cannibale qui est étudiant dans une école de médecine en profite pour grignoter tout en étudiant. Il se fera pincer et toute une équipe partira vers l’île de Kino aller voir ses copains et le Docteur O'Brien. Mais le docteur s'amuse a faire des transplantations de cerveaux dans des corps indigènes morts et les encourage au cannibalisme. Plein de Gore et de rebondissements morbides dans cette histoire qui a dû inspirer Emmanuelle et les cannibales, même motif musical et héroïne que l'on méprends pour une déesse, ou bien c'est le contraire ? La fin est abrupte pas possible, mais pour le gore, on est servi. Mario Giguère

DREADNAUGHT aka YONG ZHE WU JU - Woo Ping Yuen, 1981

White Tiger, un dangereux criminel qui est recherché pour 17 crimes, devient un Serial Killer après la mort de sa femme lors d’une embuscade qui a été tendu par un groupe de chasseur de prime. En fuite, Il trouve refuge à l’intérieur d’un théâtre et il est prêt à tuer n’importe quelle personne qui le découvre. Mousy, un jeune chinois particulièrement peureux et lâche, ne cesse de tomber sur lui par accident et il échappe à la mort par miracle à chaque fois. Parviendra-t’il à vaincre sa lâcheté pour venger son ami qui a été tué par White Tiger alors que la police n’arrive pas à le coincé ?

Réalisé par Woo Ping Yuen (réalisateur de THE TAI CHI MASTER et coordonateur des scènes de combats de THE MATRIX, CROUCHING TIGER HIDDEN DRAGON, BLACK MASK, etc), DREADNAUGHT m’a beaucoup déçu. Les scènes de combats sont effectivement très bien réalisées (l’une d’elle à été plagié dans BATMAN FOREVER), mais là où j’ai eu beaucoup de difficulté c’est avec l’humour du film. Au début, le Serial Killer est très menaçant (grâce à un meurtre bien gore), mais il devient de plus en plus ridicule en raison qu’il ne soit pas capable de tuer un peureux comme Mousy... Et pourtant au début du film, White Tiger a été capable de tuer une douzaine de chasseur de prime en quelques secondes... Ou est l’erreur ? Il reste quand même, une très belle scène de bataille entre 2 mascottes (un lion et un dragon). Je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus spectaculaire et j’ai été déçu. Si vous aimez le mélange humour/Action, peut-être que ce film vous plaira plus qu’a moi. Black Knight

Dr. LAMB aka Gao yang yi sheng - Danny Lee & Hin Sing 'Billy' Tang, Hong-Kong, 1992 

Un jeune gamin voyeur grandit et devient adulte... Apparemment, le voyeurisme est un vilain défaut, car lorsque la police découvre sa collection de photos de nues sur lesquelles les modèles s'avèrent être bien mortes, elle décide de le coffrer. Mais le bougre ne dit rien, n'avoue rien, jusqu'au moment où les flics montrent à la soeur de l'accusé des photos de sa fille nue en train de se faire tripoter. Et c'est là, alors que sa propre famille lui chie dessus, qu'il craque, et qu'il avoue tout.

Frustré pour cause de problèmes sexuels, il profite de son statut de chauffeur de taxi de nuit pour buter une femme saoule qui lui vomit dessus un soir de pluie. Car la pluie est un facteur déterminant dans la folie de notre homme: elle déclenche les pulsions meurtrières qui sommeillent en lui. Il ramène le corps chez lui, alors que tout le monde est au boulot, et il s'acharne à une sale besogne: dénudé le cadavre puis le découper en rondelles pour garder quelques morceaux dans des bocaux de formole. Un jour, il tombe sur une jeune de 17 ans, et lui dit qu'il l'aime bien parce qu'elle est pure. Malheureusement, il se met à pleuvoir, et pouf, la fille s'en prend plein la gueule. Charmé par la pureté de cette fille, il lui offre même son pucelage après l'avoir étranglée et ramenée chez lui...

Un Catégorie III dans la tradition de UNTOLD STORY, mais moins bien. Un peu bâclé, le film ne fait certes pas dans la dentelle, mais n'est pas très graphique et est moins glauque également. Reste une bonne prestation des acteurs qui braillent un peu trop souvent malgré tout. Pour les inconditionnels du genre, sinon, autant voir UNTOLD STORY ou DAUGHTER OF DARKNESS. Kerozene

EXPECT THE UNEXPECTED aka Fai seung dat yin - Patrick Yau, 1998

Je sais que bien souvent, un titre semblable fait hausser les épaules; que ça peut passer pour de la prétention et très facilement s'avérer complètement faux. Mais curieusement, ici, le titre respecte sa promesse. On a droit dès les premières images à une musique amusante, kitsch, qui sert très bien les images impeccables de Patrick Yau, dont la composition semble très étudiée. Avec un certain rythme parfaitement maîtrisé, on met en place une intrigue policière et humaine qui, pour une fois, ne cherche pas à en mettre plein les yeux. Une unité spéciale de la police d'Hong Kong est aux prises avec de dangereux maniaques nihilistes, et chacun des membres de l'équipe est de plus aux prises avec ses propres problèmes sentimentaux. Le déroulement du film nous prouvera que tout peut se régler, et d'une façon plutôt inattendue...  J'ignore si ce film en est un sur l'urgence de vivre, mais il impressionne et laisse le spectateur dans un état d'hébétude non loin du sentiment de s'être laissé mener en bateau...  Époustouflant. Orloff

FEMALE CONVICT SCORPION aka ON L'APPELAIT SCORPION ala JAILHOUSE 41 aka Joshuu 701-gô: Sasori - Shunya Ito - 1972 

Excellente série B, un poil sur les traces de Baby Cart, bien qu'étant un film de prison de femmes. Toutefois, on évite ici tous les poncifs du genre, Ito produisant un film complètement original et beau, avec des idées de mise en scène et de travail su l'image exceptionnelle.

