LES FILMS DE FANTASIA 2015

du 14 juillet au 4 août 2015 au Théâtre Hall Concordia

Affiche illustrée par Donald Caron

ATTACK ON TITAN LIVE aka Shingeki no kyojin - Shinji Higuchi avec Haruma Miura, Kiko Mizuhara, Kanata Hongô, 2015, Japon, 90m

Adaptation live du célèbre manga et anime, Attack on Titan décrit la dure vie des derniers humains retranchés dans une ville fortifiée depuis l'attaque surprise de géant qui les dévoraient, il y a déjà 100 ans. On suit Eren et ses copains partagés entre la soif de liberté du jeune homme et la prudence de ses camarades. L'inattendu se produit fatalement quand un titan encore plus colossal apparait de nulle part et réussit à faire une brèche dans le premier des trois murs qui ceinturent la ville. Le massacre est sauvage et plusieurs y laissent leur peau et leurs intestins. Les amis d'enfance vont donc s'enrôler dans la brigade de combattants spécialement constitués pour combattre les énigmatiques créatures géantes.

Adaptation fort réussie, première de deux parties par le spécialiste de effets spéciaux devenu réalisateur qui nous avais fait revivre Gamera dans toute sa splendeur. Le mélange d'acteurs maquillée et morbide devenus des géants et le super Titan qui surchauffe sont impressionnants, aidés par une bande sonore et des bruitage angoissants. Plusieurs ont souligné l'incongruité des quelques moments comiques qui, c'est vrai, avaient plus leur place dans la version originale plus longue, mais pour celui qui a vu la série anime, c'est un résumé fidèle et spectaculaire. Vivement voir la deuxième partie. Mario Giguère

BITE - Chad Archibald, 2015, Canada 

Pour l'enterrement de vie de jeune fille de la jolie Casey, trois copines trentenaires se paient une virée d'enfer quelque part en Amérique du Sud. Ca picole, ça dragouille, et comme le veut la tradition, ce qui se passe où ça se passe doit rester où ça se passe. Avec les caméscopes et autres téléphones portables revêtant l'atour de l'œil de Moscou, le réalisateur Chad Archibald laisse penser que son film va s'orienter vers le "found footage". Cependant, comme pour faire un pied de nez à la méthode du "Blair Witch Project", il s’en éloigne sans crier gare au bout de quelques minutes pour faire virer son film vire vers autre chose&ldots; Ainsi, lors d'une baignade en pleine nature, Casey se fait piquer par un insecte. A son retour aux États-Unis, son corps mute doucement. Ses cheveux tombent, son teint vire au pâle maladif, et de purulents pustules lui poussent un peu partout avant que de la bave n'éructe de sa bouche. Le constat semble sans appel: Casey est en train de pourrir.

"Bite" se veut rentre-dedans et applique une formule choc: effets gores sans CGI, abondance de fluides visqueux, vomi en plein coït, hurlements stridents, et une actrice qui se donne corps et âme. De quoi faire vibrer le geek un peu tordu malgré une direction artistique parfois un peu frileuse. Et il y a cette actrice qui incarne Casey: Elma Begovic. Une très bonne actrice, une fille impeccable. Mais impossible de ne pas comparer son jeu à celui – impressionnant – de Kayden Rose dans "Thanatamorphose", autre film canadien signé Éric Falardeau trois ans plus tôt. Kayden Rose y tient un rôle presque similaire, mais transcendé... A tel point que "Bite" semble être une version soft et un peu plus friquée mais pas désagréable de "Thanatomorphose". Kerozene

La LUNULE  aka The PYX aka The Hooker Cult Murders - Harvey Hart avec Christopher Plummer, Karen Black, Donald Pilon, Jean-Louis Roux, Yvette Brind'amour, Jacques Godin, 1973, Canada, 108m

 Elisabeth Lucy meurt après être tombée d’un balcon du vingtième étage d’un édifice au centre-ville de Montréal. Le sergent détective Jim Henderson (Plummer) et son assistant Pierre Paquette (Pilon) mènent rapidement et rondement une enquête pendant laquelle ils vont reconstituer les derniers jours d’Elisabeth, prostituée de luxe, consommatrice de drogues et du dernier client qu’elle a côtoyée. Le film nous montre donc en parallèle l’enquête au temps présent et la descente aux enfers d’Elisabeth en flashbacks.

Le titre ne m’avait jamais inspiré et pourtant, cette histoire d’une autre époque n’est pas sans intérêt. Elle débute, rétrospectivement, comme se termine L’Exorciste de Friedkin, sorti trois mois plus tard, une curieuse coïncidence. De drame policier au drame de moeurs, on vire tranquillement au film fantastique. Où du moins on veut bien nous le faire croire devant certaines pochettes de vhs ou critiques enthousiastes. J’ai vu la version originale anglaise, qui contient beaucoup de français, spécialement lors de la longue enquête, car le rythme est évidemment celui d’une autre époque, plus lent. Christopher Plummer et Karen Black sont impeccables. C’est d’ailleurs Black qui interprète les cinq chansons sur la trame sonore. Elle a une belle voix. Les rôles secondaires sont parfois aussi excellents, tel Jacques Godin, toujours intense ou Jean-Louis Roux qui joue un personnage qui n’est pas sans rappeler les commanditaires d’atrocités dans le plus récent Martyrs. Quand à Donald Pilon, il est cantonné dans le rôle du méchant policier, celui qui menace la proxénète et le concierge. L’atmosphère sombre et nihiliste est aussi typique de cette époque ou la fin joyeuse était loin d’un pré-requis comme c’est trop souvent devenu le cas. Quand au titre singulier, il sera expliqué, plus que cette fin quelque peu énigmatique. Alors, film fantastique ou simple thriller policier ? A vous de décider. Mario Giguère