Scorpion est une prisonnière pas comme les autres, elle ne parle pas et contient une violence constante en elle. Après s'être faite violer et battre au bagne, elle parvient à s'échapper avec d'autres détenues (à moitié dingues la plupart), et s'engage une poursuite avec les gardiens de la prison.

Le film se regarde sans longueurs, et la beauté incroyable de l'héroïne mystérieuse et presque muette (une phrase dans tout le film) fait le reste, en plus c'est elle qui chante la très belle chanson du film!

Magnifique! Par contre, prenez vos boules quiès, j'ai jamais vu des acteurs hurler autant... l'ingénieur son a dû en prendre plein la gueule, ça sature des fois!!

A ne pas rater! Franfran

FEMMES CRIMINELLES aka THE JOY OF TORTURE aka THE PUNISHMENT OF THE TOKUGAWA WOMEN aka SHOGUN'S JOY OF TORTURE aka TOKUGAWA aka TOKUGAWA ONNA KEIBATSU - Teruo Ishii, 1968, Japon

FEMMES CRIMINELLES nous raconte trois histoires prenant place dans le Japon du XVIIème siècle, un Japon alors dirigé par un régime féroce dans lequel les autorités s'adonnent volontiers aux "joies" de la torture. La première histoire est celle d'une jeune fille amoureuse de son frère mourant. Courtisée par un bourgeois grassouillet qui n'hésite pas à la violer devant les yeux du frangin impuissant, ce dernier se suicide. Car bien que frère et soeur, le couple s'aimait d'un amour sincère. Condamnée pour sa relation incestueuse, la soeur sera sévèrement torturée.

La deuxième histoire prend place dans un couvent dans lequel les bonnes soeurs n'hésitent à aucun moment à s'adonner entre elles aux plaisirs de la chaire. Mais la partenaire de la mère supérieure aime en secret un moine qui la comble de désire. Jalouse, la mère supérieure séduit le moine qui l'honore de son viril membre, chose qu'il accepte dans le seul but de la faire chanter et ainsi pouvoir continuer sa romance avec celle qu'il aime. Au final, la plupart des soeurs seront exécutées pour leurs plaisirs interdits.

Dernière histoire, sans aucun doute la plus radicale: celle d'un tatoueur à l'honneur bafoué qui kidnappe une fille dans le but de lui apposer son chef d'oeuvre ultime, le tatouage qui saura représenter aussi bien la douleur que les bourreaux de l'Enfer. Pour mener son entreprise à bien, il demande à un bourreau de pouvoir assister à ses séances de travail. On assiste alors à un festival de tortures en tout genre pratiquées sur un groupe de filles occidentales totalement nues.

Ce film, énorme succès populaire en son temps, s'avère profondément sadique, et si Teruo Ishii se défend de faire du cinéma voyeuriste - et encore plus d'avoir signé une oeuvre misogyne - force est de constater qu'il faut bien avoir un minimum de motivation perverse pour assister à pareil spectacle. Car brûlures au fer rouge, membres écrasés et écartelés, ventres ouverts, décapitations et autres flagellations abondent dans ce métrage sauvage et sanglant aux images d'une grande beauté esthétique. Kerozene

The FINAL OPTION - Gordon Chan, 1994, Hong Kong

FINAL OPTION nous entraîne au coeur de la SDU, Special Duty Unit, à savoir l'unité des forces spéciales de la Police de Hong-Kong. Seuls les flics les plus courageux, les plus forts et les plus résistants peuvent y entrer après avoir subi un entraînement à la dure afin de devenir l'élite. Nous suivons donc durant 60 minutes la préparation d'une poignée d'hommes prêts à suer sang et haut pour leur patrie. Mais les choses ne sont pas simples, car si l'honneur prime par dessus tout, la vie privée compte également. Et les compagnes de ces hommes se font bien du souci lorsqu'ils se rendent sur le terrain...

Film vendu comme l'actioner bourrin ayant "révolutionné le cinéma d'action hongkongais", FINAL OPTION s'avère être plus un drame social sur les relations sentimentales des flics des forces spéciales qu'un film bourrin. Les scènes d'action sont rares et hormis la scène finale certes bruyante et explosive mais définitivement bordellique, l'amateur de polar hard boiled reste sur sa faim, d'autant plus que le reste du récit n'est de loin pas passionnant. Jamais Gordon Chan ne parvient jamais à faire ressentir ne serait-ce qu'un minimum de compassion pour ces couples fragilisés par les craintes et incertitudes et perd par la même occasion l'intérêt du spectateur dubitatif devant une triste platitude. [SPOILER] Le coup de grâce survient lors du final, pendant les obsèques du chef de la SDU (Michael Wong) qui se déroule pompeusement sur des airs de trompettes et de violons langoureux saluant l'héroïsme d'un homme à la bravoure exemplaire et la vaillance remarquable de la SDU. C'est du lourd, voire du très lourd (on dirait du Michael Bay), et Gordon Chan n'hésite pas à en rajouter une toute dernière couche histoire de s'assurer qu'on ne redonnera pas une petite chance à son peu glorieux métrage. Kerozene

GAMERA 3 - Shusuke Kaneko, Japon

Toujours aussi bon à la deuxième écoute, franchement bon. J'avais oublié le cimetière sous marin de Gameras. Encore une fois le réalisme dans l'exécution et dans le scénario, toutes ces conséquences à l'apparitions de créatures gigantesques en font un must, comme pour les deux autres films de la même équipe. La seule chose qui est dommage c'est qu'on parle d'une tortue, mais bon, comme disait Jean Paul 2, toutes les créatures sont égales, etc... Mario Giguère

A HERO NEVER DIES - Johnny To, 1998, Hong Kong

Deux tueurs professionnels, Jack et Martin, s'admirent et se confrontent en roulant des mécaniques et se la pètent comme des chanteurs de boys band en sirotant des grands crus millésimés; ou mieux, en explosant les verres de pinard avec des pièces de monnaies. Autrement dit, ça s'amuse au concours de grosse bite dans une sorte de ballet statique de machos à l'attitude suffisante. Mais les choses vont se corser lors d'une mission en Thaïlande qui voit nos deux flingueurs se faire face et se transformer mutuellement en passoire. Peu après, leurs chefs respectifs décident de s'unir, et ce qui aurait pu mettre un terme à la tourmente des deux gangs est un calvaire pour les deux assassins alors reniés des leurs. Leurs compagnes respectives subissent de graves assauts de violence barbare, Jack reste alors en Thaïlande pour s'occuper de sa copine gravement brûlée, Martin lui est devenu cul-de-jatte suite à leur fatale confrontation. Mais l'amertume et le désire de vengeance leur donneront le courage et la force nécessaire pour sauver leur honneur.

Si Johnny To est un as du polar musclé plein de mouvements de caméras ahurissants et de gunfights à l'esthétisme classieux, A HERO NEVER DIES n'est de loin pas le meilleur représentant de son cinéma puisque nous sommes ici face à une oeuvre désabusée et désespérée. Le rythme volontairement lent, voire soporifique de son film, accompagné d'une musique mièvre tout juste bonne pour les ascenseurs de grandes surfaces, a vite fait d'asséner de violents coups de fatigue au spectateur qui se lasse rapidement d'assister à ce jeu narcissique de frimeurs imbéciles qui ne rime à rien. Cependant, l'arrivée de la détresse de ses personnages principaux lors de la deuxième moitié du film redonne un peu d'intérêt au récit sans pour autant être captivant, jusqu'à l'homérique gunfight final lors duquel une boîte de nuit sera entièrement saccagée sous une pluie de balles. Scène étonnement peu réjouissante malgré son côté grand-guignolesque qui voit le cadavre mutilé de Martin sur une chaise roulante, chapeau de cow-boy vissé sur la tête et lunette de soleil noires sur le nez, tirer de manière aléatoire sur le gang de méchants gangsters apeurés. Un film noir un peu prétentieux, à l'image de ses protagonistes, qui contient bien quelques moments intéressants, mais qui ne parvient jamais à impliquer le spectateur. Kerozene

HYPNOSIS aka Saimin - Masayuki Ochiai avec Goro Inagaki, Miho Kanno, Takeshi Masu, Ken Utsui, Yuki Watanabe, Shigemitsu Ogi, Kenta Satoi, 1999, Japon, 110m

À Tokyo, de nombreuses personnes se suicident sans raisons apparentes. L'inspecteur Sakurai, un policier chargé de faire la lumière sur cette étrange affaire, découvre que tous les suicidés ont parlé de mystérieux singes verts qu'ils auraient aperçus avant de mourir. Croyant que les victimes se sont tués par suggestion hypnotique, Sakurai demande alors l'aide d'un scientifique, le docteur Saga, qui est spécialisé en matière d'hypnose. Leur seul suspect s'avère être un animateur de télévision, Jissoji, qui est également un magicien pratiquant l'hypnose durant ses émissions. Lorsque que l'un des sujets de Jissoji, une jeune femme nommée Yuka, parle de singes verts à la télé, Sakurai croit avoir suffisamment de preuves pour arrêter l'animateur. De son côté, Saga est convaincu que le mystère n'est toujours pas résolu et il a raison puisque d'autres suicides se produisent avec à nouveau la mention d'apparitions de singes verts par les victimes. Saga en vient à croire que la ville entière pourrait bien être hypnotisée et que chaque individu ne soit devenu une bombe à retardement qui n'attend qu'un signal pour plonger dans une folie suicidaire.

Ce film fantastique japonais se situe quelque peu dans la veine de "CURE" car il parle également d'hypnotisme. Toutefois, malgré le titre, ce thème sert ici de prétexte afin de traiter d'abord du problème du suicide au Japon, qui s'avère être le premier pays au monde en la matière, et des éléments de la vie moderne quotidienne qui manipulent l'esprit de la population sans le savoir (ex. les publicités subliminales). Bien que l'approche soit assez conventionnel et fasse des compromis commerciaux en matière d'horreur et de fantastique, le film parvient tout de même à instaurer habilement un climat de paranoïa dont le spectateur ne peut que se laisser transporter. C'est que le scénario et la mise en scène souligne avec talent les angoisses du Japon moderne où la manipulation psychologique est l'une des grandes peurs du moment au pays. Il s'agit donc d'un thriller d'horreur au suspense assez prenant qui se regarde avec intérêt, bien que la chute finale soit un peu tirée par les cheveux. Les rebondissements réservent néanmoins quelques surprises et la trame sonore est bonne. Quant à l'interprétation, elle s'accorde au ton fantastique qui baigne la pellicule. Bref, ce long-métrage a du punch et je vous recommande de le visionner. Mathieu Lemée

IN A GLASS CAGE aka Tras el cristal, Agustin Villaronga, 1986

En voici, un film unique. Ça prenait bien un espagnol pour le réaliser...  L'histoire tordue, les personnages lourds, la réalisation funèbre, le climat de perversité qui s'en dégagent sont autant d'indices qui permettent de classer ce film dans les "indispensables". Difficile d'oublier la fin, et difficile d'oublier la maîtrise qui se dégage de chaque plan que la géniale caméra de Villaronga nous offre...  Et que dire des acteurs, de ce petit Angelo si charmant qui dissimule un lourd passé et une si cruelle personnalité...  Les scènes où les garçons sont tués manquent toutefois de rigueur, ou je ne sais trop, mais on ne ressent pas la tension et le dégoût que Mr. Augustin a sans doute voulu y mettre. Ça reste un film drôlement agréable, comme un bon vent d'Espagne qui ne souffle que trop peu souvent. Orloff

INFRAMAN aka SUPER INFRAMAN aka THE SUPER INFRAMAN aka THE INFRA SUPERMAN aka CHINESE SUPERMAN - Shan Hua, 1975, Hong Kong

De viles créatures extraterrestres enfouies dans les profondeurs terriennes depuis des millions d'années ressurgissent avec la ferme intention d'éradiquer purement et simplement la race humaine de la surface de la planète. Heureusement, leur apparition coïncide avec le moment où un génial professeur vient d'inventer une super armure pouvant transformer un homme en super héros quasiment invincible. C'est Danny Lee (THE KILLER) qui endosse ladite armure pour 85 minutes de bastons homériques remplies de créatures caoutchouteuses sautant dans tous les coins de l'écran !