SNOW GIRL AND THE DARK CRYSTAL aka Zhong Kui fu mo: Xue yao mo ling - Peter Pau & Tianyu Zhao avec Bei-Er Bao, Bingbing Li, Winston Chao, Kun Chen, 2015, Chine/Hong Kong/États Unis, 118m

A tous les mille ans, les royaumes de la Terre, de l'Enfer et du Paradis se rapprochent et on peut changer de royaume en se réincarnant. Le village de Hu se prépare et son maître envoie son disciple, Zhong Kui, voler le Crystal Obscur en enfer. Voici qu'arrive au village une troupe de femmes ravissantes venues donner un spectacle sous la tente et notre héros croit reconnaître Snow Girl, dont il était sans nouvelles depuis trois ans. Elle prétend ne pas être celle qu'il cherche, en fait, le spectateur sait que ce sont des démones venues récupérer le crystal. Tout se met en place pour un drame mythologique épique.

Épopée fantaisiste à grand déploiement. Zong Kui ne ménage pas le recours aux effets spéciaux, omniprésents, pour faire vivre les démons et les créatures fantastiques au coeur du film. Le deux personnages principaux sont régulièrement remplacés par des versions animées digitalement, des versions qui ne visent pas le réalisme auquel on pourrait s'attendre. Ils sont au contraire assez stylisés, C'est d'ailleurs là que l'on peut parfois faire certains reproches, dans la qualité inégale de certains effets. Mais je ne m'y suis pas arrêté, fasciné entre autre par la beauté remarquable de Bingbing Li, véritable princesse de conte de fées aux costumes finement détaillés et au destin mélodramatique. Chapeau aussi au maître des enfers, impressionnant, plus que ses nombreux sbires, parfois moins réalistes dans leur rendu. Les combats sont évidemment nombreux et comme la magie abonde, c'est aussi un festival de duels dans les airs et au sol. Les rebondissements s'accumulent, les trahisons, les révélations chocs, on ne saurait s'ennuyer devant la déferlante d'émotions. Une très belle surprise. Mario Giguère

TURBO KID - François Simard, Anouk Whissell & Yoann-Karl Whissell avec Munro Chambers, Laurence Leboeuf, Michael Ironside, Edwin Wright, 2015, Canada/Nouvelle Zélande, 93m

Dans un monde post-apocalyptique ou l'eau est devenu un bien précieux, le Kid est un jeune qui se débrouille assez bien pour faire du troc avec des objets d'une autre époque contre de l'eau ou des bandes dessinées. Débarque subitement Apple, une blonde hyper excitée qui s'accroche à lui. Malheureusement le dictateur du coin, un surnommé Zeus et son sbire Skeletron s'emparent de la jeune femme. Le Kid réussira-t-il à prendre exemple sur son héros, Turbo Kid, en sauvant Apple ?

Premier film des réalisateurs du mythique court-métrage Le Bagman, cette co-production sent bon la parodie des films post-apocalyptiques qui ont pullulé suite à la sortie d'un certain Mad Max. Ils jouent à fond la carte de la nostalgie, le film se passe en 1997, on roule en BMX, la musique et le générique sont d'une autre époque. Le tout baigne dans une atmosphère joyeuse, y comprit dans ses nombreuses scènes gore complètement folles, sans pour autant faire table rase de choix dramatiques un brin cruels. Le budget, qui devait tout de même être mince, ne dérange pas vraiment le résultat final, le casting, entre autre étant superbe. Laurence Leboeuf en mignonne Apple n'a pas été sans me faire penser à Sabrina Siani, qui a connu son heure de gloire dans quelques bisseries italiennes dont des films similaires. Edwin Wright en pseudo Clint Eastwood est aussi sans reproches, tout comme Michael Ironside qui a l'ai de s'en donner à coeur joie. Munro Chambers est tout aussi excellent, ménageant l'enthousiasme et la bravoure, ratant ses coups à l'occasion, ne se prenant pas trop au sérieux. La musique est tout aussi remarquable. Bref, que du bon dans ce film que les amateurs attendaient depuis longtemps. Seul regret, avoir vu le film avec trois journalistes tout ce qu'il y a de sérieux. J'imaginais les cris et rires que devait remplir la salle lors de ses présentations au festival Fantasia! Mario Giguère

WHO KILLED CAPTAIN ALEX ? - Nabwana I.G.G. avec Kakule William, Kakule Wilson, Sserunya Ernest, 2010, Ouganda, 64m, version originale sous-titres anglais

Qui tué le capitaine Alex ? On ne s'en préoccupe pas trop et il en est pareil pour les artisans de ce film d'action produit par des amateurs sans le sou avec un ordinateur capable de bidouiller des effets ridicules. Tellement enthousiastes de voir leur pseudo film présenté au festival Fantasia au Canada qu'ils ont rapidement produit une bande annonce ou ils détruisent une partie de la ville. Oui, mais avec de faux hélicoptères, des décors photos, des buildings qui explosent comme des cartes postales, des armes qui font pow pow et des giclées de sangs plus ou moins proches des corps. Je ne ferai pas la liste des incongruités de la chose puisqu'on s'y amuse plus que tout, balançant un maître Shaolin dans cette histoire de kidnapping et de guerre entre un commando de l'armée et une bande de mafiosos à cinq sous. Jusqu'à un supposé mercenaire russe qui implore la clémence de son patron! Très mauvais pour certains, un pied de nez à tous les blockbusters d'Hollywood pour d'autres, une petite saga de portnawak à la puissance maximum qui donne envie au spectateur de prendre son téléphone et de tourner sa version de guerre et paix. Ça frappe la rétine! Mario Giguère

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