Quel émerveillement! SUPER INFRAMAN, c'est bien évidemment le toku revu à la sauce Shaw Brother: plus de kung-fu, plus de monstres, plus de folie! Et si Super Inframan lui-même est en tout point admirable (humanoïde rougeâtre à tête d'insecte propulsant ses poings explosifs ainsi que divers lasers colorés), si la reine des démons est saisissante dans sa tenue digne d'une drag queen en plein carnaval de Rio, si les sbires de la reine sont admirables dans leurs costumes de squelette surmonté de casques de moto, la palme revient définitivement aux monstres de latex gesticulants comme si on leur avait glissé un glaçon dans le col. On retiendra donc le morpion géant aux couleurs chatoyantes et aux trois yeux globuleux, le poireau verdâtre tentaculaire, le tas de merde muni d'une perceuse, un daimajin de taille humaine et portant la moustache, une ghoule chevelue au look de batteur de Death Metal, un mini dragon dont la tête ne cesse de repousser quand on lui la coupe et deux robots montés sur ressort réalisant de nombreux sauts périlleux... bref, ça délire grave et le tout est fait de manière totalement ahurissante: personne ne semble en effet prendre quoi que ce soit de cette aventure avec un quelconque second degré. Côté effets spéciaux, on remonte le temps et on constate avec émerveillement que les techniques " primitives " de Georges Méliès fonctionnent à merveille dans un film en technicolor et cinémascope! Alors certes, le film se répète quelque peu ce qui provoque ici et là quelques longueurs, mais le charme qui s'en dégage provoque inévitablement un sentiment d'euphorie enfantine chez le spectateur amateur de psychotronisme décalé. Kerozene

ISLAND OF FIRE aka ISLAND ON FIRE aka JACKIE CHAN IS THE PRISONER aka THE BURNING ISLAND aka WHEN DRAGONS MEET aka HUO SHAO DAO - Yin-Ping Chu, 1990, Hong Kong/Taiwan 

Wei Wang (Tony Leung Ka-Fai) est de retour de mission et passe une soirée tranquille en compagnie de sa future belle famille dont le père n'est autre que l'un des chefs de la police. Le dîner se déroule à merveille et quand vient l'heure de rentrer sa petite amie l'accompagne à la voiture. A cet instant, un homme approche de la maison, sonne à la porte puis abat froidement le beau-père de Wang. Ce dernier a tout juste le temps de lui tirer dessus et de lui faire perdre un doigt avant que le tueur ne se précipite vers sa voiture qui lui explose à la gueule. L'empreinte du doigt récupéré révèle que l'assassin est un condamné à mort exécuté il y a trois mois. Voila une bien étrange affaire... Wang, assoiffé de vengeance, s'arrange alors pour se faire incarcéré dans le but de mener son enquête depuis l'intérieur de la prison. Là, il fait face à un univers brutal et cruel dirigé par des matons sadiques, et atterrit en plein coeur d'un nid de rebuts sanguinaires que seul le caïd tatoué Kui (Jimmy Wang Yu) parvient à maîtriser.

Pour aider le réalisateur Yin-Ping Chu alors en difficulté financière, Wang Yu demande à quelques potes redevables de venir faire les guest-stars dans un film vite torché censé générer rapidement plein de pépettes pour sortir Chu de sa débâcle. Outre Wang Yu et Tony Leung Ka-Fai, le haut de l'affiche annonce également Sammo Hung et Jackie Chan. Du casting quatre étoiles donc pour une série B opportuniste et solidement burnée. Jackie Chan y trouve l'un de ses rares rôles sérieux en incarnant un champion de billard emprisonné pour un meurtre qu'il n'a pas commis et qui sera la cible de détenus revanchards alors que Sammo Hung joue le pleutre rondouillard qui s'évade à plusieurs reprises pour pouvoir voir son fils. Des stars donc, mais que les fans de Chan et Hung calment leur joie, ils ne sont pas ici les personnages principaux et ne font que très rarement la démonstration de leurs talents d'artistes martiaux.

Le film, dont l'île du titre reste bien mystérieuse puisqu'il n'en est jamais fait allusion et que la majorité du métrage se déroule en milieu carcéral, s'avère finalement bien solide grâce à une intrigue intéressante malgré la faible épaisseur du sujet et des scènes d'une violence franche tapant sèchement dans les gencives. En revanche la narration s'avère totalement speed ; le rythme pas désagréable pour autant puisqu'il nous permet d'aller directement l'essentiel sans passer par des introductions superflues. Mais le fait est que la version que j'ai vue, à savoir la version hongkongaise, dure tout de même 30 minutes de moins que la taiwanaise, ce qui explique les raccords hâtifs et les ellipses à répétition. 30 minutes qui doivent certainement apporter un développement des personnages plus étoffé et sans doute quelques scènes brutales en plus. A noter que le doublage anglophone est à éviter par-dessus tout puisque le sens des dialogues change du tout au tout, faisant passer les protagonistes du film pour de gros débiles congénitaux et transformant le tout en une vaste connerie - ce qu'il n'est définitivement pas. Kerozene

LIFELINE aka FIRELINE- Johnny To, 1997, Hong Kong  

Six ans après le BACKDRAFT de Ron Howard, Hong-Kong livre son film de pompiers signé Johnny To. Si on est en droit d'attendre du réalisateur de THE MISSION un film méchamment nerveux et rentre dedans, il faut savoir que LIFELINE s'avère être beaucoup plus posé et pépère que les polars violents de son auteur.

La première heure du film s'attache à nous présenter les personnages principaux avec leurs défauts et qualités afin de nous familiariser avec ceux envers qui nous sommes censés nous attacher, pour enfin les plonger quarante minutes durant dans un hallucinant brasier explosif. Les protagonistes, mais également les caméras, se retrouvent au coeur d'une usine en flammes remplie de pièges mortels. Si on parvient à faire abstraction de la musique pouêt-pouêt pleine de trompettes, de violons et de percussions à la rythmique militaire, le spectacle s'avère proprement hallucinant et le suspense efficace. Kerozene

the MIGHTY PEKING MAN aka le Colosse de Hong Kong aka Goliathon aka Hsing Hsing wang, 1977, Hong Kong    

Je n'ai pas résisté au dvd pas trop cher sur ebay. Cet ersatz de King Kong se regarde toujours aussi bien, ça bouge vite, pas de temps morts, des tigres qui se battent plus vrai que dans n'importe quel Tarzan, une fille élevée par un gorille géant qui se maquille chaque matin, de belles miniatures et une fin d'une tristesse incommensurable. Sans oublier la belle chanson ! Depuis la première fois où je l’avais visionné, j'ai découvert le cinéma d'Hong Kong et le rythme effréné, comme la fin ou rien n'est épargné, me surprennent moins. Car à Hong Kong rien n'est sacré et on ne se gêne pas pour faire avancer le scénario quitte à sacrifier femmes et enfants. Un très bon film de yéti géant ! Mario Giguère

MODERN VAMPIRES - Richard Elfman, 1998, États Unis 

Richard Elfman, frère de Danny, a réalisé ici un film de suceurs de sang  rock'n roll avec un Casper Van Dien souriant. Udo Kier, tout comme dans BLADE, joue un bon vieux vampire qui se fera exécuter trop tôt dans le film. La communauté vampirique présentée dans ce métrage, habite L.A.. Elle est dirigée par notre vieux pote Dracula qui agit en despote éclairé. Rod Steiger incarne Van Helsing qui engage une bande de gangsters black fumeurs de pétards pour chasser le vampire. Kim Cattrall joue une vampire glamour snob qui se défonce en injectant de l'héro dans les veines de ses victimes. Une boite de nuit branchée tenue pour le Comte Dracula présente des filles nues enchaînées aux murs afin de servir de buffet aux vampires présents. Ici, la "maladie" du vampire s’attrape lorsque l'on couche avec un de leur représentant. Un peu de gore, un peu de nudité, de la musique qui arrache (rock ou techno), le thème de Danny Elfman.... Autant d'élément bienvenue pour une série B plutôt légère. Le film passe mieux que LOST BOYS mais n'est pas non plus ce que l'on appelle un incontournable. Loin de là. Kerozene

NEKROMANTIK - Jörg Buttgereit, 1987, Allemagne 

Depuis quelques temps, j'ai eu la chance de VOIR sur internet l'intégral du film NEKROMANTIK en version allemande. Pas besoin de comprendre ce qu'il se dit, les images parlent d'elles même. C'est le film le plus déviant que j'ai vu jusqu'à maintenant. La musique est jouissive, l'image est sale, les acteurs plus ou moins bon... mais tout ça donne un coup de fouet dans notre cerveau. NEKROMANTIK va rester LE film sur la nécrophilie et je me demande si quelqu'un va réussir un coup de maître pour que le premier se r'habille. Comme on dit au Québec : Ca fesse dans le dash... mais je vais plutôt dire : C'est une tonne de brique qui nous arrive en plein visage. Trinima

PHANTOM OF THE OPERA aka Le FANTÔME DE L'OPÉRA aka Il Fantasma dell'opera, 1998, Italie/Hongrie 

Je ne vais pas m'attarder, parce que vous l'avez sans doute déjà tous vu, mais moi j'y avais mystérieusement échappé et je viens de combler cette lacune. Je veux parler du Fantôme de l'Opéra de Dario Argento. Compte tenu de tout le mal que j'avais pu en lire ou en entendre ici oulà, je n'en attendais pas grand-chose, et c'est tant mieux, parce que j'aurais été déçu.

Bon, objectivement, si une telle chose est possible, c'est pas si mauvais que ça. Ça ferait un très honnête "direct to video" américain. Ce n'est pas plus mauvais qu'un Fred Olen Ray moyen. La photographie esttrès jolie, la mise en scène efficace (c'est quand même Argento, merde, même dans un mauvais jour, il fait la pige à David Schmoeller sous amphètes), il y a plusieurs très chouettes images (j'aime beaucoup Julian Sand ôtant sa chemise pour se faire papouiller par les rats, et puis le crétin empalé sur la stalagmite, aussi) et l'interprétation est globalement compétente (sauf que Julian Sands m'énerve pas mal et Asia Argento un peu aussi, mais c'est personnel).

Mais alors, qu'est-ce qui lui a pris, à Dario, de pondre un scénario pareil ? Ils s'y sont mis à deux, en plus, pour nous chier cet étron totalement dépourvu de suspense, sans parler de pathos. Les trois personnages principaux sont affreusement niais, leurs rapports dignes d'un mélodrame de bas étage (ravaler le fantôme de l'opéra au rang de cocu de service n'est pas le moindre péché de ce film), et les dialogues sont souvent d'un ridicule achevé (du moins dans la V.F. Quelqu'un l'a vu en vo et comprend l'italien ?). Du coup, la plupart des scènes qui pourraient être effrayantes et même les effets gore tombent à plat. On retrouve une fois de temps en temps le grand Argento, comme pendant l'attaque par le fantôme du couple dans les catacombes, mais ce sont des moments fort rares et globalement assez brefs.

Et puis j'ai rarement vu une scène finale aussi ratée : d'abord, vous allez dire que je pinaille, mais pour faire monter une intensité dramatique quand on a une cantatrice sur une scène d'opéra, l'air de Juliette choisi, joyeux et guilleret, n'est pas forcément idéal. On aurait pu trouver plus approprié, même dans le même opéra. Ensuite, la mort du fantôme se résume à une scène de baston vaguement sanglante, avec l'autre pétasse qui hurle dans sa barque à se faire péter les poumons, pendant que son insipide galant rame peinardement, et y a pas un poil d'émotion qui passe. C'est quand même un comble, avec un sujet pareil.

Par moments, on a l'impression qu'Argento, tout en se forçant à tourner l'histoire habituelle, a essayer de greffer dessus un slasher movie d'assez mauvais aloi, et que la sauce a du mal à prendre.

Bref, j'ai perdu une heure et demie, alors que j'aurais pu m'éclater avec un Max Pécas ou un Philippe Clerc. Faut être bête, quand même. Michel Pagel

STIR OF ECHOES aka Hypnose - David Koepp avec Kevin Bacon, Kathryn Erbe, Illeana Douglas et Kevin Dunn, 2001, États Unis, 99m

Tom est un homme bien ordinaire, il travaille sur un chantier, a une jolie femme, un petit garçon et des amis qu'il fréquente régulièrement dans son petit quartier de Chicago. Un jour durant une soirée entre amis, Tom se fait hypnotiser par sa belle-soeur qui fait entrer notre héros dans une trance. Avant de le réveiller, elle lui dit qu'il devra garder l'esprit ouvert. Pendant la nuit, Tom a des visions horrifiantes du meurtre d'une adolescente pendant que son fils a soudainement un ami imaginaire. Les visions se font de plus en plus violentes et des apparitions du fantôme donnent des pistes à Tom qui assemble les pièces d'un puzzle sordide.

Tombé dans l'oubli rapidement, STIR OF ECHOES a fait l'erreur de sortir en salles pendant le hype de SIXTH SENSE. Boudé parce qu'étant selon plusieurs trop ressemblant au film de Shyamalan, STIR OF ECHOES reste tout de même un thriller fantastique bien respectable. L'utilisation du surnaturel n'est pas extrêmement abondante mais la dose est bonne même si on aurait voulu peut-être un peu plus d'atmosphère ou simplement d'apparitions du fantôme. Écrit et réalisé par David Koepp, plus reconnu pour ses scénarios que ses réalisations ( il a écrit SPIDER-MAN, PANIC ROOM, JURASSIK PARK, CARLITO'S WAY), le film est vraiment excellent dans la progression du mystère, dans la façon très imaginative de nous présenter certains indices (le moment avec la gardienne, Tom qui tente de creuser sa maison pour trouver le corps de la jeune fille) et de nous mener de façon très habile vers un dénouement peut-être pas original mais bien préparé. Kevin Bacon ne fait rien de vraiment extraordinaire ici, on le sent plus ou moins intéressé par le film, en mettant parfois beaucoup trop ou parfois pas assez, son jeu semble un peu à côté de la plaque et l'intérêt qu'on porte à son personnage est beaucoup est assez bas. Néanmoins, avec quelques bonnes qualité et un bon scénario, on est en présence d'un bon film de fantôme à découvrir lors d'un weekend pluvieux. Abba

The QUIET FAMILY aka Choyonghan kajok - Ji Woon Kim, 1998, Corée

À des années-lumières de l'ennuyant ATTACK THE GAS STATION, du vomitoire TELL ME SOMETHING et du complètement nul BEAT, nous arrives de la Corée (du sud) un petit rafraîchissement qui nous fais dire qu'il y a encore de l'espoir dans leur cinématographie.

Une famille achète une auberge montagnarde au milieu de nul part pensant faire fortune. Malheureusement les semaines passent et personnes ne vient. Après quelque temps, un premier visiteur vient louer une chambre et est retrouvé mort le lendemain. Pour éviter le scandale, la famille décide de l'enterrer. La même journée, un couple loue une chambre et meurs aussi. Paniqué, les membres de la famille les enterrent. Et ce scénario recommencera à chaque fois que quelqu'un passe la nuit à l'auberge. Mais il ne sont pas au bout de leur peine puisque des travaux routiers risque de découvrir les corps...

Excellente comédie noire, THE QUIET FAMILY est un petit bijoux asiatique. Le scénario est très bien écrit et les personnages sont très intéressants. Mêlant cruauté, humour et horreur cette satyre social pleine de rebondissement est un excellent divertissement. Mathieu Prudent

RAINY DOG aka Gokudô kuroshakai - Takeshi Miike - 1997, 90m

Un tueur japonais un peu paumé et exilé à Taipei, où il pleut constamment, vivote entre deux petits contrats et refuse obstinément de s'exposer à la constante inclémence météorologique. Il reçoit l'ordre d'abattre un homme et s'exécute, ignorant qu'il déclenche ainsi une vendetta explosive qui le mènera loin. Accompagné par une pute ramassée au passage et par son fils illégitime pratiquement muet dont il ne veut rien entendre (ah ah), il vivra une errance ponctuée de petits drames, attendant placidement le verdict du destin.

On pourrait presque attribuer la paternité de cette oeuvre languissante et urbaine à Takeshi Kitano tant son oeuvre est évoquée; rythme nippon d'une lenteur pleine de maîtrise, explosions soudaines de violence, préoccupations relatives à l'univers des Yakuza, inclusion dans tout cela d'un contrepoint en la personne d'un enfant paisible et pacifique... La musique rappelle à coup sûr le travail de Ry Cooder sur PARIX TEXAS, de Win Wenders, avec sa mixture atmosphérique de guitares blues déchirantes, agrémentées de percussions sourdes et asiatiques... On ne tombe pas une seule fois dans l'ennui ici, et la finale arrive comme une rédemption inattendue. Miike ne me décevra décidément jamais. Orloff

RING 2 - Hideo Nakata, 1999, Japon

J'ai longtemps hésité avant de donner sa chance à RING 2. J'avais apprécié le premier (je préfère curieusement le remake américain)... mais j'avais aussi lu partout que le second volet était nettement inférieur, qu'il n'était pas vraiment effrayant, qu'il partait dans une autre direction... Bref, qu'il n'était pas un incontournable.

Finalement, grâce à Bad Feeble (c'est souvent le cas, ces temps-ci), j'ai enfin vu la chose. 

D'emblée, je dirai que les commentaires que j'avais lus étaient vrais. Ce second volet démarre là où le premier s'arrêtait. La malédiction de Sadako se poursuit donc, cette fois par l'entremise d'un jeune garçon possédé. Divers spécialistes essaient de traiter cette "possession" comme une maladie, d'où l'utilisation de procédés scientifiques pour enrayer le mal.

Au passif du film, on notera son début assez laborieux. Il se passe vraiment longtemps avant que quelque chose n'arrive : on résume, on répète, on radote un peu ce qu'on sait déjà (pour les spectateurs n'ayant pas vu le premier film, sans doute).

Ce défaut finit par entraîner un manque total de suspense... Alors, quand les quelques rares effets vaguement effrayants surviennent, on se sent un peu indifférent. C'est d'ailleurs un autre problème : la tonalité spécifique au premier RING est absente, et le film ne fait jamais peur. Il y a bien une petite scène-choc à un moment donné, mais, franchement, ce n'est rien de bien extraordinaire. Pour le reste, on dirait que le réalisateur s'empêche volontairement de créer tout suspense, s'attardant à bâtir un film bavard où l'action tient peu de place.

Ce climat de rationalisme scientifique a bientôt fait de détruire une grande partie du mystère qui régnait sur le premier RING.

On peut saluer la volonté du réalisateur de ne pas répéter le premier RING... En même temps, quand on fait une suite, on est un peu prisonnier d'un certain nombre d'éléments convenus. L'originalité consiste alors à garder la tonalité, l'ambiance, tout en imaginant de nouveaux développements qui viennent enrichir la "mythologie" de base sans la dénaturer. Je pense que RING 2 est un échec à ce niveau-là. Pour le reste, il se laisse regarder (avec une certaine patience), mais, en définitive, tout ce qu'on a pu lire à son sujet est hélas vrai. Howard Vernon

RING VIRUS aka Ring - Mauricio Dortona/Dong-bin Kim, 1999

Remake coréen du film japonais RING, RING VIRUS est à la fois assez différent, surtout dans sa dernière partie, et évidemment très près de l'original. L'ambiance est excellente et l'origine de la malédiction est surprenamment fort différente. Le dernier quart d'heure est toutefois moins prenant que dans la version originale, à mon avis. À moins que le simple fait de connaître et d'avoir vu l'original nous empêche de l'apprécier à sa juste valeur. J'ose à peine imaginer le remake américain qui s'annonce... Mario Giguère

SANTO VS THE VAMPIRE WOMEN aka SUPERMAN CONTRE LES FEMMES VAMPIRES aka El Santo contra las mujeres vampiros - Alfonso Corona Blake/Manuel San Fernando, 1962, Mexique, version anglaise   

Un "Santo" comme on les aime, ici appelé "superman" (?!) dans la version française. Ben oui, on est tellement bête en France, qu'il nous faut un repère marketing fort pour aller voir un film, c'est bien connu! Sinon, le film (en Noir et Blanc) démarre très bien dans une ambiance gothique très "universal", ou des femmes vampires se réveille après 200 ans à pioncer sec, pour rechercher "celle" qui va remplacer leur grande prêtresse.

Une jeune fille possède sur son épaule "la marque" et s'avère être tout désignée pour subir leur malédiction. MAIS, le papa, et ben il connaît Santo, et personnellement en plus! Alors, là les sbires catcheurs-vampires vont en prendre plein la gueule! Bim Bam, le coup de la corde à linge, manchette, etc...

C'est sympathique comme tout, mais à déconseiller fortement à ceux qui n'aiment pas le catch. Il y a bien 1/2 heure de combat sur ring classique sans rapport avec l'histoire.

Un bon Santo! Franfran

SCHRAMM - Jörg Buttgereit, 1993, Allemagne, 75m

Schramm raconte l'histoire (courte) de Lothar Schramm, un homme solitaire en apparence normal, mais aux prises avec des problèmes psychologiques importants qui s'apparentent à ceux de la schizophrénie : hallucinations multiples (et pas n'importe lesquelles), agressivité subite, etc., qui le conduisent à commettre des meurtres selon un rituel bien précis. Bref, méfiez-vous si Lothar vous sert un cognac...

C'était mon premier contact avec Buttgereit et j'en suis sortie très enthousiaste. Schramm m'apparaît être un film de qualité, même si tourné en vidéo avec un budget minable, ce qui ajoute à l'aspect véridique " chronique d'une vie quotidienne " (les acteurs sont par ailleurs très convaincants). Même si plusieurs scènes sont sanglantes, Buttgereit tourne le tout à la manière d'un vidéo d'art, de façon à ce que chacun des éléments ou objets soit détourné, à première vue, de ce qu'il est vraiment : ce qui ressemble à une peinture abstraite de composition intéressante s'avère être un corps mort dans la peinture, etc. J'ai aussi aimé la non-linéarité du récit, qui fonctionne par associations d'idées ou de signes et ce, selon la vision du personnage principal. Aussi, plusieurs plans et images sont très saisissants... Outre l'aspect formel, l'aspect idéologique m'a aussi plu, et Buttgereit me rejoint, en étant un de nos contemporains, de la même façon que peut le faire Larry Fessenden. Schramm est tout à fait " postmoderne " par les thèmes qu'il aborde, que ce soit la crise d'identité ou la remise en question de la religion et de ses représentants. Bref, surprenant, original et à voir ; un film de seulement 75 minutes, mais qui nous trotte dans la tête plusieurs jours après... Madame Atomos

L'histoire confuse d'un chauffeur de taxi, également tueur en série (Le tueur au rouge à lèvre) qui a d'étranges et inexplicables visions, sanglantes et sexuelles. Une des scènes les plus troublantes et qui semble réelle est celle ou il se clou le pénis sur un tabouret. A part ça il va zigouiller des croyants, rêve éperdument a un marathon ? ? Y a pas tant de dialogue que ça, et comme nous a habitué Buttgereit dans ses films précédents (Nekromantik I.II, Der todesking) l'ambiance est sale et déprimante, sa marque de commerce quoi. Monika la perverse dérangée de Nekromantik y joue également. Rana

SWIRI aka Shiri - Kang Je-gyu avec Han Suk-kyu, Choi Min-sik, Kim Yoon-jin, Song Kang-ho, Johnny Kim, 1999, Corée, 125m

Ryu et Lee travaillent ensemble comme agents des services secrets de la Corée du Sud. Ils sont tous les deux à la recherche de Hee, une redoutable tueuse à gages à l'emploi d'une cellule terroriste nord-coréenne menée par un dénommé Park. Ayant disparu depuis quelques années, Hee refait brusquement surface à Séoul tandis que Park et une armée de terroristes réussissent à voler le CTX; une nouvelle bombe liquide mortelle et extrêmement puissante conçue par le Bureau de Sécurité Nationale. Park menace le gouvernement sud-coréen de commettre des attentats au CTX partout dans Séoul s'il n'obtient pas une rançon substantielle. En menant leur enquête pour retrouver le CTX volé, Ryu et Lee sont convaincus que Park et sa complice Hee veulent en fait réaliser un grand coup en éliminant les présidents des deux Corée ainsi que les 80 000 personnes présentes au cours d'un match de soccer dont l'enjeu n'est rien de moins qu'une future entente de réconciliation entre les deux pays. Pire encore, Ryu apprend que Hee pourrait bien être en réalité sa petite amie.

C'est avec ce film que la Corée du Sud est entré de plein fouet dans le cinéma d'action asiatique et la production ambitieuse de ce film n'a d'égale que la frénésie de la réalisation. Le sujet du film est tiré de l'actualité politique nationale récente tout en s'inspirant des meilleurs thrillers politiques d'action des années 70 comme "DAY OF THE JACKAL", "BLACK SUNDAY" et j'en passe... Le scénario est bien fignolé et n'a rien à envier aux blockbusters américains en atteignant une profondeur et un sens du fini que rarement ceux-ci obtiennent. Les séquences d'action sont filmées avec une caméra saisie de bougeotte, peut-être un peu trop parfois, comme si un marteau-piqueur avait remplacé la dite caméra mais l'ensemble est d'une armature si solide qu'on peut aisément pardonner ces quelques lacunes. L'intrigue contient bon nombre de retournements pour déjouer les attentes du spectateur, ce qui fait augmenter la tension et donne à la scène finale un suspense qui a un très haut niveau d'intensité. L'énorme succès du film est donc pleinement mérité et il a même devancé "TITANIC" au box-office en Corée du Sud cette année-là. Du cinéma exaltant et jouissif à plus d'un titre. Tous les interprètes se dépensent généreusement avec énergie et talent. Mathieu Lemée

TERROR FIRMER - LLOYD KAUFMAN, 1999, États Unis 

Wouaaaaarrrgghh! Quel machin! L'engin qu'il a fait le Kaufman!? il est vraiment taré ce mec, cette fois j'en suis sûr! En tout cas, il a surpassé tout ses autres films, et même toxic!

Je ne sais plus bien si on a déjà parlé de ce film ici, mais je tenais à dire que ça troue bien le boule! 

C'est en fait le tournage d'un "Toxic" avec un réalisateur aveugle, et une quantité astronomique de scènes gore/cul/trash/vomis/caca qui s’enchaînent à la queue leu leu sans vraiment de liens entre elles pendant 2 heures (version uncut).

Un véritable bordel apocalyptique de ce qu'il est possible d'atteindre dans l'ultime mauvais goût! En bref, un régal! Franfran

TORRENTE aka Torrente, el brazo tonto de la ley - Santiago Segura, 1998, Espagne 

José Luis Torrente (Santiago Segura) avale verre de boisson après verre de boisson derrière la cravate et arrête: il est minuit: faut aller travailler ! Il est flic et débute sa ronde... laissant des voyous vandaliser et brutaliser en riant jusqu'à ce qu'il voit un noir dans une ruelle, arrghhhh ! Le salop mange une raclée, mais il semblait juste en train de rentrer ses achats dans le coffre de la voiture... Il ramène son père à la maison, le pauvre handicapé qui quémande des sous... et Torente lorgne la cousine du vendeur de poisson, qui répond à ses avances, on ne comprend pas trop pourquoi, d'ailleurs ! Il est vraiment sordide Torente, affreux sale et méchant et il entraîne une bande de jeunes dans des aventures dangereuses pas possibles, dévoilant par hasard un trafic de drogue qui passe par le restaurant chinois du coin !

Segura compose un rôle de crapule sympathique, pas du premier coup, mais tellement déconnecté qu'il en devient surréaliste. Humour noir au menu, donc, avec une galerie de personnages crapuleux et de naïfs qui feront les frais du drôle de bonhomme. Pas de rémission pour Torrente ! Mario Giguère

THE YOUNG MASTER aka La DANSE DU LION - Jackie Chan, 1980

Tigre, jeune esthète en art martial, frère de Dragon(Jackie Chan), est banni de son école pour trahison. Il devient alors un redoutable bandit au service d'un bandit encore plus redoutable. Dragon (Chan donc) part le dans le but de le ramener.

Classique du film de kung-fu, ce Jackie Chan vaut - comme la plupart des Jackie Chan - pour ses scènes de kung-fu et ses chorégraphies super créatives. La scène finale, le duel le plus cinglé, est ponctué de ralentis nous permettant d'observer les types se faire propulser à 5 mètres suite à de méchants pains dans la gueule.

Pas original, mais sympa. Kerozene

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